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- 1 octobre 2015 à 21h48
- in reply to: Domaine Stéphane Tissot, Arbois
[i]ALouis écrivait:
——————————————————-
>
> Le lendemain ce fut, pire, imbuvable.[/i]CR: Au contraire de toi, j’ai fini hier soir une bouteille de ce même Tissot Traminer 2012 ouverte depuis 1,5 semaine, juste rebouchée (sans vide d’air) et oubliée au frigo.
Le vin n’est étonnement a-bso-lu-ment pas passé !!L’amertume un peu sensible à l’ouverture initiale de la bouteille effectivement n’existe plus du tout, le vin est complètement centré sur le fruit à chair blanche, le poire juteuse au nez comme en bouche, c’est délicieux.
Une jolie acidité lui permet de se relancer en bouche, et finir sur un beau floral, un peu anisé, fraîcheur !
Ca tombe un peu au réchauffement cependant.Il faut bien avouer que ce vin que j’ai regoûté sans espérer quoi que ce soit m’a bluffé sur sa tenue à 10 jours.
De vin voué à servir pour un risotto, il est passé en bonne place à l’apéro. (tu)Yann
- 1 octobre 2015 à 21h48
- in reply to: Domaine Stéphane Tissot, Arbois
[i]ALouis écrivait:
——————————————————-
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> Le lendemain ce fut, pire, imbuvable.[/i]CR: Au contraire de toi, j’ai fini hier soir une bouteille de ce même Tissot Traminer 2012 ouverte depuis 1,5 semaine, juste rebouchée (sans vide d’air) et oubliée au frigo.
Le vin n’est étonnement a-bso-lu-ment pas passé !!L’amertume un peu sensible à l’ouverture initiale de la bouteille effectivement n’existe plus du tout, le vin est complètement centré sur le fruit à chair blanche, le poire juteuse au nez comme en bouche, c’est délicieux.
Une jolie acidité lui permet de se relancer en bouche, et finir sur un beau floral, un peu anisé, fraîcheur !
Ca tombe un peu au réchauffement cependant.Il faut bien avouer que ce vin que j’ai regoûté sans espérer quoi que ce soit m’a bluffé sur sa tenue à 10 jours.
De vin voué à servir pour un risotto, il est passé en bonne place à l’apéro. (tu)Yann
- 20 septembre 2015 à 0h27
- in reply to: Domaine Daniel Bouland, Morgon
En regardant mes bouteilles ce matin, je me posais la même question, sans oser faire « plop » encore …
(:D- 20 septembre 2015 à 0h27
- in reply to: Domaine Daniel Bouland, Morgon
En regardant mes bouteilles ce matin, je me posais la même question, sans oser faire « plop » encore …
(:D- 20 septembre 2015 à 0h27
- in reply to: Domaine Daniel Bouland, Morgon
En regardant mes bouteilles ce matin, je me posais la même question, sans oser faire « plop » encore …
(:D- 1 septembre 2015 à 12h45
- in reply to: Revue de Presse
C’est fort ça, le forum lpv rentre dans la revue de presse du forum lpv !
B)-
[size=x-small](en même temps, c’est passionnant !)[/size]Yann
- 1 septembre 2015 à 12h45
- in reply to: Revue de Presse
C’est fort ça, le forum lpv rentre dans la revue de presse du forum lpv !
B)-
[size=x-small](en même temps, c’est passionnant !)[/size]Yann
- 1 septembre 2015 à 12h45
- in reply to: Revue de Presse
C’est fort ça, le forum lpv rentre dans la revue de presse du forum lpv !
B)-
[size=x-small](en même temps, c’est passionnant !)[/size]Yann
- 27 août 2015 à 23h05
- in reply to: Domaine Daniel Bouland, Morgon
Bonjour à toutes et tous,
CR:
Il y a juste une semaine, petite visite inopinée au Domaine Daniel Bouland à Corcelette avec un couple d’amis, après un passage plus rapide que prévu au château de Corcelle.
J’avais il y a quelques mois pu goûter un Chiroubles 2013 qui m’avait paru délicieux, alors j’avais envie de rencontrer le vigneron en y entraînant compagne et amis vinophiles.Daniel Bouland est dans sa cours et part se laver les mains à notre arrivée, on reste pendant 1 minute comme deux ronds de flan sans savoir quoi faire (c’est long une minute, mais je n’avais pas appelé avant non plus…), puis il revient, sympa mais nous prévenant de façon directe qu’il « n’a rien à vendre ».
On s’apprête alors à repartir, mais il nous propose de prendre un verre et nous fait rentrer dans sa cave en prétextant me donner quand même sa carte. Ce fût le piège…Il nous installe à la table et part chercher sa carte en fermant la porte (il fait plus de 30° dehors), en revient avec sa carte et 5 beaux verres (pas assez propres selon lui, c’est sa fille qui les a lavés:D) et part piocher dans les quelques bouteilles qui nous entourent une bouteille qu’il annote sans nous le montrer.
Un bruit dans sa cours, il nous laisse à nouveau dans sa cave (en refermant la porte !) et en revient avec un ami à lui qu’il installe avec nous, et pof 6 verres sur la table.La bouteille est débouchée et est immédiatement partagée en 6. Les effluves sont très belles, de beaux fruits rouges, une fraicheur qui titille les narines. La bouche à l’avenant, une belle corbeille de fruits rouges frais, une acidité bien présente sans être agressive, mais aussi quelques épices, réglisse. Ça paraît jeune, mais accessible ! Et ça l’est, jeune : Morgon Corcelette 2014.
On parle de choses et d’autres, le personnage est de plus en plus sympa et nous lui posons un tas de questions. Je suis étonné de son taux d’export, 80 % de ses vins au moins partent à l’étranger ! USA en tête, Canada, GB, Benelux, et maintenant Espagne, etc., mais peu en Asie car il n’a pas la quantité pour prendre un nouvel importateur pour cette zone du monde (rien à vendre !). Pas sûr que le nouvel hectare récupéré sur Morgon soit suffisant pour ne plus répondre qu’il n’a plus rien à vendre…
Le vigneron nous laisse 2 minutes avec son ami, pour mieux revenir avec les bras chargé de 2 flacons qu’il annote à nouveau. Ce seront un Morgon Corcelette 2013 et un Morgon Vieilles Vignes 2013. Même profil que le 2014 goûté juste avant, un poil moins pétant de fruits, mais un côté minéral plus marqué que pour le Corcelette 2014. Toujours cette fraicheur presque réglissée, mais quelle rondeur pourtant. Les tanins bien présents, absolument pas asséchants mais bien au contraire enveloppants, fins, une caresse pour la bouche. Le Vieilles Vignes a une couleur plus dense, ce qui s’accompagne d’une profondeur des arômes supérieure, encore plus soyeux et complexe. « Encore heureux » nous retourne Daniel Bouland !
C’est vraiment délicieux, et l’on parle de l’évolution de ses vins, que ses clients boivent souvent trop jeunes. Il ne pose même pas la question à ses importateurs d’ailleurs ! Sauf pour son importateur anglais, qui attend leur maturité avant de récupérer ses bouteilles et les commercialiser chez lui.
Voyant l’été très chaud se profiler, Daniel Bouland a attaché ses vignes, comme il était fait autrefois. Certains viticulteurs ne le font plus, et Daniel constate en allant voir les vignes que chez ceux-là, elles souffrent beaucoup plus du stress hydrique que chez lui, où pour lui tout se passe bien. Aidé en cela par les 2 fois 20 mm de pluie sur août.
L’état sanitaire de ses raisins cette année est vraiment très bon, le très bel été, sans trop d’humidité pendant la nuit a permis de maîtriser maladies et champignons, peu d’herbe a poussée dans les rangs, donc beaucoup moins de traitements que d’habitude (3 de moins sur 5 habituellement de mémoire, hors black rot). Il dit aussi avoir tendance à revenir à des produits de traitement moins « chimiques », soufre et cuivre.
Daniel Bouland se dit confiant maintenant pour la qualité de ses baies, plus grand choses ne pourraient venir contrarier leur qualité (je lui suggère suzukii et me fait rembarrer par ma compagne B)-), mais il a déjà la boule au ventre en pensant à la vinification à venir. Ne pas se louper ! Je crois qu’on a eu de la chance de passer 2 semaines avant les vendanges…
Sur ce, il nous laisse à nouveau pour revenir avec une nouvelle bouteille. Ça fait mal au cœur de vider le fond de verre du Morgon VV qui pinote si joliement dans le crachoir, mais il faut faire de la place pour le nouveau breuvage.
Même couleur profonde, mais nez plus mutique immédiatement que le Morgon VV 2013. Connaissant sa gamme, je me demande bien ce que c’est. La bouche, elle, s’ouvre un peu plus rapidement, avec un fruit rouge et noir au-dessus du lot, une densité itou ! Des tannins super soyeux mais bien plus présents que sur 13 et 14… C’est pas déjà du 2015 quand même ??>:D< Et bien non, comme on parlait d’évolution, il est allé chercher un Morgon VV 2005 dans sa réserve… Dedjiou, la chance, et on la goûte !
Pas une trace d’évolution, c’est le vin le plus jeune (ou en phase de fermeture) et le plus complexe du lot. Tout est présent mais encore un peu sur la réserve, il va falloir l’attendre encore un moment le bougre. Un délice en puissance !Voilà, on touche à la fin du récit, je n’ai pas de photo car il nous a bien fait comprendre qu’il n’avait pas aimé retrouver sur le net ses vieilles photos de familles qui sont au mur de la cave, et pensait interdire les photos désormais, message clair et reçu !;)
Au final, pour un passage non prévu, nous sommes restés 2 bonnes heures, avec un départ précipité, et sans aucune bouteille donc, sur les conseils de Daniel Bouland pour ne pas rater l’heure de fermeture d’une des deux bonnes boucheries de Villié-Morgon ! Les brochettes du soir, ça n’attend pas.
Un superbe moment, simple et convivial, avec des vins délicieux qui ont réconciliés une des participantes avec ces vins du beaujolais !
Merci encore à Daniel Bouland pour son accueil et sa générosité(tu).Vivement les prochaines dispo en mai 2016 ! On préviendra un peu à l’avance pour passer la prochaine fois, même si « ma plaque est sur le bord de la route, c’est bien pour que les gens passe me voir à la cave, pas de soucis ! ».
- 27 août 2015 à 23h05
- in reply to: Domaine Daniel Bouland, Morgon
Bonjour à toutes et tous,
CR:
Il y a juste une semaine, petite visite inopinée au Domaine Daniel Bouland à Corcelette avec un couple d’amis, après un passage plus rapide que prévu au château de Corcelle.
J’avais il y a quelques mois pu goûter un Chiroubles 2013 qui m’avait paru délicieux, alors j’avais envie de rencontrer le vigneron en y entraînant compagne et amis vinophiles.Daniel Bouland est dans sa cours et part se laver les mains à notre arrivée, on reste pendant 1 minute comme deux ronds de flan sans savoir quoi faire (c’est long une minute, mais je n’avais pas appelé avant non plus…), puis il revient, sympa mais nous prévenant de façon directe qu’il « n’a rien à vendre ».
On s’apprête alors à repartir, mais il nous propose de prendre un verre et nous fait rentrer dans sa cave en prétextant me donner quand même sa carte. Ce fût le piège…Il nous installe à la table et part chercher sa carte en fermant la porte (il fait plus de 30° dehors), en revient avec sa carte et 5 beaux verres (pas assez propres selon lui, c’est sa fille qui les a lavés:D) et part piocher dans les quelques bouteilles qui nous entourent une bouteille qu’il annote sans nous le montrer.
Un bruit dans sa cours, il nous laisse à nouveau dans sa cave (en refermant la porte !) et en revient avec un ami à lui qu’il installe avec nous, et pof 6 verres sur la table.La bouteille est débouchée et est immédiatement partagée en 6. Les effluves sont très belles, de beaux fruits rouges, une fraicheur qui titille les narines. La bouche à l’avenant, une belle corbeille de fruits rouges frais, une acidité bien présente sans être agressive, mais aussi quelques épices, réglisse. Ça paraît jeune, mais accessible ! Et ça l’est, jeune : Morgon Corcelette 2014.
On parle de choses et d’autres, le personnage est de plus en plus sympa et nous lui posons un tas de questions. Je suis étonné de son taux d’export, 80 % de ses vins au moins partent à l’étranger ! USA en tête, Canada, GB, Benelux, et maintenant Espagne, etc., mais peu en Asie car il n’a pas la quantité pour prendre un nouvel importateur pour cette zone du monde (rien à vendre !). Pas sûr que le nouvel hectare récupéré sur Morgon soit suffisant pour ne plus répondre qu’il n’a plus rien à vendre…
Le vigneron nous laisse 2 minutes avec son ami, pour mieux revenir avec les bras chargé de 2 flacons qu’il annote à nouveau. Ce seront un Morgon Corcelette 2013 et un Morgon Vieilles Vignes 2013. Même profil que le 2014 goûté juste avant, un poil moins pétant de fruits, mais un côté minéral plus marqué que pour le Corcelette 2014. Toujours cette fraicheur presque réglissée, mais quelle rondeur pourtant. Les tanins bien présents, absolument pas asséchants mais bien au contraire enveloppants, fins, une caresse pour la bouche. Le Vieilles Vignes a une couleur plus dense, ce qui s’accompagne d’une profondeur des arômes supérieure, encore plus soyeux et complexe. « Encore heureux » nous retourne Daniel Bouland !
C’est vraiment délicieux, et l’on parle de l’évolution de ses vins, que ses clients boivent souvent trop jeunes. Il ne pose même pas la question à ses importateurs d’ailleurs ! Sauf pour son importateur anglais, qui attend leur maturité avant de récupérer ses bouteilles et les commercialiser chez lui.
Voyant l’été très chaud se profiler, Daniel Bouland a attaché ses vignes, comme il était fait autrefois. Certains viticulteurs ne le font plus, et Daniel constate en allant voir les vignes que chez ceux-là, elles souffrent beaucoup plus du stress hydrique que chez lui, où pour lui tout se passe bien. Aidé en cela par les 2 fois 20 mm de pluie sur août.
L’état sanitaire de ses raisins cette année est vraiment très bon, le très bel été, sans trop d’humidité pendant la nuit a permis de maîtriser maladies et champignons, peu d’herbe a poussée dans les rangs, donc beaucoup moins de traitements que d’habitude (3 de moins sur 5 habituellement de mémoire, hors black rot). Il dit aussi avoir tendance à revenir à des produits de traitement moins « chimiques », soufre et cuivre.
Daniel Bouland se dit confiant maintenant pour la qualité de ses baies, plus grand choses ne pourraient venir contrarier leur qualité (je lui suggère suzukii et me fait rembarrer par ma compagne B)-), mais il a déjà la boule au ventre en pensant à la vinification à venir. Ne pas se louper ! Je crois qu’on a eu de la chance de passer 2 semaines avant les vendanges…
Sur ce, il nous laisse à nouveau pour revenir avec une nouvelle bouteille. Ça fait mal au cœur de vider le fond de verre du Morgon VV qui pinote si joliement dans le crachoir, mais il faut faire de la place pour le nouveau breuvage.
Même couleur profonde, mais nez plus mutique immédiatement que le Morgon VV 2013. Connaissant sa gamme, je me demande bien ce que c’est. La bouche, elle, s’ouvre un peu plus rapidement, avec un fruit rouge et noir au-dessus du lot, une densité itou ! Des tannins super soyeux mais bien plus présents que sur 13 et 14… C’est pas déjà du 2015 quand même ??>:D< Et bien non, comme on parlait d’évolution, il est allé chercher un Morgon VV 2005 dans sa réserve… Dedjiou, la chance, et on la goûte !
Pas une trace d’évolution, c’est le vin le plus jeune (ou en phase de fermeture) et le plus complexe du lot. Tout est présent mais encore un peu sur la réserve, il va falloir l’attendre encore un moment le bougre. Un délice en puissance !Voilà, on touche à la fin du récit, je n’ai pas de photo car il nous a bien fait comprendre qu’il n’avait pas aimé retrouver sur le net ses vieilles photos de familles qui sont au mur de la cave, et pensait interdire les photos désormais, message clair et reçu !;)
Au final, pour un passage non prévu, nous sommes restés 2 bonnes heures, avec un départ précipité, et sans aucune bouteille donc, sur les conseils de Daniel Bouland pour ne pas rater l’heure de fermeture d’une des deux bonnes boucheries de Villié-Morgon ! Les brochettes du soir, ça n’attend pas.
Un superbe moment, simple et convivial, avec des vins délicieux qui ont réconciliés une des participantes avec ces vins du beaujolais !
Merci encore à Daniel Bouland pour son accueil et sa générosité(tu).Vivement les prochaines dispo en mai 2016 ! On préviendra un peu à l’avance pour passer la prochaine fois, même si « ma plaque est sur le bord de la route, c’est bien pour que les gens passe me voir à la cave, pas de soucis ! ».
- 27 août 2015 à 23h05
- in reply to: Domaine Daniel Bouland, Morgon
Bonjour à toutes et tous,
CR:
Il y a juste une semaine, petite visite inopinée au Domaine Daniel Bouland à Corcelette avec un couple d’amis, après un passage plus rapide que prévu au château de Corcelle.
J’avais il y a quelques mois pu goûter un Chiroubles 2013 qui m’avait paru délicieux, alors j’avais envie de rencontrer le vigneron en y entraînant compagne et amis vinophiles.Daniel Bouland est dans sa cours et part se laver les mains à notre arrivée, on reste pendant 1 minute comme deux ronds de flan sans savoir quoi faire (c’est long une minute, mais je n’avais pas appelé avant non plus…), puis il revient, sympa mais nous prévenant de façon directe qu’il « n’a rien à vendre ».
On s’apprête alors à repartir, mais il nous propose de prendre un verre et nous fait rentrer dans sa cave en prétextant me donner quand même sa carte. Ce fût le piège…Il nous installe à la table et part chercher sa carte en fermant la porte (il fait plus de 30° dehors), en revient avec sa carte et 5 beaux verres (pas assez propres selon lui, c’est sa fille qui les a lavés:D) et part piocher dans les quelques bouteilles qui nous entourent une bouteille qu’il annote sans nous le montrer.
Un bruit dans sa cours, il nous laisse à nouveau dans sa cave (en refermant la porte !) et en revient avec un ami à lui qu’il installe avec nous, et pof 6 verres sur la table.La bouteille est débouchée et est immédiatement partagée en 6. Les effluves sont très belles, de beaux fruits rouges, une fraicheur qui titille les narines. La bouche à l’avenant, une belle corbeille de fruits rouges frais, une acidité bien présente sans être agressive, mais aussi quelques épices, réglisse. Ça paraît jeune, mais accessible ! Et ça l’est, jeune : Morgon Corcelette 2014.
On parle de choses et d’autres, le personnage est de plus en plus sympa et nous lui posons un tas de questions. Je suis étonné de son taux d’export, 80 % de ses vins au moins partent à l’étranger ! USA en tête, Canada, GB, Benelux, et maintenant Espagne, etc., mais peu en Asie car il n’a pas la quantité pour prendre un nouvel importateur pour cette zone du monde (rien à vendre !). Pas sûr que le nouvel hectare récupéré sur Morgon soit suffisant pour ne plus répondre qu’il n’a plus rien à vendre…
Le vigneron nous laisse 2 minutes avec son ami, pour mieux revenir avec les bras chargé de 2 flacons qu’il annote à nouveau. Ce seront un Morgon Corcelette 2013 et un Morgon Vieilles Vignes 2013. Même profil que le 2014 goûté juste avant, un poil moins pétant de fruits, mais un côté minéral plus marqué que pour le Corcelette 2014. Toujours cette fraicheur presque réglissée, mais quelle rondeur pourtant. Les tanins bien présents, absolument pas asséchants mais bien au contraire enveloppants, fins, une caresse pour la bouche. Le Vieilles Vignes a une couleur plus dense, ce qui s’accompagne d’une profondeur des arômes supérieure, encore plus soyeux et complexe. « Encore heureux » nous retourne Daniel Bouland !
C’est vraiment délicieux, et l’on parle de l’évolution de ses vins, que ses clients boivent souvent trop jeunes. Il ne pose même pas la question à ses importateurs d’ailleurs ! Sauf pour son importateur anglais, qui attend leur maturité avant de récupérer ses bouteilles et les commercialiser chez lui.
Voyant l’été très chaud se profiler, Daniel Bouland a attaché ses vignes, comme il était fait autrefois. Certains viticulteurs ne le font plus, et Daniel constate en allant voir les vignes que chez ceux-là, elles souffrent beaucoup plus du stress hydrique que chez lui, où pour lui tout se passe bien. Aidé en cela par les 2 fois 20 mm de pluie sur août.
L’état sanitaire de ses raisins cette année est vraiment très bon, le très bel été, sans trop d’humidité pendant la nuit a permis de maîtriser maladies et champignons, peu d’herbe a poussée dans les rangs, donc beaucoup moins de traitements que d’habitude (3 de moins sur 5 habituellement de mémoire, hors black rot). Il dit aussi avoir tendance à revenir à des produits de traitement moins « chimiques », soufre et cuivre.
Daniel Bouland se dit confiant maintenant pour la qualité de ses baies, plus grand choses ne pourraient venir contrarier leur qualité (je lui suggère suzukii et me fait rembarrer par ma compagne B)-), mais il a déjà la boule au ventre en pensant à la vinification à venir. Ne pas se louper ! Je crois qu’on a eu de la chance de passer 2 semaines avant les vendanges…
Sur ce, il nous laisse à nouveau pour revenir avec une nouvelle bouteille. Ça fait mal au cœur de vider le fond de verre du Morgon VV qui pinote si joliement dans le crachoir, mais il faut faire de la place pour le nouveau breuvage.
Même couleur profonde, mais nez plus mutique immédiatement que le Morgon VV 2013. Connaissant sa gamme, je me demande bien ce que c’est. La bouche, elle, s’ouvre un peu plus rapidement, avec un fruit rouge et noir au-dessus du lot, une densité itou ! Des tannins super soyeux mais bien plus présents que sur 13 et 14… C’est pas déjà du 2015 quand même ??>:D< Et bien non, comme on parlait d’évolution, il est allé chercher un Morgon VV 2005 dans sa réserve… Dedjiou, la chance, et on la goûte !
Pas une trace d’évolution, c’est le vin le plus jeune (ou en phase de fermeture) et le plus complexe du lot. Tout est présent mais encore un peu sur la réserve, il va falloir l’attendre encore un moment le bougre. Un délice en puissance !Voilà, on touche à la fin du récit, je n’ai pas de photo car il nous a bien fait comprendre qu’il n’avait pas aimé retrouver sur le net ses vieilles photos de familles qui sont au mur de la cave, et pensait interdire les photos désormais, message clair et reçu !;)
Au final, pour un passage non prévu, nous sommes restés 2 bonnes heures, avec un départ précipité, et sans aucune bouteille donc, sur les conseils de Daniel Bouland pour ne pas rater l’heure de fermeture d’une des deux bonnes boucheries de Villié-Morgon ! Les brochettes du soir, ça n’attend pas.
Un superbe moment, simple et convivial, avec des vins délicieux qui ont réconciliés une des participantes avec ces vins du beaujolais !
Merci encore à Daniel Bouland pour son accueil et sa générosité(tu).Vivement les prochaines dispo en mai 2016 ! On préviendra un peu à l’avance pour passer la prochaine fois, même si « ma plaque est sur le bord de la route, c’est bien pour que les gens passe me voir à la cave, pas de soucis ! ».
- 31 juillet 2015 à 13h02
- in reply to: Maison Overnoy-Houillon, Pupillin
Merci pour la retranscription de ce superbe moment, j’ai moi aussi des étoiles dans les yeux en la lisant (tu)
Pour les aspects ouillage… une question que je me pose tout le temps, pour ouiller il faut des barriques et du vin à ouiller, mais il faut aussi le même vin à côté pour ouiller ?!
D’où vient ce vin, comment lui-même est-il conservé pour qu’il ne s’oxyde pas ? Car on ne va pas vider petit à petit une barrique pour qu’une autre soit toujours bien à niveau :S Et ce serait dommage de ouiller avec un vin oxydé !
Et là, sur 19 ans…Jamais eu l’occasion de poser cette question à un vigneron, c’est bête…
Yann
- 31 juillet 2015 à 13h02
- in reply to: Maison Overnoy-Houillon, Pupillin
Merci pour la retranscription de ce superbe moment, j’ai moi aussi des étoiles dans les yeux en la lisant (tu)
Pour les aspects ouillage… une question que je me pose tout le temps, pour ouiller il faut des barriques et du vin à ouiller, mais il faut aussi le même vin à côté pour ouiller ?!
D’où vient ce vin, comment lui-même est-il conservé pour qu’il ne s’oxyde pas ? Car on ne va pas vider petit à petit une barrique pour qu’une autre soit toujours bien à niveau :S Et ce serait dommage de ouiller avec un vin oxydé !
Et là, sur 19 ans…Jamais eu l’occasion de poser cette question à un vigneron, c’est bête…
Yann
- 31 juillet 2015 à 13h02
- in reply to: Maison Overnoy-Houillon, Pupillin
Merci pour la retranscription de ce superbe moment, j’ai moi aussi des étoiles dans les yeux en la lisant (tu)
Pour les aspects ouillage… une question que je me pose tout le temps, pour ouiller il faut des barriques et du vin à ouiller, mais il faut aussi le même vin à côté pour ouiller ?!
D’où vient ce vin, comment lui-même est-il conservé pour qu’il ne s’oxyde pas ? Car on ne va pas vider petit à petit une barrique pour qu’une autre soit toujours bien à niveau :S Et ce serait dommage de ouiller avec un vin oxydé !
Et là, sur 19 ans…Jamais eu l’occasion de poser cette question à un vigneron, c’est bête…
Yann
- 29 juillet 2015 à 15h32
- in reply to: Revue de Presse
Californie – Popelouchum Vineyard
Avez-vous vu cette démarche de crowdfunding mise en place par Randall Grahm, pour complanter 10 000 nouvelles variétés distinctes et faire le nouveau vin de terroir, et éventuellement trouver le ou les vignes Grand Cru du futur ?
[ https://www.indiegogo.com/projects/popelouchum-vineyard-10-000-grapes-for-a-new-wine#/story ]
Ca ne me paraît pas bien clair entre terroir, grand cru et nouveau cépages.
Yann
edit : il en est question ici aussi : [ https://www.larvf.com/,vin-randall-grahm-californie-nouveaux-cepages-resistants-vins-de-terroir-bonny-doon,4431256.asp ]
- 29 juillet 2015 à 15h32
- in reply to: Revue de Presse
Californie – Popelouchum Vineyard
Avez-vous vu cette démarche de crowdfunding mise en place par Randall Grahm, pour complanter 10 000 nouvelles variétés distinctes et faire le nouveau vin de terroir, et éventuellement trouver le ou les vignes Grand Cru du futur ?
[ https://www.indiegogo.com/projects/popelouchum-vineyard-10-000-grapes-for-a-new-wine#/story ]
Ca ne me paraît pas bien clair entre terroir, grand cru et nouveau cépages.
Yann
edit : il en est question ici aussi : [ https://www.larvf.com/,vin-randall-grahm-californie-nouveaux-cepages-resistants-vins-de-terroir-bonny-doon,4431256.asp ]
- 29 juillet 2015 à 15h32
- in reply to: Revue de Presse
Californie – Popelouchum Vineyard
Avez-vous vu cette démarche de crowdfunding mise en place par Randall Grahm, pour complanter 10 000 nouvelles variétés distinctes et faire le nouveau vin de terroir, et éventuellement trouver le ou les vignes Grand Cru du futur ?
[ https://www.indiegogo.com/projects/popelouchum-vineyard-10-000-grapes-for-a-new-wine#/story ]
Ca ne me paraît pas bien clair entre terroir, grand cru et nouveau cépages.
Yann
edit : il en est question ici aussi : [ https://www.larvf.com/,vin-randall-grahm-californie-nouveaux-cepages-resistants-vins-de-terroir-bonny-doon,4431256.asp ]
- 1 juillet 2015 à 15h09
- in reply to: Maison Overnoy-Houillon, Pupillin
Hello JD,
Ahh ouaip, un peu dommage, et très jeune de surcroît.
Etait-ce un chardonnay (cire beige clair) ou un savagnin (cire jaune) ?Merci.
Yann- 26 juin 2015 à 3h02
- in reply to: Maison Overnoy-Houillon, Pupillin
Cire verte :S
Alors ça, inconnu au (à mon) bataillon.. Vin jaune ? Quelqu’un sait ? On rejoint le mystère de la cire noire de la page 3 (:P)
Il n’y a pourtant pas 36 cuvées chez Houillon-Overnoy.
Merci.Yann
- 25 juin 2015 à 15h07
- in reply to: Champagne Ulysse Collin
> [b][u]Champagne Ulysse Collin, Les Maillons,
> 2008[/u][/b]
> [i][size=x-small]35% fûts neufs, d
> égorgé le 3 octobre 2012[/size][/i]Avec un coup de sabre ? 😀