Pierre-Olivier Pivot

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  • CR: Champagne Egly Ouriet – Les Prémices (Assemblage Base Vendange 2019, composé à part égale des 3 cépages, Elevage 36 mois, Dégorgement Juillet 2023, Dosage 1 g/L)
    Nez sur les fruits exotiques et les notes pâtissières. En bouche, on a un vin sec, de corps moyen, d’acidité haute, d’alcool moyen et de complexité arômatique moyen +. Longueur moyenne, on sent un peu moins de structure et de direction que le vin suivant.
    C’est très bien plus, j’adore !

    CR: Champagne Egly Ouriet – Grand cru (Assemblage Base Vendange 2018, assemblage Chardonnay et Pinot Noir, élevage 50 mois, Dégorgement Septembre 2023, Dosage 1g/L)
    Le nez est très dense et expressif sur une aromatique d’agrumes, fruits rouges et notes pâtissières). J’ai l’impression que le Pinot noir ressort. En bouche le vin est sec mais ample et délié. C’est long, complexe et plus structuré que le vin précédent.  
    Excellent, dans un style assez semblable à un crus de Marguet mais en un peu plus classique.
     

    Très belle soirée chez Guillaume, qui nous a accueilli en mettant les petits plats dans les grands. 

    Champagne Gaspard Brochet, Brut non dosé Blanc de Noirs, Pinot de Sacy
    Joli nez un peu nature, vin couleur saumonée.Je l’aurais plutôt qualifié d’extra brut en terme de dosage, il y a une amertume en fin de bouche. Le vin s’exprime plutôt sur la largeur avec même un petit côté un peu sucraillon, ce qui est d’autant plus surprenant étant donné que le vin est non dosé. J’ai le sentiment d’un champagne d’Ambonnay. Très bien mais à servir plutôt avec un dessert pour gérer la richesse.

    Champagne Tellier, Extra Brut, Les Massales, 2019
    Nez agrumes, en bouche le vin est droit, extra brut. C’est long, complexe et bien équilibré. Le style est actuellement bien plus strict (aromatique un peu engoncée) que le précédent et mériterait plus de garde mais c’est très prometteur. Très bien +.

    Domaine François Rousset-Martin, Vin de France, Aligoté Aligato, 2020
    Nez de pierre à fusil, peu d’aromatique, corps moyen, longueur moyen -. Ce n’est pas très complexe et Bien -.

    Benanti, Etna Bianco Superiore, Pietra Marina, 2014
    Bouchon.

    Domaine Thibaud Boudignon, Anjou blanc, A Françoise, 2014
    Le nez est assez discret et un peu synthétique. En bouche le vin est sec, d’alcool moyen, d’acidité haute et de corps moyen +, c’est complexe et plus intéressant qu’au nez mais on a une légère amertume. C’est assez long mais le vin ne m’émeut pas. Bien

    Domaine la Porte Saint-Jean, Saumur blanc, Les Pouches, 2019
    Nez réduit dominé par les agrumes, bouche perlante. alcool haut, acidité Moyen +, corps moyen, complexité aromatique simple. Le vin n’est pas très long et dominé par l’amertume. Bien sans plus

    Domaine Vincent Dancer, Bourgogne blanc, 2020
     Nez propre, sur les arômes de fruit, en bouche le vin est très équilibré, il se caractérise par une acidité haute (quoique moins haute que sur les chenins), , un alcool moyen et une complexité aromatique moyenne. Les marques d’élevage s’expriment plutôt par un côté tannique dans ce vin qui trahit son élevage sous bois. C’est long et très bon.

    Domaine du Collier, Saumur blanc, La Charpenterie, 2012
    Le vin est plus évolué que le précédent, l’aromatique est prononcée marquée sur le tertiaire. C’est expressif et complexe, l’équilibre entre l’alcool haut, l’acidité haute est amenée par le gras et l’alcool. C’est très bon dans un style plus démonstratif.

    Domaine Jean-Claude Lapalu, Vin de France Gamay, Alma Mater
    Mon apport ne s’est pas bien présenté, alors que ça commençait sur le fruit rouge part en grand n’importe quoi entre les odeurs de poissons, l’acidité haute et le corps décharné. Bref à oublier. ED.

    Domaine Thymiopoulos, Rosé de Xinomavro, 2019
    Joli rose saumoné, complexe et agréable Bien mais pas vraiment mon style.

    Domaine Lapierre, Morgon, 2017
    Nez sur le noyau de cerise, c’est joliment expressif sans être très complexe au nez. En bouche, on a des tannins moyen- poudrés, qui accompagnent une acidité haute et un corps moyen, tout comme l’alcool moyen. L’intensité aromatique est moyenne et l’équilibre est très joli. C’est long et très bon.

    Domaine Ghislaine Barthod, Bourgogne, 2015
    On a un vin assez vertical, avec des tanins un peu asséchants. Le corps est moyen -. C’est très bon et à point. Bien meilleur que son niveau d’appellation ne le laisse penser.

    Domaine Daniel Rion & Fils, Vosne-Romanée 1er cru Les Beaux-Monts, 2012
    Vin plus facile et accessible, un peu plus de matière mais pas les marqueurs d’un Vosne. C’est bon mais pas grand. Très bien -.

    Domaine Jacques Prieur, Volnay-Santenots 1er cru, 2010
    Nez de fruit mais encore dominé par le bois qui marque trop le vin. C’est trop élevé mais grosse matière derrière. A attendre 10 ans. Bien à très bien dans 10 ans. Trop boisé actuellement.

    Domaine Les Cailloux, Châteauneuf-du-Pape, 2010
    Nez sur les fruits rouges, en bouche l’alcool domine, les tannins sont assez asséchants et donnent un vin trop alcooleux. Bien –

    Château La Mission Haut-Brion, Pessac-Léognan, 2001
    Nez agréable, très joli et hyper équilibré. En bouche, c’est hyper complexe avec du fruit, avec un équilibre dingue (et une bouteille qui fait encore jeune mais pas marqué par le bois) et une longueur infinie. Excellent.

    Domaine Rolet, Côtes du Jura, Cuvée Spéciale, 1986
    Nez moyennement expressif sur les fruits à coques et le curry, corps moyen, acidité haute. Il y a du fruit et un bel équilibre. Longueur moyen +. Très bien à boire.

    Domaine Macle, Château Chalon, 2004
    Nez ultra classique et expressif, un peu rustique.Alcool et acidité haute. Très bon dans un style un peu brutal, peut certainement bien vieillir.

    Domaine Zind Humbrecht, Alsace Riesling Vendange Tardive, Brand, 1995
    Nez sur le thé et la pêche. Le vin n’est pas très dense et s’exprime comme demi sec. Grosse acidité et belle élégance de l’ensemble bien équilibré. C’est un peu court. Très bien.

    Château Yquem, Sauternes, 2002
    Nez très beau, dans un registre tout en élégance et complexité. Il y a de l’abricot, des épices, un peu de cire et d’agrume. C’est super équilibré, aérien et dense en même temps. Très long et Excellent.

    Un grand merci à Guillaume pour son accueil et son super Boeuf bourguignon.
      

    Encore une belle soirée avec une bande sympa. Toutefois, ce fut une soirée où j’ai plutôt assez mal goûté. Champagne Emmanuel Brochet, Extra Brut, Le Mont Benoit

    Le vin s’exprime sur la pureté mais est desservi car initialement servi trop frais. EN bouche le vin est sec ou extra brut (pas de sensation de sucrosité). L’alcool est moyen et l’acidité haute. L’intensité aromatique est prononcée (agrumes, pomme, fleurs blanches, noisette, le pâtissier est en retrait) et le corps est plutôt large ce qui équilibre bien l’acidité. La mousse est plutôt crémeuse. C’est encore jeune, ça manque un peu de délié et gourmandise en l’état ce qu’un peu plus de temps en bouteille apportera. On est sur un élevage protecteur. C’est long et Excellent avec 2 ou 3 années de garde.

    Champagne Frédéric Savart, Premier cru Brut, L’Ouverture
    Nez fin et expressif, plus classique avec des agrumes et du pâtissier ainsi que des fruits blancs murs.En bouche on sent un peu de sucre (entre extra brut et brut), alcool moyen , acidité haute et corps moyen + (pour un champagne) C’est également prononcé en terme d’aromatique, avec les arômes pâtissiers qui dominent un peu et une pointe d’astringence en fin de bouche heureusement que le sucre est là, car sans cela l’amertume serait dérangeante en fin de bouche. C’est long et juste très bien plus car pas complètement fan du dosage et du côté un peu consensuel qu’il amène. 

    Domaine Jérôme Bretaudeau, Muscadet Gabro, Clos des Bouquinardières, 2020

    Acidité haute, alcool moyen, corps moyen, intensité aromatique moyenne, légère sensation de chaud qui laisse apparaître un un léger déséquilibre. C’est bien + mais pas fou, ça manque de profondeur et complexité pour être vraiment plus intéressant. Je tiens à préciser que c’est bon quand on ne cherche pas à se prendre la tête mais n’est pas adapté pour une dégustation de ce type.

    Domaine Coche-Dury, Bourgogne blanc, 2013

    Nez de chenin (pomme un peu blette), arômes vanillés de bois qui ressortent légèrement. En bouche, c’est sec, de corps moyen +, alcool moyen, grosse acidité. Il y a un côté légèrement lactique sur la fin de bouche. C’est plutôt long mais pas super complexe. Très bien – je trouve que sur cette bouteille, le vin ne vaut pas la hype qu’il y a sur ce producteur.  

    Domaine du Closel, Savennières, Les Caillardières, 2020

    Le nez est d’intensité prononcée sur les fruits blancs à coques et les fruits tropicaux. En bouche, le vin est sec, avec un alcool haut, une acidité haute et un corps plein. Il y a de l’amertume en fin de bouche. C’est un peu trop lourd et puissant pour être équilibré. C’est un peu trop monolithique et lourd pour être réellement bon. Bien -.

    Pierre-Yves Colin-Morey, Saint-Aubin, Le Banc, 2019
    Nez réduit sur les fruits mûrs avec beaucoup de vanille (bois). En bouche, le vin est sec, d’acidité moyen +, alcool moyen corps moyen + et intensité aromatique moyen +. La longueur est moyenne et c’est plutôt très bon mais trop jeune et sans allant pour le porter en l’état (c’est presque même fatiguant car ça manque d’acidité et de distinction).

    Domaine Frantz Chagnoleau, Saint-Véran, A la Côte, 2022
    Nez est sur les fruits exotiques (ananas, passion…) avec une pointe herbacée limite terpénique et du muguet. En bouche, c’est sec, d’acidité haute, d’alcool moyen de corps moyen – et de intensité aromatique moyenne +. C’est long et d’un style assez direct où le fruit est préservé. C’est long et TB+. Enfin un vin qui ressemble à du vin et pas à une caricature !

    Domaine Ramonet, Chassagne-Montrachet blanc 1er cru Boudriotte, 2008

    Le nez se présente avec un côté compoté, et du miel. En bouche, c’est sec, d’acidité haute et d’alcool moyen, avec un corps moyen et une sensation presque tannique en bouche. C’est marqué par l’élevage qui cache le fruit moyen. C’est long mais dominé par l’élevage. Bien actuellement.

    Château de Chamirey, Mercurey blanc 1er cru La Mission, 2015

    Nez élégant, dominé par les fruits tropicaux avec un élevage tout juste perceptible qui amène de la complexité sans masquer ou recouvrir le fruit. L’acidité est Moyen +, l’alcool moyen, C’est prononcé comme intensité aromatique et très complexe. C’est long et très bon mais sans réel émotion de mon côté. C’est certainement l’une des bouteilles les plus équilibrées et dans style très pulignien (équilibre tout en grâce sans lourdeur). Beaucoup de qualités mais pas le petit truc en plus qui ferait passer cette bouteille à excellent.
     
    Domaine Louis Michel & Fils, Chablis 1er cru Fourchaume, 2010
    Acidité haute, nez discret et corps plein. Dans un style direct et droit qui ne fait pas son age, je lui aurais donner 5 ans de moins. Le vin est juste un léger petit cran en dessous du Mercurey.Très bien-

    Domaine Bénédicte et Stéphane Tissot, Trousseau Singulier, 2016
    Bouchonné

    Domaine Pichat, Côte Rôtie, Champons, 2009

    Vin oxydé.
    Bodegas Bhilarn Phinca El Vedao Edición Limitada Garnacha, 2018
    Bouchonné également.
    Domaine Bernard Burgaud, Côte-Rôtie, 2009
    Vin oxydé, quelle série !

    Domaine des Comtes Lafon, Volnay Santenots-du-Milieu 1er cru, 2006
    On commence à avoir peu de notes, la faute à cette série noire…
    Vin sur les fruits rouges et une pointe tertiaire avec une acidité haute, des tannins plutôt moyen mais fins, un alcool moyen, c’est très long et excellent.

    Domaine Thymiopoulos, Naoussa, Alta, 2020

    Joli nez mais une bouche un peu terne, c’est Très bien -, je suis content d’avoir goûté un Xinomavro de ce domaine.

    Château Montus, Madiran, Cuvée Prestige, 2000

    Des tannins hauts et pas encore fondus pour mon palais même si on sent qu’ils furent plus accrocheurs par le passé, des fruits noirs. C’est bien fait mais pas trop mon style. Bien

    Domaine Cauhapé, Jurançon, Vendanges Tardives, 1989

    Aromatique que j’ai trouvé moyennement expressif. Acidité haute, alcool moyen, corps moyen +, c’est demi sec. L’intensité aromatique est moyenne et la final est courte, c’est assez bien.

    Château Nairac, Barsac, 1996

    Robe ambrée. Un nez qui safranne, c’est un peu timide au-delà du safran. L’équilibre en bouche est porté par l’acidité et un peu d’amertume qui équilibrent l’alcool et le résiduel.
    Finale moyenne, très bien.

    Château Coutet, Barsac, 1986
    Nez franc, sur l’ananas, le safran, le caramel au lait.
    Bouche nerveuse, corps moyen +, Sucre moelleux, des arômes d’agrumes (orange amer) en plus du safran.
    Finale délicate avec une jolie tension.
    Très bien. 

    Chez No Raw on prend des résolutions de bonne année dés la fin de l’année précédente et pour cette année 2024, on a décidé de ne pas se faire déborder par les contraintes professionnelles, les enfants et autres éléments externes et de tenir un bon rythme de dégustations, de bons repas et de soirées (viniques) entre amis pour profiter de la vie.  

    Préchauffe :
    Julien sachant recevoir, il ne va pas nous laisser nous déshydrater le temps que le 3eme age arrive (ils se reconnaîtront :p ), et nous sort donc un premier blanc en avance de phase. Nez très chaud de fruits murs. En bouche le vin est sec, avec une acidité haute qui n’arrive toutefois pas à équilibrer cette maturité et alcool. Le vin n’est pas équilibré. C’est de qualité acceptable. Je ne pense pas qu’il y ait un problème de bouteille (pas de défaut), juste que ce n’est pas équilibré.
    Vin de France, Michel Autran, Ciel Rouge 2018 

    Bulles :
    On démarre avec 4 bulles parce que ça permet de faire des paires même si on va servir les vins un par un (qui a dit qu’on était dans une course à l’armement ?

    Le premier vin est sur un rosé prononcé, au nez ce n’est pas très causant, l’intensité aromatique étant même Moyen (-). En bouche, c’est sec, avec une bulle peu intégrée, c’est d’acidité haute, d’alcool moyen et de corps moyen. Ce n’est vraiment pas en place avec une acidité et une amertume qui ressortent et une intensité aromatique faible qui ne laisse pas beaucoup de place au plaisir. C’est court car porté sur l’amertume. C’est acceptable en l’état. Un vin qui n’est pas en place (est-ce parce qu’il n’a pas été ouvert assez tôt ou parce qu’il a été trop récemment dégorgé ? Toujours est-il qu’en l’état actuel aucun plaisir possible avec cette bouteille. A revoir dans d’autres circonstances.
    Champagne Elise Dechannes, rosé de saignée  

    La seconde bulle se présente elle aussi avec un nez peu expressif, en bouche le vin est sec, d’intensité aromatique bien plus intéressante (Moyen +), avec des fruits à noyaux, une pointe de végétale et de fleurs. L’acidité est haute et l’alcool moyen, avec un corps moyen également et une bulle un peu « savonneuse ». Je pense que ce vin aurait gagné à être ouvert un peu plus tôt. C’est long, sapide et plutôt consensuel sans vraiment m’éclater. Très bien.
    Champagne Follet-Ramillon, Brut nature 

    La troisième bulle est mon apport, après avoir échoué par 2 fois à obtenir du Gui autre chose que des grimaces avec des 100 % meunier – Dehours terre de Meunier trop riche pour le buveur de Cabernet Fourbe et un Stephane Riboulot Singulière 100 % Meunier non dosé trop tranchant pour notre buveur de viogniers, je retente ici avec plus de succès…. Nez élégant faute d’être expressif. En bouche, le vin est sec, d’acidité moyen + et d’alcool moyen. Le corps est assez large (full), l’intensité aromatique est Moyen + et s’exprime entre la pomme, les fruits à noyaux, une pointe florale et un très léger arôme pâtissier.C’est long et complexe, parfait pour l’apéritif maintenant, pas certain que cette cuvée gagne beaucoup à la garde. Excellent
    Champagne André Heucq, Héritage (100% meunier) 

    Le nez est expressif, en bouche on a un dosage de 5-6g/l qui se fait sentir. L’acidité est haute l’alcool et le corps sont tous les deux moyens, c’est plutôt assez expressif et long mais le dosage n’est pas intégré et rend ce vin pataud et pas très agréable. Bien.
    Champagne Bruno Paillard, Première cuvée 

    Blancs :

    Je partage partiellement le jugement de Guillaume, les blancs ne se sont pas super bien présentés sans toutefois avoir un avis aussi tranché sur certains. Nous passons à un vin visiblement non filtré et non protégé par le soufre. Au nez, il y a une énorme réduction et pas grand-chose d’autre à sentir. En bouche, c’est sec, d’acidité haute, d’alcool moyen, avec un corps assez massif. La bouche reste marquée par cette réduction, même si il y a du fruit bien mur derrière. C’est un style assez chaud qui ne se présente pas au mieux du fait de la réduction. En l’état c’est juste bon. En fin de repas, c’était bien mieux car plus en place. C’est un exercice de style intéressant d’avoir fait cette cuvée sans soufre, mais si c’est pour devoir ouvrir les bouteilles que l’on veut boire 2 jours avant ça tue un peu toute spontanéité. (pas persuadé que la carafe eu pu être d’un grand secours …)
    Savennières du domaine aux Moines 2020

    On continue avec un vin également réduit,sec, d’acidité moyenne, d’alcool haut, de corps moyen d’intensité aromatique moyen + et plutôt long. . J’ai trouvé ce vin très chouette, à boire maintenant (dans le sens à ne pas garder) car l’alcool est quand même assez haut et j’ai peur que le fruit n’équilibre plus de la même manière le vin.
    Languedoc, Prieuré de Bébian 2020.  

    Le vin suivant est d’intensité aromatique moyenne au nez, en bouche, c’est sec, d’acidité Moyen +, d’alcool moyen, de corps Moyen + et de longueur moyenne, tout comme l’intensité aromatique. C’est moyennement long (assez riche et glycériné) et pas vraiment mon style Bien+.
    Collioure du domaine de la Rectorie, Argile 2021

    On change de région pour la paire suivante : Le vin est sec, d’acidité haute, d’alcool moyen et de corps large, ce n’est toutefois pas marqué par un excès de vanille ou de sensation tannique (ce point aurait dû me permettre de ne pas dire côtes de Beaune…), L’intensité aromatique est prononcée avec des fruits bien murs. C’est long et Excellent. On sent quand même qu’il y a eu de l’élevage.
    Chablis grand cru du domaine William Fèvre, Bougros 2015 

    En face, on a un vin qui est sur la vanille, (pas bon signe quand c’est le premier marqueur que l’on identifie….
    En bouche, le vin est sec, l’alcool est haut, l’acidité est moyen + et le corps moyen +. L’intensité aromatique est moyen +, mais dominée par la vanille et l’amertume ressort sur le final moyen. Acceptable au final parce qu’il y a du jus mais actuellement c’est surtout le jus de planche que l’on goûte. Dommage.
    Vougeot 1er cru, domaine de la Vougeraie, le Clos blanc de Vougeot 2014 

    Les Rouges

    Quand Julien sort un rouge de transition, on ne sait jamais si on va tomber sur le pire (cf Autran) ou le meilleur… On va voir que l’on a été servi.
    Nez expressif sur l’orange amère, les fruits rouges, assez distingués. En bouche, le vin est sec, d’acidité moyen +, avec des tannins Moyens +, fins et un peu crayeux, d’alcool haut et de corps moyen + également. L’intensité aromatique est prononcée, très belle portée par les fruits rouges, l’orange sanguine, l’orange amère, c’est complexe et ça se finit tout en longueur (long). C’est vraiment excellent. C’est la première fois que j’accroche vraiment sur un vin d’Emmanuel Reynaud. Là je dis chapeau !
    Côtes du Rhône, Chateau Rayas, la Pialade 2019 

    L’autre transition aura probablement un peu souffert du vin de transition en face….Le nez est assez fermé, en bouche le vin est sec, d’acidité haute, les tannins sont moyens +, l’alcool est haut, le corps est moyen et l’intensité aromatique est moyen -. La longueur est moyenne car on a un côté asséchant. Je pense que ce n’est pas encore en place et juste bien actuellement. J’étais parti sur un Rhône nord sur cette cuvée tellement les fruits noirs et murs étaient en avant, mais aussi parce que les tannins s’exprimaient. On est un peu plus au nord…
    Moulin-à-vent du domaine Janin, Clos du Tremblay 2009 

    J’ai amené les vins pour faire une paire, là encore pour répondre à une réflexion « il n’y a rien de bon à boire sur 2008, c’est un millésime à jeter ».  Au nez on est sur la pivoine, les fruits rouges et un côté sous bois d’intensité prononcée. En bouche, c’est sec, d’acidité haute, avec des tannins moyens +, fins et délicats, un alcool moyen et un corps également moyen. L’intensité aromatique est bien là, sur ces arômes de cerises à l’eau de vie, de framboises, pivoines, fleurs séchées. C’est très long sans que le corps aie encore commencé à perdre trop en volume. Pour moi, c’est exceptionnel et à boire sereinement sur les 2 – 3 prochaines années car ça exprime tout ce que peut donner un pinot de belle naissance sur un millésime froid fait par un bon faiseur : du charme et de l’élégance.
    Charmes-Chambertin du domaine Arlaud 2008 

    Je voulais faire une paire avec un autre millésime frais : 2013 d’un autre faiseur. Le vin s’est comporté de manière assez différente. En terme de structure on est assez proche, je vais plutôt me concentrer sur les différences. Au nez il y a un truc qui ne me plaît pas : pointe acétique ? En bouche on a un peu plus de matière mais surtout de tannins un peu moins fins. C’est moins élégant et moins long. On se contentera d’un très bien sur ce vin.
    Charmes-Chambertin du domaine Geantet-Pansiot 2013

    Nous enchaînons avec un Bordeaux : Mes notes sont plus limitées, la faute à un stylo récalcitrant, je retiens surtout une belle texture mais un peu en dessous de celle du Château Branaire 1989 goûté la semaine précédente. On sent que cette bouteille en a encore sous la pédale mais pour le moment c’est juste Très bien.
    Pauillac, Chateau Lynch-Bages 1998

    On retourne ensuite en Bourgogne, avec un jus ultra mur, des arômes de fruits rouges et noirs (pas de fleurs ici), un vin au corps Moyen + bien équilibré par l’acidité avec des tannins moyens très poudrés qui équilibrent bien l’ensemble. Ce serait excellent si une pointe de sucrosité ne venait pas gâcher la finale qui retombe à moyen (de ce fait). Très bien mais à revoir dans 10 ans.
    Gevrey-Chambertin du domaine Sylvie Esmonin, Vieilles Vignes, 2017. On est sur un style opposé à celui d’Arlaud, à voir ce que ça donne sur un millésime chaud, je crains la surchauffe…

    Quand Pierre nous dit qu’il n’est pas certain d’un vin, c’est en général que la bouteille a passé 2 mois dans le four et que la bouteille est carbonisée, mais là, miracle pour ce cornas. Alors que la limpidité du vin ferait reculer tout non naturiste forcené, la bouche est sur la cerise noire, cuire, olive, le vin est tout en classe et élégance et mérite toute notre attention. Très bien même si difficile à retranscrire.
    Cornas du domaine Alain Voge, Vieilles vignes 1999

    Puis susucre pour finir
    Nez qui ne cache pas ses origines Ligériennes, juste liquoreux en terme de sucre (probablement 60g/l), très élégant, pas hyper concentré en bouche, très digeste.
    Vouvray du domaine Huet, Le Haut-Lieu 1990 

    Encore une belle soirée et des beaux moments passées ensemble, merci les copains .
       

    [quote= »rkrk post=1218522 userid=1821″]

    Domaine Saint Nicolas 
    Goûté uniquement les blancs. Style direct sur le fruit. Bons vins globalement pas forcément hyper complexes mais bien faits. Le domaine est en train de sortir de l’appellation Fief Vendée (qui interdit de faire des vins mono cépages malgré la demande faite à l’INAO). En conséquence, les vins vont passer en vins de France et vont être étiquetés « Famille Michon ».
    David Biraud rencontré sur le stand et grand supporter du domaine comprend cette démarche même si cela devient compliqué à gérer pour les sommeliers des grands restaurants qui ne peuvent avoir 3 pages de vins de France sans autre indication géographique. Pour lui il va être nécessaire que l’INAO fasse quelque chose pour permettre la catégorisation des vins par région de production dans les vins de France. 

    Peut-être que le domaine aurait pu passer en IGP Val de Loire pour avoir une indication géographique. Cela marche bien pour les multiples Terrasses du Larzac hors appellation (Terrasse d’Elise, Grange de Pères, Vaïsse etc.). Mais je ne sais pas si la Loire va jusqu’en Vendée.

    Et pourquoi changer le nom du domaine ? Famille Michon fait un peu Négoce.

    Ralf
     [/quote]
    Hello Ralf, 
    C’est exactement comme le décrit Olivier, la notion de Domaine n’est pas autorisée en Vins de France. 
    Ce que m’a dit le fils Michon croisé sur le stand c’est qu’après avoir essayé de faire évoluer la position de l’INAO en permettant de faire du mono cépage, ils ont préféré se rabattre en vins de France pour ne plus avoir de contraintes. Ils auraient pu se rabattre sur l’IGP Val de Loire, mais vu la qualité délivrée je pense que le domaine n’a pas besoin de ça pour valoriser leurs vins.  Donc autant se limiter la paperasse et les tracasseries administratives…. 

    Bonne journée!

    Extrait de cette dégustation
    Élevage minimum 2,5 ans, domaine de 7,5 ha, vignobles sur le nord de la montage de Reims (Verzenay, Verzy, Villiers Marmery et Villedommange) 

    CR: Champagne Hugues Godmé – Les Terres d’union
    Brut Nature (non dosé), 1/3 de chaque cépage élevé partiellement en fûts, cuve inox et cuve émaillée, assemblage de vendange 2018, 2017 et 2016), vignes de 45 ans. Bulle légère, plus accessible que Lahaye du fait d’usage de vins de réserve en quantité plus importante.  

    CR: ​​​​​​​Champagne Hugues Godmé – Blanc de blancs (100 % Chardonnay)
    Très sapide Très bien 

    CR: ​​​​​​​Champagne Hugues Godmé – Rosé de macération 2018 
    Non dosé, tannins perceptibles, ça paraît riche même si non dosé car les raisins ont été cueillis à maturité. C’est confortable et complètement adapté à un dessert sur les fruits rouges. Excellent mais probablement pas adapté à la dégustation pure. 

    Extrait de cette dégustation
    Domaine qui ne cultive que Chardonnay et Pinot Noir, pas de Meunier donc. Les vins clairs sont élevés en fûts jusque Juillet avant d’être mis en bouteille à ce moment là (habituellement fait au Printemps dans la plupart des domaines).
     CR: Champagne Benoît Lahaye – Blanc de Noirs
    Dosé à 3g/l, 100 % Pinot Noir
    Nez un peu végétal et sur l’amande fraîche, et les fruits blancs. En bouche, le vin est sec avec de fines bulles évanescentes. C’est long et on garde l’impression d’avoir un léger film calcaire sur la langue. Très équilibré, distingué et tout en sapidité. Très bien
     CR: Champagne Benoît Lahaye -Millésime 2018 
    Dosé à 3g/légalement, 90 % Pinot noir et 10 % Chardonnay
    Le corps est un peu plus large que sur le vin précédent tout en gardant un côté délicat et traçant. Long et très bon +
    CR: Champagne Benoît Lahaye – Violaine 
    Dosage 0g/l, issue d’une parcelle où le chardonnay est planté sur la partie Ouest et le Pinot sur le versant au sud.
    Nez floral et un peu lacté, bulle plus présente et plus d’acidité perçue. On a moins don rondeur dans ce vin par rapport aux précédents, c’est plus droit mais déjà expressif. Beau potentiel de vieillissement sur ce vin son on lui donne le temps Très bien actuellement sans doute Excellent avec 4 à 5 ans.

    CR: Champagne Benoît Lahaye – Millésime 2013
    Nez plus évolué sur le tertiaire, c’est vineux et moins sur le fruit. Le côté frais du millésime ressort. Bien + car pas convaincu par l’équilibre.

    Dégustation 13 Novembre 2023 au salon Biodyvin Paris. Notes limitées car pas vraiment dans de très bonnes conditions pour prendre des notes, gérer le verre, le crachoir… 
    Champagne Benoît Lahaye
    Domaine qui ne cultive que Chardonnay et Pinot Noir, pas de Meunier donc. Les vins clairs sont élevés en fûts jusque Juillet avant d’être mis en bouteille à ce moment là (habituellement fait au Printemps dans la plupart des domaines).  

    Blanc de Noirs, dosé à 3g/l, 100 % Pinot NoirNez un peu végétal et sur l’amande fraîche, et les fruits blancs. En bouche, le vin est sec avec de fines bulles évanescentes. C’est long et on garde l’impression d’avoir un léger film calcaire sur la langue. Très équilibré, distingué et tout en sapidité. Très bien  

    Millésime 2018, dosé à 3g/légalement, 90 % Pinot noir et 10 % Chardonnay Le corps est un peu plus large que sur le vin précédent tout en gardant un côté délicat et traçant. Long et très bon +  

    Violaine, dosage 0g/l, issue d’une parcelle où le chardonnay est planté sur la partie Ouest et le Pinot sur le versant au sud.Nez floral et un peu lacté, bulle plus présente et plus d’acidité perçue. On a moins don rondeur dans ce vin par rapport aux précédents, c’est plus droit mais déjà expressif. Beau potentiel de vieillissement sur ce vin son on lui donne le temps Très bien actuellement sans doute Excellent avec 4 à 5 ans. 

    Millésime 2013Nez plus évolué sur le tertiaire, c’est vineux et moins sur le fruit. Le côté frais du millésime ressort. Bien + car pas convaincu par l’équilibre. 

    Champagne Hugues Godmé
    Élevage minimum 2,5 ans, domaine de 7,5 ha, vignobles sur le nord de la montage de Reims (Verzenay, Verzy, Villiers Marmery et Villedommange) 

    Les Terres d’union, Brut Nature (non dosé), 1/3 de chaque cépage élevé partiellement en fûts, cuve inox et cuve émaillée, assemblage de vendange 2018, 2017 et 2016), vignes de 45 ans. Bulle légère, plus accessible que Lahaye du fait d’usage de vins de réserve en quantité plus importante.  

    Blanc de blancs (100 % Chardonnay)Très sapide Très bien 

    Rosé de macération 2018 Non dosé, tannins perceptibles, ça paraît riche même si non dosé car les raisins ont été cueillis à maturité. C’est confortable et complètement adapté à un dessert sur les fruits rouges. Excellent mais probablement pas adapté à la dégustation pure. 

    Domaine Zind-Humbrecht 
    Des vins très verticaux dans leur structure, la gourmandise n’est pas là. Clos Winsbuhl (Pinot Gris) était le plus accessible des cuvées dégustées.

    Riesling Rangen de Thann 2021 : Très puissant et fumé, excellent mais a besoin de temps pour gagner en plaisir 

    Domaine Valentin Zusselin 
    Plus expressif et accessible que Zind. Gamme cohérente et sans défaut apparent

    Domaine Marc Kreydenweiss 
    En terme de style on est quelque part au milieu entre la verticalité de Zind et l’accessibilité de Zusselin. Pas complètement convaincu par une partie des vins proposés avec en particulier un vin où on était sur la perception de souris. 

    Domaine Arlaud 
    Gamme très bonne et dégustation inchangée par rapport à Mai 2023 (cf mes notes sur le site.) Les vins présentés étaient globalement ceux qui étaient ressortis de la dégustation de Mai. 

    Domaine Saint Nicolas 
    Goûté uniquement les blancs. Style direct sur le fruit. Bons vins globalement pas forcément hyper complexes mais bien faits. Le domaine est en train de sortir de l’appellation Fief Vendée (qui interdit de faire des vins mono cépages malgré la demande faite à l’INAO). En conséquence, les vins vont passer en vins de France et vont être étiquetés « Famille Michon ».
    David Biraud rencontré sur le stand et grand supporter du domaine comprend cette démarche même si cela devient compliqué à gérer pour les sommeliers des grands restaurants qui ne peuvent avoir 3 pages de vins de France sans autre indication géographique. Pour lui il va être nécessaire que l’INAO fasse quelque chose pour permettre la catégorisation des vins par région de production dans les vins de France. 

    Domaine Frédéric Mabileau 
    Passage pour goûter quelques vins du domaine, je retiendrai la cuvée FRED (vendanges entière de Cabernet Franc) qui mériterait un élevage plus long ainsi que le cuvée Les Coutures que j’ai toujours beaucoup aimé. Moins convaincu par Eclipse qui avait un côté vieux bois voire animal.  

    Ce salon a été l’occasion de faire un petit panorama des vins en Biodynamie en une seule fois. Je n’ai pas eu de gros coups de coeur mais quelques confirmations (Arlaud, Lahaye) et quelques découvertes (Godmé).  

    Visite en 3 Novembre 2023.

    Le domaine possède 115ha en propre et achète à peu près 450ha en raisins. Certifié bio depuis 2016, c’est une page d’histoire que l’on visite puisque c’est ici qu’a été produite le premier millésime de méthode traditionnelle en 1961. C’est donc une page d’histoire de le Franciacorta qui est célébrée ici…. En terme de production, alors que 4 cépages sont autorisées sur l’appellation (Chardonnay, Pinot Noir, Pinot Blanc et Erbamat), seuls les deux premiers sont utilises chez Guido Berlucchi.

    Attention, il existe aussi un domaine qui s’appelle Berlucchi Fratelli qui n’a rien à voir avec celui ci.

    CR: Guido Berlucchi Saten 61 – Non Vintage dosage à 7 g/l, 100 % Chardonnay, élevage 24 mois sur lattes

    Nez d’intensité moyen + sur les fruits blancs et un peu de fruits tropicaux mais sans réels notes florales, les notes pâtissières se font discrètes. En bouche on est moyennement sec, le corps est moyen et l’alcool moyen, la bulle est douce, dans le sens où elle est d’une intensité moyenne, ce qui donne au vin un côté un peu satiné en bouche assez intéressant. L’aromatique est d’intensité moyen +, comme au nez et l’acidité est elle aussi moyen +. Le vin est de longueur moyen + également, ce n’est pas super long ni super complexe mais on a vraiment un vin sur l’équilibre et l’élégance. C’est très bon, mais ça manque un peu d’acidité et de longueur pour être exceptionnel. Un caractère un peu plus prononcé et un peu moins consensuel ne serait pas de trop non plus.

    CR: Guido Berlucchi Vintage 2019 – 80 % Chardonnay/20 % Pinot Noir, dosé à 6g/l, élevage 36 mois sur lattes

    Le nez est d’intensité prononcée, avec une aromatique de fruits rouges, ce qui est assez surprenant quand on sait que ça ne représente que 20 % de l’assemblage. On a également de l’amende. En bouche le vin paraît pratiquement sec, de corps moyen + pour un vin pétillant, la bulle est plus présente que sur le vin précédent (ce qui est logique car la pression dans la bouteille n’est pas la même, l’alcool est moyen et l’intensité aromatique est prononcée. En terme d’acidité je dirais qu’elle est haute sur ce vin, mais moins marquante que sur les champagnes. Pas d’amertume en fin de bouche et c’est long, c’est très bien +. Là encore, je trouve que le vin manque un peu d’acidité pour équilibrer parfaitement le corps, c’est un peu consensuel et l’aromatique finale finit un peu sur la fraise Tagada ce qui n’est pas vraiment mon aromatique préférée.

    CR: Guido Berlucchi ‘61 Brut Nature 2016 – 70 % Chardonnay/30 % Pinot Noir dont 30 % a été élevé en barriques (pas de bois neuf), vignes plantées à haute densité 10 000 pieds à l’hectare comme en Champagne, dosage 0g/l, élevage 60 mois sur lattes

    Nez d’intensité prononcée, sur les fruits blancs, le melon et le citron confit. En bouche le vin est sec, de corps moyen + (pour un pétillant), d’alcool moyen. Il y a une légère amertume et un côté légèrement inconfortable dans ce vin, ça reste toutefois assez consensuel. En terme d’acidité, elle est haute mais toujours moins haute qu’en Champagne. C’est très long et excellent. Une fois que la bulle s’est assagie, c’est très joli et plus équilibré entre les arômes de fruits et les notes secondaires d’élevage.

    Au final une belle gamme consensuelle avec des très bons vins bien faits sans toutefois m’avoir complètement convaincu. Est-ce du chauvinisme champenois? Probablement… A regoûter à l’aveugle pour vérifier ça.

    Dégustation Octobre 2023.

    CR: Domaine Alheit – Breedekloof Lost and Found 2019 – Vignes de plus 150 ans (plantées en 1882) cépage Hanepoot (Muscat d’Alexandrie), traité comme un vin de paille
    Dés que l’on approche le nez du verre, on ne peut pas se tromper, c’est d’une intensité aromatique très prononcée, dominé sur les arômes tertiaires avec du caramel qui écrase tout (on m’expliquera que c’est parce que la fermentation a été très longue à se faire, près d’un an et je pense que les levures sont mortes de diabète 🙂
    En bouche, on est clairement sur un vin moelleux, c’est presque de la confiture dans le verre, mais de couleur brune moyennement intense. Le corps est plein et l’acidité (moyen +) n’est pas suffisante pour équilibrer l’ensemble. Si l’on ajoute que le tertiaire (caramel, café) domine le tout on a un moelleux qui ne peut produire de plaisir. C’est dommage, car sur le papier ça pouvait être très beau, au final c’est moyen et bien dommage.

    Dégustation Octobre 2023.

    CR: Domaine Riccitelli – Old Vine Semillon 2022
    Nez discret marqué par une pointe végétale, c’est comme souvent sur ce cépage jeune peu aromatique. En bouche, c’est sec, d’alcool moyen, de corps assez imposant (moyen +) et d’acidité haute, il y a même un petit côté perlant. C’est long et plutôt bon faute d’être complexe. On est plutôt sur un style (très) droit à la limite de l’inconfort. Pas certain que tout le monde aime le style clivant de ce vin. 

    CR: Domaine Riccitelli – Vinedos de Montana Chardonnay 2021 (vignes situées à 1700 mètres d’altitude sur un sol calcaire et granitique, élevage en foudre 12 mois)
    Nez d’intensité moyenne, sur les agrumes plus que sur les fruits blancs. En bouche le vin est sec, de corps moyen et d’alcool moyen. L’intensité aromatique est moyenne et l’acidité est haute. Il y a beaucoup de dynamisme dans ce vin et la très légère touche vanillée apporte un peu de complexité à l’ensemble qui est plutôt long et sapide. C’est très bien sans être vraiment renversant.

    Dégustation Octobre 2023.Domaine de 35 hectares qui produit 10 cuvées, dont 9 muscadets et un (gros) Plan.

    CR: Domaine Luneau-Papin – Muscadet Le Verger 2022 (élevage de 7 mois en cuve en carreaux de verre sur lie):
    Nez élégant, d’intensité moyen +, sur les agrumes et la pomme. En bouche on a un vin sec, de corps fluet, d’acidité haute et d’alcool moyen. C’est un vin direct et sur le fruit. Très bien par son équilibre et son côté très droit, il manque de complexité et de texture pour être excellent. 

    CR: Domaine Luneau-Papin – Muscadet Terre de Pierre 2022 (sol schiste – Élevage d’abord en cuve béton puis en amphore de terre cuite) :
    On a plus de minéralité en bouche, plus de corps également (moyen-), le côté variétal est plus discret et le vin s’exprime plus sur la longueur. Très bien plus, un vin qui correspond plus au style que j’affectionne sur ce cépage et que j’aimerais bien voir avec quelques années en cave pour voir comment il évolue. 

    CR: Domaine Luneau-Papin – Muscadet Excelsior 2020 (vignes de 1936, élevage de 20 mois en cuves béton) :
    Ce vin a plus de texture que les précédents, mais le fruit est un peu en deçà, on perçoit une amertume en fin de bouche qui pourrait s’estomper avec le temps ? Par rapport au vin précédent on a encore plus de corps, on est sur un corps moyen ici. Je pense que le vin n’est pas encore en place et a besoin de temps pour donner tout son potentiel. Très bien seulement à l’heure actuelle à cause de l’amertume mais potentiellement excellent demain. 

    Un très bel échantillon de la gamme du domaine et des vins présentés qui mettent bien en avant l’apport du temps d’élevage. Les prix sont au dessus de ceux de l’appellation mais me semblent en phase avec la qualité produite. 

    Merci Pierre, c’est corrigé!

    Bulles : 

    Champagne Marie Courtin, Efflorescence 2015 (100 % Pinot noir – élevage de 12 mois en fûts) : Le nez est sur les agrumes, la pomme et les fleurs blanches, il y a également une pointe d’élevage, l’intensité aromatique est moyenne. En bouche, la bulle est fine et moyennement intense, l’attaque est franche, avec une acidité haute et un alcool moyen. Alors qu’il paraissait un peu fluet au début je trouve qu’il a gagné en consistance au fil du temps. Le corps est plutôt large (moyen +) et équilibre bien cette acidité. C’est long et très bon. Nous sommes sur un champagne sur l’élégance plus que sur un côté démonstratif.

    Champagne Roses de Jeanne, La Presle 2017 (100 % Pinot Noir): Le nez est expressif sur les fruits rouges et blancs, ainsi qu’un côté pâtissier plus marqué. En bouche, le corps est plein, d’alcool moyen et d’acidité haute. La bulle est également peu présente.Il y a en fin de bouche une sensation calcaire qui reste sur la langue. C’est très long dense et complexe (et vineux). On est plus sur un vin avec un peu de bulles qu’un champagne classique. C’est excellent, mais ça sera meilleur avec du temps.

    Blancs :

    Chateauneuf du Pape, Chateau de Beaucastel Roussanne Vieilles Vignes 2003 : Nez mielleux, sur la cire. On croirait un vieux liquoreux. EN bouche ce n’est pas la même histoire : alcool moyen, corps faible (quasi aqueux), acidité moyenne et amertume en fin de bouche. L’intensité aromatique est quasi inexistante. C’est court et flingué comme on dit… Dommage ça devait être une super quille avant qu’elle ne bascule du mauvais côté.

     Vin de France, Clos des Plantes, Poiesis 2021 : Nez ultra réduit, sur des notes fumées. EN bouche, le vin est sec, de corps moyen, d’alcool moyen et d’acidité moyen +. Le vin s’exprime en bouche sur des fruits blancs, de la pomme. La longueur est moyenne. A l’heure actuelle ce n’est pas complètement en place, c’est comme engoncé dans cette réduction qui domine tout. A voir si un peu de garde lui permet d’exprimer le potentiel du jus qui a l’air plutôt intéressant. Bien en l’état.

    Saumur Clos Rougeard, Brézé 2010 : Robe dorée qui tire sur l’ambrée. Nez sur le caramel, le madère et la noix. C’est sec, acide et amer sans longueur. Dommage.

    Meursault 1er cru, domaine Henri Germain, Poruzots 2018 : Couleur citron assez claire, nez sur le citron (jaune) la pomme fraiche, le chèvrefeuille, moyennement expressif. En bouche, c’est sec, d’acidité moyen +, de corps moyen, alcool moyen. Ce n’est pas très dense mais c’est très long. Très bien + mais il manque quelque chose pour que la finesse se transforme en classe (peut être un peu de temps?). Le vin fait plus penser à un Puligny qu’à un Meursault en terme de texture.

    Chassagne-Montrachet 1er cru, domaine Thomas Morey, Embrazées 2013 : Nez très expressif, sur l’orange amère, de melon et une pointe d’encaustique. En bouche, le vin est sec, d’acidité haute, de corps large et d’alcool haut. Je trouve que les composants de ce vin ne sont pas en harmonie, c’est dommage car cela gâche un peu le plaisir. La longueur est plutôt bonne (Moyen +) et c’est très von mais un cran en dessous du Meursault.

    Chassagne-Montrachet, domaine JC Bachelet, Blanchots du dessus 2011 : Le nez est très prononcé et complexe sur la fleur blanche, la poire et la pomme, une légère pointe vanillée. EN bouche c’est sec et de corps large, d’acidité haute et avec un alcool moyen (mais bien équilibré par l’acidité). L’intensité aromatique est importante en bouche et on retrouve les arômes du nez. C’est très long et complexe. Malgré le petit millésime, cette bouteille peut encore (et doit encore être attendue car on sent encore un peu l’élevage). L’équilibre est magistral et montre que l’on peut avoir de la puissance et de l’élégance dans un même vin. Excellent..

    Côtes du Jura, domaine Ganevat, Les Chalasses VV, 2013 : Nez sur la pomme, peu de perception d’élevage. En bouche il y a un côté légèrement pétillant, c’est sec, avec une acidité haute et un corps moyen. Je ne trouve pas vraiment ce vin complexe. C’est bon sans plus.

    Rouges :

    Etats-Unis, Birichino, Bechtold Cinsault 2019 : Nez sur le fruit rouge, la fraise et la framboise. La bouche est sèche, avec un corps moye, l’acidité est moyen + et l’alcool moyen. C’est riche mais déséquilibré. C’est plutôt long et Très bon même si il y a cette sensation légèrement sucrée gâche un peu l’expérience. Ca ressemble un peu au style Reynaud mais en moins alcooleux.

    Morgon, Domaine Jean-Marc Burgaud, Corcelette 2021 : Fruits rouges et noirs, cacao, vendange entière. En bouche, c’est sec, de corps moye, d’alcool moyen et d’acidité haute avec des tannins moyens. On a une amertume au final qui casse un peu tout sur la fin. C’est long mais et plutôt très bien si on n’est pas contre l’amertume.
     
    Morgon, domaine Daniel Bouland, Corcelette 2011 : Nez évolué avec un côté vieux bois humide. En bouche c’est sec, de corps moyen -, d’alcool haut. Ça sent le fruit à l’alcool avec des tannins moyens –. Ce n’est vraiment pas l’éclate, avec un vin déséquilibré et passé.

    Cornas, Thierry Allemand, Reynard 2008 : Nez de fruits noirs, avec du poivre et une pointe végétale. En bouche le vin est sec, avec des tannins hauts mais plutôt fins. L’acidité est haute et le corps moyen + ainsi que l’intensité aromatique n’équilibrent pas complètement ce vin qui manque de gourmandise et finit sur une légère amertume végétale. C’est long et plutôt bon même si sur un autre millésime plus chaud ça doit être super.

    Saint-Estèphe, Chateau Haut-Marbuzet 2004 :
    Robe rubis profond, nez sur les fruits rouges et la vanille. En bouche le vin est sec, de corps plein, acidité haute, alcool moyen, c’est moyennement long. C’est très bon dans un style plus large que long. 
    Puis susucre pour finir 

    Vouvray, domaine Huet, Le Mont 1ère trie 1996 : Au nez ça champignonne pas mal, ça fait très chenin. Ce n’est pas trop sucré, c’est haut en acidité et moyen en alcool avec un corps moyen. Bouche élégante fine et assez long. Très bien.

    Montbazillac, Chateau Haut-Teuillet 1997 : Nez intense sur la compote de fruit et le caramel. C’est haut en acidité mais moelleux sans toutefois équilibrer complètement le niveau de sucre et l’alcool moyen.L’aromatique un peu monotone. C’est un peu monolithique et ça manque un peu d’acidité pour être très bien.

    Rivesaltes ambré, domaine Marc Parcé, 1983 : Quel nez magnifique. Légèrement oxydatif. C’est très bon et long. Il faut aimer cet équilibre un peu sur l’alcool haut (près de 19%). Excellent

    Soirée du 28 Septembre 2023  Merci à Romain pour l’invitation qui m’a permis de rencontrer l’autre Romain et d’autres personnes, nous étions cinq au total. Nous dégustons à l’aveugle sauf pour les apporteurs.  
    Les Bulles Champagne 1 :
    Nez sur la pomme et le fruits à coque (abricot, pêche, prune…), ceci s’accompagne d’une touche d’arômes pâtissier. En bouche, c’est plutôt sec (sans doute extra brut), l’alcool est moyen et l’acidité haute, donnant au vin un corps moyen souligné par une bulle fine et plutôt discrète. L’intensité aromatique est plutôt moyen +. J’ai trouvé ce champagne très beau même si il ne provoque pas une émotion folle. C’est un champagne noble et élégant qui n’est pas dans le démonstratif. Certains autours de la table lui ont trouvé un côté vernis à ongle que je n’ai pas du tout ressenti. C’est très bon et manque d’un peu plus d’aspérité pour être excellent.
    Champagne – Françoise Bedel – Dis, Vin Secret (base 2017) 
    (80% Meunier, 10%Pinot Noir, 10% Chardonnay, dosage de 4,8 g/l et 5 ans sur lattes). 

    Champagne 2 :
    Le nez est moins expressif que le précédent, ça va toutefois s’améliorer à l’aération. En bouche, la bulle est plus rustique et grosse, c’est sec de corps moyen et il y a en plus d’un fruit discret, une pointe de cacahuète qui se développera vers la noisette fraîche. Le vin est à la fois dense et un peu court. Ce n’est pas complètement en place et je pense que le vin a encore besoin de temps pour devenir plus intéressant. En l’état c’est moyen.
    Champagne – Bourgeois-Diaz – BD Meunier – Brut Nature 

    Les Blancs Blanc 1 : 
    Le nez est un peu réduit, en bouche, c’est sec, de corps moyen, d’alcool moyen et d’intensité aromatique moyen. C’est sans défaut, mais pas très emballant, ça manque d’intensité et de complexité. La longueur est moyenne. Même si l’élevage fait très bourguignon il n’y a pas la structure. Au final le vin est juste moyen et ne correspond pas au souvenir que j’ai de cette cuvée sur un autre millésime.  Muscadet – Jérôme Bretaudeau – Gaïa – 2019

    Blanc 2 :
    Le nez est très expressif avec du coing et de la pomme jaune, écorce d’orange. Le vin est sec, avec une acidité Moyen +, un alcool haut et un corps full. Le vin me donne l’impression d’un côté sudiste et d’un équilibre à la limite (côté un peu too much pour être joli), l’élevage bois ressort un peu. Je n’aurais sans doute pas carafé ce vin. C’est juste Bien en l’état, ce qui est surprenant car habituellement je suis plutôt fan de ce domaine et de cette cuvée.Savennières-Roche-aux-Moines – Domaine aux Moines – Savennières-Roche-aux-Moines – 2021

    Blanc 3 : 
    Vin oxydé. 
    Côtes du Jura – Domaine Labet – Fleur de Savagnin – 2016

    Les Rouges 

    Rouge 1 :
    Le nez est sur le fruit noir plus que rouge (me faisant partir sur une syrah avec peu de tannins), avec un côté vanillé perceptible. Ca paraît plutôt mur et évolué avec du volume (Corps M+) qui équilibre une acidité haute, et un alcool haut. Je trouve ça un peu juste en concentration aromatique (manque de profondeur). C’est assez long et bon, mais pas tout à fait mon style. Ca fait plus Pinot Noir du monde. Regouté en fin de soirée, le vin ne se présentait plus de manière aussi charmant.Beaune PC – Domaine des Croix – Beaune Cent Vignes 2019 

    Rouge 2 : 
    Je dois reconnaître que ce vin nous aura fait voyager. Sur l‘aromatique, on a du fruit rouge, le menthol et le poivre, des tannins assez importants (Moyen +) qui accompagnent une acidité perçue comme moyen +, un alcool haut. Même si le corps est moyen +, je pars plutôt sur un vin sudiste, c’est raté, on est dans la Loire, sur du Cabernet Franc. Ca me donne des idées pour faire goûter des choses aux anti-cabernet francs…. C’est très bon Bourgueil – Domaine de la Butte – Haut de la Pente – 2015 

    Rouge 3 : 
    Nez prononcé sur la prune, du thé, des raisins secs et une touche vanille.coco. Le corps est plein, avec une acidité moyenne et un alcool haut. Il y a une légère sensation de sucre résiduel (sans doute amené par le Zinfandel). Les tannins sont encore bien présents (Haut) mais fins. C’est long et très bon mais un peu jeune. On peut (et doit) encore l’attendre). USA – Californie – Dry Creek Valley AVA – Ridge – Lytton Springs 2015. 
    (74% Zinfandel,16% Petite Sirah, 8% Carignan, 2% Mourvèdre)

    Rouge 4 :Difficile pour ce vin de s’exprimer pleinement après le précédent (sucre + côté hédoniste du vin précédent). Le vin est sec, sur une acidité haute, avec un alcool haut et des tannins qui sont aussi au max sans être accrocheurs. Cela fait un corps moyen +, une intensité aromatique prononcée et un un vin tout en longueur. Très bon aussi mais qui ne profite pas de l’effet de séquence.Bandol – Domaine Tempier – Pour Lulu – 2017.

    Final : 
    Dernier vin, la bouteille ne laisse pas vraiment de doute sur la région d’origine. Notre hôte nous demande de quelle appellation il s’agit. La seule chose qui ressort de ce vin, c’est une aromatique un peu moins marquée que la plupart du temps, ce qui lui donne un côté plus élégant qu’expressif. C’est Excellent et incroyablement jeune.
    Château-Chalon – Domaine François Mossu – 2003
     Une très belle soirée composée de belles rencontres et de bons vin. Un week-end réussi !

    Soirée du 28 Septembre 2023Le choix du thème a créé quelques discussions tant sur la crainte du sucre que sur le risque de s’amuser autant en rouge que sur la fameuse soirée Jura…. Bref, certains arrivaient un peu crispés, sans raison au final.
    Bulles : 
    Rietsch, Crémant d’Alsace Extra Brut
    Nez d’intensité moyenne sur les agrumes et la pomme. En bouche le vin n’est pas tout à fait sec, l’alcool est moyen et la bulle d’intensité moyenne et pas trop envahissante. L’acidité est haute et le vin plutôt complexe avec des arômes pâtissiers qui soulignent le fruit. C’est peut être un peu court (Longueur moyen -). Le vin est bon et ça manque un peu de caractère pour aller chercher plus. A boire tranquillement à l’apéro. On commence bien.

    Durrmann, Crémant d’Alsace 2020
    Nez plus intense sur l’agrume, par contre en bouche ça se gâte. On a affaire à une grosse souris bien poilue… ED
     Blancs première partie :
    Domaine Spielmann, Riesling « Grasberg de Bergheim » 2017
    Nez sur le pétrole, les agrumes (citron vert assez marqué et pas très typique de ce que je trouve en général en Alsace), pommes. En bouche, le vin est sec (probablement un peu de résiduel pour compenser une légère sensation de sous maturité), de corps un peu fluet (moyen -), d’alcool moyen et un peu court (longueur moyen -). La bouche est au final un peu fluette et manque de corps et de concentration aromatique pour aller au-delà d’un bien +.

    Domaine Ostertag, Riesling « Heissenberg » 2018
    Cette bouteille est construite sur un alcool haut (plus de 14%), avec une acidité moyen + et un corps assez imposant (Moyen +). Par contre le vin est court avec un côté oxydé. Il y a peut-être un problème de bouteille. Assez bien -. Ce n’est pas fou et probablement signe d’une oxydation prématurée.

    Trimbach, Riesling Cuvée Frederic Emile 2010
    Après la bouteille précédente, j’avais encore un peu d’oxydatif au nez, en bouche, c’est sec d’acidité haute, d’alcool haut, c’est Moyen + en terme d’aromatique mais le corps n’est pas complètement en place, c’est un peu dense et compacté, ça manque un peu d’éclat aussi en terme d’aromatique. C’est très bon mais pas renversant. Je n’ai jamais été renversé par cette cuvée, ce n’est pas aujourd’hui que ça change.

    Domaine Weinbach, Riesling Schlossberg 2004
    On a beaucoup plus de fruit au nez comme en bouche, on est sur les mêmes équilibres acidité alcool que le vin précédent mais l’aromatique est plus prononcée, le corps est également plus large (full body), il y a peut-être un peu de résiduel mais c’est très long et très avenant. Excellent et à maturité (mais ça peut encore se garder)!

    Rouges :
    Valentin Zusslin, Bollenberg Pinot noir « Harmonie » 2012
    Le nez fait un peu pinot nature « propre », en bouche c’est sec, d’alcool moyen, d’acidité haute avec un corps moyen + et en bouche on sent une pointe végétale (rafle). C’est long mais avec l’alcool et l’amertume qui ressortent un peu sur la fin. C’est très bien, sans être génial.

    Domaine Loberger, « Nuances » Pinot noir 2018
    Un vin qui là fait vraiment nature au nez. En bouche c’est sec, il y a de l’amertume et zéro fruit. C’est fluet. Comme il y a de la souris en plus, ce n’est pas la peine d’aller plus loin. ED.

    Blancs seconde série :
    Château Bela Riesling, Egon Muller 2017
    Le nez fait très riesling avec les agrumes et le côté pétrole. EN bouche l’acidité est tranchante (du genre un peu too much). Ce n’est pas complètement sec (il y a du Sucre résiduel) , le corps est moyen – et l’acidité est haute, tout comme l’alcool. J’ai trouvé ce vin complètement baroque et dissocié, on a le sentiment qu’il n’est pas en place. Bien mais pas convaincu par cette bouteille.

    Domaine Zind Humbrecht, Clos Saint Urbain Rangen de Thann Pinot Gris 2010
    Alcool moyen tout comme l’acidité, avec un corps bien large (full), l’aromatique est complexe sur les fruits à coque avec une pointe fumée également. C’est super complexe et long. C’est vraiement Excellent. Ca reste un style un peu en largeur.
    Albert Boxler, Pinot Gris Reserve 2015
    Le vin au nez s’exprime sur le réglisse et le bonbon haribo. L’intensité aromatique est moyenne plutôt simple, d’acidité Moyen +, corps moyen et alcool moyen. C’est de longueur moyen mais sans doute fatiguant à boire. Bien +

    Domaine Marcel Deiss, Engelgarten « Le jardin des anges » 2016
    Le vin se sera présentée avec un peu de résiduel (mais peu), moins ressenti que certains de mes collègues. Alcool moyen et acidité haute. C’était plutôt bon mais sans émotion. Sucres
    Fabienne Mann, Pinot Gris Letzenberg 2007
    Nez sur la compote de pommes, c’est moelleux, avec une acidité haute et un alcool moyen. C’est très long et excellent car bien dynamique avec du sucre qui n’écrase pas le vin. Excellent Une très belle dégustation, un grand merci à notre GO pour avoir choisi les vins parmi nos propositions et avoir donné un ordre cohérent.
      

    Soirée du 28 Aout 2023  

    Bulles : 
    Champagne Jacqueson, Champ Caun 2009 : Nez sur l’amande, le chevrefeuille, corps Moyen +, en bouche il y a une pointe oxydative assez discrète. L’intensité aromatique est prononcée mais le vin reste délicat, il s’exprime sur l’équilibre. La bulle est peu présente et peu intense. Le vin laisse une sesation de filme calcaire sur la langue et est très long. C’est excellent, et très équilibré. Un champagne sur l’équilibre.
    En face, on avait  Champagne Jacqueson, DT 738 : Nez plus marqué par le patissier, la bulle est plus présente que dans le vin précédent. Le corps est presque plus large mais moins consensuel.Le côté non dosé se sent un peu plus. A l’heure actuel le vin a moins d’harmonie même si c’est long et excellent dans son style. Nous ne nous étions pas coordonnés sur l’apport de ces deux bouteilles mais elle permettait de mesurer la différence entre deux cuvées du même producteur.
     
    Blancs :

    Première paire de blanc :

    Côte du Jura 2020 Domaine Croix-Courbet : Nez sur le silex, le fumé, lanoline, corps moyen, acidité haute, intensité aromatique moyen plus. EN bouche, on est sur la pomme, la poire, la fleur blanche et le silex. L’alcool est haut et le vin est long et plutôt fin. C’est très bon.
    Saumur Blanc 2018 Domaine du collier : Nez un peu chimique, sur le coing et la laine mouillée. EN bouche, c’est sec, de corps moyen moins, d’acidité Moyen + d’alcool moyen. J’ai l’impression que le vin manque un peu de maturité et s’exprime avec un côté un peu tannique. Le vin est probablement trop jeune. Pour moi, c’est Bien +. Je suis peut-être un peu passé à travers ce vin. 

    Seconde paire de blanc :

    Puligny Montrachet Les combettes 2009 Etienne Sauzet. Robe vieil or, nez évolué sur le miel, le caramel et la pomme. En bouche, l’alcool est haut, l’acidité aussi et le corps est là, mais derrière ça s’écroule. Certainement Prémox. Dommage !
    Clos saint Urbain 2010 Zind Humbrecht : Réduction au nez avec un léger fumé, des arômes de citron, une pointe pétrolée. C’est assez prononcé au nez. EN bouche, le vin se présente avec une acidité haute, un alcool haut (14+) corps moyen +. La longueur est monstrueuse et l’intensité aromatique est dingue. C’est excellent ! Probablement le vin de la soirée. Merci Pierre !

    Petit vin de transition

    L’irréductible 2020 La bégude Nez sur l’orange, la cerise et la rose. En bouche, ce n’est pas tout à fait sec, alcool moyen, acidité haute. L’amertume masque l’aromatique sur le final ce qui gâche le vin. C’est bien mais pas dingue.

    Rouges :

    Première paire de rouges

    Serra Della Contessa 2013 Benanti : Nez élégant sur le pot pourri et le balsamique. L’alcool est haut, tout comme l’acidité. Les tannins sont Moyen + et plutôt fondus. C’est assez prononcé en terme d’intensité aromatique et c’est long. L’aromatique est commence à se marquer sur le tertiaire et c’est donc à boire. Très bien 
    Château Lestage Darquier (Moulis) 1978 Nez élégant de vieux bordeaux vraiment marqué par le tertiaire avec une pointe poussiéreuse, il reste quand même du fruit. Corps moyen acidité haute, plutôt complexe mais qui qui commence à se décharner. C’est court. Assez Bien. 

    Seconde paire de rouge

    Château Léoville Las Cases 1989 Par rapport au vin suivant, le fruit est plus présent ici, c’est intense. En terme de profil, c’est assez similaire au vin suivant mais avec plus de tannins et un côté tertiaire moins marqué. Excellent mais a a encore besoin de vieillir. 
    Château Haut-Brion 1985 Nez sur les fruits noirs, une pointe vanillée (élevage), un petit côté métallique qui disparaît assez vite et qui laisse la place à des arômes de tabac. En bouche, le vin est sec, l’alcool haut, l’acidité aussi, avec des tannins hauts mais très intégrés et fins. Il y a une pointe végétale qui étire le vin et lui amène du peps. C’est long et complexe. Excellent et à boire. Merci Julien pour le partage !

    Puis susucre pour finir

    Cuvée Madame 1998 Montbazillac, Château Tirecul La gravière. Joli nez sur les fruits exotiques et l’abricot. En bouche, le vin est moelleux, avec une acidité haute, un corps moyen plus et un alcool haut. Il y a un côté caramel en bouche. C’est très bon et permet de bien finir la soirée. 

    Un grand merci à la bande pour cette très belle soirée marquée par le Clos St Urbain et le Haut Brion.

    Une journée porte ouverte, ça ne se refuse pas, surtout si il y a un peu de vins à venir récupérer. Avec les augmentations successive de ces dernières années, c’est aussi l’occasion de voir si on fait stop ou encore et sur quoi… Les 2022 ont été tirées sur fut et cuve suivant les cuvées (la veille de la dégustation), les 2021 sont en bouteille.
    Nous avons été reçu dans le nouveau caveau de dégustation au plafond remarquable :
     

    CR: Bourgogne Aligoté 2022 (sur fûts) : Elevage 100 % en cuve inox. Corps full, bien mûr, notes un peu tanniques en bouche, assez long pour un aligoté et un peu monolithique. Bien.

    CR: Morey Saint Denis Village 2022 (sur fûts) : Nez dominé par le fruit, il y a aussi un point un peu malique. Le corps n’est pas très important, l’alcool est moyen et le vin est fin et délicat. Bien mais pas encore en place.

    CR: Chambolle Musigny Village 2022 (sur fûts) : Nez plus expressif que le Morey, qui s’exprime sur la fraise des bois. Le corps est un peu en retrait. Les tannins sont fins mais un peu asséchants. Un joli vin prometteur. Bien +

    CR: Gevrey Chambertin Village 2022 (sur fûts) : C’est des 3 villages le plus en place avec un côté fruit et une pointe d’épice au nez. C’est long et très bon.

    CR: Morey Saint Denis 1er Cru Les Blanchards 2022 (sur fûts):Le nez est un peu plus dominé par le fumé, le fruit est en retrait. On a plus de corps et de tannins, c’est plus dense et probablement un peu plus haut en alcool mais déjà très fin. Il y a une belle sapidité dans ce vin qui se boit tout seul. Très bien +.

    CR: Morey Saint Denis 1er Cru Aux Cheseaux 2022 (sur fûts) : Le vin est sur un style plus Gevrey car au nord de Morey Saint Denis. La parcelle est proche des Mazoyeres. Il est presque prêt à boire et est bien en place. Très bien ++

    CR: Morey Saint Denis 1er Cru Les Ruchots 2022 (sur fûts) : Nez sur les épices, moins de corps, tannins poudrés, c’est frais et long. C’est très bien mais je l’ai trouvé un peu en dessous des Cheseaux. TB+.

    CR: Charmes Chambertin 2022 (sur fûts) : Nez un peu fermé et floral, le vin est assez élancé, il y a dans ce vin plus de tout : acidité, fruit, intensité aromatique, complexité, tannins (fins). C’est excellent.

    CR: Clos de la Roche 2022 (sur fûts) : Nez sur le cassis, il y a plus de fraicheur et de matière. C’est extra long. C’est vraiment une grosse cartouche. C’est un gros cran au dessus du Charmes. Excellent ++.

    On passe au 2021 en bouteilles avec d’abord les Cyprien Arlaud ou &Arlaud puis les vins du domaine

    CR: Côtes de Nuits Village 2021 : Très réduit au nez, a besoin de temps pour s’ouvrir. Bien.

    CR: Bourgogne Hautes Côtes de Nuits 2021 : Nez floral, végétal, un peu fluide en bouche mais avec un joli fruit. Acidité haute, alcool moyen, tannins moyen – fins. C’est élégant et de longueur moyen +.

    CR: Morey Saint Denis Village Clos Solon 2021:Nez réduit, Bien +

    CR: Vosne Romanée Aux Réas 2021 : Très belle bouteille, tout en élégance et avec un côté aérien. Très Bien ++

    CR: Nuits Saint Georges 1er Cru Aux Chaignots 2021 : Encore un vin réduit, nez fermé et terrien, il a besoin de temps pour s’exprimer. Très bien –

    CR: Vosne Romanée 1er Cru Les Petits Monts 2021 : C’est long et plus complexe que les 2 vins précédents, plus de matière et un supplément d’élégance. Excellent +

    CR: Echezeaux Grand Cru 2021 : On monte encore en gamme sur ce vin, surtout par l’intensité aromatique. Excellent ++

    [u]Début des vins du domaine :

    CR: Bourgogne Roncevie 2021[/u] : Légère réduction, matière Moyen +, corps moyen +, c’est long et Très bien ++.

    CR: Morey Saint Denis 2021:Arômes fruits rouges et très bel équilibre. Très bon

    CR: Chambolle Musigny 2021 : Corps plein, floral long et très bien +

    CR: Gevrey Chambertin 2021 : Nez avec un côté fumé et fleuri mais aussi un côté terrien et aérien. C’est très très bien et long.

    CR: Morey Saint Denis 1er Cru Millandes 2021 : Le vin est encore serré, mais il y a déjà une belle complexité et très belle longueur. Excellent

    CR: Chambolle Musigny 1er Cru Les Noirots 2021 : Au nez comme en terme de corps, ce vin est plus plein, expressif avec beaucoup de structure mais aussi avec ce côté Chambolle charmeur. C’est un vin d’un très très gros niveau qui surpasse les autres
    premiers crus dégustés aujourd’hui. Excellent ++

    CR: Charmes Chambertin Grand Cru 2021 : Grosse matière et très long, Excellent +.

    CR: Clos de la Roche Grand Cru 2021 : Droit, fin, beaucoup plus sur l’élégance que le Charmes, avec des notes florales plus marquées. Il y a en plus une petite note végétale et des jolis tannins. C’est très très long et pour moi Excellent ++.

    CR: Bonnes Mares Grand Cru 2021 : Le vin se livre plus facilement que le Clos de la Roche, il y a plus de couleur également, on est sur un vin très aérien et de très grande classe. Excellent ++ également.

    CR: Clos Saint Denis Grand Cru 2021 : C’est celui des grands crus qui est sur 2021 le plus remarquable il y a le volume, la longueur avec peut-être un côté un peu violent sans concessions qui le rapprocherait plus du Clos de la Roche que des Bonnes Mares, mais que c’est bon !!! Superbe ! (Excellent ++++)

     

    A noter qu’à partir des 1er Crus sur 2021, on a dû accélérer pour pouvoir finir, arrivés à 15h, nous sommes repartis à 18h passé, après une petite visite des caves. Un grand merci pour l’organisation, l’accueil de Cyprien et de son équipe, toujours au top ! L’ordre de dégustation a été parfaitement travaillé par l’équipe pour faire un joli crescendo.

    Que retenir des vins ?
    Que 2021 ce n’est pas mal du tout ici. Que les cuvées entrée de gamme on pas mal de réduction (cuvées en dessous des Villages en rouge) et qu’il faut les attendre ou les ouvrir bien à l’avance. J’ai trouvé Chambolle Noirots Exceptionnel et les grands crus tous remarquable. 

    Merci Éric, très bel article qui donne envie de goûter la partie de la gamme que je ne connais pas.

    Encore une belle soirée de notre groupe, encore un très bon niveau d’apport et une ambiance très sympa.

    Bulles : 

    Champagne Legrand-Latour, Brut Nature, Yprésien :  Au nez on est sur le citron et les arômes pâtissiers discrets. C’est assez sec en bouche avec une bulle assez grosse, une haute acidité et un corps moyen – qui n’équilibre pas cette acidité. Le vin est assez traçant mais l’équilibre en bouche n’est pas là et même si le vin est plutôt long (Moyen +), il est difficile d’éprouver du plaisir sur ce champagne. Je ne suis pas certain que le laisser en cave permettra d’améliorer les choses, la faute à un manque de corps et une intensité aromatique faible. Assez Bien

    En face, on avait  Champagne Bollinger, La Grande Année, 2012 : le nez est sur les céréales qui recouvre un peu le fruit. Je trouve ce dernier plutôt discret, comme si il ne voulait pas se livrer. EN bouche c’est sec, de corps moyen, avec une acidité haute mais qui est bien équilibré, c’est harmonieux. En terme d’aromatique, j’ai l’impression de retrouver celle du Leclapart dégustée lors de la session précédente, avec peut être un peu moins d’intensité aromatique ou au moins une approche un peu moins immédiate. J’ai toutefois l’impression que cette bouteille est au début de sa vie puisque quelques marqueurs d’élevage devraient partir avec un peu plus de bouteille. Très bien.

    Certains me diront que je ne peux pas aimer ce vin car ce n’est pas un champagne. Crémant de Bourgogne rosé du domaine Fernand Chevrot, Rose de Vignes : (vin que Romain a servi à son mariage) La couleur du vin fait très œil de perdrix plus que rosé, le nez est sur le fruit rouge et la pomme. EN bouche on est sur quelque chose d’assez dosé, de corps moyen, d’acidité haute et de longueur moyenne. Il y a une amertume qui se développe qui équilibre le vin. Ce n’est pas très complexe, mais ça doit passer facilement à l’apéro ou éventuellement avec un dessert servi bien frais. Moi qui suis plutôt sur des styles de vins pétillants assez secs, ce n’est pas trop mon style. Assez Bien –

    Blancs :
    Première paire, les classiques
    Domaine Jean-Claude Bessin, Chablis 1er cru Fourchaume, 2012 : Au nez on est sur la pomme, le citron et la fleur blanche, c’est assez expressif (Moyen +). La bouche est sèche, corps moyen, Alcool moyen, intensité aromatique Moyen +. La finale est longue avec une petite pointe d’amertume. C’est très équilibré. Très bien +
    Maison Morey-Blanc, Auxey-Duresses blanc, 2001 : Le nez est marqué par l’acacia, un peu de fruits blancs et des notes tertiaires de miel. En bouche le vin est sec, d’acidité haute, d’alcool moyen et de corps moyen +, un peu plus large que sur son binôme. L’intensité aromatique est aussi assez marquée, mais l’aromatique est moins marqué par le tertiaire qu’au nez. C’est long et très bon + également pour ce vin. Une très belle paire bien différente en style. 

    Seconde paire, les OVNI
    Domaine Jules Desjourneys, Saint-Véran, 2015 :Nez expressif sur le citron, la bouche s’exprime sur un côté sec, avec une acidité haute un alcool haut également (probablement plus de 14) et un corps moyen +. Il y a un peu d’amertume en fin de bouche et un côté un peu tannique dans ce vin. Je serais parti pour du sauvignon blanc ou du Riesling tellement le vin m’a semblé porté par son acidité. Quelle surprise de voir que c’est un chardonnay qui donne ça ! Très bien
    Domaine Vincent Dureuil-Janthial, Rully 1er cru Le Meix Cadot, 2017 : Le nez s’exprime sur le pop corn (décidément c’est le second vin sur lequel je trouve ça ce soir là, est-ce une envie de cinéma???), fruits blancs. En bouche, l’alcool est haut (14+), c’est aussi très acide (Acidité haute), corps assez imposant (Moyen +), là encre il y a une pointe d’amertume. C’est long également. Je pars plutôt sur un chenin, car je trouve que le vin n’est pas complètement en place comme le serait un chardonnay… Raté, c’est un chardonnay. C’est très bon, pas comme mes talents à l’aveugle. 

    Paire tout seul
    Domaine Pierre Ménard, Anjou, Varenne de Chanzé, 2021 : J’ai marqué nez de sauvignon, on a le buis. En bouche le corps est moyen, l’acidité haute et encore de l’amertume. (Je pense que j’ai envie d’aller au cinéma puis de boire un tonic….). C’est long et très très bon. Comme quoi le Sauvignon, c’est bon quand c’est du chenin….

    Rouges :

    Première paire de claques
    Château des Tours, Côtes du Rhône, 2014 AU nez ça sent la fraise, le yaourt, c’est sucré. EN bouche, c’est sec, très haut en alcool avec un corps moyen, de l’acidité et des tannins moyens. C’est expressif aussi en bouche. Par contre on a de l’amertume qui gâche le jus de fruit vin. C’est bon mais un peu fatiguant.
    Domaine Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Cazetiers, 2019 : Au nez on est sur le cassis et la mûre. EN bouche c’est sec, assez haut en alcool, d’acidité Moyen + et avec des tannins assez présents (mais fins) et une pointe arômes lié à l’élevage. En tout cas c’est très long. J’étais parti sur une belle syrah à cause de l’aromatique très fruits noirs, j’avais encore une fois tort. Merci à Oliv de nous avoir fait goûter le monde Rousseau. Excellent.

    Seconde paire de classiques
    Domaine Petit Roy, Savigny-Les-Beaune, 2020 : Le vin est assez expressif au nez, plus que son binôme, les tannins sont assez marqués et assèchent un peu le vin, ce dernier mérite de vieillir un peu pour que les tannins s’arrondissent et que le vin gagne en harmonie ce qu’il perdra en côté démonstratif. C’est quand même long et plutôt bon.
    Domaine Vincent Dancer, Pommard, Les Perrières, 2017 : Au nez, le fruit est un peu mat et il y a une petite note ferreuse qui partira en bouche. Le vin est sec, assez souple, avec une acidité haute, un corps moyen des tannins moyens fondus, une longueur Moyen + . Ce vin est avant tout marqué par une grande buvabilité qui s’exprime par un équilibre entre l’acidité, le corps et des tannins très polis. Très bien +

    La Paire du Rhône
    Domaine Stéphane Montez, Saint-Joseph, Cuvée du Papy, 2009 : Ce vin a tout ce qu’on peut attendre d’une syrah bien née à maturité. La pointe herbacée au nez accompagne bien les fruits noirs et le côté légèrement viande et poivre. EN bouche l’équilibre est magistral avec des tannins prononcés mais polis. La sensation tactile est au top et pour moi l’équilibre parfait. C’est long et ça pourrait éventuellement avoir un peu plus de concentration, mais là je chipotte. Ça a été pour moi le rouge de la soirée. Excellent.
    Domaine Jean-Louis Chave, Saint-Joseph, 2004 : Pas facile de passer avec le vin précédent. Autant le précédent était sur un équilibre magistral, autant celui là avait des tannins un peu durs et des arômes encore végétaux en bouche. C’est pas l’extase, même si c’est quand même bien. Je ne pense pas que ce vin gagnera quoi que ce soit en vieillissant plus.

    Une paire de 1 bouchonné
    Domaine d’Esteau, Haut-Médoc, 1961 satané bouchon…

    Sucres pour finir
    Domaine Marcel Deiss, Alsace Grand Cru, Altenberg de Bergheim, 2002  Nez sur le compote de pomme, les champignons, le thé earl grey. C’est très élégant, sur un sucre bien intégré. Très bien.
    Domaine Aussigouins, Vin de France, Nectar d’Empyrée 2020 : Le dernier vin était mort ou à défaut, dommage!

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