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    « Eric est pour moi une des plumes les plus intéressantes, si ce n’est la plus intéressante de LPV, par ses explications, son didactisme, sa clarté et par son ton toujours posé, sans esprit de polémique. « 

    Je confirme. Pour avoir travaillé avec Eric sur le Médoc et sur Saint-Emilion, nous avons passé des heures d’entretien technique avec parfois des termes un peu ardus et pointus.
    Là où je sèche parfois (mais fais semblant de tout comprendre, exercice oh combien difficile à pratiquer ;)), Eric, lui arrive sans problème à suivre et à retranscrire de manière claire et synthétique dans ses textes.
    Chapeau bas !

    A très bientôt
    Pierre

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    Bonjour,
    Bu récemment Pavie-Macquin 2007 sur 2 jours. Le nez se montre assez discret même si, à l’aération on devine des notes minérales et de fruits noirs.
    En bouche l’attaque est douce pour monter crescendo vers la minéralité (pointe calcaire). Les tanins sont enrobés et très élégants. A aucun moment on ne décèle des traces végétales.
    La texture est relativement épaisse et soyeuse.
    C’est très élégant et d’une grande buvabilité 😉
    Une très jolie bouteille !
    Peio

    Photo prise au col de Madamète (Néouvielle, Hautes-Pyrénées)

    https://img838.imageshack.us/img838/8606/paviemacquin.jpg

    PEIO
    Participant

    Bonjour,
    Bu récemment Pavie-Macquin 2007 sur 2 jours. Le nez se montre assez discret même si, à l’aération on devine des notes minérales et de fruits noirs.
    En bouche l’attaque est douce pour monter crescendo vers la minéralité (pointe calcaire). Les tanins sont enrobés et très élégants. A aucun moment on ne décèle des traces végétales.
    La texture est relativement épaisse et soyeuse.
    C’est très élégant et d’une grande buvabilité 😉
    Une très jolie bouteille !
    Peio

    Photo prise au col de Madamète (Néouvielle, Hautes-Pyrénées)

    https://img838.imageshack.us/img838/8606/paviemacquin.jpg

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    Bonjour,
    J’ai goûté CR: Aydie 2000 il y a peu (bouteille bue sur 2 jours). C’est vrai qu’à l’aération les tannins s’estompent (un peu)… on est à Madiran quand même !
    Cela dit, je lui reprocherais un côté trop linéaire et monobloc. Je ne sais pas s’il pourra s’étoffer avec les années…
    Peio

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    Bu récemment Poujeaux 2007

    La robe est légère. Le nez très ouvert sur des notes de grillé et de cassis.
    L’attaque est très douce. La bouche s’avère très élégante. L’extraction très mesurée (vu les conditions du millésime).
    C’est intelligemment vinifié. L’élevage est à peine perceptible.
    Il joue sur un registre fin (au sens positif du terme).

    Peio

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    Bingo ! Ce sujet n’a jamais été abordé ici ! A vos claviers… (tu)
    Peio

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    Bonjour,
    Je vais me permettre de rédiger un petit compte-rendu de la dégustation… puisque j’ai eu la chance d’y être. 🙂
    Les vins ont été bu dans l’ordre suivant :
    Ch. Lynch-Moussas 1961 : Nez franc très ouvert (cuir, humus, bois mouillé). Il évolue peu à l’aération. L’attaque est franche et enveloppe le palais. Il se montre assez linéaire. La matière est légère. L’acidité (un peu dérangeante) arrive en seconde partie. La longueur est moyenne. Il reste en bouche ce côté « pas très net » et un peu acidulé (dû à l’acidité un peu vive). Vin sur le déclin.
    Ch. Clerc Milon 1961 : Le nez est moins ouvert que le précédent. La robe se montre un peu plus dense. L’attaque, comme pour le Lynch-Moussas, est franche. En revanche, l’acidité arrive au galop désiquilibrant ainsi le vin. Vin sur le déclin.
    Ch. Beychevelle 1945 : Le nez est très ouvert. Il va même évoluer favorablement à l’aération au court du repas. En bouche, la vin se montre assez monobloc. En revanche, il a gardé une trame assez serrée (contrairement aux 2 autres). Ce n’est pas un modèle d’élégance mais il semble avoir mieux supporté les années.
    Ch. Léoville-Las Cases 1961 : Le nez est très élégant (notes de cèdres, graphite, légèrement caramel). Il évoluera vers des notes de fumé à l’aération. C’est le vin de la soirée ! Il est encore bel et bien debout. L’ensemble est très cohérent et équilibré.

    Justement, hier, j’ai déjeuné avec Nicolas Thienpont et son équipe technique. J’ai pu leur parler de cette soirée et des vins dégustés. Ils m’ont expliqué qu’à l’époque, les raisins étaient ramassés plus tôt qu’aujourd’hui, les extractions beaucoup plus longues. Ce qui fait qu’au final, on obtenait des vins taniques qui mettaient beaucoup plus de temps à s’ouvrir qu’aujourd’hui… quand ils s’ouvraient.
    Peio

    PEIO
    Participant

    Bonjour,
    Demain mercredi 7 septembre aura lieu sur France Inter, comme tous les jours l’émission de Matthieu Vidard La Tête au Carré.
    Le thème de l’émission : Vignobles et géologie
    Le lien : https://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-vignobles-et-geologie

    PEIO
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    « Y en a carrément qui ne mettent rien,… »
    Lafite aussi ne mentionne pas qu’il est (Premier) Grand Cru Classé.
    Peio

    PEIO
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    CR: Domaine Jean-Philippe Padié – Ciel Liquide 2007
    Bonjour,
    J’ai profité d’une petite rando sur 2 jours dans le Canyon d’Ordesa (Espagne) pour emporter une bouteille de Ciel Liquide 2007.
    A l’ouverture, le vin affiche des arômes sauvages (limites déviants) qui disparaissent rapidement à l’aération.
    L’attaque est croquante (fruits noirs) avec beaucoup d’épices (notes de fumé).
    L’ensemble est très digeste et très équilibré. On est bien loin des vins du sud au côté solaire.
    Il finit par une belle acidité.
    Belle minéralité. C’est diablement bon (tu)
    Peio

    [URL=https://imageshack.us/photo/my-images/171/ordesacielliquide.jpg/][IMG=https://img171.imageshack.us/img171/2778/ordesacielliquide.jpg][/IMG][/URL]

    PEIO
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    Bonsoir,
    Bu récemment Argile Rouge 2003. Le vin a été carafé une heure avant.
    La robe est noire (jusque là, c’est normal). En bouche l’attaque est assez doucereuse et se redresse assez rapidement pour laisser la place à des tannins imposants (malgré ses 8 ans).
    Le vin affichent en bouche des notes « poussiéreuses » (pas forcément dérangeantes) accompagnées d’une pointe d’amertume.
    Je goûte ce vin (sur ce millésime) pour la troisième fois et je trouve qu’il commence à peine à se laisser dompter par le temps (mais vraiment à peine).
    En somme, un vin virile et droit… mais malgré tout civilisé.
    Peio

    PEIO
    Participant

    CR: Domaine du Jonc-Blanc 2005

    Je ne peux que rejoindre Fred quant à l’immense « buvabilité » du 2005 en ce moment. J’ai goûté ce vin sur 3 jours (la même bouteille).
    Le vin se révèle par paliers successifs. Au premier abord, c’est la salinité (calcaire) et les fruits noirs qui apparaissent.
    Puis au fur et à mesure de l’aération, les notes de fumée, viandé arrivent petit à petit. Le fruit est superbe et le tannins sont d’une rare discrétion.
    Une belle bouteille ! (tu)
    Peio

    PEIO
    Participant

    Bonjour Alphonse,
    Pour ce prix, fonce !!! Tu n’as rien à craindre. Demande également au vendeur si c’est vendu par caisse de 6 ou à l’unité.
    Bien à toi
    Peio

    PEIO
    Participant

    Bu récemment CR: Ch. Clerc-Milon 1973. La bouteille a été débochée et le vin servi dans la foulée. Le nez est très ouvert sans même qu’on ait à l’aérer et très typé cabernet sauvignon (poivron rouge, tabac brun, petites notes fumées, mine de crayon). La robe est tuilée et d’intensité moyenne ; et légèrement trouble. L’attaque est franche et (malheureusement) rectiligne pour finir sur une belle acidité. Il se montre monobloc et manque cruellement de relief. Malgré tout, il ne sèche à aucun moment. Au court du repas, l’aération ne lui fera guère de bien : il se durcit en bouche.
    Un vin à prendre tel qu’il est… 😉
    Peio

    PEIO
    Participant

    Bonjour,
    A lire ici :
    https://lapassionduvin.com/phorum/read.php?3,468,268458#msg-268458
    Il y a de forte chance que ce Larose de Gruaud soit un « autre » second vin (issu essentiellement des merlots de la propriété).
    Peio

    PEIO
    Participant

    Non, le problème n’est pas là. Je vois mal comment on peut définir le nez d’un vin en un seul mot, son aspect en 1 voire 2. Et conclure par une seule phrase. Et ce sur, 50 échantillons.
    C’est comme traverser le premier étage du Louvre en 1 heure et en essayant de donner un ressenti sur chaque tableau. :S
    Peio

    PEIO
    Participant

    Nicolas,

    Ce qui est dérangeant dans ce style d’exercice « je flingue un peu, beaucoup, ou énormément », c’est que ça peut blesser les gens. Puisque les commentaires de dégustation sont peu étayés et peu développés.

    Je me rappelle d’un début de matinée passé dans les vignes avec mon compère Eric (Bernardin) et quelques vignerons du secteur de Moulin Riche (Léoville-Poyferré). C’était fin septembre 2008, l’été indien était superbe et permettait aux raisins de finir (ou pas) de mûrir tout doucement. Et ces vignerons étaient dégoûtés que certains critiques enterrent déjà le millésime avant même que les vendanges aient pu débuter.

    C’est pourquoi, selon moi, il faut toujours être prudent avec ce genre de jugement.
    Peio

    PEIO
    Participant

    Nicolas,
    Beychevelle et Lascombes ont été dégusté au mois de septembre/octobre à 2 reprises (à 1 mois d’écart donc).
    Pour Beychevelle, j’ai pu y trouver un vin très digeste. Bien loin de ce que pouvait engendrer le millésime ; à savoir un vin avec des traces de surmaturité, un côté chaleureux. Il avait un aspect « très océanique » et aérien. C’est sûr, ce n’était pas un monstre de concentration mais il s’est montré très digeste (je le répète) et je ne vois pas à quel moment tu as pu y trouver de l’alcool et de l’acidité.
    Quant à Lascombes, goûté juste à côté de Beychevelle, il s’est montré beaucoup plus fermé tant au nez quand bouche. En revanche, il abordait davantage de concentration. Malgré ce que j’aurais pu craindre, les tannins étaient assez polissés. En revanche, l’acidité était assez basse (quand on sait que Lascombes ramasse ses merlots quand les autres finissent leurs cabernets sauvignon).
    Tu peux comprendre qu’à l’image de ces 2 vins, je ne me retrouve pas du tout dans tes descriptions.
    Après, les goûts et les couleurs…
    Peio

    PEIO
    Participant

    Bonsoir Nicolas,
    En ce qui me concerne, je me pose surtout des questions quant aux verdicts prononcés (Pas terrible, Sans grand intérêt pour Palmer, acidité pour Lascombes, sans intérêt pour Beychevelle).
    Je ne parlerai que des vins que j’ai pu goûter (à 2 reprises à des stades différents de leur élevage pour Beychevelle et Lascombes).
    Je ne comprends pas. J’ai pu déguster bon nombre de Crus Classés médocains sur ce millésime et jamais je n’ai décelé les adjectifs que tu leur attribues.
    Comment peux-tu porter des appréciations aussi lapidaires ?
    Merci pour ton explication.
    Peio

    PEIO
    Participant

    Bonjour à tous,
    Je vais apporter ma petite contribution à la dégustation de ces 10 Crus Classés :

    [URL=https://img849.imageshack.us/i/photofd.jpg/][IMG]https://img849.imageshack.us/img849/9057/photofd.jpg[/IMG][/URL]

    La Lagune 2002 : élégant, souple, jolie matière soyeuse. Ce n’est pas très concentré mais la bouche est très savoureuse.
    Palmer 2001 : En retrait (moins ouvert) par rapport à La Lagune. Très élégant et souple. Il débute sa phase de maturité (à mon avis). Il s’étoffera d’ici 5 ans…
    Lascombes 2005 : le nez est très exotique (cacao) et exubérant. Il a un côté « too much ». La bouche est (très) concentrée et boisée (élevage appuyé). Je ne sais pas quoi penser de ce vin.
    Gruaud-Larose 2001 : je m’attendais à un Saint-Julien musclé. Et bien non, il joue résolument la carte de l’élégance. Et quelle élégance. C’est déjà souple et ouvert mais il en a encore sous la pédale.
    Ducru-Beaucaillou 1999 : le nez est marqué par des odeurs pas très nettes de champignons (pour ne pas dire carton humide). Mais la bouche est élégance, très typée Saint-Julien. Le vin est long. Ouf !
    Léoville-Barton 1999 : nous avons affaire à un vin montrant ses muscles. C’est très puissant, concentré et tannique. Je suis perplexe face à ce vin à ce stade…
    Clos du Marquis 2001 : il affiche une certaine austérité en bouche mais affiche une belle élégance. Il s’étire tout en longueur pour finir sur une belle acidité. Très bel équilibre.
    Lynch-Bages 2001 : le nez est très ouvert. Tout comme la bouche très savoureuse. C’est un Pauillac d’hédonniste ! Quel régal !
    Pontet-Canet 2001 : il est beaucoup plus austère que son compatriote précédent. Il affiche un certain classicisme mais se montre plus concentré. Il est encore sur la réserve.
    Cos d’Estournel 2001 : le nez est très exotique (notes d’épices, de cacao pas le même que Lascombes ;)) et la bouche onctueuse et longue. Les tannins sont enrobés. La finale est marquée par des notes salines (calcaire de Saint-Estèphe ?). C’est très bon.

    C’était en tout cas un joli moment partagé entre amateurs français, anglais et argentins.
    Michel-Jack Chasseuil est passé nous voir et a fait l’honneur de venir déguster avec nous.
    La vie est belle…

    Peio

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