Pierre-Olivier Pivot

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  • Bonjour à tous et toutes, 
    Ci dessous un commentaire de dégustation sur une cuvée goûtée il y a presque 1 an, sans prise de note sur le moment mais fait quelques heures plus tard. 

    CR: Champagne Bourgeois-Diaz Cuvée 3C
    Cuvée composée des 3 principaux cépages (Meunier, Pinot Noir et un peu moins de Chardonnay), avec un élevage sur lies de 24 mois. Je n’ai pas noté la date de dégorgement de cette cuvée dégustée.
    J’avais comme souvenir de mes précédentes dégustations des vins du domaine un côté un peu rustique, même si c’est encore le cas, j’ai trouvé que c’était moins le cas sur cette bouteille.

    Au nez le vin est vineux, avec une très légère pointe acétique qui apporte un complément de complexité, le fruit est assez en avant et passe devant les arômes pâtissier. 
    En bouche le vin est assez sec (Extra brut), on a un corps assez imposant, et c’est assez dense marqué par une pointe d’élevage (un peu de vanille qui me semble apparaître), s’en suit une légère amertume. 
    Ce n’est pas un vin construit sur une énorme trame acide, mais ça fait bien le job en apéro. 

    C’est bon et je trouve plus intéressant et cohérent que les précédentes bouteilles bues. Maintenant que le domaine a un véritable outil pour faire le vin (le domaine a construit un chais digne de ce nom et sera dans de bien meilleurs conditions pour vinifier), le niveau devrait encore monter dans les années à venir. Pour moi c’est un domaine à suivre car le potentiel est là.

    Bonjour,
    J’ai ouvert cette bouteille le week end dernier pour la fête des pères, non sans une certaine appréhension puisqu’un Echezeaux 2011 ouvert il y a 6 mois s’était avéré vert et surboisé…. On en est bien loin avec cette cuvée.

    CR: Maison Dominique Laurent – Clos de la Roche Vieilles Vignes Grand Cru 2009

    Le vin est rubis et commence à avoir des tintes grenat, d’intensité moyenne. Au nez, le fruit s’exprime de manière expressive sur les petits fruits rouges (framboise, fraises, …), c’est intense et l’élevage ne se sent pas vraiment au nez.
    En bouche, le vin est sec, l’alcool est moyenne (pas de sensation chaude malgré le millésime), le corps n’est pas trop imposant (corps moyen), c’est presque même un peu fluide en bouche avec des tannins moyens très fins. L’acidité est haute, ce qui fait un vin d’une buvabilité redoutable. Les arômes sont tout aussi intense qu’au nez avec une pointe pâtissière qui apporte une petite touche de complexité. On commence à entrevoir les arômes tertiaires qui sont pour le moment très peu marqués. La longueur est excellente, le vin se déployant par phase. La seule marque d’élevage qui ressort c’est un peu d’amertume en fin de bouche mais qui ne gène pas car la matière et la longueur est bien là. C’est un vin construit sur la finesse, qui a très bien tenu son rang. Excellent +. Ce sera sans doute l’un de mes vins de l’année. 

    Bref, je ne vais pas vous en faire des tartines, mais ce vin a bien plu à mon père et c’est déjà là l’essentiel (ouvrir une bouteille pour faire plaisir à une personne chère et que cette personne en profite!).  
    Bonne journée à tous!

    Seconde visite dans ce domaine que je connais depuis un moment (bientôt 10 ans), il passe partiellement sous les radars et est dans un style plutôt classique. Le domaine cultive une superficie de 9 hectares  : 4ha sur Rabaja et 5ha sur la Trifolera. Le domaine produit 68 000 bouteilles produites et a du Nebbiolo, du Dolcetto, du Barbera et du Chardonnay en blanc.

    Passons maintenant à la dégustation : 

    CR: Azienda Agricola Giuseppe Cortese Chardonnay – Langhe Bianco Scapulin 2020
    Fermentation sous bois, amphore, inox. 
    Beurré au nez et fruité sec, haute acidité, texturé, dynamique, pointe d’amende amère et belle amertume. Pas très complexe mais joli et adapté pour l’apéro. Très bien.

    CR: Azienda Agricola Giuseppe Cortese – Langhe Dolcetto 2021 (appellation préférée à Dolcetto d’Alba plus commune)
    Facile et élégant, pâte de fruits, du caractère et de la finesse, le vin laisse une pellicule dans la bouche (tannique, crayeux), pas très long mais plaisant.

    CR: Azienda Agricola Giuseppe Cortese –  Barbera d’Alba 2021
    Elevage cuve acier, acidité haute et peu de tannins, vif et droit. Bien +

    CR: Azienda Agricola Giuseppe Cortese – Barbera d’Alba Morassina 2018
    Elevage Barrique + bouteille, c’est marqué par le bois, il y a un coté fumé, épices, tanins plus marqués dus à l’élevage. Il y a aussi une pointe végétale. C’est long mais pas ma came, ça manque de pureté. Bien –

    CR: Azienda Agricola Giuseppe Cortese – Barbaresco 2019
    Rabaja + Trifolera , embouteillé en Juillet 2021. Thé, fruits rouges, un peu de fleurs, clémentine, grenade, acidité haute, tannins importants mais fins et mûrs, c’est harmonieux et long. Très bon

    CR: Azienda Agricola Giuseppe Cortese – Barbaresco Rabaja 2019
    Beaucoup plus puissant mais toujours très joli, super élégant mais à attendre encore pour donner tout son potentiel. Excellent.

     

    Le domaine possède des parcelles lui permettant de produire du Barolo, du Langhe Nebbiolo, du Dolcetto, Barbera, Freisa et achète un peu de raisin pour sa cuvée de Langhe Nebbiolo. Le domaine a une approche Bio non certifiée. Les principales parcelles le Barolo (environ 3ha au total) :
    – Sur le village de Barolo :
     – Cannubi (1ha)
    – Rué (0,5ha)
    – San Lorenzo (0,3ha) (arraché en 2015, sera réintégré dans l’assemblage du Barolo en 2020)
    – Monrobiolo di Bussia (0,4ha) – Parcelle récente acquise- Sur le village de La Mora :
     – Rocche di Annunziata (1,3 ha)

    Approche en vinification : Même approche que chez Margherita Otto sur la politique de co-fermentation sur Barolo et Langhe ainsi que sur les autres cuvées. La fermentation est faite en cuves béton et les Nebbiolo y sont mises en vendanges entières après éraflage et un tri strict par table sur table de tri. Les Barolos y sont laisses longtemps post fermentation  : 30 – 50 jours. Il n’y a pas de contrôle de température sur ces cuves. Les résidus solides sont ensuite pressés sur une petite presse hydraulique, ces derniers seront goûtés pour voir si on les intègre ou pas, sinon ils servirons principalement pour faire la Barolo Chinato. Les vins seront ensuite élevés en fûts et gros contenants type stockinger. Pour le Barolo le vin est ensuite remis en masse avant mise en bouteille pour homogénéiser le tout. 

    L’évolution des rendements :
    2021 : gel sur les meilleurs sites
    2022 : gel -30 à -40 % de recolte 

    La perception des millésimes par le domaine :
    2018 : Délicat millésime en finesse
    2019 : Plus frais, vertical
    2020 : Complexe
    2021 : Plus délicat 

    L’impact du réchauffement climatique sur les vins :
    Inquiétude sur les Barbera où il y a de la sensibilité forte à la Flavescence dorée dans la région, le Docetto est également sensible à ce type de maladie alors que c’est moins le cas pour le Nebbiolo
    Problème de Noctuelles car l’hiver n’est pas assez froid. 

    Degustation Nov 2022 :

    CR: Dolcetto 2021
    Embouteillé Juillet 2022, issu de 2 parcelles  Nez expressif sur les fruits noirs, acidité M, Corps M+, floral et fruits noirs. Longueur moyen +. Très bien – 

    CR: Langhe Freisa 2020 
    Embouteillé Eté 2021. Nez expressif sur les fruits rouges, belle acidité, pointe végétale, tannins un peu rustique, ce vin a un côté lunieux, c’est long et très très bon. 

    CR: Barolo 2018 (15 % alc)
    Nez fruits rouges, fleurs. C’est déjà expressif et ouvert, les tannins sont présents mais bien fondus et l’acidité haute compense l’alcool un peu élevé. Cela fait un vin très plaisant agréable à boire dés maintenant. On sent que ça peut encore aller loin mais il va falloir résister à l’envie de les siffler tout de suite. Excellent ! 

    CR: Barolo 2019
    Encore plus expressif au nez que le précédent, fruit plus concentré en bouche, tannins plus présents également, bref plus de matière et de concentration dans cette cuvée au très gros potentiel. 

    CR: Barolo 1961
    Nez : fourrure, champignons, bouche fruits rouges, une pointe de goudron et de tabac, c’est complexe, l’acidité est haute, les tannins encore un peu présents mais tellement fondus. Cette bouteille est loin d’être morte. La longueur est là, et l’émotion aussi. Un ange passe pendant de longues minutes. C’est très certainement le plus beau Barolo que j’ai eu l’occasion de goûter. 

    CR: Barolo Chinato
    Ce vin est fait par des amis pharmaciens spécialement pour les Mascarello. Le nez est plus marqué sur la quinine que celui de Margherita Otto. Corps imposant, grosse acidité, c’est très long mais plus puissant et démonstratif que celui d’Otto. Très bien mais j’ai préféré celui d’Otto.  

    Merci pour cette émotion.

    Bonjour, 
    Un CR très en retard qu’il fallait que je fasse pour parler de ce domaine récent mais prometteur. 

    Politique du domaine :Le domaine possède des parcelles qui ont du blanc (Chardonnay), mais ne sont pas vinifiées par le domaine qui s’est spécialisé uniquement dans le Nebbiolo (deux cuvées : Langhe Nebbiolo et un Barolo). Les raisins blancs sont donc vendus. 

    Vendanges :Recherche de maturité assez poussée, en particulier, pas de vendanges tant que les pépins sont encore verts pour éviter toute source d’arômes non murs dans les vins. En général les Barolos ne sont pas vendangés avant début Octobre pour les parcelles les plus précoces. On cherche ici à avoir des tiges mures. Alan nous explique que contrairement au Barbera et Dolcetto, l’accumulation de sucres se fait moins vite dans le Nebbiollo, il est donc plus facile d’attendre la bonne maturité sans se demander si on va faire du vin à 15 ou 16 % d’alcool. Les vendanges sont bien sûr manuelles.

    Vinification :En terme de vinification, Alan est partisan de la co-fermentation des parcelles : il met les raisons dans une grande cuve pour la fermentation et continue à la remplir avec les raisins des parcelles suivantes. Bien sûr, les raisins pour le Langhe sont dans une cuve séparée des raisins pour le Barolo. Une parcelle est vinifiée à part car récoltée après la fin de la fermentation alcoolique de la cuve principale des Barolo, elle est assemblée avant l’élevage. Alan pense que même le Langhe Nebbiolo doit passer un peu sous bois pour gagner en complexité et arrondir un peu les tannins lors de l’élevage. 

    Pourquoi il n’isole pas ses parcelles ?Alan cherche à faire des vins dans la tradition de la région (donc en assemblant les parcelles). Il y a 2 raisons à cela : le coût matériel lié à la vinification pour tout vinifier séparément, mais surtout pour lui car on est loin de la Bourgogne. Barolo, c’est un ensemble de sites exposé dans toutes les directions et à des altitudes diverses, en opposition à la Bourgogne qui est majoritairement une côte et c’est donc les variations de terroir qui fait la différence. Dans le Piemont, il n’y a pas cette cohérence de Côte qui rend l’ensemble différent de la Bourgogne. Maria-Theresa Mascarello a exactement la même analyse (ce qui n’est pas très surprenant puisque Alan a travaillé quelques temps pour Maria Theresa  Mascarello). 

    Objectifs de production du domaine :
    – 12000 bouteilles de Langhe Nebbiolo
    – 12000 bouteilles de Barolo
    Alan ne souhaite pas vinifier de Dolcetto ni de Barbera car ces vins demandent des approches différentes en vinification (Docletto est très réductif par exemple) Commercialisation : Le domaine vend en direct, en hôtellerie restauration et exporte. La part de l’export est monté à 65 % sur le dernier millésime vendu. 

    Dégustation : 
    CR: Langhe Nebbiolo 2020 (En bouteille)Nez élégant et harmonieux, jolis fruits rouges avec des tannins présents mais fins, il y a une belle acidité, une complexité moyenne mais le tout fait un vin plutôt élégant qui m’a bien plu. On est toutefois loin du vin glouglou car c’est structuré. C’est très bon, à boire dans les 5 ans d’après le producteur 

    CR: Barolo 2020 (Sur Fût)Le vin est assez boisé au nez, encore marqué par son élevage en cours, il y a de la matière qui amène un côté soyeux. En bouche, l’acidité haute est bien présente, les tannins sont bien murs et l’alcool (14,5%) n’est pas brûlante, la matière est belle et l’intensité aromatique est là pour équilibrer le tout. On a à la fois de la finesse et de la concentration dans ce vin, et ce côté très équilibré qui est recherché par ce domaine. C’est déjà très très bon. 

    CR: Barolo 2018 (en Bouteille)En comparaison du Barolo précédent, le vin a moins de corps que 2020, avec des tanins moins marqués, c’est déjà très buvable et ne sera pas un millésime à garder. Très bien pour introduire des néophytes aux Barolo. On peut attendre 2 ans avant de commencer à en ouvrir mais ce sera un millésime à boire en attendant les millésimes plus concentrés. 

    CR: Barolo Chinato : Vin de base sur les millésimes 2012, 2013, 2014 et vins de presse sur 2016 & 2017. La particularité du Chinato est qu’il ne peut pas être fait dans le chais du vigneron par la législation italienne. Il a dont été fait chez le même faiseur que Capellano qui est une des références du Chinato, même si la recette de ce vin en est légèrement différente. Par rapport à la plupart des chinatos déjà goûtés, celui ci est moins marqué par le sucre, avec une matière moins dense que certains de ses confrères et une buvabilité plus grande.  J’espère que ces éléments vous ont intéressés.

    A mon tour de faire ce compte rendu. Cette session aura été riche d’apprentissage.1/ Le niveau reste élevé sur la qualité de nos vins2/ Ne jamais challenger Guillaume et lui mettre la pression pour écrire un CR, il tient ses délais3/ Ben du coup c’est lui qui nous met la pression et c’est bien normal, c’est notre gardien du temple des CR sur LPV et c’est bien normal ! Pour attendre les retardataires, on a commencé par quelques blancs : 
    – Saumur, domaine de l’ours bleu, Puzzle 2019 : Le vin s’exprime sur le fruit, il n’y a pas une énorme tension pour un chenin, c’est très expressif et plutôt très bon selon moi. Au réchauffement il y a des notes de malt qui apparaissent, je n’ai pas trouvé le final dissocié..
    – IGP Val de Loire, Clau de Nell, Chenin 2017 (mon apport): je dois dire que le vin n’est pas au niveau où je l’attendais, il s’exprime sur les agrumes, un côté citrique qui met du temps à s’ouvrir. Corps moyen, alcool moyen, acidité haute et pointe d’amertume n’en font pas un vin très plaisant. C’est juste Bon.
    – Montlouis, domaine de la taille aux loups, clos de Mosny 2016 : Le nez fait vieux, sur la paille et les fruits à l’alcool. Avec le réchauffement, il ressort un côté liège, c’est très légèrement bouchonné. Dommage !
     Deux bulles pour (enfin) commencer :
    – Champagne Veuve Clicquot 1988 : On est là sur un vin âgé, les fruits rouges,et des notes de sel au céleri. Le nez est évolué, avec un dosage marqué (brut), c’est Excellent.
    – Champagne Vincent Renoir, Verzy grand cru 2009 : un vin d’apparence claire, sur la pomme, la poire, les petits fruits rouges (framboise) et des notes pâtissières. C’est assez droit et plutôt très long. C’est très bon et probablement plus adapté à être servi avec un repas. On passe (ou on repasse) aux blancs :
    – Anjou domaine Patrick Baudoin les Gâts 2014 : ce chenin est frais et droit, il y a une belle acidité et une très belle longueur, c’est complexe et Excellent.
    – Puligny-Montrachet domaine Leflaive 2009 : le nez s’exprime sur du fruit blanc, une pointe minérale (un côté silex frotté) et une légère pointe fromagère. Je suis parti initialement sur un chablis mais l’acidité (Moyen +) ne colle pas vraiment, c’est très bon mais l’effet de série n’a pas été à son avantage. Très bien.
    – Mâcon-Pierreclos, domaine Guffens-Heynen, Tri des Hauts de Chavigne 2007 : Nez réduit, vin texturé, beurré, c’est plus expressif, que le précédent, tout en étant long et équilibré. Excellent, pour une fois que j’accroche vraiment sur un Guffens…
     Rouges :
    – Pommard 1er cru Refene, Ballot-Millot 2009(mon apport) : nez sur les fruits rouges avec une note végétale, c’est dense tout en étant aérien. Les tannins sont fondus avec un corps moyen +. C’est tout en finesse mais intense. Très bien +.
    – Beaune 1er cru Bressandes, domaine Henri Germain 2012 : Le vin est plus facile, plus immédiat, il paraît plus dense, mais peut être un peu moins profond, c’est très bon mais je préfère le style du précédent. Très bon
    – Côtes d’Auvergne Henri Chauvet, Tout là haut 2021 : Nez sur les fruits noirs, acidité haute, pas de tannins, c’est glouglou mais sans réel intérêt. A boire avec des potes en apéro mais pas adapté à la dégustation. Bof
    – Bandol, domaine de la Tour du Bon, Saint Ferréol, 1999 : Ce vin est mort, nez de brett, goût de fil de fer. RIP. Dommage
    Sucres : 
    – Sauternes Chateau Suduiraut 1997 : Nez expressif, c’est long et excellent
    – Barolo Chinato Margherita Otto(une petite surprise pour ouvrir à des sucres différents) : Lors de mon séjour dans le piémont c’est le Barolo Chinato le plus fin et délicat que j’ai gouté. C’est vraiment excellent si on aime ce style de vins.

    Bon, on remet ça bientôt !

    Première rendez-vous de ce nouveau groupe, c’est l’occasion pour rencontrer de nouvelles personnes et d’échanger des points de vue. En synthèse on peut dire que les vins se sont tous bien goûté et qu’on a probablement trouvé notre QG avec de la place, et une cuisine fort correcte ma fois. Ce fut un très bon moment !

    Bulles :

    – Champagne Suenen, Oiry Blanc de blancs grand cru : Le vin est assez droit avec un élevage marqué (nez patissier), c’est gourmand et expressif. Le vin est long. J’ai beaucoup aimé, c’est d’autant plus remarquable que je ne suis pas un grand fan de 100 % chardonnay. Très bien.

    – Champagne Hugues Godmé, Premier cru Extra Brut: un vin plus discret au nez, moins marqué par l’élevage sur lie, de ce fait, le fruit ressort un peu plus que dans le champagne précédent. La bouche est droite, le corps assez large et la longueur est très bonne. Le dosage faible rend le vin un peu strict mais très buvable car il nettoie bien la bouche. C’est très bien +
     
    Blancs :
    – Muscadet, cuvée Excelsior 2005, domaine Luneau-Papin : nez assez discret sur les agrumes et la pomme blanche. En bouche l’acidité est Medium +, l’alcool paraît faible (moins de 13%), il y a une pointe d’amertume fine en fin de bouche et l’aromatique est assez discrète. Plus que l’amertume, on a une sensation terpénique comme si on avait un peu de tannins dans ce vin. C’est assez déroutant et difficile à placer sur une carte de France. Le vin est beau (Bien +). J’aimerais revoir cette quille avec un beau poisson avec une sauce légère, il devrait faire merveille. Merci à Pierre pour cet apport original.
     Binôme :
    – Côtes du Jura, Savagnin ouillé 2016, la Pierre renaissance, domaine les Granges Paquenesses : Le nez est un peu plus expressif, en bouche, l’acidité est haute, on a un peu moins de structure que le Leroy bu en même temps. Je dirais que ce vin est un peu moins « focalisé » que son binôme, en bouche j’ai l’image d’un crochet alors que l’autre est rectiligne. C’est quand même très bon.
    – Vin de France, les Noëls de Montbenault 2015, domaine Richard Leroy : C’est probablement la plus grosse quille de la soirée, même si initialement le nez était assez discret, il ne trompe pas et on reconnaît assez rapidement le chenin, ce qui est confirmé par l’acidité haute, équilibrée par un corps moyen +, un alcool moyen et surtout une finale follement longue. C’est vraiment un vin tout en longueur. Excellent. Un grand merci à Julien pour son apport mémorable.
    – Saint-Aubin 1er cru le Charmois 2010, domaine JC Bachelet : (mon apport) J’avais un peu peur que mon vin ne paraisse mou après la paire de fou qui l’a précédé. Finalement, ça a été. Le nez est assez discret sur la fleur blanche, les fruits blancs avec un peu de vanille et de pomme. En bouche le vin a du corps (Moyen +), alcool moyen, et s’exprime en longueur. Je le trouve très bon et à l’image de la production du domaine, toujours très élégant malgré le millésime un peu chaud et le long élevage de deux hivers en tonneaux. Excellent – pour moi car un cran en dessous du Richard Leroy en terme de longueur mais plus confortable.
     Rouges :Alors que les bulles et blancs ont été goûtées avant de manger, les rouges sont passés après les entrées, c’est peut-être pour cela que nous les avons moins bien goûtées même si le niveau fut là aussi très élevé.

    – Moulin à vent 2012, domaine Diochon : Le vin est dur avec un côté astringent, l’aromatique tertiaire laisse penser que ce vin aurait dû être bu bien plus tôt. Dommage, Guillaume ne va pas enrôler grand monde dans sa secte d’adorateur du Gamay avec ce vin et va passer une fin de soirée à se faire charrier. Heureusement qu’il aime ça !
     Binôme :
    – Givry 1er cru Servoisine 2010, domaine Joblot : Le vin a plus de corps que son binôme, les tannins sont également plus présents, je lui trouve un côté plus confortable et plus immédiat, quoique, légèrement plus court que son binôme. C’est pour moi un vin qui est à son plateau de maturité et qui doit être bu. Très Bien.
    – Corton Perrières 2007, domaine Vincent Girardin : (mon apport) Ce vin est pour moi l’arquétype de son climat. Il ne ment pas sur le cépage et devrait être extraordinaire. Pourtant, il a comme je trouve assez souvent dans cette partie de la côte de Beaune en plus d’un côté noyau de cerise, d’une matière fine et concentrée, une note végétale que je trouve un peu trop marquée (le millésime influe probablement aussi dans ce sens). Elle ressort d’autant plus en face du Givry, qui est plus accessible et procure plus de plaisir. Le vin est quand même très long, mais cette sensation de sous maturité gâche un peu le plaisir et empêche de le qualifier d’excellent. Très Bien.
    – Chambolle-Musigny 1er cru, les Charmes 2017, domaine Christian Clerget : Je suis comme Guillaume passé un peu à côté de ce vin, on a de jolis fruits rouges mais je lui ai trouvé un côté un peu chaud, haut en alcool qui m’a empêché de le positionner en Bourgogne. Bien +
    – Saint-Joseph, les Granits 2009, domaine Chapoutier : On est ici sur les fruits noirs, les tannins sont assez importants et encore bien présents (Medium +), et le vin s’exprime sur la longueur avec une certaine complexité. J’ai trouvé ça Très Bien +. Pas tout à fait la matière ni la profondeur pour être excellent toutefois.
    – Côte-Rôtie, les grandes places 1995, domaine Gérin : Ici par contre, on a tout, les fruits noirs, de la matière et de la longueur sans manquer d’élégance ni de confort. C’est très équilibré et à maturité même si ça peut encore se garder. Excellent Susucre : Maître Pierre K nous a encore sorti un vin de sa cave. On va voyager sur cette bouteille !
    Jurançon Au capçeu 2017, domaine Camin Larredya : Joli vin qui s’exprime sur des notes de fruits jaunes, de miel. C’est frais, digeste, le sucre résiduel ne doit pas être super important ce qui m’écarte de Sauternes et m’amène plutôt en Loire, perdu ! On est à Jurançon. Très bien
     Très belle soirée, le côté petit comité me va bien, on va très vite remettre ça pour continuer à se faire plaisir et échanger, car c’est ça qui est le meilleur dans le vin, c’est le partage !

    Nouvelle réunion de notre groupe qui garde un bon rythme. Cette fois ci le thème était libre. Une belle série où les vins se sont bien goûtés mais qui n’aura pas atteint des sommets absolus. C’était très bon et homogènes, mais au final peu de coups de coeur.

    Bulles :Champagne Assailly, Grand cru cuvée réservée : Nez sur la pomme, le citron avec une note pâtissière assez discrète. En bouche la bulle est assez présente puis s’assagit, le corps est plutôt imposant et équilibre bien la très haute acidité. Le vin laisse une perception de film crayeux sur la langue mais la finale est de longueur moyenne. Un champagne bien fait et fort buvable pour moi qui ne suis pas un grand fan des cuvées majoritaires en Chardonnay. Bien +
     Champagne Ruinart Blanc de blanc Brut sans année (mon apport pour la science, cuvée qui doit être depuis 20 ans dans ma cave) : J’ai amené cette bouteille pour la science, n’en attendant pas grand-chose mais voulant surtout voir comment elle allait être perçue. Le nez est tout de suite assez ouvert sur les fruits secs, c’est complexe avec des arômes d’abricots secs, de café et de chocolats, un peu d’épices également. On a un très beau nez complexe. En bouche le n’a pas la trame acide qui lui aurait permis de mieux se comporter. Ça manque de pep’s et c’est probablement amplifié par l’autre champagne servi en parallèle. La finale est toutefois assez longue. Aurait dû être bu il y a 5 ans. Bien –

    Blancs :
    Alsace Riesling grand cru Brand Domaine Boxler 2016 : Le nez ne trompe pas, c’est expressif, sur des notes d’agrume, de fruits blancs avec cette pointe pétrolée. EN bouche le vin se présente avec un léger résiduel, plutôt droit et franc et finit assez long. Certains lui trouvent un manque de quelque chose en milieu de bouche, ce n’est probablement pas le meilleur Riesling du monde, mais je le trouve très bien.

    Condrieu Gangloff 2020 : Le nez de ce vin est d’une grande pureté, sur un peu de miel, des fruits tropicaux, en plus des fruits blancs et jaunes. EN bouche, le vin se montre aussi généreux sur une acidité assez basse, sauvée par son amertume. La longueur est assez moyenne, c’est pour moi un bon Condrieu à 30€, pas plus. A la levée de l’étiquette, j’étais un peu surpris étant donné la réputation du producteur. Je trouve que le vin fait le job, c’est bien.

    Mâcon-Pierreclos « 1er jus de Chavigne », Guffens-Heynen 2015 : Le nez s’exprime sur un côté allumette frottée, le fruit est en retrait. En bouche on a du volume et de l’alcool (on doit être à au moins 14 selon la police, probablement 14,5 selon les manifestants). C’est bien équilibré par l’acidité et ça finit long. C’est assez riche comme chardonnay et pour moi pas encore prêt à boire car l’élevage est encore trop présent (vanille, notes d’allumettes). La finale est longue. C’est très bien je n’ai toutefois pas eu d’émotion sur ce vin.

    Santenay 1er cru Le Beaurepaire Jean-Marc Vincent 2018 : Par opposition au vin précédent ce vin s’est ouvert rapidement avec des jolis fruits blancs, un peu de fleur blanche, une petite pointe vanillée intégrée. L’alcool et et le corps moyen sont parfaitement équilibré par l’acidité portent ce vin. On est ici sur un style tout en finesse et en élégance qui me parlent, c’était pour moi le blanc de la soirée. Excellent !

    Rouges :
    Morgon Corcelette, Daniel Bouland, 2010 : Un beau vin à maturité, l’aromatique commence à devenir un peu tertiaire. C’est joli mais à boire maintenant parce que le tertiaire va prendre le pas et rendre le vin moins jovial. Très bien.

    Saint-Julien Clos du Marquis 1989 : Lors des dernières dégustations, les Bordeaux ne se sont pas montrées à leur meilleur jours (pour les rouges), cette bouteille elle remonte le niveau à elle toute seule. Le nez est sur les fruits noirs, il y a une pointe végétale et un côté tabac marqué. La bouche est tout en équilibre avec des tannins fondus et une très belle longueur. C’est très bien +.

    Barolo Massolino 2011 : Plus de fruit sur ce Massolino et une tinte plus sombre me faisant presque penser à un Sangiovese de belle naissance plus qu’à un Barolo, il a plus de tannins et un côté au final plus extrait que le Burlotto ci après. C’est pas mal mais ça aurait mérité d’être attendu encore. Bien
    Barolo Burlotto 2009 : Ce barolo a plus de volume que le précédent rendant l’ensemble plus cohérent et accessible pour nos palais Français. Autant le précédent était plus sauvage, autant celui ci est plus civilisé. C’est très bon.

    Pommard 1er cru Clos Blanc d’Albert Grivault 2010 : Je ne l’ai ouvert qu’en arrivant au restaurant, c’est probablement une erreur car le vin ne s’est pas présenté aussi bien que sur la précédente bouteille. Elle cause un peu comme un Raoul Volfoni qui n’aurait pas aimé sa dernière discussion avec Fernand Naudin… C’est un peu serré, encore plein d’avenir avec un petit côté tertiaire qui commence à apparaître. Bien
    Corton-Bressandes Domaine Prin 2013 : Je ne l’ai pas aussi bien goûté que mes camarades, il y avait une pointe végétale qui ressortait en milieu de bouche qui gâchait un peu le joli fruit. C’est toutefois beaucoup plus abordable et prêt à boire même si ne gagnera pas à être conservé plus longtemps. Bien +

    Vin de pays Domaine des Tours 2017 : Joli vin, sur les fruits rouge et noirs, c’est mur et en même temps assez frais. L’alcool ressort un peu sur la fin mais on en boirait facilement des litres. Très bien
    Vouvray moelleux Domaine Foreau 2003 : Bouchonné 

    [quote= »zekioflo post=1199258 userid=23331″]Vin 1 : Domaine de Marzilly, Champagne Ullens Brut Lot 05
    Mon apport, le vin a malheureusement été peu aérer avant service. Mais je l’ai regoutté en fin de soirée, il n’avait que peu évolué.
    Le nez est joli, effectivement avec un petit côté amande, mais en bouche c’est assez plat, il n’y a pas suffisamment de relief. Je l’avais mieux gouté il y a quelques mois.
    Ce lot est un un 80% Meunier, 20% Chardonnay, et malheureusement plus je goutte de Meunier, plus j’ai l’impression qu’il faut, soit les boire très rapidement, soit les attendre assez longtemps pour avoir une expression plus joviale. 
    Il m’en reste un peu on regouttera dans un an.[/quote]
    Salut Flo, de mon expérience, le  Meunier se goûte à tout âge. Par contre, si il est jeune, il faut l’ouvrir avant (1h) voire le carafer. Contrairement aux Pinot Noirs et dans une moindre mesure au Chardonnay, je trouve que le Meunier supporte bien le passage en carafe étroite. Ça permet aussi de calmer un peu la bulle qui peut être trop envahissante juste après ouverture. Les deux derniers Meunier goûtés avec les Parigots de LPV ont souffert de ce manque de préparation (je peux d’autant plus le dire qu’une était mon apport et ne s’était pas du tout comporté comme habituellement). C’est pas forcément simple de préparer le vin correctement quand on l’amène au restaurant, mais j’essaierai de faire une degustation comparative la prochaine fois.
     

    C’est encore une belle soirée qui s’annonce chez l’ami Pierre K qui nous reçoit ce soir. J’avais intitulé mes notes « LPV craquage de Noël » et je trouve que ça a été le cas. Certains de mes collègues avaient annoncé la couleur; étant le maître de cérémonie, je savais ce que la plupart avait prévu d’apporter….Il y avait initialement 21 bouteilles de prévu, mais la encore en ces temps hivernaux, les dérapages peuvent arriver mais sont toujours contrôlés…

    Pré bulle 

    Champagne Georges Remy – Mont de Tauxières 2016
    Le nez est oxydatif, mais avec des arômes bien définis, on sent assez distinctement la pomme, la levure, une pointe végétale qui disparaîtra assez rapidement, de la frangipane, de l’amende. Avant même de mettre le vin en bouche on se dit qu’on a ici un beau jus, bien travaillé. La frangipane domine légèrement les autres arômes. En bouche, on a un certain confort, c’est assez rond, , l’acidité est bien présente mais intégrée, on a le corps pour l’accompagner (moyen + pour un champagne), c’est assez complexe et très expressif mais la finale est encore un peu courte marquée sur un peu d’amertume. La bulle est fine et peu présente. J’ai trouvé ça très bon mais trop jeune, il y a besoin de temps pour que le vin donne tout ce qu’il a dans le ventre. Ça va très bien vieillir, je n’ai pas de crainte là dessus.
    Très Bien

    C’est une très belle entrée en matière et un producteur à re-goûter car c’est pas mal du tout.
    Les Bulles
     Je savais qu’on avait affaire à 2 grosses quilles, un Krug et un Ulysse Collin, je ne savais pas quelle cuvée. Force est de constater que j’avais initialement inversé les deux cuvées, mon vague souvenir de Krug m’avait laissé le souvenir d’un vin plus facile et Collin un vin plus droit. C’était en fait tout l’inverse ici, comme quoi l’aveugle et la mémoire vous jouent parfois des tours.
    Champagne Ulysse Colin Les Roises Blancs de Blancs Extra Brut
    Robe plus orangée que le Krug, fines bulles peu présente (le fin a été carafé).Vin très expressif, sur le fruit, un peu de vois (vanille) et des notes pâtissières assez marquées, on a le sentiment d’avoir un tout petit peu de résiduel, le corps est plus important que sur le Georges Remy bu précédemment. C’est aromatiquement très prononcé et très long. Vraiment très bon et très équilibré par une belle acidité.
    Excellent vin
    Champagne Krug Grande Cuvée 170è édition
    Le vin se présente sur une structure plus minérale, le nez est initialement un peu mutique surtout par rapport à son partenaire de doublette, c’est sec, avec une acidité haute un corps un peu moins important que le précédent (Moyen +), l’équilibre est également magistral avec ne longueur infinie et une puissance contrôlée dans l’aromatique qui est beaucoup plus sur l’agrume. La complexité est là de même que la tension. La langue reste tapissée d’un côté crayeux.
    Superbe ! J’avoue avoir adoré les 2 champagnes, mais avoir une légère préférence pour le Krug qui correspond plus à mon style. On commence très fort !
    Blancs d’Alsace

    J’ai longtemps hésité sur l’ordre de passage, je me demandais si ces vins avaient la matière pour passer après de tels champagne et en même temps si les résiduels (difficile à mesurer sur les vins d’Alsace) n’allaient pas massacrer les paires suivantes. Au final ça passe !

    Josmeyer Riesling Grand Cru Hengst 2015
    Robe plus claire que son homologue, le nez est sur le pétrole et le citron, on sait assez rapidement sur quel cépage on est ! Nous sommes sur un vin qui n’est probablement pas complètement sec, avec un alcool moyen, ça reste assez classique d’expression, assez long mais pas particulièrement d’émotion sur ce vin bien fait.
    Bien

    Valentin Zusselin Riesling Neuber 2016
    Robe plus foncée, nez qui paraît plus évolué, on a de l’épice et de la pomme, c’est plus sec que le précédent, c’est un vin moins lisible (en terme d’aromatique). J’avais mieux goûté les vins du domaine, et suis un peu déçu par ce dernier.
    Bien +
    Première paire de Chablis

    Lors de la paire suivante, je voulais voir si Dauvissat tenait vraiment sa réputation par rapport à un producteur moins réputé mais d’approche plus nature.

    Thomas Pico Chablis 1er Cru Butteaux 2014
    Nez lacté, acidité haute, alcool moyen, aromatique prononcée sur la pomme, les agrumes, avec une pointe lactée (yaourt) qui aura tendance à s’estomper, c’est long et un peu typé nature.
    Très Bien

    Vincent Dauvissat Chablis 1er Cru La Forêt 2014
    Vin servi trop froid, l’aromatique est dominée par la croûte de fromage, on a moins de matière en bouche, c’est plus tendu voire même un peu austère. La longueur est à peu près équivalente au vin précédent mais difficile de se faire plaisir avec ce vin actuellement. Le réchauffement le rendra légèrement plus avenant sans toutefois le rendre réellement aimable.
    Bien +

     Seconde paire de Chablis

    L’idée après cette première paire de Chablis c’était de passer sur du grand Cru pour voir : si on percevait un saut qualitatif, et combien allaient les placer en côtes de Beaune…

    Domaine Servin Chablis Grand Cru Bougros 2012
    Bouchonné …

    Domaine Long Depaquit Grand Cru Moutonne 2006
    Corps Moyen +, on sent que le vin a vu du bois plus à sa structure car l’aromatique est fondue (à noter toutefois un peu d’amertume en bouche), le vin est très long et c’est vraiment très bon.
    Très Bien+ 

    Blancs du Mâconnais

    Quand on vous propose deux beaux vins du Maconnais (et de Pouilly Fuissé), même si l’un est plus jeune que l’autre, difficile de résister à l’envie de les confronter. Le Ferret n’a pas démérité mais a pâti de son jeune âge.

    J.A. Ferret Pouilly Fuissé Clos des Prouges Tête de Cru 2019
    Le nez est très fruité, assez expressif et en bouche on sent encore les notes d’élevage. Je trouve le vin très direct, bon et long, mais encore trop jeune. Je lui trouve toutefois un très gros potentiel.
    Très Bien et sans doute plus demain.

    Guffens – Heynen Pouilly Fuissé Premiers Tris 2012
    On a tout, de la densité, du volume, des notes d’élevage encore présentes, c’est long et très très bon.
    Excellent même.

    Apport supplémentaire de Vincent

    Bernaudeau Les Nourrissons 2018
    Nez un peu baroque et bouche assez concentrée, l’acidité naturelle du chenin est plutôt bien maîtrisée dans ce vin qui ne me semble pas avoir vu de bois mais a une certaine onctuosité de structure habituellement perçue dans les élevages sous bois. C’est long et très très bon, je m’interroge toutefois sur l’intérêt de le faire vieillir tant l’aromatique est belle actuellement et le vin parfaitement équilibré.
    Très Bien ++

    Apport supplémentaire de Pierre

    Egly Ouriet Rosé Grand Cru
    Beau rosé saumoné, nez complexe de fruits rouges, pointe pâtissière. En bouche c’est assez strict surtout après le Bernaudeau. C’est également très bon, mais aurait mérité plus d’aération ou un passage en carafe pour vraiment en profiter.
    Très Bien

    Première série de rougesGuillaume me fait remarquer à juste titre qu’il vaut mieux placer les Bordeaux au début pour faire du plus austère au moins austère, il a eu raison parce que passer plus tard le les aurait pas plus mis à leur avantage, loin de là….

    Château Haut Bailly Pessac Léognan 1996
    Nez évolué, sur le tabac, le cassis et le poivron, il y a également des épices.
    En bouche, c’est austère mais pas du tout le genre de vin que j’apprécie. J’ai déjà mieux goûté des vins plus vieux issus de terroirs moins réputés. L’effet séquence et le niveau des vins de la soirée n’a pas dû aider.
    Assez Bien –

    Vieux Château Certan Pomerol 1988
    Au nez et en bouche on a toujours ce côté poivron qui surnage avec un côté terreux, peu agréable . Si le précédent était austère, ici on bat des records. Pas du tout mon style de vins et très certainement une bouteille pas au top.
    Bof

    Quand le grand ordonnateur de l’ordre ne donne pas les bonnes consignes

    Dans ma tête, on devait enchaîner sur les Bourgogne, mais comme je n’avais pas été précis sur l’ordre des bouteilles, l’une n’a pas été correctement positionnée, d’où cette bouteille dégustée au mauvais moment.Yannick Alléno & Chapoutier Saint Joseph Croix de Chabot 2018
    Robe très foncée, c’est très concentré en bouche avec un corps trop présent qui a tendance à déstabiliser le vin par rapport à l’acidité et la puissance aromatique moyenne. Final moyenne.
    Assez Bien 

    Série de BourgogneNous avions mis les bouteilles sur le rebord de la fenêtre ce qui nous a amené à avoir des problèmes de température avec des vins rouge trop frais.

    Hubert Lignier (Hospices de NSG) Nuits Saint Georges Les Didiers 2009
    Servi trop froid, le vin se montre d’abord fluet, puis se présentera un peu mieux, il me semble encore trop marqué par l’élevage. Servi un peu plus chaud, l’aromatique aurait peut-être montré un meilleur équilibre, c’est dommage.
    Bien

    Henri Gouges Nuits Saint Georges Les Pruliers 2012
    On a un nez réduit sur ce vin avec une matière qui ne fait pas complètement mure , c’est assez dur au niveau des tanins. Bref un vin qui ne se présente pas à son meilleur niveau, très certainement un problème de bouteille
    Bof

    Clos des Lambrays 2007
    Le vin est d’un rubis assez clair, le nez s’exprime sur des fruits rouge, de la fraise, un peu de vanille vient rehausser le tout, quelques notes de sous bois à peine perceptible, c’est encore dominé par le primaire et le secondaire. La bouche montre un corps moyen +, avec une texture fine et des tanins présents mais fondus. On ne ressent aucun creux en bouche et la finale est très longue.
    Excellent

    Barolo seul

    Ettore Germano Braolo Prapo 2017
    Revenant du Piémont il y a quelques semaines, j’était curieux de goûter cette cuvée. Même si les tanins sont encore très présents et difficile à appréhender, d’autant que le vin a également été servi trop froid, j’ai été séduit par la texture tout en finesse qui caractérise ce vin. C’est un style de vinification qui me plait bien. Le vin a déjà une belle longueur mais doit être attendu 3 ou 4 ans pour devenir plus aimable. C’est un futur très bon voire excellent vin.

    Syrah

    Porseleinberg 2014
    Le vin s’exprime avec une pointe de bois sur de magnifiques fruits noirs, il est plus directement expressif que le vin mis en face, on a un peu plus d’accroche sur les tanins, c’est d’ailleurs à mon sens ce qui fait la différence principale entre les deux vins, car ici on a encore beaucoup de tanins, qui sont peut-être légèrement moins fins mais qui vont encore porter le vin longtemps. Étant donné la structure et l’intensité aromatique, ce vin est conçu pour durer encore très longtemps, d’autant que la finale est longue, quoique légèrement asséchante. Merci à Benjy pour cet apport.
    Très Bien +

    Gangloff Côte Rotie la Barbarine 2014
    L’aromatique se développe lentement sur le fruit noir, la fleur, il y a aussi une note torréfiée qui apparaît. En terme de corps et de texture, on est ici beaucoup plus sur la finesse, c’est très long. C’est une très belle Syrah à maturité, merci à Vincent pour cet apport.
    Excellent

    Les Susucres
     Etant donné la différence de concentration, j’avais dit de bien commencer par le Vouvray, mais à ce niveau de la compétition, plus personne n’écoute les sages et tout le monde s’est précipité sur le Tokaji au grand détriment de ce pauvre Vouvray qui devait avoir à peu près la moitié en moins de sucre résiduel…
     Domaine Huet Vouvray Le Mont Moelleux 2009
    Très joli vin tout en finesse, son profile élancé le rend particulièrement digeste et il développe une belle longueur.
    Très Bien
      Tokaji Aszu Disznoko 6 Puttonyos 1999
    Note de Pomme, pâte de coings, d’épices, de fruits au sirop, là encore on a un vin très long avec un équilibre magistral entre sucre et acidité qui sont tous les deux au max.
    Excellent

    Château de Fargues Sauternes 2007
    De Fargues réussit à passer après le monstre (le Tokaji) sans se faire marcher dessus, et a imposer un style tout en équilibre et presque en subtilité là ou le Tokaji a montré sa puissance brute. J’ai beaucoup aimé ce vin d’une classe folle.Excellent

    Classement de la soirée

    Classement Bulles : Krug, Ulysse Colin, Georges Remy
    Classement Blancs : Guffens, Les Nourrissons, Chablis GC Mouton
    Classement Rouges : Gangloff, Clos des Lambrays, Porseleinberg
    Classement Sucres : Fargues, Disznoko, Huet

    Un grand merci à Pierre pour son accueil et à toute l’équipe pour les supers apports et échanges. Joyeux Noël et bonne année à tous  

    Le masochiste, c’est celui qui accepte de venir à une soirée Cabernet [s]Franc[/s] Fourbe alors qu’il n’aime pas ça!

     

    Bonjour à tous, 
    A mon tour de me lancer sur le compte rendu de cette soirée, qui aura été riche en enseignement sur mon appartenance au côté Punk à chiens comme le dirait Guillaume… 🙂
    Je ne vais pas paraphraser mes collègues passés avant moi mais vais me contenter de relever des éléments non décris ou des ressentis différents.

    Les bulles
    François et Julien Pinon Vouvray brut 2018
    Vin marqué par un dosage élevé pour moi (9g) c’est trop et ça rend le vin un peu trop pataud, c’est dommage pour une cuvée à base de chenin.

    Champagne Alexandre Grimée « Sous les Trous » blanc de noir brut nature
    La bulle est très présente, c’est presque un peu savonneux en bouche (impression de bulle trop présente). Le vin est plutôt simple aromatiquement, je pense qu’il souffre d’une ouverture trop tardive, je trouve en général que les meunier ont besoin de temps d’ouverture pour exprimer leur fruit et avoir une bulle moins présente. C’est comme le Stéphane Riboulot amené lors de la dernière soirée des champagnes présentant un côté « monacal » en l’état. Décidément les champagnes de la vallée de la Marne Ouest ne se présentent pas bien lors des dégustations de ce groupe.

    Les blancs 
    Abel Benmaamar « 7 » La Guimardière 2020
    Nez un peu réduit au début, aromatique de chenin, mais d’intensité assez moyenne, le fruit n’est pas très bien défini, c’est un peu brouillon. Pas certain que ça gagne à vieillir.

    François Chidaine Les Bournais 2014
    Mon apport. Nez de coing, laine mouillée, poire, c’est assez expressif et on distingue très bien les arômes. En bouche, je pense qu’il reste un peu de sucre résiduel car c’est assez confortable. En bouche le vin est dense et long, c’est vraiment très bon.

    François Chidaine Les Argiles 2018
    Le vin parait plus sec (pas de sensation de sucre résiduel et se présente avec un peu moins de tout : moins de corps, intensité aromatique moyenne. C’est meilleur que le Benmaanar goûté avant mais moins bon que ce qui vient après. 

    Domaine Guiberteau Brézé 2014
    J’ai moi aussi écrit que ce vin était marqué par l’élevage avec une finale sur l’amertume qui n’était pas très agréable. Je rejoins mes co-dégustatueurs, l’élevage marque trop le vin et je pense qu’il ne s’estompera pas pas. C’est dommage car c’est habituellement une cuvée que j’aime beaucoup.

    Domaine Guiberteau Saumur Clos de Guichaux 2014
    Vin avec plus d’élégance et un meilleur équilibre, plus de puissance aussi, c’est très bon. Je rejoins Benjy pour dire que c’est quand même un cran en dessous de Chidaine Bournais.

    David & Nadia Sadie Swartland Hoe Steen 2014
    Vin hyper réduit qui ne se livrera pas pendant le temps qu’on lui a laissé dans le verre. Eh oui on a un timing à respecter pour goûter les 18 vins de la soirée! Dommage, j’ai plutôt des bonnes expériences avec les chenins d’Afrique du sud habituellement!

    Chateau Yvonne Saumur Le Gory 2016
    Nez complexe avec une pointe de végétal, un gros volume, c’est long mais pas complètement ma came

    Les rouges

    Dard & Ribo Saint Joseph 2018
    On démarre sur le fruit noir, cassis, , une grosse acidité, des tannins Moyens à moyen + , c’est expressif (intensité prononcée) et plutôt long. C’est une belle entrée en matière, et un très beau vin. J’avais des expériences assez mitigées avec Dard et Ribo, celle là est plutôt très bonne.

    Domaine Jamet Côtes-du-Rhône 2019
    On continue sur un super Côtes du Rhône bien équilibré avec une acidité élevée, des tannins présents mais très policés, et un niveau d’alcool raisonnable,, quand en plus on a un fruit (relativement simple) mais très présent, ça fait une superbe bouteille. J’ai beaucoup aimé.

    Domaine Jamet Côtes-du-Rhône Equivoque 2016
    Un peu comme le précédent, mais en plus rustique (tannins qui accrochent), avec un creux en milieu de bouche et un peu plus de corps. Moins bien et un peu trop élevé pour la qualité du jus.

    Domaine du Coulet Matthieu Barret Brise Cailloux 2016
    C’est mon apport et ce ne fut pas une grande réussite, à l’ouverture, c’était un peu fluet, l’aération de 24h l’a un peu aidé mais c’est encore fluet. Dans l’absolu ce n’est pas mauvais pour un vin d’apéro à boire avec de la charcuterie entre amis, pas pour un Cornas qui pour moi doit montrer plus de tenue, de concentration et un potentiel de garde évident. Le côté vert et le manque de corps (côté fluet) me laissent penser que ce vin ne pourra pas vieillir correctement. J’avais eu une meilleure expérience avec les vins du domaine par le passé. 

    Pierre Gaillard Côte Rotie 2017
    Liqueur de mois avec un peu de fruit. J’ai toujours voulu goûter Gaillard, c’est fait! Un vin anti TAVCO!

    Domaine du Coulet Matthieu Barret Billes Noires 2016
    C’est mieux que mon apport en terme de corps, ça peut clairement se voire là aussi pour ce que c’est, mais ça ne vaut pas 70€.
    Donc plus d’intensité aromatique que le précédent Barret et plus de corps aussi, c’est un peu plus long aussi, mais le côté végétal a repoussé certains. C’est officiel je fais partie du clan des punks à chien sur ce vin…. 

    Domaine du Colombier Hermitage 2011
    Syrah bien élevé sous bois, beaucoup de corps et de volume, c’est bon et assez long, mais ne m’a pas donné beaucoup d’émotion. Bien.

    Robert Michel Cornas Cuvée des Côteaux 2006
    La bouteille est sur sa fin de vie, on a des arômes de de fruits à l’alcool. Bien également, ça aurait peut-être mérité un peu plus d’aération.

    Le sucre de la soirée : 
    Domaine Huet Vouvray moelleux 1ère trie Clos du Bourg 1989
    Bouchonné !

    En synthèse, on retiendra Chidaine Bournais et le Côtes du Rhône de Jamet au dessus du lot. Que les Cornas de Barret ne sont pas l’arquétype des Cornas.

    Il se pose toujours la question de l’intérêt de faire un compte rendu 1 mois après l’événement… Il n’est jamais trop tard pour apporter sa pierre à l’édifice! Les vins ont été dégustés pendant le première canicule.

    Jacques Tissot  – Crémant du Jura brut non millésimé
    Nez assez expressif pour un crémant, sur la fleur d’oranger, avec un côté levure et un côté pâtissier assez marqué, l’ensemble ne me semble toutefois pas très complexe.
    En bouche, la bulle est très présente, on sent le dosage assez appuyé, probablement sur la limite haute du brut, l’acidité est haute et une amertume trop marquée n’aide pas à rendre le vin aimable.   On sent un léger manque de maturité que le vigneron a essayé de compenser par un dosage généreux, ça peut plaire mais ce n’est pas du tout mon style, moi qui aime les bulles non dosées.

    Les blancs ouillés

    Paire 1:
    Domaine de la Tournelle Arbois Les Corvées sous Curon (chardonnay ouillé) 2018
    Nez légèrement réduit, il faut de l’aération pour que ça s’exprime, c’est très fermé au début, le corps est assez fluet mais c’est plutôt long. La bouteille a été ouverte juste avant la dégustation et aurait mériter de voir un peu plus d’air pour se montrer plus à son aise.

    JF Ganevat Côtes du Jura cuvée Florine (chardonnay ouillé) 2016
    La robe laisse présager un vin plus évolué que le précédent, le nez est marqué par des notes mielleuses, l’oxydation a commencé à faire son effet, et la tension est un peu en dedans, ça correspond aux types de vins qu’aime Vincent. Ca manque toutefois un peu de longueur et de concentration aromatique pour être réellement très bon, l’évolution marquée vu son relatif jeune age laisse assez perplexe sur sa capacité d’évolution. Je n’ai jamais été particulièrement impressionné par les vins du domaine qui ne me parlent pas, ce n’est pas cette bouteille qui va changer la donne.

    Paire 2:
    Domaine de la Borde Arbois Pupillin Foudre à Canon Naturé (savagnin ouillé) 2018 – servi seul
    On passe sur  des vins à l’acidité tranchante, contrairement à mes camarades qui trouvent cela un peu too much et « pas fun », j’aime bien ce style, surtout lors d’un repas car ça nettoie bien la bouche.  Le vins a vu du bois lors de l’élevage et est plutôt assez long. J’ai bien aimé mais ai préféré le suivant.

    Domaine Croix & Courbet Côtes du Jura Savagnin Ouillé 2019
    Très joli vin avec un côté caramel au nez qui est moins présent en bouche, un corps moyen mais l’alcool équilibre le vin qui est très long et plaisant.
    J’aimerais bien recroiser cette bouteilles avec quelques années au compteur car ça a tout pour faire un très belle quille.

    Servi seul
    Domaine de la Tournelle Arbois Fleur de Savagnin (savagnin ouillé) 2019
    Le vin avait clairement besoin d’aération, il était très marqué par la réduction, ce n’est pas le fin qui m’a donné le plus d’émotion, à revoir.

    Les rouges

    Paire 1 (aie)
    Anne et Jean-François Ganevat Côtes du Jura Les Chonchons (poulsard) 2018
    Que dire, ce n’est vraiment pas bon, acidité, dissociée, corps inexistant, gout de souris. J’espère que c’est un problème de bouteille et que toute la cuvée n’est pas comme ça, parce que franchement c’était affreux.

    Domaine Philippe Vandelle Côtes du Jura Poulsard 2020
    En passant après le précédent, ce vin n’a ni charme ni vertue, c’est assez simple aromatiquement, la structure est un peu fluette, mais je pense que ça passe très bien pour l’apéritif, moins en dégustation par une une bande de furieux qui dégustent par 40°C

    Paire 2 (ouch)
    Les dolomies Vin de France Bordel C’est Bon (trousseau) 2018
    Ce vin a failli remporter 2 titres lors de cette soirée, celui du nom de cuvée le moins bien choisi, il l’a eu, car non, ce n’était pas bon, je ne suis pas certain que la vinification aie été terminée, en tout cas, il n’y avait pas d’élevage, pour moi c’est le concept du vin pas fini, pas stabilisé qui part dans tous les sens et ne procure aucune émotion. Il rate le titre de pire vin de la soirée décernée au Ganevat. 

    Domaine Tissot Singulier (trousseau) 2017
    Le vin est rubis et trouble, en bouche, il y a de la verdeur et un côté pas mur, là encore l’acidité domine et écrase tout. 

    Paire 3:
    Domaine D. Bachelet Côtes de nuits villages (pinot noir) 2017
    Le vin est marqué par le bois et s’exprime sur les fruits rouges, il est desservi par la série qui ne voit pas de bois neuf (on a du caramel sur la fin de bouche) alors que ce dernier en voit, peut-être un peu trop c’est vrai, mais c’est équilibré et bon. En même temps, peu de concurrence sur la série de rouges que l’on a goûté jusqu’à présent. Dommage pour cette finale sur le caramel qui gâche une partie de l’intérêt du vin.

    Cellier Saint Benoît Courbes Raies (pinot noir) 2019
    Le vin s’exprime sur le fruit avec un côté cerise assez marqué, c’est élégant et plutôt bon, la longueur n’est pas folle mais c’est bon et équilibré.

    Les oxydatifs

    Paire 1 (partiellement élevés sous voile)
    Domaine de la Borde Arbois Pupillin Savagnin les Ecrins 2016
    Nez sur la pomme et la noix, c’est frais en bouche, avec du fruit frais (pomme verte), c’est élégant et sur la retenue. J’ai bien aimé.

    Domaine Macle Côtes du Jura 2011
    Le Macle a des arômes de noix plus prononcés, il est également plus sapide sans manquer de corps, je l’ai préféré globalement pour cette buvabilité encore supérieure.

    Paire 2 (ce sont les 2 vins que j’ai apporté)
    Daniel Dugois Arbois Vin jaune 2011
    Dugois se présente plus marqué sur le côté vin jaune très assumé, il est plus expressif que le Rouve et correspond plus à ce que j’attends d’un vin Jaune. C’était très bon.

    Domaine Florent Rouve Côtes du Jura vin jaune 2013
    En comparaison, ce jaune est un peu plus sur la retenue, il est plus rond, probablement plus consensuel pour les non initiés. Ça le rend un peu moins percutant et moins expressif (nez plus retenu, un peu plus rond). Je lui trouve du coup un intérêt moindre car il tend plus vers le style des partiellement élevés sous voile. C’est quand même pas mal, mais je n’en rachèterai pas. 

    Finale

    Bruno Bienaimé Macvin 2019
    L’alcool utilisé pour faire ce macvin ne me semble pas de qualité exceptionnelle (aromatique pas complètement clean de l’alcool) ce qui impacte la qualité finale du produit, dommage…

    Au final, nous sortons de cette dégustation avec un résultat mitigé, vu la hausse des prix pratiquée dans la région, on aurait pu s’attendre à mieux. Les conditions de dégustations n’ont pas été exceptionnelles mais ne peuvent pas à elles seule justifier le faible plaisir procuré sur ces bouteilles (blanc et rouge hors vins sous voile).
    Il ne reste plus qu’à trouver une occasion de regoûter quelques quilles avec un poulet aux morilles….

    Bonjour à tous et toutes, à mon tour de faire le compte rendu de cette dégustation 100% Gamay du Beaujolais. Dans l’ensemble les vins se sont bien comportés malgré la chaleur. J’étais en charge de choisir parmi les propositions d’apport et de définir l’ordre, j’étais donc le seul à savoir ce que l’on dégustais. A remarquer que j’ai un peu galéré pour avoir de la diversité, les LPViens ayant beaucoup de Foillard et Bouland (et donc beaucoup de Morgon) dans leur stock. 

    Nous commençons avec une première paire : 
    Mee Godard – Morgon Côte du Py 2018
    Le vin se présente avec une aromatique sur la cerise noire et l’encre de chine, on détecte également un problème de bretts ou de bouteille. Par rapport aux vins qui vont suivre très clairement ce vin a été vinifié en vinif traditionnelle (et non en maceration carbonique), les tannins et le côté un peu austère de l’ensemble en sont des marqueurs. Si on fait abstraction du problème de bretts/bouteille, la structure et l’aromatique assez concentrée le destinaient à la garde, Dommage en tout cas pour cette bouteille qui ne délivre pas ce qu’elle aurait dû.

    Jean Foillard –  Morgon 2019
    Le vin a un côté légèrement fumé au nez, quasiment pas de tannins et s’exprime en bouche pas une bouche fluide, manquant de concentration pour ce niveau d’appellation. C’est toutefois très agréable à boire même si ce n’est pas au niveau de son appellation. 

    Nous continuons avec un vin servi seul :
    Domaine Thivin – Côtes de Brouilly 2019 Griottes de Brulhié
    Le nez se présente à la fois avec une pointe de végétale, du fruit et un eu de crème brûlée, le corps est moyen, beaucoup plus équilibré que le Foillard précédent, et le vin est long. C’est au moins 1 à 2 crans au dessus en terme de concentration et de longueur que le Foillard. Pour moi certainement le meilleur vin de la soirée.

    Seconde paire :
    Philippe Viet – Régnié 2019
    Vin servi trop chaud et trop jeune, c’est une cuvée assez ambitieuse du viticulteur qui aurait eu besoin de quelques années de plus pour s’exprimer pleinement. Dommage!

    Daniel Bouland – Morgon 2019 Sable
    Le vin se présente avec également une pointe végétale au nez qui amène de la complexité aromatique à l’ensemble, c’est assez jeune mais déjà très bon, le corps est assez dense et équilibré. C’est un très beau vin.

    Troisième paire : Millésime 2014 (année moyenne en Beaujolais)
    JC Lapalu – Alma Mater VdF 2014
    Le nez se présente sur les épices et sur le fruit rouge plus que noir, il fait très bourguignon, en bouche, le vin s’exprime sur la finesse, sans être fluide, il manque un peu de densité et de longueur au finale pour être excellent mais il est très bon. Dommage qu’il soit devenu si cher (entre 35 et 40€ en prix caviste) car c’est vraiment très beau et atypique en terme de style et d’aromatique (longue macération de plus de 30 jours en jarre, 10 mois en cuve, pas de filtration et 1g/hlde sulfite). A noter qu’on ne détecte pas de marqueur des vins nature sur cette cuvée.  

    Dominique Piron – Morgon côte du Py 2014
    Ce vin est un peu desservi par le binôme avec qui il est mis, on a ici un peu plus de matière mais le vin est un peu court et l’acidité est un peu trop prégnante pour moi. A revoir.

    Quatrième paire (de 3 vins merci à Guillaume d’avoir pioché dans sa cave pour nous montrer que le gamay ça peut vieillir)
    Pascal Granger – Juliénas 2010 cuvée spéciale 
    Pointe mentholée sur ce vin, on ressent pas mal d’amertume en fin de bouche, il ne reste que l’amertume et l’acidité sur la finale, laissant penser que le vin a passé son optimum. Dommage pour cette bouteille qui aurait sans doute été bien meilleure il y a quelques années. 

    Daniel Bouland – Morgon Corcelette 2010
    Sur ce vin, le nez au delà du fruit laisse apparaître un côté poussiéreux, on ne se fait pas trop plaisir avec ça, l’aromatique tire sur le tertiaire un peu fatigué (cerise à l’eau de vie). Dommage là aussi

    Domaine Janin – Moulin-à-vent 2010 Vignes du Tremblay
    On a affaire à un vin ou les composants sont fondus, c’est long et très bon. On peut lui reprocher un côté un peu conventionnel si on veut chipoter un peu, mais c’est très bon.

    Au final, mon top 3, sans ordre de préférence entre ces 3 serait :
    – Thivin
    – Bouland Sable
    – Janin

    Merci à la bande pour cette belle dégustation et ce moment de convivialité, on se retrouve à la rentrée pour un nouveau thème!

    A
     mon tour de poster le compte rendu de cette quatrième soirée.
    Merci à Marc de nous avoir trouvé ce restaurant d’un très bon
    rapport qualité prix et à Guillaume pour le choix et la définition de
    l’ordre des Bouteilles.
    Etant arrivé un peu tard, je n’ai pu goûter le vin de Cottenceau, je
    ne le commenterai donc pas.

    Le thème de la soirée était millésimes antérieurs à 2010 (avec
    une concession pour 2012 pour les blancs).

    Premier Vin
    CR: Champagne Pannier Cuvée Egérie 2006
    Le vin est d’un jaune qui commence à dorer avec une bulle assez discrète. Au nez l’intensité est assez moyenne sur la pomme mure, un peu de brioche et des arômes légèrement oxydatifs, une pointe d’épice apparaitra un peu plus tard lors de la dégustation, ainsi qu’un peu de raisin sec. En bouche, l’intensité aromatique est également d’intensité moyenne, le corps est moyen également (moins dense que sur des champagnes à base d’une majorité de Pinot noir), la bulle est fine et discrète. Je trouve l’ensemble assez complexe avec cet ensemble composé de fruits, de notes d’élevage et cette pointe d’évolution (notes d’épices). Le dosage faible (Extra brut) fait
    ressortir une certaine amertume en fin de bouche qui accompagne bien l’acidité pour allonger le vin. Ce n’est pas un monstre de concentration, mais je trouve que ce vin est très équilibré et malgré la présence d’un côté oxydatif, je pense qu’il en a encore sous le pied. Bien content d’en avoir encore quelques bouteilles en cave.

    Second Vin 
    CR: Muscadet « Clisson » 2010 Bruno Cormerais
    Le nez est moyennement expressif sur des notes de fruits exotiques, en particulier de l’ananas à l’aération, un peu de miel apparaît également. En bouche l’acidité est moyenne, avec un gras assez
    présent et un peu de côté pâtissier (que je n’ai pas identifié tout de suite). Le vin est plutôt sur la structure  avec du gras et pas trop sur la complexité, l’ensemble est un peu mou et presque écœurant. Beaucoup de
    mal à situer ce vin sur une carte de France. Pas vraiment mon style, je dirais que c’est plutôt intéressant pour la science.

    Troisième Vin
    CR: Roc des Anges « Iglesia Vella » 2012
    Le nez de ce vin était assez mutique, En bouche j’avais une belle acidité qui équilibrait bien l’alcool, là encore on a un vin porté par la matière, que j’ai trouvé assez joli même si difficile à décrire. La finale est assez longue portée par une pointe d’amertume et une belle acidité. C’est pour moi une très belle découverte.

    Quatrième Vin
    CR: Ballot Millot Chassagne Montrachet 1er Cru Morgeot « Tête de Clos » 
    Il s’agit de mon apport. On est sur un nez plus mûr que d’habitude, je ne retrouve pas complètement les marqueurs aromatiques du domaine qui sont plutôt sur de la fleur blanche et une pointe d’amande en plus
    du fruit. Je comprends ici les commentaires parlant d’un vin à l’aromatique un peu chaude, donc Mâconnaise. On est toutefois sur un corps Moyen + avec un alcool moyen et une acidité presque haute mais qui équilibre bien le vin. La concentration n’est pas extrême comme c’est souvent le cas sur ce domaine mais ça donne toujours un vin avec un style un peu aérien. Ici encore, on ne tombe pas dans le lourd malgré le millésime et le cru réputé chaud.
    Le vin se finit sur une belle allonge et est très bon. Il en a encore sous le pied et peut être dégusté ou attendu sereinement.

    Cinquième Vin
    CR: Clos de la Roilette Fleurie Cuvée tardive 2010 
    Le vin se présente sur un côté fruit noir avec une pointe végétale, les tanins sont fins mais assez présents on est sur un niveau d’alcool moyen et une acidité haute. J’ai trouvé ce vin intéressant, encore jeune et avec une longueur moyenne mais c’est le genre de vins qui me parle et que j’apprécie. 

    Sixième Vin
    CR: Saint Julien Branaire Ducru 2003
    Le vin se développe autours d’arômes de Cassis et de tabac, c’est dans un style assez moderne où le fruit est plutôt en avant. Les tanins sont fins mais bien présents (Moyen +), l’acidité est moyen plus, on a du corps et un alcool assez haut. C’est plutôt bien fait mais ça manque un peu de complexité et ça ne ma parle pas vraiment.Le Cabernet Franc ne ressort pas, une bonne partie d’entre nous l’ayant même placé sur l’autre rive….

    Septième Vin
    CR: Saint Julien Clos du Marquis 1990
    Le vin s’exprime aussi sur le cassis et tabac, avec un vanillé plus présent, c’est plus mature que le précédent, les tanins sont un peu asséchant. C’est très Bordeaux classique. Pas mal même si pas mon style de vins.

    Huitième Vin
    CR: Château Montus 2000 Prestige
    Vin sur le fruit noir avec un élevage marqué sur la vanille, beaucoup de tannins, un peu trop, ça reste très asséchant. Je ne suis pas persuadé que ça se fonde avant que le fruit et le corps ne s’efface.

    Neuvième Vin
    CR: Syrare 2000 d’Alain Galetty
    C’est probablement le meilleur vin avec le Fleurie, mes notes commencent à se faire plus légères, le vin s’exprime avec une belle acidité qui équilibre bien l’alcool, le corps. Les tanins sont fins et la longueur est bonne. J’ai bien aimé.

    Dixième Vin
    CR: Vacqueyras Chateau des Tours 1999
    Le vin s’exprime sur la framboise avec une pointe de végétal, c’est bien fait mais je trouve ce vin sans vice ni vertu.

    Onzième Vin
    CR: Sainte-Croix-De-Mont Chateau Loubens 1967
    Une jolie bouteille amenée par Pierre, dont le millésime correspond à son année de naissance. C’est moyennement concentré en comparaison d’un Sauternes du même âge mais assez joli. 

    Merci à tous les membres du groupe pour leur apport de style et d’origine très différente ainsi que leur bonne humeur.

    Bonjour Frisette, je vois que nous avons des références communes. 
    le site de Demeter précise dans le document suivant les écarts de cahier des charges entre bio et BioD. 
    https://www.demeter.fr/wp-content/uploads/2019/11/Comparatif-%C3%A9laboration-produits-transform%C3%A9s-bio-et-Demeter.pdf

    Pour faire simple, Demeter c’est bio + obligation de faire deux traitements bioDynamique par an sur vigne et un peu plus de limites sur les produits utilisables en vinification.
    Bonne journée !

    Bonjour,
    En effet, l’idée de cette séance était de faire des paires, dans les listes proposées par les uns et les autres, peu de vins nature comparables pour faire des paires cohérentes.

    Bonne journée!

    Bonjour à tous, 
    A mon tour de partager mon ressenti sur ce round 2 de LPV Natur(iste). Je tiens à préciser que personne n’est venu nu à cette dégustation. 

    Ayant organisé les apports les vins n’étaient pas à l’aveugle pour moi (au moins au niveau nom du producteur et appellation). 

    1er vin : bulles blanc

    Nez assez expressif, plus que son binôme à l’ouverture, aromatique sur le fruit blanc, la bulle est assez présente, le corps ne me fait pas penser à un Pinot noir, ça manque d’épaule pour cela, la bulle n’étant pas très fine, je pars sur un Brut sans année  à majorité Meunier Chardonnay, il s’avère qu’au final c’est un millésimé 2016 à majorité de Pinot noir.

    Il y a pour moi un manque de complexité sur ce champagne (surtout pour un millésimé). Je pense qu’il aurait mérité d’être ouvert 30 minutes avant le service. C’est bon, mais à revoir.

    C’est un  CR: Champagne Les Frères Mignon – Premier cru Cumières 2016

    Mise en bouteille : 25/07/2017
    Dégorgement : 20/07/2020
    Dosage : 1,6 gr/l

    2ème vin : bulles blanc

    Mon apport, le nez est d’abord assez fermé et s’ouvre doucement, on sent une aromatique liée à l’élevage long sur latte et le côté non dosé. On a du corps qui emplit bien la bouche et la finale est hyper sapide et long.
    La bulle est très fine, c’est probablement lié à l’élevage très long sur latte (7 ans au total).

    Je rejoins l’avis de Laurent, c’est un vin qui appelle la table par son côté corpulent, vineux et sapide à la fois. J’ai beaucoup aimé.

    C’est un CR: Champagne Eric Rodez Dosage Zéro

    Assemblage de 70% de pinot noir et 30% de chardonnay venant du terroir Grand Cru d’Ambonnay, élaborée à partir d’un mariage de 4 années différentes : 2000, 2002, 2004 et 2005.

    3ème vin : blanc

    Belle attaque, mais je trouve le corps un peu léger voire aqueux pour ce niveau d’appellation, avec un final assez court. Je pense que c’est à boire, mais ne me fait pas rêver pour le niveau d’appellation. Assez moyen

    C’est un Domaine Thomas Morey – Puligny Montrachet – Premier Cru La Truffière 2013

    4ème vin : blanc

    Bouchonné 

    C’est un CR/ Jean Marc Boillot – Puligny Montrachet – 1er cru Champ-Canet 2013

    5ème vin : blanc

    Vin servi seul, on a un nez très nature, une couleur jaune, trouble avec un peu de CO2 encore. En bouche ça part un peu dans tous les sens. C’est plus un vin de copains qui accompagnerait bien un apéro qu’un vin à passer en dégustation. Ce n’est pas vraiment mon truc, je trouve qu’en nature on peut faire mieux et plus propre chez Derain par exemple.

    C’est un CR: Domaine de l’Octavin – Hip Hip Blanc 2018

    Ce n’était pas vraiment très convaincant sur les blancs ce soir, on fera mieux la prochaine fois.

    6ème vin : On attaque les rouges

    Robe légère
    Il y a sur le nez une pointe chocolatée qui apparaît, par rapport au binôme le nez parait plus dense, en bouche les tanins sont moins polis mais l’aromatique est moins marquée par l’élevage, une pointe végétale étire le tout, c’est joli. On doit pouvoir le garder encore et je pense qu’il peut gagner en classe quand les tanins se seront un peu arrondis. Bien + 

    C’est un CR: Domaine Rossignol Trapet – Gevrey Chambertin – Vieilles Vignes 2017

    7ème vin : rouge

    Je voulais amener cette bouteille pour montrer qu’il y avait aussi de grands terroirs en Côte de Beaune et qu’il ne fallait pas négliger Chassagne en rouge.
    Ce vin est plus marqué par son élevage, avec un boisé un peu plus appuyé, il y a plus de volume et les tanins même si ils sont plus intense, me semblent plus poudrés sur ce Chassagne. C’est bien trop jeune mais je trouve que cette bouteille a beaucoup de classe et un grand potentiel devant elle.

    C’est un CR: Domaine Jean-Claude Ramonet – Chassagne-Montrachet – 1er Cru Boudriotte 2017

    8ème vin : rouge

    Nous attaquons une série dont j’attendais beaucoup

    Robe claire.
    Nez sur la fraise. Tanins fins, un peu en retrait. Bouche volumineuse, c’est bon mais ça manque un peu de complexité et de sapidité pour avoir envie d’en reprendre. C’est clairement un vin dans le style Reynaud. Bien

    C’est un Château des Tours – Côtes du Rhône 2015

    9ème vin : rouge

    On a ici une aromatique semblable à la précédente, la fraise domine, l’orange sanguine est là également. En bouche, on a du volume avec un alcool pas trop présent et des tanins fins mais assez intenses, en tout cas plus que dans le précédent, l’aromatique était également un peu plus complexe. L’ensemble donne un vin beaucoup plus droit et structuré que le précédent avec plus de buvabilité. J’ai trouvé ça très bon et c’était une première pour ce domaine que je note pour plus tard.
    Merci Guillaume d’avoir proposé ce vin.

    C’est un CR: Mas Saint Louis – Châteauneuf du Pape 2011

    10 et 11ème vins : rouges

    Les vins ont été amenés par Marc qui ne pouvait pas être là dés le début, ils ont été ouverts tardivement ce qui a très probablement desservi le second (Domaine de l’Hermas) qui était réduit (nez foxé) et n’a pas eu le temps de se remettre en place. C’est dommage, c’était l’occasion de voir un classique de l’appellation face à un jeune domaine. Note pour plus tard ouvrir le vin au moins 24h avant ou le carafer 6h avant.

    Le Montcalmes avait des tanins fins et assez présents, une belle acidité et un corps moyen à moyen plus qui, avec une aromatique assez complexe lui donnait un style assez compatible pour un palais d’amateur de Bourgogne comme le mien.

    CR: Domaine de Montcalmes – Terrasses du Larzac 2017
    CR: Domaine de l’Hermas terrasses du Larzac 2018

    12 et 13ème vins : rouges

    Beaucoup moins de notes sur ces deux vins également, le Mas Champart ne s’est pas montré au mieux : le vin était très dense et un peu fermé. Il manquait un peu d’acidité ou de finesse de texture pour avoir la buvabilité suffisante pour passer après les autres.
    Le Mas des Chimères lui s’est comporté beaucoup mieux, il avait un équilibre qui se rapprochait un peu plus du Montcalmes que du Mas Champart, c’est un beau vin à maturité mais un cran en dessous de Montcalmes ce soir. Merci à Pierre de nous avoir proposé ce vin!

    CR: Mas Champart – Saint Chinian – Clos de la Simonette 2010
    CR: Mas des Chimères – Terrasses du Larzac – Nuit grave 2009

    14ème et 15ème vin : on attaque les sucres

    Sur les sucres, j’ai fait un peu l’accord à l’aveugle entre les vins. Nicolas voulant amener un Vin de Paille de moins de 20 ans d’âge, il fallait trouver quelque chose qui ne soit pas vraiment comparable.
    Cauhapé était très bien, équilibré entre l’acidité et le sucre résiduel, un très beau vin.
    Tissot était plus difficile d’accès après le Cauhapé qui brillait par son équilibre, la concentration en sucre et l’aromatique sur la noix était moins facile d’accès même si le vin était très beau. Je pense qu’il peut encore se garder mais je ne suis pas certain qu’il gagne encore beaucoup en complexité.

    CR: Domaine de Cauhapé – Jurançon – Quatuor 2014
    CR: Domaine André et Mireille Tissot – Arbois – Vin de paille 2011
     
    Pour conclure, un grand merci à tous d’avoir joué le jeu et partager cet excellent moment tous ensemble. 
    On prévois le round 3 à la rentrée!

    Bonjour,

    J’ai également eu la même mésaventure avec des Bourgogne Blanc de Vincent Dancer que j’avais acheté sur le millésime 2013. Lorsque j’ai ouvert la première bouteille, le vin était bon, dans un style d’élevage très propre mais avec une aromatique quasi inexistante et un manque de complexité.
    Le même vin du même lot bu 3 ans plus tard était d’un tout autre acabit, il était beaucoup plus complexe, il faut donc savoir attendre cette cuvée pour en tirer tout le potentiel.

    Bonne fin de journée!

    Hello,
    Exact, c’est un village, je suis allé trop vite en écrivant cette partie là. Merci d’avoir relevé, je fais la correction.
    Dans un sens ça me rassure un peu par rapport à mon ressenti (matière un peu légère et déjà assez avancée alors que j’ai une cave fraîche et humide qui conserve très bien et fait vieillir très lentement (sauf les étiquettes…).

    Bonne journée à vous!

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