Frédéric Gautier

Nous avons 1 invités et 0 utilisateurs enregistrés en ligne.

Forum Replies Created

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 9,298)
  • Replies
  • Frédéric Gautier
    Participant

    petit up, soyez pas timides 😉

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR:Château Bel Air Marquis d’Aligre, Margaux

    de plus en plus rares sont ce type de flacons dans ma cave et à fortiori sur la table… quand j’entends par « ce type de flacons » lire des vins aussi chers même si ma passion déclinante, j’arrive encore à me laisser tenter de temps à autres…
     première curiosité, alors que ce flacon est debout dans la cave électrique depuis son achat voici quelques mois, un dépôt tenace était… sur le bouchon et dans le goulot, obligé d’utiliser un goupillon pour faire l’évacuer et éviter les amers qu’il engendrait…
     bouchon imbibé de manière non-linéaire environ au tiers, signe qu’il faisait encore bien son oeuvre, aucune trace de coulure en effet.
     le vin présente une couleur grenat assez fortement orangé sur le disque, ce qui représente pour l’amateur de vieux bordeaux, que je fûs, que je suis et serai toujours, plutôt bon signe.
     premier nez sur la prune, la fraise des bois, la framboise, mais aussi le poivre les fleurs (pivoine, violette, rose fanée (ou pot pourri si vous préférez) un peu à l’instar de ce qu’on peut quelques fois trouver sur de beaux bourgognes de belle lignée, quelques notes de réglisse et de caramel en rétro-olfactif qui s’estompent à mesure de l’ouverture du flacon, ce qui est bon signe 😉
     l’attaque en bouche se fait sur des tanins présents assez cisterciens (un peu du style écorce d’orange) qui peuvent lui donner un côté strict, vous savez du genre la mère tap’dur prof de français qui vous collait une volée quand vous écriviez auxilaire au lieu d’auxiliaire (c’est du vécu), mais en r’goûtant le vin ça s’arrange j’vous rassure
     en effet son côté strict se calme franchement non sans l’avoir écouté parler et surtout en lui laissant sa chance, car même si son côté poivre/réglisse sont bien présents, il n’en demeure pas moins que ce vin possède une vraie générosité (largeur et longueur XXXXXXXL)
     il lui fallait s’éclaircir sa voix avant de véritablement chanter sa juste mesure.
     une petite note de graphite/mine de crayon + des tanins qui s’affinent tout autant qu’ils s’élargissent devenant crayeux, la finesse de ce vin se dessine plus en délicatesse et recherche des arômes que dans un côté floral exubérant, non, non…
     il déclare sa flamme à une buvabilité, qui, malgré un barbarisme évident, tient bien son sens, tellement le verre se vide tout en caressant avec insistance l’intellect (les boyaux de la tête ont intérêt à être bien accrochés), mais oui bien c’est bien sûr…
     il n’empêche que tout intellectuel qu’il soit, ce vin emplit bien la bouche avec ses tanins certes crayeux mais pas agressifs (marque du millésime ?) et surtout une longueur qui détonne du (montée de) tonnerre de brest, comme le sparadrap du capitaine haddock qui ne le quittera pas si facilement pour les amateurs de BDs du genre 😉
      longueur détonnante, finement soutenue par une acidité rafraichissante, des amers tanniques du plus bel effet… n’attendez pas de ce vin l’impression de rouler une galoche à un boul’dogue, mais véritablement une bouteille qu’il faut prendre le temps d’apprécier… ou pas
     excellent pour ma part !

       

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: roue libre 2022
     en vla ti pas un flacon acheté en double dont le simple a été ouvert trop vite après réception, erreur de jeunesse sans doute 😉
     plusieurs semaines (bah oui plusieurs mois ça fait plusieurs semaines…) je retente ma chance
     nez délicieusement racineux, partagé entre des notes de lierre (vendanges entières ?) de fruits rouges et de mûre, poivré pas plus qu’il ne faut, un nez qui donne envie de découvrir la bouche, mission accomplie 🙂
     la bouche et son milieu laissent présager d’un vin extrêmement construit, sa structure est sérieuse, tout en donnant une gourmandise phénoménale, en fait ce vin semble faire ce qu’il veut, ce qui fait que le « nom » en roue livre est plutôt bien choisi…
     le vin est large, résineux, lutra gourmand mais pas « trop » structuré… le dernier bojo dont je me rappelle dans ce style est celui de daniel Bouland…
     grosse finale mâchue, structurée et équilibrée qui emplit la bouche est tapisse le palais
     une bouteille qui se glougloutte avec un immense plaisir
     très bien++

       

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: Château Ferrand 2000 Pomerol 

    après avoir ouvert un flacon décevant la semaine dernière, le têtu normand tente sa chance sur ce second flacon, pour info la première avait un boisé de type planche particulièrement désagréable malgré une matière sympa…
     ce coup ci j’essaie de double-carafer le vin…
     nez sur les fruits noirs acidulés, le zan, le caramel, manquant singulièrement de finesse en l’état même si une toute pointe de violette vient pointer le bout de son nez…
     l’attaque se fait équilibrée, sans aspérité avec toutefois une légère présence tannique qui sèche légèrement la bouche, mais rien de rhédibitoire
     le milieu de bouche est plus compliqué à appréhender car le vin est assez ample, mais doté de tanins assez prégnants qui sèchent la bouche et ont du mal à laisser autre chose s’exprimer
     l’ensemble n’en demeure pas moins plutôt sympa à boire (dixit mes invités) et je dois avouer qu’à mesure on se fait à cette « gangue » mais qui a mon sens n’était pas du tout indispensable
     finale sur des amers un peu trop marqués
     vous l’aurez compris un vin qui me laisse sur ma soif…
     moyen+

      

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: château Luchey-Halde 2005 pessac léognan 

    coucou, on a coutume de dire qu’une parole pour qu’elle soit mieux écoutée, se doit d’être rare… sur ce dernier point je suis d’accord 😉
     dernier flacon sur… 2 et dire que j’aurais aimé en avoir plus est un euphémisme…
     nez sur les fruits rouges, fraise écrasée, du poivre blanc, mûre et pointe de cassis, pas de faux arômes ni de basculement dans le tertiaire, très beau et qui fait slurper
     la bouche est un monument de précision, de finesse et de peps
     l’attaque, somptueusement bien équilibrée balance de suite des amers de type peau d’orange qui ravit les papilles
     le milieu de bouche est ample ,équilibré, juteux à souhaits ne laissant aucun doute sur la qualité de ce vin, aucune place n’est faite au bois, ce qui me sied à merveille 😉
     la finale est splendide, finissant en queue de paon, entre une amertume toujours aussi délicieuse, et un côté poivré qui revient donnant un ensemble finissant entre un peps rafraichissant et un tanin que je qualifierais de « bienveillant » dans la mesure ou il permet de penser que le vin est loin d’avoir tout donné…
     longtemps que je n’avais ouvert un bordeaux de ce niveau…
     excellent !

       

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine Fumey Chatelain 2022 arbois « sauvagny chardonnay »

    chose promise, chose due 😉

    nez prometteur sur la peau de pêche, très floral et frais, mais aussi cette cacahuète et cette noisette qui sont « diablerie » comme dirait jacquouille la fripouille !

    l’attaque en bouche est très jolie et bien plus nette que ne l’a été le flacon de la cuvée « de base » ouverte la dernière fois, car de suite les amers annoncés au nez (peau de pêche) donnent de très beaux amers… limite tanniques, mais ultra bien dessinés, ciselés dirais-je…

    c’est alors que se dessine le milieu de bouche avec toute sa largeur qui semble toiser le modeste buveur que je suis, ajoutez à celà un saupoudrage d’acidité qui sous-tend le vin, lui donnant un soupçon de peps supplémentaire et là ça devient vraiment de plus en plus intéressant à mesure que la dégustation avance !

    ce savant/doux mélange d’amers et  d’acidité millimétrée, j’avoue ne pas avoir autant attendu de ce flacon, dont le style d’ailleurs n’est pas sans me rappeler les mâcons d’André Bonhomme que j’affectionne tant !

    la persistance est telle que le terme « tannique » m’effleure » les lèvres, même si j’en ai déja causé de manière fugace, il m’accompagne  jusqu’à ce terme qui représente un délice d’amers nobles, ne laissant dans la bouche et le souvenir de l’imprudent buveur, qu’un écrin de plénitude, d’équilibre et de plaisir

    what else ?

    excellent !

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine Fumey Chatelain 2022 arbois « chardonnay » il était une fois un (rare) flacon acheté un peu par hasard, enfin pas tout à fait…
     il est écrit « arbois » et « chardonnay » or les chardo issus du jura ont souvent mes bonnes grâces gustatives, seuls les prix qui prennent souvent la tangente m’arrêtent..
     là prix caviste on est sous les 20 euros (de justesse) donc je tente
     première impression à l’ouverture, couleur prononcée, vin lacté… m erde…
     je secoue le vin (sans soufre ?) avec toute l’ampleur que mes bras peuvent me permettre en me disant « s’il est niq… au moins j’aurais essayé »
     qu’à celà ne tienne, je termine difficilement le premier verre, même s’il est un peu mieux sur la fin, faut avouer, étrangement au réchauffement il se tient mieux, j’me sers alors le z’gond verre et là chose zétrange digne d’X-Files : la robe est beaucoup plus claire et limpide, dev’nant brillante et parfaitement limpide, ah…
     le semblant de bubulles pas agréables disparait alors, comme un mauvais souvenir, on va enfin pouvoir causer tous les 2 !
     le nez pète de fruits secs, amande, noisettes et noix fraiche
     la bouche présente une attaque partagée entre amers superbes mais assez prononcés (ce que j’aime) et une fine trame acide qui soutient l’ensemble qui lui donne peps et allant…
     le milieu de bouche se déploie ensuite avec des amers de type peau de pêche, et fruits secs ++++
     le vin est ample, long, juteux et salivant, what else ?
     le vin prend moyennement de place en bouche mais est très savoureux et on se ressert sans se faire prier…
     très belle finale partagée entre la peau de pêche (beaux amers) les fruits secs et un zest de citron qui vient réhausser l’ensemble, donnant l’impression que le vin « jute » en fin de bouche, assez jouissif et le terme « queue de paon » me vient à l’esprit pour le qualifier…
     pour un vin issu du 3e type c’est beau, et surtout quand on sait qu’il, s’agit d’une entrée de gamme, ça donne envie de découvrir le reste de la gamme, ça tombe bien, ce sera aux prochains épisodes 😉
     très bien !
     
     

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine Plageoles 2007 gaillac doux « vin d’autan » 

    en vla un flacon 1/ qu’on n’ouvre pas tous les jours et 2/ à ne pas mettre dans les papilles de n’importe qui…
     alors je m’explique car ça n’a rien de condescendant
     nez sur le miel, l’abricot confit, quelques notes fugaces d’épices douces
     en bouche le vin est… énorme !  sirupeux (donc à ne pas mettre sur les papilles des anti-sucres), mais frais, de jolis amers nobles soutenant le vin que ce soit au début, au milieu ou le vin prend une ampleur assez faramineuse, mais en fin de bouche ou il semble interminable, bien après l’avoir avalé…
     une superbe bouteille qui a éclipsé un 2000 de la même cuvée, beaucoup plus anodine
     excellent + !
      

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: chateau de Chambert 2015 cahors « malbec »en vlà un autre achat impulsif de vacances (rares) chez un caviste/vendeur de jolies choses à manger
     le nez me plait plutôt pas mal, entre le poivre, les épices douces, la prune, les fruits noirs écrasés
     mais comme d’habitude c’est en bouche que ça cause le plus : attaque très belle, équilibrée mais pourvue de très jolis amers de type orange amère, du poivre aussi.
     le milieu voit se dérouler les jolis tanins poivrés et je dois dire que la structure du vin n’est pas sans me rappeler des rives droites bordelaises plutot « old school » style qui me va à merveille car pas trop mûr (certains diront pas assez) de la finesse, puis ensuite du zan et du caramel (léger je précise).. tout ça pour dire que ce vin est mûr, très beau, et se boit très très bien et que je n’aurais eu aucun problème à faire gouter à mes amis…
     à noter que le vin jutte littéralement…
     j’avoue être totalement fan de la fin de bouche partagée entre la finesse de l’écorce d’orange (arôme que je trouvais souvent sur les bordeaux à maturité voire en début de déclin) et du bois précieux et une note surprenante de mine de crayon
     un très très beau vin qui se présente bien mieux que je ne pensais
     très bien+

      

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine Gautheron 2020 chablis 1er cru « montée de tonnerre » 

    si comme moi vous avez un à priori sur les blancs de 2020, je ne peux que vous inciter à jouer du tire-bouchon…
     en effet je fais partie des « méfiants » qui pensent que on ne vous montre sur les réseaux sociaux et autres blogs que ce qu’on veut bien vous montrer…
     il est donc on ne peut plus important, si l’on veut continuer à « cultiver » sa passion de gouter encore et toujours pour se faire sa propre opinion, je n’ai jamais transigé là-dessus et ne le ferai jamais, malgré le fait de n’être quasiment plus sur les différents salons, ce qui est un tort, mais le temps me manquant (et l’envie disons le franchement) je fais « au mieux »…
     donc le nez partagé entre fruits et fleurs blanches amènent cet enclin de fraicheur agréable, un côté caillouteux frais et humide venant compléter le tableau
     mais c’est bien évidemment en bouche que tout se passe..
     l’attaque dotée d’un équilibre, d’une fraicheur salivante donne envie…
     le milieu de bouche qui prend de suite de l’ampleur, très sphérique de prime abord, non seulement se complexifie mais donne un arrière gout de l’allonge acide et droite que j’attends d’un tel climat (lire terroir de premier cru de prime qualité)
     l’impression de croquer les cailloux « gras », restant frais et rafraichissant même au réchauffement de température dans le verre me font alors espérer de belles choses
     ajoutez à tout celà un soupçon de buvabilité XXXL et là vous voyez le niveau de la bouteille descendre encore et toujours, alors même que le vin semble avoir des choses à dire en plus à chaque verre (il est quelque peu bavard) un pari pour l’avenir pour sûr !
     l’allonge acidulée, et l’amertume noble d’un niveau rare en font un vin qui fait saliver encore et encore, donnant plaisir à 1/ avaler et 2/ se resservir, un vin complexe, puissant certes (millésime et terroir) mais fin à la fois ce qui est le signe des plus grands…
     j’ai gouté maintes fois 2019 et 2021 pour me rendre compte qu’ils n’ont rien à envier à ce 2020
     à 25 euros comment dire…
     excellent+++ voire plus selon les affinités…

       

     

    Frédéric Gautier
    Participant

    pour 2021 tu t’y prends un peu tard, y’a eu énormément moins de vins qu’en 2020 et 2022 et je pense qu’ils sont en rupture d’à peu près tout (peut être une réf ou 2 et encore…)
    le mieux est que tu goutes 2022 et ensuite tu prends ce qui te plait 😉
     

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine Balliccioni 2018 faugères « tradition »

    qu’est-céti qui lui prend de garder des entrées de gamme aussi longtemps ?
    bah c’est ce qui arrive lors d’une erreur d’étiquetage (c’était marqué kallisté 18 chez moi hein chez lui tout allait bien)

    bon le nez ample, mûr et finement marqué par les fruits rouges et noirs me cause la langue que j’aime, il est ample et marqué par de douces notes de poivre et de piment rouge, un poil de cannelle peut-être, à voir sur le tarin de quelqu’un d’autre 😉

    toujours est-il qu’en bouche il se passe de drôles de choses, entre une attaque par des amers prégnants, un milieu de bouche foufou qui envoie gentiment à l’école des dégustateurs celles et ceux qui ne croient « tenir » qu’une entrée de gamme, le vin jute entre amers nobles, ampleur et acidité (et oui…)
    le vin gicle littéralement sur la langue, quel pied pour moins de 9 euros !

    vous l’aurez compris, ça se glougloutte, se déguste, enfin vous en faites ce que vous voulez mais ça ne finira pas en sauce, qu’on se le dise, et dire que le flacon est ouvert (non rebouché) depuis 72 heures…

    très belle finale entre réglisse et poivre

    très bien+ 


     

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: chateau Belle-Vue 2017 haut-medoc

    découvert y’a un bail grâce à l’ami patrick Grisard (chateau cornélie) en 2007, j’en ai souvent racheté sans les commenter ce qui est dommage car je n’ai jamais été déçu

     acheté en foire aux vins (chez auchan) ce flacon possède un nez sur le chocolat, le bâton de réglisse, le poivre et les fruits noirs, petite note poivronnée ce qui n’est pas sans interroger l’amateur de finesse que je suis…
     flacon ouvert depuis 3 jours

     la bouche est beaucoup moins catastrophique que le nez, loin s’en faut !

     attaque équilibrée sur des notes et sensations poivrées, le milieu de bouche s’étire en largeur comme en longueur avec une petite faiblesse en fin de bouche qui redescend un peu trop rapidement (sensation réglissée et d’un coup comme un moteur qui s’éteint) sans fausse note à par ça, dommage, je pense juste que ouvert 3 jours ça a été de trop, pas grave

     bien-

      

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine jean-Claude Lapalu 2019 brouilly « vieilles vignes »

    alors on en a ti pas lu des articles sur les vins natures morts-nés, alors en faire vieillir est-il l’apanage des fous ? j’en suis…

     le premier nez 3 jours après ouverture flacon non rebouché tendrait à me donner raison d’être optimiste…  incroyable sur la grenadine XXL, la fraise, la rose fanée, grosse finesse, je suis sur le cul…, d’ailleurs pour le cul de chais-pas-quelle-bestiole qui s’est pas torchée depuis belle lurette, vous repasserez…

     l’attaque est à l’avenant, nette, juteuse, partagée entre de jolis amers très nobles (encore une fois la grenadine pète incroyablement, jamais ressenti aussi fort dans un vin !) le vin est juteux, équilibré, foufou et surprenant… j’ai ouvert le bojo villages du même millésime (je suis joueur) au départ qui lui était supérieur, j’en suis moins sûr 3 jours après…

     le vin prend de la largeur, de la longueur aussi (à ma grande surprise) il jute en bouche dans l’égout central (vous savez celui dont le vin ne revient jamais) et zou une autre goulée tavernier ! je prends mon pied… j’avoue ! grave !

     dire que j’ai hésité à en reprendre en me disant « j’ai d’ja pas bu mes 19… » quel c…

     quelle finesse, quel jus, ça envoie du pâté, arf on est très loin du vin de soif…

     excellent –  !

      

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine Lapalu 2019 beaujolais-villages vieilles vignes »

    la déconnade c’est mon crédo… ouvrir des trucs présumés au mieux fatigués au pire morts fait partie intégrante de mes attributions, vu que je suis un peu fada d’origine, pourquoi vous décevoir ?

     alors quand j’ouvre ce vin  qu’il est somptueux…. que je le regoute 2 jours après et qu’il n’a pas bougé… et que le commentaire ci-dessous est fait sur un flacon pas censé vieillir et qu’il est ouvert (non-rebouché) depuis 3 jours bien tassés… je vous laisse évaluer le degré de folie…

     quand le nez est flagrant sur la grenadine (comme le brouilly tiens tiens millésime ?) la fraise écrasée, légèrement marquée d’une fleur (pivoine ?) bref grosse finesse what else ?

     l’attaque hyper gourmande se fait sur un vin hyper-équilibré, juteux, un mélange de jus de grenadine et de jus de fraise écrasée, jamais bu (oui je sais c’est pas bien) ça de ma vie !

     non seulement le vin jute, balance de la largeur en veux tu en vla, mais en plus te bazarde nonchalamment une longueur acidulée du plus bel effet.. ça jute une nouvelle fois dans l’égout central, incrachable !

     alors certes il ne faut pas lui demander une complexité de malade, il n’a pas été conçu pour, mais ce côté juteux/acidulé en ravira plus d’un… dont je fais partie il ne s’aplatira jamais devant son grand frère brouilly, la complexité de milieu de bouche fera prendre le dessus pour le brouilly, mais le côté ‘folle dingo » me fera préférer ce vin… désolé c’est le coeur qui parle 😉

    à noter qu’au bout du 6e jour, il est nettement supérieur au brouilly et sous tous rapports (non sexuels) le brouilly est parti nourrir les framboises alors que celui-ci (toujours grand ouvert) fait le bonheur de mes papilles, du jus de grenadine !

     excellent !

      

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine Valentin Zusslin 2015 pinot noir « bollenberg » harmoniedéjà gouté et commenté 2 fois, toujours au même niveau d’excellence malgré une ouverture de 3 jours…
     nez sur la fraise écrasée, la groseille, petite note de poivron rouge et de pivoine, très fin, délicat, j’aime
     mais c’est en bouche que tout se passe (et ça tombe bien parce que c’est par là que je bois !) attaque équilibrée et toute en retenue mais bien marquée par les jolis amers foufous et cette petite acidité sous-jascente qui tend le vin en lui donnant sa colonne vertébrale
     le milieu est d’un équilibre de ouf soutenu par une colonne vertébrale amère, le vin large et super-long jute littéralement en bouche donnant au terme barbarisant incrachable tout son sens…
     à aucun moment le n’est ni âpre ni creux, encore moins inintéressant, il se passe toujours quelque chose… c’est dingue, une dinguerie…
     je le résumerais en une expression « folle harmonie » car on sent un vin rangé et bien dans ses baskets mais qui devient dingo en bouche, tout pour me plaire !
     alliez à cela une complexité de malade (jusqu’ou ira t’il ?) et on a un golgoth, il a tout d’un grand, tout pour plaire
     superbe longueur qui faiblit à peine à compter en kilomètres…
     grand vin !

      

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: Christophe Barbier et Fille 2017 les terres salées rouge

    en vlatipas un flacon qui traine depuis un bail sans que j’ai l’envie de l’ouvrir…
     à l’ouverture il est très très urgent… d’attendre ! renfrogné, un peu moi un mauvais jour (tous les jours en ce moment) bref foutons lui la paix…
     bon 3 jours après il faut quand même lui recauser à ce pti-gars là !
     nez limite volatile (acidité volatile pour les non connaisseurs) qui attaque les naseaux mais étonnamment plutôt agréablement (bref un gros costaud avec de la finesse, moi quoi lol) on est plus fruits rouges acidulés que fruits noirs confiturés…
     la bouche ?  fine et délicate, partagée entre notes de réglisse qui soulignent et accompagnent le vin sans le dominer, des tanins fins et délicats (je déconne pas) même s’ils ont tendance à poivrer un peu quand même (le premier qui dit qu’ils sont assaisonnés a gagné) bref ça se goute très bien et avec une viande rouge je pense qu’il ferait le taff…
     un bon équilibre, un peu de largeur (point trop n’en faut) une bonne longueur, bref pas mal du tout, très bien même !
     pas une dinguerie mais qui ne laissera personne indifférent
      

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: Domaine Gautheron 2019 chablis premier cru « mont de milieu »

    y’a un pti boud’temps que je n’avais plus publié de compte-rendus, faut dire que canalblog ne me facilite pas la tâche avec sa nouvelle interface…
     bref 
    gaut’maniac ptêt pas forever mais en tout cas je continue de taper dans mon stock 
    nez sympa sur les fleurs blanches, un soupçon de mirabelle et bien sûr de citron, le côté caillouteux pepsy vient de suite après envahir le pif ou le tarin, tout dépend dans quel état vous êtes 😉 
    mais c’est en bouche que l’essentiel se passe… 
    l’attaque est entre une matière bien dessinée, équilibrée et une pointe acide qui donne envie de faire rouler le vin sur la langue alors le volume grandit, le vin prend beaucoup de place, le côté « piquant » de l’acidité, puis des amers magnifiques de type citron vert pepsent une bouche déjà avide de telles promesses se met alors au garde à vous devant tant de pureté d’expression, les joues se transforment en cailloux (enfin en « jus » de cailloux) et on se plait à faire tourner encore et encore le vin, en « suppant » de l’air pour lui donner encore un peu de ressor (comme s’il en manquait…
     un vin très énergique, mais qui ne déchausse pas les dents, qui convient très bien à mon palais 
    le final est en queue de paon, superbe de volupté, de précision (un sniper ce vin) et de longueur, sans oublier ce côté « j’men r’met une larmichette » qui n’en finit plus sur ce vin jouissif pour quoi payer plus cher ?
    what else ? 
    excellent !

      

    Frédéric Gautier
    Participant

    CR: domaine Gautheron 2019 chablis « cuvée émeraude » dire que j’ai snobé cette cuvée pendant tant d’années en étant persuadé qu’elle ressemblait trop à la cuvée « vieilles vignes » c’est à dire plus charnue et moins précise, quelle erreur..
     ce vin regouté au salon sur ce millésime m’a plu, imaginez vous que je suis tellement en forme que sur le millésime 2021 j’ai fait… exactement la même erreur, réparée depuis quelques jours heureusement…
     ce nez sur les fruits blancs/jaunes légèrement évolué me plait bien mais bu à l’apéro, seule la bouche retiendra mon attention
     bouche ciselée et précise, est surtout ouverte  par un joli volume en bouche, certes juteuse à souhaits, mais fraiche comme la rose du matin…
     si vous avez l’occasion d’ouvert ce flacon (enfin un autre car çui là je l’ai liquidé) le mot jus de roche est assez incroyable de définition tellement on a l’impression de boire ou plutot de « bouffer » de la craie, tellement l’impression limite tannique perdure en bouche tout le long
     pas hyper complexe, mais avec un élevage absent, ce qui n’est pas pour me déplaire, mais assez tendu (2021 est meilleur à mon gout mais beaucoup plus tendu) alliant notes citronnées, salines et soutenu par une jolie acidité qui est la colonne vertébrale de ce magnifique vin
     à l’apéro il aura fait fureur…
     il est temps de remonter de cave ses 4 petites soeurs
     très bien !

    PS : ouvert depuis 4 jours, il n’a jamais été aussi bon qu’aujourd’hui… [url=https://p7.storage.canalblog.com/77/58/403069/134475116_o.jpg]

    Frédéric Gautier
    Participant

    dernier up 😉

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 9,298)