Nol

Nous avons 1 invités et 0 utilisateurs enregistrés en ligne.

Forum Replies Created

Affichage de 20 réponses de 61 à 80 (sur un total de 435)
  • Replies
  • Nol
    Participant

    CR:

    Comme l’indique SP dans son CR, cette dégustation restera un grand moment de notre dernier séjour bourguignon. Avec tout de même un très gros bémol, hélas de plus en plus fréquent en Bourgogne : les prix (45 € le Volnay village St-François ; 95 € pour certains Volnay 1er cru….). Quelques impressions sur ces 2017 :

    Hautes côtes de Beaune :
    C’est fruité, avec notamment des notes de fraise, et légèrement épicé ; il y a de la matière, c’est souple, avec juste une petite astringence en finale ; B-

    Pommard Chanlins :
    Beaucoup de fruits rouges au nez ; en bouche, c’est gourmand, malgré une très légère accroche ; B+

    Volnay Saint-François :
    Nez très floral, beaucoup de fruits frais également (groseille, framboise, mûre) et une pointe « calcaire » ; bouche d’un beau volume, c’est moelleux, avec beaucoup de fruit et une finale un peu « minérale » ; fond de verre « floral ». Pas mal pour un village… ; TB

    Volnay 1er cru :
    Nez très intense et fruité, une pointe d’élevage et une petite sensation d’alcool ; très belle bouche, beaucoup de fruits (myrtille, framboise), une note un peu fumée et des tanins d’une très grande finesse ; TB +

    Volnay 1er cru Brouillards :
    Nez réduit, derrière des fruits rouges, notamment de la framboise, et quelques notes florales ; en bouche, ça « pétille » un peu, on retrouve la framboise et une sensation « minérale » , notamment en finale ; TB –

    Volnay 1er cru Taillepieds :
    Nez très profond, sur les fruits noirs très légèrement confiturés, donnant une sensation de haute maturité, des notes florales ; en bouche, une grosse matière, c’est dense et séveux, il y a de la myrtille ; on ressent un peu d’accroche dans les joues, mais sans dureté ou « verdeur », malgré les 100 % de VE ; fond de verre particulièrement parfumé ; Excellent +

    Volnay 1er cru Pitures :
    Nez très très fin et délicat sur la rose un peu fanée, les fruits rouges (fraise, framboise), un trait de grenadine et une pointe de ronce : c’est superbe ; la bouche n’est pas en reste : de la dentelle, gorgée de fruits, et notamment de fraise type mara des bois, très légèrement sucrée, une pointe d’épices ; finale fraiche et aérienne, légèrement mentholée et très persistante. Et tout ça avec 100 % de VE… Bref, un régal, pour un premier cru de Volnay que je découvrais ; Grand vin

    Bref, des Volnay 2017 de très haut niveau (quel fruit !) et une superbe découverte. Après ceux du domaine Lafarge goûtés la veille, difficile de ne pas devenir fan de cette appellation…

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:
    Difficile de suivre le rythme endiablé de SP dans la rédaction des CR…. J’ajoute donc ces quelques notes et impressions de dégustation sur les vins d’un domaine que nous apprécions beaucoup.

    Les blancs 2017 :

    Bourgogne :
    Nez qui m’a semblé un peu réduit au départ, ensuite arrivent des notes florales et de fruits blancs ; bouche fraîche, sur une matière assez légère, finale assez courte mais avec du peps ; c’est bon, mais j’ai préféré celui d’Antoine Jobard… ; AB+ / B-

    Meursault :
    Nez très citronné, avec un peu de craie ; en bouche, l’acidité m’a semblé assez haute, on retrouve les notes de citron, de la tension, finale salivante ; B- / B

    Meursault Chevalières :
    Nez pur et très fin, des fruits blancs, une note crayeuse ; l’attaque en bouche est ronde et souple, puis le vin se tend et s’étire longuement ; du fruit et de la fraîcheur ; finale nette et salivante ; c’est très bon ; TB-

    Meursault Limozin :
    Nez qui fait plus « mou », avec des notes de citron confit ; à l’attaque en bouche, une sensation de forte maturité, avec des notes confites ; mais ensuite, le vin ne tombe pas, il y a de l’acidité jusqu’à une finale légèrement saline ; B

    Chassagne-Montrachet 1er cru Morgeot :
    Petite réduction au nez, puis des notes florales ; en bouche, un vin large, avec de la matière, mais avec une acidité qui semble plus faible que sur les Meursault ; le vin reste plus bas dans la bouche ; finale légèrement épicées et note de poire en fond de verre ; une cuvée qui ne fait pas partie de mes favorites, même si sur 2017 je l’ai trouvée un poil plus tendue et aérienne ; B

    Meursault 1er cru Charmes :
    Beau nez fin et complexe, du fruit (poire, citron bien mûr), du « minéral » (craie, caillou) ; à l’attaque en bouche, du citron bien mûr, mais pas confit ; comme sur de nombreux 2017 goûtés, c’est d’abord rond et assez large, puis le vin se tend et s’étire ; TB

    Meursault 1er cru Poruzot :
    Nez très mûr, presque opulent, petite note d’amande et de beurre, citron limite confit ; bouche très dense, concentrée, avec une sensation de forte maturité, petite note épicée en finale ; un gros bébé à attendre sagement ; TB+

    Meursault 1er cru Perrières :
    Fruits bien mûrs au nez, du caillou et un peu d’épices ; gros volume en bouche, avec des fruits blancs et une légère accroche dans les joues ; le vin « avance » davantage que le Poruzot et on sent la tension dès l’attaque ; finale très salivante, longue et persistante ; Excellent –

    Les rouges 2017 :

    Bourgogne :
    Beaucoup de fruits rouges au nez, avec la sensation d’une belle maturité, des notes florales ; en bouche, la matière est assez légère, mais soyeuse, avec des tanins « doux » ; agréable ; AB+ / B-

    Chassagne-Montrachet :
    Nez un peu plus sombre et dense, sureau, violette, note de ronce ; en bouche, du fruit, davantage de densité que sur le Bourgogne, il y a un peu d’accroche, un léger trait vert, mais cela reste aimable et assez rond ; B

    Pour ces 2 premiers rouges, il me semble que c’est un peu en-dessous de 2015, mais un peu au-dessus de 2016 et surtout de 2014 (avec sur ce dernier millésime un chassagne vraiment très « rustique »).

    Meursault Clos des mouches :
    Nez enjoleur et délicat, panier de fruits rouges / noirs frais, notes florales ; la bouche me semble un peu plus dense que d’habitude, très riche en fruits, avec des notes de fraises écrasées / confiturées ; les tanins sont enrobés, c’est très soyeux, longue finale portée par une belle acidité ; miam ! TB+

    Beaune 1er cru Bressandes :
    Nez profond, dense, sur les fruits noirs ; on retrouve la densité et la profondeur en bouche ; la matière est à la fois concentrée et enrobée, c’est « séveux », sur un registre assez sombre, jusqu’à une finale fraîche et élancée ; fond de verre très parfumé ; re-miam ! TB+

    Difficile de départager ces deux très beaux rouges de la côte de Beaune… qui n’ont rien à envier aux 2015 goûtés il y a 2 ans

    Nous terminons la dégustation par ces deux mêmes vins, mais sur le tout tout jeune millésime 2018 :
    Comme SP, j’ai trouvé que les sensations étaient un peu inversées par rapport à 2017 (mais aussi aux millésimes précédents) : le Meursault est plus « noir », le Beaune plus « rouge » et on sent davantage de densité sur le premier que sur le second.

    Un grand merci à Sophie et Jean-François Germain et à l’année prochaine.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    Bouteilles bues sur une succulente pintade au chou :

    Volnay 1er cru Les Mitans 2010 :
    Très beau nez de pinot légèrement évolué : groseille, framboise, sureau, fleurs séchées, petite note de sous-bois ; bouche très fraîche, pour les amateurs d’acidité assez haute, matière fine et délicate, c’est droit, aérien, tout en longueur, finale légèrement mentholée ; un régal de PDF et pour moi, à point.

    Volnay 1er cru Caillerets 2010 :
    Robe plus sombre ; nez un peu plus puissant, avec davantage de fruits noirs, de la cerise, du poivre et une légère note épicée ; pas de note d’évolution ; l’attaque en bouche est ample, la matière est nettement plus dense que sur le Mitans, mais cela reste aérien, construit sur la longueur ; finale fraîche et tonique légèrement réglissée ; déjà très bon, mais mériterait quelques années de garde supplémentaires.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    Le millésime 2017 chez Frédéric Lafarge

    Comme l’an dernier, le domaine Lafarge est notre premier rendez-vous de notre petite tournée bourguignonne. Le réveil a donc été relativement matinal pour pouvoir être à 9 h à Volnay. Frédéric Lafarge nous accueille avec sa fille qui travaille désormais au domaine.
    Si le millésime 2018 a été favorable en Bourgogne, Frédéric Lafarge nous explique que cela a été peut-être encore plus le cas sur Volnay, grâce à de petites pluies régulières tout au long de l’été. Son épouse m’avait déjà indiqué par mail que la nature s’était montrée généreuse (ce qui n’avait pas été le cas entre 2012 et 2016). Frédéric Lafarge nous conduit dans les caves pour découvrir le millésime 2017

    Les blancs :

    Bourgogne Aligoté « Raisins Dorés » (VV de 80 ans vendangées le 21/9) :
    Nez ouvert, sensation de maturité, agrumes ; la bouche est ronde, avec une acidité moyenne, finale légèrement saline. AB+

    Meursault village (3 parcelles sous les Volnay Santenots du Milieu) :
    Nez bien présent, sur les fruits blancs (poire) ; la bouche est davantage sur le citron (bien mûr), un bon équilibre entre matière et acidité, finale fraîche et nette. B

    Meursault village « Vendanges sélectionnées » (même emplacement, mais VV) :
    Nez un peu austère, très citronné avec une sensation « crayeuse » ; la bouche est plus « aimable », avec des notes de poire s’ajoutant au citron ; une matière un peu plus dense que sur l’autre meursault, finale saline. B+

    Beaune 1er cru Clos des Aigrots :
    Nez gourmand, sur les agrumes légèrement confits, un petit côté « bonbon » et une touche vanillée ; la bouche est à la fois gourmande et salivante, avec une finale bien nette très légèrement épicée ; TB

    Les rouges :

    Bourgogne Passetoutgrain (vignes de 90 ans en complentation) :
    Nez sur les petits fruits rouges acidulée, avec une légère note végétale ; bouche vive et légère, sur les fruits rouges ; finale fluide, sans accroche ; AB

    Bourgogne pinot noir :
    Nez plus sombre et plus profond, avec des fruits noirs ; bouche ronde, mais pas molle, avec une belle matière pour un bourgogne générique et de la densité ; jolie note de ronce en fond de verre ; B-

    Volnay village :
    Joli nez très fruité, avec des notes de ronce et une pointe vanillée ; un beau fruit à l’attaque en bouche, ensuite l’acidité m’a semblé assez haute, avec de l’accroche, et une matière assez légère ; AB+ / B-

    Volnay VV (« vendanges sélectionnées ») :
    Nez très frais, sur les fruits rouges, avec une petite note « verte » ; à l’attaque en bouche, c’est assez rond, avec une petite note de framboise, il n’y a pas d’accroche, mais à nouveau une acidité assez haute, assez peu de densité et une sensation un peu « verte » ; notes de ronce en fond de verre ; AB+ / B-

    Bon, j’ai été un peu déçu par ces deux Volnay, au regard de ce que nous avions goûté en 2016 (il est vrai qu’il s’agissait d’une cuvée unique, en raison de rendements trop faibles) et surtout en 2015.

    Beaune 1er cru Clos des Aigrots (cette fois en version rouge, donc…) :
    Nez sur les fruits rouges (groseille, framboise) et une sensation de « cailloux » ; c’est moelleux à l’attaque en bouche, une matière soyeuse, sans accroche et avec beaucoup de fruit, finale fraîche ; beaucoup de pureté sur ce vin ; TB

    Beaune 1er cru Les Grèves (vignes de 96 ans) :
    Une robe très très claire et brillante ; nez très gourmand sur un panier de fruits rouges frais (fraise, framboise) ; en bouche, énormément de fruits, mais avec de la structure et beaucoup de fond ; c’est à la fois délicat, dense et très long ; excellent

    Volnay 1er cru Les Mitans :
    Nez un peu fermé, légèrement fumé, notes de fruits noirs, de griottes et de ronce ; la bouche est ample, avec de la mâche et un léger trait végétal qui apporte de la fraîcheur ; finale légèrement épicée ; un vin qui m’a semblé un peu sur la retenue, sur un registre plus « viril » que le 2015, mais avec un beau potentiel ; B+ / TB- en l’état.

    Volnay 1er cru Clos des Chênes :
    La robe la plus sombre jusqu’à présent ; Nez profond, avec une sensation « calcaire » qui domine les fruits noirs ; en bouche c’est puissant, beaucoup de volume et de mâche, sur un registre assez sombre ; un vin sur la largeur, mais sans lourdeur car c’est salivant, avec une finale énergique ; TB+

    Volnay 1er cru Clos du Château des Ducs :
    Nez profond, mais plus clair que le Clos des chênes (fruits rouges), avec un très léger trait vert ; la bouche est superbe : construite sur la longueur, mais avec de la densité, tendue, la matière est particulièrement soyeuse et délicate ; le vin reste haut dans la bouche jusqu’à la très longue finale ; très beau fond de verre sur les fruits rouges compotés et la ronce ; Excellent +
    C’est ici la seule fois que Frédéric Lafarge a réellement laisser parler ses convictions en matière de biodynamie (le domaine est en BioD depuis 1997). Cette cuvée fait en effet l’objet d’un égrappage manuel, à propos duquel Frédéric Lafarge a évoqué la « fusion » des mains des égrappeurs et ce qu’elle transmettait (ou transmettrait…) aux raisins. Chacun pourra se faire sa propre appréciation en fonction de ses convictions et modes de pensée….

    S’agissant des rouges, en 2015, ma préférence allait aux Mitans, en 2016 au Clos des Chênes ; pour 2017, ce sera donc le Clos du Château des Ducs (avec juste derrière le très très beau Beaune Grèves).

    Les crus du Beaujolais (toujours 2017) :

    Pour rappel, le domaine a fait l’acquisition depuis 2014 de vignes sur Fleurie, Chirouble et Brouilly (domaine Lafarge-Vial) ; c’est également en BioD, sans VE.

    Chiroubles (seulement 8 hl / ha en raison de la grêle) :
    J’ai trouvé le 1er nez un peu « pharmaceutique » et végétal ; le fruit est plus présent en bouche, avec un peu d’accroche ; AB

    Fleurie La joie du palais (?) :
    Au nez, à nouveau petite note « pharmaceutique » au départ, mais très rapidement le fruit prend le dessus, avec de la fraise écrasée ; bouche très gourmande, panier de fruits rouges, un vin salivant avec beaucoup de peps et de gourmandise ; B / B+

    Fleurie Clos Vernay :
    Nez très pur, un peu en retrait, avec une forte sensation « minérale » ; la bouche est un peu austère, très dense (davantage de matière que sur l’autre Fleurie), avec du caillou ; beaucoup de fond sur cette cuvée, comme les années précédentes, mais à attendre un peu ; B en l’état

    Côte de Brouilly :
    Nez très fruité, de la fraise, un peu de cassis et une touche de violette ; en bouche, beaucoup de fruit et de fraîcheur, c’est gourmand ; finale salivante ; sur 2016, ce vin était une petite « bombe » : il l’est presque autant sur 2017 ; B+ / TB-

    Voilà, c’est terminé. Nous avons été heureux de découvrir les blancs du domaine (nous n’avions goûté jusqu’à présent que l’Aligoté). Les rouges 2017 (côte de Beaune) sont d’un très beau niveau, même si les Volnay villages m’ont semblé un cran en-dessous par rapport à 2016 et 2015. Et, comme lors des dégustations précédentes, nous avons goûtés de très jolis crus du Beaujolais. Il me reste à remercier sincèrement Frédéric Lafarge pour le temps qu’il a bien voulu nous consacrer. Et à l’année prochaine pour le millésime 2018.

    Paul

    PS 1 : à noter, cela n’est pas si fréquent, une stabilité des tarifs sur 2016 par rapport à 2015, malgré des volumes très faibles (11,50 le Bourgogne rouge ; 24 le Volnay village ; 55 le clos des chênes ; 56 le clos du chateau des ducs, + 1 €)
    PS 2 : un grand merci à SP pour les photos

    Nol
    Participant

    CR:

    Bouteilles bues au restaurant le Soufflot à Meursault (45 € sur table – chacune…).

    Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2008 :
    Nez fin mais qu’il faut aller un peu chercher, des fruits jaunes, des agrumes, une note iodée mais aussi d’herbes type fougère et une très légère sensation crémeuse ; la bouche est superbe, avec un fruit bien mûr, de la tension, du volume, de l’énergie : « ça avance » vite jusqu’à une finale qui « claque » très désaltérante. Tout cela fait encore très jeune. Pour ceux qui ont la chance d’en avoir encore en cave, rien ne presse….

    Chablis 1er cru Fourchaume 2005 :
    A l’ouverture, un nez que je n’apprécie pas trop : c’est un peu chaud et lourd, avec beaucoup de miel et des notes d’encaustiques assez marquées ; cela va nettement s’améliorer à l’aération, avec davantage de fruits (jaunes et poire), de fraîcheur et quelques notes de mousseron ; l’attaque en bouche est assez large, sur les fruits jaunes bien mûrs, mais sans être molle ; l’acidité est en effet bien présente, qui donne de l’allonge et du peps au vin ; finale légèrement épicée mais un poil « chaude ». Là encore, un vin qui semble avoir encore de belles années devant lui.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    Domaine Marquis d’Angerville, Volnay 1er cru Fremiet 2006 :

    Beau nez de pinot évolué, très fin, sur les fruits rouges légèrement compotés (cerise, notamment), la ronce, les fleurs séchées, une note de réglisse et un léger trait vert ; l’attaque en bouche est assez ronde et fruitée, mais le vin a ensuite tendance à se durcir et à se « rétrécir », avec une finale légèrement asséchante et astringente ; par rapport à la dernière bouteille ouverte début 2017, la bouche a perdu du fruit, du moelleux et de la gourmandise. A boire sans trop tarder ?

    Paul

    Nol
    Participant

    CR: Domaine Diconne Auxey-Duresses 1er cru Les Bréterins 2014 :

    Un premier cru un peu atypique sur la légèreté et la finesse… peu apprécié de M. Diconne père (un grand moment, lors de notre dernier passage au domaine, sur les « canons » de l’appellation Auxey-Duresses), mais qui fera le régal des PDF et qui présente l’avantage d’être particulièrement accessible en jeunesse (contrairement notamment au 1er cru Les Duresses).
    Nez très fruité et aromatique sur le cassis, le sureau et la feuille de cassis, avec un petit côté bonbon type « dragibus » ; bouche souple, avec beaucoup de fruit et un très léger trait vert sur la feuille de cassis qui apporte de la fraîcheur ; parfait sur un beau rôti de veau.
    Pour info, le 2013 est un délice de PDF, avec un nez sur la fraise écrasée très légèrement épicée et une bouche toute en légèreté et en délicatesse, avec des tanins imperceptibles. Davantage de volume et de structure sur le 2014 (même si l’on reste dans un registre léger), donc, mais un peu petit moins de séduction et de gourmandise.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    C’est avec un très grand plaisir que, pour la troisième année consécutive, nous nous rendons chez Philippe Chéron, à Nuits-Saint-Georges. Pour moi, c’est notre découverte n° 1 de ces dernières années (merci SP), bien évidemment pour les vins, mais aussi pour la personnalité particulièrement attachante et (très) légèrement décalée de ce vigneron si sympathique.
    Il y a eu quelques changements dans les grands locaux situés en plein coeur de NSG et qui appartenaient auparavant à un gros négociant : de nouvelles cuves, une nouvelle ouverture pour faciliter l’arrivée de la vendange, des caves (sur plusieurs niveaux) rénovées. Comme de nombreux vignerons, Philippe Chéron à le sourire : après le très difficile millésime 2016 marqué par le gel (16 hl/ha sur la plupart des crus), 2017 marquait déjà un certain retour à la normale (36/38 hl/ha) ; 2018 fait encore mieux puisque l’on dépasse légèrement les 40 hl/ha.

    « Voulez-vous descendre dans la cave du bas pour goûter le millésime 2018 avant d’attaquer 2017 » ? Volontiers ! Et c’est parti pour une longue dégustation….

    Le millésime 2018 :

    Bien évidemment, il ne s’agit là que de brèves impressions de dégustation, car il est bien difficile de se faire une idée sur des « vins » aussi jeunes, avant la malo et où il faut donc essayer de faire abstraction des notes de pomme assez présentes sur certaines cuvées….

    Gevrey-Chambertin Les Seuvrées (50 % VE) :
    Nez assez floral, en bouche une sensation de fruits compotés ; l’acidité ressentie semble assez basse.

    Vosne-Romanée Les Barreaux (égrappé) :
    Jolies notes de framboise au nez, bouche fraîche et « dynamique » avec une belle acidité.

    Chambolle-Musigny Les Quarante Ouvrées (égrappé) :
    Au nez, la pomme est assez présente, derrière on a quelques notes de fruits rouges ; la bouche est ronde, mais avec en finale une acidité assez sensible.

    Chambolle-Musigny Clos de l’Orme (50 % VE) :
    Au nez, une sensation de confiture de fruits ; l’attaque en bouche est gourmande, ensuite c’est riche, avec des notes de fruits noirs ; la finale serre un peu.

    Gevrey-Chambertin 1er cru Champonnet (égrappé) :
    Au nez, j’ai trouvé que l’alcool était assez sensible, ça chauffe un peu ; en bouche, grosse matière, beaucoup de tanins et pas mal d’accroche.

    Nuits-Saint-Georges 1er cru Aux Murgers (100 % VE) :
    Nez sur les fruits noirs, puissant, avec une touche mentholée ; la bouche est dense, séveuse et tapissante ; la vendange entière semble parfaitement intégrée ; ça promet…

    Nous attaquons maintenant le ou plutôt les Clos Vougeot. Le domaine possède en effet deux hectares sur ce GC dont une partie part au négoce. Il y a une parcelle en bas du Clos et deux en haut, la seconde ayant été récupérée par Philippe Chéron en 2016 (c’était un fermage). Sur ce millésime 2018, les 3 parcelles sont vinifiées séparément.

    Clos Vougeot n° 1 (parcelle du bas, égrappé) :
    Pas mal de pomme au nez, puis des fruits rouges ; en bouche, il y a du volume, pas mal d’acidité et un peu d’accroche, même si cela reste relativement « aimable ».

    Clos Vougeot n° 2 (1re parcelle du haut, 100 % VE) :
    Nez plus sombre, davantage sur les fruits noirs ; en bouche, c’est assez costaud, beaucoup d’accroche et une finale qui serre ; une boisson d’hommes, comme dirait l’autre…. Si j’ai bien compris, ce sont les vins issus de cette parcelle qui sont essentiellement destinés au négoce.

    Clos Vougeot n° 3 (2nde parcelle du haut, égrappé) :
    Le nez est proche du n° 1, sans la pomme et avec une petite note « terreuse » ; la bouche est ronde, charnue, avec des tanins présents, mais enrobés.

    C’est sur ce Clos Vougeot que Philippe Chéron a le plus évolué récemment : les millésimes précédents que nous avions goûtés (2013 à 2016) étaient dans un style très « viril » (particulièrement 2013 et 2014, le changement était déjà sensible sur 2016), avec des vins très puissants, un peu durs et « bruts de décoffrage ». Les choses changent désormais, notamment avec de l’égrappage sur deux des trois parcelles.

    Le millésime 2017 :

    Gevrey-Chambertin Les Seuvrées :
    Waouh !, ouch !, oulah ! sont les onomatopées qui jaillissent lorsque nous posons nos nez dans les verres : un fruit explosif, groseille, myrtille, framboise, avec une très légère note vanillée ; la bouche n’est pas en reste, « saturée » de fruits, avec une matière particulièrement soyeuse ; superbe : une cuvée que je n’ai jamais aussi bien goûtée (le fait d’être le 1er 2017 à « passer » après les 2018 explique peut-être un peu cet enthousiasme général) ; TB+ / Excellent –

    Vosne-Romanée Les Barreaux :
    Nez fin et délicat, moins explosif que le Gevrey, avec des fruits rouges (framboise, groseille, un peu de fraise) très légèrement épicés ; bouche tendue et précise, sur la longueur, matière soyeuse et délicate, longue finale où l’on retrouve quelques notes épicées. Ce Vosne est notre « chouchou » depuis le millésime 2013 et cela se confirme en 2017 ; Excellent

    Chambolle-Musigny Les Quarante Ouvrées :
    Nez un peu « froid », sur les fruits noirs ; la bouche est assez puissante, on retrouve les fruits noirs ; un vin davantage sur la largeur qui a tendance à rester un peu en bas de la bouche (nettement moins de « peps » que le Vosne) ; B-

    Chambolle-Musigny Clos de l’Orme :
    On retrouve la tonalité sur les fruits noirs du précédent, mais j’ai nettement préféré la bouche de celui-ci : beaucoup de volume, davantage de tension, un fruit très pur, c’est tapissant et salivant, avec une finale légèrement saline ; TB-

    Gevrey-Chambertin 1er cru Champonnet :
    Nez « sérieux », assez sombre et « froid » sur des notes de fruits noirs et de ronce ; la bouche est plus « claire », avec l’apparition de notes de fruits rouges et une acidité assez haute ; pas mal d’accroche jusqu’à une finale très aromatique avec quelques épices ; un vin que j’ai peut-être un peu moins bien goûté que sur 2015 et 2016 (et c’est surtout la 1re fois que j’ai préféré le village au 1er cru) ; B+

    NSG 1er cru Aux Murgers :
    Nez large et puissant, sur les fruits noirs très mûrs, un peu confiturés, beaucoup d’épices ; bouche très puissante, grosse matière : « ça envoie », mais avec un très bel équilibre, beaucoup de relance ; une touche mentholée, en raison sans doute de la vendange entière ; le vin ne « serre » pas du tout et la finale est très longue et persistante ; Excellent +

    Clos Vougeot (assemblage des parcelles, 50 % VE) :
    Au nez on est davantage sur les fruits rouges, c’est un peu vanillé et il me semble sentir une petite pointe d’alcool ; en bouche, on retrouve les fruits rouges, c’est puissant, mais il me semble moins que le NSG, il y a de l’accroche, mais c’est nettement plus aimable que 2013/2014 et même 2015 ; B+/TB-

    Mais avec Philippe Chéron, une dégustation n’est jamais terminée… Si nous n’avions pas été attendus chez Guillaume Tardy, nous aurions eu droit à la totalité des 2016 (pour des notes de dégustations sur ce millésime, il y a un an : https://lapassionduvin.kinsta.cloud/forum/bourgognebeaujolais/38012-domaine-philippe-cheron#1009656) ! Nous en goûterons finalement deux, ainsi que quelques vins de millésimes antérieurs.

    Les autres millésimes :

    Gevrey-Chambertin Les Seuvrées 2016 :
    Nez plutôt sur les fruits rouges, des épices (note de cannelle), mais aussi une légère sensation d’oxydation (bouteille ouverte depuis plusieurs jours) ; bouche aimable et assez soyeuse, avec un fruit un peu confit.

    Gevrey-Chambertin 1er cru Champonnet 2016 :
    Nez assez fermé, fruit en retrait, les épices en avant ; bouche très droite, dans un style assez austère, mais élégant ; on retrouve les épices en finale ; c’est encore très très jeune.

    Gevrey-Chambertin 1er cru Champonnet 2014 :
    Nez qui pinote bien et commence à évoluer, notes de ronce et de sous-bois ; en bouche, on est sur les fruits confiturés, voire légèrement « cuits » ; la finale serre encore un peu.

    Gevrey-Chambertin 1er cru Champonnet 2013 :
    Nez proche du précédent, un peu moins évolué, mais légèrement alcooleux ; la bouche est assez dure, ça serre beaucoup, la maturité semble assez basse, un peu d’astringence en finale.
    Et Philippe Chéron, avec sa franchise et son humilité assez déconcertantes, de nous prendre à témoin : « vous voyez, la vendange entière, c’était une erreur sur ce climat ; maintenant j’ai compris, c’est tout égrappé et j’interviens moins ». Effectivement, le saut qualitatif sur les trois derniers millésimes est assez saisissant….

    Clos Vougeot 2013 :
    Nez un peu évolué, très épicé, des notes de ronce, de fruits un peu cuits et une pointe d’alcool ; à l’attaque en bouche, on a un beau fruit, encore assez frais ; ensuite c’est un peu dur, avec une finale qui « serre » encore ; c’est plus aimable que lorsque nous l’avions goûté il y a deux ans, mais il est préférable d’attendre encore un peu. Là aussi on voit bien l’évolution avec le millésime 2017.

    Voilà, cela fait maintenant 2 h 30 que nous échangeons avec Philippe Chéron et nous n’avons pas vu le temps passer. Il nous reste à récupérer nos bouteilles de 2016 et surtout à saluer et remercier très chaleureusement Philippe Chéron pour son accueil, son incroyable gentillesse et sa simplicité. Pour des amateurs de la Bourgogne qui adorent aller à la rencontre des vignerons, Philippe Chéron est vraiment la perle rare. Vivement l’année prochaine !

    Paul

    Edit : un grand merci à SP pour les photos.

    Nol
    Participant

    Pattricio,

    Pas de Mercurey clos des montaigus sur les derniers millésimes (il me semble que c’était une cuvée de négoce puisque sur l’étiquette il était indiqué Céline et Vincent Dureuil et non Domaine Dureuil-Janthial)
    Pour les tarifs 2016 : NSG 1er cru Clos des Argilières à 42 € ; Mercurey à 18 €

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    Cette fois nous commencerons par la fin, puisque le domaine Langoureau aura été la dernière dégustation du désormais traditionnel périple bourguignon automnal de LPV75. C’est toujours un grand plaisir de retrouver Nathalie et Sylvain Langoureau qui nous accueillent dans une cave très très bien remplie. Si le millésime 2017 avait déjà été satisfaisant en volume (pour la qualité, nous verrons qu’il n’y a pas non plus à se plaindre….), après de nombreuses années de vaches maigres (notamment 2016), le millésime 2018 l’a été encore un peu plus, notamment pour les vignes sur Chassagne. Je crois me souvenir d’un rendement aux alentours de 45 hl/ha sur Saint-Aubin, qui aurait pu être bien plus important sans un ébourgeonnage « sévère ». Malgré l’été très chaud et sec, la vigne n’a pas trop souffert grâce aux réserves d’eau liées aux fortes pluies du printemps (peut-être un peu plus sur les terroirs avec beaucoup de cailloux et de roche où les racines ont plus de mal à « plonger »). Le fait pour le Domaine d’avoir des vignes relativement âgées peut aussi d’expliquer cette bonne résistance à la chaleur et la sécheresse. Les vendanges ont commencé le 1er septembre en 2018 et le 2 septembre en 2017. C’est ce millésime 2017, mis en bouteille fin août, que nous allons déguster (que des blancs sauf les deux derniers). A noter que Nathalie et Sylvain Langoureau ont pour oenologue Sylvain Pataille.

    Bourgogne Aligoté :
    Nez sur la poire et les agrumes, touche saline ; en bouche, l’attaque est assez ronde, mais la vivacité arrive rapidement sur des notes citronnées, finale avec du peps.

    Chassagne-Montrachet Les Perclos :
    Nez sur des notes de citron un peu confit, avec une pointe fumée ; bouche ronde à l’attaque, avec d’abord des notes de poire ; davantage sur les notes citronnées en fin de bouche avec une finale salivante.

    Chassagne-Montrachet Les Pierres :
    Nez très fin et relativement discret, minéral, avec quelques notes de poire bien mûre ; en bouche, c’est tendu dès l’attaque, avec une belle fraîcheur ; on retrouve des notes de « cailloux », avec un fruit en retrait, finale traçante et salivante ; davantage de tension que sur Perclos ; tout à fait à mon goût….
    Sur les derniers millésimes, j’ai trouvé que c’est sur 2017 que les deux Chassagne-Montrachet se goûtaient le mieux.

    Saint-Aubin village (assemblage de parcelles ; élevage 2/3 fûts / 1/3 cuve) :
    Nez floral, notes de fruits blancs ; attaque douce et fruitée ; il n’y a pas énormément de densité et de tension, mais une belle acidité qui apporte de la fraîcheur en finale.

    Saint-Aubin 1er cru Sur le Sentier du Clou :
    Nez bien ouvert, assez puissant, donnant une sensation de fruits à parfaite maturité ; la bouche est ample, avec une matière qui tapisse bien le palais, un petit peu de gras ; il y a ensuite une belle relance en fin de bouche, avec de la tension ; finale nette et fraîche ; c’est très bon.

    Saint-Aubin 1er cru En Remilly :
    Nez très présent et charmeur, des notes florales, un mix de fruits blancs et de citron bien mûr ; la bouche n’est pas en reste : c’est ample, avec beaucoup de fruit et des notes crayeuses qui « accrochent » un peu dans les joues ; de la tension et une longue finale citronnée et saline très persistante. Très très bon.

    Saint-Aubin 1er cru Les Frionnes :
    Nez très discret, en retrait, quelques toutes petites notes de fruits blancs ; bouche assez stricte, citronnée et très tendue ; pour l’instant, c’est fermé… contraste saisissant après Remilly !

    Saint-Aubin 1er cru Le Champlot :
    Nez très floral, quelques notes salines ; en bouche l’attaque est ronde puis le vin file… peut-être un peu trop vite ; c’est équilibré, mais avec un « petit » volume et une structure légère ; finale très salivante.

    Saint-Aubin 1er cru Bas de Vermarain à l’Est :
    Très joli nez fin et complexe, il y a de la poire, des notes citronnées et une touche florale ; en bouche, il y a du volume et de la structure, un peu de gras et de la tension ; c’est très équilibré et profond ; finale très persistante, légèrement épicée. Excellent et, une nouvelle fois, ma cuvée préférée, dans un registre peut-être un peu moins « froid » que sur certains millésimes précédents.

    Saint-Aubin 1er cru Sur Gamay (nouvelle cuvée et c’est bien du chardonnay…) :
    Nez « pointu », très citronné, avec une légère note fumée ; la bouche est fraîche et légère ; moins de volume que sur Remilly ou Bas de Vermarain ; finale citronnée et légèrement « crayeuse ».

    Puligny-Montrachet 1er cru La Garenne :
    Nez bien ouvert, séducteur, très fruité (fruits blancs et jaunes) ; la bouche est ronde, avec du volume et un fruit bien mûr et persistant ; de la fraîcheur en finale ; si l’ensemble est charmeur et déjà très accessible, cela manque peut-être un peu de profondeur et de complexité (mais c’est très jeune…).

    Puligny-Montrachet 1er cru Les Chalumaux :
    Nez ouvert et fruité mais que j’ai trouvé un peu « mou » ; en bouche, en revanche, il y a du peps, du volume et de la fraîcheur ; finale très fruitée et salivante, avec une note d’amande (plutôt pâte que verte).

    Meursault-Blagny 1er cru La Pièce sous le Bois :
    Nez fin et profond, belles notes de poire, un peu d’agrumes et une touche florale ; belle texture en bouche, c’est délicat, avec des notes crayeuses « sous » le fruit et une acidité qui « porte » bien le vin ; un registre plus frais et élancé que les Puligny, davantage à mon goût.

    Bourgogne rouge Hautes-Côtes de Beaune :
    Panier de fruits rouges frais au nez (groseille, framboise), petit côté bonbon acidulé ; bouche légère, sans accroche, c’est friand, gourmand et très digeste ; un joli petit canon.

    Chassagne-Montrachet village (rouge) :
    Là encore, beaucoup de fruit au nez, encore plus éclatant que sur le Bourgogne, dans un registre un peu plus « noir » (sureau), avec une petite note de ronce ; bouche dense, qui déborde de fruits, avec de la structure et une très légère accroche juste comme il faut pour les PDF ; très haut degré de buvabilité : glouglouglou… pour 13,70 € !

    Au final, un très beau millésime 2017 (à des prix qui restent très très doux : 18 € pour tous les premiers crus de Saint-Aubin, 31,80 € pour les premiers crus de Puligny et Meursault-Blagny) : pour les Saint-Aubin 1er crus, je place sur le podium Bas de Vermarain Est, En Remilly et Sur le Sentier du Clou (nous n’avons pas goûté Derrière chez Edouard, déjà épuisé….). Mention spéciale également au Chassagne rouge pour sa buvabilité assez irrésistible (je ne sais pas si la caisse aura le temps de descendre jusqu’à la cave !).
    S’agissant des blancs, la dégustation confirme nos impressions des autres domaines visités (CR à suivre) : de très beaux équilibres, avec à la fois un fruit bien mûr (mais pas confit) et de belles acidités ; cela se traduit souvent par des attaques en bouche assez rondes, charmeuses, mais avec ensuite de la relance, de la densité et de la tension.

    Un très grand merci à Nathalie et Sylvain pour leur accueil, leur gentillesse, leur passion et leur générosité. Fort heureusement, la démesure et la folie des prix n’ont pas encore atteint toute la Bourgogne….

    Paul

    Nol
    Participant

    Patrick Essa : Paul, votre personne mérite mieux que ces arguments qui n’en sont pas et qui n’ont trait qu’à notre passif…que je n’ai jamais compris.

    Cher Patrick, il doit y avoir une erreur de prénom…

    Paul

    Nol
    Participant

    C’est curieux : sur la facture c’est bien 11 € pour le chablis 17 et 18 € pour le Mont-deMilieu 17…
    Paul

    Nol
    Participant

    Stéphane,
    Le Chablis 2017 à 11 € ; Mont-deMilieu 2017 à 18 €. Les autres 1ers crus, dans mes souvenirs 16/18 €. Le GC, je ne sais plus….
    Paul

    Nol
    Participant

    Michel, pléthoriques, bien évidemment, on est à Chablis, non mais !
    Paul

    Nol
    Participant

    CR:
    Après la découverte du domaine de l’Enclos, nous filons au Domaine Droin pour goûter le millésime 2017 et récupérer quelques bouteilles. Première mauvaise nouvelle : nous sommes un peu en retard et Benoît Droin nous attend déjà. Seconde mauvaise nouvelle : pas moyen d’être tranquille, les LPviens sont partout, n’est-ce pas JC (JCLQU) :cheer: ?
    Après une présentation des (très belles) vendanges 2018, Benoît nous propose d’attaquer les 2017. Allons-y (désolé pour le caractère parfois un peu succinct des notes, mais le rythme de la dégustation était assez élevé….) !

    Les 2017 :

    Petit chablis :
    Nez fruité, la bouche est traçante, mais avec une belle maturité, longueur appréciable pour un petit chablis ;

    Chablis :
    Nez citronné, mélange de citron frais et de citron confit, avec une petite sensation « crayeuse » ; en bouche, davantage de volume que sur le petit chablis, avec une belle acidité, finale saline.

    Chablis 1er cru Vaillons :
    Nez ouvert et très agréable sur les fruits blancs, un peu de citron et une note iodée ; en bouche, un vin gourmand, « facile », déjà très accessible.

    Chablis 1er cru Vosgros :
    Nez un peu sur la réserve, plutôt « frais », sensation minérale / cailloux ; la bouche est à l’avenant, tendue, mais avec un beau volume, avec une finale « traçante ».

    Chablis 1er cru Montmains :
    Nez très légèrement réduit, il me semble, sur les fruits blancs, petite note vanillée, c’est assez opulent ; la bouche est ample, bien équilibrée, fruitée, avec une petite note d’amande ; un vin qui m’a évoqué certains Meursault goûtés chez Antoine Jobard….

    Chablis 1er cru Mont-de-Milieu :
    Nez ouvert, floral, sur les fruits blancs bien mûrs, une note de pêche de vigne ; la bouche est ronde, un peu grasse, gourmande.

    Chablis 1er cru Fourchaume :
    Nez proche de Montmains, en moins opulent, on retrouve une touche de vanille ; la bouche fait plus « froide », avec beaucoup de tension ; finale traçante et saline ; beau fond de verre sur les fruits blancs avec une note fumée.

    Chablis 1er cru Vaulorent :
    Nez fumé, avec l’impression de notes de fruits type groseille / groseille à maquereau ; bouche un peu austère, avec un fruit en retrait ; en est beaucoup sur le « caillou », les notes « crayeuses » ; du volume et une finale énergique.

    Chablis 1er cru Montée de Tonnerre :
    Au nez, une pointe d’élevage, des notes fumées et de cailloux frottés, un peu de citron ; en bouche, le vin ne se livre pas encore beaucoup, mais on sent une grosse matière, avec un peu d’accroche sur les joues ; finale persistante avec une belle acidité.

    Sur ces premiers crus, ma préférence irait plutôt, en l’état, à la triplette Vosgros, Fourchaume et Vaulorent.

    Chablis GC Blanchot :
    Nez discret et frais ; en bouche, une matière assez fine ; c’est bien équilibré, bien que peu démonstratif, dans un registre frais et cistercien.

    Chablis GC Vaudésir :
    Changement de registre par rapport à Blanchot : nez ouvert, très fruité ; la bouche est ronde, fruitée, gourmande et déjà très accessible.

    Chablis GC Valmur :
    Nez dense et complexe, fruits blancs et jaunes bien mûrs, une pointe épicée et une note fumée ; très belle bouche, avec une matière dense, un parfait équilibre maturité / acidité ; très longue finale avec beaucoup d’énergie ; superbe !

    Chablis GC Grenouille :
    Nez frais, citron, zeste de citron ; en bouche, on retrouve le citron, il y a de la matière, mais la maturité semble moins élevée que sur Valmur ou Vaudésir ; j’ai ressenti une très légère amertume en finale.

    Chablis GC Les Clos :
    Au nez, on partirait plutôt du côté de la côte de Beaune, fruits blancs, citron bien mûr, légère touche vanillée ; en bouche, beaucoup de matière et de volume, de la largeur, mais un vin difficilement « lisible » en l’état ; à attendre sagement.

    Les extras : nous allons être gâtés !

    Chablis 1er cru Vaillons 2009 :
    Nez un peu évolué, fruits jaunes, herbes (fougère), note iodée ; en bouche, on retrouve un peu d’évolution, pas mal de gras ; l’acidité semble assez basse, la tension n’est pas énorme mais c’est bon et gourmand.

    Chablis GC Blanchot 2002 :
    La robe est aussi claire que les 2017… Le nez est en revanche un peu évolué, ça champignonne pas mal, il y a du miel, des notes de sous-bois, d’herbes et de croûtes de fromage ; la bouche est conforme à la robe, très jeune : c’est strict, avec une grosse acidité. Regoûté en fin de dégustation, l’aération lui aura été bénéfique : le nez est plus jeune, moins de miel, une note truffée ; la bouche est un peu plus ronde et aimable.

    Chablis GC Valmur 2000 (magnum) :
    Robe bien dorée ; nez un peu « chaud » et toasté, des fruits jaunes avec des notes très présentes de brioche, de pain grillé ; en bouche, une matière imposante, enrobée, beurrée, on retrouve les notes briochées, la finale « tombe » un peu ; à mon goût, cela manque un poil de fraîcheur et d’acidité ; on conserve une note beurrée sur les lèvres.

    S’agissant des 2017, il me semble que l’on tient là un très beau millésime, avec à la fois la maturité et l’acidité. La dégustation du Blanchot 2002 nous a cependant rappelé qu’il faudra être patient….
    Un grand merci à Benoît Droin pour son accueil et sa générosité.

    Paul

    PS : il y a déjà un très beau CR de ces 2017 par Jean-Luc Javaux, un peu plus haut. Mais comme il semble que nous ayons eu des ressentis assez différents sur certaines cuvées, cela devrait pouvoir intéresser le lecteur….

    Nol
    Participant

    CR:
    Nous poursuivons notre vendredi ensoleillé à Chablis au domaine Nathalie et Gilles Fèvre. C’est une première, même s’il nous est déjà arrivé de croiser quelques bouteilles du domaine.
    Le domaine est à Fontenay-près-Chablis et fait une cinquantaine d’hectares (dont une trentaine en chablis, avec des vignes situées autours de Fontenay).
    La gamme comprend : Petit Chablis ; Chablis ; Premiers crus : Fourchaume, Mont-de-Milieu, Vaulorent ; GC, Les Preuses.
    Nous sommes accueillis par Gilles Fèvre qui nous présente le domaine, sa philosophie, ses méthodes et son histoire (les Fèvre, c’est pas simple….). Je me permets de renvoyer au site domaine, où figure notamment un superbe arbre généalogique de la famille Fèvre (nathalieetgillesfevre.com). Nous attaquons ensuite la dégustation.

    Chablis 2017 (1re mise, avril 2018) :
    Nez bien net, fruité (agrumes et un peu de pomme verte), bouche gourmande, très salivante, finale fraîche avec du peps. Un très beau chablis.

    Chablis 1er cru Fourchaume 2017 :
    Nez fin, floral, des fruits blancs, du citron, des notes « crayeuses » ; en bouche, c’est très citronné, droit, tendu, finale aérienne. Très bon.

    Chablis 1er cru Mont-de-Milieu 2017 :
    Un profil assez proche du précédent : un peu moins de fruit, davantage de matière et de puissance (un peu d’accroche dans les joues) ; très salivant. A attendre mais très beau.

    Chablis 1er cru Fourchaume 2016 :
    Au nez, fruits exotiques (il me semble détecter un peu de litchi), agrumes (mandarine) ; on retrouve les notes exotiques en bouche, avec une matière assez légère, fluide ; c’est gourmand et très accessible.

    Chablis 1er cru Vaulorent 2016 :
    Nez bien ouvert et charmeur, sur le citron bien mûr, quelques notes de kumkuat et une légère touche exotique (nettement moins marquée que sur Fourchaume) ; bouche un peu plus dense que le Fourchaume, finale bien nette et salivante.

    Chablis GC Les Preuses 2016 :
    On retrouve là encore une petite touche exotique et le côté salivant ; il y a un peu plus de matière que sur les premiers crus, mais j’ai trouvé le vin un peu « mou ».

    Chablis 1er cru Vaulorent 2014 :
    Nez fin et frais, citronné, avec quelques notes d’herbes type fougère ; on retrouve le côté citronné en bouche, avec du « caillou », c’est à la fois ample et droit, avec une finale énergique et salivante. Un profil qui m’a semblé très proche des 2017 (avec des acidités assez hautes, mais parfaitement intégrées, jamais « agressives »). Très très bon.

    En conclusion, des vins qui nous avons beaucoup appréciés, notamment pour leur pureté et leur précision. Le contraste 2016 (les notes exotiques, la légèreté, la gourmandise et l’accessibilité) / 2017 (le côté « cailllou », citronné, le volume et la tension) était également très intéressant. Et pour ne rien gâter, les prix sont restés doux….

    Un grand merci à Gilles Fèvre pour son accueil chaleureux et sa très grande générosité.

    Paul

    Nol
    Participant

    Stéphane, cela a été discuté à l’Assemblée nationale, lors de la séance des questions au Gouvernement de mercredi dernier (si d’ailleurs quelqu’un peut m’expliquer la réponse du Ministre….) :

    « M. le président. La parole est à M. André Villiers, pour le groupe UDI, Agir et indépendants.

    M. André Villiers. Monsieur le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, plus que le coup de froid sur la place Beauvau, les conditions climatiques qui caractérisent la campagne agricole de cette année font qu’une grande partie de notre territoire est gravement affectée par l’absence de précipitations (…) Néanmoins, le malheur des uns fait le bonheur des autres. La viticulture, pour sa part, affiche une saison exceptionnelle. Après les années difficiles de 2016, marquée par le gel et la grêle, et de 2017, marquée par le gel, on peut qualifier l’année 2018 d’année du siècle, à tout le moins d’année de la génération.
    Aussi, monsieur le ministre, je souhaite appeler votre attention sur la possibilité d’autoriser les viticulteurs de Chablis à augmenter, à titre exceptionnel, par dérogation, leur récolte de 20 %, au regard des conditions imposées et établies par l’INAO, l’Institut national des appellations d’origine.
    La demande d’augmentation de rendement butoir afin de conserver davantage de volume en cave, au lieu d’être obligé de le distiller, s’avère la meilleure des « assurances-récoltes », préconisée dans une grande loi récente. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI-Agir.)
    Ce dispositif porte un nom : le VCI – volume complémentaire individuel.
    Le potentiel du vignoble chablisien, en année normale, s’élève à 40 millions de bouteilles, dont 70 % sont vendues à l’export, sans aide publique, favorisant ainsi notre balance commerciale.
    Empêcherez-vous, monsieur le ministre, avec le pragmatisme qui vous caractérise, la distillation des volumes de vins de grande qualité en 2018, en prévision de futurs aléas ?

    M. le président. La parole est à M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation.

    M. Stéphane Travert, ministre de l’agriculture et de l’alimentation. Monsieur le député André Villiers, je vous ferai une réponse pragmatique.

    M. Charles de la Verpillière. Une réponse de Normand !

    M. Stéphane Travert, ministre. J’ai déjà eu l’occasion de répondre à M. Gauvain, au sujet de la sécheresse. Il est aujourd’hui indispensable, vous le savez, que les viticulteurs mobilisent des outils de gestion adaptés. C’est le sens des travaux que nous avons menés avec Bruno Le Maire autour de la fiscalité agricole. Une déduction fiscale permettra aux exploitants de constituer une épargne de précaution jusqu’à 150 000 euros, et l’exploitant pourra substituer à l’épargne monétaire une épargne constituée de stocks, notamment sur la viticulture. Ces outils s’ajouteront au mécanisme de volume complémentaire individuel dont vous venez de parler.
    Celui-ci permet de mobiliser les volumes mis en réserve les années précédentes pour combler le déficit de récolte de l’année.
    Cependant, il ne doit pas conduire à remettre en cause la logique de qualité et de maîtrise des rendements qui caractérise la création et le sens du dispositif des signes officiels d’origine et de qualité.
    Pour les appellations qui bénéficient de ce dispositif – c’est le cas du chablis que vous connaissez particulièrement bien, tout comme mon collègue Jean-Baptiste Lemoyne, tout aussi soucieux de cette question –, il est possible, depuis juin 2018, de déplafonner le niveau des volumes complémentaires à hauteur de 20 % du rendement de base défini dans le cahier des charges. La réserve constituable sur trois ans évolue également en passant à 50 % du rendement du cahier des charges en cumulé.
    Dans le cas spécifique du chablis, le problème est lié au niveau de son rendement butoir, disposition à laquelle on ne peut déroger qu’en modifiant le cahier des charges et non par circonstance exceptionnelle ».

    Paul

    Nol
    Participant

    « Patrick Essa » : Faire bon avec de gros rendements…il faut oser le dire chez le producteur et il faut accepter le discours pour celui qui achète. Libre à vous.

    Là, j’ai un peu de mal à comprendre : c’est Romain Bouchard lui-même qui nous a annoncé 65 et 50 hl/ha pour 2018, avec des raisins d’une qualité exceptionnelle (aucun tri ou presque). Et il me semble qu’il considérait « avoir fait bon » (comme Droin d’ailleurs), ce que vous confirmez dans des précédents messages particulièrement élogieux. Donc lorsque les conditions sont réunies, comme cela semble être le cas pour 2018 à Chablis, est-il vraiment impossible de faire bon avec des rendements importants ? Dans mes souvenirs, Romain Bouchard nous a dit qu’il ne recherchait pas des rendements de 65 (plutôt 35/40), mais qu’en 2018, cela « passait » très bien.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:
    En ce vendredi 5 octobre particulièrement estival, nous mettons le cap sur Chablis pour récupérer quelques bouteilles chez Droin et l’idée était d’en profiter pour découvrir quelques domaines que nous connaissions mal ou pas du tout.

    Nous commençons avec le tout jeune Domaine de l’Enclos, de Romain et Damien Bouchard. Ce domaine à été créé suite à la vente en 2015 de la maison de négoce Pascal Bouchard à la maison Albert Bichot. Il n’y a donc plus aucune activité de négoce et Romain et Damien se sont reconcentrés sur les vignes familiales qui deviennent donc le domaine de l’Enclos (29 ha ; + 10 h, anciennement domaine de la Grande Chaume, mais là le raisin est encore vendu à la maison Bichot jusqu’en 2022… si j’ai bien compris). 12 personnes travaillent à l’année sur le domaine.

    Les vignes c’est bien, mais il faut aussi des locaux du matériel…. Romain et Damien vont alors acheter une superbe propriété dans Chablis qui est l’ancienne demeure des moines ouvriers de l’Abbaye de Pontigny. Et ils vont y faire construire en 2016 un très grand chai ultra moderne. La cuverie enterrée de 450 m2 avec ses dizaines de cuves inox est vraiment très impressionnante (vous pouvez voir les photos sur le site du domaine) et les nombreuses explications de Romain Bouchard passionnantes (les pressoirs, l’écoulement des jus par gravité, la vinification par parcelles, les températures, le soufre – ou pas, les fûts – ou pas, etc…).
    Sur les 29 hectares, 6 sont certifiés bio et 23 sont en conversion bio (à partir du millésime 2018, 80 % du domaine devraient être en bio). Le domaine possède 5 premiers crus (Fourchaume, Mont-de-Milieu, Montmains, Beauroy, Vau de Vey) et 3 grands crus (Les Clos, Vaudésir, Blanchot).
    Pour un 1er millésime, on pouvait rêver mieux que 2016 : 15 hl/ha… Et pour 2017, rebelotte avec 17 hl/ha. Heureusement, 2018 est arrivé… Nous constaterons en effet que les vignerons rencontrés affichaient tous un grand sourire : malgré un été très sec, la récolte a été belle et abondante (vendanges entre le 6 et le 20 septembre au domaine de l’Enclos), sans doute grâce aux pluies abondantes de l’hiver et du printemps. Du coup, changement complet de décor pour les rendements : 65 hl/ha sur le chablis et les premiers crus et 50 sur les grands crus !

    Nous rejoignons maintenant la superbe et immense bâtisse du 19e pour la dégustation (une salle de dégustation est en cours d’aménagement dans un autre bâtiment) ; en raison des rendements très faibles en 2016, il manque déjà un certain nombre de cuvée (notamment les GC) ; quant à 2017, les mises auront lieu en novembre pour les 1ers crus et GC. Mais il y a encore de quoi faire une belle dégustation….

    Chablis 2017 (mise juillet 2018) :
    18 ha ; assemblage de plusieurs parcelles d’environ 30 ans en moyenne, situées sur les communes de Chablis, La Chapelle et Beine (infos site du domaine).
    Nez floral, des fruits blancs, notes de poire, touche saline. Bouche très équilibrée, avec un beau volume, une sensation « crayeuse », de la tension ; belle acidité en finale qui allonge le vin. Une bouteille qui ne devrait pas désorienter les amateurs des blancs de la côte de Beaune.

    Chablis 2016 :
    Au nez, des fruits exotiques (nous en retrouverons fréquemment sur les 2016 dégustés en cette journée), mais aussi, davantage dans le classique chablisien, des notes de pralin, de croûte de fromage ; en bouche, on retrouve les notes exotiques : il y a moins de volume et de peps que sur le 2017, mais c’est très accessible et gourmand.

    Chablis 1er cru Beauroy 2016 :
    2,40 ha ; vigne plantée en 1980, grande parcelle sur une pente raide à proximité du lac de Beine ; 100 % cuve.
    Nez ouvert et gourmand, fruits blancs bien mûrs, touche exotique, pointe iodée et fumée ; la bouche est ronde, avec une matière assez fine ; le vin n’est pas d’une très grande complexité, mais c’est très pur et la gourmandise est encore au rendez-vous.

    Chablis 1er cru Vau de Vey 2016 :
    2,77 ha ; vigne plantée en 1979, grande parcelle d’un seul tenant sur une pente raide orientée Est/Sud-est. En bio depuis 2007 ; le climat le plus « froid », toujours vendangé en dernier.
    Nez « frais », fruits blancs, avec une importante sensation minérale / crayeuse ; bouche droite et tendue, mais avec du volume (et ces notes crayeuses qui accrochent un peu les joues), finale longue et saline ; là encore, on est frappé par la netteté et la pureté du vin ; pour moi, à l’aveugle, ce serait davantage côte de Beaune que Chablis.

    Chablis 1er cru Montmains 2016 :
    0,55 ha ; vigne plantée en 1971, située dans le climat Montmains en bordure du climat Forêt.
    Nez très ouvert et présent, avec une sensation de maturité élevée, une touche épicée et une note de « bonbon » ; bouche « costaude », avec une petite sensation alcoolique ; moins à mon goût.

    Chablis 1er cru Mont-de-Milieu 2016 :
    0,75 ha ; vigne replantée en 1995, située en haut de coteau à l’extrémité Ouest des Monts de Milieu, côté Chablis.
    Nez puissant sur les fruits jaunes, avec une légère touche lactée ; en bouche, c’est plus frais que Montmains, plus en longueur, finale saline ; j’ai trouvé un petit décalage entre le nez, très mûr, et la bouche très fraîche et élancée.

    Voilà. Dans l’ensemble, nous avons été frappés par la pureté, la précision et la profondeur des vins présentés. Vivement une prochaine visite pour déguster les 1ers crus et GC sur 2017 !
    Un grand merci à Romain Bouchard pour son accueil, le temps qu’il nous a consacré pour nous expliquer cette grande aventure lancée en 2015, sa philosophie et ses méthodes de travail. Un domaine à suivre de très très près !

    Paul

    PS : toutes mes excuses à Oliv et à tous les courageux qui, chaque jour, enrichissent ce forum, pour avoir été si peu participatif ces derniers mois… On va essayer de faire mieux dans les semaines qui viennent.

Affichage de 20 réponses de 61 à 80 (sur un total de 435)