- Ce sujet contient 11 réponses, 6 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Le_syd1961, le il y a 14 années et 8 mois.
- Poste
-
Apres une trés longue absence de ce forum passionnant … je refais surface et m’en réfère à votre expertise pour une série de questions concernant le millèsime 1961.
je vous remercie d’avance de vos réponses.Je vais ouvrir demain vendredi 04 Novembre, une série de bouteilles de 1961 et une de 1945 pour mes 50ans. Délicate chose s’il en est …
Au programme de cet évènement :– Rauzan Gassies Magnum 1961
– Clerc Milon Mondon 1961
– Leoville Las Cases 1961
– Beychevelle 1945Je voulais avoir votre avis sur :
la façon de les ouvrir
combien de temps avant la dégustation dois je les déboucher
dois je les redresser pour décantation la veille (aujourd’hui donc ?)
Les pièges à éviter (parfois un vieux millèsime peut sembler a un profane comme moi, trop vieux ou mort alors qu’il ne l’est pasPour ce qui est du menu, j’attends encore l’inspiration pour l’entrée et les fromages mais pour le plat principal un gigot d’agneau rosé accompagné de cèpes semble avoir ses preuve avec ce genre de vieux vins.
Si quelqu’amateur de vieux millésimes pouvait avoir l’amabilité de me conseiller …j’en serais très heureux .Nous ne serons que 6 amateurs pour cette dégustation. Il se peut que je n’ouvre pas le 45 du coup !…
Merci de vos réponses d’expert en matière de vieux millèsimes.
- Replies
-
- 3 novembre 2011 à 18h09
Bonjour,
Dans un premier temps bien parcourir les forums, en quête d’information, tout à été dit dans ce sens, si 1961 est un des plus grands millésimes, bien des paramètres extérieurs peuvent venir entacher la chose. (Conservation, provenance de la bouteille, déménagements, problème de bouchon etc.)
Si ces paramètres sont maîtrisés, ces 4 vins sont exceptionnels dans ces millésimes.
Personnellement, dans ce cas de figure j’inverserais Clerc Milon et Rauzan-Gassie car je privilégierais le contenant dans ce millésime qui apportera peut-être un peu plus de vivacité, mais mieux vaut goûter les 2 avant le service, pour confirmer…
Ensuite je terminerais bien entendu par Las Cases et mettrais de côté Beychevelle à condition que l’état de conservation de celui-ci le permette… Dans le cas contraire je placerais le Beychevelle avant le Léoville et attendrais de voir pour ouvrir Léoville.Bien entendu, un Beychevelle 1945 pourra réservé aussi bien une bonne qu’une mauvaise surprise… Cela dépend de bien des paramètres.
Concernant le service, cela a été déjà suffisamment débattu sur ce forum, je privilégierais la méthode « Audouze » dans ce cas, pour le Magnum je le dégagerais à épaule avant de remettre un bouchon.
Cdlt,
Jean-Aubert
PS : des commentaires de dégustations seraient les bienvenus par la suite, car ce forum est un lieu d’échanges avant toute chose.
- 3 novembre 2011 à 18h19
merci pour le message.
Je ne manquerai pas de vous faire part de nos commentaires et notes sur ces millésimes.Pour ce qui est des eléments divers, c’est bien sur l’inconnu de savoir comment ces flacons ont été conservés au fil de leur périple. Certains, comme le Beychevelle sont dans ma cave ((Vinotek de viellissement) depuis plus de 10 ans, mais qu’en etait il avant ?.. D’autres comme le Gassies n’a été acquis que le mois dernier sur la seule bonne foi de son vendeur et de la belle hauteur de vin dans la bouteille.
Je vais de ce pas faire des recherches sur la méthode « audouze » qui m’est totalement inconnue.
- 3 novembre 2011 à 20h45
Si je ne peux pas t’aider plus aujourd’hui pour la préparation, je peux t’aider demain pour la dégustation :)-D:)o
Bonne découverte en tout cas !
- 3 novembre 2011 à 22h17
Bonsoir,
Une petite précision : je mettrais les bouteilles que tu veux déguster debout dès aujourd’hui !
Les dépôts, naturels, auront alors le temps de se déposer au fond de la bouteille.
Pour l’ordre de passage je partage l’avis de JAD.
La manière « Audouze » elle a fait chez moi de petits miracles, a utiliser sans retenues donc !!!!
Il faut leur laisser le temps de s’aérer ! après 50 ans !!!
Et moi perso : je mettrai Beychevelle 1945 à la place de Clerc Milon Mondon 1961 parce que
1945 est très interessant aussi et si effectivement la bouteille a été « bien traitée » cela te promet un grand moment !!
Cordialement
SebPS : Si tu as un reste de Leoville Las Cases 1961 je suis près à faire des km pour gouter !>:D< J'attend les CR avec impatience ! envoi un MP si tu as des soucis !
- 3 novembre 2011 à 22h44
J’ai bu un Meyney 1961 le mois dernier. Sans « copyright » sur la méthode : Redressé 1 jour ou 2 avant, ouvert et épaulé le matin pour le soir, conservé ouvert debout dans la cave fraîche jusqu’au soir.
C’était pas bon à l’ouverture, superbe le soir !de rien 😉
- 3 novembre 2011 à 23h19
Boooooon … passé la journée a arpenter les posts pour trouver la fameuse méthode ICI
Personne ne m’a cependant proposé un fromage ou une entrée pour cette fete !…
Les bouteilles sont déjà redressée dans la cave … j’hésite encore mais je pense les ouvrir demain matin … si elle sentent bon, je les rebouche, sinon je les laisse aerer toute la journée jusqu’au soir…
Voila … je commence a trépigner d’impatience …
PS : certains descendent de Paris pour la circonstance !…
- 4 novembre 2011 à 22h49
Les bouteilles ont été ouvertes !…
La trés mauvaise nouvelle c’est la chute du Gassies sur la dalle de béton !… 🙁 je prefere ne pas m’étendre la dessus !…
Pour la peine, j’ouvre un Lynch Moussas … 1961 évidement !…Pour les autres, avec la goutte de sueur j’ai sorti tous les bouchons, a midi !…
Aucune mauvaise odeur bouchon ou putride !…
Le Lynch Moussas sens le fer … ou l’oxydation, très léger … les autres ont un nez très timide mais je décèle un arôme de grains de raisins ecrasés et de cuir sur le Leoville. J’ai pas osé tremper les levres dedans…
J’ai rebouché avec des bouchons neufs pour l’heure …
Photos du débouchage en debut de semaine promis !- 5 novembre 2011 à 4h49
Je ne ferais pas plus de commentaire sur ton » magnum » malheur !
Par contre n’oubli pas de nous parler des accords mets/vins que tu as trouver car je n’ai pas voulu t’aider sur ça
étant donner que c’est très compliqué et que cela dépend beaucoup des gouts personnels.
En attendant ton compte-rendu
Seb
- 8 novembre 2011 à 16h50
Bonjour,
Je vais me permettre de rédiger un petit compte-rendu de la dégustation… puisque j’ai eu la chance d’y être. 🙂
Les vins ont été bu dans l’ordre suivant :
Ch. Lynch-Moussas 1961 : Nez franc très ouvert (cuir, humus, bois mouillé). Il évolue peu à l’aération. L’attaque est franche et enveloppe le palais. Il se montre assez linéaire. La matière est légère. L’acidité (un peu dérangeante) arrive en seconde partie. La longueur est moyenne. Il reste en bouche ce côté « pas très net » et un peu acidulé (dû à l’acidité un peu vive). Vin sur le déclin.
Ch. Clerc Milon 1961 : Le nez est moins ouvert que le précédent. La robe se montre un peu plus dense. L’attaque, comme pour le Lynch-Moussas, est franche. En revanche, l’acidité arrive au galop désiquilibrant ainsi le vin. Vin sur le déclin.
Ch. Beychevelle 1945 : Le nez est très ouvert. Il va même évoluer favorablement à l’aération au court du repas. En bouche, la vin se montre assez monobloc. En revanche, il a gardé une trame assez serrée (contrairement aux 2 autres). Ce n’est pas un modèle d’élégance mais il semble avoir mieux supporté les années.
Ch. Léoville-Las Cases 1961 : Le nez est très élégant (notes de cèdres, graphite, légèrement caramel). Il évoluera vers des notes de fumé à l’aération. C’est le vin de la soirée ! Il est encore bel et bien debout. L’ensemble est très cohérent et équilibré.Justement, hier, j’ai déjeuné avec Nicolas Thienpont et son équipe technique. J’ai pu leur parler de cette soirée et des vins dégustés. Ils m’ont expliqué qu’à l’époque, les raisins étaient ramassés plus tôt qu’aujourd’hui, les extractions beaucoup plus longues. Ce qui fait qu’au final, on obtenait des vins taniques qui mettaient beaucoup plus de temps à s’ouvrir qu’aujourd’hui… quand ils s’ouvraient.
Peio- 10 novembre 2011 à 20h11
Content de voir que Peio a donné quelques éléments de cette dégustation de vieux millésimes.
Je partage son avis, les deux premiers vins testés sont sur le déclin et l’acidité qui monte rapidement derrière la première impression gâche le plaisir que ces vins semblent promettre de prime abord.L’ordre du service à été judicieux … nous avons hésité entre le Beychevelle et le Léoville et avons bien intuité en servant le 45 d’abord. Ce qui nous a surpris c’est la robe de tous les vins ouverts ; certes tuilés mais pas tant qu’on eut pu s’y attendre. des rouges bien profonds et francs donc.
J’ai dans le fond été plus surpris par la tenue du Beychevelle que du Las Cases dans la mesure ou je pensais que 66 ans en bouteille aurait eu raison de la structure et de la tenue en bouche. Ce ne fut pas du tout le cas. Et puis le Léoville dans ce millésime, hors accident de conservation (c’est le pari mais dans mon cas il faut judicieux), on ne peut qu’en attendre du très bon non ?
J’ai beaucoup aimé les notes de tabac brun qui montaient avec l’aération de ce dernier 1961 ouvert pour la soirée.
Le Repas :
Entrée : soupe de potiron
– (Potiron + 2 carottes + 1 gros oignon blanc + 1 carcasse de canard gras + thym/sel/poivre)Plat principal :
– (Epaule d’agneau au four et gratin dauphinois dans les régles culinaires régionales de cet accompagnement)Dessert :
– ( Assortiments de patisseries au chocolat issu d’un maitre Chocolatier Palois)J’ai finalement choisi de ne pas servir de fromage.
Pour finir … j’ai servi un Corton GC les combes de 1996 qui s’est montré délicieux mais dont je ne parlerai pas dans cette section Bordeaux …
Les photos du débouchage, des bouchons et des bouteilles … et de votre serviteur tenant l’aîné des flacons de la soirée.
- 10 novembre 2011 à 23h22
J’ai attribué les permission, les photos sont visibles desormais !
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.