Tophe

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  • Tophe
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    Sideway, ce devait être l’un des tous premiers millésimes d’Alain Labet. Clairement un chardonnay ouillé, et clairement loin du style habituel des Côtes du Jura blanc du Sud-Revermont de cette époque. Après, était-ce un choix déjà réfléchi? Je n’en sais rien, une visite chez Labet est prévue dans un mois j’essaierai d’en savoir plus. Pas de mention de parcelle sur l’étiquette comme tu peux le constater sur la photo. En tout cas c’était très bon, et honnêtement, bien que tenant en haute estime la production Labet actuelle, je n’attendais pas ce 79 à ce niveau.

    Ce quatuor de chardonnay 79 s’inscrira de toute façon dans mes grands moments de dégustation de cette année. Bien que convaincu depuis longtemps des grandes capacité de garde des Jura, ce fut d’abord la bonne surprise de découvrir ces 4 vins encore au top (le Labet commençant à aborder le crépuscule de son existence quand même), et puis ce festival avec ces 4 expressions si différentes, et aussi le plaisir de faire découvrir ces vins à d’autres dégustateurs. Le Jura réserve encore bien des surprises… Je suis définitivement addict à ce vignoble.
    Concernant l’anecdote sur Metternich, elle a été largement utilisée dans la littérature promotionnelle du Château Chalon, elle fut longtemps reproduite sur les contre-étiquettes de la Fruitière sous des présentations diverses.

    Jean-Bernard, il me semble que l’explication est la suivante: il fut un temps (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître) où les bouteilles jaugeaient 75 cl pleines à ras bord, les contributions indirectes ou la répression des fraudes , ou je ne sais quelle administration, ont judicieusement fait remarquer que le consommateur se faisait léser, puisqu’avec avec le petit peu d’air et l’espace du bouchon, il n’y avait en réalité que 73 cl. Le temps que les verriers se réadaptent en faisant des bouteilles de 77 cl à ras bord, qui contenaient donc effectivement 75 cl de liquide, les vignerons ont du spécifier sur leurs étiquettes « 73 cl ». C’est en tout cas ce que j’ai cru comprendre en discutant et lisant de ci de là. A vérifier plus rigoureusement.
    A noter que la bouteille de Labet n’était pas une jurassienne, mais une bourguignonne, ce qui n’était pas du tout rare à l’époque.

    Tom, j’ai vraiment eu l’impression que les deux rouges étaient morts, probablement dû aux conditions de conservation (achat aux enchères). Peut-être aurais-je effectivement ne pas dû les vider tout de suite à l’évier. mais là ils étaient quand même gravement atteints. Je suis d’accord avec toi, parfois il faut leur laisser une seconde chance. J’ai le souvenir d’un poulsard 1973 de Bacchus bu l’an dernier. Il n’était pas mort, mais fermé à l’ouverture, peu causant. 24h plus tard, il s’était magnifiquement ouvert et avait rajeuni de 15 ans. Assez incroyable, mais vrai. Un beau souvenir. A la réflexion, le la Pinte 79 était réellement sans espoir, le Bouilleret aurait mérité qu’on le regoûte le lendemain.

    Hubert, ma petite tristesse à moi c’est qu’on ne puisse pas déguster ensemble à nouveau ce printemps dans le Jura. Mais ce n’est que partie remise ! Mon blog a été un joli feu de paille, j’étais assez content de ce Crazy Yellow, mais ça devenait une contrainte… c’est beaucoup de boulot, et il n’y a pas que les écrans et les claviers dans la vie…

    Merci à tous de vos retours qui enrichissent ce post.

    Cordialement,

    Tophe

    Tophe
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    Salut Matthieu,

    Pour moi, le taux de déconvenue à l’aération longue est très faible. J »ai l’habitude aussi d’ouvrir les jaunes plusieurs jours à l’avance… En gros, 3-4 jours pour un vin jeune, une seule journée pour de plus vieux clavelins. Pour la dégustation ci-dessus, le délai d’aération a été très court, pour des questions d’organisation.
    En général, je trouve que les jaunes ne peuvent que gagner à l’aération, et ce 79 de la Fruitière est l’exception qui confirme la règle. J’ai été surpris de constater à quel point il avait perdu en 4 jours, c’est le premier cas que je constate à c e point là, mais déjà le soir même de l’ouverture la puissance en bouche était curieusement en dessous par rapport à ce que l’on peut attendre d’un Château.
    Concernant le 2e point que tu développes, je ne peux qu’approuver. D’autant que ces fichus clavelins nous grugent déjà de 13 cl… :)o…
    J’ai cependant courageusement et à titre expérimental mis de côté il y a maintenant presque un an un bon fond de bouteille de vin jaune 89 de Pierre Overnoy, monstrueux de puissance lorsqu’il fut dégusté aux lpviades du vin jaune 2010… Objectif: le regoûter après l’avoir oublié un an, pour vérifier ce que j’ai entendu dire parfois sur des clavelins laissés ouverts pendant très longtemps et n’ayant rien perdu de leurs qualités….
    (Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour l’avancement de la science…:D)

    A plus…

    Tophe
    Participant

    Bonjour Tom…

    Je suis désolé, je n’ai rien trouvé dans mes archives qui puisse correspondre à cette collerette.
    Elle est pourtant assez spécifique, ce n’est pas un écusson par exemple qui est une collerette générique utilisée par plusieurs vignerons, je pense que si quelqu’un a, ou a vu passer, une bouteille complète du même type, l’identification pourrait se faire facilement. Je te fais un MP avec le nom de personnes qui voient beaucoup de vieux clavelins et qui pourraient peut-être t’aider.

    Cordialement,

    Tophe

    Tophe
    Participant

    Crémant de bourgogne brut blanc de blanc L. Vitteaut Alberti, Rully

    Bulle fine, finesse au nez et en bouche, une acidité qui rentre bien dans le tableau.

    Saint Aubin 1er cru 2008 Murgers les Dents de Chiens Domaine Larue, St Aubin

    Nez assez discret, un peu citronné, des notes végétales, léger grillé. La bouche est tendue, avec une certaine verdeur. Peu de volume, c’est assez simple et jeune et ça finit court. Surprise à la découverte de l’étiquette de voir ce vin en premier cru.

    Meursault 1er cru Charmes 2001 Bouchard Père & Fils

    Bois bien intégré, vanille, beau nez ouvert, ça meursaulte au nez comme en bouche avec une belle acidité au nez comme en bouche. J’aime bien le nez ouvert et boisé avec classe, on part ensuite sur des fruits jaunes. La bouche est grasse, avec un volume correct, un peu court quand même pour un Charmes.
    Petit débat au sein de l’assemblée (sans réponse définitive) pour savoir si c’est un vin du domaine ou du négoce.

    Corton Charlemagne 2000 Domaine Rollin Père & Fils

    Un vin sévèrement et irrémédiablement bouchonné.:X

    Volnay 1er cru Clos de la Bousse d’Or 2007 Domaine de la Pousse d’Or

    Très beau nez, puissant, sur la framboise, des notes fumées, c’est gourmand, un peu confituré. En bouche, plus strict dans l’attaque, puis un beau volume, avec des tannins présents mais pas gênants, de la matière, moins de fruit que ne le laisse présager le nez. Le nez reste fruité et évolue sur la cerise.

    Pinot noir « F » 2004 AOC Alsace Domaine René Fleith-Eschard et fils (Vincent Fleith), Ingersheim

    Le nez est moins spectaculaire, moins avenant, avec un côté terreux, peu de fruit. Le vin semble encore jeune, l’attaque en bouche est souple, il y a de la matière, mais la finale est tannique. Peu de plaisir en l’état. S’est ouvert timidement en fin de session, aurait probablement dû être carafé.
    Erreur de casting pour ce pirate (mon apport), que j’attendais plus sur le fruit, tel que je l’avais goûté il y a un an. Une parcelle de pinot noir sur le grand cru Furstentum, non revendiqué pour cause d’AOC, élevé 18 mois en barriques. Au jeu de l’identification, on a bien senti la difficulté à le localiser sur une AOC, mais personne n’est sorti de la Bourgogne.

    Vosne Romanée 2007 Méo-Camuzet

    Nez ouvert, à point, fruité et fin. Ca manque un peu de matière et de finesse en bouche.

    Pommard 1er cru 2000 Les Chanlins, Domaine Monthelie-Douhairet-Porcheret à Monthelie

    Des notes d’évolution, mais toute la jeunesse n’est pas partie, avec des petits fruits rouges confiturés. Superbe équilibre, belle acidité, tannins fondus, belle matière.

    Nuits St Georges 1er cru 2001 Les Porrets St Georges, Domaine Henri Gouges

    Nez évolué, un côté torréfié, épicé, peu de fruit. Presque cacaoté au bout d’un moment. En bouche, il ne fait pas ses dix ans, c’est assez raide, avec du tannin qui accroche aux gencives. A attendre encore.

    Mon top 3:
    J’ai beaucoup hésité entre le Volnay et le Pommard pour mon vin préféré, les deux me semblant au même niveau de qualité. Ce sera finalement le Volnay, dont j’ai beaucoup adoré le nez.
    En 3, le Meursault, même si on aurait pu s’attendre à mieux pour un Charmes 2001 de Bouchard.

    Pas de coup de cœur boulversifiant, mais encore une belle déguste, vivement la prochaine…

    Tophe

    Tophe
    Participant

    La 2e rencontre de LPV Franche Comté s’est tenue ce samedi 2 avril… On est allé faire un tour en voisins du côté de la Bourgogne…

    Plus de détails ici…

    Tophe

    Tophe
    Participant

    Une dégustation intéressante, mon vin préféré a été le Volnay 2007 Bousse d’Or, un avis semble-t-il partagé par pas mal de participants…
    Commentaires plus détaillés plus tard, lorsque je pourrais à nouveau disposer dans de bonnes conditions d’un ordinateur, le mien venant de rendre l’âme brutalement.

    Tophe

    Tophe
    Participant

    Ca me dit quelque chose, mais de mémoire je ne vois pas, et je n’ai pas accès pour l’instant à mon fichier de photos de vieux clavelins…
    Dès que possible je ferai une petite recherche….

    Tophe

    PS: Est-il possible d’avoir une photo plus grande? En cliquant dessus on tombe sur la page d’accueil de LPV…

    Tophe
    Participant

    Merci du tuyau Franck!
    Je vais voir ça.

    Tophe

    Tophe
    Participant

    Bonjour,

    Je recherche 2 bouteilles d’Arbois trousseau 1999 les Bérangères de Jacques Puffeney, dans l’optique d’une future dégustation centrée sur ce cépage et ce millésime. Si vous avez des pistes à me suggérer ou des propositions à me faire, me contacter en MP. Achat ou échange, à convenir. Merci d’avance.

    Cordialement,

    Tophe

    PS : Je sais bien qu’il y a une section dédiée à ce genre de message, mais je me dis qu’en doublant mon post ici, j’aurais plus de chance de toucher ma cible. J’en appelle donc à la mansuétude des administrateurs… c’est pour la bonne cause! 🙂

    Tophe
    Participant

    Pour moi pas de Léon qui tienne… J’ai déjà vu passer des Louis Cartier dans des ventes, pas de Léon. Et l’étiquette de la mirabelle précise bien Louis…

    Après si ça se trouve, Léon était le père de Louis, ce qui leur a évité de faire imprimer une nouvelle étiquette! 😀

    Tophe

    Tophe
    Participant

    Bonjour à tous,

    Un beau salon ma foi que ce Nez dans le Vert avec une palette intéressante de vignerons, une ambiance conviviale, et un cadre magnifique : le domaine de la Pinte, ses immenses caves voûtées, son jardin, et les vignes autour… Les petits bémol : mieux valait arriver tôt pour déguster tranquille, en fin de matinée puis en milieu d’après midi ça commençait à se bousculer. Et je rejoins l’avis de Chris sur le problème de température du vin et d’éclairage, qui n’ont pas permis de profiter au mieux des dégustations.

    J’ai goûté surtout les blancs ouillés, étant contraint pour des raisons professionnelles de laisser mes camarades finir le tour des rouges et des oxydatifs sans moi.

    Un tour d’horizon non exhaustif, je me tiendrais à quelques vins ou domaines qui ont plus retenu mon attention.

    Le savagnin ouillé 2005 de la Pinte, au nez très ouvert, sur le fruit mûr, les fruits secs, un bel équilibre, puissant, un peu chaud en finale.

    Un beau chardonnay En Percenette 2008 de chez Pignier, belle complexité, floral d’abord et fruité derrière, avec du fruit en bouche, beaucoup de finesse, une belle longueur finissant sur la minéralité, et une acidité de bon aloi, un exemple élégant de chardonnay réussi sur 2008. 14 euros quand même.

    Au domaine de la Cibellyne, je retiendrais pour son originalité un assemblage 2010 (90% chardo, 10% savagnin, complantés, récoltés et vinifiés ensemble). Original pour son côté un peu salin, réglissé, épiçé, mais l’attaque est raide. Il lui faut du temps. 9 euros 50

    Chez Pascal Clairet, le chardonnay Corvées sous Curon 2007, nez curieusement un peu oxydatif, épiçé, gros volume et concentration ; 11 euros 90.
    Et la Fleur de Savagnin 2008, beau nez floral, assez discret, l’acidité est bien présente mais s’inscrit dans une belle structure, c’est élégant avec une longue finale sur l’acidité et l’amertume.

    Chez Buronfosse, j’ai trouvé les chardonnay 2008 Varrons et Ammonites trop marqués par l’acidité pour l’instant . Plus d’atomes crochus avec Belemnites 2008, assemblage 70% chardonnay 30% savagnin ouillés, peu causant au nez, mais joli toucher de bouche suave, un vin désoiffant, équilibré, avec une belle finale et une acidité bien fondue.

    Catherine Hannoun proposait un savagnin 2009 (cuvée différente de celle déjà commentée sur LPV), au nez peu agréable (problème de bouteille ?) mais complexe et riche en bouche avec une belle finale et une bonne buvabilité.

    Au Château de Chavanes, les blancs , chardonnay 2007 assemblage 2009 et Savagnin 2006 étaient trop marqués par le bois à mon goût.

    Grosse affluence au stand Ganevat, avec un gaillard en pleine forme et ses vins tout autant. Les 3 vins goûtés étaient tous caractérisés par la pureté, l’équilibre, des vins sans artifice, qui vont droit au but.
    Marguerite 2008 : un nez hyper-réduit mais une belle bouche tendue et ronde à la fois, belle persistance. Grands Teppes VV 2009, beau jus, droit, incisif… Chalasses VV 2009 au nez très fin, très bel équilibre, beaucoup d’élégance.

    Belle découverte du domaine Champ d’Etoiles en Côtes du Jura à Gevingey. Difficile de passer juste après les Chalasses vieilles vignes, mais leur chardonnay 2009 s’en sort très bien, avec un beau nez ouvert, floral, équilibré et une acidité bien intégrée. La cuvée Castor 2008, assemblage 50/50, présente un nez sur les fruits jaunes bien mûrs, mais sans lourdeur, presque un côté fruit exotique et une matière tendue, citronnée qui laisse la bouche bien nette. Le Castor 2009 est plus rond, avec une finale plus sur le pamplemousse. Deux exemples d’assemblage réussi, les deux cépages se complètent bien.

    Au Domaine des Dolomies, j’ai préféré le chardonnay 2009 au 2008, très tendu. Le 2009 est sur le bonbon acidulé, avec une pointe anisée, du gras, et c’est vif pour 2009.

    Enfin un savagnin original chez Etienne Thiébaut , Savagnin Pressé (2008 ou 2009 ?), très agrume, l’orange sanguine, de la minéralité, complexe et aromatique.

    Des quelques rares rouges dégustés, j’ai bien aimé le trousseau 2009 de Raphael Monnier (Ratapoil), sur la cerise et aux tannins polis.

    Je retiendrais aussi , sur les blancs, la signature particulière de 2008, caractérisé par une importante acidité et une certaine raideur. Longue garde en perspective pour les cuvées bien réussies, mais globalement assez durs en l’état actuel. Les 2009 sont généralement plus flatteurs actuellement.

    Cette dégustation en salon était un exercice nouveau pour moi. Exercice que j’ai trouvé difficile : 24 vignerons qui proposent chacuns 3 à 6 vins, il faut faire les bons choix, et ça tient un peu du marathon : pas évident de se faire une opinion définitive sur un vin en un laps de temps court, et dans des conditions de lumière et de température peu favorables, mais bon c’est la règle du jeu. Et une déception de ne pas avoir vraiment eu de coup de cœur… j’avais prévu un petit budget pour 2 ou 3 cartons, je suis finalement reparti les mains vides. Le trousseau de Raphael Monnier m’aurait bien plu, mais il avait déjà tout vendu.

    Cordialement,

    Tophe

    Tophe
    Participant

    Bonjour,

    Louis Cartier était effectivement situé à Poligny, a priori négociant, mais également propriétaire de vignes, notamment à Château Chalon (sauf erreur, la parcelle située dans le haut du Puy St Pierre, le long de la roche, aujourd’hui exploitée par Laurent Macle, était exploitée autrefois par Cartier et appartient toujours à ses héritiers).

    Quelques petites images (cliquer dessus pour les agrandir).

    L’étiquette du clavelin de 1959 dégusté l’an dernier auquel fait allusion Hubert:
    [URL=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=482912LCartier1959.jpg][IMG]https://img4.hostingpics.net/pics/482912LCartier1959.jpg[/IMG][/URL]

    Château Chalon 1953, Louis Cartier:
    [URL=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=244553LCartierPoligny53.jpg][IMG]https://img4.hostingpics.net/pics/244553LCartierPoligny53.jpg[/IMG][/URL]

    Ca se complique un peu: Château Chalon A. Cartier, millésime inconnu (se trouvait dans un lot des années 50). Qui est ce A? Le successeur? En tout cas c’est le même graphisme.
    [URL=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=812170ACartierannes50GP.jpg][IMG]https://img4.hostingpics.net/pics/812170ACartierannes50GP.jpg[/IMG][/URL]

    Et puis une curiosité: Mirabelle Louis Cartier, probablement années 50.
    [URL=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=414107MirabelleLouisCartier.jpg][IMG]https://img4.hostingpics.net/pics/414107MirabelleLouisCartier.jpg[/IMG][/URL]
    On ne le voit pas sur la photo, mais sur une autre bouteille de la même mirabelle (encore pleine et intacte celle-ci ;)) on peut deviner par transparence les mentions barrées. le texte complet est « Louis Cartier, propriétaire-négociant à Poligny, à Arbois et Château Chalon ».

    Pourquoi ces mentions barrées sur cette étiquette d’alcool? Pourquoi des étiquettes de Château Chalon sans mention de propriété ou de négoce? Qui est A Cartier? Il y a encore des choses à préciser, si quelqu’un a des infos elles sont les bienvenues.
    En tout cas Louis Cartier faisait partie des grands vignerons, pour l’avoir évoqué avec Laurent Macle l’an dernier, à Château Chalon sa réputation reste intacte. Et le CC 59 bu l’an dernier était très grand.

    Tom, as-tu pu avoir ce qu’il y avait sur l’étiquette de ton 1949? Etait-il question de Louis Cartier à Arbois? ce qui serait étrange pour un Côtes du Jura.
    Merci en tout cas pour ton témoignage, je partage ton avis sur le potentiel de garde parfois stupéfiant des rouges jurassiens.

    Cordialement,

    Tophe

    Tophe
    Participant

    Scoop de dernière minute: Frère Phil l’Enthousiaste sera aussi de la partie dimanche!

    La délégation aura belle allure!

    Tophe

    Tophe
    Participant

    Bon on va pas se prendre le melon pour ça, on a déjà rdonnay… :)-D

    Plus sérieusement, le melon à queue rouge est effectivement une variété particulière de chardonnay. Là où ça se complique un peu c’est que melon est aussi le terme local encore parfois utilisé dans le vignoble jurassien pour le chardonnay en général (comme certains disent encore naturé pour le savagnin).

    Donc il faut distinguer les vignerons qui en parlant de melon veulent dire chardonnay en général, et ceux qui appellent ainsi uniquement leur melon à queue rouge. Pour ce qui est de Lucien Aviet, je sais qu’il aime bien utiliser le terme melon pour dire chardonnay, mais il a aussi des parcelles de melon à queue rouge… Pour répondre à la question de toscane « Veut il dire soit Chardonnay, soit Melon, ou Chardonnay, également appelé Melon ? » eh bien on ne sait pas… 🙂 Oui je sais , c’est pas simple!

    Cordialement,

    Tophe

    Tophe
    Participant

    :S????

    Bonjour Myriam et bienvenue sur LPV…

    Pourrais tu m’éclairer sur le sens de ton intervention? J’avoue ne pas avoir compris grand chose, mais peut-être mes neurones fonctionnent-ils au ralenti à cette heure de la soirée…

    Cordialement,

    Tophe

    Tophe
    Participant

    Je comprends mieux pourquoi j’ai été déçu, n’ayant pas d’élément de comparaison, c’était la première fois que je goûtais une Chapelle tous millésimes confondus. Mon ressenti est plutôt par rapport à la réputation de la Chapelle en général.

    Cordialement,

    Tophe

    Tophe
    Participant

    [quote=Karine39]
    Hermitage 1999 Marquise de la Tourette, Delas : le vin avait été carafé 4h avant je crois mais je n’ai pas de note sur celui-ci…
    [/quote]

    C’est La Chapelle de Jaboulet qui a été le seul vin carafé, environ une heure avant qu’on le goûte si mes souvenirs sont bons. Le Marquise de la Tourette a été simplement débouché en milieu de matinée. 🙂

    Amicalement,

    Tophe

    Tophe
    Participant

    Mes impressions sur cette première session, à noter que mon regard est un peu faussé par rapport à mes petits camarades : j’étais le seul participant à ne pas déguster les vins à l’aveugle, ayant coordonné les apports et établi l’ordre de service.

    Champagne Henriot brut millésimé 1996:

    Belle robe dorée, bulle fine, nez brioché, au bout d’un moment apparaissent de fugaces notes miellées. Bel équilibre en bouche, un champagne plein et vineux.

    Viré Clessé Quintaine 2008, René Michel :

    Beau nez, expressif, avec des notes florales et de fruits blancs, à l’aveugle je serais parti je pense sur un blanc de la vallée du Rhône. L’entrée de bouche est très sympa, le vin est gras, rond, avec peu d’acidité sensible, cependant il évite la lourdeur. Une fois acquis qu’il s’agit d’un chardonnay, la tablée cherche un peu partout dans les appellations communales de la Côte de Beaune. Une découverte en ce qui me concerne que ce Viré Clessé , mais ce n’est pas style de blanc que je préfère : à mon goût un peu plus d’acidité lui aurait apporté le relief qui lui manque

    NB: J’avais récupéré les flacons vides pour un copain qui fait de la mise en bouteilles. En les rangeant le soir, je m’aperçois qu’il reste un fond de Viré Clessé, ce qui me permet de le regoûter. Le vin m’est apparu plus plat, avec la sensation d’un léger sucre résiduel qui m’avait échappé à midi, je le trouve un peu chaud en fin de bouche, avec toujours à mon goût un manque d’acidité. Beau volume toutefois, avec un nez sur l’ananas.

    Côtes du Jura La Bardette 2004, Labet:

    Beau nez riche et changeant, avec des arômes beurrés, des notes citronnées, presque sur le fruit de la passion à un moment, des touches minérales. La bouche présente un beau volume, sans faiblesse, avec une belle acidité qui complète le tableau, une acidité presque saline qui fait croire à certains que ce n’est pas un pur chardonnay. Belle longueur, à peine chaud en finale.

    Gevrey Chambertin village 2006, Jean et Jean-Louis Trapet:

    Ca pinote joliment, c’est fin et complexe au nez comme en bouche, élégant, avec une belle densité, une belle longueur, de l’équilibre, de la fraîcheur, le bois est très discret, ça se boit déjà très bien mais ce vin a encore un bel avenir devant lui. C’est la première fois que je bois une bouteille de chez Trapet, je suis séduit. J’imagine que pour en avoir, ça doit être la croix et la bannière et le portefeuille bien garni, mais une appellation communale de ce niveau, j’en redemande ! Et en imaginant ce que doivent être les grands crus de la maison, ça me fait rêver. Greg le bourguignon de la bande l’a placé en Gevrey d’entrée de jeu, je suis épaté.

    Pommard Clos des Epeneaux 1995, Comte Armand:

    Etant le seul à connaître le pedigree des vins, j’en attendais beaucoup. La robe comme les arômes tertiaires nous font repartir quelques années en arrière. Le nez est quand même assez peu expressif, la bouche est complexe, elle allie puissance mais aussi finesse, et là on voit que c’est un grand vin, mais je suis déçu par la qualité des tannins que je trouve encore trop présents et pas forcément de la plus grande qualité. Relative déception. Chapeau à Luc qui l’a identifié.

    Pic St Loup 2000 Roc des Mates, Château de Cazeneuve:

    Robe sombre et dense, avec en tout premier nez une touche animale qui s’estompera, nez poivré, du laurier, l’olive, un côté fumé, et une pointe mentholée que j’apprécie beaucoup. C’est assez violent après les pinots noirs, mais ça tient bien la route par son aspect complexe, changeant, évolutif, un vin qu’on boit avec le nez. En bouche, le bois parfois un peu trop présent sur des Cazeneuve jeunes est tout à fait fondu, un vin à maturité, mais de belle garde, car il en a encore sous la pédale. Je vais laisser mes 2005 tranquillement en cave.

    Hermitage 2000, Guigal:

    Un nez réglissé, lardé, plutôt fin, mais quelque peu marqué par l’alcool, à tel point que tout le monde part sur un VDN. On sent l’évolution en bouche comme au nez… C’est étrange cet alcool qui déséquilibre l’ensemble. La bouteille est jugée à l’unanimité comme ayant un problème.

    Hermitage 1999 Marquise de la Tourette, Delas:

    Nez viandé, fumé, cerise noire, une syrah bien travaillée… Ce coup-ci c’est Adrien qui nous trouve très rapidement l’appellation, le producteur et la cuvée… Ils sont redoutables les 3 au bout de la table… Un vin bien plein, qui remplit la bouche, aux tannins polis, rien ne dépasse, c’est fin, c’est civilisé, une valeur sûre, mais il manque de quoi s’enthousiasmer.

    Hermitage La Chapelle 1998, Paul Jaboulet Ainé:

    Ma principale déception de la journée. Sur l’étiquette, on est censé être au firmament des Hermitage… J’ai bien aimé le toucher de bouche, doux, soyeux, fin, tout en dentelle. En bouche derrière ça reste fin et c’est complexe, mais tout cela s’arrête un peu abruptement et me laisse sur ma faim. Peut-être que j’en attendais trop, mais ce vin, certes de belle qualité, ne m’a pas bouleversé. Pour résumer, je m’attendais à ce que le fossé de prix entre la Tourette et la Chapelle se traduise par le même fossé en qualité. Ca n’a pas été le cas, cela dit, il est vrai que nous ne comparons pas le même millésime.

    Ste Croix du Mont Château la Rame 1990, Réserve du Château:

    Sur ce dernier vin je ne serais pas objectif : c’est une bouteille qui depuis quelques années déjà « m’accompagne et qui jamais ne m’a trahie ».
    J’ai toujours aimé les histoires où les sans-grade en remontrent aux puissants. Et là c’est le modeste cousin de l’autre rive de la Garonne qui fait la nique à bien des Sauternes, y compris classés. Mais bon, y’a rien à démontrer, ce qui compte c’est juste le plaisir qu’il y a dans la bouteille, et il est au rendez-vous.
    La robe est orangée, évoluée, brillante, quasi lumineuse. Le premier nez dénote l’évolution : on démarre sur un côté iodé, champignonné, et petit à petit ça part en festival : le rôti, le miellé, le safran, une corbeille de fruits. En bouche, on retrouve cette complexité, agrumes, ananas, fruits jaunes, épices, il y a encore beaucoup de sucre, mais l’équilibre est là. C’est long, et ça finit par une pointe d’amertume d’une grande finesse. Un vin déjà très bon en l’état, mais je suis persuadé, non seulement qu’il se gardera encore un bon bout de temps, mais qu’il sera encore meilleur dans dix ans, lorsqu’il aura mangé un peu de son sucre, car si l’acidité est présente, elle est encore un peu camouflée. Avec un sucre moins perceptible, le vin gagnera encore en définition et en pureté. ,
    Je ne voulais pas me lancer dans une ode à la réserve du Château La Rame, mais bon, je vous avais prévenu : sur ce coup là, je ne suis pas objectif.

    Je n’aime pas noter les vins ou les classer, mais je vous cite les 3 qui m’ont donné le plus parlé hier (sans ordre de préférence):
    – Gevrey Chambertin Trapet
    – Château de Cazeneuve
    – Château La Rame

    Je voudrais souligner pour terminer l’esprit de convivialité qui a présidé à cette rencontre, entre personnes qui ne se connaissaient pas, après quelques premières minutes guindées, la glace fut vite brisée et nous nous sommes tout simplement fait plaisir autour de cette passion qui nous rassemble, c’était le but !
    Mais les joyeux convives autour de cette table sont aussi des amateurs avertis, et c’est un véritable bonheur de pouvoir ainsi échanger car pour ma part je ne viens pas seulement pour me faire plaisir, mais aussi pour découvrir et apprendre. [size=x-small]Par exemple j’en ai déjà repéré deux ou trois dont la fréquentation me permettra sûrement de combler mes lacunes dans la connaissance du labyrinthe des terroirs bourguignons.[/size] 😉

    Merci à tous d’avoir répondu présent et à tout bientôt pour la suite de nos aventures.

    Un grand merci également à tout l’équipe du Vin et l’Assiette : Bernard et Yvonne pour leur accueil chaleureux et la gentillesse avec laquelle il se sont adaptés à l’organisation de cette première rencontre, Jean et Léa en cuisine qui se sont montrés à la hauteur des deux maître-mots de l’établissement : le vin… et l’assiette.

    :)-D

    Tophe

    Tophe
    Participant

    Je plussoie sur le message de xiaohouzi… Je n’ai jamais eu affaire à cette bouteille, mais j’ai souvent entendu dire que le Château d’Arlay faisait un savagnin véritablement destiné à la cuisine.En toute logique, un savagnin sous voile destiné au jaune, n’allant pas au bou, et jugé digne d’être bu, serait reclassé en savagnin tout court et pas en vin de cuisine…
    Comme dit, le mieux pour savoir dans quel esprit est fait ce vin, est de poser la question directement à la source au producteur, et pas au caviste revendeur…

    Cordialement,

    Tophe

    Tophe
    Participant

    CR: Côte du Jura Poulsard 2009 Spontané, Sous le Monceau, Domaine Buronfosse, Rotalier. (Dégustation décembre 2010)

    Jolie robe claire, jeune, très légèrement trouble. Au premier nez, le jus de raisin, un petit renard discret qui s’estompe rapidement, les fruits rouges. En bouche, présence de CO2 bien perceptible, un carafage à la bordelaise un peu viril permet de l’éliminer facilement. Jolie bouche sur la fraise, assez vive, un peu asséchante, sans faiblesse de l’attaque à la finale, belle persistance épicée. Une petite sensation de chaleur en finale, qui équilibre l’acidité. Si le milieu de bouche est un poil asséchant et vif, ce qui est sympa c’est que la tension se relâche ensuite avec un joli retour aromatique en finale. Un poulsard jeune et fougueux, qui rue un peu dans les brancards, bien gouleyant, dans le style vin de soif « nature » (il en semble pas vraiment crouler sous le soufre).

    (Travaux pratiques en prélude à une escapade lpvienne dans le Sud-Revermont au mois de mai… 😉 )

    Tophe

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