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- 21 mai 2024 à 9h10
- in reply to: ZWTG du 17 avril à Etoy chez Anthony
Je comparais les prix cavistes – Emphase est environ 50% plus cher que Vignottes. Je pense qu’Emphase est plus ambitieux, mais à ce stade il me plaît nettement moins que Vignottes.
- 21 mai 2024 à 1h36
- in reply to: ZWTG du 17 avril à Etoy chez Anthony
Il me semble que dans tel cas, et vu la différence de prix entre ces 2 bouteilles, comparaison n’est pas raison ?
- 20 mai 2024 à 20h38
- in reply to: ZWTG du 17 avril à Etoy chez Anthony
Elle à tout à voir avec le vin car cette bouteille cherche à démontrer qu’elle est raffinée, nature, élégante et dans les courants actuels de la Bourgogne alors que le fruit est en retrait, masqué par des notes de fermentation, que la bouche est fluide, que le Pinot Noir ne ressort pas et que finesse semble vouloir dire manque de structure et de corps. Je n’ai rien contre les vins nature mais pour que j’aime il faut que ça serve le vin, ce qui ne m’a pas semblé le cas sur cette bouteille. On va quand même lui laisser le fait que c’est un 2022 et donc hyper jeune, et que cela peut s’intégrer avec un peu de bouteille. Je ne doute du reste pas que tu vas me la resservir à l’aveugle pour me prouver que j’ai tort ?.
- 20 mai 2024 à 18h37
- in reply to: ZWTG du 17 avril à Etoy chez Anthony
Merci à ces amis sans qui la vie ne serait pas aussi qualitative, marrante et empreinte de souvenirs indélébiles.
Etant aux fourneaux, je me dispense de la prise de notes ? mais je rejoins en grande partie celles de mes petits compagnons, et surtout celles d’Yves. Pour moi, Brovia fut le vin du week-end, splendide dès l’ouverture et sur 48 heures. Gros coup de coeur pour le Fonsalette, le Prestige Hautes Garrigues et le Bandol, magnifiques de suavité et de race. Tous les vins furent à leurs niveau respectif espéré (les 2 Clos Vougeot, le Massolino et l’Aiguelière) sauf le Mancuso (too much et trop dur), le Cappelano (malheureusement flingué malgré une matière hors norme) et l’Emphase (qui se prend les pieds dans le tapis de la justification de son style). Magnifique série et moment d’amitié. Je vais devoir réfléchir à acheter un piano plus grand ?.
- 20 mars 2024 à 1h40
- in reply to: Verticale Moulin-à-Vent
- 27 septembre 2023 à 22h32
- in reply to: Domaine Fiona Leroy
Totalement d’accord avec les impressions de Claudius. A l’aveugle j’ai pensé Barolo 2016 car le fruit était riche, avec une note d’herbes sauvages, la texture sensuelle et la tension bien présente jusqu’en finale. Belle bouteille, en parfait équilibre.
- 1 janvier 2023 à 17h16
- in reply to: le ZWTG à 2 à Fribourg
J’ai ouvert une (ma) bouteille de Rochette Vieilles Vignes 2018 hier soir et je rejoins en tous points votre commentaire et coup de cœur. Quel vin ! Une élégance soyeuse mais avec du coffre, l’aromatique se dévoilant sur des notes de goudron, de réglisse, de cerise, de pierres chaudes. La bouche présentait une superbe tension, avec un équilibre subtil entre amertume et notes plus masculines. L’élevage est légèrement perceptible (à travers les arômes de goudron) mais en rien dérangeant.
Un slam dunk comme disent les amateurs de basket. Grand vin.
- 29 décembre 2022 à 1h20
- in reply to: ZWTG en déplacement à Etoy avec une guest star
Étant au four (sens propre) et au moulin (figuré) pour ce week-end d’amitiés et de convivialité, mes notes furent succinctes et peu recherchées. Plus une impression qu’une analyse, ayant choisi le thème des Gevrey 2010 avec quelques vins de communes avoisinantes, ainsi que les mises en bouche.
J’ai beaucoup aimé le champagne Clandestin Les Semblables Boréal, au contraire de Claude, par sa fraîcheur, son élégance mêlée à une belle tension florale et une finale qui attise les papilles. La mise en bouche dont je souhaitais.
Vint ensuite la triplette de Chambolles 1er Cru 2019, un millésime que Claude et moi avons énormément apprécié tout au long de l’année. Si, au prix d’achat, il n’y a « qu »’une vingtaine d’euros de différence, au prix du marché le ratio passe de 1 à 4. La hiérarchie fut toutefois confirmée, le Feusselotes prenant de l’étoffe au fil de la soirée et rentrant dans une dimension de complexité/raffinement inégalée. Le 1er Cru de Confuron joue dans un registre plus puissant mais n’atteint pas la même plénitude. Le Charmes donne tout mais n’a pas le calibre d’un coureur de fond, tout en jouant à merveille son rôle de lièvre.
Claude et moi ayant dégusté quelques semaines auparavant un très bon « Aux Combottes » 2017 d’Arlaud, il me tenait à cœur de comparer 2 vins de ce cru qui me plait de plus en plus. Peu causants le premier soir, ils se chamaillent tout au long du week-end quant à celui qui aura plus de puissance, de finesse sablonneuse, de ce côté terre labourée tellement Gevrey …. bref match nul mais pas nul du tout.
Après une bonne nuit et une ouverture/dégustation de tous les vins à l’aube (NB pas un seul vin bouchonné du week-end), et l’arrivée de la guest star, nous avons attaqué par deux mises en bouche, une blanche et une rouge. Dans le débat des 2 Completer 2016, la palme revient au Donatsch, qui fut simplement un magnifique vin blanc toutes appellations et contrées confondues. Jérôme les a magnifiquement décris. Suit un cercle vertueux d’à moi à toi, le bourguignon au gamay et le caladois au pinot. Convaincu ni de l’un ni de l’autre (Songe 2019 était bien plus croquant), je donne ma voix à N. Faure pour un jus bien plus équilibré que le Pinot aux tannins un peu secs.
Avant les 2010, un aparté 2009 où les Amoureuses d’Amiot-Servelle gardent la patte du paternel et ne procurement que peu de chaleur et de réconfort. Au contraire du Bonnes-Mares de Bart qui fut tout simplement magnifique de bout en bout, sur ses notes de vieux Pinot et son équilibre d’école.
4 paires de 2010 sont prêtes mais ayant eu quelques défections, je décide que nous les goûtions toutes, et que nous les finirions sur la durée du week-end.
Dans la confrontation Clos Prieur (Rossignol-Trapet) vs. Lavaux-St-Jacques (Harmand Geoffroy), le Lavaux remporte le 1er jour par son côté plus éclatant mais le Rossignol égalise le dimanche par son évolution et son équilibre. Comparaison n’est pas raison, ils se tiennent.
David (Petite-Chapelle 1er Cru) contre Goliath (Mazis Grand Cru), le Rossignol ne démérite pas mais peine à se départir d’un côté monolithe que le Mazis surpasse avec plus de sensualité. Les deux donneront de très beaux vins dans 3 à 5 ans.
Dans la conversation des 2 GC de Rossignol-Trapet, Latricières et Chapelle, il était clair d’entrée que Latricières avait revêtu ses bas de soie et sa jarretelle pour déclasser le tomboy de Chapelle, qui aura besoin comme d’habitude de plus de temps pour fondre sa masse musculaire. Ce Latricières fut exquis, d’une élégance et d’une sensibilité qui le met au niveau des belles bouteilles de l’année.
Dans le dernier duel des titans, le Clos St Denis a refusé l’obstacle, préférant se coltiner dans son rôle de brut (de coffre) et s’habiller en cote de maille. Le terrain fut libre pour le Chambertin qui avait tout et tout de beau, laissant par galanterie la lumière de la journée au Latricières, mais allant reprendre dans les années à venir sa place sur le trône des vins de Gevrey.
Un champagne le soir, pour rafraîchir nos papilles après une sieste bienvenue. Il s’agissait de Bereche Reflet d’Antan Brut, d’une complexité et d’un fond magnifique, avec son côté vineux qui me souleva de ma chaise.
Quant à la question de savoir si les Bourgognes 2010 sont prêts à boire, je pense que les Villages et 1er peuvent aisément être consommés mais que les GC peuvent encore attendre en cave.
Un magnifique week-end comme le ZWTG sait le faire. Quand en plus la guest star est Jérôme, c’est le firmament d’une année riche en agapes.
- 4 novembre 2022 à 12h46
- in reply to: Domaine de la Romanée Conti
Privilégié d’avoir participé à la présentation et dégustation du millésime 2019 organisée par l’importateur suisse. Les conditions de dégustation sont bonnes (tous les verres sont pré-remplis devant nous et protégés par une feuille, les 2 blancs sont servis à la fin et à bonne température). Le parfum qui s’est dégagé dans la salle lors de l’enlèvement collectif de la feuille de couverture a déjà créé un WoW qui allait donner le La pour la suite.
2019 fur un millésime riche et puissant, avec un fruit prononcé et des maturités éleveés, mais ayant pu garder finesse et fraîcheur (dixit le domaine). Toutes les robes sont soutenues, celle de la Romanée-Conti étant la plus claire.
CR:
Vosne-Romanée 1er Cru (jeunes vignes de Grand Cru déclassées en 1er)
Le premier nez, d’abord sur la retenue, s’ouvre sur un léger boisé, une légèreté aérienne, des notes de petits fruits. En revenant au vin après 30 minutes, celui-ci avait pris des accents de mine de crayon et de lard fumé, avec cette constante d’une légère perception boisée.
La bouche est est incroyablement tendue mais soyeuse et ouverte, marquée par des notes de cendre froide et cette impression que je qualifierais de poussiéreuse. Avec le réchauffement en bouche, il ce vin prend de l’amplitude, gagne en vibration. Magnifique longueur, tout en élégance. La dernière goutte montrera l’évolution vers un vin qui s’arrondit et qui trouve un bel équilibre de début de vie. Ca commence fort.Corton Grand Cru (un assemblage de parcelles en Clos du Roy, Bressandes et Renardes)
Un premier nez sur la crasse de fer, un côté végétal racinaire et de la fumée. Le 2e nez après 30 minutes fera ressortir encore plus ce côté ferreux.
La bouche s’ouvre sur des arômes de framboise, trés croquante, avec une touche plus « terrienne » que le Vosne bu précédemment. La structure soyeuse ressort petit à petit, amenant un équilibre entrer l’acidité bien présente via les petits fruits rouges stylée groseille et le velouté. Belle longueur sur une finale fraîche. En l’état, peut-être le vin le moins convaincant de la dégustation mais, à mon avis, avec un potentiel énorme dans le vin a évolué au cours des 60 minutes en verre.Echezeaux
Le 1er nez est aérien, avec des notes de bacon et de fruits rouges. On sent un côté croquant et une finesse remarquable. 30 minutes plus tard, une impression de fruit frais prend le dessus.
La bouche est soyeuse et l’attaque magnifique sur le fruit croquant, la légéreté, la finesse et un équilibre d’école. La finale est interminable et tellement jouissive de par son équilibre et la vibration de ce jus. Un Echezeaux qui marque et qui surprend par son côté Vosnien.Grands Echezeaux
Le premier nez est sobre, sur une fraîcheur minérale, une impression de vent venu du nord, puis entrée des petits fruits (framboise) et d’une note fumée. Le 2e nez confirme cette première impression et l’amplifie.
L’attaque en bouche est phénoménale, venant en couches avec une fraîcheur incroyable, des notes de petits fruits macérés, une finesse indescriptible. La persistance aromatique est comme une note de violon infinie, dans une finale en queue de paon. Un vin hors norme, magnifique et déjà si disponible. Premier grand moment d’émotion.Romanée-Saint-Vivant
Le 1er nez est déjà ouvert, sur le fruit mûr, avec une explosion de groseille et de framboise macérées, des notes de lard fumé et une structure minérale sous-jacente qui amène un équilibre et une complexité aromatique époustouflante. 30 minutes plus tard, le parfum a encore pris 3 niveaux et devient émouvant.
La bouche présente d’entrée un équilibre hors norme acide-amer, entre structure en couches, explosion de fruits, grande minéralité, finesse et côté soyeux. Elle ne fait que s’amplifier avec le temps tout en restant noble et dans la délicatesse. La finale n’en finit pas et nous aurions pu entendre voler une mouche dans un silence de cathédrale tant ce vin est jouissif. 2e énorme coup de cœurRichebourg
L’aromatique est plus profonde que celle du RSV, sur des notes de fruits plus lourds, de terre fumée, de lard. Un petit côté poussiéreux fait son apparition avec le temps. Ce vin bouge en permanence et déroute un peu.
La bouche est sphérique et pleine. La matière est phénoménale et vient en couches comme une succession de vagues. Les tannins sont croquants et la texture splendide, meme si ce vin est en l’état moins expressif et jouissif que le précédent. Il aura besoin de temps et donnera assurément un vin d’exception.La Tâche
Le nez est incroyable d’intensité, sur les fruits rouges, d’une profondeur exceptionnelle, avec des notes fumées, un petit côté animal (cuir). Avec l’aération et le temps, le fruit écrasé s’intensifie, tout comme les notes fumées. Un bouquet de folie.
La bouche attaque sur des notes de cendre froide, présentant la matière la plus serrée de tous les vins bus. Un laser parfait amenant une structure soyeuse et un équilibre d’école autour d’une trilogie fruit-terre-fumée. La longueur est interminable et la tension ne fait que s’intensifier au fur et à mesure qu’on laisse du temps à ce vin exceptionnel qui en aura besoin de beaucoup avant d’être à maturité.La Romanée-Conti
La finesse des arômes est sans rival ce soir et, dans ma tête, je ferme les yeux et je pars. L’équilibre subtil entre les notes minérales, les arômes fumés, la fraîcheur végétale est indescriptible. C’est le vin qui a le plus de tout, tout en jouant sur un registre de déception positive tant on est dans la subtilité. Je n’ai jamais ressenti ceci avant ce moment.
Je n’ai pas dégusté ce vin en 2 fois au contraire des autres, laissant mes 2 gorgées pour la toute fin, comme point d’honneur à cette dégustation. Je n’oublierai jamais ce soyeux, ce velours, cette soie, cette élégance, cet équilibre, ce toucher en bouche ….et ces milliers d’autres sensations que je ne peux décrire. J’ai la chair de poule et je me sens trembler. Un moment inoubliable pour un vin qui est et sera une sommité.Corton-Charlemagne (1er millésime de ce vin issue de vignes de Bonneau du Martray)
Le nez est cristallin, avec des notes fumées et minérales, tout en élégance et clarté.
La bouche ouvre sur cette meme trame minérale, avec une rondeur qui apparaît ensuite (la DRC vendangeant ses blancs très tard), des notes de fleurs blanches, une impression de pierre fumée. L’équilibre est phénoménal et la finale sur une rétro de beaux amers est interminable. Quel coup de maître pour une premier millésime.Montrachet
Un nez fumé, tout en tension et finesse, ouvrant sur un fruit exubérant avec l’aération mais tout en contrôle et équilibre entre opulence et finesse soyeuse.
La bouche est d’une richesse folle, presque liquoreuse, puis vient la tension et l’amertume, amenant une complexité en couches, un jus goûteux et intense, un équilibre jamais ressenti sur un blanc et une finale interminable. Une perfection de vin !Que dire de plus …. Un moment privilégié dans la vie d’un amateur de vin.
- 19 octobre 2022 à 13h57
- in reply to: Buenos Aires 19 oct 2002 23h, dégustation des meilleurs malbecs
Cette dégustation a aujourd’hui 20 ans. Elle a amené une des plus belles amitiés qu’il soit, bien au delà de ce forum, qui continue lui aussi à évoluer comme il se doit. Quel beau souvenir en ce 19 octobre !
- 13 juillet 2022 à 11h53
- in reply to: party time & quelques bt avec le ZWTG
La raison pour laquelle il boit encore ce type de vins est que c’est moi qui l’ai amené. En soi, pas un mauvais vin mais il souffre de toute comparaison. Et j’ai acquis ces bouteilles bien moins chères que leur prix actuel. Le Gevrey VV 2019 m’a également plu dans un autre registre.
- 26 février 2022 à 11h55
- in reply to: Do you like liker ? Du vin à l’ère de FB et d’Instagram
Pour ceux qui sont sur IG, allez voir la dernière vidéo de « The Angry Somm » où il a fait un montage de 3 minutes parodiant une scène de film liée à Hitler et la présentant comme la désolations d’un domaine vis-à-vis des appréciations de Parker et Galloni. C’est à mourir de rire et ça fait du bien ces jours: https://www.instagram.com/tv/CaanAJYgvu_/?utm_medium=copy_link
- 26 février 2022 à 1h16
- in reply to: Château d’Yquem
Heureux et honoré d’avoir été convié au lancement d’Yquem 2019 par le caviste Berthaudin Vins à Genève, en présence de la maîtresse de chai du château Sandrine Garbay. L’événement s’est tenu au restaurant La Micheline, et fut sublimé par la cuisine du chef Andrés Arocena.
Sur de succulents Tapas (croquetas de jambon ibérico de bellota / feuilleté au paprika, céleri rave, anchois de Cantabrie, brioche maison / foie gras poêlé & coing, nous dégustons Yquem 2019.
Nez de cire d’abeilles, de fleurs blanches, d’abricots de de nougat.
La bouche est tendre, ciselée, avec une belle amplitude aromatique et de la fraîcheur, une rétro sur l’abricot. Ce qui me surprend le plus est cet équilibre parfait et cette complétude du plus jeune âge.Nous attaquons l’entrée, une sériole teriyaki à la flamme, tarama & avocat, salade d’algues et kimchi, et goûtons « Y » d’Yquem 2017, issu d’un assemblage inédit de 75% Sauvignon Blanc et 25% Sémillon.
Les arômes sont ancrés dans ceux du Sauvignon, avec une touche de gentiane.
La bouche est tendre, ronde (il y a 5g/l de SR) et sur un beau fruit.Vient le plat, un magnifique suprême de volaille fermière farci aux truffes, salsifis au porto blanc, millefeuille de betterave, jus au vieux vinaigre de Xérès … et Yquem 2015. Un millésime exceptionnel pour le château.
Le nez est magnifique, riche et complet. Belles notes de pain grillé, d’abricots, de poivre blanc. Superbe de complexité !
La bouche est large, se dévoilant en couches successives, complexe, goûteuse, longue et magnifique d’équilibre. On ne peut qu’adorer.On nous sert un 2e vin en parallèle, Yquem 2007. D’un millésime plus compliqué, où le botrytis abondant n’a pas eu le répondant d’un matériel végétal fort moyen.
Le nez est plus ténu, sur des notes de thé noir et de bergamote.
La bouche ouvre sur une légère amertume, plus large que longue, avec son charme mais manquant de profondeur. L’accord sur le suprême fut par contre idéal.Viennent fromages et un superbe tartare tropical, sorbet hibiscus-passion et meringue suisse … et Yquem 1999, millésime moyen mais que le château semble avoir sublimé.
Le nez a un petit côté caramel et caustique, avec une belle impression de fraîcheur.
La bouche est croquante, portée par une belle acidité une touche d’abricot sec et de la sapidité. J’aime beaucoupNous finissons sur Yquem 1996, un millésime que tout oenologue rêve d’avoir.
Le nez est sur le thé noir, fondu et épanoui.
La bouche reprend ces notes de thé, avec une belle acidité, fondue, équilibrée et croquante. Cela chatouille les papilles !En résume, un magnifique voyage à travers 3 décennies d’Yquem et sur la cuisine d’un chef qui va faire des étincelles
- 11 février 2022 à 10h57
- in reply to: ZWTG & une guest star parisienne
Les Rinaldi(s) en 2008, ce sont des merveilles de finesse et de jouissance …
- 24 janvier 2022 à 2h24
- in reply to: Domaine de la Rochette, Jacques Tatasciore
2015 aura l’avantage de quelques années en bouteille et même si J. Tatasciore les lance sur le marché une fois prêts à boire, je pense que quelques années leur feront du bien.
- 24 janvier 2022 à 1h45
- in reply to: Domaine de la Rochette, Jacques Tatasciore
Claude, 2 amis et moi avons cette semaine eu la chance de déguster et d’apprécier quelques vins de Jacques Tatasciore. Un restaurant zurichois qui tient à ses allocations et refuse de céder aux sirènes d’acheteurs. Y venir dîner nous a permis de combiner amitié, grands vins et excellente nourriture. Tous les vins sont des Pinots Noirs. Claude est allé les ouvrir au restaurant 90 minutes avant notre premier verre et a justement décidé de ne pas les carafer.
CR:
Les Margiles 2017
Le nez présente de belles notes de fruit mûr, sur la cerise, une touche subtile mais présente de café et d’eau de vie. Au fil de la soirée, un certaine fraîcheur apparaît. C’est un beau nez mais, en comparaison avec d’autres vins de la soirée, encore en manque de plénitude, de volume et de complexité.
La bouche me plaît beaucoup. Suave, avec un touché magnifique, une légère impression de toasté (élevage), portée par une belle amertume. La longueur est moyenne, tout comme la complexité à ce stade. Un vin qui méritera plusieurs années de patience mais qui me semble avoir tous les ingrédients pour devenir grand. Mon 3e vin de la soirée.
Les Rissieux 2017
Le nez est hyper sensuel, des notes de ronce et donc plus frais, mais une persistance métallique tout au long de la soirée me dérange un peu. Avec le temps, il dégage également des arômes de chat masala.
La bouche est splendide. Un volume plus important, ronde et sphérique, avec un touché splendide, portée par une belle amertume. Pendant la première demi-heure la finale parait fuyante mais elle gagne en profondeur au fil de la soirée. Au final mon 2e vin de la soirée, principalement pour cette bouche d’une sensualité d’école.
Les Chypres 2017
Le nez présente une légère réduction qui s’évapore rapidement. Des notes mélangeant fruits et végétal noble, très propre et qui au fil de la soirée gagne en richesse, en charme, avec des notes de cerise et moka. Magnifique équilibre.
La bouche est indescriptible. Se déployant en couches, chacune plus intense et complexe que la précédente, d’une finesse incroyable, portée par une amertume qualitative, avec un touché de bouche d’un soyeux digne des plus grands. La longueur est magnifique et l’ensemble gagne en complexité au fil de la dégustation. Ce vin, mon préféré de la soirée, a quelque chose d’un grand Chambolle Les Amoureuses.
Les Virgas 2018
Un vin qui sort, je crois, pour la première fois. Je l’ai nettement moins aimé à ce stade de son évolution. Très toasté, sur des notes de café intenses, qui occultent le fruit, pourtant qualitatif.
La bouche persiste sur ce côté toasté, marquée par le bois. Un peu dans tous les sens, avec un fruit et une belle amertume, mais fuyante et bloquée par ce carquois. A revoir dans quelques années.Au final, une marque de fabrique avec un touché de bouche qui n’a rien à envier aux plus grands Chambolle, des arômes mûrs et des équilibres sur la suavité. Chypres 2017 est 2 niveaux au dessus des autres ce soir et un vin qui m’a ému. Si je tombe sur Rissieux et Margiles, je sauterais dessus sans trop d’appréhension. Virgas me laisse quelque peu dubitatif.
Une magnifique soirée digne d’un dry January !
- 23 janvier 2022 à 14h49
- in reply to: Domaine Georges Mugneret-Gibourg, Vosne-Romanée
Passage au domaine l’automne passé, toujours un énorme plaisir gustatif et d’amitié. La nouvelle maison d’hôtes attenante prend forme (je n’ai pas demandé s’il y aura des Chaignots dans le mini-bar ;-). Notes succinctes de quelques 2020 sur fût.
Vosne Romanée: beaux arômes de violette, une bouche tendue, large, déjà très goûteuse et finissant sur une belle longueur. Un Villages toujours au top.
Vosne Romanée La Colombière: le nez est assez similaire au Villages précédemment cité, avec une touche de camphre. Plus floral mais également plus salin, avec un volume en bouche encore plus important. Dans le même style mais un plus par rapport au Villages « simple »
Nuits-St-Georges Les Chaignots: un nez terrien, ancré dans sa terre, avec toutefois une touche de violette. La bouche est splendide, large et longue, tapissant le palais, en couches et d’une complexité naissante ahurissante. J’adore.
Echezeaux Grand Cru: nez parfumé, quasi aérien. La bouche est croquante, très fraîche, soyeuse et d’une longueur remarquable. Quelle classe !
Ruchottes-Chambertin: le nez est plus profond mais moins expressif à ce stade. La bouche est parfumée, avec un petit goûter de noisette, longue et noble. Ce Ruchottes doit se faire mais il a tout pour devenir stratosphérique.
Clos Vougeot: un nez encore plus en dedans que le Ruchottes mais d’une profondeur remarquable. La bouche est la plus puissante de tous les vins dégustés, tannique mais en restant équilibrée et d’une complexité naissante qui va donner un tout grand CV.
Comme à son habitude, rien à redire, rien à jeter. Un touché en bouche qui est sublime et des équilibres de folie pour ce très beau millésime.
- 23 janvier 2022 à 14h32
- in reply to: Domaine Gérard Mugneret, Vosne-Romanée
Claude,
je suis passé au domaine quelques semaines plus tard, dans la « fenêtre de dégustation » comme dirait Pascal. Par contre, il n’a pas pu tout ouvrir au vu des faibles quantités (et cela va perdurer pour 2021). Notes succinctes des 2020 sur fût.
Bourgogne: côté bonbon anglais, frais et croquant, trame acide, jolie finale
Bourgogne Rouges Champs: plus profond que le Bourgogne ordinaire, un petit côté encore poussiéreux, beau croquant en bouche
Vosne Romanée Quatrains: on sent la rafle, mais aussi le fruit rouge, et cette transe acide qui porte le vin
Vosne Aux Vigneux: une parcelle sous Suchots. La rafle, un beau fruit tendu une bouche goûteuse et longue. Un plus par rapport à la cuvée précedente
Vosne Romanée Cuvée Précolombière: superbe fruit, note de guimauve, les tannins sont fins, la bouche est salivante sur un fruit mûr et une trame d’une magnifique finesse. Excellent. Mon favori des Vosne Villages
Vosne Romanée Les Suchots 1er Cru: un vin tout de soie vêtu, à forte connotation minérale, soyeux, long et salivant. Une beauté en tous points
Chambolle Musigny Les Charmes 1er Cru: plus floral, aux tannins sablonneux, avec une belle tension et finesse
Echezeaux Grand Cru: quel vin ! Fruit mûr, parfumé comme il se doit, sphérique en bouche, tannins marqués mais de belle texture, sapide, salivant et quasiment jouissif en finale. Le meilleur jamais goûté à ce stade chez lui
Je ne peux pas parler des vins que je n’ai pas bu, mais il y a une progression qualitative à travers la gamme qui est indéniable. Je suivrai toutefois d’assez près l’évolution de cette recherche de fraîcheur à tout prix car il ne faudrait pas que cela devienne l’objectif final au détriment de l’équilibre et de la complétude des vins.
- 14 janvier 2022 à 21h42
- in reply to: Podere San Luigi
Peut-être, comme moi, auras-tu la chance d’en retrouver aux enchères, et à un prix doux vu que ce n’est pas un vin qui parle aux acheteurs typiques. Une des grandes révélations des débuts de LPV assurément.
- 2 janvier 2022 à 16h39
- in reply to: Domaine Rossignol Trapet, Gevrey-Chambertin
Tu laisses tes vins découcher maintenant…. tsss tss tss ;-).
Content de lire que les 2002 sont encore au top, je ne vais pas me presser d’ouvrir mes 2005 & plus récents (j’adore le domaine) !