Stephane Dellier

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  • Stephane Dellier
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    CR: Domaine François Chidaine – Montlouis-sur-Loire Clos du Breuil 2006

    La robe jaune claire ne montre que très peu de traces d’évolution.
    Joli nez sur les fruits blancs mûrs (mirabelle) et la cire d’abeille.On retrouve les mêmes en bouche, de la rondeur et une belle matière, ça tapisse la bouche, avec de la salinité et une bonne persistance. Un très bel équilibre avec ce qu’il faut d’acidité pour équilibrer les sucres résiduels, et un peu d’amertume. Un beau chenin qui a très bien vieilli.

    Bue avec une blanquette de dinde toute simple, on est bien là 
     

    Stephane Dellier
    Participant

    CR: Château du Champ des Treilles, Vin Passion 2014, Bordeaux blanc
    Le nez est discret sur les fleurs blanches. L’attaque est souple, et une belle acidité prend vite le dessus pour étirer le vin et finir sur une note citronnée avec une mâche crayeuse.
    Vin très agréable (et qui descend vite ), très bon rapport qualité/ prix.

    Stephane Dellier
    Participant

    CR: Domaine Les Bruyères, IGP des Collines Rhodaniennes, Syrah Les Monestiers 2017

    Bouteille ouverte une heure avant le repas, et légèrement chambrée afin d’affronter la chaleur extérieure de ce dimanche midi.

    Le nez est très flatteur, sur les fruits noirs au-dessus du chaudron (mais sans lourdeur), un poil d’épices.

    En bouche le vin enveloppe le palais, belle matière tout en restant frais, des tanins veloutés, très bel équilibre. On est toujours sur les fruits noirs confiturés et un peu d’épices.

    Seul bémol c’était ma dernière et on n’a pas pu en ouvrir une deuxième… 😉

    Stephane Dellier
    Participant

    Petite visite au domaine à l’improviste la semaine dernière, nous faisons la connaissance de Laurent pour un très bon moment d’échange et une très belle dégustation. On est en mode vacances, avec les trois enfants, je n’ai pas pris de notes, excusez les descriptions succinctes.

    Ça démarre fort avec Les Pépettes Blanc 2016, un muscat sec comme on les aime ! C’est gourmand sans être too much, avec une belle fraîcheur, un peu de salinité en finale qui donne envie de se resservir.

    Ensuite un Corbières Blanc 2016, on est sans doute passé un peu à côté, c’est bien fait, mériterait d’être re-goûté seul.

    Le Corbières Blanc Bel Amant 2015 nous a beaucoup plu, à la fois frais et gourmand. Une note oxydative en finale, Laurent voit ça plus comme un défaut alors qu’on trouve que ça lui donne un vrai caractère.

    On finit les blancs avec le Corbières Blanc La Tina 2015, c’est plus concentré, on sent encore l’élevage, un côté résineux. A attendre, curieux de voir ce que ça va donner quand tout sera en place.

    Les Pépettes Rouge 2017 nous surprend d’abord avec une note iodé au nez ! et en bouche c’est canaille, très sympa. Une bouteille bue le lendemain confirmera que ça descend tout seul, mieux vaut prévoir des réserves 😉

    On passe ensuite aux Fitou avec Fitou 2016, déjà prêt à boire et très bon. Avec Fitou Bel Amant 2015 et Fitou La Tina 2015 on gagne en complexité et profondeur, mais il faut attendre un peu pour en profiter pleinement. En tout cas de très beaux rouges.

    A noter aussi un Muscat de Rivesaltes 2017 bien équilibré.

    Un très belle gamme avec de très bons vins, et des rapports qualité/ prix au top!

    Ça a été un vrai plaisir de discuter avec Laurent, aussi sympathique que ses vins sont bons, et qui n’est pas avare de détails sur tout le processus qu’il suit pour ses vins, de la vigne au chai, les différents essais qu’il fait pour comprendre et améliorer ses vins, et qui sait se mettre au niveau de ses interlocuteurs (y compris pour répondre aux questions des enfants ::turn:: ). On a passé un très bon moment 🙂

    Stephane Dellier
    Participant

    CR: Domaine Barou, Un autre Monde 2015, Saint Joseph rouge

    Nez un peu en retenue sur les fruits mûrs, très agréable. En bouche c’est très élégant, avec des tanins super fins. La matière est dense et soyeuse, laissant une belle place au fruit. La finale est en harmonie avec toujours ce fruit, un peu d’épices et une pointe fumée.

    Beau vin, sur la finesse, mais ne reniant pas ses origines puisqu’il a fait très bonne figure avec de la joue de bœuf et un jus corsé.

    Stéphane

    Stephane Dellier
    Participant

    CR: Jeff Carrel, LBV 2015, IGP Pays d’Oc

    Nez très expressif sur le citron, un peu de beurre et d’autres agrumes. En bouche ça envoie, avec une matière riche portée par une belle tension. L’aromatique est exubérante sur le citron et les agrumes, joliment enveloppée par du gras. La finale est de la même teneur, en puissance, avec les agrumes qui perdurent.

    On pourrait être limite du too-much, mais avec un plat raccord ça passe du bon côté de la force. Là en l’occurrence c’était avec un risotto (de pâtes) au fenouil et marmelade de citron (recette facile d’Eric B ), et ça marche d’enfer, un régal !

    Stéphane

    Stephane Dellier
    Participant

    CR: Domaine Dopff au Moulin GC Riesling Schoenenbourg de Riquewihr 2004

    Nez sur le citron bergamote, un peu floral.
    Bouche un peu grasse, toujours sur le citron bergamote et une note miellée. ça manque de structure et d’acidité et se ramollit en milieu de bouche. Persistance pas mal.
    Gagne un peu en tonicité après quelques heures d’ouverture.
    Effectivement Gilles on est loin des meilleurs grands crus, mais pas au même prix non plus (payé 8€ en FAV), donc l’un dans l’autre.

    Stéphane

    Stephane Dellier
    Participant

    Première expérience pour moi avec un (vrai) vin de Madère, et quelle découverte!

    CR: Blandy’s Malmsey 1990
    Nez envoûtant sur le café, les fruits à coques (noix, noisette), un peu de cacao, avec de fines nuances.
    En bouche c’est extrêmement complexe et riche, avec une acidité incroyable qui donne une fraîcheur superbe et étend le vin en longueur, mais en longueur… L’équilibre est magnifique entre l’intensité aromatique et la fraîcheur. La finale est interminable, et on pourrait rester des heures en compagnie de ce vin. Magique oo,

    Stephane Dellier
    Participant

    Dégustés lors des Journées Portes Ouvertes Saint Emilion 2017

    CR: Château Gaillard 2012, Saint Emilion Grand Cru
    Majorité de Merlot, on retrouve les arômes typiques au nez. En bouche c’est élégant, aérien, classique mais bon. Finale moyennement longue.
    CR: Château Gaillard 2014, Saint Emilion Grand Cru
    Nez séduisant, c’est plus rond et riche en bouche. A attendre un peu les tanins étant encore un peu asséchants.
    CR: Château Petit Gravet Ainé 2012, Saint Emilion Grand Cru
    On est là avec une majorité de Cabernet Franc (80%). Là aussi le nez est charmeur, sur les fruits rouges et noirs, avec une pointe de moka. En bouche on découvre une très belle texture, c’est suave et puissant mais très bien équilibré. Un côté floral. Vraiment bien.
    CR: Clos Saint Julien 2012, Saint Emilion Grand Cru
    Cette fois assemblage 50% Cabernet Franc, 50% Merlot, cultivés sur une parcelle d’1 ha au niveau du rond-point au-dessus du village de Saint-Emilion (si je ne me trompe pas). On retrouve l’élégance des vins précédent, mais avec à la fois plus de fraîcheur et plus de complexité. Finale trèès longue. Excellent.

    Stephane Dellier
    Participant

    Dégustés lors des Journées Portes Ouvertes Saint Emilion 2017

    CR: Virginie de Valandraud 2014, Saint Emilion Grand Cru
    Le nez est fin et élégant. On retrouve cette élégance en bouche, un peu d’épices, et des tanins racés. Finale moyennement longue. Très Bien.
    CR: Virginie de Valandraud 2014 blanc
    Nez intéressant avec des fruits et un peu d’agrumes. La bouche est ample avec du gras, les agrumes (citron) revenant en finale. Ça manque peut-être un poil de fraîcheur pour moi. Bien.
    CR: Château Valandraud 2014, 1er GCC Saint Emilion Grand Cru
    Le nez est concentré, avec un côté floral. En bouche on a une texture veloutée, avec de l’intensité, une super matière. C’est épicé avec une belle tension. Les tanins sont mûrs et élégants, très belle longueur. Excellent !
    CR: Bad boy 2015
    C’est rond et ample en bouche, mais tanins asséchants en finale. Moyen en l’état.
    CR: 3 de Valandraud 2014, Saint Emilion Grand Cru
    Le nez est doux. En bouche c’est facile d’accès, sur le fruit. Pas très long ni concentré, mais agréable. Bien.

    Stephane Dellier
    Participant

    Dégustés lors des Journées Portes Ouvertes Saint Emilion 2017

    CR: Château de Pressac 2007, Saint Emilion Grand Cru
    Nez sur les fruits rouges, l’attaque est tendre mais la matière un peu légère et surtout des tanins durs. Pas fan.

    CR: Château de Pressac 2011, Saint Emilion Grand Cru
    Au nez les fruits sont plus mûrs. Pourtant en bouche on a plus de fraîcheur, de la longueur, les tanins sont plus fins même si pas complétement fondus. Bien.

    Stephane Dellier
    Participant

    Dernier jour et sur la route du retour on s’arrête au Nord-Ouest de l’appellation, tout d’abord au Château Grand Corbin Despagne. Là aussi les gelées ont fait du dégât. Ils ont fait tourner un hélicoptère mais pour un résultat mitigé. Le domaine est en bio, ils ont aussi une machine de tri par soufflerie comme au Château Carteau. Ils utilisent un pressoir à l’ancienne, car pour eux c’est la meilleure façon de bien contrôler la presse.

    CR: Château Ampélia 2014, Castillon-Côtes de Bordeaux
    Nez sur les fruits rouges, un peu de mûre. La bouche est souple, un peu de tension. Finale assez vive, pas très longue. Pas mal du tout.
    CR: Château Petit Corbin Despagne 2014, Saint Emilion Grand Cru
    Nez assez frais, avec un peu d’épices. La bouche présente une belle acidité, avec des tanins souples. Matière peut-être un peu creuse en milieu de bouche. Pas très complexe à ce stade. A revoir.
    CR: Château Grand Corbin Despagne 2014, Saint Emilion Grand Cru Classé
    Nez expressif sur les fruits rouges, de la fraîcheur, une pointe d’épices et de menthol. En bouche si la structure est solide, le boisé est encore prononcé. Cependant les tanins sont sapides, il est clairement temps d’attendre. Trop jeune pour l’instant.
    CR: Château Grand Corbin Despagne 2016 (primeur), Saint Emilion Grand Cru Classé
    Le nez est sur les fruits mûrs, une pointe de chocolat, un côté torréfié. En bouche c’est mûr, la matière est riche mais avec de la fraîcheur. Néanmoins le bois est marqué à ce stade. A suivre.

    Dernier arrêt chez les voisins au Château La Dominique. Le bâtiment et le chai dessinés par Jean Nouvel en jettent, c’est très beau. Un très bel outil pour les travaux au chai. En effet si dans Saint Emilion on a vu des chais étriqués, là il y a de la place !

    Le revers de la médaille (pour un simple amateur) c’est la machinerie commerciale qui va avec, boutique, discours récité pour la visite, et une dégustation qui se résume à un tout petit fond du primeur.

    CR: Château La Dominique 2016 (primeur), Saint Emilion Grand Cru Classé
    Nez discret sur les fruits acidulés. En bouche belle intensité de fruit, c’est bien construit, avec de la fraîcheur. Tanins assez marqués pour l’instant. A suivre.

    Pour le déjeuner on profite du restaurant La Terrasse Rouge qui se trouve sur le toit du chai. L’endroit est superbe, avec vues sur les vignes et le chai d’un célèbre voisin (chai très beau aussi, dans un style très différent). On mange au comptoir, cuisine de belle facture, service avenant malgré la salle comble.

    Stéphane

    Stephane Dellier
    Participant

    On attaque la deuxième journée au Château Carteau Côtes Daugay, avec Anne-Marie Bertrand. Discussion intéressante sur la réception des vendanges, et une machine qu’ils ont pour un tri des baies par soufflerie (qui se veut un pseudo-équivalent à une machine de tri par densimétrie). Ils ne font pas d’ouillage et mettent les barriques bonde de côté pour limiter l’évaporation. Ils n’ont pas de chai de 2ème année, ce qui rend la rotation un peu compliqué à l’arrivée d’un nouveau millésime, avec des barriques qui se retrouvent un peu partout dans tous les coins.

    CR: Château Carteau Côtes Daugay 2016 (primeur), Saint Emilion Grand Cru
    On goûte le lot 100% fût neuf. Le nez est sur les fruits mûrs, avec une pointe d’amande. La bouche est marquée par la fraîcheur, avec des tanins élégants, le boisé est discret. Bien +.
    CR: Château Vieux Lescours 2013, Saint Emilion Grand Cru
    Le nez présente quelques traces d’évolution. En bouche c’est assez droit mais la matière semble un peu légère. Finale assez courte. Moyen.
    CR: Château Franc Pipeau 2012, Saint Emilion Grand Cru
    Nez sur les fruits noirs, une note toastée. L’attaque est franche, la matière est soyeuse avec un boisé élégant, des fruits un peu acidulés, c’est équilibré. Belle finale assez puissante. Très bien.
    CR: Château Carteau Côtes Daugay 2014, Saint Emilion Grand Cru
    Nez sur la cerise noire, un côté fumé et une pointe d’amande. La bouche est assez fraîche, droite, matière pas très dense. Bien.

    On passe de l’autre côté du village au Château Sansonnet. Visite un peu rapide.

    CR: Château Harmonie 2014, Saint Emilion Grand Cru
    Nez discret sur les fruits rouges. Le vin est souple, sur le fruit, assez rond. La finale est un peu acide/ verte dommage. Moyen.
    CR: Château Sansonnet 2014, Saint Emilion Grand Cru Classé
    Nez discret très harmonieux avec un côté floral. En bouche c’est droit, tout en longueur. Les tanins ne sont pas complétement fondus mais pas agressifs. Belle finale. A attendre un peu, mais Très Bien.

    On se rapproche du village, mais toujours au Nord-Est de Saint Emilion, pour aller visiter le Château Cardinal Villemaurine et ses caves souterraines taillées dans le roc. On commence la visite avec Jean-François Carrille, mais il est appelé par ailleurs, dommage le monsieur a l’air passionnant. Le chai est relativement réduit. La visite prend une autre dimension en descendant dans les caves souterraines, où les barriques et les bouteilles se succèdent dans un dédale de petites pièces et cavités creusées dans la roche calcaire. Ils utilisent à la fois des barriques bordelaises et bourguignonnes, ce qui visuellement rajoute encore un peu à ce joyeux bazar.

    CR: Château Cardinal Villemaurine 2016 (primeur), Saint Emilion Grand Cru
    Nez fruité sur les fruits rouges mûrs, une vanillé soyeux. L’attaque est souple, belle structure avec de jolis tanins sapides. Très bien.
    CR: Château Caillou-les-Martins 2014, Lussac Saint Emilion
    Nez agréable cerise-cassis, une pointe fumée. On retrouve les mêmes arômes dans une bouche ronde, boisé pas trop marqué. Bien +.
    CR: Château Cardinal Villemaurine 2013, Saint Emilion Grand Cru
    Nez fruité un peu épicé. L’attaque est souple et la matière légère, assez classique. Bien +.
    CR: Château Clos Villemaurine 2014, Saint Emilion Grand Cru
    Nez souple et fruité. En bouche de beaux fruits bien mûrs, un peu floral, une belle trame avec de la fraîcheur, des tanins sapides. Très belle finale. Excellent.

    On poursuit au Clos La Madeleine, accompagnés par une pluie battante. Beaucoup de monde, du coup visite un peu décousue.

    CR: Château Magnan La Gaffelière 2011, Saint Emilion Grand Cru
    Nez sur les fruits rouges avec un côté grillé/ toasté. L’attaque est bien mais l’acidité ressort un peu, et les tanins sont accrocheurs. Moyen.
    CR: Clos La Madeleine 2013, Saint Emilion Grand Cru
    Nez élégant sur les fruits noirs bien mûrs, avec une touche de moka et de cèdre. Les fruits noirs sont là en bouche, avec un peu d’épices. C’est charnu mais un soupçon de végétal empêche de se régaler complétement. Belle persistance. Très bien.
    Pour l’anecdote sur ce dernier vin, ma femme a eu le dernier verre d’une bouteille ouverte depuis 1 heure ou 2, tandis que pour ma part j’ai eu le premier verre d’une bouteille ouverte sur l’instant. Et bien on n’avait pas l’impression d’avoir le même vin, mon verre étant complétement mutique. D’où la difficulté sur ce genre de dégustation de pouvoir bien juger les vins, les conditions de préparation/ aération pouvant être très différentes et pas optimales.

    Fin du jour 2.
    Stéphane

    Stephane Dellier
    Participant

    CR: Domaine Clos de la Bonnette – IGP Vin de Pays des Collines Rhôdaniennes – Syrah Vieilles Vignes 2014

    Nez racé avec des arômes fumés et poivre blanc.
    C’est très fleuri en bouche (fleur de sureau?), avec une matière soyeuse.
    Belle persistance épicée.

    Très bien.

    Stephane Dellier
    Participant

    Dégustés lors des Journées Portes Ouvertes Saint Emilion 2017

    CR: M de Mangot, rosé, 2016
    Rosé de table (dans l’esprit d’un blanc) voulu par les fils Todeschini. Le packaging a été soigné avec 6 culs-de-bouteille différents, et bouchon en verre.
    Nez délicat sur les fleurs blanches, les petits fruits acidulés. Attaque franche, belle structure, c’est à la fois caressant et tendu. Les agrumes arrivent ensuite et amènent sur une finale saline. Un très beau rosé de gastronomie !
    CR: Château La Brande 2014, Castillon Côtes de Bordeaux
    Nez sur le fruit (cerise), on retrouve ce fruit sympa en bouche, avec un peu de fraîcheur. Pas d’une grande longueur mais pas mal du tout.
    CR: Château Mangot 2012, Saint Emilion Grand Cru
    Nez fin sur le cassis et la mûre. La bouche est souple et suave, de la rondeur et une matière soyeuse. Bonne longueur. Bien.
    CR: Château Mangot Quintessence 2009, Saint Emilion Grand Cru
    Une cuvée 100% vieux merlots, le nez est plus profond, sur la gelée de cassis, des épices doux, des notes florales. En bouche c’est puissant et fin, velouté, finement épicé. Belle longueur. C’est très bon et en a encore sous la pédale.
    CR: Château Mangot Todeschini 2012, Saint Emilion Grand Cru
    LA cuvée des fils, avec une majorité de Cabernet, vinification intégrale en barriques. On change vraiment de registre et de style. On a le côté épicé du Cabernet, le fruit croquant. C’est juteux, équilibré, une certaine puissance avec une matière soyeuse. A attendre sans doute pour que le Cabernet amène plus de complexité.
    CR: Château Mangot Mangot 2016 (primeur)
    Ça pète le fruit, une belle trame acide qui porte une jolie matière, finale mentholée/ reglissée. TRES prometteur !

    Stephane Dellier
    Participant

    Bonjour à tous,

    Petit compte-rendu de nos visites lors de ces portes ouvertes de Saint Emilion. De manière générale le cœur n’y est pas côté vignerons après les gelées de la semaine, et s’ils font tous le job à recevoir quand même le public, beaucoup sont encore sous le coup et préoccupés par les conséquences de ces gelées. Une pensée par exemple pour le Château Gaillard qui a gelé à 100%, où ils vont devoir négocier avec leurs banquiers pour avoir quand même les financements pour le matériel qu’ils ont commandé (investissements fait après deux belles années 2015 et 2016), et où ils vont passer l’année dans la vigne juste pour avoir du beau bois pour l’année prochaine.

    On commence par explorer l’Est de l’appellation en démarrant au Château Mangot. Là aussi ils ont été touchés par le gel, surtout sur le Château La Brande (Castillon) gelé à 80%. Ici ils travaillent en continu avec un nutritionniste de la vigne, et qui sur cet événement climatique va les conseiller sur les apports à faire à la vigne pour qu’elle reparte dans les meilleures conditions possibles. Le domaine est en agriculture propre depuis 15 ans mais ne cherche pas à avoir le label.

    La visite est très intéressante avec Anne-Marie Todeschini qui a pris avec son mari la suite de ses parents en 1989 (même si Anne-Marie a l’âme commerçante et un peu tendance à pousser à la consommation), et dont les fils prennent aujourd’hui la suite.

    On passe aux vins :
    CR: M de Mangot, rosé, 2016
    Rosé de table (dans l’esprit d’un blanc) voulu par les fils Todeschini. Le packaging a été soigné avec 6 culs-de-bouteille différents, et bouchon en verre.
    Nez délicat sur les fleurs blanches, les petits fruits acidulés. Attaque franche, belle structure, c’est à la fois caressant et tendu. Les agrumes arrivent ensuite et amènent sur une finale saline. Un très beau rosé de gastronomie !
    CR: Château La Brande 2014, Castillon Côtes de Bordeaux
    Nez sur le fruit (cerise), on retrouve ce fruit sympa en bouche, avec un peu de fraîcheur. Pas d’une grande longueur mais pas mal du tout.
    CR: Château Mangot 2012, Saint Emilion Grand Cru
    Nez fin sur le cassis et la mûre. La bouche est souple et suave, de la rondeur et une matière soyeuse. Bonne longueur. Bien.
    CR: Château Mangot Quintessence 2009, Saint Emilion Grand Cru
    Une cuvée 100% vieux merlots, le nez est plus profond, sur la gelée de cassis, des épices doux, des notes florales. En bouche c’est puissant et fin, velouté, finement épicé. Belle longueur. C’est très bon et en a encore sous la pédale.
    CR: Château Mangot Todeschini 2012, Saint Emilion Grand Cru
    LA cuvée des fils, avec une majorité de Cabernet, vinification intégrale en barriques. On change vraiment de registre et de style. On a le côté épicé du Cabernet, le fruit croquant. C’est juteux, équilibré, une certaine puissance avec une matière soyeuse. A attendre sans doute pour que le Cabernet amène plus de complexité.
    CR: Château Mangot Mangot 2016 (primeur)
    Ça pète le fruit, une belle trame acide qui porte une jolie matière, finale mentholée/ reglissée. TRES prometteur !
    Très belle découverte que ce domaine, avec des très bons vins, ça démarre bien.

    On reste sur le même secteur et on va chez les voisins du Château de Pressac, lieu historique où a eu lieu la reddition mettant fin à la Guerre de Cent Ans. Il y a plus de monde, et la visite est expédiée au pas de course… On profite quand même du magnifique paysage. A noter un peu de Carménère et de Malbec dans l’encépagement.

    CR: Château de Pressac 2007, Saint Emilion Grand Cru
    Nez sur les fruits rouges, l’attaque est tendre mais la matière un peu légère et surtout des tanins durs. Pas fan.
    CR: Château de Pressac 2011, Saint Emilion Grand Cru
    Au nez les fruits sont plus mûrs. Pourtant en bouche on a plus de fraîcheur, de la longueur, les tanins sont plus fins même si pas complétement fondus. Bien.

    On reste toujours dans le même secteur, et on se retrouve à quelques encablures de là au Château Valandraud. Beaucoup de monde dans le ‘garage’, on aperçoit Jean-Luc Thunevin qui s’affaire à amener des verres propres, et repart aussitôt avec les verres sales, ils sont un peu débordés. On se faufile quand même pour goûter les vins (un peu dans le désordre)

    CR: Virginie de Valandraud 2014, Saint Emilion Grand Cru
    Le nez est fin et élégant. On retrouve cette élégance en bouche, un peu d’épices, et des tanins racés. Finale moyennement longue. Très Bien.
    CR: Virginie de Valandraud 2014 blanc
    Nez intéressant avec des fruits et un peu d’agrumes. La bouche est ample avec du gras, les agrumes (citron) revenant en finale. Ça manque peut-être un poil de fraîcheur pour moi. Bien.
    CR: Château Valandraud 2014, 1er GCC Saint Emilion Grand Cru
    Le nez est concentré, avec un côté floral. En bouche on a une texture veloutée, avec de l’intensité, une super matière. C’est épicé avec une belle tension. Les tanins sont mûrs et élégants, très belle longueur. Excellent !
    CR: Bad boy 2015
    C’est rond et ample en bouche, mais tanins asséchants en finale. Moyen en l’état.
    CR: 3 de Valandraud 2014, Saint Emilion Grand Cru
    Le nez est doux. En bouche c’est facile d’accès, sur le fruit. Pas très long ni concentré, mais agréable. Bien.

    On descend dans la plaine jusqu’au Château Gaillard. Catherine Papon-Nouvel a le moral dans les chaussettes suite aux gelées de la semaine, et si elle essaye quand même de faire bonne figure devant les visiteurs du jour, la tête n’y est pas. 100% des vignes ont gelées, et le contre-bourgeon qui était sorti a gelé aussi, donc plus d’espoir pour cette année. Juste à travailler pour avoir du beau bois pour l’année prochaine.

    Le domaine est en bio depuis 10 ans, avec 20ha dans la plaine, et deux autres petites propriétés au niveau du village.
    CR: Château Gaillard 2012, Saint Emilion Grand Cru
    Majorité de Merlot, on retrouve les arômes typiques au nez. En bouche c’est élégant, aérien, classique mais bon. Finale moyennement longue.
    CR: Château Gaillard 2014, Saint Emilion Grand Cru
    Nez séduisant, c’est plus rond et riche en bouche. A attendre un peu les tanins étant encore un peu asséchants.
    CR: Château Petit Gravet Ainé 2012, Saint Emilion Grand Cru
    On est là avec une majorité de Cabernet Franc (80%). Là aussi le nez est charmeur, sur les fruits rouges et noirs, avec une pointe de moka. En bouche on découvre une très belle texture, c’est suave et puissant mais très bien équilibré. Un côté floral. Vraiment bien.
    CR: Clos Saint Julien 2012, Saint Emilion Grand Cru
    Cette fois assemblage 50% Cabernet Franc, 50% Merlot, cultivés sur une parcelle d’1 ha au niveau du rond-point au-dessus du village de Saint-Emilion (si je ne me trompe pas). On retrouve l’élégance des vins précédent, mais avec à la fois plus de fraîcheur et plus de complexité. Finale trèès longue. Excellent.

    Dernier arrêt sur la route qui nous mène à Bordeaux pour le soir, au Château Pindefleurs. Là aussi les gelées ont fait du mal, avec 20ha sur 23ha de gelés. La visite nous est faite par Audrey Lauret qui a pris la tête du domaine, racheté en 2006 par sa mère (même famille que le Château Pipeau), et dont le père Bernard Lauret est maire de Saint Emilion. On sent une personne passionnée et amoureuse de son métier.

    CR: Château Pindefleurs 2016 (primeur), Saint Emilion Grand Cru
    Nez assez profond avec un peu d’épices et bien sûr des fruits. Mais le vin est un peu fermé à ce stade, semble manquer un peu de fraîcheur, et des tanins serrés. A revoir.
    CR: Château Pindefleurs 2014, Saint Emilion Grand Cru
    Très beau nez sur les fruits mûrs, un côté floral, un peu de moka. On retrouve ces fruits mûrs en bouche, avec une belle texture et des tanins fins, et un peu d’épices qui accompagnent la finale. Très Bien.
    CR: Château Pindefleurs 2013, Saint Emilion Grand Cru
    Le nez ressemble au précédent, avec néanmoins des fruits moins mûrs. En bouche la matière est un peu légère, avec des tanins plus marqués. On est clairement un cran en dessous.
    CR: Château Pindefleurs 2012, Saint Emilion Grand Cru
    Joli nez avec des parfums floraux et fruités, toujours cette touche de moka. La bouche présente une belle matière et des tanins fins, sans toutefois avoir l’élégance du 2014. Finale agréable avec la présence d’épices. Bien.
    CR: Les enfants de la plaine 2015, Saint Emilion
    Nouvelle cuvée sans souffre, 100% Merlot et sans élevage en barrique.
    Nez sympa sur la cerise rouge, un peu de fraise. En bouche c’est rond, sur les fruits mûrs, mais des arômes « animaux » prennent le dessus gâchant je trouve le beau fruit sous-jacent.

    Voilà pour ce premier jour. A noter une très bonne adresse de restaurant le soir à Bordeaux, le M de Monbadon.

    Stéphane

    Stephane Dellier
    Participant

    Merci Jean-Loup pour ce compte-rendu, effectivement on a la même perception de ces très beaux vins (tu)
    J’avais ramené quelques bouteilles à la maison et voulait attendre un peu avant d’y toucher, mais tu mets ma volonté à rude épreuve…
    Sur Silex rouge ça veut dire qu’il y a plusieurs mises?

    Ta description du vigneron et de l’homme ne m’étonnes pas du tout, on le ressent en passant au domaine sans même le rencontrer

    Stéphane

    Stephane Dellier
    Participant

    Merci Ols et Bassaler
    pour info Le Château Les Gravières/ Lynsolence ne peut finalement pas faire les portes ouvertes ce week-end et n’accueillera pas les visiteurs.

    Stéphane

    Stephane Dellier
    Participant

    je note je note… merci Eric 🙂

    Stephane Dellier
    Participant

    Dégustés à l’occasion des Portes ouvertes en Médoc 2017

    CR: L’Agassant d’Agassac 2012 – Haut Médoc
    Sur les fruits rouges (framboise, griotte), c’est simple et agréable. Pas très long mais ça se boit bien.

    CR: Château d’Agassac 2007 – Haut-Médoc
    Nez sur les fruits noirs et le cuir. En bouche très bel équilibre sur des notes évoluées, des tanins racés, c’est suave tout en gardant de la fraîcheur. A mon avis à son apogée ou très proche et coup de cœur pour moi.

    CR: Château d’Agassac 2008 – Haut-Médoc
    Par rapport au 2007 c’est plus rond et plus jeune, c’est élégant, bien fait, mais ça n’a pas le caractère du 2007. Bien +.

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