Nol

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  • Nol
    Participant

    CR:

    Condrieu Les Chaillées de l’Enfer, domaine Georges Vernay 2011 :
    Nez qui fait un peu évolué, presque « fatigué (mais pas oxydé), davantage sur des notes végétales que sur le fruit ; c’est légèrement « beurré », avec une petite note de champignons et quelques épices. En bouche, du gras, des herbes, du miel ; comme pour le nez, l’ensemble fait assez évolué : c’est un peu mou et cela manque clairement de peps et de fraîcheur, avec une amertume assez marqués en finale. Pour moi, une bouteille qui a dépassé son apogée. A noter que l’aération lui aura été plutôt bénéfique, avec une atténuation du côté « évolué » et des fruits davantage présents.

    Condrieu Les Chaillées de l’Enfer, domaine Georges Vernay 2012 :
    Nez fin et engageant, sur un mixte citron frais / citron confit auquel s’ajoute de la pomme verte, des notes florales (chèvrefeuille) et un peu d’épices : le tout fait très jeune et très frais. Au réchauffement, des notes de fruits jaunes apparaissent, l’alcool se fait plus sensible ainsi que les épices. Un petit peu de gras à l’attaque en bouche, mais sans lourdeur ; un vin de puissance moyenne, mais bien équilibré et qui fait encore très jeune ; on retrouve le citron, un tout petit peu de pêche blanche, et des notes salines ; l’acidité bien présente permet de relancer le vin jusqu’à une finale salivante marquée par une très légère amertume. Aucune note d’évolution, et donc un vin qui semble en avoir encore sous la pédale… mais l’expérience du 2011 me rend méfiant.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    Un an après, c’est déjà la 2e édition du salon des vins de la vallée du Rhône et de la truffe au Pavillon Ledoyen. Le cadre est toujours superbe, l’organisation aux petits soins et l’affluence fort raisonnable. Afin de tempérer un peu les notes qui suivent, assez enthousiastes, je tiens à préciser que j’étais aujourd’hui très certainement dans un jour « fruits + + + » car j’ai particulièrement bien goûté presque tous les vins….

    En cette fin de matinée, nous attaquons le Rhône par la face Nord :

    Caves Yves Cuilleron :

    Condrieu, La petite Côte 2017 :
    Nez frais et séducteur, beaucoup de fruits (pêche, abricot, litchi) et une petite note de violette ; la bouche est également très fruitée, légèrement épicée, sur la légèreté (volume moyen), finale salivante, relativement courte, avec une très légère amertume ; un condrieu qui fait le boulot… B

    Saint-Joseph, Cavanos, 2016 :
    Assemblage de plusieurs parcelles sur la commune de Chavanay. Nez très fruité, avec de la framboise et de la mûre. En bouche, la structure est assez légère, c’est souple et fin, avec beaucoup de fruits, gourmand et déjà très accessible ; B+

    Côte rôtie Bonnivières 2016 (ex Terres sombres) :
    100 % syrah, terroir de schistes, 18 mois d’élevage, 50 % fûts neufs. Nez profond, avec beaucoup de mûre, mais aussi de la myrtille, de belles notes florales ainsi qu’une touche fumée et de graphite. En bouche, c’est dense, séveux, les tanins sont présents mais souples ; il y a une belle acidité qui donne du peps au vin ; aucune dureté, élevage parfaitement intégré et déjà très accessible (ce qui sera le cas de presque tous les 2016 dégustés ce jour) ; TB +

    Maison Michel Chapoutier :

    Comme pour la première édition, superbe plateau chez Chapoutier, notamment en blancs. S’agissant de ces derniers, j’ai été assez bluffé par le millésime 2017, avec des vins parfaitement adaptés à mon palais fragile amateur de chardonnays bourguignons bien tendus et peu boisés….

    Les blancs :

    Saint-Péray Les Tanneurs 2017 (100 % marsanne, élevage cuve) :
    Nez assez peu expressif, frais, avec un peu de fruits blancs, de la pomme verte et une note anisée. La bouche est ronde, presque un peu molle, volume moyen ; finale nette et rafraîchissante ; AB+

    Saint-Péray Hongrie 2017 (100 % marsanne, élevage cuve) :
    Nez plus ouvert, léger grillé, sur les fruits jaunes, avec des notes florales (chèvrefeuille) et herbacées ; belle maturité en bouche, avec des fruits jaunes, des épices ; c’est riche, mais sans lourdeur, avec une finale fraîche, anisée ; B

    Croze-Hermitage Les Meysonniers 2017 (100 % marsanne, élevage cuve) :
    Très joli nez frais, citronné, salin et mentholé, avec un peu d’amande fraîche ; bouche tendue, avec beaucoup de peps, finale saline et salivante ; très sympa ; B+ / TB-

    Saint-Joseph Les Granlilites 2016 :
    Parcelles sur Charnas, Tournon et Mauves, élevage en demi-muids. Nez riche et assez complexe, avec des notes de pêche et beaucoup d’herbes aromatiques. Bouche large, mais pas lourde, des fruits jaunes et des herbes ; une note saline en finale avec une légère amertume ; B / B+

    Hermitage Chante-Alouette 2017 :
    Assemblage Méal, Murets et Chante-Alouette. Nez avec une petite sensation de « gras », des notes florales, un peu de miel et une touche anisée. La bouche est très fraîche, élancée, avec une finale salivante sur une note d’amande fraîche ; TB

    Ermitage de l’Orée 2011 :
    Raisins provenant de la parcelle des Murets. Nez un peu évolué, sur les fruits jaunes, le citron confit, les herbes aromatiques et le miel ; s’y ajoutent quelques notes florales, de la truffe et une touche de caramel : c’est complexe et très beau. L’attaque en bouche est large, très puissante ; c’est un peu évolué, l’élevage est bien intégré, il y a du gras, des épices, quelques notes herbacées et une finale très persistante. En dégustation pure, il y a peut-être un peu trop de tout pour moi, mais en accompagnement d’un grand plat, cela doit être assez somptueux ; Excellent

    Les rouges :

    Saint-Joseph Les Granlilites 2015 :
    Parcelles sur Charnas, Tournon et Mauves ; élevage 12 mois fûts et 6 mois cuves béton. Nez riche, un peu réduit, sur les fruits noirs, avec une note « minérale » ; bouche dense, séveuse, les tanins sont présents, avec pas mal d’accroche dans les joues ; à attendre ; B

    Ermitage Le Pavillon 2011 :
    Nez qui commence à évoluer, des fruits rouges et de la mûre confiturés, des notes de sous-bois, de lard fumé, de goudron et une touche sanguine. La bouche est bien équilibrée, de puissance moyenne, et déjà un peu « patinée » ; on retrouve les fruits noirs, avec un peu d’épices ; l’élevage est parfaitement intégré ; finale de bonne longueur, sans être exceptionnelle, légèrement réglissée ; TB+ / Excellent –

    Domaine Ferraton P&F (tous les vins sont présentés en magnums)

    Croze-Hermitage Les Calendes 2016 :
    Très beau nez ouvert, avec beaucoup de fruits noirs (mûre, myrtille) et une petite pointe « lardée » ; bouche très « noire », riche, dense, séveuse ; les tanins sont très fins, avec une sensation « poudrée ». C’est très bon ! B+ / TB-

    Saint-Joseph Bonneveau 2016 :
    Nez plus « clair » que le Croze, davantage sur les fruits rouges, avec des notes florales, une touche de vanille. La bouche est fraîche, salivante, sur les fruits rouges, avec des notes minérales ou de cailloux ; l’acidité est assez haute, mais cela reste gourmand ; un vin « ciselé » ; TB-

    Cornas Patou 2013 :
    Nez discret, légèrement évolué ; en bouche, c’est très sanguin, un peu austère ; les tanins sont encore présents alors que la matière est assez légère : effet millésime ? AB+

    Hermitage Les Dionnières 2014 (100 % égrappé) :
    Une pointe d’élevage au nez, des fruits noirs, beaucoup de poivre, une note fumée et une touche sanguine. La bouche est d’un volume moyen, mais avec une belle densité, un fruit bien net ; les tanins sont souples, la finale est fraîche et salivante ; un hermitage déjà très accessible ; TB+

    Hermitage Le Reverdy 2007 (blanc) :
    Nez légèrement oxydatif, des fruits jaunes, des herbes aromatiques, une note de pain grillé ; on retrouve également du miel et un peu de truffe (à moins que cela vienne du stand voisin….) ; un nez qui fait très « sec », un peu dur et alcooleux. La bouche fait plus jeune, avec beaucoup de gras, mais sans être lourde grâce à une belle acidité ; on retrouve les fruits jaunes, des épices ; c’est puissant et très aromatique ; finale légèrement « beurrée » très persistante ; B+ pour le nez / Excellent – pour la bouche

    Maison Jeantet-Laurent

    C’est l’ami qui m’accompagnait qui m’a poussé à découvrir ce vigneron qui exploite des vignes en Rhône nord, mais aussi en Bourgogne… et en Suisse.

    Condrieu Secret de Pline 2017 :
    Elevage 12 mois fûts neufs. Nez très ouvert, légèrement réduit, sur l’abricot, des notes florales et salines ; la bouche est puissante, sur la pêche, la violette et presque des notes de fruits rouges (groseille) ; petite amertume en finale ; c’est puissant mais non dénué de finesse ; B+

    Croze-Hermitage La Croix de l’Ermite 2017 (50 % Roussanne / 50 % Marsanne) :
    Nez très fumé, bouche fruitée, ronde, mais un peu molle ; AB

    La Côte grand cru, Drapeau blanc 2017 (2/3 pinot blanc, chasselas, viognier, chardonnay) :
    Un blanc suisse, donc… Nez frais, sur les fruits blancs, le caillou et une note de fenouil ; bouche tendue, avec une sensation « crayeuse », finale saline ; B

    Saint-Joseph Les Echalas à Jo 2016 (rouge) :
    Assemblage de vignes sur Chavannay, Serrières, Tournon et Mauves ; élevage 18 mois fûts neufs, 50 % VE. Nez sur la myrtille, un peu d’olive et des notes fumées ; en bouche, un fruit bien mûr, mais avec une belle acidité ; c’est assez velouté et soyeux, finale tendue ; B+

    Côte rôtie Les Filles de Maugiron 2016 :
    Assemblage de 5 parcelles (Côte Bassenon, Côte Tupin, Côte Blonde, Côte Rozier, Côte Brune) ; 5 % de Viognier ; 100 % VE ; Elevage 30 mois (!) en fûts neufs (donc le vin dégusté avait été prélevé sur fût puisqu’il n’avait pas encore terminé son élevage….). Nez avec un fruit (rouge) qui fait un peu « bonbon chimique », des notes florales, mais aussi d’agrumes (écorce d’orange) et du poivre. Bouche très fraîche et tendue, sur les fruits rouges, avec une acidité assez haute ; l’élevage est presque imperceptible ; B+ / TB –

    Domaine Duclaux

    Etant resté sur une mauvaise impression l’an passé (c’était pourtant le millésime 2015), je tenais à regoûter les vins de ce domaine (millésime 2016).

    Côte Rôtie La Chana 2016 (7 % de viognier) :
    Nez frais, même très frais… sur les fruits rouges et des notes d’agrumes ; la bouche est fraîche, mais avec une matière juteuse et gourmande ; c’est assez « fluide », mais pas maigre ; B-

    Côte rôtie La Germine (20 % VE ; 20 % fûts neufs) :
    Nez plus profond et dense, on retrouve majoritairement des fruits rouges et de belles notes poivrées ; l’attaque en bouche est souple, avec une matière douce et des tanins soyeux ; c’est sur la légèreté et la finesse, mais là encore, sans maigreur ; B+

    Côte rôtie Maison Rouge :
    Nez complexe, avec beaucoup de fruits (mûre, framboise), des notes florales bien présentes (violette, pivoine) et du poivre. Très belle bouche, séveuse, avec un fruit très pur, des tanins fins et souples ; là encore, la structure n’est pas énorme, mais c’est gourmand et déjà très accessible ; très beau fond de verre sur la violette, la mûre et le poivre ; TB / TB+
    J’ai donc nettement préféré les 2016 de cette année aux 2015 de l’année dernière…

    Condrieu Les Caillets 2017 :
    Nez expressif, très typé Condrieu, avec des notes d’abricot, de pêche et d’herbes aromatiques. Bouche dynamique, avec du fruit et une sensation de caillou ; finale saline avec une amertume assez présente ; B-

    Pause déjeuner (super !) :

    Le chef Yannick Alléno proposait cette année le menu suivant :
    Carpaccio de noix de coquille Saint-Jacques, avocats et sauce Yuzu ponzu : le carpaccio était particulièrement goûteux, grâce à une température de service pas trop froide ; en revanche l’avocat manquait un peu de maturité….
    Paleron de boeuf confit, Fregola Srada à la truffe noire, légumes d’hiver : le paleron était une tuerie, à la fois fondant et puissant, avec un jus bien relevé.
    Sphère craquante au chocolat noir, coeur de poire relevé au tonka : un beau dessert, bien équilibré entre l’acidité de la poire et la puissance du chocolat.
    Pour accompagner le plat et le dessert : Saint-Joseph, Couronne de Chabot, Michel Chapoutier / Yannick Alléno 2012 ; un très beau vin, au tout début de son évolution : un nez puissant sur les fruits noirs, avec une note de cacao et une touche fumée ; une bouche dense, séveuse avec des tanins enrobés et de belles notes sanguines. Bel accord avec le plat, mais aussi avec le dessert.

    Il est maintenant temps de descendre un peu plus au sud…

    Domaine de la Solitude

    CDR 2017 (grenache / syrah / mourvèdre) :
    Nez principalement sur les fruits rouges, beaucoup d’épices ; on retrouve un beau fruit en bouche, c’est assez fluide, pas d’accroche, mais la finale est un peu chaude ; AB+

    CDP Tradition 2016 :
    Nez fin et frais, sur un mixte fruits noirs (myrtille, cassis) et rouge (framboise). La bouche est légère, sur le fruit frais (aucune note « cuite »), c’est fluide, sans accroche, avec une acidité assez haute ; un CDP très digeste et frais ; B / B+

    CDP cuvée Barberini 2016 (60% grenache, 30% syrah, 10% mourvèdre ; VV) :
    Nez un peu plus dense, là encore sur un mixte fruits rouges / noirs (mûre), avec une petite note chocolatée. En bouche, c’est à nouveau le fruit frais qui domaine, mais avec davantage de structure et de puissance que sur la cuvée Tradition (on a un peu d’accroche) ; cela reste frais et digeste… malgré les 16° affichés ! B+ / TB-

    CDP Cornélia Constanza 2016 (100 % grenache VV) :
    Nez sur des notes de cerise noire bien mûre, un peu de groseille et d’épices, mais aussi d’alcool. Bouche puissante, dense, avec quelques notes de fruits un peu plus cuits (prune noire, pruneau, figue) qui s’ajoutent au frais frais ; pas mal de tanins (ça accroche pas mal…), une maturité élevée, mais il y a une belle acidité qui permet d’éviter toute lourdeur ; finale qui ne « chauffe » pas ; TB

    CDP Réserve secrète 2015 (60 % grenache / 40 % syrah VV) :
    Nez sur les fruits frais, avec de la cerise, des herbes aromatiques et un peu d’élevage. En bouche, c’est moins puissant que la cuvée Cornélia, sur la finesse, avec des tanins très enrobés ; la matière est dense et soyeuse, avec beaucoup de profondeur, du fruit bien mûr et une petite note chocolatée ; TB + (100 € la bouteille….)
    Dans l’ensemble, des vins accessibles et digestes, sur un registre frais, avec un fruit pur, pas cuit.

    Domaine de la Vieille Julienne

    CDR Clavin 2016 (70 % Grenache, syrah, mourvèdre, cinsault) :
    Nez très expressif et dense sur les fruits noirs bien mûrs. Très belle bouche, avec un beau volume et de la densité, beaucoup de fruit, c’est tapissant, très équilibré, aucune dureté et une belle acidité qui allonge la finale (qui ne chauffe pas du tout) ; miam-miam ! TB (18 € tout de même…).

    CDP Les trois sources 2015 :
    Nez sur les fruits noirs, les herbes aromatiques, les épices. En bouche, le fruit est un peu plus « cuit », les tanins sont présents, avec pas mal d’accroche, mais la matière est belle ; B+

    CDP Haux-Lieux 2015 :
    Je peux presque faire un copier / coller du CR de l’année dernière. Nez profond, beaucoup de fruits noirs, du poivre et des notes minérales / cailloux. En bouche, on retrouve cette trame minérale, avec dessus du fruit (fraise confiturée, prune, figue). J’ai trouvé cependant que la finale « serrait » davantage que l’an passé, avec une sensation un peu chaleureuse ; TB

    CDP Réservé 2015 (90 % grenache) :
    Nez très dense et profond, avec un fruit très pur (mûre, myrtille, framboise), des notes florale (violette), de la réglisse et une petite touche de pain grillé. L’attaque en bouche est très volumineuse, mais avec une matière velouté et onctueuse ; on retrouve la pureté du fruit avec également une sensation « calcaire » ; beaucoup de puissance donc, mais parfaitement maitrisée : le vin ne serre pas (moins d’accroche que sur les Hauts-Lieux) et ne chauffe pas. Superbe ! Excellent + (mais à 200 € la bouteille, il n’y en aura pas dans ma cave….).

    Domaine Saint Préfert

    Excellent moment passé avec Isabel Ferrando, en grande forme !

    CDR Clos Beatus Ille 2017 (85 % grenache / 15 % cinsault) :
    Enormément de fruit (mûre, framboise), c’est très frais, tapissant et gourmand ; un tout petit peu d’accroche mais cela reste très digeste ; B –

    CDP 2017 (85 % grenache ; syrah, cinsault, mourvèdre ; élevage cuves béton, mise 12/18) :
    Nez sur les fruits frais, légèrement épicés ; la bouche fait davantage CDP « classique », avec un fruit un peu cuit et légèrement sucré ; aucune dureté cependant, c’est fin, avec une matière soyeuse et la finale ne chauffe pas ; B+

    CDP Réserve Auguste Favier 2017 (85 % grenache / 15 % cinsault ; mise prévue 3/18) :
    Nez complexe, dense et profond, plutôt sur les fruits noirs avec de belles notes florales. La bouche est toute en finesse, avec des tanins très fins et une matière particulièrement soyeuse ; finale fraîche sans aucune lourdeur. J’ai beaucoup aimé le profil et l’équilibre de ce CDP ; Excellent

    CDP Collection Charles Giraud 2017 (60 % grenache / 40 % mourvèdre)
    Nez en retrait, très sombre, avec des notes fumées. Bouche très très dense et noire, on a presque l’impression de mâcher de la cendre ; de l’accroche, mais une très belle qualité de tanins. Un vin qui, en l’état, fait plus « travaillé » et moins « naturel » que la cuvée Auguste Favier ; TB –

    CDP blanc 2018 (clairette et roussanne ; tiré sur cuve) :
    Nez très frais sur la poire, la pomme verte, les fleurs blanches et avec une note anisée ; la bouche est assez dense, mais très digeste, on retrouve de la poire et des notes salines ; finale fraîche et salivante ; TB

    Avec la fatigue, les notes deviennent un peu plus succinctes…

    Château Mont-Redon

    CDP blanc 2017 (grenache blanc, clairette, roussanne, picpoul, bourboulenc) :
    Nez citronné et anisé ; bouche légèrement beurrée, mais sans lourdeur, finale saline ; B+

    CDR 2017 (80 % grenache / 20 % syrah) :
    Belle CDR, beaucoup fruits frais, pas d’accroche, c’est gourmand et digeste ; B+

    Lirac 2016 (syrah, grenache, mourvèdre) :
    Au nez on retrouve un beau fruit, mais aussi beaucoup d’épices ; en bouche, c’est assez costaud, avec pas mal de tanins, et plus « chaud » que le CDR, sans pour autant être déséquilibré ; B –

    CDP 2016 (grenache, syrah et mourvèdre pour 95 % ; 5 % pour cinsault, cournoise…) :
    Nez frais, avec un fruit très pur ; on est essentiellement sur les fruits noirs (mûre, myrtille, cassis), avec une pointe d’épices. Bouche très équilibrée, aérienne, avec une matière souple et moelleuse ; aucune côté « cuit », une finale qui ne chauffe pas et qui ne serre pas. TB

    CDP 2015 :
    Au nez, moins de fruits et davantage d’épices et d’herbes aromatiques, avec une sensation un peu « chaude » ; la bouche est plus dense que celle du 2016, avec davantage de structure, des tanins plus présents et des fruits très légèrement cuits ; mais cela reste bien équilibré et digeste. TB-

    Domaine Chaume-Arnaud

    CDR 2017 (grenache / cinsault / syrah) :
    Une petite bombe de fruits (cassis, myrtille, framboise) ; c’est frais, pur et net ; la bouche est souple, fluide (mais il y a tout de même du fond) et gourmande ; B+

    CDR villages Saint-Maurice 2016 (grenache, syrah, mourvèdre, cinsault) :
    Nez plus dense et profond, un peu fumé, sur un mixte fruits rouges / soirs, des épices et une note sanguine. Bouche à la fois mûre et fraîche, c’est légèrement épicé, avec des tanins enrobés ; on a à la fois la densité et la finesse; de la belle ouvrage ! TB
    Décidément, c’était la journée des CDR !

    Vinsobres 2016 (grenache, syrah, mourvèdre, cinsault) :
    Nez un peu plus discret, mais toujours avec un fruit bien net ; en bouche, c’est plus léger que le CDR précédent, mais avec davantage de finesse et de complexité ; la matière est particulièrement soyeuse ; TB –

    Vinsobres La Cadène 2016 (grenache, syrah, mourvèdre ; VV) :
    Très beau nez ouvert sur les fruits noirs, l’olive noire et des notes d’écorce d’orange ; bouche très dense et profonde, on sent une très légère accroche ; à nouveau on est frappé par la pureté du fruit et le soyeux de la matière ; finale fraîche et longue ; TB+

    IGP Méditerranée Pontias 2016 (marselan, merlot, syrah)
    La sensation de croquer dans du fruit frais (raisin, cerise, cassis), avec un peu d’épices ; en bouche, le volume est correct, on est sur les fruits noirs, les tanins sont plutôt en retrait ; c’est assez gourmand et sympa ; AB+
    Un domaine (découvert l’année dernière) qui fait vraiment de très jolis vins !

    Voilà, c’est terminé pour la 2e édition de ce salon des vins du Rhône (et de la truffe).

    Paul

    Nol
    Participant

    Marc, il ne faut plus tergiverser : on ouvre et on boit dans la foulée !
    Jean-Loup, j’espère découvrir d’autres millésimes de cette cuvée qui me semble correspondre parfaitement à mes goûts….

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    Pour prolonger un passage au domaine en mai dernier (https://lapassionduvin.kinsta.cloud/forum/bourgognebeaujolais/25822-domaine-sainte-barbe#1025216) :

    Viré Clessé Thurissey 2016 : robe assez colorée pour un vin aussi jeune. Le nez est assez lourd, avec des notes de beurre, de caramel, de pain grillé et de vanille ; on trouve aussi un peu de fruits jaunes, de la mirabelle et des épices. La bouche est davantage à mon goût, plus fraîche, avec beaucoup de fruits (poire, pêche et une note de fruits exotiques) ; certes il y a du gras, mais compenser par une acidité suffisante ; il y a un beau volume et la finale est salivante.

    Viré Clessé l’Epinet 2016 : la robe est comparable au précédent et le « profil » également assez proche. Un nez très mûr, avec une note de caramel et un côté un peu « sucrailleux » ; et une bouche plus fraîche, avec des notes de fruits exotiques ; c’est également moins puissant et moins long que le Thurissey.

    Des vins que j’avais goûté assez différemment (davantage apprécié) au domaine en mai dernier et qui m’ont semblé ici un peu « lourdaux », presque un peu fatigués. Il me semble qu’une longue garde n’est pas recommandée, notamment au regard de la petite dizaine de bouteilles de 2014 bues ces deux derniers années (Viré clessé Chazelles, l’Epinet et Perrières), dont quelques unes étaient déjà bien avancées, pour ne pas dire plus. Cela me surprend un peu car j’ai le souvenir de superbes Viré Clessé Thurissey 2007 bues à 7/8 ans d’âge.

    Bourgogne Pinot noir la Chapelle 2016 :
    L’élevage étant un peu sensible à l’ouverture (vanille), la bouteille est redescendue en cave… Le lendemain, les notes d’élevage ont pratiquement disparu pour laisser la place à un fruit éclatant, sur un mixte fruits rouges (groseille, framboise) / fruits noirs (cerise burlat, cassis, sureau) ; on a également des notes florales, un trait de grenadine, une très légère sensation de « cailloux », et une petite note végétale rafraichissante (ronce, rafle) ; bref, il y a beaucoup de chose et c’est très beau ! En bouche, on retrouve le fruit (sureau / cassis, ms aussi de la framboise) et un léger trait vert (mais pas de verdeur) ; il y a un très beau volume, c’est tapissant, avec un bel équilibre maturité / acidité, des tanins fins, avec une très légère accroche, juste comme il faut ; finale de belle longueur, salivante, très légèrement mentholée et épicée. Du fond et de la gourmandise : superbe. Un vin que j’ai encore mieux goûté qu’au domaine et pour moi un très grand Bourgogne générique, le meilleur bu ces dernières années avec le Lafarge 2015.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    Pommard 1er cru Grands Epenots, domaine Rebourgeon Mure, 2009 :

    Robe claire et brillante ; à l’ouverture, le nez présente un côté « bonbon chimique » pas très agréable, mais qui va s’estomper à l’aération pour laisser place à de belles notes fruitées de cerise burlat et de sureau ; il y a aussi un peu d’épices, de la ronce et une note un peu verte / herbacée ; l’élevage ne semble pas encore complètement digéré (note de vanille).
    En bouche, la matière est belle (mais pas énorme) et relativement fondue ; on a à la fois un côté très mûr (fruits noirs confiturés) et une sensation plus fraîche, végétale / herbacée. Beau fond de verre sur les fruits noirs et la ronce, avec quelques épices.
    J’avais déjà goûté ce vin à plusieurs reprises et n’avais pas été vraiment convaincu (c’est pourtant un domaine que j’affectionne), en raison d’un côté « cuit » et alcooleux. Force est de constater que les choses se sont nettement améliorées : le vin semble désormais bien en place, sur une aromatique plus fraîche et avec une charge alcoolique beaucoup mieux intégrée. Reste ce mélange un peu curieux entre une sensation de grande maturité et un côté un peu « vert ».

    Paul

    Nol
    Participant

    CR: Rully 1er cru Montpalais, domaine Jean-Baptiste Ponsot 2016 :
    Bouteille achetée lors d’un passage au domaine en mai dernier. Nez bien ouvert et expressif, avec des fruits blancs (poire), des notes florales et une petite touche briochée. La bouche est bien « nette », sur la poire et le citron bien mûr, avec une petite note de noisette fraîche ; on a une sensation « crayeuse », jusqu’à une finale salivante, qui « claque » bien, avec de très légers amers forts agréables. Un vin encore très jeune (l’élevage est cependant très très discret) mais qui donne déjà beaucoup de plaisir.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    Côte rôtie Rose pourpre, domaine P. Gaillard 2001 :
    Nez super expressif et complexe, des fruits rouges, de la mûre, des notes florales, du poivre, une touche de lard fumé. La bouche est superbe, avec encore beaucoup de fruits (surtout rouges) et des notes sanguines ; la matière est particulièrement soyeuse, les tanins fondus ; une belle acidité porte le vin jusqu’à une très longue finale d’une grande douceur et d’une grande fraîcheur. Un régal pour un vin qui me semble être à son summum.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    Château Rauzan-Segla 1990 :
    A l’ouverture, de forts « arômes » foxés et d’écurie ; après aération, cela s’atténue un peu pour laisser passer un nez qui fait franchement CDP (fruits cuits / confits : pruneau, figue ; épices et herbes aromatiques), agrémenté de quelques notes plus « bordelaises » (cèdre, tabac) ; l’ensemble fait encore jeune, avec peu de notes tertiaires (un peu de sous-bois et très très peu de champignon). La bouche est large, puissante, avec une belle maturité, sur un registre sombre (fruits noirs confiturés) et avec des tanins encore présents mais relativement souples ; c’est un peu chaleureux, mais il y a suffisamment d’acidité pour relancer le vin. Au regard de cette bouteilles, un vin qui a encore quelques belles années devant lui.
    Décidément, les nez de ce Château sont parfois assez déroutants : alors que celui du 1990 tire donc vers le sud de la vallée du Rhône, celui du 1986 nous avait évoqué… une syrah du Rhône (https://lapassionduvin.kinsta.cloud/forum/bordeaux/41158-cr-bon-anniversaire-au-millesime-1986-a-bordeaux-rive-gauche#935423).

    Paul

    Nol
    Participant

    CR: M. Chapoutier, Châteauneuf du Pape, Barbe Rac, 1998 :
    Robe très très pâle, transparente, qui fait davantage penser à un vieux bourgogne (ou à un domaine des Tours sur certains millésimes) qu’à un CDP 1998. Au nez, on a un superbe bouquet de fruits rouges confiturés et légèrement sucrés (fraise, groseille, cerise acidulée), avec une petite note de figue ; s’y ajoutent les épices, les herbes aromatiques, avec de l’eucalyptus et de l’anis. En bouche, on retrouve les fruits rouges, avec une matière fine, douce et délicate ; un vin construit sur la longueur, avec une acidité assez haute ; les tanins sont totalement fondus ; finale persistante légèrement mentholée. Superbe ! Un CDP idéal pour les PDF. Je précise que ces notes correspondent à une dégustation faite juste après l’ouverture de la bouteille : avec l’aération, le vin a plutôt eu tendance à se « dégrader » (couleur tirant sur le marron, aromatique davantage sur les fruits cuits, type pruneau) ; pour moi, il ne faut donc pas trop tarder à le boire…

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    Condrieu La Doriane Guigal 2014 :
    Nez pur, fin et très complexe, à la fois fruité (abricot, pêche, litchi, agrumes) et floral (violette notamment), avec une touche d’herbes médicinales et aromatiques ; l’élevage est présent mais en retrait et parfaitement intégré. La bouche est ample à l’attaque, la puissance est là, mais sans lourdeur ; il y a aussi beaucoup de finesse, l’équilibre gras / acidité est assez magistral ; on retrouve les fruits, mais aussi les herbes et des épices, avec une petite note de fenouil et d’anis ; très très longue finale sur une note saline et iodée, grande persistance. Bref, j’ai adoré, pour moi un très très grand Condrieu.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    Quelques petites impressions personnelles en complément du substantiel CR de SP, avec des appréciations parfois un peu différentes (millésime 2017, sauf mention contraire) :

    Cinsault de Fonsalette :
    Nez expressif sur la fraise / fraise des bois, la prune et les épices ; la bouche est fraîche, légère, on retrouve la fraise et les épices, c’est très digeste.

    Grenache de Fonsalette :
    Nez plus dense, sur la gelée de fruits noirs (mûre, myrtille) ; beau volume en bouche, avec une tonalité assez sombre (fruits noirs), c’est concentré et cela chauffe un peu en finale.

    Grenache de Pignan :
    Au nez, on est davantage sur les fruits cuits (prune, figue, pruneau) ; mais gros contraste avec la bouche, fraîche, davantage sur les fruits rouges, avec des épices et des notes d’agrumes (écorce d’orange).

    Rayas : Couchant + 1/2 Coeur :
    Nez expressif et frais, « classique », avec la fraise écrasée, un peu de poivre, mais aussi une note de pain grillé ; la bouche est plus noire (prune, figue, mûre), avec une acidité bien présente mais aussi une finale un peu « chaude ».

    Rayas : Levant + 1/2 Coeur :
    Nez peu expressif, sur les fruits noirs (pas cuits) ; la bouche est épicée, matière imposante et grosse structure, avec presque un peu de « dureté » et, là encore, je suis un peu gêné par l’alcool….

    Syrah de Fonsalette (cuvée unique) :
    Nez sur les fruits noirs (mûre, myrtille), des notes fumées, une touche sanguine et « lardée » ; en bouche, c’est assez volumineux, séveux, dense, mais le vin reste un peu en bas de la bouche ; c’est presque un peu « pataud », surtout en souvenir du côté aérien et de la complexité aromatique du 2016.

    Justement, nous avons l’occasion de regoûter les 2 cuvées de 2016…

    Syrah de Fonsalette 2016 (1) :
    Nez très frais sur les fruits rouges, sanguin, une très très légère réduction ; la bouche est fraîche, acidulée, le vin file droit en restant haut dans la bouche ; l’année dernière, on était sur un registre beaucoup plus noir.

    Syrah de Fonsalette 2016 (2) :
    Cela avait été l’un des coups de coeur de notre périple de l’an dernier et force est de constater qu’il n’y a pas eu cette fois tout à fait la même magie : on a toujours un très beau fruit, une matière soyeuse, les notes florales, mais il y a un peu moins de complexité aromatique, de finesse et de persistance. Plus terrestre et moins aérien…

    Au final, j’avoue une préférence pour 2016 par rapport à 2017 : davantage de fruits, des vins plus fins, moins chaleureux, plus digeste . J’ai vraiment trouvé que l’alcool était présent sur les 2017 (hors Cinsault et Syrah de Fonsalette) ; il y aussi davantage de densité, de structure, tout cela pouvant faire penser que le millésime 2017 sera de très très longue garde et donc moins accessible en jeunesse que 2016.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:
    Vous connaissez tous les talents de SP dans la prise de notes lors de nos visites chez nos vignerons préférés. Mais quand en plus il vient en célibataire, les pages du carnet se noircissent à la vitesse de la lumière ! Je lui laisse donc bien volontiers la primeur des CR des domaines de notre dernier jour et me contente de livrer quelques impressions sommaires sur les vins dégustés (millésime 2017).

    Les blancs :

    Bourgogne :
    Nez ouvert, vif, avec des notes citronnées et de fruit blanc ; très belle bouche, de la matière, du volume, avec une légère accroche dans les joues ; finale un peu saline et très salivante, légère note fumée en fond de verre ; impressionnant pour ce niveau d’appellation et cela fera un beau « duel » dans 2/3 ans avec le Bourgogne de François Jobard ; B+

    Chassagne-Montrachet village :
    Nez ouvert, bien mûr, sur le citron légèrement confit et la poire, avec une très légère note d’élevage ; l’attaque en bouche est ronde et large, sur un fruit bien mûr, puis le vin se tend jusqu’à une finale fraîche et salivante ; là encore, le volume impressionne pour un « simple » village ; TB-

    Meursault Les Corbins :
    Nez plus discret que le Chassagne, avec une sensation de maturité un peu inférieure, sur le jus de citron, avec une très légère sensation lactée ; en bouche, de la poire, c’est plus tendu et frais que le Chassagne, avec une sensation minérale ; une pointe d’amande fraîche et de très légers amers en finale, fort agréables ; très bel équilibre ; TB / TB+

    Meursault Grands Charrons :
    Nez sur le caillou, les notes crayeuses ; on retrouve cela en bouche, avec des fruits blancs ; c’est un vin construit sur la longueur, mais avec beaucoup de densité et de concentration ; finale très longue ; c’est sur un registre un peu austère, mais j’ai adoré… Encore du très haut niveau pour un village ; Excellent –

    Chassagne 1er cru Morgeot :
    Nez ouvert, séducteur, très fruité, avec une sensation de maturité élevée ; en bouche, c’est rond, « confortable », presque opulent ; c’est moins tendu que les Meursault village, le vin reste un peu en bas de la bouche ; B+

    Chassagne 1er cru La Romanée :
    Nez séduisant et relativement complexe, du fruit et des notes crayeuses ; la bouche est aérienne, avec une structure assez légère et une concentration moyenne ; des notes de poires et un peu d’ananas, une touche saline et une finale bien tendue, avec une très très légère amertume ; un profil assez différents des millésimes antérieurs (plus mûrs, plus opulents) ; TB

    Chassagne 1er cru Tête du Clos :
    Nez mûr sur le citron un peu confit ; en bouche, l’attaque est ronde, un peu grasse, avec un gros volume ; c’est concentré, avec des fruits jaunes, du citron ; à partir du milieu de bouche, le vin se tend, on a un peu d’accroche dans les joues, finale très persistante avec de légers amers ; très beau vin ; Excellent –

    Meursault 1er cru Perrières :
    Nez difficile, très lacté et fermentaire, notes de yaourt ; difficile ensuite d’apprécier la bouche, même si l’on ressent un gros volume ; à revoir une fois la fermentation achevée….

    Chevalier-Montrachet GC :
    Nez réduit et fermé ; très gros volume en bouche, grosse concentration, c’est dense, cela accroche dans les joues ; finale salivant très très longue, avec des notes crayeuses, quelques épices et de très légers amers ; impressionnant et gros potentiel.

    Les rouges :

    Bourgogne :
    Nez de bonbon aux fruits, myrtille, sureau, griotte ; en bouche c’est bien mûr, même s’il y a un très léger trait vert ; le fruit est pur, avec quelques épices ; les tanins sont présents et la finale m’a semblé un tout petit peu chaleureuse ; B-

    Pommard village :
    Très joli nez de pinot, à la fois floral et fruité (groseille, mûre, framboise), avec une petite note de ronce ; bouche ronde, avec un beau volume, sur un registre un peu plus noir (cassis, sureau) ; les tanins sont ronds, souples : beaucoup de gourmandise sur ce vin et encore une fois, quel niveau pour un village ! TB

    Beaune 1er cru Les Montrevenots :
    Au nez le fruit est en retrait, on est sur la roche, le caillou et une toute petite note vanillée ; la bouche est droite, fraîche, avec une acidité assez haute ; c’est dans un registre plutôt austère, mais avec une belle tension ; un vin qui « avance » en bouche, avec une finale élancée sur les fruits rouges (groseille, framboise) ; j’aime bien ce style ; TB-

    Pommard 1er cru Les Pézerolles :

    Nez très mûr, sur les fruits noirs très légèrement confiturés ; la bouche est « top », avec une superbe maturité ; c’est dense, « séveux », avec à la fois une structure imposante et une grande gourmandise ; Excellent
    Vous l’aurez compris, j’ai plutôt bien apprécié les 2017 de Vincent Dancer, dans les deux couleurs… Et comme en plus il était ce matin là particulièrement en forme et enjoué, nous avons passé en sa compagnie un bien agréable moment.

    Paul

    Nol
    Participant

    De mon côté, quelques soucis avec le millésime 2010 : 2 Pouilly oxydés sur 3 et 1 Verzé Chemin blanc sur 3 (bouteilles ouvertes sur la période 2015 / 2017).
    Paul

    Nol
    Participant

    Et non… C’est le côté masochiste de LPV75 : des PDF qui adorent se faire du mal avec des vins du Sud !

    Nol
    Participant

    CR:

    Promis juré, c’est le dernier CR consacré aux domaines visités lors de notre dernier séjour bourguignon… Domaine créé par le père de Jean-Marc Millot et qui fait aujourd’hui 8 hectares (les parcelles en GC et de Vosne ont été acquises dans les années 80). Aujourd’hui c’est Alix, la fille de Jean-Marc, qui reprend progressivement les rênes du domaine (elle a commencé à travailler avec son père en 2014) et qui nous reçoit. Nous goûtons donc le millésime 2017.

    Bourgogne Pinot noir :
    Nez très très discret, pas grand chose en bouche, c’est très très fluide… Moyen

    Savigny-lès-Beaune :
    Nez bien ouvert, très floral, agréable ; en bouche, c’est frais et très léger, peu de matière, finale très fluide ; Moyen / AB –

    Côte de Nuits-Village :
    Nez assez ouvert, sur les fruits noirs ; il y a davantage de volume en bouche, un peu d’accroche, mais le vin n’est pas dur ; AB

    Côte de Nuits-Village, Aux Faulques :
    Nez un peu réduit ; au nez comme en bouche, un vin sur un registre frais et strict, fruits rouges acidulés, acidité assez haute, note calcaire, c’est tendu, un peu raide, bref, pas très gourmand… AB-

    Vosne-Romanée village (Les Violettes + Les Hautes Maizières) :
    Nez frais, sur les petits fruits rouges acidulés ; un volume correct en bouche, sur un registre frais, on retrouve les fruits rouges, pas mal d’acidité en finale ; AB+

    Vosne-Romanée 1er cru Les Suchots :
    Nez sur la retenue, sur les fruits noirs et légèrement fumé ; la bouche est équilibrée, on a un peu de fraise écrasée, c’est léger et fin, sans accroche, mais on reste un peu sur sa faim… B – / B

    Clos Vougeot :
    Nez assez ouvert, beau panier de fruits frais ; en bouche, c’est assez léger, les tanins sont presque imperceptibles, « ça file droit », sans aspérité, finale assez salivante ; un Clos Vougeot pour PDF… ; B –

    Echézeaux :
    Nez relativement discret, plutôt sur les fruits noirs, légèrement fumé, avec une petite sensation végétale ; la bouche est tendue, toute en longueur, sur la finesse, la matière est assez soyeuse, mais pas très dense ; finale fluide sur une acidité relativement élevée ; pour un GC, je trouve que cela manque un petit peu de volume et de structure… ; B+

    Grands Echézeaux :
    Nez sur les fruits rouges (beaucoup de groseille), très fumé (ça sent un peu le bacon), un peu froid (sensation « calcaire ») ; en bouche, la matière est soyeuse, c’est un peu plus gourmand que l’Echézeaux, longueur honorable et on retrouve une note fumée en finale ; là encore, c’est sur un registre léger et fluide ; B+ / TB –

    Vous l’aurez compris, je n’ai pas été super emballé par cette dégustation… Plutôt adepte des pinots sur la finesse, là j’ai trouvé que c’était… un peu trop ! Notamment sur les GC (et les Suchots) : c’est fin, net, assez pur, mais cela manquait vraiment à mon goût de volume, de densité et de structure (et de gourmandise). Et comme en plus les aromatiques ne sont pas hyper développées…. Mais il ne s’agit là que de l’avis personnel d’un simple amateur !
    Un grand merci en tout cas à Alix Millot pour son accueil, ses explications (sur ces méthodes, ses convictions : elle échange beaucoup avec ses jeunes collègues, et notamment Maxime Cheurlin, qui a repris le domaine Georges Noellat et auquel nous avions rendu visite il y a quelques années) et le temps qu’elle nous a consacré.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    CDP, Domaine Font de Michelle, cuvée Etienne Gonnet, 2001 :
    Nez séduisant, encore très fruité, fruits rouges (framboise) et noirs (prune) compotés, de la figue, un peu de poivre et d’épices, du cuir et une légère touche « animale » ; en bouche, hélas, ça se gâte : l’alcool prend le dessus, ça chauffe beaucoup et la finale est carrément brûlante ; impossible de se resservir ; problème de bouteille ? TB pour le nez, moyen pour la bouche.

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    CDP Château la Nerthe, cuvée des Cadettes, 2001 :
    Nez qu’il faut un peu aller chercher, d’abord très sombre et fumé sur les fruits noirs confiturés (cerise noire, prune), à la limite du cuit, les raisins secs, avec des notes de cendres et de suie ; à l’aération, apparaissent des notes plus fraiches de fruits rouges un peu sucrés (fraise, framboise) et d’épices ; en bouche, beaucoup de profondeur et de concentration, un bel équilibre, cela ne « chauffe » pas, les tanins sont fins, poudrés, on retrouve ces notes de cendre ; à mon goût, il manque cependant un poil d’acidité pour relancer le vin et l’allonger. TB+

    Paul

    Nol
    Participant

    CR:

    Condrieu, De Poncins, François Villard 2013 :
    Nez flatteur sur la pêche, l’orange, la réglisse (très présente) et la noix de muscade ; une sensation de maturité élevée, un peu de « gras » et une note vanillée ; bouche ronde et large, on retrouve la réglisse, avec des fruits jaunes bien mûrs, un peu d’épices ; la finale est assez « grasse », sans amertume, mais « tombe » un peu ; pour moi ça manque un peu de peps et de tension ; quelques notes d’élevage en fond de verre ; B+ / TB –

    Paul

    Nol
    Participant

    ,CR:

    Condrieu, Les Terrasses de l’Empire, Domaine Georges Vernay 2012 :
    A l’ouverture : nez puissant, assez monolithique sur l’abricot, notes épicées ; en bouche, beaucoup de gaz (secouage impératif !), une grosse matière, c’est un peu « violent », ça chauffe pas mal et il y a une grosse amertume en finale. Bof bof…
    A J + 1 : Nez bien ouvert, fruité (abricot, mais aussi pêche, melon, écorces d’oranges), herbes aromatiques, des notes florales (chèvrefeuille, violette) et une légère sensation crémeuse ; En bouche, c’est beaucoup plus « sage » qu’à l’ouverture : davantage de fruits, des notes florales et nettement moins d’amertume en finale, avec l’apparition d’une petite note réglissée ; ça chauffe encore un tout petit peu mais le vin a beaucoup gagné en légèreté, en finesse et en complexité aromatique. TB
    Un vin qu’il ne faut donc pas hésiter à secouer et à aérer assez longuement (au moins sur cette bouteille…).

    Paul

    Nol
    Participant

    Olivier,

    Hélas, oui, il s’agit bien des prix départ domaine, sachant que le seul vin qui nous a été proposé à la vente était le Volnay Saint-François (village) 2015 (à 45 € donc…). C’est effectivement assez délirant. Cependant, si je devais mettre 100 € dans une bouteille, je choisirais sans hésiter le Volnay Pitures de Roblet Monnot plutôt que par exemple certains grands crus de la côte de nuits (Charmes, Clos vougeot) proposés par certains vignerons…

    Paul

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