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- 26 avril 2017 à 2h01
- in reply to: Château Gressier Grand Poujeaux, Moulis
Dégustés à l’occasion des Portes ouvertes en Médoc 2017
CR: Château Gressier Grand Poujeaux 2011 – Moulis en Médoc
Nez sur les fruits noirs, cèdre. En bouche un côté sauvage mais agréable, des tanins fins, c’est pas mal du tout.CR: Château Gressier Grand Poujeaux 2005 – Moulis en Médoc
C’est plus puissant, plus long, avec un côté poivré en plus. Mais l’alcool ressort un peu et les tanins ne sont pas complétement fondus. A attendre ?CR: Château Gressier Grand Poujeaux 2015 – Moulis en Médoc
Le fruit est très beau, on retrouve le style avec un côté sauvage mais c’est mieux équilibré, avec des tanins soyeux. Mon préféré entre les trois millésimes.- 26 avril 2017 à 1h56
- in reply to: Château Chasse-Spleen, Moulis
Dégustés à l’occasion des Portes ouvertes en Médoc 2017
CR: Blanc de Chasse Spleen 2013 – Bordeaux
Nez sur l’ananas, on retrouve ce fruit en bouche avec un peu de coing, et une note sucrée. Ce n’est pas très long mais pas mal.CR: L’Héritage de Chasse Spleen 2011 – Haut Médoc
Nez agréable, avec un peu de pain toasté, de mokka. La bouche n’est pas très plaisante, ne semble pas en place. Bof.CR: L’Oratoire de Chasse Spleen 2008 – Moulis
On retrouve un nez similaire, mais la bouche est plus équilibrée, c’est mieux.CR: Château Chasse Spleen 2011 – Moulis en Médoc
Le nez est discret, sur la prune, un peu de cassis. En bouche c’est tendre, avec un grain fin. Finale moyennement longue. Assez Bien.CR: Château Chasse Spleen 2006 – Moulis en Médoc
L’aromatique est plus complexe. Attaque en bouche un peu dure, c’est plus puissant, avec des tanins pas complétement fondus. Finale un peu plus longue. Bien.CR: Château Chasse Spleen 2009 – Moulis en Médoc
Les arômes au nez sont plus évolués, cerise confite et liqueur de cassis, mais aussi un côté floral. En bouche c’est plus rond tout en ayant de l’élégance, les tanins ne sont complétement fondus mais pas agressifs, la finale est savoureuse. Très bien, et clairement mon préféré entre les 3 millésimes dégustés.- 26 avril 2017 à 1h47
- in reply to: Château Prieuré-Lichine, Margaux
CR: Château Prieuré Lichine 2006 et 2016 – Confidences de Prieuré-Lichine 2012
MargauxDégustés à l’occasion des Portes ouvertes en Médoc 2017
* Confidences de Prieuré Lichine 2012 – Margaux
Nez un peu fermé sur le fruit, avec une pointe d’amande. Attaque souple, bouche sympa avec des tanins qui commencent à s’assouplir.* Château Prieuré-Lichine 2006 (magnum) – Margaux
Nez évolué sur les fruits noirs, un peu de bois fumé. Touché suave, vin qui commence à évoluer, belle fraîcheur. C’est classique et bon.* Château Prieuré Lichine 2016 (échantillon primeur) – Margaux
Le fruit explose au nez, en bouche c’est à la fois gourmand et puissant, et on est surpris par la finesse des tanins. Un grand millésime ? (bon attention nous n’avons aucune expérience de dégustation de primeurs !)- 26 avril 2017 à 1h39
- in reply to: Château La Tour Carnet, Haut-Médoc
Dégusté à l’occasion des Portes ouvertes en Médoc 2017
CR: Château La Tour Carnet 2014 – Haut-Médoc
Nez sur le cassis, la cerise. La bouche ne semble pas bien équilibrée, avec l’alcool qui ressort. Les tanins ne sont pas encore fondus. Pas de plaisir en l’état.- 22 avril 2017 à 23h45
- in reply to: Château Lilian Ladouys
Bu à l’occasion des [url=https://lapassionduvin.kinsta.cloud/forum/rencontres-entre-passionnessalons/42663-portes-ouvertes-en-medoc-8-9-avril-2017#983397]Portes ouvertes du Médoc 2017
CR: Château Lilian Ladouys 2014 – Saint Estèphe
On est sur un assemblage faisant la part belle au merlot à 56%, avec 40% de Cabernet Sauvignon, et complété par 2% de Cabernet Franc et 2% de Petit Verdot. Le nez est en finesse sur les fruits rouges, un peu de cèdre. La bouche est superbe, gourmande, une belle tension, le fruit est là avec une touche de mokka. Coup de cœur !CR: La Devise de Lilian Ladouys 2014 – Saint Estèphe
Avec 50% de merlot c’est rond avec des fruits, souple, harmonieux. Pas très complexe mais gourmand. Bien- 22 avril 2017 à 17h08
- in reply to: Château Tronquoy Lalande
Bus à l’occasion des Portes ouvertes du Médoc 2017
CR: Château Tronquoy Lalande 2013 – Saint Estèphe
Nez fin et élégant, des fruits avec une pointe d’épices. Beaucoup de fraîcheur avec un joli fruit acidulé. Le touché est très beau, avec une belle tension. Un qualificatif : élégance ! et pour le coup, coup de cœur !CR: Château Tronquoy Lalande 2006 – Saint Estèphe
Le nez est plus sur le cassis, avec un boisé discret et des notes d’évolution. La bouche est droite, nette, avec des tanins fondus et une bonne longueur. Très bien.- 17 avril 2017 à 13h19
- in reply to: Faugères (St Emilion).
Dégustés lors d’une visite au domaine ICI
CR: Cap de Faugères 2011 – AOC Castillon Côtes de Bordeaux
Nez sur le fruit (mûre), assez facile et léger en bouche, avec un peu de rondeur, mais une acidité trop marquée.CR: Château Faugères 2011 – AOC Saint-Emilion Grand Cru
Nez plus riche et boisé, le vin est plus tranchant, fruits rouges et un léger toasté, avec des tanins soyeux même si marqués en finale. C’est bien mais il manque quelque chose (profondeur, expressivité), on n’a pas vraiment accroché.Stéphane
- 15 avril 2017 à 23h16
- in reply to: Portes Ouvertes en Médoc 8-9 avril 2017
Deuxième jour, on commence par se cassez le nez au Château Lascombes où on apprend que les visites sont uniquement sur réservation, et c’est complet pour la journée (portes ouvertes mais pas trop quoi :unsure: )
C’est pas grave, on file au Château Prieuré Lichine à Margaux. Visite très intéressante sur le côté historique du vignoble bordelais, de ses appellations, et de l’histoire du château et d’Alexis Lichine, avec des anecdotes sympa, comme Sacha Lichine (le fils d’Alexis) qui prévoit un héliport 2 places lors de la construction de la rotonde qui sert aujourd’hui de boutique/ salle de dégustation, pour que ses amis puissent venir en hélico même si son hélico est déjà garé (on n’y pense pas assez B) ).Château Prieuré Lichine (à gauche une partie de la collection de plaques de cheminée d’Alexis Lichine sur les cuves en béton externe)
Par contre lors de cette visite attaque en règle sur les vins naturels qui sans souffre ajouté ne peuvent pas se conserver plus d’un an au grand mieux (ouch !).
Cuves en béton tronconiques thermo régulées en paroi
CR: Confidences de Prieuré Lichine 2012 – Margaux
Nez un peu fermé sur le fruit, avec une pointe d’amande. Attaque souple, bouche sympa avec des tanins qui commencent à s’assouplir.CR: Prieuré Lichine 2006 (magnum) – Margaux
Nez évolué sur les fruits noirs, un peu de bois fumé. Touché suave, vin qui commence à évoluer, belle fraîcheur. C’est classique et bon.CR: Prieuré Lichine 2016 (échantillon primeur) – Margaux
Le fruit explose au nez, en bouche c’est à la fois gourmand et puissant, et on est surpris par la finesse des tanins. Un grand millésime ? (bon attention nous n’avons aucune expérience de dégustation de primeurs !)On enchaîne au Vignoble des quatre vents, pour une découverte de leurs différents vins
CR: Z blanc 2015 – Bordeaux
Vin blanc sec sur les agrumes, c’est frais, très sympa.CR: Z rouge 2014 – Bordeaux
Assez simple mais bon, droit.CR: Château Bonneau 2012 – Haut-Médoc
Nez discret sur les fruits rouges (framboise), attaque souple mais manque un peu de structure.CR: Villa des quatre sœurs 2012 – Margaux
Pas de notes sur ce vin, et pas de souvenirs…CR: Château Tayrac Plaisance 2012 – Margaux
Nez sur le cassis, un peu de clou de girofle. En bouche on a la puissance du Cabernet Sauvignon, une pointe d’épices, mais manque un peu d’équilibre.CR: Clos des quatre vents
On est clairement un cran au-dessus (le tarif aussi), c’est rond et velouté, puissant et élégant à la fois. Très (très) bien.On casse la croûte au food truck sur le parking du Château Ferrière, et c’est reparti.
CR: Château La Gurgue 2012 – Margaux
Nez un peu vert, la bouche est agréable mais l’acidité ressort un peu déséquilibrant le vin. Bof.CR: Château Ferrière 2011 – Margaux
Nez discret, en bouche c’est un peu fluet avec un manque de structure, et des tanins qui assèchent en finale. Re-bof.
Bon c’est peut-être l’effet food truck mais on n’a pas accroché du tout sur ces 2 vins.On quitte temporairement l’appellation Margaux pour aller faire un tour en Moulis-en-Médoc, au Château Chasse-Spleen.
Un peu d’art moderne.Pas moins de 9 vins sont proposés à la dégustation, c’est parti.
CR: Blanc de Chasse Spleen 2013 – Bordeaux
Nez sur l’ananas, on retrouve ce fruit en bouche avec un peu de coing, et une note sucrée. Ce n’est pas très long mais pas mal.CR: L’Héritage de Chasse Spleen 2011 – Haut Médoc
Nez agréable, avec un peu de pain toasté, de mokka. La bouche n’est pas très plaisante, ne semble pas en place. Bof.CR: L’Oratoire de Chasse Spleen 2008 – Moulis
On retrouve un nez similaire, mais la bouche est plus équilibrée, c’est mieux.CR: Château Gressier Grand Poujeaux 2011 – Moulis en Médoc
Nez sur les fruits noirs, cèdre. En bouche un côté sauvage mais agréable, des tanins fins, c’est pas mal du tout.CR: Château Gressier Grand Poujeaux 2005 – Moulis en Médoc
C’est plus puissant, plus long, avec un côté poivré en plus. Mais l’alcool ressort un peu et les tanins ne sont pas complétement fondus. A attendre ?CR: Château Gressier Grand Poujeaux 2015 – Moulis en Médoc
Le fruit est très beau, on retrouve le style avec un côté sauvage mais c’est mieux équilibré, avec des tanins soyeux. Mon préféré entre les trois millésimes.CR: Château Chasse Spleen 2011 – Moulis en Médoc
Le nez est discret, sur la prune, un peu de cassis. En bouche c’est tendre, avec un grain fin. Finale moyennement longue. Assez Bien.CR: Château Chasse Spleen 2006 – Moulis en Médoc
L’aromatique est plus complexe. Attaque en bouche un peu dure, c’est plus puissant, avec des tanins pas complétement fondus. Finale un peu plus longue. Bien.CR: Château Chasse Spleen 2009 – Moulis en Médoc
Les arômes au nez sont plus évolués, cerise confite et liqueur de cassis, mais aussi un côté floral. En bouche c’est plus rond tout en ayant de l’élégance, les tanins ne sont complétement fondus mais pas agressifs, la finale est savoureuse. Très bien, et clairement mon préféré entre les 3 millésimes dégustés.On file ensuite au Château Belle-Vue, propriété qui a la particularité de faire la part belle au Petit Verdot. Super accueil très chaleureux, c’est la première fois qu’ils participent aux portes ouvertes (je crois) et ils y mettent de l’envie. Des amuse-bouche faits avec une voisine qui vend des produits d’épicerie fine sont prévus, avec une bouchée différente pour chaque vin afin de mettre en avant les accords met-vin. Si pour moi les accords ne sont pas parfait, en tout cas l’initiative est à saluer. On passe aux vins.
CR: Château Bolaire 2010 – Bordeaux supérieur
40% de Petit Verdot. Nez discret avec une note de poivre noir. C’est tendre et souple, joli boisé. Longueur moyenne. Bien.CR: Château de Gironville 2011 – Haut Médoc
On retrouve la rondeur du merlot (10% de petit verdot ici), c’est mûr. Bien.CR: Château Belle Vue 2013 – Haut Médoc
L’aromatique est assez complexe sur les fruits noirs, que l’on retrouve en bouche. C’est bien fondu, élégant. Bien +.CR: 100% Petit Verdot 2016
Encore en élevage, cette première cuvée 100% petit verdot est une bombe de fruit qui vous explose au nez. En bouche on retrouve cette expression du fruit, avec un côté plus mûr, soutenu par une fraîcheur mentholée. C’est sacrément bon et je serais curieux de voir ce que cela va donner une fois l’élevage terminé !? A noter qu’une partie du jus est élevé en amphore italienne en terre cuite.Amphore italienne en terre cuite servant à l’élevage d’une partie du 100% Petit Verdot
Pour terminer notre périple, on s’arrête avant de prendre la route du retour au magnifique Château d’Agassac. On profite du soleil, des pelouses et du cadre superbe. Bon on goûte les vins aussi quand même 😉
CR: L’Agassant d’Agassac 2012 – Haut Médoc
Sur les fruits rouges (framboise, griotte), c’est simple et agréable. Pas très long mais ça se boit bien.CR: Château d’Agassac 2007 – Haut-Médoc
Nez sur les fruits noirs et le cuir. En bouche très bel équilibre sur des notes évoluées, des tanins racés, c’est suave tout en gardant de la fraîcheur. A mon avis à son apogée ou très proche et coup de cœur pour moi.CR: Château d’Agassac 2008 – Haut-Médoc
Par rapport au 2007 c’est plus rond et plus jeune, c’est élégant, bien fait, mais ça n’a pas le caractère du 2007. Bien +.Voilà, nous avons bien profité de ces 2 jours de portes ouvertes. A noter le très bon accueil des propriétés que nous avons visité.
Merci à ceux qui ont eu le courage de lire le post en entier 🙂Stéphane
- 15 avril 2017 à 16h54
- in reply to: Portes Ouvertes en Médoc 8-9 avril 2017
Bonjour à tous,
Après avoir pris note de vos précieux conseils, voici un compte rendu de nos 2 jours de visites lors de ces journées portes ouvertes en Médoc, sous un soleil radieux.
Les commentaires sur les vins sont assez succincts, et à prendre avec les réserves liées à cet exercice difficile pour un amateur (pour moi en tout cas 🙂 ) de déguster beaucoup de vins à la suite.Sur la route qui nous mène en Médoc, petit arrêt à l’extrême Est de l’AOC Saint-Emilion au Château Faugères. Le site est magnifique avec le nouveau chai qui surplombe une bonne partie des vignes. 3 propriétés se trouvent au même endroit, Château Faugères et Peby Faugères (tous 2 en Saint-Emilion Grand Cru Classés) et Château Cap de Faugères en AOC Castillon Côtes de Bordeaux.
Vue d’ensemble du chai de Château Faugères à gauche, du chai de Peby-Faugères à droite, et des vignes (des Merlots de Faugères en premier plan, les Merlots de Peby-Faugères sur la butte à droite, et les Cabernets sur les côteaux et terasses au fond).
Super accueil et visite très intéressante, principalement consacrée au chai de Château Faugères dessiné par l’architecte Suisse Mario Botta. L’architecte a profité de la pente du terrain pour concevoir un chai gravitaire. On entre donc dans le chai au-dessus des cuves. A ce niveau 2 chambres froides à 7°C permettent de réceptionner les vendanges (rôle tampon) et de faire une macération à froid. Ensuite tri manuel et optique et le raisin est déposé dans les cuves à l’aide de cuvons roulants. Là nouvelle macération à froid (~3j) avant de démarrer la fermentation alcoolique.
Cuves en chêne thermo-régulées
Ces cuves sont équipées d’un système Oenoscan, qui en plus d’assurer la régulation thermique, va prélever un échantillon toutes les 3 heures et faire une analyse (sucre, densité, acidité, …).
Vue sur les vignes depuis la terrasse en haut du chai
Le chai dessiné par Mario Botta, franchement ça en jette !
Château Faugères a démarré sa conversion en bio (Peby a commencé un peu avant et devrait avoir le label d’ici 2020).
Malheureusement nous n’avons pas été aussi enthousiasmés par les vins…
CR: Cap de Faugères 2011 – AOC Castillon Côtes de Bordeaux
Nez sur le fruit (mûre), assez facile et léger en bouche, avec un peu de rondeur, mais une acidité trop marquée.CR: Château Faugères 2011 – AOC Saint-Emilion Grand Cru
Nez plus riche et boisé, le vin est plus tranchant, fruits rouges et un léger toasté, avec des tanins soyeux même si marqués en finale. C’est bien mais il manque quelque chose (profondeur, expressivité), on n’a pas vraiment accroché.Après ce prélude, nous voilà en Médoc, et on démarre en haut à Saint-Estèphe.
On commence par le Château Tronquoy Lalande (propriété des frères Bouygues), on a la chance de faire la visite avec le directeur d’exploitation Yves Delsol, qui nous parle avec passion du terroir du château, dont les vignes sont sur une croupe de graves-argileuses de 8m de profondeur, avec vue sur la Garonne. Le Merlot est ici majoritaire (52%). Le cuvier inox comporte 16 cuves doubles.Petit panneau d’explication sur les cuves doubles
Ce sont des cuves avec 2 parties, séparées par un plan incliné (inspiré de Haut-Brion). Le vin de goutte ira dans la partie basse de la cuve (pour y faire sa fermentation malolactique), tandis que le chapeau de marc va se presser un peu tout seul (avec la pente) avant d’aller au pressoir. Discussion très intéressante sur ce qui respecte le mieux le raisin entre un chai gravitaire et un pompage en douceur. Sur le remontage aussi qui est ici fait par petites séquences régulières. Et sur les lies qui vont se fondre dans le vin pendant les 12 mois d’élevage (pas de soutirage). Bref le monsieur respire son métier et on l’écouterait pendant des heures. Ils n’ont qu’un seul chai à barriques, ce qui les oblige à croiser les 2 années (le 2015 est actuellement en cuves pour avoir le 2016 en barriques).
Yves Delsol dans le chai à barriques
Moi je trouve ça beau les barriques peintes en rouge avec le vin de presse
On passe aux vins (toujours accompagnés par Yves Delsol) :
CR: Château Tronquoy Lalande 2013 – Saint Estèphe
Nez fin et élégant, des fruits avec une pointe d’épices. Beaucoup de fraîcheur avec un joli fruit acidulé. Le touché est très beau, avec une belle tension. Un qualificatif : élégance ! et pour le coup, coup de cœur !CR: Château Tronquoy Lalande 2006 – Saint Estèphe
Le nez est plus sur le cassis, avec un boisé discret et des notes d’évolution. La bouche est droite, nette, avec des tanins fondus et une bonne longueur. Très bien.On va ensuite au Château Cos Labory, beaucoup de monde au moment où on y passe, on goûte juste les 2 millésimes de Cos Labory proposés à la dégustation, 2014 et 2011. Je ne sais pas si on était encore sur l’élégance du Tronquoy Lalande, mais on trouve les 2 millésimes caricaturaux, marqués par le bois, avec des tanins un peu durs… pas de plaisir à ce moment-là.
Quand on arrive au Château Lilian Ladouys (propriété rachetée en 2008 par Jacky et Françoise Lorenzetti) , c’est l’heure de la pause pour ceux qui font les visites, alors on passe direct à la dégustation.
La chartreuse du château Lilian Ladouys
CR: La Devise de Lilian Ladouys 2014 – Saint Estèphe
Avec 50% de merlot c’est rond avec des fruits, souple, harmonieux. Pas très complexe mais gourmand. BienCR: Lilian Ladouys 2014 – Saint Estèphe
Là encore on est sur un assemblage faisant la part belle au merlot à 56%, avec 40% de Cabernet Sauvignon, et complété par 2% de Cabernet Franc et 2% de Petit Verdot. Le nez est en finesse sur les fruits rouges, un peu de cèdre. La bouche est superbe, gourmande, une belle tension, le fruit est là avec une touche de mokka. Belle finale. On adore et deuxième coup de cœur !
Pour comparer avec le Tronquoy Lalande 2013, on a un poil moins d’élégance, mais on gagne un cran en complexité. On est sur des millésimes différents 2013 vs 2014, ça joue forcément.Petit arrêt ensuite au Château La Tour Carnet pour admirer la tour quadrangulaire
Château La Tour Carnet
La visite est classique, un seul vin à la dégustation
CR: Château La Tour Carnet 2014 – Haut-Médoc
Nez sur le cassis, la cerise. La bouche ne semble pas bien équilibrée, avec l’alcool qui ressort. Les tanins ne sont pas encore fondus. Pas de plaisir en l’état.Jour 2 à suivre…
Stéphane- 15 avril 2017 à 16h12
- in reply to: Domaine Pellé, Menetou Salon / Sancerre
CR: Domaine Pellé – Les Cris 2013 – Menetou-salon
bu au restaurant. Nez sur les fruits rouges et une pointe d’épices.
En bouche c’est assez complexe sur du fruit mûr un peu acidulé, de la mâche, de la fraicheur et une jolie tension. Très bien.- 3 avril 2017 à 2h16
- in reply to: Domaine Mire l’Etang – La Clape
CR: Château Mire l’Etang – La Clape – La Réserve du Château 2011
En Magnum
Nez sur les fruits noirs et la garrigue. La bouche est ronde, avec un boisé bien intégré, épices douces, il y a de la puissance mais sans lourdeur, belle finale. Bue avec une daube de bœuf à l’orange et au chocolat, la puissance de ce vin a permis de répondre au plat avec un beau dialogue entre les arômes des deux. On s’est régalé !edit: 24h plus tard, le fond de magnum révèle un vin qui donne toujours le même plaisir, avec même un peu plus d’onctuosité.
Stéphane
- 1 avril 2017 à 15h21
- in reply to: Domaine Paul Prieur, Sancerre
Sur conseil du Domaine Delaporte, me voilà à Verdigny au Domaine Paul Prieur. Matthieu Delaporte et Luc Prieur sont 2 jeunes vignerons, apparemment amis et partageant la même conception du vin, chacun amenant un souffle nouveau dans ces propriétés familiales où l’on est vigneron de père en fils.
Il est un peu tard et je n’ai pas de rendez-vous, je tente ma chance quand même (entre envie de découvrir leurs vins et gêne de cette visite impromptue). Il n’y a personne au caveau et je m’apprête à repartir quand je croise Mme Prieur (la grand-mère du vigneron actuel), une personne adorable, qui m’enjoint à aller chercher son petit-fils par derrière les installations techniques. Je fais chou blanc mais Mme Prieur refuse que je reparte sans goûter de vin : elle va éteindre le gaz sous le repas du soir, et nous voilà au caveau pour déguster ce qui est ouvert, avec en fil rouge une discussion très intéressante sur l’historique du domaine, depuis son arrivée en 1947, et la succession des générations de vignerons, son mari, ses fils, et maintenant son petit-fils, avec à chaque fois l’envie de bousculer les codes et d’amener des choses nouvelles, mais tout en respectant ce qu’on fait les générations d’avant.
Mes impressions sur les vins (j’étais plus concentré sur la discussion que sur l’analyse !)
Sancerre Rouge 2015
Nez sur les fruits rouges acidulés, la bouche est fraîche, avec une matière soyeuse. La finale est fraîche et fruitée, soulignée par une pointe d’épices. Très bien fait.Sancerre Rouge Les Pichons 2014
Nez expressif de fruits, un peu d’épices et de pain grillé. La bouche est savoureuse, fruits mûrs et touche florale, un boisé discret et bien intégré, des tanins fins qui donnent une belle texture, bel équilibre avec de la fraîcheur. J’aime !Sancerre Blanc 2016
Nez sur les fruits blancs, un peu d’agrumes et une note minérale. On retrouve ces arômes en bouche avec de la fraîcheur. Très bien fait là aussi.Belle découverte qui donne envie d’y revenir.
Stéphane- 1 avril 2017 à 13h26
- in reply to: Domaine Delaporte, Chavignol
Petit crochet par Sancerre cette semaine, avec arrêt (rapide) au domaine Vincent Delaporte à Chavignol pour découvrir leur gamme. Je n’ai pas rencontré Matthieu Delaporte (le vigneron) mais très bon accueil. Mes impressions sur les vins dégustés (pas de prise de notes) :
CR: Domaine Vincent Delaporte
Sancerre Rouge Silex 2015
Attaque nette, sur les fruits rouges mûrs, une pointe de graphite, des tanins finement ciselés. Un vin très droit, avec une belle tension. Un vin de plaisir.Sancerre Rouge Le Cul de Beaujeu 2015
Le nez est plus complexe, des fruits noirs viennent se rajouter avec un côté aussi floral. La bouche suit cette tendance, on perd le côté traçant de silex pour gagner en rondeur et volume, les tanins sont soyeux. Beau retour aromatique. Un vin de gastronomie que je serais curieux de recroiser dans quelques années.Sancerre Rosé Chavignol 2016
Nez sur le bonbon, très fruité. On retrouve ce fruit en bouche, pas d’une grande longueur mais très agréable.Sancerre Blanc Chavignol 2016
Vif et facile, un sauvignon bien fait ! Très frais, sur les fruits blancs et un peu d’agrumes, une sensation de pureté, belle persistance.Sancerre Blanc Silex 2016
Nez sur les fleurs blanches. C’est là-aussi facile d’accès. Ce qui ressort le plus c’est cette (très) belle acidité qui porte le jus en longueur. Un boisé discret, un côté minéral, et au final un très beau vin qui donne envie de retendre son verre 🙂Sancerre Blanc Les Monts Damnés 2015
Au départ je l’ai trouvé un peu pataud… mais en fait c’est l’effet séquence derrière la lame épurée du Silex. On se ressaisit et on découvre un vin avec de la complexité, de la finesse, le côté crayeux de son terroir. La bouche est savoureuse, avec de l’élégance. Un style différent de la cuvée Silex, et qui appelle des plats plus raffinés comme compagnons de table.Très belle découverte que ce domaine, une gamme cohérente, avec des vins ayant chacun sa personnalité, et surtout très bons, bon RQP. Je recommande !
Vue sur Sancerre depuis le haut des Monts Damnés
Stéphane
- 31 mars 2017 à 19h15
- in reply to: visite à sancerre
je suis passé au domaine cette semaine (guidé par LPV ;), et je confirme qu’en blanc ils ont fait une première mise 2016 de Silex (top!) car ils n’avaient plus de 2015 à commercialiser, mais sur Les Monts Damnés ils sont encore sur 2015 à la vente (vraiment bien aussi), le 2016 attend tranquillement son heure en foudre. J’essaye de mettre un petit CR ce week-end dans la rubrique ad-hoc.
je recommande aussi le domaine Paul Prieur à Verdigny, Matthieu Delaporte et Luc Prieur sont 2 vignerons de la même génération, amis, et partageant la même conception du vin (et faisant tous les 2 du très bon 🙂
Stéphane- 31 mars 2017 à 19h08
- in reply to: Portes Ouvertes en Médoc 8-9 avril 2017
Merci Bernard, je rajoute Cos Labory, j’avais goûté leur 2006 à sa sortie et c’était plutôt bien
- 29 mars 2017 à 13h34
- in reply to: Portes Ouvertes en Médoc 8-9 avril 2017
Merci Eric pour ton retour, je vais étudier ta liste avec attention 😉
- 29 mars 2017 à 2h52
- in reply to: Domaine Costes-Cirgues – 30250 Sommières
CR: Domaine Costes-Cirgues, Montplaisir 2014, IGP Pays d’Oc
Nez sur les fruits rouges et noirs, un vin fin et frais, très sympa ! son nom lui va bien B) .En revanche le Bois du Roi 2013 m’a fait moins bonne impression, je l’ai trouvé trop puissant, avec un manque de structure et l’alcool qui ressort un peu. Je suis passé à côté de ce vin.
Stéphane
- 29 mars 2017 à 2h10
- in reply to: Domaine François Pinon, Vouvray
CR: Domaine François Pinon Vouvray Silex noir 2015
Matière bien mûre, portée par une belle acidité, sur les fruits jaunes (poire, prune), le sucre se fait très discrètement sentir avec une pointe miellée qui entraîne sur une finale salivante. Le vin a une sacré fraîcheur, superbe équilibre! Bu pour la deuxième fois, coup de cœur confirmé !
Bu avec des asperges vertes, réduction de jus de clémentine, crumble de parmesan et noisettes, le compagnon idéal.Le 2002 goûté aussi récemment a développé une plus grande complexité, une aromatique plus riche, vraiment superbe. Si le 2015 évolue sur la même complexité aromatique avec cette fraîcheur en plus, ça sera juste magnifique.
Stéphane
- 26 juin 2016 à 13h40
- in reply to: Château Barouillet, Bergerac
CR: Château Barouillet, AOP Bergerac, Bergecrac blanc 2015
Sauvignon blanc, sauvignon gris et sémillon (à environ 1/3 chacun)
Le nez est délicat sur les fleurs et les fruits blancs (pêche et poire). En bouche on retrouve cette aromatique, c’est frais, avec un peu de gras, et une finale sympa.
Bu frais hier soir à l’apéritif en profitant du soleil sur la terrasse (enfin), c’est limpide. Et l’équilibre est là je pense pour laisser vieillir un peu cette bouteille qui pourra alors accompagner de beaux poissons.
Stéphane
- 26 juin 2016 à 13h38
- in reply to: Domaine de l’Arjolle
CR: Domaine de L’Arjolle, Zinfandel 2013
100% Zinfandel. J’aime bien ce cépage ayant eu l’occasion de boire quelques belles choses de l’autre côté de l’Atlantique (mais aussi pas mal de cuvées pleines de sucre et de bois, sur le caramel et la vanille 🙁
Ici il s’agit (à priori) du seul hectare de Zinfandel en France. Et ça vaut le coup !
Le nez est sur les fruits mûrs, le zan, tout en restant frais. En bouche c’est à la fois riche et vif, tonique et doux, surprenant et très bon (là j’atteins un peu mes limites pour bien décrire ce vin ;).
C’est le genre de vin qui donne envie de cuisiner un plat exprès pour jouer sur les accords. On part sur de la cuisine orientale (tajine, pastilla de pigeon), du civet de canard aux pruneaux, voir des beaux ribs au barbecue (pour le clin d’œil à ses cousins US).
Stéphane