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- 9 décembre 2013 à 23h48
- in reply to: Histoire d’Enfer, Valais
CR: [b]Histoire d’Enfer, Valais AOC, Pinot gris, 2011
[/b]
Jaune or, brillant et limpide, gras. Nez, d’inspiration bourguignonne, boisé fin, noisette, fruits jaunes, épices. Bouche, attaque ample, glycérinée, sèche, impression voluptueuse, agréable fraîcheur, de la densité, le vin se rétrécit un peu en seconde partie de bouche, finale néanmoins longue et aromatique. Un beau pinot gris goûteux, ample, cohérent et typé. Très bien.- 5 décembre 2013 à 11h43
- in reply to: Weingut Weninger, Autriche / Hongrie
CR: Weninger, Soproni Frettner 2001
C’est un assemblage de Kékfrankos, merlot et syrah, élevé en barrique.
Rouge rubis, des signes d’évolution. Nez, finement boisé, cuir, puis évoluant sur des notes de fruits rouges, une impression de pinot joliment évolué, note poivrée, finesse et élégance. Bouche, attaque ample, du volume, une jolie fraîcheur, des tanins polissés et bien intégrés, de la concentration, une belle finale longue et expressive où la syrah semble prendre le relais avec sa note poivrée. Très bien. Un très bon vin pannonien, gourmand et digeste, mature. A boire dans les 3 ans.
- 2 décembre 2013 à 1h29
- in reply to: Histoire d’Enfer, Valais
CR: Histoire d’Enfer, Valais AOC, Blanc réserve, 2010
Jaune pâle, gras. Nez peu expressif, sur une impression acidulée. Bouche, attaque moyennement ample, puis impression de fluidité hésitant entre l’acidulé et l’alcool, finale fraîche, mais avec tjrs ce côté acidulé, qui revient de façon presque entêtante et comme seule argument. Moyen. après avoir décrit le 2009, un peu trop solaire à mon goût, j’attendais plus du 2010, ma foi, en vain. A revoir peut-être. RV
- 2 décembre 2013 à 1h21
- in reply to: ermitage-hermitage, marsannes des hautes et basses côtes rhodanniennes
c’est déjà fait, avec un post dans la rubrique Rhône et dans la rubrique Suisse, qui ramènent tous 2 sur cette dégustation éclectique… (:D
- 2 décembre 2013 à 1h05
- in reply to: Domaine Ostertag
de quel millésime, s’agissait-il ? RV
- 1 décembre 2013 à 23h38
- in reply to: Histoire d’Enfer, Valais
CR: Valais, Marsanne, Histoire d’Enfer, 2011
Bu lors d’une récente dégustation sur des marsannes de Suisse et de Gaule, qui fera l’objet d’un prochain CR https://lapassionduvin.com/phorum/read.php?40,816565, j’ai dégusté ce vin. Jaune, assez pâle. Nez, vanille, résine, framboise, coing, abricot séché. La bouche est grasse, ample, un poil moins concentrée que les deux vins précédents, mais présentant une très belle digestibilité, avec une belle amertume finale et une fin de bouche finement acidulée. Du bel ouvrage. Très Bien. C’est du 100 % bois neuf. Intéressant de voir le vin annoncé comme marsanne et non comme ermitage, comme cela est possible aussi. Il semble y avoir une tendance à revendiquer la notion de marsanne pour les vins secs et d’ermitage pour les vins doux. RV
- 1 décembre 2013 à 21h59
- in reply to: Domaine Ostertag
peut-être que ces très bons vins sont déjà introuvables ? ou que le vigneron n’a pas voulu s’en défaire. (td). Bonne soirée. RV
- 1 décembre 2013 à 21h39
- in reply to: Domaine Ostertag
CR: Verticale du riesling grand cru Muenchberg selon André Ostertag
Le CAVE SA à Gland finissait sa série de dégustations d’automne par une verticale de ce vin mythique d’André Ostertag. Le Muenchberg est un grand cru alsacien situé à Nothalten. Il a une surface de 17,7 ha. Le sous-sol est d’originaire volcano-sédimentaire, formés aussi de grés en décomposition. L’altitude se situe entre 235 et 314 m. Il se présente comme un amphithéâtre orienté plein sud. Ce « coteau des moines », traduction littérale, se situe proche de l’ancien site cistercien de Baumgarten. On y cultive la vigne depuis le XIIe siècle. Ce vignoble est protégé des pluies et des vents d’ouest par l’Ungersberg, qui culmine à 901 m. Le sol est plutôt pauvre. Le riesling s’y taille la part du lion, mais un peu de pinot gris y est également planté. André Ostertag travaille 2,5 ha du cru, en biodynamie. La relation entre le CAVE et ce vigneron date de plus de 25 ans, l’occasion de faire le point.
Les vins d’Ostertag sont intéressants, tout comme le vigneron. J’ai découvert un personnage profond, subtil, un peu philosophe, didactique, à la fois précis et un rien mystique voire peut-être ésotérique. Comme on le percevra au fil de la dégustation, il a pas mal tâtonné, expérimenté (sur la malo, les sucres résiduels, la barrique, la filtration, le collage, etc…), les vins devenant de plus en plus secs au fil du temps. Depuis l’année 2000, la malolactique a été faite sur pratiquement tous les vins de ce cru. Un élément notable, peu de « pétrole » (sur deux bouteilles), dans tous ces vins, l’expression conjuguée d’un terroir et d’un savoir faire ? (tu)
Je tiens à préciser que c’était ma première rencontre tant avec l’homme qu’avec ces vins. L’envie de mieux connaître tant le premier que les seconds.
2012
Vin encore non disponible. Jaune or pâle, gras. Le nez est fin et frais, sur la pêche, la groseille, voire le buis, sauvignonne presque un peu 8-). La bouche est grasse, pleine, soyeuse, avec une acidité traçante, une impression poudreuse, presque légèrement tannique, le vin se goûte sec, malgré 7 g de SR. Un grand vin racé, typé, à attendre impérativement. Bien ++.
2010
Jaune or moyen, très gras. Au nez, impression anisée, presque vanillée, réservé, un rien mutique en l’état. La bouche est très ample, pleine, avec un superbe équilibre, finale ample, fraîche et minérale ; le vin est très long. La bouche est beaucoup plus expressive. Très bien, également un vin devenir. Très bien ++.2007
Saut dans le temps. Jaune or moyen, très gras. Le nez s’exprime d’abord dans le registre minéral, gypse, puis le buis, la groseille, la prune blanche et un côté « fumé ». La bouche est très ample, avec une petite moustille (est-ce du CO2, ou bien le côté très acidulé d’un vin qui n’a pas fait sa malo ?…), un rien de douceur, il y a du volume, une acidité traçante, de la salinité ; c’est long, un poil solaire, mais c’est très bon. Très bien +.2006
Jaune or intense, reflets gris et vert, gras. Le nez est un peu réservé, puis le gypse s’exprime, ainsi que des impressions de prune jaune très mûre. La bouche est grasse, glycérinée, mais il y a une belle vivacité, le vin paraît toutefois un peu plus en dedans (moins ample) que les précédents. Ce vin est un rescapé du millésime, près de 128 litres d’eau/m2 s’étant abattus sur le vignoble dans les jours précédents… Bien.2005
Jaune intense, reflets verts. C’est à nouveau minéral, un peu sur les hydrocarbures, réservé. La bouche est ample, un peu douce, c’est gras, mais moins tendu que les précédents, longueur honorable. Moins complexe et racé que les précédents. Bien. Un vin peut-être pas dans une phase optimale, à revoir ?2003
Jaune moyen, gras. Nez un peu végétal, un peu simple, puis évoluant sur quelque chose de lactique, voire de cosmétique, presque animal, lanoline. La bouche est sèche, grasse, ample, dense, l’acidité est en retrait, salinité, belle longueur. Le nez interroge un peu, mais la bouche s’en tire bien. Un bon 2003. BIEN.2000
Jaune or. Le nez est frais, épicé, encore un peu réservé, avec une note miellée. L’attaque est ample, grasse, un rien sucrée, belle salinité, acidité traçante, le vin a de l’élégance, de l’équilibre et une grande longueur. Très bien ++. Ira manifestement loin.1999
Jaune moyen, nez épicé, miellée. Bouche grasse, un sucre résiduel est perceptible, très ample, bonne acidité, salinité. Un vin bien fait, mais sans grande émotion. Bien.1998
Jaune très intense, reflets orangés. Nez minéral, un peu miellé, acacia, fleurs blanches, un rien d’oxydation, beurre, livèche. Bouche grasse, très ample, superbe tension, harmonieux, tout est bien fondu et en place. Très bien ++, mais à boire dans les trois ans.1996
Jaune orangé, grisâtre, terne et trouble. Nez sur l’oxydation, le curry, le rancio. Bouche ample, belle vivacité, salinité, épice, un peu agressif en bouche. Problème de bouteille.1991
Jaune or intense, lumineux et limpide. Nez sur la prune, miellé, une légère oxydation, lanoline, minéralité. La bouche est grasse, saline, ample, un peu simple et un poil courte. Moyen. André Ostertag confesse avoir chaptalisé et élevé ce vin en barrique, et l’avoir bâtonné (le vin d’une période d’expérimentations tous azimutsB)-…). Moyen.1988
Jaune or intense, reflets verts. Nez complexe, minéral, buis, groseille, une nuance pétrolée. La bouche est déliée, grasse, saline, dense, concentrée, longue et digeste. Encore « jeune », ce vin semble parti pour une longue route. Cuvée non filtrée, ni collée, pas de malo. Un moment de quasi éternité(:P)… Excellent.1985
Jaune moyen, très gras. Nez un peu réduit, puis un peu soufré, lactique, un rien végétal, buis, groseille, évolue bien à l’air. Bouche, grasse, ample, longue, bel équilibre. Un peu simple dans son expression, surtout au nez, la bouche assure bien et il paraît pouvoir aller encore loin. Bien ++.Cette soirée a permis de parcourir une très belle tranche de temps, une belle illustration de la vie d’un vigneron.
- 30 novembre 2013 à 15h33
- in reply to: Les vins d’Ombrie
https://www.jacquesperrin.ch/legendes-du-montefalco-sagrantino/
la même dégustation, telle que narrée par l’organisateur. RV
- 28 novembre 2013 à 18h37
- in reply to: Weingut Weninger, Autriche / Hongrie
CR: Weninger Soproni Merlot, Spern Steiner, 2000
Le premier vin commenté est un hongrois, du lieu-dit « Spern Steiner ».
Aspect : beau rouge grenat violacé, légère évolution, gras. Nez :boisé noble, finement vanillé, avec une petite note presque crémeuse, densément fruité, mure, myrtille, sureau, avec quelques notes de lierre, voire proivronnées, avenant et assez complexe. Bouche : attaque ample, l’évolution poursuit sur un très beau gras, contrebalancé par une acidité filigranée, des tanins denses et bien intégrés, du volume, de la concentration, de la cohérence, la finale est longue et expressive, avec une petite rusticité des tanins, mais qui donne de la fraîcheur et de l’allonge au tout. Très bien. Un très beau merlot, encore en pleine forme, qui exprime bien le terroir pannonien et le climat continental de cette région à la frontière austro-hongroise, avec de la rondeur solaire, sans rien sacrifier à la verticalité due à une belle fraîcheur. A boire, mais tiendra sans problème encore 3, voire 5 ans.
RV
- 26 novembre 2013 à 1h40
- in reply to: Domaine Sève, Pouilly-Fuissé
J’ai eu l’occasion de boire cette cuvée à plusieurs reprises et j’ai à chaque fois été séduit.
CR: Domaine Jean Pierre Sève, Pouilly-Fuissé, Anthilde, 2011
Aspect, jaune or pâle, limpide, brillant et gras. Nez, assez marqué par le bois, vanille, grillé, puis évolue bien, fougère, citron, zeste, fin et racé. Bouche, attaque grasse, superbe équilibre, acidité racée, de l’ampleur, de la concentration, du volume, un bel allant, finale dense, longue et fraîche. Un magnifique chardonnay gourmand, dense, fin. TRES BIEN. Très agréable maintenant, il devrait vieillir 10 ans avec bonheur. Une belle découverte. 17 euros départ cave.
- 26 novembre 2013 à 1h12
- in reply to: vins suisses de garde
outre la petite arvine, certains johannisbergs, amignes, ermitages voire païens vieillissent fort bien. Même certains chasselas de grand terroir ont aussi du potentiel, sur Dézaley, Yvorne, Calamin,etc. Cetains merlots du Tessin ou certains pinots grisons également. Certains assemblages rouges genevois peuvent réserver de bonnes surprises. Il est de même des meilleurs cornalins ou encore du très rare completer grison.
RV
- 20 novembre 2013 à 21h41
- in reply to: Mas de Daumas Gassac
Mas de Daumas Gassac rouge 1993
Aspect : grenat, encore assez jeune, limpide. Nez : de cabernet assez nordiste, presque ligérien…::o, impression poivronnée, café froid, boisé, épicé, voire un rien herbacé, livèche, propre et assez fin, mais peu complexe. Bouche, attaque ample, évolution en bouche présentant un bel équilibre entre l’acidité et le gras, bonne densité, trame tannique un peu ferme, la finale est longue, assez digeste, mais un peu trop astringente. Un vin paradoxal, assez fin, digeste, paraissant plus jeune que son âge, assez peu sudiste et même à la limite de la sous-maturité. Bien sans plus. A revoir peut-être, mais je doute les tanins un peu rudes se fondent. A envisager avec de la cuisine roborative et plutôt grasseB).
- 5 novembre 2013 à 19h56
- in reply to: Domaine Seppi Landmann
CR: Seppi Landmann, Sylvaner, cuvée Z, 2010
Aspect, jaune assez pâle, brillant, limpide et gras ; nez, très sur le fruit, prune jaune, poire, melon, puis présentant des aspects plus végétaux, rhubarbe, voire minéraux, propre et fin ; bouche, attaque grasse, un sucre résiduel est très légèrement perceptible, impression initiale tendant à un petit demi-sec ; la bouche est ample et concentrée, l’acidité soutient bien le tout, en finale on perçoit toutefois un assez gros « retour de douceur » qui tire le vin vers le demi-doux et qui alourdit un peu la fin de bouche ; la finale est longue, à la fois vive et sucrée. Un beau vin, présentant une belle expression du sylvaner, dense et long ; sans être totalement inopportun, le sucre résiduel influence toutefois un peu trop la fin de bouche ; le vieillissement tendra peut-être à gommer ceci. Encore très sur le fruit, presque primaire, et bien tendu, ce vin devrait aller loin. BIEN. Avec une telle vendange, on en vient presque à regretter que la fermentation (11,5 ° affiché) n’ait pas été conduite jusqu’au bout, ce qui aurait manifestement donné un tout grand vin sec, probablement au tour de 13°.
RV
- 5 novembre 2013 à 11h39
- in reply to: Les vins roumains
Merci pour ce lien intéressant. Je découvre avec grand intérêt l’émergence d’un nouveau domaine (Liliac, chauve-souris en roumain) dans le nord de la Transylvanie. Ayant visité la région il y a trois ans, je n’avais rien pu visiter d’intéressant. Dommage que cet investisseur joue avec un trend pseudo-ethno-kitsch, la Roumanie méritant mieux que les vampires et autres Draculas… Enfin, on le jugera sur ces vins, qui semblent intéressants, bien que s’incrivant peu dans le terroir, à rescuciter. Jusque dans les années 1950 et même durant la période communiste, l’appellation de Lechintsa avait une bonne réputation pour ses vins blancs.
RV
- 29 octobre 2013 à 13h00
- in reply to: Histoire d’Enfer, Valais
Intéressant, voici deux CR qui se rejoignent sur deux vins différents, sur deux millésimes solaires. (tu)
Pourrait-on faire dans l’anthropomorphisme entre le Dr et ses vins…. B)-
Lui-même est plutôt rond, dans un style un rien travaillé, mais pourtant, il ne manque ni d’énergie, ni d’authenticité, ni de bagou (:D.. Serait-il plus bavard que ses vins ?
Bonne journée.
RV
- 21 octobre 2013 à 15h11
- in reply to: Les vins d’Ombrie
correction faite, le premier vin de Milzialde était en fait un 2009. A+ RV
- 18 octobre 2013 à 23h28
- in reply to: Les vins d’Ombrie
effectivement, il y a un problème de millésime; je rectifierais lorsque je retrouverai mes notes manuscrites; je suis absent à l’étranger… Merci d’avoir l’œil. RV
- 12 octobre 2013 à 23h37
- in reply to: Les vins d’Ombrie
Légendes du Montefalco Sagrantino
Le CAVE a organisé jeudi soir une dégustation sur ce cépage italien méconnu. Peu de monde pour cette dégustation, qui n’a pas attiré les foules et c’est dommage, car le cépage est vraiment intéressant. Le thème était commenté par Gianni Fabrizio, journaliste italien et Peter Heilbron, l’un des producteurs de l’appellation, de la tenuta Bellafonte. Si le cépage est ancien, sa renommée pour la production des vins secs est récente. Historiquement, la région, l’Ombrie, proche de Perugia, produisait uniquement avec ce cépage des vins doux, passito, réservés pour les grandes occasions de la vie familiale ou sociale. Pour le vin sec et une consommation plus régulière, les autochtones utilisaient habituellement plutôt le bien connu sangiovese. Le renouveau de ce cépage débute dans les années 1970, notamment sous l’impulsion d’Arnaldo Caprai. En 1970, il restait à peine 15 ha de sagrantino, en 2000 il était remonté à 120 ha, en 2008, il y en avait 660 ha. On peut donc parler d’un véritable boom. La DOC date de 1979 et le vin a obtenu le DOCG en 1992. Plusieurs théories parlent d’un cépage ramené du Moyen-Orient, de Grèce ou d’Asie mineur, importé par des moines byzantins. Dans l’ouvrage Wine Grapes (Robinson, Harding et Vouillamoz) on ne trouve aucune information confirmée de son origine et de sa généalogie.
C’est un cépage qui a un des plus haut degré de polyphénols et qui engrange vite des sucres. La plupart des vins dégustés affichaient d’ailleurs 15 °. Suivant le style de production, il donne des vins avec une mâche vertigineusement tannique, combinés avec une amertume carabinée. D’autres styles donnent heureusement des vins plus aimables, mais résolument virils. Les vins ont été présentés par pair, mais sans autre logique que de présenter 7 producteurs, avec un vin jeune et vin plus ancien.
Arnaldo Caprai
Ce domaine historique de l’appellation fait résolument partie des modernistes, avec utilisation forte de barriques.
1) Montefalco sagrantino « 25 anni » 2008
Grenat violacé, gras ; nez, cerise, cassis vanille, réservé ; la bouche est grasse, mais caractérisée par une astringence très forte et une amertume presque rédhibitoire pour le soussigné… Un vin manifestement encore en devenir. A revoir. MOYEN. On peut toutefois se demander si ces tanins vont vraiment pouvoir se fondre sur la distance.2) Montefalco sagrantino « 25 anni » 2005
Grenat, intense, léger trouble, très gras ; nez puissant, fruité, épicé, viandé, avec toutefois une légère verdeur. En bouche, c’est gras, intense, tannique, mais avec une astringence plus docile…, trapu, long, avec une amertume finale plus civilisée. Le tout est plus harmonieux, sans être bluffant toutefois. C’est un style. BIEN.Tenuta Bellafonte, Peter Heilbron
A l’opposé du précédent, ce domaine se méfie du bois et présente une expression plus nature, sur le fruit.
3) Montefalco sagrantino, 2010
Grenat intense, très gras ; nez sur le fruit, délicat, prune, nez un rien chiffonné toutefois (ce vin a été tiré en bt pour la dégustation) ; la bouche est grasse, avec une fraîche acidité, des tanins denses, mais fondus ; c’est long, avec une petite amertume finale. Dans le genre, c’est un peu plus « fluide »…. BIEN +4) Montefalco sagrantino 2009
Grenat, brillant ; le nez est fruité, fumé, fin, plus pur que le précédent ; en bouche, c’est gras, ample, il y a des tanins nobles poudrés bien enrobés, une petite amertume finale, c’est très long, dense. TRES BIEN +. Un grand en devenir.Tenuta Castelbuono
Voici un autre style, que je qualifierai de classique, à mi-chemin des deux précédents
5) Montefalco sagrantino 2008, vin non encore commercialisé
Grenat, brillant, limpide, un poil lactique, viandé, cacao, un peu sur l’alcool ; la bouche est grasse, ample, moins tannique les vins précédents, il y a de la fraîcheur, une jolie longueur et une belle buvabilité. La bouche est vraiment intéressante, le nez un peu moins. BIEN +. Déjà plaisant, il pourra toutefois encore évoluer.6) Montefalco sagrantino, 2006
Grenats, reflets bruns, un poil évolué ; nez, discret, viandé, réducteur ; en bouche, il y a du gras, mais les tanins sont bien marqués, ainsi que l’amertume, le vin parait un peu fluide, tjrs en comparaison des autres…. MOYEN. On peut un peu douter d’une évolution favorable.Perticaia
Encore un autre style, qui privilégie une haute maturité, à la limite des sucres résiduels, pour un style que je qualifierai de flatteur, voire un peu commercial.
7) Montefalco sagrantino 2007
Violacé, jeune ; nez mur, torréfié, fruits noirs, épices douces, chocolaté ; en bouche, c’est gras, velouté, il y des jolis tanins patinés, c’est assez long, mais un poil trop onctueux. Le tout est rond, flatteur, mais ma foi assez plaisant. BIEN +. Pas sûr toutefois que même à table l’on puisse en boire trois verres. On parle de SR de l’ordre 4 à 5 grammes.8) Montefalco sagrantino 2004
Violacé, un rien évolué ; nez, cigare, vanillé, grillé, chocolat, caramel, cerise acidulée, café. Gras, velouteux, tanins fermes, mais assez nobles, mais bien qu’un poil secs. C’est long, flatteur, presque suave. BIEN. Quel avenir pour ce vin, qui semble hésiter entre velouté et astringence…Antano Milziade
Voici encore un autre style, pour ma part très réussi, que je qualifierai de corsé et profond.
9) Montefalco sagrantino, « Colleadole », [s]2007[/s] 2009
Grenat violacé ; nez un peu crémeux, cerise, un poil confituré, vanillé, une légère volatile, un peu de lie ; la bouche très grasse et ample, les tanins sont poudrés, il y a de l’équilibre, le tout est long, la finale est virile et un peu sauvage. Un vin à attendre encore. Bien ++.10) Montefalco sagrantino « Colleadole » 2007
Violacé ; nez, d’abord sur le choux, la livèche, un peu réduit, puis évoluant sur le café, le chocolat, un peu animal, musc ; la bouche est corsée, ample, glycérinée, les tanins denses sont superbement enrobés, c’est équilibré malgré tout. C’est très long et complexe. Un vin qui a de l’avenir. EXCELLENT.Adanti
On revient avec ce producteur à un style plus traditionnel.
11) Montefalco sagrantino « Arquata » 2006
Grenat violacé, début d’évolution ; nez, fruits rouges, un peu minéral; l’attaque est ample, mais il y a derrière une sorte de retour tannique, sec et le tout paraît un peu léger. Moyen +. A revoir12) Montefalco sagrantino « Arquata » 2001
Grenat, assez jeune ; nez évolué, un peu négligé, maggi, livèche, impression mentholée, origan. Bouche, attaque ample, bel équilibre en milieu de bouche, les tanins sont bien emballés, mais en fin de bouche, ils sont finalement secs. On suspecte un problème de bouchon.Antonelli
On finit par un très joli trio de vins, deux secs et un passito. Voici un vigneron qui fait des vins plutôt traditionnels, mais très élégants.
13) Montefalco sagrantino 2008
Grenat intense, jeune ; nez, cerise, un peu lactique, vanille, poivré ; bouche, attaque très ample, glycérinée, des tanins denses mais fin, belle longueur. Un beau vin à la fois viril et noble qui ira loin. TRES BIEN ++.14) Montefalco sagrantino 1999
Grenat un peu évolué ; nez, livèche goudron, laurier, cannelle, une aromatique particulière, mais intéressante ; bouche, grasse, tanins denses mais fondus, grande longueur, superbe buvabilité. Un grand rouge aimable, structuré, épanoui, à boire. TRES BIEN ++.15) Montefalco sagrantino passito 2007
Grenat violacé, très gras ; nez, minéral, graphite, résine, puis fruits noirs ; bouche, très voluptueuse, fine acidité, belle sucrosité, tanins denses et nobles, équilibre et digestibilité, grande ampleur, superbe longueur. Un très beau vin rouge naturellement doux, mais pas trop, qui ira loin dans le temps. TRES BIEN ++.Intéressante découverte de ce cépage aux multiples facettes.
Hervé
- 10 octobre 2013 à 19h17
- in reply to: Chardonnays de Bourgogne et du Jura, le Match…
Arnaudm a écrit : « A votre avis , où est le plus grand terroir ? drinking smiley »
En bourgogne,B)- car s’il faut descendre à 15hl/ha, c’est que le terroir parle peu….8-)B) et que c’est plus le cépage et le vigneron qui s’expriment ? ou bien j’ai tout faux ?…
Il n’en reste pas moins que nous avons bien indiqué dans notre CR, les limites de l’exercice. D’ailleurs, les conclusions des trois dégustateurs ne sont pas unanimes, puisque mes deux commensaux ont été plus indulgents avec les jurassiens que moi. Il est vrai que j’ai une moins grande tolérance aux notes aromatiques « déviantes » que mes deux camarades plus rompus aux vins « natures ».:P
Bonne fin de journée à tous.
Hervé