Samuel Lempereur

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  • Samuel Lempereur
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    Une idée d’où je pourrais acheter en ligne quelque bouteilles de Chateau des Tours ? J’ai envie de découvrir le travail de Reynaud mais aucun caviste ne semble en vendre près de chez moi (j’en ai fait 6 en demandant s’ils avaient une idée d’où en trouver : rien).

    J’en vois en ligne à 80€ la bouteille mais je lis que c’est 9€ au domaine ? Allo quoi.

    Si vous avez une adresse qui aurait quelques bouteilles à vendre, j’en serai fort aise…

    edit : à la limite un caviste parisien, j’y enverrai mon beau-père.

    Samuel Lempereur
    Participant

    J’ai acheté deux bouteilles de ce Givry 1er Cru du domaine sur Ebay à un voisin, le prix ne m’a pas fait hésiter quitte à devoir le jeter, mais j’avais bon espoir que 10 ans ne soit pas de trop, même si la conservation avait été mauvaise.

    CR: Michel Goubard et fils, Côte Chalonnaise (Saint-Désert)- Givry 1er Cry ‘La Grande Berge’ 2010

    J’ai ouvert cette bouteille à 17h pour accompagner un rôti de porc ardennais, fumé, avec poêlée de carottes, oignons et pomme de terre. On est samedi soir en couple, rien de spécial, aucune recherche particulière de savoir si c’est un accord ou pas. Je cuisine ce que j’ai dans le frigo et j’ouvre donc une de ces bouteilles que j’avais récupéré le matin même.

    A 17h, la robe est légèrement tuilée, mate, signe que le vin est bien avancé dans sa maturité. Le nez n’est pas fort engageant et la petite gorgée que je m’autorise laisse surtout une présence acide en bouche peu agréable. Je suis déçu mais confiant dans l’idée que pour le repas, l’oxydation aura fait son travail sur ce vin de déjà 10 ans.

    A 20h, un peu plus de fruits rouges au nez, le vin s’est légèrement ouvert. La bouche est toujours acidulée sans vraiment être vinaigrée. Ce n’est pas très agréable sans être bon à jeter. Madame me demande d’ouvrir autre chose, j’ai un petit Cote du Rhone 2015 dans la cave de service de la cuisine, je l’ouvre, le vide dans une carafe et le sers au repas. Je ne me laisse pas abattre pour autant concernant le Givry et je décide d’attendre le lendemain (aujourd’hui en fait).

    Cette après-midi je tente de lui offrir une dernière chance avant de finir à l’évier, n’ayant pas de vinaigrier.

    Le nez est bien plus ouvert, le vague fruit rouge remarqué hier est devenu cerise confit, un rien de fruits des bois est venu s’y ajouter. Je crois sans certitude que ça se dirige vers le kirsch dont on parle souvent, c’est le côté cerise qui m’y fait penser mais je ne suis pas sur.
    En bouche, l’acidité s’est nettement calmée sans disparaître. Plus de sensation de vinaigre, un reste très léger de tanins qui sont fondus, vraiment fondus. Des épices ont pris de la place, un reste de vanille, quelques traces légères de l’élevage en barrique. La cerise se fait vraiment discrète alors que le côté sous-bois a pris le dessus. C’est équilibré sans grande complexité et la longueur est très courte.

    Ce Givry était donc encore parfaitement buvable, ouf. Cependant, son apogée est bien derrière lui. Je ne sais pas ce que me réserve la seconde bouteille. Le vigneron indique 10 a 15 ans de garde sans problème, je ne sais pas comment il a été stocké depuis 2010, il est possible que le stockage n’ai pas été adéquat. A 5€ je n’ai pas de regrets, il accompagne ma fin d’après-midi en compagnie de Tony Allen, pendant un dimanche pluvieux et je ne lui demande rien de plus.

    Samuel Lempereur
    Participant

    [quote= »FGsuperfred » post=1126662]
    le gars qu’est en train de boire un premier cru de chablis à moins de 20 euros et qui prend son pied, vin de propriétaire, vinifié par son propriétaire ;)[/quote]

    Un nom ! Un nom !

    Samuel Lempereur
    Participant

    CR: Domaine Ostertag Pinot Blanc « Les Jardins » 2018

    Belle robe jaune pâle.
    Au nez, je note du citron et de la pomme qu’on devine légèrement acidulée.
    La bouche est légère, effectivement avec une belle acidité mais aussi un pointe minérale presque légèrement salée. En fruit, on a du citron et de la pomme verte, bien présente.

    C’est vraiment très bon. Il faut que j’aille remercier mon caviste de m’avoir fait découvrir cette perle alsacienne.

    Samuel Lempereur
    Participant

    CR: Maison Joseph Drouhin Beaujolais Village 2018

    Le nez est fruité (rouges et noirs).
    En bouche, on trouve les fruits rouges mais acidulé, suret. C’est un peu râpeux et pourtant ce n’est pas très tannique.
    Est-ce qu’il est trop jeune ? En tous cas sans être mauvais ou raté, ce n’est pas comme ça que j’apprécie les Beaujolais.

    Samuel Lempereur
    Participant

    CR: Maison Joseph Drouhin Mâcon Village 2018

    Un p’tit vin blanc de cette grande maison.

    Robe légèrement dorée avec de beaux reflets.
    Le nez est frais avec présence d’agrumes.
    La bouche est fraîche, vive. Bel équilibre entre acidité et minéralité. Les agrumes sont toujours présent ainsi qu’une touche poivrée. La longueur est une peu légère à mon avis mais le vin est bien équilibré.

    Samuel Lempereur
    Participant

    [quote= »Cyril_HK » post=1124869][quote= »Sami » post=1124850]Sur les conseils d’un sommelier, j’ai acheté l’ouvrage de Brunet « La sommelerie de référence » dont le titre des précédentes éditions est devenu le sous-titre « le vin et les vins au restaurant », paru chez BPI.

    C’est un super livre ![/quote]

    C’est mieux que le Grand Larousse du vin? Que je trouve plutôt bon d’ailleurs, évidemment c’est un peu mainstream mais quand j’ai du temps à tuer j’ouvre le sommaire et je choisis un chapitre selon ce qui m’inspire sur le moment, c’est toujours assez intéressant pour développer ou consolider ses connaissances. Et c’est un beau livre 🙂 .[/quote]

    Je dirais que c’est a la fois semblable et a la fois different.
    Semblable parce que la trame y ressemble mais différent parce que orienté professionnels. C’est plus complet a cet égard mais parfois moins encyclopédique.

    C’est également un rien moins bien fait, en particulier sur la qualité des photos et de la mise en page. Ça reste un beau livre.

    Samuel Lempereur
    Participant

    Sur les conseils d’un sommelier, j’ai acheté l’ouvrage de Brunet « La sommelerie de référence » dont le titre des précédentes éditions est devenu le sous-titre « le vin et les vins au restaurant », paru chez BPI.

    C’est un super livre !

    Je le rajoute à la liste discutée dans ce thread pour les futurs lecteurs ou les lurkers 🙂

    Grâce aux conseils de ce forum, j’ai pu déjà me procurer la réédition du livre de Roger Dion, j’ai aussi acheté le Bazin « histoire du vin de Bourgogne » que je n’ai pas encore entamé.

    Samuel Lempereur
    Participant

    Il y a là comme ailleurs des propriétaires qui, semble-t-il, ont littéralement une rangée de vigne (quelques ares).
    J’imagine que c’est fort peu pour faire un vin…c’est ce qu’on retrouve revendu au négoce ou aux éleveurs ?

    Samuel Lempereur
    Participant

    [quote= »mgtusi » post=1122923]Il faudrait effectivement refaire la dégustation du GJE avec les mêmes 2001.

    Je finance Reignac, qui pour Petrus ? Angelus ?[/quote]

    J’ai vu qu’à la 20ième place, il y un La Louviere, je veux bien le financer 😀

    Samuel Lempereur
    Participant

    Avec tout ça, vous m’avez donné envie d’acheter une caisse de 2015 ou 2016 qu’on trouve encore à 20€ le col…

    Samuel Lempereur
    Participant

    Le seule que j’ai trouvé en promo interessante en GDS pour le moment, c’est le Vranken 1+1 gratuit.

    Mais bon c’est mauvais, le Vranken, même à 1+2 gratuit je le prends pas, ou alors pour faire des Spritz.

    Samuel Lempereur
    Participant

    Bu ce WE une bouteille de ce Blanc de Blanc qui m’avait été conseillé par le Cellier Saint Pierre cet été, excellent caviste à Troyes.

    CR: Marcel Vézien – Secret d’éclairés

    Blanc de Blanc avec un rien de Pinot Blanc (5%).
    Nez fruité (agrumes).
    Bouche fraîche, bulles fines, présentes comme il faut (ni trop, ni trop peu à mon goût). J’ai trouvé l’équilibre bien fait, ni trop vif, ni trop doux. J’ai noté également une belle présence d’agrume comme on le sentait. Belle complexité, belle longueur en bouche.

    Un champagne à moins de 20€ qui offre un excellent rapport Q/P.
    C’est subjectif, mais j’ai beaucoup aimé et j’ai immédiatement regretté d’en avoir pris un seul exemplaire.

    Samuel Lempereur
    Participant

    [quote= »Eric B » post=1122846]J’ai lu 20/25gr sur un forum americain*, je n’ai aucune idée de ce que ça représente, je n’ai pas de passion pour le mousseux trop doux (a part la – bonne – Clairette de Die), donc peut-etre 15 ?

    En gros, il faut 17 g de sucre par litre (soit 13 g pour 75 cl) pour faire 1 degré d’alcool. C’est suffisant si tu ne veux pas avoir trop d’alcool en plus, et ça produit déjà pas mal de gaz carbonique.[/quote]

    Merci, l’idée est de nourrir les levures, pas de créer de l’alcool supplémentaire donc, 15/17° suffiront.

    Samuel Lempereur
    Participant

    Pourquoi s’ennuyer à battre oeufs, huile, sel et vinaigre à température ambiante alors qu’on vend de la mayonnaise en pot ?
    Pourquoi perdre son samedi à souder des capacitor, des transistor, des potards et des cables pour monter des pédales de guitare alors qu’on peut en acheter sur Internet.
    Pourquoi…

    Plus sérieusement, l’idée n’est pas de faire « du champagne », l’idée est de s’amuser, de faire un truc ludique avec les copains, d’éventuellement totalement se foirer mais ce n’est pas grave, de découvrir un peu de technique, de tester, de gouter, de peut-être créer un mousseux suffisamment agréable pour qu’on soit fier comme si on avait un bar-tabac quand on le fera goûter aux copains à la maison.

    Je comprends que certains n’ont pas l’esprit joueur ou DIY, c’est mon vieux côté punk. Ce n’est pas grave 🙂

    Donc exit le soda stream (de toute façon j’allais pas acheter ce truc pour ça), et quant à acheter du champagne, je dois avoir près de 20 bouteilles dans ma cave actuellement donc ça va.

    Fermenter du raisin c’est l’étape d’après, mais c’est quand même autrement plus technique. Je suis déjà bien content de jouer avec l’alambic de bon papa en hiver.

    [quote= »jd-krasaki » post=1122823]Idée amusante !
    – J’aurais imaginé un vin de base plutôt acide et faiblement alcooleux genre colombard. Sur un chardo un peu solaire, avec 25g de sucre ajouté qui rajoutera 1° et quelque, et peut être du SR, ça risque d’être lourd non ? …
    – Pourquoi ne pas fonctionner uniquement avec des capsules ? (façon pet nat)
    – A mon avis les levures dans la bouteille ne dérangent pas vraiment[/quote]

    J’ai lu 20/25gr sur un forum americain*, je n’ai aucune idée de ce que ça représente, je n’ai pas de passion pour le mousseux trop doux (a part la – bonne – Clairette de Die), donc peut-etre 15 ? Le mieux sera d’essayer trois ou quatre dosage pour se faire une idée de toute façon.
    Le Colombard c’est pas une mauvaise idée mais je n’ai pas souvenir d’en avoir vu en cubi par ici, c’est Chardonnay ou Sauvignon à 80% du temps, un peu de Muscadet et quelques cépages plus « exotiques » (espagnols ou autres dont je n’ai pas retenu le nom).

    Le Chardonnay me paraissait le plus évident, d’autant plus que c’est ce que j’aime. Ceci dit en l’écrivant je me dis que c’est peut-etre l’occasion de tester d’autres choses et de prendre des cubis différents et faire des mini cuvées de 4 ou 5 bouteilles.

    * curieusement, mais c’est un peu l’histoire d’Internet, « faire son champagne maison » ou « faire son vin mousseux maison » ne renvoie pas à grand chose en français sur Google mais « homemade sparkling wine » promet de longues soirées de lecture.

    Samuel Lempereur
    Participant

    Merci pour ces références, je vais voir ce que mon dealer peut avoir et je chercherai le reste en ligne petit a petit.

    Si y en a d’autres, n’hésitez pas 🙂

    Samuel Lempereur
    Participant

    [quote= »dt » post=1122216]
    Je confirme.
    C’est déjà compliqué de trouver un bon californien à 30$ en Californie, alors en France ça me semble encore plus hasardeux…[/quote]

    Ah mais, voilà qui explique pourquoi je n’ai jamais été impressionné par les vins californiens.

    Samuel Lempereur
    Participant

    Merci pour ces premiers conseils

    Samuel Lempereur
    Participant

    [quote= »PinotNero » post=1122345]
    Ensuite, prétendre que les produits utilisés en bio « ne sont pas particulièrement meilleur », c’est vrai dans l’absolu, mais c’est en pratique largement un non-problème et donc une forme de malhonnêteté d’introduire cela dans le débat. Le neem par exemple n’est d’ailleurs plus autorisé à ma connaissance et je n’ai pas connaissance qu’il soit jamais utilisé de façon significative en viticulture biologique.[/quote]

    C’est utilisé en bio ; en vigne en particulier je n’en sais rien. Mais c’était surtout un exemple, peut-etre pas fort a propos, sur le discours qu’on entend trop souvent « les phyto c’est mal, le naturel c’est bien » (ou pire « le bio n’utilise pas de pesticide », ce qui est soit un mensonge soit de l’ignorance – je ne dis pas que c’est votre cas).

    [quote= »PinotNero » post=1122345] Que le débat a été ouvert de façon « activiste » par cette analyse et sa présentation un peu controversielle, il est vrai. Mais je pense que c’est la seule façon de réellement faire bouger les choses. Il est temps notamment que le label HVE soit revu profondément: c’est fondamentalement une tromperie, un greenwashing organisé par l’état.[/quote]

    Ca, ça ne fait aucun doute, je suis bien d’accord, mais je pense que ça peut se montrer et se discuter sans ce genre de sortie médiatique qui, pour moi, est contre productive. Combien d’agriculteurs honnêtes vont légitimement se sentir attaqués ?
    Pire, imaginons que demain, l’un des domaines cités attaque pour diffamation et gagne ?

    Je n’ai jamais pensé qu’on pouvait tenir un débat honnête en tenant des positions caricaturales.

    Samuel Lempereur
    Participant

    Je pourrais être d’accord si on s’accorde sur (entre autre) :
    – les produits
    – leur dangerosité avérée (et non supputée)
    – la manière dont ils sont stockés et utilisés
    – la manière dont sont formés, équipés, protégés, … les ouvriers agricoles
    – idem le voisinage

    Bref en gros les pratiques : il ne suffit pas de dire « bouh les phyto c’est mal », parce que c’est faux, parce qu’on les produits dits « naturels » du bio ne sont pas meilleurs par définition ou magie du Saint Esprit (le Neem encore une fois, a été interdit en 2008 puis ré-autorisé pour le bio en 2011 et c’est un produit dont la toxicité est avérée – notamment pour les abeilles – contrairement à certains phytos).

    Il y a un monde entre le vigneron responsable qui stocke correctement, utilise les doses utiles, légales et pas en préventif et qui protège son ouvrier (ou lui-même) et le gars qui fait nawak et balance des phytos au petit bonheur la chance et sans calculer.
    Mon petit doigt me dit (mais aussi fait que si je n’y connais pigne en vigne, je connais un peu le milieu agricole classique) que les premiers sont beaucoup plus nombreux que les second, n’en déplaise à certains discours contemporains dont sont friands la presse et les assoc.

    Et pour revenir sur cette « étude » et les phyto, qu’il y ait des problèmes dans les pratiques de certains ça ne fait aucun doute mais ce type de sortie dans la presse qui mélange des choux et des carottes, sert visiblement à une association de se positionner dans le débat sous une forme de virtue-signaling aussi contemporain qu’exaspérant et qui en plus arrive à détourner le sens des résultats du labo à son profit, ça ne fait pas et ne fera jamais avancer le schmilblick. Au contraire.

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