SYMON

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Affichage de 20 réponses de 21 à 40 (sur un total de 55)
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  • SYMON
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    Monsieur Audouze,
    N’ayant aucune fascination de l’étiquette telle que vous me paraissez cultiver à la lecture de la liste impressionnante que vous livrez (à l’exception des vignerons de Maury,seule abomination coopérative), je me permets de vous signaler que, s’agissant du rapport prix/appellation, il est des produits qui n’étonnent qu’à la condition d’être servis en carafe. Mais peut-être faudrait-il appliquer sur la carafe une étiquette mentionnant le prix du « vin de table » qu’elle contient…. Parfois entre 15 et 25 euros. Et je ne parle pas ici des coquetteries que se permettent certains grands noms. Mais de ceux qui s’obstinent à cultiver certaines vignes que les initiatives bruxelloises consécutives à la crise de 1976 avaient condamnées
    Je rêvais depuis plusieurs années d’une dégustation réalisée à l’aveugle par un jury jugé compétent en proposant d’établir un prix de marché estimé opposé à celui effectivement proposé. Le hors-série du magazine Régal l’a éréalisé pour les bordeaux, l’effet est aussi sidérant qu’amusant. Un mensuel économique de grande diffusion me propose de le réaliser sur une échelle plus large. Où l’on verra, sans préjuger de l’issue, que le prix ne fait souvent rien à l’affaire. Ceci dit en toute confraternité dans l’amour des vieux millésimes de grands bordeaux ou bourgognes….

    SYMON
    Participant

    Monsieur Audouze,
    Admettons que vous estimiez à plus ou moins juste titre qu’il n’est de vins que de Bordeaux, de Bourgogne et accessoirement de la vallée du Rhône (limitée, bien évidemment à quelques châteauneuf-du-pape). Ramener le languedoc à des « vins de table » me paraît traduire une inculture totale du vin. Amateur que je suis de millésimes anciens de bordeaux ou de bourgogne (tout comme vous, du reste), je suis surpris qu’un homme prétendant à la culture que vous vous supposez parle en ces termes du Languedoc-Roussillon. Quie certains viticulteurs apporteurs en coopératives aient les mentalités que vous décrivez est à peu près exact. Quoique certaines de ces coopératives sortent des vins qui m’emmerdent infiniment moins que les bordeaux actuels normalisés sur la ligne de l’hyperconcentration. Il est par ailleurs des vignerons qui signent des vins qui m’émeuvent… Un vin n’est-il pas conçu pour m’émouvoir. Autant qu’un cheval 47 ou un mouton 45.

    SYMON
    Participant

    Je suis étonné que l’on puisse s’ébahir devant le torrent de banalités énoncées par Albert Frère. On connaissait la langue de bois en politique, elle déboule désormais dans l’oenophilie. Pour avoir pratiqué l’individu il y a 35 ans et ce, pendant une vingtaine d’années, je puis affirmer qu’il est l’archétype du nouveau riche. Se faire un devoir comme lui de posséder un appartement avenue Foch à l’instar des émirs du golfe est un paradigme d’un mauvais goût assumé et affiché. Le reste est à l’avenant…

    SYMON
    Participant

    Elle est également l’épouse de Denis Saverot, rédacteuren chef de la RVF. Ceci expliquant une partie de cela. Et permet de conclure qu’un concours de circonstances – en l’occurrence, une invitation à la fête de la fleur – se retrouve parmi les « lieux emblématiques » du pouvoir… Mais c’est « Le Monde » d’aujourd’hui où n’importe qui peut écrire n’importe quoi avec une orthographe et une syntaxe plus qu’approximatives….

    SYMON
    Participant

    [i]Il y a également de superbes vins « d’assemblage bordelais » en Italie, qui n’ont souvent rien à envier aux meilleurs hexagonaux.
    Ce sentiment de supériorité manifeste affiché par Bordeaux finira par les perdre…[/i]
    On parle ici de vins « à cracher » ou de vins « à boire ». Pour avoir été de cette dégustation, l’épisode des assemblages bordelais m’a laissé le souvenir de pas mal de vins « à cracher ». Pur ceux qui ignoreraient la différence, ces vins « à cracher » sont des bêtes de compétition dont personne ne peut aller au fond de la bouteille. Des vinc conçus a priori pour la gerde mais dont il ne restera pas grand chose 20 ans plus tard. Reparlons à ce égard de « Clos de Tart » qui avait emporté la palme… Vin « à bopire »

    SYMON
    Participant

    Indépendamment que « tord » s’écrit infiniment mieux avec un « t », je suis ravi que vous paraissiez vous réjouir de la hausse des bordeaux. N’ayant pas la télé, tenant le cinéma en abomination, je comprends votre bonheur de voir la propriété bordelaise foncer droit de le mur, qui plus est en klaxonnant. Un vrai bonheur! Un vieux bordelais, expert en vin de surcroît, m’a expliqué un jour que les bordelais étaient cons au point de n’avoir aucune mémoire. Réjouissons-nous donc tous ensemble !

    SYMON
    Participant

    Et qui dit que pour les échantillons primeur, ce n’est pas 110% de premier vin? L’essentiel est que des naïfs continuent d’y croire. Cela maintient les cours.

    SYMON
    Participant

    L’explication est simple. Dans le système de commercialisation bordelais, n’ont droit à des « allocations » que les entreprises ayant un statut de négociant. Les quatre chaînes d’hypermarchés subsistant en France ont toutes acquis ce statut au cours des dernières années. Elle accèdent donc au marché « primeur » et revendent deux ou trois ans plus tard avec la marge habituelle du négoce (20% + TVA). Conclusion: sauf à vouloir acheter les premiers crus ou super-seconds, il y a tout intérêt à à attendre les FAV. Constat effectué l’année dernière en prenant les catalogues de trois grands de la GD: le prix affiché était celui de sortie augmenté de 20% + TVA. Sans avoir dû avancer une quelconque trésorerie pendant deux ans. A méditer !

    SYMON
    Participant

    Je me rappelle avoir lancé il y a quelques semaines un débat intitulé « la farce des primeurs ». J’ai été taxé de malveillance parce que j’affirmais sans prouver. Je savais, mais,je n’ai pas procédé à un « déballage ». Ceci posé, nous y venons enfin. On commence à se poser des questions. Que M. Parker regoûte les vins deux ou trois ans après leur mise, qu’importe? Les propriétaires bordelais ne sont pas des imbéciles: l’échantillon arrangé pour lui, comme pour quelques dégustateurs « happy few  » sera tiré de la même barrique arrangée pour les dégustations en primeur. Pour mémoire, le propriétaire médocain que je citais dans un post précédent a bel et bien préparé 220 litres de 100% merlot (le vin commercialisé en comporte 47%) à destination des dégustations ultérieures… Il n’est pas totalement crétin!
    A bonne entendeur….

    SYMON
    Participant

    « Parker a donné 94 à ce vin qui est nul, il ne vaut pas plus de 88, que fait Parker ? » .
    Mais qui a fait juge M. Parker? Je crois savoir qu’il s’est autoproclamé tel, au même titre que pas mal de « petits juges », réputés « non experts », ni plus ni moins à mon sens que cet Américain incapable d’apprécier un vin dès lors qu’il témougne d’un peu de finesse et d’élégance.
    Ceci pour continuer à dire qu’il est prétentieux (pour ne pas dire imbécile) de donner une note à un vin (quand on en vient au 0,5 point, on atteint les sommets du ridicule). J’accorderai un peu plus de crédit aux « Masters of Wine » britannique qui, eux au moins, ne sont pas autoproclamés…

    • in reply to: Montrose
    SYMON
    Participant

    Si l’on s’en réfère à l’excellent Michael Broadbent, pape en la matière, le montrose 1921 (excellent millésime par ailleurs) qu’il a dégusté était oxydé….

    SYMON
    Participant

    Je pense – très modestement – avoir fait une lourde allusion à la vanité de noter. J’assume et continuerai d’assumer face à votre expérience de Pavie qui achève de me conforter dans ce que j’ai toujours pensé. Parker s’est formé un goût à l’américaine, ignorant tout de la finesse et de la subtilité. Il n’est qu’à s’en remettre non pas à ses notes (on sait ce que je pense de la « notation »), mais à ses commentaires. On remarquera que les vins les mieux notés sont toujours « puissant », immense », « massif », « impressionnant ». A savoir qu’il limite sa dégustation aux deux première secondes. L’amer et l’asséchant sont perdus dans les limbes (bien que supprimées par SS benoît 16)…

    • in reply to: Montrose
    SYMON
    Participant

    Doubler le prix pour rentrer dans ses frais avec un rendement divisé, cela fait quadrupler le prix de la bouteille… Intéressant !

    SYMON
    Participant

    « C’est la conscience de mes limites… Celle d’un amateur: boire depuis 1975 ne remplace pas une formation universitaire d’oenologie »
    J’ai rarement lu ici opinion plus sage. Mais qui donc n’est autre qu’un « amateur » en l’occurrence? Hormis des défauts dûment répertoriés par la faculté, il est difficile de prétendre qu’un vin est « mauvais ». Etant de ces journalistes qui ont passé – sur le tard – un diplôme d’oenologie, j’y ai pris de sérieuses leçons de modestie qui n’ont fait que valider ce qui était ma (seule) religion depuis près de trente ans. Et pour corser l’histoire, je suis même devenu vigneron depuis trois ans… Sans qu’aucun de mes confrères ait jamais eu une bouteille en dégustation. Simple question d’éthique et de déontologie: je me suis mis sur la même ligne de départ que les plus obscurs du Languedoc-Roussillon.
    Amitiés à tous et continuons de débattre: cela fait avancer la cause!

    SYMON
    Participant

    « C’est la conscience de mes limites… Celle d’un amateur: boire depuis 1975 ne remplace pas une formation universitaire d’oenologie »
    J’ai rarement lu ici opinion plus sage. Mais qui donc n’est autre qu’un « amateur » en l’occurrence? Hormis des défauts dûment répertoriés par la faculté, il est difficile de prétendre qu’un vin est « mauvais ». Etant de ces journalistes qui ont passé – sur le tard – un diplôme d’oenologie, j’y ai pris de sérieuses leçons de modestie qui n’ont fait que valider ce qui était ma (seule) religion depuis près de trente ans. Et pour corser l’histoire, je suis même devenu vigneron depuis trois ans… Sans qu’aucun de mes confrères ait jamais eu une bouteille en dégustation. Simple question d’éthique et de déontologie: je me suis mis sur la même ligne de départ que les plus obscurs du Languedoc-Roussillon.
    Amitiés à tous et continuons de débattre: cela fait avancer la cause!

    SYMON
    Participant

    Cher Vincentvin,
    Lorsque je parle de trafics d’échantillons, je pense pouvoir parler en connaissance de cause puisqu’il s’agit de l’aveu même de certains propriétaires. Il se trouve que cela fait 25 ans que je sillonne le vignoble français en général et le bordelais en particulier. Mais surtout, avant d’avoir « basculé » presque totalement dans le vin, j’ai pratiqué pendant 35 ans un journalisme très classique qui consiste à ne rien affirmer qu’on ne puisse prouver.
    Il se trouve aussi que j’appartiens à cette caste de journalistes qui quittent la propriété les mains et le coffre de la voiture vides. De ceux aussi qui renvoient à l’expéditeur la caisse de vin offerte en fin d’année. Et c’est ma seule éthique qui est en cause en la matière. J’en ai conçu des amitiés plutôt solides dans la profession. Et chacun sait que je ne m’arrogerai pas le droit de « balancer » des noms et de ruiner des vignerons.
    Lorsque je m’oppose à la notation, c’est tout simplement parce qu’outre le fait que je ne puis m’autoproclamer juge (et dans la profession il ne s’agit de rien d’autre que d’autoproclamation), je ne m’autoriserai jamais à anéantir d’une « note » le travail d’une année de vigneron. Je me contente donc de ne mentionner que ce que j’ai cru bon d’apprécier. En toute modestie. Et avec toute mon amitié tous et mon respect à ceux qui sont capable de créer un modéliser scientifiquement l’hédonisme.

    SYMON
    Participant

    Cher Vincentvin,
    Lorsque je parle de trafics d’échantillons, je pense pouvoir parler en connaissance de cause puisqu’il s’agit de l’aveu même de certains propriétaires. Il se trouve que cela fait 25 ans que je sillonne le vignoble français en général et le bordelais en particulier. Mais surtout, avant d’avoir « basculé » presque totalement dans le vin, j’ai pratiqué pendant 35 ans un journalisme très classique qui consiste à ne rien affirmer qu’on ne puisse prouver.
    Il se trouve aussi que j’appartiens à cette caste de journalistes qui quittent la propriété les mains et le coffre de la voiture vides. De ceux aussi qui renvoient à l’expéditeur la caisse de vin offerte en fin d’année. Et c’est ma seule éthique qui est en cause en la matière. J’en ai conçu des amitiés plutôt solides dans la profession. Et chacun sait que je ne m’arrogerai pas le droit de « balancer » des noms et de ruiner des vignerons.
    Lorsque je m’oppose à la notation, c’est tout simplement parce qu’outre le fait que je ne puis m’autoproclamer juge (et dans la profession il ne s’agit de rien d’autre que d’autoproclamation), je ne m’autoriserai jamais à anéantir d’une « note » le travail d’une année de vigneron. Je me contente donc de ne mentionner que ce que j’ai cru bon d’apprécier. En toute modestie. Et avec toute mon amitié tous et mon respect à ceux qui sont capable de créer un modéliser scientifiquement l’hédonisme.

    SYMON
    Participant

    Et si nous nous posions une question toute simple: « Qui nous a fait juges? ». A savoir comme déterminer qu’un tel vaut 8/10, 16/20 ou 91-93/100? Tout cela me paraît relever du plus haut grotesque et de la pire des cuistreries. On aime un vin ou on de l’aime pas. Le même vin sera détesté ou adoré par un autre. Comment appliquer les principes d’une science exacte à que qui relève à la fois des lois de la nature, de l’humain qui s’en accommode plus ou moins pour élaborer un produit dégusté une fois et une seule par un autre humain sujet à toutes les humeurs du jour.
    Je suis plié d’un rire triste lorsque je lis des « notes » chiffrées sur les vins et pris de compassion pour ceux qui les suivent.

    SYMON
    Participant

    Et si nous nous posions une question toute simple: « Qui nous a fait juges? ». A savoir comme déterminer qu’un tel vaut 8/10, 16/20 ou 91-93/100? Tout cela me paraît relever du plus haut grotesque et de la pire des cuistreries. On aime un vin ou on de l’aime pas. Le même vin sera détesté ou adoré par un autre. Comment appliquer les principes d’une science exacte à que qui relève à la fois des lois de la nature, de l’humain qui s’en accommode plus ou moins pour élaborer un produit dégusté une fois et une seule par un autre humain sujet à toutes les humeurs du jour.
    Je suis plié d’un rire triste lorsque je lis des « notes » chiffrées sur les vins et pris de compassion pour ceux qui les suivent.

    SYMON
    Participant

    Cher François Audouze,
    Hommage public soit rendu à votre à-propos… J’en étais resté au premier degré de l’orthographe, la fatigue m’ayant occulté un second habilement manié. Et si la rhétorique faisait son entrée sur LPV en lieu et place de « notes » à mon sens absconses? Le verbe se substituant à une arithmétique douteuse.
    A tous, cette fois:
    Je n’en ressens pas moins un vrai bonheur à vous lire tous, quand bien même certains m’imposent de calculer la moyenne de mon plaisir en affichant un « 95-96 », mes papilles étant insensibles aux décimales…

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