Frédéric Gautier

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  • Frédéric Gautier
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    CR: domaine Gautheron 2019 chablis 1er cru « les fourneaux vieilles vignes »

    nez partagé entre les fruits et fleurs blanches, fin et puissant à la fois car il monte direct au cerveau, notes caillouteuses aussi, très joli qui donne envie !
     l’attaque en bouche est surprenante car lors du salon des vins je l’avais gouté plutot sur la largeur que sur la tension, or.. il possède allègrement les 2 composantes amenant une intensité et un équilibre plus qu’intéressants..
     le milieu de bouche est soutenu par une fine acidité sous-jascente, soulignant la matière très large, ample et prenant un max de place dans la bouche, elle incite aussi à se resservir plus que de raison, seul l’obstacle du flacon vide fera stopper la dégustation…
     que dire de plus que  son côté finement caillouteux répond au doux juteux d’une matière puissante, assez complexe et subtilement équilibrée ? le kiff
     en tout cas bien content d’en avoir encore en cave et d’avoir son cadet de 2020 ce qui me donnera un élément de comparaison qui risque de me faire passer un  très très bon moment
     la longueur qui picote légèrement la langue de par son côté caillouteux et un léger retour acide du plus bel effet est durable et jouissive, appelant la goulée suivante
     à boire en magnum !
     excellent !

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    Frédéric Gautier
    Participant

    salut stéphane,
    je t’encourage à attendre un peu encore, les 2019 commencent à devenir intéressants (en chab VV) donc nul doute qu’une atente supplémentaire d’un an ou 2 ne feront pas de mal aux 2020
    à mon sens mieux vaut ça et se dire « au moins je lui ai laissé la chance en l’attendant » plutot que d’éventuellement lire de beaux commentaires dans une paire d’années qui te feront regretter ta tire-bouchonnite précoce 😉

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: Thibaud Boudignon 2019 savennières « clos de la hutte »nez sur le citron vert, très « pepsy », pas le pseudo-coca hein, mais qui a du peps, de l’énergie 😉 très caillouteux aussi, du genre caillou de rivière frais qui descend de la montagne (pas à cheval hein), d’autres choses aussi mais je bois pas par le nez donc..
     la bouche, il faut reconnaitre.. mais ce vin a une histoire, du moins ce flacon..
     en effet j’ai gouté le anjou 2020 du même producteur qui m’avait plu, de par son style, donc j’ai voulu gouter les cuvées plus élaborées pour le rendre compte.. vu les tarifs demandés par un caviste chez qui je vais de plus en plus souvent (surtout quand tu y retrouves un pote d’assez longue date), j’ai « laissé béton » et en fait.. le fred fouineur ayant repris le dessus, a trouvé ce flacon sur un site d’enchères bien connu à -40% par rapport au prix « habituel » donc on essaie même si ça coute un bras..
     attaque en bouche très vivace, sur l’écorce d’agrumes et plus même de citron vert, tenu donc par les amers de type énormissime mais aussi par une acidité impactant la structure et l’équilibre du vin, ce qui me convient à merveille, amateurs d’équilibres sudistes, fuyez à jambes déployées !
     il n’empêche que le vin s’élargit de fort belle manière, et possède une précision incroyable de structure, d’arômes, accompagné d’un potentiel de buvabilité terrible, donné en partie par une acidité coupante (ce que j’adore) mais aussi une sensation limite crayeuse (fin de bouche légèrement âpre ce qui appelle un plat en sauce…) bref j’adore !
     longueur infinie qui tapisse le palais, la langue, la gorge, l’estomac, les intestins et même le trou de balle…
     quel dommage que ce domaine soit inaccessible pour le commun des mortels, car j’avoue que c’est ma came, pile-poil !
     après un splendide clos liebennerg 2017 de valentin zusslin, quelle belle soirée !
     excellent+++++

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    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: La Porte Saint-Jean (Sylvain Dittière)   2016 la perlée VDF

    après avoir acheté 4 flacons chez un caviste en ligne je garderai un souvenir mitigé de cette cuvée sur ce millésime (alors que j’avais adoré 2014)
    les 2 premiers flacon (bus à 6 mois d’intervalle des 2 derniers) étaient très bons, certes pas mémorables, mais agréables, tendus et longs, autant l’avant dernier avait fait illusion le premier jour et s’était effondré le 3e, autant le dernier ouvert le soir à l’apéro (le normand est têtu et porté sur le tire-chonbou) était « réduit » et le lendemain (flacon conservé debout et rebouché en cave électrique comme je le fais toujours dorénavant) avait tourné vers quelque d’indéfini entre acidité mordante, platitude d’arômes et de structure évidents, aucune longueur et plus ça allait pire c’était (le verre est resté sur la table 3 bonnes heures,( bourgogne extrême super-évasé) et là « the » drame, il s’oxyde en peu de temps…
    pour résumer j’aurais du ouvrir les flacons à donc d’une lamborghini à pleine vitesse pôur en profiter au mieux… (à toute berzingue) dorénavant je gouterai avant d’acheter ce domaine…

    Frédéric Gautier
    Participant

    merci de vos réponses
    bollinger est fermé à ces dates, j’attends la réponse de lanson
    autant mettre 15/20 euros par personne dans une visite dégust me parait envisageable, autant 45 euros me parait farfelument exagéré…
    au pire je verrai sur place 😉

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine de l’Ours bleu 2019 saumur blanc « puzzle »
     flacon ouvert depuis 24 heures, remis debout en cave électrique
     nez tourbé, vanille, beau caramel et pop corn ce qui n’est pas sans me rappeler une certaine mailloche de steph Tissot…, les fruits blancs viennent derrière

     la bouche est surprenante tellement elle est différente de ce à quoi je m’attendais au départ, elle est certes élevée (assumé par le vigneron)
     l’attaque est assez fraiche et précise à la fois, en milieu de bouche on sent bien les notes tourbées mais aussi une acidité d’une très jolie finesse, qui pepse le vin et lui donne du ressor, précision et longueur, en l’étirant de fort belle manière

     la seconde partie de bouche (j’aime assez chercher 2 parties à la bouche d’un vin ) est puissante et fine à la fois, en tout cas précise et diaboliquement bien faite, juteuse et longue dans un joli style classieux, ce qui d’habitude a plutot tendance à me rebuter mais qui là passe super bien, je m’avance un peu mais je pense que ce vin va digérer son élevage et partir vers un regain de tension, c’est l’impression que ce vin donne au fur et à mesure de la dégustation et de du temps d’ouverture

     grosse longueur qui parcourt la langue du bout jusqu’à l’égout car c’est sa destination finale, le vin étant assez torchable en l’état

     pour les circonspects de la description que j’en donne, je vous invite à l’attendre 1/2 an de plus… en confiance de mon côté, car julien est un méga-mordu de jolis vins (il adore le jura et autres)

     très bien+ en l’état à attendre un chouille…

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    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: château Lafaurie-Peyraguey 1988 sauternes 1er cru classé voici donc la petite soeur, ou présumée comme telle puisque certain(e)s me prennent pour un fou avec mes théories à la con, bref…
     le nez envoie clairement du lourd, alors on retrouve certes les marqueurs (au moins présumés) sur le susucre d’orge, mais aussi, les fruits jaunes confits, le botritys ou botrytis (hihi) très aérien, soutenue par une fraicheur et une profondeur dantesque, limite quantique et comprenable tellement il a fallu que je replonge mon orifice nasal, certes limité par un cerveau pétri de certitudes, mais comprendre que des arômes de abricot frais, de pomme confite du type de celles qui ornaient les sucres d’orge de notre enfance et surtout ce côté miel de lavande ultra fruité et frais que j’ai pu humer et goûter du côté de puycelsi cet été… juste avantn une visite chez Rotier, mais je m’égare… bref cette fraicheur de tous les instants qui me font chavirer… 
      de belles promesses pour la bouche..
     je suis alors accueilli sur le palier de la porte de ce vin par, ô surprise, une jolie petite… « acidité » j’ai bien dit petite, hein, car sinon on va me prendre pour un guedin « ah tu t’rends compte, l’ot’pochtron de super(quel arrogant)fred qui trouve de l’acidité dans un vin de 35 piges, quel con.. nard ! »
     si une chose ne me dérange pas est d’être pris pour un gland première trie, après avoir bu ce type de vin 😉
     ah oui.. j’oublie de préciser… passque il parait que ça a son importance, que une fois que j’ai essayé d’ouvrir ce vin (au pied de biche, de colère après avoir vu certains commentaires, car c’est tellement plus « confortable » de ne pas en faire..) le chonbou a eu la mauvaise idée de … tomber dans le flacon !
     bon… on se démonte pas (car c’est pas franchement le genre de la maison) et on envoie dans le flacon de 86/88 qui est vide (car madame a adoré (et moi aussi ceci dit pour les vilains qui pensent que je n’ai qu’un lobe droit au cerveau) et on carafe dans l’autre flacon, l’étiquette étant la même, pas de risque de lobe temporal droit qui vascille…)le milieu de bouche alors prend tout son envol, pour un bec devenu « sec » comme le mien, alors je le fais gouter à madame (qui je le rappelle pour les pochtrons qui suivent pas) me dit c’est ça qu’on boit demain à l’apéro ? tout est dit surtout avec un  oeil envieux, autant que juste avant la nuit de noces que j’ai passé en compagnie d’un figeac 90… donc madame a eu les joies… du ronflement XXXXXXXXL car pas question d’en laisser une gougoutte 😉
     le vin donc (car c’est de ça qu’on cause bande de pochtrons) envoie donc du lourd niveau fraicheur, petite acidité sous-jascente lui donnant un côté aérien, tout en étant d’une richesse incroyable, niveau buvabilité là on est au niveau extra-terrestre, inconnu pour moi à ce jour… j’avais l’impression d’avoir bu un demi-verre (bon d’accord bourgogne extrême de riedel) et en fait une demi-bouteille de dégagée, probablement un souci d’étanchéité du flacon… ou du verre (j’ai retrouvé mon tomy, labradot retriever sable) en train de lécher le sol en me regardant l’air de dire « papa, encore » arghhhhhhhhhhhhhh
     bon finale, ultra-riche, ample, puissante, fraiche et soutenue par une « fine » acidité et surtout par des amers ultra-frais (pour un liquoreux hein) portant le vin au 51e siècle niveau caudalies…
     je serais curieux de gouter Yquem du même millésime en comparaison.. ah bah non trop tard, déjà fait 😉
     très grand vin et émotion extrême…

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    Frédéric Gautier
    Participant

    [b]CR: chateau Lafaurie-Peyraguey 1988 sauternes 1er cru classé
    CR: chateau Lafaurie-Peyraguey 1986 sauternes 1er cru classé[/b]bon.. il se trouve que l’étiquette dit « 88 »‘ et que le bouchon dit « 86 », vu que 87 est franchement d’un niveau qui n’a rien a voir avec ses 2 illustres voisins, il est exclu de faire la moyenne, petit indice : le flacon acheté du même lot (IDW pour les connaisseurs) a un bouchon estampé clairement 1988…
     le nez est sur les fruits jaunes confits, les épices, l’abricot, le miel et super-résineux, très complexe et profond, mais évolué aussi… est-ce un défaut en l’état ? non…
     la bouche ? ça envoit clairement du lourd…
     l’attaque se fait sur des amers en pagaille (au bout de 72 heures bouteille ouverte en cave électrique) du susucre (impression de croquer dans du sucre d’orge) c’est équilibré, large, très large même, et très long…
     mais je dois avouer que c’est soit un superbe 86 soit un 88 très évolué, or j’ai déjà bu 7 flacons de 88 qui ne ressemblaient pas à ça…
     toujours est-il que ça déroule clairement et de son côté, sans à priori, de mon côté, on verra ça plus tard… ah ! l’être humain !
     si je devais pinailler, je dirais que ça sucraillonne un chouille trop, mais put.. que cet équilibre est dantesque et .. même si ça me troue le c..ul de le dire, génial !
     la finale est splendide, et évoluée sur le sucre d’orge et les épices douces, ce qui me plait bien… mais je n’imaginais pas ce vin comme celà
     sans filtre aucun, je fais un compte-rendu de sa petite soeur, du même lot, achetée et ouverte ce soir, dans des conditions rocambolesques…
     excellent !
     [url=https://p1.storage.canalblog.com/10/55/403069/133075285_o.jpg]

    • in reply to: Idealwine
    Frédéric Gautier
    Participant

    je confirme que ce n’est pas un « 8 » à qui il manquerait un morceau, c’est bien un « 6 » sans aucun équivoque
    et oui idealwine est censé au moins faire confiance au vendeur, ils vendent un produit et sont censés être garants du « fournisseur, fût il particulier
    le problème encore une fois n’est pas la valeur pécuniaire du flacon (même si 88 est en général un poil plus cher) mais le style de vin que j’ai trouvé dans le flacon, 86 et 88 sont diamétralement différents 
    je suis client chez IDW depuis novembre 2003, croyez vous réellement que j’ai un quelconque intérêt à faire du « bashing » ? non juste une question simple : cela est il déja arrivé à quelqu’un ?
    en tout cas je leur ferai un retour
    PS : pour les étiquettes c’est comme pour les vins, tu trouves de tout…

     

    • in reply to: Idealwine
    Frédéric Gautier
    Participant

    petite surprise ce soir en ouvrant ce flacon acheté l’an dernier aux enchères : 

    inutile de vous dire que je contacte idealwine à la première heure mardi matin, d’autant plus que c’était un lot de 2…
    avez vous déja eu ce genre de « surprise » ?
    à la dégustation ça donne : nez résineux et exubérant sur l’abricot et le safran +++++la bouche est super large, épices +++, abricotée à donf, jolie finale épicéebref pas grand chose de 1988…, plutôt de 1986 selon mon expérience, un vin à point et pas avec la fraicheur et jeunesse des 1988 (dont j’ai pu gouter 7/8 exemplaires de LP) et j’ai jamais accroché les liquoreux de 86…*bref !

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine Thibault Boudignon 2020 anjou blanc vu ce flacon dans une cave et j’ai eu envie d’essayer, bien m’en a pris
     ce nez est très pur, très citronné et plûtot zest de citron vert, étonnamment profond, large et fin à la fois, il me plait beaucoup !
     l’attaque en bouche se fait sur l’énergie de la jeunesse, partagé entre acidité assez forte, des amers encore très prégnants qui donnent une fraicheur et un peps qui ne plairont pas à tout le monde (palais sudistes passez vot’chemin)… ce vin est un malinois dressé pour galoper après une baballe non-stop ! ouah ! ça décoiffe !
     n’empêche que ce vin est loin d’être monolithique, car sa vivacité le fait partir dans un peu tous les sens, les amers prennent au palais (sans que ce soit extrême je précise car les copains me connaissant savent que j’ai un palais « sec et acide »), rendant le vin salivant à souhaits, ça jute méchamment ! c’est un pur jus de citron et.. de roche ! j’adooooooooooore !
     grosse finale taillée pour aller super loin en bouche (équilibre acide amers incroyable) bien après l’avoir avalé
     excellent !

    à noter que le lendemain, le vin est devenu un mélange de jus de citron ample et de jus de roche… splendide ! [url=https://p9.storage.canalblog.com/94/03/403069/132974196_o.jpg]

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: château Doisy Daëne 1988 barsac 2nd cru classé 

    à noter que le bouchon et moi avons eu une dispute dont j’ai failli terminer l’heureux… perdant !

     en effet j’ai mis 25 bonnes minutes pour extraire non pas le bouchon, mais ses atomes (quelques milliers de morceaux au bas mot) car non seulement il était colé à la paroi du goulot comme une moule à son rocher, mais en plus (c’est lié je sais) il s’est effrité en miettes en son seing, une véritable horreur…

     et bien sûr les fragments de bouchon ont envoyé leurs petits frères sur le vin, m’obligeant à non seulement le filtrer en le remettant dans un autre flacon, mais à utiliser  du sopalin comme filtre à café pour éviter les micros-morceaux de venir polluer le vin dans le verre, résultat parfait je dois dire…

     nez très marqué par l’abricot confit, la résine, la crême brûlée, le safran, enivrant, profond et complexe à la fois, un nez changeant à chaque fois qu’on y replonge l’orifice nasal, un régal !

     la bouche se révèle comme une ode à l’équilibre sucre-acidité, tellement le vin a certes mangé une belle partie de ses sucres (en ressenti toujours) mais surtout parce que ce vin est d’une ampleur qui se suffirait à elle-même, doté d’un toucher de bouche caressant, un véritable vin de liqueur que j’ai fait l’ereur de servir à l’apéro, pensant que les sucres mangés par les années sous verre allaient plutôt convenir à ce type de dégustation…

    je dois dire que flacon ouvert depuis 48 heures et bu cette fois en digestif pour « me finir » est nettement plus à  sa place… car certes ses sucres sont pas forcément prégnants mais sa richesse est dantesque, sa largeur proverbiale, et sa longueur soutenue par des grandissimes amers nobles est dantesque

     grand vin sans hésiter ! et quel moment…

      [url=https://p1.storage.canalblog.com/15/59/403069/132974193_o.jpg]

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: Domaine de l’Ours Bleu, Saumur blanc, Puzzle 2019

    j’ai eu l’occasion de gouter son entrée de gamme et ce vin samedi dernier à la cave pierre noble de Rouen
    à noter que l’élevage se fait encore un peu ressentir (ce qui lui donne une largeur certaine) mais d’après ce que j’ai compris ce vin est issu de brézé (confidence faite après que j’ai eu ressenti des notes caillouteuses) donc effectivement, j’en ai pris 3 pour attendre une bonne année car l’élevage est là mais intégré et qui ne demande qu’à se fondre
    vu les gouts viniques de Julien Constant, je ne m’en fais pas trop pour l’avenir de ce vin 😉
    très bien en l’état

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine les Granges Paquenesses 2018 côtes du jura chardonnay ouillé « la mamette » après avoir terminé la version millésimée 2016, force est de constater que mon stock de 2018  me faisait de plus en plus de l’oeil, comme je suis un esprit faible, je ne tenais pas à le décevoir 😉
     nez très fin et puissant à la fois sur le citron, la pierre mouillée
     la bouche possède une attaque diaboliquement précise définie par une sensation de mordre dans du citron bien mûr, soutenu par cette fraicheur que j’ai à chaque fois retrouvé sur cette cuvée, quel que soit le millésime (2011,15,et 2016 bus)
     le milieu de bouche possède une structure de cathédrale, ce qui est assez drôle (pour le jeu de mots lol) car on cause ici d’un blanc…
      le vin est à la fois super traçant, long, large, hyper-précis (un véritable rayon laser de précision), l’acidité sous-jascente est superbe, non grandiose !
     ce vin explose littéralement en bouche, malmenant les papilles quand l’imprudent buveur le fait tournoyer dans la bouche, y’a un peps du tonnerre de bret, sacrebleu ! ça envoie du pâté comme on dit !
     y’a un jus terrible, de la longueur de ouf, on n’est plus en train de parler de vin, mais bien d’une oeuvre d’art et surtout de 2018 !
     il finit super-super long, d’une précision indicible, avec cette sensation crayeuse qui m’aurait fait partir à l’aveugle ailleurs…
     j’oserais dire que ça pulpe en bouche tellement ça citronne, arf…
     les petites soeurs ne vont pas tarder à subir un accident de tire-bouchon
     excellent + ! 

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    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine Droin 2015 chablis 1er cru « montée de tonnerre » petite appréhension à l’ouverture car ce que j’ai gouté en blanc sur ce millésime ne m’a pas toujours plu, affaire de style je précise..
     le nez fortement caillouteux me redonne le sourire, même si le côté fruité jaune me rend quelque peu « pragmatique » l’impression de ressentir la maturité du millésime.. certaines épices donnent du peps à ce nez, la bouche tranchera ou pas… petit côté buis aussi, surprenant… à suivre
     l’attaque en bouche se fait fraiche et large, d’une ampleur impressionnante, très « tape à l’oeil »
     le milieu de bouche se dévelope avec un bouquet d’amers impressionnants, très nobles mais donant précision et peps au vin, ajoutez zy un soupçon d’acidité sous-jascente, sous-tendant une matière très riche et complexe et ça devient très très intéressant à déguster, d’autant plus que le vin est changeant que ce soit au nez comme en bouche (ce qui est le plus intéressant)
     le côté caillou mouillé devient prégnant, crayeux à donf, rendant le vin presque tannique… très grosse matière pouvant à mon sens rivaliser avec des grands crus sans trop de soucis, la bouche est juteuse, large, très longue et salivante à souhaits, ma modeste bouche est bien trop petite pour contenir tout ce que ce vin a à raconter… même si j’essaie de retranscrire ce que je peux…
     même si je suis plus « fan » de vins plus tendus, j’avoue que ce flacon me parle et que j’ai envie de babiller avec lui, seul à seul, en se racontant nos misères (tu t’rends compte on m’a balancé par pression dans un endroit clos avec un bout de liège pour me faire fermer ma gueu… le !, bref, je « vous ai compris » lui réponds-je
     c’est alors qu’il me dit être heureux de l’avoir libéré dans un verre de style bourgogne extrême de riedel, lui permettant d’exprimer ce qu’il avait à me dire, et je n’ose imaginer ce que ce genre de flacons (terroir) peut donner sur un millésime « tendu »… à voir
     grossissime longueur crayeuse, large et longue, un peu comme un gode orgasmique qui termine dans l’égout buccal, basculant dans la glotte menant à l’estomac pour mon plus grand plaisir, great slurp !
     excellent !

      [url=https://p5.storage.canalblog.com/51/48/403069/132919523_o.jpg]

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine Günther-Chéreau 2014 muscadet sèvres et maine « gorges » flacon acheté pour compléter un carton chez IDW 😉
     nez très marqué par des notes iodées de coquille d’huîtres, caillouteux aussi, sur les fruits blancs, d’une fraicheur incroyable, doté de finesse aussi de par ses notes de fleurs blanches
     la bouche se présente à l’attaque sur une impression de vin ayant du peps et de l’équilibre
     le milieu de bouche est équilibré, avec une très fine acidité qui sous-tend le vin, qui en a grand besoin tellement il est large, puissant et profond, avec de beaux amers de type écorce de citron et une longueur magnifique
     j’aime beaucoup ce vin qui présente toutes les belles caractéristiques du millésime, de l’appellation, mais avec une largeur qui lui sied à merveille
     bu sans doute trop jeune, mais très bien !

     [url=https://p5.storage.canalblog.com/58/76/403069/132807220_o.jpg]

    • in reply to: Birichino
    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: Birichino 2017 Enz vineyard mourvedre « vignes centenaires »

     il est inutile de vous dire que je n’y connais strictement rien en vins venant des states 😉
     flacon étonnant 😉
     couleur rouge-grenat très nette mais semblant peu profonde
     le nez est sur les fruits rouges acidulés, la framboise, la myrtille, la fraise des bois, de bien belles notes de pot pourri aussi, très fines, notes de roses fanées et de grenadine, très évanescent tout ça à la limite d’un ressenti de volatile, très frais en tout cas !
     l’attaque en bouche est très… bourguignonne ! entre belle acidité qui structure et donne de la précision au vin, de petits amers nobles, grande fraicheur, mais surtout un jus assez formidable, profond et d’une précision diabolique qui semble se suspendre dans les airs tellement il est à la fois aérien (léger) et profond/complexe à la fois, ça envoie du lourd, clairement
     à noter à l’ouverture que je serais parti sur un vieux chateauneuf du pape (souvenir de janasse 97 et clos du mont olivet 78 qui m’avaient donné cette impression) mis à part qu’à l’aération le vin s’est clairement « burgondisé » 😉
     la bouche est droite et sphérique à la fois, droite de par son acidité toujours présente (perso j’adore mais je comprendrais que ça puisse en rebuter même si l’équilibre est superbe) et sphérique de par sa matière ample, qui prend une place de fou en bouche, un vin, en tout cas, qui ne laissera personne indifférent
     la longueur est superbe, large et longue comme j’aime
     excellent dans son style !

      [url=https://p9.storage.canalblog.com/95/29/403069/132807068_o.jpg]

    Frédéric Gautier
    Participant

    petit up à jour à 11h31 le 13/3
    pour info les tarifs mondial relay et la poste : 

    MR
    plus de 20 kilos (colis 12) = 28,90
    16 à 19,9 kg : 21,90
    11 à 15 : 19,90
    8 à 10 : 13,90
    6/7 kg : 12,90
    5 kg : 10,90
    4 kg (2 flacons) : 6,90
    2 kg (1 flacon) : 6,50

    la poste
    1,1 à 4 kg : 6,95
    4,1 à 10 kg : 13,90
    10,1 à 20 kg : 19,90
    20,1 à 30 kg : 33,40
    bonne semaine 😉

    PS : si vous connaissez d’autres options pour le port, je suis évidemment preneur 😉

    Frédéric Gautier
    Participant

    pour info j’ai postulé pour le domaine/château des tours, jamais pour rayas qui ne m’intéresse absolument pas..
    vos impressions confirment les différences de traitement des gens qui « osent » les contacter…

    Frédéric Gautier
    Participant

    à me relire je pensais l’avoir moins bien gouté que ça, mal m’en ait pris mais aucun regret d’en avoir ouvert une autre 😉
    CR: domaine Françoise et Denis Clair 2020 saint-aubin premier cru « les murgers des dents de chien » la dernière ouverte s’est avérée assez décevante, le vin pas du tout en place au nez et à la bouche fofolle qui partait dans tous les sens sauf ceux que j’espérais 😉
     le nez est bien défini et très marqué par des notes caillouteuses, les fruits et fleurs blanches, bref rien qui ne convienne moins qu’à merveille 😉
     la bouche quant à elle présente une attaque précise et ciselée, follement aguichante
     le milieu de bouche donne tout ce qu’un amateur de grands vins blancs peut espérer sur un flacon aussi jeune : quelques notes d’élevage très discrètes, mais surtout un vin doté d’un volume qui se révèle à l’aération, prenant beaucoup de place en bouche, les amers de type peau de pêche, soutenus par une très fine acidité d’une précision diabolique qui donne longueur, peps et buvabilité à ce vin somptueux, à mon sens supérieur au « en remilly » du même millésime et du même domaine (plus à consommer sur sa jeunesse je pense) mais là comment dire ?
     finale somptueuse et très rectiligne, tout en étant subtile, précise et large
     en résumé, un vin dense et fin à la fois, précis et riche, alliant fraicheur, buvabilité et profondeur, ça en jette !
     excellent !

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