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- 4 décembre 2008 à 6h17
- in reply to: Re: Domaine Bouchard Père et Fils
Bonsoir,
CR: Domaine Bouchard Père et Fils -Pommard 1er Cru 1987
Bu lundi soir un Pommard 1er Cru 1987 Domaines du Chateau de Beaune Bouchard Père et Fils à l’occasion d’un dîner en amoureux. Emotion particulière, c’est l’année de naissance de ma douce…:)A l’ouverture de la bouteille, je sers directement un peu du breuvage dans 2 grands verres Riedel Bourgogne série Vinum et rebouche la bouteille avec un bouchon neutre.
La robe est claire et nous offre une belle brillance.
Au nez, c’est un beau bouquet de vieux pinots à maturité sur les fruits rouges(fraises, groseilles rouges), le sous bois, et le sang(viande rouge crue!) avec un côté animal qui ressortira de plus en plus tout au long de la soirée.
Après ces quelques minutes dans le verre, nous goûtons le vin. La bouche comporte encore du fruit, je sens comme du cassis au milieu des sous bois, un peu de myrtille et un peu de groseille mais le fruit est en retrait et plus le vin prendra l’air et plus il sera en retrait. La matière est belle, surtout au vu du millésime, et même si évidemment ce n’est pas un monstre de puissance, le vin se tient bien et présente un ensemble d’arômes fondus pour finir sur une jolie finale correcte mais pas très longue.A ce moment là, le coquelet cuit encore et nous nous régalons d’une baguette encore chaude avec du pâté Henri IV de mon ptit producteur de canard préféré. 🙂 Pour faire court, le paté c’est viande et foie de canard, armagnac, cêpes, oeufs, pain, aromates, sel, poivre. L’accord avec le vin est très bon mais pas grand.
A l’aération, la robe reprend de la couleur et se fonce tandis que le nez s’épice (viandox) et prend un coté giboyeux (fourrure, peau de bête).
L’accord avec le coquelet est quant à lui excellent, la bête est bonne et bien rôtie et le vin est sans chichi et tout simplement bon. Le vin gagne en étoffe (sa structure parait plus précise) grâce au coquelet qui fait aussi ressortir le côté animal du vin. La finale s’étire un peu plus et termine sur des notes de venaisons.Je ne m’attendais pas à grand chose, au vu du millésime et de la réputation moyenne du domaine dans les années 80, et bien je dois dire que c’est une très bonne surprise. Ce n’est certes pas un modèle d’équilibre, de distinction et de concentration mais le plaisir était bel et bien au rendez-vous et c’est bien ça le plus important !!!
Un très bon moment passé (qui plus est) en (plus qu’) agréable compagnie, vous l’aurez compris !!! 😉A tout cela, je me dois également de rajouter que la bouteille a été parfaitement conservée tout au long de sa vie dans une cave bien fraîche. Ainsi voit-on encore l’importance des conditions de conservations. Grâce à ces conditions optimales, on peut encore se faire plaisir avec un cru modeste dans un millésime peu réputé plus de 20 ans après !!! La magie… et le bonheur du vin…
Bonne nuit,
David.
- 20 août 2008 à 22h09
- in reply to: Pavie 1990
Bonjour,
Désolé de ma réponse si tardive et merci à vous pour les votres! 🙂
Finalement c’est une côte de boeuf grillé (sans sarments hélas!) avec une purée de pomme de terre au jus de truffe légérement aillé. L’accord était très bon même s’il eu peut être été meilleur sans la touche d’ail, mais c’était tout de même un très bel accord.
Pavie 1990 fut débouché 2h/2h30 à l’avance juste les épaules dégagées.
Il faut que je retrouve mes notes (attention elles sont sans aucunes prétentions, je débute dans le vin et suis à mille lieux du niveau de dégustation des cadors du site) mais je me souviens qu’il était très très bon, certainement le meilleur Saint-Emilion que j’ai bu, le plus âgés aussi (je précise que je ne connais vraiment pas bien les Saint Emilion). A l’aveugle et avec mon manque d’expérience je pense que j’aurai pu le prendre pour un médoc, si ce n’est une petite touche cacaoté dont je n’ai pas l’habitude même sur des vins du médocs d’âge équivalent.
De tête c’était tout de même très fin et complexe, sur la prune, les épices et le cacao, le capuccino même et doté d’une belle longueur. Seul petit reproche minime, une légére petite astringence en fin de bouche mais peut-être était-ce dû à la touche aillé du plat, ou bien est-ce normal pour un Saint-Emilion de cet âge, où pour ce domaine, où bien encore peut-être une petite faiblesse de la bouteille? Mais cela n’a en rien entravé le grand plaisir du moment passé avec cette bouteille partagée lors de ce dîner fort réussi. Ma mère et ma douce l’ayant trouvé excellent ! 🙂
Je laisserai un post sur cette bouteille dans la rubrique adéquate dès que je retombe sur mes notes, en espérant que ce sera avant la fin de l’année;)
Bien à vous tous,David.