Samuel Lempereur

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  • Samuel Lempereur
    Participant

    On parle aussi du climat Rugiens-Bas en Pommard actuellement en 1er cru comme possible futur Grand Cru.
    Je ne sais pas si ce sont des choses qu’on raconte aux acheteurs dans mon genre ou si c’est une réalité..

    Samuel Lempereur
    Participant

    [quote= »jean-luc javaux » post=1120912]Bienvenue à toi Sam.

    Quand je passe en France, ce qui arrive très régulièrement, j’essaie de m’arrêter dans un domaine, au hasard,

    Si je peux me permettre, ce n’est pas vraiment une bonne idée.
    S’il arrive parfois que le hasard fasse bien les choses, ce n’est quand même pas la situation la plus fréquente.
    Quand tu es dans une région, jette plutôt un œil sur le forum ou n’hésite pas à demander conseil avant de partir.

    jlj[/quote]

    Merci pour l’accueil.
    Je précise que ce n’est pas du hasard complet non plus, je regarde ce qu’il y a autour de moi, je « google » un peu, je « vivinotise » un peu, et en effet je lis ce forum, sans oublier que je goute le soir ou à midi les vins locaux dans les restau du coin. Et quand je reste suffisamment longtemps, le premier jour j’achète 4 ou 5 bouteilles dans les rayons « produits du terroir » pour me faire première idée.

    Je disais « hasard » parce que je ne regarde pas en avance et je ne dresse pas la liste complète, je ne me dis pas « je veux aller chez tel ou tel vigneron » (sauf si pour une raison quelconque je connais, mais ce fut rarement le cas, a part quand j’avais réservé la maison d’hôte des Gros à Vosne-Romanée) ; en me promenant dans le coin, en visitant les villages, en faisant des courses, je relève les noms que je croise (« tiens, il y a une coopérative ici », « tiens il y a une cave là bas » et je me rends à ceux qui ont l’air sympa après quelques recherches. Après il y a quand même du hasard pur, j’ai fini chez Loubet-Dewailly à Beaunes pour la simple et bonne raison qu’il faisait caniculaire et que c’est le seule domaine que j’ai trouvé au centre-ville qui avait une belle terrasse ombragée. On a adoré le vin et je suis reparti avec 6 bouteilles de leurs 1er crus…absolument sans regrets ! Et puis la vigneronne était présente et j’ai apprécié le moment d’échange avec elle.

    Samuel Lempereur
    Participant

    [quote= »gege » post=1120880]Bonjour,
    Pour la garde pensez aux magnum.[/quote]

    Tout a fait, merci du rappel

    Samuel Lempereur
    Participant

    Merci pour ces réponses.

    Le Sauternes j’y avais pensé, en effet, d’autant plus qu’au delà de cette année et de cette occasion en particulier, je cherche à mettre quelques blancs de garde dans ma cave, ça serait l’occasion de faire d’une pierre deux coups.

    Samuel Lempereur
    Participant

    [quote= »bibi64″ post=1120847]

    ma compagne se demande si c’est raisonnable et moi je m’inquiète surtout de savoir si ma cave urbaine est suffisamment adéquate

    Si tu franchis le pas de l’inscription sur ce site, je connais les réponses à ces questions…:D
    Bienvenue en tout cas.
    Bibi[/quote]

    Merci !

    J’ai oublié de précisé, et c’est un peu la raison de mon inscription, qu’on vient de s’inscrire, ma compagne et moi-même, dans une formation d’oenologie en cours du soir, étalée sur 3 ans. Il y a quelques années que j’y pensais, une connaissance de notre couple l’a suivi il y a 4 ou 5 ans et en à l’air très contente. Visiter des domaines dans tous les sens durant ce mois d’aout a convaincu ma moitié de ne pas me laisser seul dans cette aventure alors que nous discutions sur le chemin du retour et voilà, je me suis dit que c’était aussi l’occasion de m’inscrire sur LPV.

    Samuel Lempereur
    Participant

    Bonjour

    Je souhaite acheter en primeur 10/12 bouteilles de Bordeaux 2019 (panachées ou non), année de naissance de mon filleul.
    Il faut que le vin se garde 18/20 ans minimum, 30 ans si possible.

    J’ai bien conscience que c’est difficile de se prononcer et que les conditions de garde jouent beaucoup. J’ai la chance de disposer d’une cave qui a sans doute les qualités requises pour la garde moyenne mais je dubite un peu pour la garde longue (ça reste une cave « de ville » semi-enterrée seulement et avec une certaine amplitude de température).

    Le budget est plutôt vers les 25€ la bouteille, pour encore rajouter de la difficulté à la quête.

    Est-ce qu’il y a des possibilités ? Avez-vous des avis sur la question ?
    Au pire, on les boira avant et on lui dira que c’était bon et qu’on est désolé pour lui…

    Samuel Lempereur
    Participant

    Bonjour,

    Sam, 35 ans de Bruxelles. Lecteur de ce forum depuis pas mal d’années, de manière plus ou moins intensive.

    Quelques mots sur mon éducation au vin.

    Mon grand père paternel était (et est toujours) un buveur de « cru bourgeois », pas assez riche pour s’offrir les meilleurs Bordeaux et trop snob pour ne pas s’aventurer ailleurs (je caricature bien entendu). Je suppose que c’est un peu ce qu’on appelle « un buveur d’étiquette », mais je pense aussi que c’est surtout un amateur de Bordeaux qui a trouvé là un moyen efficace de boire quelque chose qui lui plait a coût raisonnable et sans se prendre la tête.

    J’en ai longtemps gardé un amour pour les Bordeaux  » à la Parker », avec du bois, de la structure, des tanins. Je dis longtemps mais c’est toujours un peu le cas.

    Mon père fût un amateur également… j’ai eu la chance de boire des vins de 1985 dès mon adolescence et ce jusqu’à mes 30 ans. Il reste d’ailleurs encore quelques bouteilles mais le vin est désormais mort à l’exception d’un Gevrey Chambertin de chez Honoré Lavigne – soit c’était du marketing, soit ça ne s’invente pas- qui était encore très bon en 2015 si j’en crois mes 1ere notes de dégustation !. Ce qui nous reste en Bordeaux est a peu près aussi passionnant à boire que de l’eau, sauf si les dernières bouteilles nous réservent quelques surprises. Longtemps, mes parents achetaient avec des amis des gros cubis (10l ? 20l ?) en Beaujolais (brouilly et moulin-a-vent) que l’on mettait en bouteilles à la maison après les avoir soigneusement gardées durant l’année, autour d’un gros repas et de pas mal de … vin.

    J’en ai gardé un amour éhonté pour les Beaujolais frais, gouleyants et fruités. Je ne sais pas si c’est une référence mais comme Pivot ne fait qu’en dire du bien dans son dictionnaire des amoureux du vin, je me dis que je suis en bonne compagnie. Je commence à décompter les jours pour l’arrivée du Beaujolais nouveau, j’adore les vins jeunes de Karim Vionnet que j’ai découvert il y a quelques années, ça en fera sourire certains mais comme je le disais, c’est parfaitement assumé de mon côté.

    Je disais que mon père « fût » un amateur parce qu’avec l’âge il s’est mis à boire absolument n’importe quoi, du volume et de la quantité. Alors qu’adolescent j’ai souvenir de voir passer des bonnes bouteilles achetées en chez le caviste, je dois aujourd’hui me contenter quand je vais chez eux au pire de cubi de la grande distribution, et au mieux de l’Adobe Carmenere qu’il achète au Colruyt (qui est bien en bouche mais qui n’a rien de ce qui m’attire aujourd’hui dans le vin).

    Longtemps les Bourgognes furent des vins dont j’ignorais le goût, au restaurant je prenais une bouteille de Bordeaux au hasard en me fiant au prix et à des phrases bidons mais qui impressionnent les innocents (« Un Bordeaux Cahors sera parfait avec cette côte de boeuf et puis 2012 était un super millésime », en caricaturant également un petit peu). Et puis, comme bon nombre de Bruxellois, je vis entouré de Français (dont ma compagne de plus de 10 ans) et dedans, il y a deux Bourguignons qui on eu le bon gout de se marier il y a 3 ans avec du Fixin et du Gevrey à table, accompagné de Crémant en guise de mousseux et de Chardonnay et d’Aligoté à l’apéro. Mon beau-père, grand amateur de Pouilly-fuissé (et -fumé, mais on ne parle plus de la meme région) et de Chablis, m’avait déjà mis sur la voie.

    C’est bien entendu très peu original mais j’ai découvert dans ces Bourgognes les fruits que j’aimais dans les Beaujolais et la structure que j’aimais dans les bordeaux. Me voilà bien embêté, avec un gout pour les vins les plus chers qu’il soit. Comme beaucoup de gens, je fantasme sur la possibilité de déguster un jour des grands cru (j’ai déjà fait mon pélerinage devant la Romanée-Conti, photo à l’appui, ainsi qu’au Clos Vougeot ou devant les Charmes Chambertin.

    Je connais assez mal les autres régions de France, j’ai une grosse préférence pour les rouges ; j’ai quand même découvert le Pinot Noir alsacien de chez Jean-Marc Simonis dont j’arrive à me procurer une caisse chaque année depuis 3 ans via un amis qui passe par là chaque vendange. Un très bon ami aux origines touraine m’a déjà fait boire quelques bons vins de la région mais je n’ai pas de souvenirs très précis. J’ai longtemps détesté le vin blanc que je trouvais toujours trop acide, trop agressif en bouche, trop alcoolisé avant de me rendre compte que j’avais toujours bu du mauvais vin blanc, j’essaie de me rattraper depuis une ou deux années (j’ai découvert cette année le Viognier et quelle révélation !).

    Ayant grandi à la frontière belgo-germanique, je suis aussi un habitué des vins rouges de la vallée de l’Ahr, sans doute peu commun en ces lieux.

    Depuis 4 ou 5 ans, je me suis mis à faire des dégustations chez divers cavistes, a essayé d’acheter des vins de vignerons (même si j’achète beaucoup en GD, on ne vas pas se cacher, on fait ce qu’on peut). Quand je passe en France, ce qui arrive très régulièrement, j’essaie de m’arrêter dans un domaine, au hasard, je n’ai pas encore de préférence, je me laisse guider, j’apprends. Je viens de passer 3 semaines en vacance ou je suis passé de Beaune, au Diois, au Rhone et enfin en Ardèche avant de faire un crochet d’une nuit par Troyes et la Cote des Bar.., de maison d’amis en maison d’amis. Je suis rentré avec l’équivalent de 6 caisses de vin (et des économies en rade) : du Bourgogne (Pommard et Beaune de chez Loubet Dewailly, Volnay de chez Mure, Monthelie de chez Boussey), de la Clairette de Die (de la bonne, quand on aime ça, de chez David Bautin), des Croze-Hermitage de chez Jaboulet, une caisse de Julienas topée au passage d’un hyper (d’une coopérative dont le nom m’échappe), deux domaines ardéchois (Chateau de la Selve et Domaine des Lèbres) plus du Chatus (Monnaie d’or et 1883 de la coop’ cévénole) – une sacrée découverte ce Chatus ! – et puis 5 bouteilles panachées de champagne troyens : du blanc de blanc, blanc de noir, …

    J’ai surtout profité de ces vacances pour faire ce que je préfère : gouter tout ce qui passe et profiter du fait qu’il est plus facile de boire des bons vins au verre en France qu’en Belgique (y compris du Cornas).
    J’avais déjà fait le coup l’an dernier en Corse où je suis rentré avec le coffre chargé de San Micheli et autres Fiumicicoli.

    Mon père me traite de snob, ma compagne se demande si c’est raisonnable et moi je m’inquiète surtout de savoir si ma cave urbaine est suffisamment adéquate (dur dur de passer 60% d ‘humidité mais il parait qu’à Quebec, ils ne passent pas les 30% et le vivent bien – et puis j’ai noté que durant la canicule, elle est montée à 20° bien qu’il faisait près de 40 à l’extérieur).

    Là tout de suite, je dois encore « profiter » (?) de la FAV pour m’acheter quelques bouteilles de vin de soif pour le quotidien, des vins faciles et sans prétention, à boire sans chichi, à terminer affalé dans son canapé a regarder une série.

    J’ai remarqué qu’il y a pas mal de Bruxellois, ça serait sympa d’en croiser quelques-uns autour d’une dégustation un de ces jours.

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