Anthony Corbaz

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  • Anthony Corbaz
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    A mon avis, c’est à boire et cela ne va pas s’améliorer (j’ai amené la bouteille et ai d’autres 2013 d’eux en cave).

    Anthony Corbaz
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    CR: Domaine des Landions – Les Cailloutis 2018

    Bouteille ouverte 4h avant et gardée debout à 15 degrés.

    Un nez qui pinote, coulis de petits fruits, touche de ronce, côté floral, une pointe d’élevage qui disparaît avec l’aération. Ce que j’aime le plus est cette fraîcheur et cette vivacité.

    La bouche garde cette fraîcheur, portée par une belle amertume. Le fruit ressort bien; il me semble plus prononcé que sur ses cousins bourguignons mais jamais trop marqué. Belle finale tout en énergie.

    Très beau vin! Il manque encore un peu d’étoffe et de complexité mais ce vin est encore jeune.

    Merci Tony pour avoir révélé ce beau domaine!

     

    Anthony Corbaz
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    Quelques uns d’entre nous voulions ouvrir un CR: Domaine Christian Clerget, Chambolle-Musigny 1er Cru Les Charmes, 2016 afin de vérifier où il se situe après 5 ans dans un millésime qualitatif mais difficile suite aux forts gels printaniers.

    Belle robe translucide rouge carmin.
    J’adore ces arômes de fleurs fanées, de roses séchées, de petits fruits rouges mûrs, de parfum élégant tout en restant terriens. Un vrai Chambolle !
    La bouche est vivante, d’un bel entrain, goûteuse tout en gardant ce côté velour soie, et d’une belle fraîcheur.

    Très belle bouteille, au plaisir plus abouti que certains 2012 et 2013 bourguignons ouverts ces derniers temps !
     

    Anthony Corbaz
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    Un 2019. Je vais demander au maestro de modifier son titre 

    Anthony Corbaz
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    Même impression que notre Claudius ce soir.

    Un vin servi dans des conditions de dégustation humides et chaudes.
    Belle aromatique sur la cerise noire, trame d’amertume sur la ronce et bel équilibre malgré cette touche de sucrosité liée au millésime.
    Il n’a pas la base acide pour évoluer, donc le boire sur le fruit.

    Anthony Corbaz
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    Alex, c’est exactement ça. 

    Anthony Corbaz
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    Extrait de la dégustation du demi-siècle: CR: Don Px Convento 1946

    Don Px Convento 1946 x Partagas Lusitanias 1998 … comment ne PAS redescendre sur terre tout en préparant un retour à la vie épicurienne. Certes, l’accord n’est pas celui que prônerait les puristes mais j’ai adoré cette combinaison entre un vin « blanc » de 75 ans, qui nous survivra tous, avec ses arômes caractéristiques de fruits secs, de balsamique, de touche oxydative, de réduction de jus de viande, cet équilibre de folie et qui continue même à sentir bon 24h plus tard, avec un module vintage qui s’était intégré et harmonisé comme je n’avais jamais ressenti dans un cigare. Quelles magnifiques 2 heures passées au jardin en refaisant le monde … et la journée. Et cela ne laissait présager que du bon pour la soirée à venir ….

    Anthony Corbaz
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    Extrait de la dégustation du demi-siècle: CR:Richebourg 1999 Domaine de la Romanée Conti

    Richebourg 1999 La Romanée Conti … un autre vin qui a émergé des mes réflexions entre une RSV, une Tâche, un vin de Leroy. Et finalement je me suis dit mieux prendre Richebourg dans un grand millésime où on le dit concurrencer les autres vins du domaine. Clin d’oeil également au 1999 de la RSV de Confuron que Claude m’a servie quelques fois et qui fut ma première grande émotion en Bourgogne, et au Richebourg car nous n’avions bu qu’un 2000 de Liger-Belair et il fallait un jour retremper nos lèvres dans un tel cru. Donc Richebourg 99 de la DRC … quel nez, quel bouquet, quelle finesse sur les fruits, les fleurs, le végétal noble, le poivre rose. Un kaléidoscope d’arômes qui dépasse de loin ma capacité de discernement. La bouche est incroyablement mûre mais fraîche, gustative avec l’impression de déguster un plat d’un grand chef. Tout dans ce vin est magique et j’ai posé mon stylo afin de profiter de ce moment unique, un moment auquel j’avais longuement rêvé, celui de trouver le Saint Graal du Pinot Noir …

    Anthony Corbaz
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    Extrait de la dégustation du demi-siècle: CR: Haut-Brion 1989

    Haut-Brion 1989, une évidence de l’avoir dans cette dégustation tellement j’en ai entendu parler et tellement je me suis dit qu’un jour je le goûterai. Claude a parfaitement résumé ce vin. Si nous avons pris environ 30 min pour chaque verre précédent avant que je révèle le nom du vin, celui-ci ne nous a demandé que 5 minutes tellement il était parfait …. et il n’y avait presque rien à dire si ce n’est, en silence, d’apprécier ce moment irréel. Mes notes disent « nez de petit lait, tout est intégré, cassis, herbes … un nez d’une profondeur et d’une complexité encore jamais vues sur un Bordeaux. La bouche est immense, fine, fondue, avec un goût de viande, interminable ». Mais ce qui a vraiment marqué fut cette plénitude, ce cube de 10 x 10 x 10 rempli de 1000m3 de perfection et d’intégration. Immense, que dis-je stratosphérique …

    Anthony Corbaz
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    Extrait de la dégustation du demi-siècle : https://lapassionduvin.com/degustations-eclectiques/51230-le-tasting-du-demi-siecle#1155204

    CR: Giacomo Conternoo – Monfortino 2008

    Monfortino 2008 …. Mon Dieu ce que j’ai débattu avec moi-même avant l’achat de cette bouteille …
    Conterno ou Giacosa ? Quel millésime ? Quel format ?…
    … J’ai en fin de compte suivi mon intuition de vouloir une fois goûter Monfortino et le prendre sur un de mes millésimes de cœur, 2008.

    La bouche était une alcôve de fruits, intense, avec une note éthérée surprenante, des herbes, de la terre, des notes balsamiques et cette odeur de lard fumé. Cette bouche est splendide, charnue, aux tannins incroyablement soyeux et d’une longueur.
    Un Barolo de légende !

    Anthony Corbaz
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    Extrait de la dégustation du demi-siècle: CR: Musigny Vieilles Vignes 2002

    Comte de Vogüe Musigny Vieilles Vignes 2002. Je suis un grand amateur de Chambolle, et j’avais eu une fois l’occasion de tremper mes lèvres dans un ancien millésime. Est-ce que 2002 serait trop jeune, trop peu solaire, trop ci, trop ça ? Je m’en fichais un peu mais je me suis quand même levé aux aurores pour décanter la bouteille et ensuite pris la décision de le retarder dans l’ordre de service afin de lui donner le temps de s’exprimer.

    Envouté par ce nez frais, parfumé, qui pinote sur un végétal noble, cette minéralité, cette note de poudre de riz, cette menthe poivrée, ce fruit rouge, cette cerise …. Une bouche ciselée, à l’acidité parfaitement maitrisée et qui finit sur de la soie. Tout cela se fondera dans les 15 années à venir et donnera une légende.

    Anthony Corbaz
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    Extrait de la dégustation du demi-siècle: CR: Crichët Pajé 1985

    Crichët Pajé 1985 fut mon achat 100% risque de la dégustation. Risqué car aucun critique n’avait commenté ce millésime, certes spectaculaire au Piémont, mais où Crichët n’était encore qu’un vin de table. Risqué car acheté à un particulier. Mais je savais que Claude ne jurait (plus) que par Roagna et que c’était un challenge à prendre. « Crichët Pajé » signifie « le haut de petite colline » en piémontais et remporte assurément le prix de l’étiquette la plus moche. Mais aussi celui du vin le plus fou de notre dégustation. Un Roberto Benigni du vin !

    Quelle énergie dans ce nez ! Il trahit son origine piémontaise par ce côté écorce d’orange, herbes macérées, mais quelle fraîcheur, quelle matière, quel équilibre mariant des tannins encore présents et une sensualité folle, quelle longueur. Un grand vin tout simplement … après 36 ans !

    Anthony Corbaz
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    Extrait de la dégustation du demi-siècle: CR: La Mission Haut-Brion 1978

    La Mission Haut-Brion 1978 fut un achat spontané lors d’une vente aux enchères. J’étais plutôt parti sur un Cheval Blanc 1982 que je voulais toujours boire, mais certains CR d’un vin devenu moyen m’en ont dissuadé. Le domaine m’avait averti que ce 1978 était sur une pente descendante et m’encourageait à ne l’ouvrir que juste avant la dégustation. Bien m’en a pris de lui laisser 3h d’aération car il n’a fait que s’améliorer au fil de la matinée.
    Ce qui m’a marqué et m’a conquis fut ce nez terreux, terrien, mariant finesse et intensité, amenant sur une bouche soyeuse, aux tannins hyper fins et patinés et une finale incroyablement longue. Ce côté fumé, tant au nez qu’en rétro-olfaction, et cette note d’eucalyptus lui donnaient un supplément d’âme. Magnifique Bordeaux rive gauche à pleine maturité.
     

    Anthony Corbaz
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    Extrait de la dégustation du demi-siècle: CR: Krug Collection 1990

    Krug Collection 1990 est le millésimé « late release » du domaine, gardé plus de 25 ans dans les caves de la maison avant d’être embouteillé et mis sur le marché. 1990 fut un millésime chahuté, rythmé par un hiver doux, des gelées en avril, un printemps frais et un été chaud.

    J’ai adoré sa magnifique couleur or, son nez hyper pur, ses arômes légèrement oxydatifs sur la pomme, son côté exotique, sa bouche tendue, son aspect minéral et, la raison pour laquelle je suis fan de Krug, la qualité de sa bulle. Sa longueur fut magnifique et je suis un conquis par ce type de champagne combinant un certain bagage avec une fraîcheur toute juvénile.

    Anthony Corbaz
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    Extrait de la dégustation du demi-siècle: CR:Château Le Gay 1982

    Et, n’ayant pas ton vécu par rapport à Le Gay 1982, je l’ai personnellement trouvé au top, presque encore jeune, avec du peps et une finale magnifique. En tout cas je ne regrette pas cet achat.

    Anthony Corbaz
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    Extrait de la dégustation du demi-siècle: CR:Château Leoville Las Cases 1985

    J’ai adoré le Las Cases 1985. Ayant hésité avec le 1990, je suis content que le 1985 fut si expressif, au sommet, tellement charmeur avec ses arômes tertiaires.

    Anthony Corbaz
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    Extrait de la dégustation du demi-siècle: CR: Lynch Bages 1971

    J’ai plus apprécié le Lynch Bages 1971, probablement car un peu ému qu’un vin de 50 ans puisse procurer de telles sensations, même s’il était clairement sur la pente descendante. Et que ce n’est clairement pas le meilleur rive gauche du millésime.

    Anthony Corbaz
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    J’adore et je constate que telle dégustation demande de la préparation, de la recherche, du temps et beaucoup de nuits blanches à penser que le fleuron de la soirée pourrait être bouchon …. on a fait le même chemin de réflexion et d’approche ;-). Encore félicitations pour cet exercice !

    Anthony Corbaz
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    Même ressenti et émotion avec ce vin voilà quelques semaines ! Un grand vin !

    Anthony Corbaz
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    J’avais lu 28 mois en grands fûts de chêne, ce qui en lui-même ne veut pas dire élevage moderne, mais ce côté asséchant mélangé avec un fruit tapageur détonnait fortement dans cette dégustation.  

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