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- 19 mars 2017 à 23h12
- in reply to: CR: LPV JuraTour : Novembre 2016 en Bourgogne (dégustation Jura)
Bonjour à tous,
Je viens compléter le CR de mon co-président avec mes notes pas toujours très précises, étant un peu pris aux fourneaux sur ce coup là…
Un duel de blancs sur une terrine de lotte, sauce aux fines herbes.
Un vin assez tendu, sur la pomme un peu blette : Arbois Chardonnay 2006 Michel Gahier sans soufre.
L’autre est un peu plus rond et un peu plus sur la réduction : Arbois Chardonnay 2006 Michel Gahier, version avec soufre à la mise.Nous enchainons sur un 2e face à face de blancs :
Un vin opulent en bouche, riche, concentré, de la matière, sur la pomme vanillée : Arbois Melon 2005 Lucien Aviet
Le second avec pas mal de réduction qui apporte un côté grillé, une belle énergie mûe par l’acidité. Arbois Melon 1996 Lucien Aviet.3 rouges sur un balluchon de Morteau au ploussard
1/ Le plus beau nez des 3, mais la bouche est simple et courte, sur la cerise. Arbois-Pupillin Trousseau Garde Corps 2005, Philippe Bornard.
2/ Peu de notes : Peu causant au nez, acidité trop marquée à mon goût. La cerise est là aussi, sur cet Arbois Trousseau 2005 de Lucien Aviet.
3/Un nez sympa qui pinote, plus de concentration, de longueur avec une acidité bien équilibrée. C’est celui des 3 qui ressort du lot sur le plat, mais il redevient un peu rustique bu seul, avec des tanins qui accrochent un peu. Une belle découverte en tout cas. Côtes du Jura ( ?) Pinot Noir 2005, Ludwig Bindernagel.2 oxydatifs sur un velouté de haricots coco de Paimpol et fricassée de trompettes au vin jaune.
1/ Nez peu causant, j’ai du mal à sortir des arômes, même à l’agitation. Une bouche en demi-corps, un peu courte et peu aromatique. Côtes du Jura Tradition 2003, E. et B. Clerc.
2/Nez un peu alcooleux, assez expressif, un peu croûte de fromage, assez puissant. En bouche c’est long, sur une acidité citronnante, un vin peu marqué par le voile, belle finale sur les agrumes. Savagnin 2003 Lucien Aviet.3 clavelins sur une Morillade (roulade de veau farçie aux morilles et comté)
1/ Bouillon, céleri, croûte de fromage, agrumes au nez.Finesse et acidité marquée. Le plat lui fait ressortir de beaux arômes d’agrumes . Côtes du Jura vin jaune 1989, Caveau des Jacobins.
2/Un autre style au nez : un peu terreux, avec un poil de noix et une pointe de gentiane… On sent un peu l’alcool. Une belle bouche, bien équilibrée, complexe, saline, finale sur les agrumes. Le plat fait ressortir un peu d’amertume et le vin perd un peu de sa superbe mais ca reste très bien. Château Chalon 1989 Denis Bury.
3/ Encore une autre facette du jaune, avec des épices douces au nez, de la noix de coco, curry. Superbe bouche bien fondue, rondeur ampleur, acidité qui tient le tout mais sans aucune agressivité. Longueur bluffante. Sur le plat le vin paraît à peine mou au niveau de la structure, mais la morillade met en valeur la complexité, sur les agrumes, des fruits secs, les fruits confits… une légère impression de sucre… un jaune tout en douceur : Côtes du Jura vin jaune 1991, Château d’Arlay. Superbe.
3 jaunes de beau niveau, avec un petit faible pour Arlay…On a continué à siroter ça sur le traditionnel festival des fromages du Juratour… et ensuite eh oui Chris, il y avait bien un dessert : une tarte fine aux Rambourgs d’hiver du verger de Chrisdu… et deux susucres pour l’accompagner :
1/ Paradoxe 2003 du Domaine de la Pinte, « vin issu de raisins surmûris au grenier ». Un paille sans acidité avec plus de sucre que de vin , pas mon style en général, mais étonnement ça descend tout seul.
2/ Vin de paille Domaine de la Pinte, millésime inconnu
Seul indice, il a été médaille d’or au concours des vins du Jura en 1972, ce qui ne nous rajeunit pas et lui non plus, mais il présente un bel équilibre en ayant mangé ses sucres et une belle palette aromatique sur les agrumes, les fruits secs, pas trop de notes oxydatives… A boire sans trop tarder, il est sur la fin de sa plénitude.Sur la soirée Bourgogne j’ai des notes assez diffuses mais je suis prêt à contribuer si l’un de mes camarades se lance…
Allez dans 15 jours c’est déjà la Juratour de Printemps, youpi!
- 11 janvier 2017 à 17h55
- in reply to: LPV Franche Comté fête la nouvelle année avec quelques beaux flacons
Fraise et agrume au nez comme en bouche, fraîcheur, finesse, c’est hallucinant comme ce Chapelle Chambertin faisait immanquablement penser à un vin de Reynaud, et pas un Domaine des Tours vu la matière et la longueur. A s’y tromper, ce que j’ai fait dans les grandes largeurs, les deux pieds dans lme plat… En tout cas une très belle bouteille!
Pour le reste pas grand chose à ajouter à ton excellent compte rendu: grosse déception effectivement sur le poulsard 89 d’Overnoy, et je mettrai un bémol pour le Tokaji 5 putt 1988 de Disznoko que j’ai goûté à un meilleur niveau et qui me semble déjà sur une pente déclinante.
Merci Rémy pour le vrai-faux Rayas, pour le CR et les photos!- 11 janvier 2017 à 17h44
- in reply to: LPV Franche Comté se met au Freestyle
Concernant le vin n°4, les Vignes d’Antan 2015, il s’agit en effet d’une curiosité. Un vin cultivé dans la vallée de la Beaume, dans les Cévennes Ardéchoises, cépage Jacquet ou Jacquez, un hybride américain théoriquement interdit en France depuis 1934 mais encore cultivé marginalement sur quelques arpents des Cévennes. Cette cuvée est vinifiée par l’association Mémoire de la Vigne, qui s’attache à préserver ce patrimoine viticole. Plus de détails en allant sur leur site:
- 2 avril 2016 à 23h17
- in reply to: Jean Louis et Guillaume Overnoy, Orbagna
A mon tour de vous faire partager un petit CR de cette visite…
Jean Louis et Guillaume OVERNOY
CR: Chardonnay 2014 Perce-NeigeChardonnay de cuve. Nez sympa, vif, mais bouche un peu diluée. Manque de matière qui fait ressortir l’acidité.
CR: Chardonnay 2014 Charmille
Sélection parcellaire, ouillé 10 mois en fûts. Plus de matière que le Perce Neige, léger boisé bien intégré, un peu réduit à l’ouverture mais ça s’ouvre et la bouche est bien nette.
CR: Crémant
100% chardonnay, 2012. Nez peu causant, vif, bien net, bulle très (un peu trop ?) présente. Très peu dosé, ce qui apporte une belle vivacité et buvabilité.
CR: Crémant Clair Obscur (en magnum)
Blanc de noirs (donc 100% pinot noir). Un tiers élevé en fût, deux tiers en cuve. Encore une acidité marquée, là aussi dosage minime. Sans surprise on est sur un aspect plus vineux, même si ça reste tendu.
CR: Trousseau 2014
Un joli nez très parfumé, ca trousseaute sur le fruit comme un pinot pinote… Acidité, légèreté et finesse, ça donne un joli canon de soif pour l’été, à 11°5 et 7 euros 50 , c’est un candidat idéal au poste de « petit rouge à déboucher au débotté quand les copains débarqueront ce printemps ou cet été. » Belle réussite dans ce style.
CR: Pinot 2014
Moins spectaculaire en aromatique que le trousseau mais bien fait, sur la légèreté mais pas fluet. Bien.
Dégustation sur fût du
– Chardonnay 2015 Charmille encore en pleine fermentation
– Poulsard 2015, déjà très prometteur, très fruité
– Trousseau 2015, un vin encore en devenir mais déjà très complet, petite acidité, tanins, encore de la réduction mais c’est déjà bon !CR: Savagnin 2011 :
Elégance et légèreté, belle longueur, mais manque un peu de complexité. Peut être la conséquence de la mise en bouteille récente. A revoir.
CR: Paille 2012 :
Superbe nez sur la datte, la banane, la mine de crayon, très bel équilbre. Excellent paille. J’achète peu de paille mais là j’ai craqué.
Très belle rencontre avec Jean-Louis et Guillaume Overnoy. Nous arrivons à un moment où le domaine est à un tournant, le passage de témoin entre deux générations. La maison Overnoy d’Orbagna n’a pas beaucoup fait parler d’elle jusqu’ici, mais Guillaume après ses études au lycée de Beaune semble déterminé à faire bouger les choses, sous l’œil bienveillant et parfois un peu dubitatif de son père, à commencer par la conversion en bio en cours de la totalité de la surface… Le tout jeune Guillaume, connecté à d’autres vignerons du secteur comme entre autres Géraud Fromont des Marnes Blanches où il a fait son stage, ou la fratrie Labet, expérimente de mettre de moins en moins de soufre, et semble prêt, même s’il se cherche encore, à relever avec beaucoup d’exigence le niveau qualitatif. Un jeune vigneron motivé et prometteur , la tête sur les épaules et les pieds dans le terroir, épaulé par l’expérience paternelle, à suivre de près dans les prochaines années.
Merci Jean Louis et Guillaume, si vous nous lisez, pour votre accueil chaleureux ( et les gougères toutes fraîches) et tout de bon pour vos prochaines cuvées…
(Pour la petite histoire, pour ceux qui se demandent s’il y a une parenté avec Pierre Overnoy, Jean Louis est le neveu de Pierre, et Guillaume par conséquent son petit neveu… )
- 2 avril 2016 à 22h18
- in reply to: Domaine Berthet-Bondet
Bonjour à tous,
Mes notes sur cette dégustation au domaine Berthet Bondet relatée ci-dessus par Chris….
CR: Savagnier 2014
Nez sur les agrumes. Bouche assez tendue mais aromatique, avec une belle amertume d’agrumes en finale et un côté salin. Se boit déjà très bien. Savagnin ouillé, un an d’élevage en cuve.
CR: Balanoz 2014
Nez beurré-grillé. Bouche ample, équilibrée, marquée par le bois mais sans excès, ça passe bien. De la rondeur et une jolie longueur. Une réussite dans le style boisé car il n’en fait pas trop. Chardonnay ouillé, cuvée parcellaire du lieudit Balanoz sur la commune de Lavigny, un an en fût ouillé et bâtonné, petite proportion de fûts neufs.
CR: Tradition 2012
Nez sur la racine, la noix, bouche un peu faiblarde, ça manque de volume et d’acidité. Assemblage 70% chardonnay, 30% savagnin, 2 ans sous voile
CR: Criadera 1985-2005
Un nez à la fois sur le fruit et avec des arômes de vin vieux. En bouche, bergamote, épices, belle longueur et super équilibre. Semble encore très jeune, c’est parti pour 20 ans. Assemblage de cuvée Tradition de différents millésimes pour célébrer les 30 ans du domaine. Bouteilles prélevées sur les stocks du domaine et ouvertes une à une pour l’assemblage, 50% des années 80, 40% des années 90 et 10% des années 2000.
CR: Savagnin 2011
Un premier nez sur les agrumes qui part ensuite sur les épices, curry, noix avec une pointe de levures… Beaucoup de finesse en bouche, une tension qui apporte une grande longueur et une belle rétro… Très accessible et délicieux dès à présent. Un chouette savagnin sous voile. 3 ans de voile.
CR: Château-Chalon 2008 :
Un premier nez sur le macvin, la peau de raisin, puis cela s’ouvre sur plus de complexité, un côté presque floral. Le nez est d’une belle finesse, et la bouche aussi, loin d’une caricature de vin jaune, c’est un Château-Chalon d’une grande élégance, très agréable à boire maintenant malgré sa prime jeunesse.
CR: Château-Chalon 2009 :
Du costaud, marqué par la noix verte, une certaine amertume, c’est très long et puissant… Un futur grand
CR: Macvin:
Je l’ai trouvé bien fondu et plutôt bon, mais je ne suis pas un grand fan de macvin.
- 22 décembre 2013 à 14h30
- in reply to: CR: le Jura Winter Tour 2013 (à Arbois, pas vers Zürich)
A mon tour de rendre compte de ce nouveau Jura Tour une fois de plus riche en échanges, en convivialité et en belles bouteilles. La première édition n’est pas si loin que ça, et pourtant réunir deux fois par an notre petit cercle d’amateur c’est devenu un peu comme une rencontre de vieux copains, un rendez vous incontournable qui rythme notre agenda de juraddicts. Vous êtes super les gars ! (et la fille !)…
Allez, c’est parti pour la soirée du vendredi , et en before c’est avec un œil égrillard que Teva me propose de placer hors ordonnancement, à l’apéro, cette bouteille qu’il a chopée le matin même chez Géraud Fromont… « Quand j’ai vu l’étiquette je n’ai pas pu résister» me dit-il. Qui suis-je pour lui refuser ce plaisir ? C’est donc sous le signe de la gaudriole que nous entamons cette première soirée… Mais mea culpa, je n’ai aucune note sur ce Chardonnay En Levrette 2011, Domaine des Marnes Blanches qui ne m’a pas laissé de souvenir marquant.
En revanche le 2e before, je m’en souviens encore. C’est un trés beau chardonnay, équilibré, concentré, long, avec beaucoup de finesse et un joli fruit, un vin sans fioriture mais qui va droit au but. Sacrée belle bouteille : Chardonnay ouillé 2010 Laurent Macle. Le spécialiste du voile semble avoir trouvé ses marques dans cette pratique peu orthodoxe pour la maison.
On attaque la série officielle : Le nez est grillé, floral, une acidité de savagnin et une aromatique typée Alsace… Un peu d’amertume en finale. Un joli vin de soif. Savagnin 2012 En Jensillard du Domaine des Marnes Blanches. Une variété de savagnin « muscaté » selon Géraud Fromont, et effectivement, il y ces notes de muscat…
Le suivant montre une belle maturité au nez, et en bouche ca envoie grave : du gras, de la concentration, presque une petite sensation de sucre résiduel et en même temps beaucoup d’acidité. Très beau nez, sans trace perceptible d’oxydatif, et pourtant ce vin a été élevé 2 ans sous voile puis ouillé 3 ans.
Très bien pour ce Savagnin 2005 du Domaine de la Pinte.Un toucher de bouche velouté, une jolie cerise, beaucoup partent sur un pinot, certains, au vu d’une certaine rusticité, penchent pour un trousseau. Gagné, c’est un Trousseau Géologues 2009 de Lucien Aviet. On révise nos gammes pour la déguste du lendemain matin.
Le rouge suivant se présente sur la fraise, avec une petite raideur de tannins en fin de bouche, mais l’attaque est assez suave. Un peu chaud… un côté confit. Mais ce Château de Chavannes 2003 Réserve (assemblage des 3 cépages rouges) s’en sort plutôt bien pour ce millésime qui inspirait pas mal d’inquiétudes. Peut encore se garder. A noter que l’exploitation viticole du Château de Chavannes est désormais propriété des bourguignons du Marquis d’Angerville.
Un nez de vieux vin un peu passé, une robe décolorée et tuilée, légèrement trouble. Serait-il trop tard ? Que nenni, après un peu d’aération, le vin est encore bien debout, et fait valoir ses qualités de velouté et de fruit. Il résiste à la puissance de la Morteau en papillote. C’est toujours étonnant comme ça tient le coup ces vieux plouplou. Poulsard 1983 Cuvée des Docteurs , Lucien Aviet.
On repasse aux blancs, de la réduction légère au nez, du grillé, une belle couleur dorée, la robe est brillante. Un côté bodybuildé, superlatif, mais un bel équilibre. Un peu too much pour moi. Chardonnay Les Bruyères 1999 Stéphane Tissot.
Nez très réduit de vieux chardonnay, mais ca s’estompe assez rapidement… En bouche, c’est frais, fin, puissant, long, et ça ne fait pas du tout son âge. Ce chardonnay Cuvée des Docteurs 1990 de Lucien Aviet retrouve une seconde jeunesse.
« On revient au pays » lance quelqu’un… Effectivement, il y a des notes oxydatives dans ce nez qui reste frais, épicé et fruité en même temps. C’est suave, fondu, puissant en bouche, avec toujours le fruit bien présent. Tout en douceur malgré sa puissance. Savagnin 2002 Jacques Puffeney.
Un petit duel de jaunes, avec à ma droite un nez fin et doux, une bouche ronde et puissante, souple mais vive, des arômes complexes sur le curry, les fruits jaunes, la noix de coco. A ma gauche, le nez est agréable mais un peu piquant, et la bouche encore trop agressive en comparaison, le vin est encore dur, plutôt sur la noix verte. A ce stade, il n’y a pas photo entre le Vin Jaune 99 de Michel Gahier et le Vin Jaune 1999 de Lucien Aviet.
On était censé terminer en Apothéose, c’est en tout cas ce que promettait le nom de ce macvin de Jean François Ganevat, mais hélas, la bouche est dissociée et le marc ressort bien trop. Eut-il fallu le carafer ?
Une série assez disparate, pas facile à ordonnancer, mais quelques belles quilles quand même. Les chardo de Macle et de Bacchus, les savagnin de la Pinte et de Puff, et le jaune de Michel Gahier se sont présenté sous leur meilleur jour. Et avec Chrisdu aux fourneaux et la farandole de fromages de tuerie, la vie était belle !
- 21 décembre 2013 à 13h45
- in reply to: Domaine de la Borde, Pupillin
Vu la sobriété de ses notes, je me dois de venir en renfort de mon coprez, mais effectivement vu le rythme soutenu de cette dégustation, il n’était pas facile de goûter et de retranscrire en même temps. Je vais donc être tout aussi succint !
CR: Dégustation au Domaine de la Borde
Poulsard 2011 FeuleParcelle sur la côte de Feule, mais de feulement point, il glapit plutôt tellement il renarde au premier nez ! Il y a quand même un joli fruit derrière, sauf qu’on a pas eu trop le temps de l’aérer.
Trousseau 2011 Sous la Roche
Un vin issue de jeunes vignes, c’est la 3e feuille. On est sur le fruit rouge, la framboise, la groseille, accroche un en finale, un trousseau léger et très digeste.
Pinot 2011 Sous la Roche
Terroir d’éboulis calcaires sur marnes. Un nez fin, ca pinote, sur le fruit rouge, un peu marqué par le bois. A attendre.
Savagnin ouillé 2011 Foudre à Canon
Léger, aromatique, mais je le trouve un peu plat en bouche.
Chardonnay 2011 Sous la Roche
Un chardonnay tendu, minéral, avec une finale citronnée, en finesse, mais ça manque un peu de matière.
Chardonnay 2011 Caillot
Terroir calcaire. Encore un chardonnay sur la tension, beaucoup de finesse mais je le trouve un poil dilué.
Tradition 2009
Assemblage 50% chardonnay ouillé et 50% savagnin de 3 ans de voile. Nez d’Ananas, pointe de curry, croûte de comté, léger en bouche comme au nez. Un peu le cul entre deux chaises, ai-je noté… Qu’est ce que j’ai bien voulu dire par là ? Je n’ai en tout cas pas le souvenir d’un assemblage dissocié.
Savagnin 2009 Les Ecrins
Un Savagnin tout en finesse, l’élevage sous voile se fait sentir en toute légèreté, avec un joli panel d’épices et une longue finale. Une impression de « mi sous voile, mi ouillé » presque, car ca garde beaucoup de fraîcheur et du fruit tout en apportant la complexité de l’oxydatif. J’ai beaucoup aimé. Outre sa valeur intrinsèque, voilà une bouteille idéale pour faire découvrir le Jura sous voile à un néophyte sans qu’il ne parte en courant.
Vin Jaune 2006
On retrouve ce style épicé, avec un côté fruité, de la noisette, de l’alcool de mirabelle, jolie complexité, avec une trame d’une grande douceur. Belle réussite.
Gelée de Novembre 2011
50g de sucre résiduel. Un petit côté alsacien pour ce savagnin. Elégant, très floral, aérien, belle aromatique.
Vin de Paille 2008
40% savagnin, 30% chardonnay, 30% plouplou. Toujours sans aucune lourdeur, sur l’orange amère, jolie finale.
Macvin de Savagnin et Macvin rouge (poulsard/pinot).
Tous deux bien équilibrés, mes notes s’arrètent là.
Une dégustation à la vitesse grand V, mais un accueil sympa et un dialogue intéressant avec Julien Mareschal. J’ai pas trop accroché avec ses chardonnay, mais beaucoup aimé le style de ses oxydatifs. Les rouges sont intéressants, à confirmer en regoûtant dans des conditions plus favorables.
- 14 décembre 2013 à 16h38
- in reply to: LPV Franche Comté
7 décembre 2013:
- 19 décembre 2012 à 18h17
- in reply to: CR: LPV Jura Tour délocalisé : L’incroyable festin
J’arrive un peu après la bataille, et c’est le rouge de la honte au front pour ce retard inqualifiable que je viens enfin poster mes quelques notes sur cette fantastique soirée, ainsi que celles confiées (il y a bien longtemps déjà, lui l’a fait tout de suite !) par le camarade Matthieu…
1) Champagne Brut Nature Les Rachais 2006 – Francis Boulard
2) Champagne Initial Brut Jacques Selosse (dégorgé en novembre 2011)
Matthieu : Le Boulard m’est apparu fin, légèrement beurré et anisé, et tout en naturel et discrétion. Très belle bulle. B+
En comparaison, Selosse m’a un peu agressé par sa bulle un peu grossière et une structure acide mordante, légère touche oxydée sur la pomelette. B-Tophe : Belle finesse et équilibre pour le Boulard, long, assez discret au nez, beurré, avec une bulle fine. Bulle plus agressive pour le Selosse, mais belle quand même avec un caractère plus vineux, de la pomme et une note oxydative. Le Boulard fait plutôt dans la dentelle, avec une finale bien désoiffante, le Selosse montre plus de caractère mais aussi plus de lourdeur.
3) Chablis Grand Cru Les Clos 2008 – Droin
Matthieu : Bouche longue, équilibrée, avec des amers perceptibles et une belle acidité. Boisé léger, finale exotique. TB
Tophe : Un nez fin, une bouche très agréable, avec un retour d’acidité qui apporte une belle vivacité. Très long en bouche, sur des notes florales. Encore un peu jeune, mais belle bouteille.
4) Chassagne Montrachet blanc Clos du Château de la Maltroye 1 er Cru Monopole 2004
Matthieu : boisé trop prédominant au nez et en bouche. C’est puissant, il y a du grillé, mais trop « musqué » pour moi (je ne sais pas si j’emploie ce terme correctement, c’est une sensation qui pour moi signifie qu’on est pas loin de l’écoeurement, comme les cépages trop aromatiques peuvent procurer). LE vin est presque tannique, c’est too much là aussi.
Tophe : Nez très expressif de chardonnay boisé, la vanille, le beurre, très (trop ?) classique et marqué par le bois.
5) Château Ducru • Beaucaillou 1989
Matthieu : plus de notes à partir de maintenant (déjà?!!?)
mais je me rappelle un vin agréable à boire, le poivron domine et simplifie le vin. Pas désagréable mais sans grand intérêt. ABTophe : S’il y a un truc que je n’aime pas dans les vins rouges, ce sont les arôme de poivron vert…et là ca poivronne sévère… Je n’ai que très peu d’expérience en Bordeaux, mais je trouve ça bien trop sévère et peu agréable. Pas de plaisir avec ce vin, qui ne me réconcilie pas avec la production bordelaise.
6) Chambertin 1987, Armand Rousseau
Matthieu : LA grosse claque de la soirée, finesse, puissance, fruit , arômes d’évolution, matière superbe, rien qui dépasse, bref le pinot dans toute sa splendeur: la grande classe! J’en veux!! Peut être le tout meilleur pinot qu’il m’ait été donné de boire pour l’instant. Note maxi!
Tophe : Là par contre c’est du pur bonheur ! Très fin et très puissant ; ca pinote et c’est long… Un superbe Bourgogne qui vient caresser la bouche, aux arômes complexes qui terminent sur la rose fanée. L’élégance, la grande classe pour cette bouteille bue au top de son apogée.
7) Barolo Vigna del Gris 1998 – Conterno Fantino
Matthieu : Un peu dérouté par ce vin, je comprends maintenant pourquoi, je l’aurais plutôt placé du côté d’un Bordeaux pas trop lourd à maturité. Je le préfère au 1er vin du truel car plus complexe, mais ce n’est pas trop ma tasse thé non plus. Le Chambertin n’ayant évidemment pas joué en sa faveur. B
Tophe : A l’ouverture en milieu d’après midi, ce vin présentait des notes d’évolution très marquée. Regoûté deux heures avant le moment supposé de dégustation, c’est toujours bien giboyeux et un peu coincé sur des arômes tertiaires. Le vin est alors carafé.
A la dégustation, les notes d’évolution sont encore présentes , mais le vin s’ouvre petit à petit sur le cassis, les fruits blets, on est quelque part entre Bourgogne(certains pensent à un Corton Renardes) et Bordeaux, en passant par le Rhône. Une bouteille avec encore beaucoup de structure et de l’avenir. Mon premier Barolo et une belle découverte.8) Château Pavie 1961 (mise négociant : Roger Joanne)
Matthieu : Souvenir d’un vin évolué, bouqueté, à boire, mais je suis parti en cuisine pour rectifier la purée me semble-t-il, du coup je suis un peu passé au travers, ayant du faire de la place pour le truel suivant assez rapidement à mon retour. Dommage!
Tophe : Le « Trou Savoyard » de l’ami Chris me réconcilie enfin avec le bordelais… Les fruits cuits, le poivron (mais rouge et mûr cette fois) , encore beaucoup de fraîcheur pour un rouge de 51 ans… L’évolution a été harmonieuse et a permis de préserver une certaine jeunesse. Un quitte ou double très réussi.
9) Côtes du Rhône Château de Fonsalette 1999
Matthieu : Je savais ce que je buvais immédiatement, on avait gouté le vin à l’ouverture avec Davy deux jours plus tôt, dans le froid, le vin était logiquement fermé et dur. Là, il s’est présenté à son meilleur à mon avis, expressif mais contrôlé, avec des arômes d’évolution (sous bois entre autres), mais aussi de l’agrume soulignant le vin (orange) et encore du fruit. J’aime beaucoup le style, la bouche est veloutée, sans tannins qui accrochent mais avec un belle puissance maîtrisé, de la finesse, des épices, de la longueur. Une gorgée en appelle une autre. Bel équilibre. TB+ (oui j’adore je ne suis pas très objectif)
Tophe : Nez discret qui s’ouvre sur des notes très fines, le vin est vif, mais fondu et harmonieux, très élégant. Léger en bouche mais intense… J’aime beaucoup.
10) Cornas « La Geynale » 1998, Robert Michel
Matthieu : Je m’attendais à plus de complexité, l’encre se fait sentir, pour le reste je n’ai pas réussi à déterminer. Encore un poil râpeux. Bien+
Tophe : Mes notes se font plus rares sur ce Cornas. Une belle carrure, un poil de volatile, le nez et la bouche sont très cohérents, pas mal de complexité, sur le fruit, l’encre, des notes épicées et une pointe herbaçée. Tanins encore présents.
11) Hermitage La Chapelle 1999 – Paul Jaboulet Aîné
Matthieu : Pas de notes, pas de souvenir précis sur l’aromatique, mais je l’ai préféré au Cornas. Après découverte de l’étiquette, je m’attendais à plus de puissance pour un Hermitage, là c’était bon et civilisé, à la limite je préfère, mais je [b]n’ai jamais gouté d’Hermitage à maturité me semble-t-il.TB.
Tophe[/b] : Le nez, un peu sur le bouillon au départ, s’assagit ensuite. En bouche, on est sur la légèreté et sur l’équilibre, avec une acidité qui tient la bouteille. J’en attendais plus au vu du pedigree, mais belle bouteille néanmoins.
[b]12) Château-Chalon 1979 – Jean Bourdy
Matthieu[/b] : Souvenir éclipsé par le concurrent. Bon et classique du peu que je me rappelle.
Tophe : Un Château Chalon classique et sans défaut, je suis peu être un peu sévère mais il y a avait du gros calibre en face…
13) Arbois Pupillin Vin Jaune 1979 – Pierre Overnoy
Matthieu : L’autre claque de la soirée: nez plus complexe, tournant, avec des arômes peu rencontrés mais ou je ne sais pas forcément mettre de mots: une sorte de bouquet de fruits secs, avec d’autres choses aussi! agrumes, croute de comté… C’est ce qui m’a rappelé un peu le vieux savagnin 2000. (et en y repensant la robe trouble pouvait permettre aussi d’identifier le producteur). Le meilleur jaune pour moi avec les deux Puff dans un autre style.
Tophe : Il y a un peu de dépôt dans ce vin, les derniers servis auront une robe un peu trouble qui peut déjà mettre sur la piste… Des rares jaunes d’Overnoy bus jusqu’ici , c’est celui que j’ai préféré, car il présente toutes les qualités de puissance, de complexité , de vivacité qu’on s’attends à trouver, mais polies par le temps… Un vin qu’on peut considérer comme étant à son apogée, mais cette apogée est partie pour dure très longtemps. Les arômes sont complexes, épices mais pas curry, fruits secs mais pas noix, l’orange amère, la croute de fromage, la morille et j’en passe… Un nez harmonieux et vif en même temps… En bouche c’est puissant, massif mais en même temps délicat, léger, et très long… très grand vin jaune.
14) Château de Fargues 1985
Matthieu : Nez agréable qui reste poli, avec des fleurs, bouche pas écoeurante, belle acidité. Pas de coup de foudre néanmoins.
Tophe : un joli Sauternes qui a commençé à « manger son sucre », peut-être pas apprécié à sa juste valeur après ce festival de saveur de plusieurs heures…
Tophe : Une dégustation extrêmement éclectique, avec un ordre de service pas forcément facile à trouver… La soirée restera en tout cas dans les annales de notre petit comité, à l’accueil de notre rabelaisien du 74… Ce fut un plaisir de déguster ensemble entre amis qui commencent à se connaître, mais aussi de se retrouver à faire les marmitons en cuisine, à concocter l’excellent menu imaginé par le chef Chris, tout en goûtant tel vin pour savoir s’il fallait carafer, ou telle sauce pour décider si on rajoutait ceci ou cela…Ccertains plats (je pense aux amuses-bouche par exemple) ont été des œuvres collectives où chacun y allait de son conseil ou de sa petite touche, dans une ambiance épicurienne en diable… Ce week end du cinquante et unième restera un super souvenir… Merci Chris pour ton accueil, si j’avais été Marylin Monroe je t’aurais chanté « Happy Birthday Mister co-President »… avec le gâteau géant à la fin, tu le méritais bien… :)-D Mais l’incroyable festin du vendredi a été à la hauteur de l’événement…
Matthieu : Bon c’est tout pour le vendredi.
L’éclectisme de la soirée m’a permis de rester alerte malgré des sens pas au top. Une impression d’avoir eu une sacrée série quand même, avec au dessus du lot pour moi (je parle de mon gout seulement, pas de la qualité des vins « objective »): Chambertin, Overnoy et Fonsalette.
Je n’ai pas été aussi épicurien que l’ensemble des mets et vins l’aurait permis, mais tout de même! Beaucoup de plaisir! Et mention spéciale à Chris, Maître Saucier du 74…- 27 novembre 2012 à 17h25
- in reply to: Le Jura, c’est bon à boire et à manger !!!
Joli repas Stéphane, le plat principal du prochain Jura Tour est tout trouvé… J’ai hâte de goûter ca!
- 25 novembre 2012 à 22h16
- in reply to: CR: A 51, c’est du Jaune sinon rien !!
Ayant raté le coche du CR commun avec mes camarades Philippe et Matthieu, à mon tour de poster quelques impressions sur les vins de ce festival gastronomique du samedi soir… Ce fut tout simplement somptueux, entre le plaisir de se retrouver, la qualité de la cuisine de Monseigneur du 74, et la découverte d’une superbe brochette de flacons… Mais mes petits camarades ont déjà tout dit sur la qualité de l’accueil et la générosité de notre hôte… place au CR…
Oh que c’est Bon 1990 Ganevat :
Il est trop tard pour ce crémant qui a pourtant été excellent pendant plusieurs années. Mais là il est passé du côté obscur de la force. Robe très dorée, on est sur la pomme blette, le miel et un côté oxydatif au nez… En bouche plus grand chose et une bulle qui disparaît rapidement. Dommage…
C’est à partir de là que j’ai cessé de prendre des notes pour profiter pleinement du plaisir de la dégustation et de la convivialité… Voici donc quelques impressions de mémoire…
Château-Chalon 1979 Fruitière Vinicole à Voiteur et Château-Chalon 1982 Jean-Marie Courbet
Les deux CC tiennent bien la route, avec le Courbet un niveau au dessus en terme de puissance et de qualité pure, mais la Fruitière est loin d’être ridicule.
Côtes du Jura 2001 Jean Macle et Côtes du Jura Savagnin (oxydatif) 2000 Domaine Labet
Deux vins plutôt sur la finesse, qui se répondent bien et sont très agréables à boire seuls, mais éclipsés par le Mont d’Or.
Arbois Pupillin Savagnin 1989 – Bouilleret Pierre et Georges et Côtes du Jura Tradition 1991 – Domaine Berthet-Bondet
J’ai beaucoup apprécié le Berthet Bondet, belle bouteille pour un petit millésime, avec beaucoup de concentration et une belle longueur. Il prends l’avantage sur le Bouilleret, pas mal, mais avec un creux en milieu de bouche.
Côtes du Jura 1969 Lucien Clavelin Fils, Côtes du Jura Grains Nobles de Savagnin 2002 – Domaine Labet, Côtes du Jura Savagnin (ouillé) 1999 Les Vignes de mon Père – [Mise 2009] JF Ganevat
On ressent souvent du plaisir en dégustation, mais plus rares sont les moments où l’on est ému par un vin, touché au plus profond, comme on peut l’être par un tableau ou de la musique. Ce trio-là était magique par la palette de sensations complémentaires que proposaient ces trois bouteilles. J’en ai d’ailleurs repris mon stylo pour griffonner quelques mots, histoire de mieux conserver le souvenir du moment.
Le Lucien Clavelin est encore éclatant de jeunesse, avec la cire et le miel au nez, une structure intacte malgré les 40 et quelques années, l’oxydatif se fait très discret, la bouche est suave et caresse les papilles avant que ne se manifeste une fine trame acide qui vient redonner juste le petit coup de peps qui apporte une dimension supplémentaire…
Le Labet est beaucoup plus atypique, on comprends mieux une fois l’étiquette découverte… effectivement, ce léger sucre résiduel, cette rondeur au nez et en bouche, cette explosion d’arômes… Très réussi, avec là aussi l’acidité nécessaire pour tendre l’ensemble et éviter l’écueil du coup de mou. Sur le foie gras, le sucre résiduel s’efface et le gras du vin répond bien au plat.
Le Ganevat est un adolescent fougueux mais surdoué, avec toute la vie devant lui… C’est fin et complexe au nez, explosif, avec un volume énorme, qui envahit la bouche à la manière d’un vin jaune., et une très grande longueur fondée sur une acidité ciselée sur le fil du rasoir et une dominante sur les agrumes… S’ouvre et se complexifie au fil des minutes. C’est diaboliquement équilibré, déjà très très bon jeune, et fait pour durer 50 ans au moins… Chris, j’en garde une pour la boire à l’hospice pour tes 102 ans…Arbois Vin Jaune Cuvée Delphine 1989 Jacques Puffeney, Arbois Vin Jaune 1992 – Jacques Puffeney (14 ans d’élevage)
Ma première cuvée Delphine, et la bouteille est à la hauteur de sa réputation : un super-jaune, avec de tout en plus : une puissance de folie, une concentration et une longueur du même tonneau. J’avais déjà vu passer quelques monstres du même acabit, mais le plus de la cuvée Delphine c’est que cette puissance n’exclut pas la finesse et la complexité, c’est pour ça que c’est grandiose. Un Terminator en ballerines. Merci Stéphane de nous avoir permis de déguster cette merveille !
Du coup j’en oublie presque l’autre Puff, du gros calibre aussi, qui aurait écrasé quasiment n’importe quel challenger, sauf que pas de bol, il est tombé sur Terminator… C’est un grand jaune aussi mais du coup j’ai un peu du mal à en dire quelque chose. Mais en dégustation solo mon CR aurait sûrement été dithyrambique.L’Étoile Vin de Paille 1983 – Paul Comte
Malheureusement bouchonnée.
La Paille Perdue [2007] – Julien Labet
Archétype d’un très beau vin de paille… Et dire qu’il n’a pas droit à l’appellation… Grande longueur et belle complexité.
Un coup de chapeau à Matthieu/Xiaohouzi pour l’ordonnancement, le casse-tête n’était pas évident, et certains choix a priori risqués se sont avérés tout à fait judicieux.
Et encore une fois, loué soit le grand Chris du 74, pour son sens du partage et de l’amitié, ce week end était tout simplement énorme !
Les traditions de notre petit groupe se forgent au fur et à mesure des rencontres, on peut citer le mettwurscht du petit déjeuner désormais remplaçé par l’Epoisses, le marc de Ganevat, étape obligatoire avant d’aller se coucher, on est bien parti pour fêter les 51e anniversaires de toute la bande, en tout cas rendez vous est pris pour les 51 ans du co-président, mais il faudra patienter jusqu’en 2015…
- 23 novembre 2012 à 6h36
- in reply to: CR: A 51, c’est du Jaune sinon rien !!
Hugues, je confirme que le Oh que c’est Bon de Ganevat était bien un 90… Un vin effectivement de son père, longuement vieilli sur lattes, et mis sur le marché il y a quelques années. J’avais eu la chance d’en avoir, il était absolument superbe, mais il est vrai que la bouteille dégustée samedi était morte.
Tophe
- 17 décembre 2011 à 5h22
- in reply to: Petite bibliographie jurassienne
Philippe, merci pour la délicate attention, tu ne crois pas si bien dire, puisque le bouquin est arrivé cette semaine sur ma table de chevet!
Jean-Claude Barbeaux est un fin connaisseur de ce qui se boit et se mange en Franche Comté. On lui doit notamment « A table avec la saucisse de Morteau » et « A table avec le Comté »…
Pour ce nouvel ouvrage, un choix des vins un peu trop consensuel parfois mais qui n’oublie personne, y compris la « nouvelle vague » jurassienne, une belle palette de recettes, joliment illustrées, provenant d’une quinzaine de chefs du Jura.
Les plus: des recettes variées proposant des accords parfois inattendus et tentants, et 30 pages d’introduction très intéressantes qui dressent un historique et un état des lieux de la viticulture jurassienne. 30 pages à lire pour toute personne souhaitant s’initier aux vins du Jura.
Les moins: très peu de place pour les vins finalement, au regard de la cuisine. Pour chaque recette une suggestion d’accord met/vin du Jura et une photo de la bouteille, mais ça s’arrête là. (Exemple: Sur des Côtes de cochon glacées au miel et légumes de saison, un Arbois Pupillin rouge 2008 pinot noir, cuvée Aide-Mémoire de Philippe Bornard, ou sur un Sablé Comté et asperges, beurre de savagnin, un Côtes du Jura blanc 2006 Cellier des Chartreux du domaine Pignier.) Mais aucun détail sur les raisons du choix de ce vin, ni sur le vigneron et sa manière de travailler. Autre regret: il y a un index des recettes, mais pas d’index des vins.
Malgré cela, ce livre mérite sa place dans la bibliothèque d’un amateur de vins du Jura et de cuisine, et ferait effectivement un joli cadeau de Noël pour ceux qui fréquentent assidûment la partie jurassienne de LPV.
Bonne lecture…
PS: en revanche Phil, grosse lacune: aucune trace dans cet ouvrage du célèbre « Carpaccio de Truite Fumée à la Philippipipourrah »… 😉
- 14 décembre 2011 à 0h32
- in reply to: Domaine Ganevat, Rotalier
Pour ceux qui ont déjà fait le pèlerinage de Rotalier, le chapitre 17 de la BD « Les Ignorants » d’Etienne Davodeau (on en parle sur LPV ici) devrait leur rappeler des souvenirs « de toute beauté »… 😉
Pour Jean-Bernard: impossible pour moi de te répondre sur « les vins de Ganevat », mais j’ai une cave qui monte à 18 les années chaudes, et sur les quelques vins de Ganevat que j’ai encavé et que j’ai goûté depuis leur achat, je n’ai pas constaté de problème particulier.
- 17 novembre 2011 à 20h20
- in reply to: Domaine Michel Gahier
Bonjour,
Visite chez CR: Michel Gahier lundi 14 novembre. Petit compte-rendu à partir des notes succintes prises au débotté. Michel toujours aussi accueillant et enthousiaste me fait goûter les vins en vente et certains en élevage.
Savannah 2010 : savagnin ouillé, vif, aromatique.
Chardonnay Les Folasses 2009 : Pur, précis, droit, minéral. Zéro sulfites.
Chardonnay Les Crêts 2007 : plus souple, plus tendre.
Chardonnay Les Folasses 2010 (sur fût) : déjà ouvert, le nez est un peu confus, sur la réduction, mais la bouche est nette.
Chardonnay La Fauquette 2007 : Un poil de volatile, à attendre.
Chardonnay La Fauquette 2005 : Volatile assez prononçée au nez, sensible même en bouche, mais grand potentiel, gros volume, très long, belle acidité. A attendre longtemps. Si la volatile se fond, (ce dont Michel est persuadé) ce sera une très belle bouteille.
Chardonnay La Fauquette 2008 (sur fût): Une Fauquette moins oxydative, plus fruitée, légère. 2005 semble pour l’instant lourd à côté. Un vin de voile assez aérien, il est très bon actuellement à tel point que Michel se demande s’il ne va pas le mettre en bouteille. Si tel est le cas, il sera inutile de l’attendre pour la boire.
Chardonnay Clos Maire 2008 (sur fût): On revient sur un chardonnay moins claquant que les Folasses bues auparavant. J’aime moins.
Vin jaune 2004 (sur fût) : Superbe. Les épices, les notes oxydatives mais encore de la fraîcheur, de la jeunesse, du fruit. Allie à la fois une grande douceur et rondeur et beaucoup de vivacité. Bel équilibre entre la matière, les arômes, l’acidité, un vin avec une âme. C’est le 2002 qui est actuellement à la vente, il n’y a pas de 2003 pour cause de manque d’acidité du millésime, le 2004 devrait être mis en bouteille prochainement.
Zipounette 2011 : Nouveau venu dans la gamme, pas encore en vente, un pet’nat ¾ trousseau de saignée, peu d’alcool (7 ou 8°), friand, léger, de la bonne bulle conviviale et rigolote pour se désaltérer.
Trousseau Barougers 2011 (sur fût) : c’est sous cette dénomination que sera vendu le vin de la parcelle des Bérangers. Du renard, de la matière, et très fruité.
Trousseau La Vigne de Louis 2011 (sur fût) : du fruit, de la vivacité, encore un peu dur (parcelle des Messagelins)
Trousseau Grands Vergers 2011 (sur fût) : Grosse matière, un trousseau dense, tannique, et en même temps friand et fruité. Le niveau au-dessus en terme de structure et matière.
Deux heures viennent de passer, pas le temps d’aller plus loin et notamment de goûter les rouges en bouteille. Retour au bercail, et le soir sur un risotto au ploussard et à la saucisse de Morteau, je débouche l’une des mes acquisitions du jour :
Ploussard 2010 : le petit jésus en culotte de velours… Pas un poil de réduction, du fruit, rien que du fruit, qui coule tout seul. Très réussi.
- 30 octobre 2011 à 20h05
- in reply to: LPV Franche Comté en Bourgogne.
Je trouve le temps de poster enfin mes impressions sur cette virée de LPV Franche Comté en terre bourguignonne…
Crémant Brut Blanc de Noir 1997, Dominique Charnay à Burgy
Nez un peu oxydatif et évolué, mais agréable… Bulle un peu épaisse et encore bien présente, un peu trop même. Vif en bouche., des arômes de cire, de fruits confits se développent à l’ouverture, le côté oxydatif reste présent. Encore bien pour qui aime les bulles un peu évoluées. A noter que ce vin n’est pas une AOC Crémant de Bourgogne, mais un « Vin Mousseux de Qualité »… Hypothèse soulevée autour de la table : le fait qu’il soit millésimé lui interdirait l’AOC ?
Les blancs :
Saint Aubin 1er cru en Remilly 2007, Hubert Lamy
Le nez est grillé, avec en premier une note mentholée et fraîche qui disparaît ensuite. C’est fin, bien équilibré, avec une jolie finale où l’acidité ressort bien sur les côtés et le bout de la langue. Belle tension, longueur moyenne.
Meursault Les Tessons, Clos de Mon Plaisir 1999, Domaine Roulot
Je le trouve un peu relâché en attaque de bouche, mais ça revient bien concentré derrière. Un vin finalement dense, long, aromatique, encore en pleine forme. Belle bouteille.
Puligny-Montrachet 1er cru Les Champs Gains 2007, Pierre-Yves Colin-Morey
Le premier nez délivre des notes de verveine, de citron, puis vient le grillé. La bouche est assez serrée, avec une petite amertume, longue, salivante, avec une acidité de qualité. Dégusté comparativement avec le Meursault, le Puligny se montre sous un jour plus austère, mais présente une belle structure droite et minérale, j’aime.
[b]Les rouges :
Chambolle-Musigny 1er cru Les Amoureuses 2004, Hervé Roumier[/b]
Superbe nez, un bouquet complexe, des notes d’encre, des réminiscences de fruit, un registre évolué sur la feuille morte, le champignon. Un pinot à belle maturité avec encore du fruit en bouche et une jolie vivacité.
Morey St Denis 1er cru les Millandes 1999, Pierre Amiot et Fils
Beaucoup de délicatesse, de fraîcheur et d’équilibre. Un vin fin et élégant qui délivre des notes florales.
Nuits St Georges village 2006, Emmanuel Rouget
On change de registre, passant de l’aérien du précédent à des notes plus terriennes, un côté réglissé. Un vin encore jeune, un peu trop percutant en l’état, à revoir dans quelques années.
Chassagne-Montrachet rouge 1990, Leroy (négoce)
Peu de plaisir avec ce vin. Au nez comme à l’œil, c’est évolué, mais en bouche, c’est tannique , il manque la rondeur de texture qui aurait dû accompagner l’évolution aromatique. La structure est celle d’un vin jeune mais les arômes ceux d’un vin vieux. Du coup cela fait un vin un peu dissocié. Typiquement le genre de vin dont on a dû se dire à chaque fois qu’on l’a goûté « à revoir dans quelques années pour qu’il se polisse», mais les années sont passées, et le vin est resté raide.
Pernand 1er cru Sous Frétille 2005, Rapet Père et fils
Une petite incursion sur le blanc, vif et citronné au nez, un peu grillé. Très puissant en attaque de bouche et beaucoup de vivacité… Alcool, concentration et acidité, tout cela est encore un peu too much pour l’instant mais devrait donner une belle bouteille avec un peu de patience.
Clos de Tart 2000
Vin que j’ai goûté à plusieurs reprises et qui semble maintenant vraiment arriver à son plateau de maturité. Beau bouquet bien intégré au nez, complexe, expressif, délicat, fin. En bouche ça attaque encore un tout petit peu dur, encore un reste de jeunesse, mais ca s’arrondit vite, les tannins sont fondus, une bouche costaude et plus sur la puissance par rapport à l’élégance du nez, mais la finesse est là tout de même. Finale longue et opulente.
Bourgogne vendange tardive vieilles vignes 2005, Pierre Naigeon (AOC Vosnes-Romanée déclassée)
Pas de note sur ce vin, je m’attendais à une présence de sucre sur le dessert, mais ce n’était pas le cas, l’accord avec le dessert au chocolat n’a pas fonctionné.
L’après midi déjà bien avançé s’est poursuivi par une visite au domaine Hervé Roumier, un passage trop rapide car les bisontins devaient rentrer rapidement à la maison. Pas de notes, mais des vins qui m’ont fait bonne impression, à revoir dans des circonstances plus calmes.
Merci à Greg pour nous avoir organisé aux petits oignons cette session décentralisée, une petite cure de Bourgogne ca fait du bien ! La cuisine de bon niveau et l’accueil et le service impeccable du restaurant le Millésime méritent d’être soulignés, pour une addition très raisonnable.
- 25 octobre 2011 à 0h20
- in reply to: Vos bonnes adresses à Strasbourg
Au final on a testé:
Le Pont Corbeau: adresse incontournable pour un amateur de vin. Bonne cuisine de winstub, avec plats traditionnels ou légèrement revisités. Mais surtout une très belle carte des vins à prix très raisonnables, de multiples références, beaucoup d’Alsace bien sûr, mais d’un peu partout, et pas les derniers de la classe. Même le Jura est très bien représenté. Le patron est visiblement un passionné, de très bon conseil et ne cherchant pas à refourguer les quilles les plus chères. Il a réussi l’exploit de nous dégotter la bouteille qui s’accordait à la fois avec les harengs matjes/pomme à l’huile, avec un saumon grillé au beurre blanc sur lit de choucroute, et avec un boudin accompagné d’oignons/pommes de terre/ choucroute: un pinot blanc Kritt 2008 de Marc Kreydenweiss, jolie bouteille toute en tension et salinité, avec juste ce qu’il fallait de rondeur. Très bien, adresse à conseiller en priorité pour les amateurs de vin.
L’Assiette du Vin: Belle carte des vins, la cuisine vise plus haut qu’au Pont Corbeau. Attention à préciser, lorsque vous réservez, que vous souhaitez être dans la salle du rez de chaussée et non dans le caveau, nettement moins agréable, on ne connaissait pas l’endroit, on s’est fait avoir. Cuisine inégale: pour ma part une entrée avec des moules de bouchot, une mousse d’artichaut et des « grattons à l’orientale », lesdits grattons ressemblaient fort à des dés de merguez cuite et n’apportaient strictement rien au plat. En revanche, très bon dos de sandre sur lit de lentilles aux cèpes (parfaite cuisson du poisson et des cèpes) avec une aumonière croustillante de pied de cochon. Dessert sans grand intérêt. Moyen +.
La Cloche à Fromage: Une gigantesque cloche à fromage abritant un plateau géant sur 3 niveaux, c’est le concept de ce resto où nous avons fait un brunch déjeunatoire. Raclette à l’ancienne , fondue, plats cuisinés avec fromage et surtout le plateau. On a pris une formule dégustation d’une quinzaine de variétés, avec explications détaillées et ordre de dégustation conseillé. Fromages de grande qualité, certains rares ou peu connus (un « mont d’or » de chèvre de l’Aveyron, parfaitement affinés, accompagnés de plusieurs variétés de pain maison. Joli choix de vins au verre et personnel connaissant les vins qu’il sert et les possibilités d’accord. Un peu cher au final mais bien.
Nous étions très tentés par Umami mais malheureusement ils étaient complets tant vendredi que samedi.
Merci à tous pour vos conseils.
- 21 octobre 2011 à 14h22
- in reply to: Vos bonnes adresses à Strasbourg
Merci pour vos conseils!
Finalement nous partons un peu à l’aventure, sans réserver de restos, mais avec une petite liste de présélection…- 17 octobre 2011 à 18h31
- in reply to: Vos bonnes adresses à Strasbourg
Bonjour,
Petit remontage de ce post pour une éventuelle réactualisation…
Le week end prochain je vais me balader à Strasbourg, que je connais bien mais où je n’ai quasiment pas remis les pieds depuis mes années estudiantines il y a 25 ans…
Je cherche des bons restos (de tous styles du gastro à la cantine, pourvu qu’on y mange et boive bien) , j’ai bien noté les adresses ci-dessus mais elles commencent à dater. Tous vos conseils seront les bienvenus… (Strasbourg-ville car nous ne serons pas motorisés)Merci d’avance.
- 12 juillet 2011 à 22h50
- in reply to: Domaine Jean Bourdy – Arlay
Bonjour,
Vu le flou artistique de la photo, pas facile de donner un avis. 🙂 Il va falloir que je vienne goûter… 🙂
Plus sérieusement, soit les collerettes avec le millésime sont manquantes, soit le paille n’était pas millésimé dès le départ, ca arrive parfois sur des vieux paille. Je pense que le plus simple est de contacter la maison Bourdy qui te renseignera sûrement.Cordialement,
Tophe