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- 12 mars 2023 à 18h46
- in reply to: Château des Tours
juste pour préciser ma pensée, sur laquelle je ne reviendrai pas : il y a
1/ les anciens clients qui le sont restés et qui eux ont acheté et sont entrés dans le registre client normalement
2/ ceux comme moi qui ont postulé pendant plusieurs années avant d’avoir une réponse (l’an dernier et il y a 2 ans) frais de port débiles pour 2 flacons (l’équivalent ailleurs de 12)
3/ on te demande pour 2 flacons une lettre de motivation (l’équivalent) sans te préciser ce à quoi tu auras droit (en plus) sans compter le nombre de retours d’amis que je connais bien, qui me relatent un même ressenti
je suis fan de certains vins du domaine, de certains millésimes, autant les pratiques commerciales qui perdurent depuis un bail, m’horripilent et que faire le « lèche-cul » pour acheter du vin n’est et ne sera jamais ma tasse de thé
alors oui lèche bottes, y’a tant à acheter ailleurs en gardant un semblant de fierté…- 12 mars 2023 à 18h38
- in reply to: Château des Tours
c’est le cas pourtant…
je ne me rabaisserai jamais à celà, je laisse ceux qui le font
désolé (enfin non) de mettre cela sur le tapis, mais vendre à la tête du client, très peu pour moi (c’est connu depuis des années et j’ai pu le constater…)
je ne mettrai jamais à genoux devant qui que ce soit sous prétexte que les vins sont « peu chers » en direct..- 12 mars 2023 à 17h43
- in reply to: Château des Tours
CR: domaine des Tours 2014 vin de pays de vaucluse rougeje ne remercierai jamais assez les gens avec qui des échanges se sont faits, car ce genre de flacon, au marché gris, se négocie à des tarifs ou il faudrait casser un PEL pour daigner y avoir accès, ce qui est frustrant pour les gens comme moi qui buvons nos flacons…
il se trouve que ce flacon, à l’ouverture, était très décevant, limite oxydé, donc j’écoute les conseils du domaine et lui fous la paix 24 heures, bouteille épaulée et ouverte au frais de la cave électrique…
ce midi la citrouille s’est métamorphosée 😉
le nez très évanescent sur le vernis, la fraise acidulée, une pointe de volatile, de la grenadine, de l’écorce d’orange, très fin, j’adore !
la bouche est beaucoup plus « discutable » autour d’une bonne table entouré d’amateurs éclairés : on aime ou on déteste le style, c’est clair !
si je dis qu’il me rappelle furieusement les pialade alors celles et ceux qui lisent régulièrement mes compte rendus sauront ce que je veux dire…
très construite sur les amers nobles, une petite acidité sous-jascente tend le vin avec une largeur limitée, mais une jolie longueur qui prend au palais,et une buvabilité extrême !
ce petit côté juteux, sans alcool ressenti même au réchauffement, la preuve qu’il n’est nul besoin de mettre une matière dense pour contrecarrer les plans alcooliques comme on le voit trop souvent dans le sud… la fraicheur de ce vin est dantesque, sa finesse évidente…
pourrait on espérer une matière plus dense ? peut-être mais au vu du prix domaine (moins de 10 euros pour les lèche bottes qui y ont accès (j’ai essayé, je ne ferai JAMAIS de lettre de motivation pour acheter du vin…) on ne peut demander plus, d’autant plus que je suis persuadé que je ne suis pas loin de l’infanticide sur ce flacon au vu de ce que je goute, qui ressemble fortement à de l’oxydation « ménagée » donc voulue, donc une tenue à l’air et au vieillissement surprenants…
la finale est tenue par des superbes amers du type écorce d’orange, avec une petite pointe d’acidité qui titille la pointe de ma langue (trop pendue diront certains 😉 ) qui ne finit pas en queue de paon, mais sur une fraicheur qui fait se resservir
du plaisir à l’état pur, mais pas un grand vin comme le pialade..
très bien +++++[url=https://p0.storage.canalblog.com/02/28/403069/132771533_o.jpg]

- 4 mars 2023 à 20h10
- in reply to: Domaine du Clos Naudin, Vouvray
CR: domaine du Clos Naudin 2014 vouvray sec je n’ai pu m’empêcher d’en ouvrir une, je sais mon esprit est faible…
ce nez partagé entre la cire d’abeille, les fruits exotiques, les agrumes confits (citron) donnent une impression de largeur et droiture à la fois, à voir en bouche
cette bouche est purement magnifique avec cette fameuse droiture, mais aussi ce côté « il me reste du sucre quand même » mais soutenu par de jolis amers et acidité
le vin est large et précis, pur et juteux et jaillit littéralement en bouche, pur jus de loire, caillouteux à souhaits, j’ai l’impression qu’au fond de mon verre il va rester du dépôt 😉
ce vin procure un plaisir XXXXL même si vous devez faire fi de sa couleur assez « marquée » qui tendrait à faire croire à une oxydation, ce n’est nullement le cas
très belle longueur juteuse et acidulée
à mon sens il est pile poil ce que j’aime dont je ne tarderai pas à ouvrir mes flacons survivants, mais y’a pas d’urgence
très bien++[url=https://p7.storage.canalblog.com/78/65/403069/132722286_o.jpg]

- 4 mars 2023 à 20h08
- in reply to: Château Domeyne Saint Estephe
CR: château Domeyne 1998 saint-estèphe
Voici le fruit d’une de mes premières pérégrinations bordelaises en 2001..
flacon ramené du domaine, à l’époque ou malheureusement le budget n’autorisait que peu d’achat (flacon unique, pour plus d’une heure passé sur place, j’en ai encore honte…)
la visite m’avait beaucoup plu, très artisanale et accueil convivial et désintéressé (aucune obligation d’achat m’avait on dit à l’arrivée)
au final je repars avec ce flacon (ce serait aujourd’hui y’en aurait eu au moins 6…) car son Potentiel m’avait bien plu car le vin était certes rond et travaillé (dixit le domaine) mais sa longueur et la finesse m’avaient tapé dans l’oeil (qui n’a pas viré beurre noir, je vous rassure)
il se trouve que la vie réserve des surprises car ce flacon a été retrouvé dans les décombres de flacons brisés du temps où le m’entêtais à ne pas vouloir bétonner le sol de ma cave, pour ne pas casser le côté « naturel (qui ne l’était de toute manière pas) de ma cave enterrée dont j’étais si fier car creusée et fondée entièrement à la main (béton y compris) : résultat 11 flacons et 3 magnums brisés et surtout 3 semaines de boulot pour retirer les flacons, morceaux de verre et stabiliser les fondations qui pendaient dans le vide…
heureusement cela n’est plus que de l’histoire ancienne et qu’on apprend de nos erreurs (on en fait d’autres lol)
nez pas forcément de ce qu’on attend car l’orange amère prend le dessus, avec des sous-notes de cuir fin, de terre humide
en bouche le vin prend une autre dimension car l’attaque est surprenante et pleine de vie avec ce côté légèrement poivronnant qui note un vin soit trop jeune (ou pas assez ouvert) ou un poil trop tard
le milieu de bouche vient rassurer mon palais avide de découvertes, car les tanins sont certes bien polis (pas vulgaires) mais larges et pas du tout délités, le vin glisse très bien en bouche soutenu par des jolis amers (écorce d’orange) qui lui confère finesse et structure, ajoutez à cela une extrême buvabilité et là on frise la moustache que je n’ai pas !
la finale est très jolie encore une fois soutenue par les amers de type orange, qui me font fortement apprécier ce vin payé… 15 euros ! ce qui laisse rêveur aujourd’hui !
25 ans d’âge et toujours fringant, même si je ne garderais pas plus si j’en avais d’autres, mais le plaisir est là, pour la complexité on cherchera ailleurs, mais je ne l’avais pas acheté en espérant y retrouver un premier cru
très bien ![url=https://p1.storage.canalblog.com/25/67/403069/132722261_o.jpg]

- 26 février 2023 à 2h07
- in reply to: Château Brane-Cantenac, Margaux
CR: château Brane-Cantenac 1999 margaux 2nd cru classéflacon acheté une misère au vu de mes espoirs et de sa prétendue qualité (superbe millésime à margaux et surtout domaine que j’adore)
pourquoi cet achat tardif, passque !
assez simple ! millésime qui s’est presque toujours bien gouté, sans tanins excessifs, toujours fin de tanins, juteux, qui a, je trouve, des similitudes avec le 97, mais c’est un avis perso que je ne vous demande pas de partager 😉
le bouchon n’est même pas entamé sur plus de 1 millimètre… un poil sec mais il vient quand même avec beaucoup de doigté et de finesse qui caractérisent l’auteur de ces quelques lignes (là vous pouvez rigoler comme on dit)
mon orifice nasal a détecté de douces flaveurs de mûres, de cassis (bourgeon), mais aussi de fraise des bois, de framboise, sans compter le poivre noir, les fleurs (pivoine, rose fraiche) un nez super-jeune et très varié, changeant aussi, une « demoiselle « qui ne demande qu’à être comprise 😉
l’attaque se fait entre des magnifiques amers (tanins) nobles, une très fine acidité qui lui confère fraicheur, structure et précision, et surtout un ressor de tous les diables !
le milieu de bouche est diaboliquement équilibré, entre des sensations sucrées, salées (j’innove lol) la largeur de ce vin est proverbiale, sa finesse dantesque, mais ce juteux est purement grandiose !
large, long (très long) crayeux (de sensation), les tanins sont hyper-jeunes, fins et précis à la fois, le vin part dans tous les sens, foufou et complexe (et oui on y vient) ça jute en bouche et l’égoût gorgeal ne peut y résister ! proprement incrachable !
quel délice ! quel plaisir ! 35 euros ? arf m’en mettrez une douzaine !
à faire gouter aux blasés et déçus du bordelais, ce vin est jouissif de A à Z
excellent+++++
tiens j’ai des 97 à terminer au fait…[url=https://p0.storage.canalblog.com/05/87/403069/132686404_o.jpg]

- 26 février 2023 à 2h03
- in reply to: Domaine Marini, Chablis
CR: domaine Marini 2019 chablis « vieilles vignes » flacon acheté comme ses 11 petits frères au salon des vins de rouen en 2021 car très apprécié.. sauf que depuis ce vin s’est franchement pas bien gouté, je voulais regouter la version 2020 l’an dernier… mais le domaine n’était pas là…
donc on croise les doigts et les doigts de pieds car 12 flacons est un achat conséquent… (sans compter le premier cru…)
un nez finement citronné, salin…
mais la bouche me met d’accord avec moi-même , ce qui n’est déja pas si mal 😉
l’attaque se fait sur une fine acidité soutenue par une matière importante, une sorte de « jus de vieilles vignes », soit exactement ce qui m’a fait en acheter tant, et ce qui m’a fait éviter la cuvée de « base »…
le milieu de bouche est parfaitement équilibré, maîtrisé devrais-je dire, entre les amers nobles (polis si l’on peut dire, millésime ?) et une acidité sous-jascebnte, soulignant étrangement le vin en milieu de bouche, là ou à l’attaque on a l’étrange sensation ou c’est la matière qui amène la fine acidité plus que l’inverse, un peu genre docteur Jeckyll et mister Hyde, j’adore 😉
ce vin va très bien à l’apéro, mais sur un plat en sauce il ira peut-être même encore mieux, en tout cas j’ai kiffé, rebouché les centilitres survivants et remis en cave électrique pour demain et plus si affinité
belle longueur précise, large et finement acidulée et caillouteuse (crayeuse)
miam
très bien(+)[url=https://p1.storage.canalblog.com/23/61/403069/132686359_o.jpg]

- 17 février 2023 à 23h01
- in reply to: Château L’Arrosée, Saint-Émilion
CR: chateau l’Arrosée 2000 saint-émilion grand cru classé vla ti pas que ce genre de flacon est pile poil ce que je souhaite trouver dans le fond de ma cave, le jour ou je serai « retiré » 😉
un nez crayeux, précis, légèrement trop « mûr » sur les fruits noirs (c’est personnel je précise), mais aussi d’une finesse terrible (floral) qui me fait le gouter sur 7 jours sans reboucher le flacon, debout
[url=https://p1.storage.canalblog.com/27/36/403069/132630403_o.jpg]
en cave électrique à 12 degrés, mais je dois dire que c’est en bouche que tout se passe…
l’attaque crayeuse XXXXXL se fait sur la largeur, donc on pourrait se dire « bah t’aime les vins qui envoient sans rien dire », bah non justement sinon je l’aurais pas dégusté sur 7 jours conn.. comme dirait Bigard 😉
les tanins sont certes larges, le vin prend de la place en bouche, disons qu’il est riche, soyeux, et crayeux à la fois, mais qui a tant de choses à dire…
en effet il allie une acidité maitrisée de manière millimétrée, de manière à la rendre structurelle et sous-jascente, amenant alors les amers très nobles à donner ce qu’il faut de fraicheur, de peps à ce vin…
la vin est alors large, les tanins sont fins, juteux, pepsy et dégagent une sensation de « terroir » crayeux car il est profond, complexe et incroyablement long…
ajoutez la longueur d’un grand terroir, la largeur d’un millésime et là… on a un grand vin, évident à la première lampée, au premier coup de nez…
longueur phénoménale terminant crayeuse et d’une acidité fine surréelle qui part dans tous les sens
comment sera ce vin dans 20/30/50 ans ? je ne sais… mais ce château est en général de longue garde… donc ?
grand vin !
- 17 février 2023 à 22h59
- in reply to: Château Beauregard, Pomerol
attendez ce vin les zamis 😉
CR: château Beauregard 1998 pomerol ce genre d’appellation se fait de plus en plus rare dans ma cave, et qui plus est en commentaire… mais acquise à prix fort raisonnable, cette bouteille me faisait de l’oeil, donc le tire-chonbou a été de sortie 😉
nez extrême sur la fraise, les fruits rouges, le pot pourri, très bourguignon dans l’âme, d’une finesse « extrême » dans l’absolu, nez parkérisés passez votre chemin 😉
la bouche ? ciselée pile poil comme j’aime !
la première partie est partagée entre acidité fine et amers larges et prégnants
le milieu de bouche donne des tanins d’une largeur terrible et surtout une finesse de texture incroyable « sableuse » devrais-je dire (j’adore ce type de terroir sous-estimés du genre de ce qu’on retrouve à lalande-de-pomerol, des terroirs plus fins, mais qui, de toute évidence donennt des vins qui durent)
ce vin allie peps, largeur, soyeux et surtout plaisir XXXXXXXXXL qui en donnerait à voir à des crus énormément plus chers si on se donne la peine de goûter de manière « objective »
la longueur est d’une finesse terrible, soutenue par une acidité bienvenue et bienfaitrice, qui donne cet aspect juteux et durable à ce vin, j’aimerais en retrouver pour le gouter à nouveau dans 20 ans…
grand vin (à mon goût)[url=https://p4.storage.canalblog.com/48/51/403069/132630486_o.jpg]

- 5 février 2023 à 20h51
- in reply to: Château d’Armailhac, Pauillac
désolé je vais être cassant… pour le moins !
CR: chateau d’Armailhac 2001 pauillac 5e cru classéflacon glâné sur IDW
nez indéfini… avec de vagues notes de tabac, de métal et… fermé !
la bouche est… très dure au départ se définit ensuite de manière plus précise, mais esthète… avec du cassis, du minéral (sisi) et surtout un petit qq chose de pas forcément compréhensible en aveugle
le milieu de bouche n’est pas aimable, ni aisé à comprendre, un peu dur (les tanins sont franchement réglissés) mais le fond est bon, élégant et équilibré, ajoutons un soupçon de minéralité (calcaire) et nous avons un vin certes pas aisé à comprendre, mais aussi élevé comme je n’aime pas trop, avec du bois un peu trop marqué, mais une fois que le vin est tiré, il faut le boire, ou pas 😉le vin manque de volume un peu « lafittesque » sur les bords, sans en avoir la longueur, et sans avoir la largeur « moutonnesque », donc un peu le cul entre 2 chaises, mais en l’état sans la classe et l’exubérance de l’autre, un peu comme dans mes souvenirs de vin qui ne me convient que rarement, mais là…
longueur réglissée, comme « maquillée » par le bois, bref… j’avoue que mon gout n’est pas universel du tout…
BOF
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- 5 février 2023 à 19h34
- in reply to: Château Haut-Bailly, Pessac-Léognan
CR: chateau Haut-bailly 1997 pessac-léognan grand cru classé
flacon acquis sur idealwine et c’est reparti comme en 14 comme on dit 😉
bouchon complètement sec que je n’ai pu extraire quer grâce à un tire-bouchon et à un couteau…
à l’ouverture c’est-à-dire il y a 2 jours, énormément de volatile, accompagné de notes plutôt sympa de fruits rouges acidulés et de grenadine, de cuir, plutot fin, de poivre moulu et de terre remuée
la bouche souffre à mon sens d’un défaut inhérent à l’état du bouchon, c’est-à-dire un poil sec en fin de bouche (du type craie pas maitrisée qui domine) et le poivre domine légèrement.. pas que ça me déplaise, mais disons que ça nuit à l’équilibre
ne m’en déplaise, le milieu de bouche est soyeux, les tanins sont un chouille présents mais suffisament polis par les années pour rendre le vin aimable et surtout sacrément buvable
le volume est pas mal du tout, et même si ce flacon ne sera pas à mettre au panthéon des plus grands vins que j’aie bus, il aura au moins eu le mérite de me procurer du plaisir, car le côté très/trop marqué caillou/calcaire passe en deça du « jus », ce qui me plait assez je dois dire 😉
belle finale sur ce jus (ce qui me rend optimiste pour les flacons sans problème de bouchon) de grenadine qui tapisse le palais, pour finir dans l’égout gorgeal (hihi petit barbarisme) pour mon plus grand plaisir 😉très bien !
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- 28 janvier 2023 à 2h28
- in reply to: Du racisme et du sexisme dans le monde du vin
c’est vrai qu’il fût un temps ou on pouvait se traiter de tous les noms pour avoir traversé en dehors des clous 😉
ça castagnait, les membres venaient, partaient (bah oui vexés) puis revenaient par la fenêtre (je l’ai fait) et se re-castagnaient, ça vivait quoi
pas que c’était mieux avant, mais c’était sur des vrais sujets, pas sur des pets foireux hein 😉- 18 janvier 2023 à 23h06
- in reply to: De l’information à la prescription : le critique entrepreneur
j’ai eu la même éric 😉
- 7 janvier 2023 à 2h59
- in reply to: CR: Marquis de Terme, Margaux, 2002
CR: chateau Marquis de Terme 1995 margaux 4e cru classé achetée aux enchères sur IDW
à noter l’état incroyable du bouchon, à peine imbibé sur 1 millimètre…
nez sur le cassis, la fraise des bois, très jolie finesse, belle pureté, petite note réglissée, incroyable jeunesse
l’attaque en bouche fait ressentir… de magnifiques tanins, encore bien marqués, mais pas désagréables du tout, presque rafraichissants
le milieu de bouche se révèle ample, riche, profond et encore diablement jeune.. il tapisse certes le palais de ses abondans tanins de fort belle facture légèrement réglissés (il aura fallu 25 ans de bouteille) sans pour autant perdre son fruit
jolie pureté, belle finesse, mais surtout quelle énergie !
la finale est impressionnante, de longueur, crayeuse juste comme il faut sous-tendue par une rafraichissante acidité
sans plaisanter j’aurais donné à ce vin 20 ans de moins, surprenant !
très bien+
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- 4 janvier 2023 à 23h23
- in reply to: Domaine Joseph Matrot, Meursault
CR: Domaine Matrot 2014 meursault 1er cru charmes et perrières
il est rare que je parle de bouteilles foirées ou vaseuses, mais la personne avec qui je les ai échangées m’a dit qu’il fallait faire remonter l’information donc, je le fais…
pour le charmes, c’est clairement du prémox, très mou, large, mais complètement déséquilibré sur l’alcool+++, après 2/3/4 jours d’ouverture il ne s’améliorera pas du tout clairement mort ou en phase de l’êtrepour le perrières c’est différent car l’acidité a fait illusion le premier jour, la bouche est large, mais le manque de longueur et de précision est criant
le lendemain le vin s’est effondré et le surlendemain on est dans le rouge, complètement mort, il aurait fallu le boire en courant et encore en deça des espérances…je tiens à préciser que jusqu’alors je n’avais eu quasiment que des coups de coeur chez ce domaine, je suis tombé de très très haut avec ces 2 flacons, il a même fallu que je révise mes plans pour les accords en mettant ces 2 flacons… à l’évier
au prix que ça vaut, ça pique méchemment…- 31 décembre 2022 à 0h34
- in reply to: Domaine de Chevalier, Pessac-Léognan
sauf que je repasse sur le billard le 11 janvier 😉
donc en attendant j’essaie de profiter 😉
rappelons nous le fameux james bond, « demain ne meurt jamais » et moi non plus, le normand est coriace- 30 décembre 2022 à 23h04
- in reply to: Domaine de Chevalier, Pessac-Léognan
CR: domaine de Chevalier 1985 graves grand cru classé ce genre de flacon est devenu super-rare
le bouchon complètement imbibé vient d’un seul tenant, ce qui n’est pas sans me plaire
après 2 grosses déceptions sur 2 grands blancs de bourgogne (2014 meursault perrières et charmes du domaine Matrot, le premier décevant sans défaut et le second oxydé…) j’ai SOIF de belle expérience !
le premier nez est extraordinaire avec de la volatile (fraise acidulée ++) puis des notes de fruits rouges, de rose fraiche, de pot pourri, de poivre noir puis blanc, de terre fraiche, de bâton de réglisse (léger) complexe, profond et fin à la fin, longtemps que je n’avais pas humé un tel nez !
la bouche est d’abord marquée par une attaque équilibrée et soutenue par une fine acidité qui donne de la structure au vin.
le milieu de bouche présente un soyeux fabuleux, avec des tanins larges et fins, superbes de mâche et de buvabilité à la fois, l’acidité est dosée de manière millimétrée, les amers sont hyper nobles, le vin est profond, complexe, sans la moindre trace… de fatigue, bien au contraire !
la fin de bouche est dantesque et donne l’envie de pousser une petite larmichette de bonheur, l’exemple inverse même du bordeaux chiant, ce vin a tout, finesse, structure, hyper-buvable, très très grosse longueur sur le juteux de grenadine/fraise et rétro-olfaction incroyable sur la rose qui lui donne un air « bourguignon »
vous l’aurez compris la bouteille risque fort de ne pas vivre une journée de plus, tellement ce vin est orgasmique !
grand vin ![url=https://p3.storage.canalblog.com/38/62/403069/132389432_o.jpg]

- 11 décembre 2022 à 1h32
- in reply to: Château Haut-Bailly, Pessac-Léognan
CR: château Haut-Bailly 1995 pessac-léognan grand cru classé mon ancien amour immodéré des bordeaux a laissé des traces… il faut dire que certains flacons m’ont particulièrement marqué, certains châteaux surtout…
le souvenir de millésimes assez incroyables de ce château m’ont fait franchir le pas de ce 95 acheté très récemment… faut dire que dire que j’ai pris mon pied avec les 2005, 1990… est peu dire, donc on tente
bouchon impeccable imbibé à peine au tiers qui vient d’un coup sans soucis, niveau dans le goulot, une première odeur sur le cui-cuir qui passe fort heureusement très vite… je décide de lui foutre une paix « royale » de quelques heures, flacon épaulé…
4 heures après les notes d’écorce d’orange, de jus de citron (sisi) de poivron grillé, de grenadine, de fraise des bois viennent m’attaquer furieusement les naseaux, ajoutez à cela des notes de pot pourri et vous comprendrez que j’associe le mot finesse à ce nez…
en première bouche le côté grenadine prend clairement le dessus, avec ce côté evanescent qui peut donner une impression de dilution si l’on n’y prend pas le temps, alors le milieu de bouche prend du coffre du genre turbo puissant d’une bagnole bien équipée en ch’vaux !
les amers prennent alors le dessus car je trouve que par contre les tanins manquent de finesse, assez saillants de leur état (millésime réputé pour celà c’est vrai) et pas agréables, heureusement que la texture globale est assez soyeuse, laissant les tanins dans leur coin, mais créant un ensemble un peu bordélique et dissocié, franchement bordeaux « à l’ancienne », crayeux et pas un vin taillé pour la note en primeur ou pour les concours comparatifs…
le plaisir est assez limité sans que ce vin manque de quoi que ce soit, même si une noté réglissée pas franchement bienvenue (bois ?) vienne ajouter de l’amertume à l’amerture, impression mitigée donc, pour le moins, d’un vin qui n’a pas rangé sa chambre, un ado quoi 😉
longueur très bonne soutenue justement par ses amers qui portent le vin
2 solutions :
1/ un vin pas très intéressant niveau plaisir
2/ un vin trop jeune (faut pas déconner)
en tout cas pas une grande bouteille, c’est le moins que l’on puisse dire, qui manque furieusement de soyeux…
bien sans plus et quelle déception ! à revoir les prochains jours 😉[url=https://p6.storage.canalblog.com/61/44/403069/132296514_o.jpg]

- 26 novembre 2022 à 2h12
- in reply to: Domaine Stéphane Tissot, Arbois
CR: domaine Stéphane Tissot 2020 arbois chardonnay » patchwork »en vla ti pas un flacon dont j’espérais que le style me sierrait à merveille (barbarisme assumé 😉 )
le premier jour me déçoit un peu (comme souvent sur mes dernières dégusts) mais le lendemain…
le nez extrême sur le citron vert qui n’est pas sans me rappeler le clos salomon 2018 cuvée le clou que j’avais adoré à en pleurer…
ajoutez à cela des notes intenses d’épices, florales, puis caillouteuses mouillées, ça en fait un nez pepsy et frais à la fois, ça annonce du jus de cailloux, mais qu’en est-il en bouche ? le suspense est intense (pause publicitaire !)arf ça m’éclate !
c’te bouche…pulpeuse, fraiche (doux euphémisme) , fine et puissante à la fois !
le citron XXXXXXXXXXXXXXXL ressort par mes naseaux pourtant bien remplis en cet automne quelque peu pluvieux, ça débouche et c’est tant mieux !
structure adiculée, amers prégnants, n’en achetez pas vils gueux, c’est pô bon pour vous autres ! vous allez vous empoisonner… laissez moi les, je vais me sacrifier pour la bienfaisante science ! et pour préserver vos vils palais !
le vin est large, du peps à donf’ vivacité que certains trouveront too much (perso je suis fan, convaincu et friand du style), ça pepse, ça pulse, comme un concert de rock nerveux et en fin de bouche ça ne change pas pour durer encore et encore, terrrrrrrrrrrrrrrrrrrible !
ajouter à cela un côté crayeux de tous les instants, ça cailloute à donf, l’impression de croquer un morceau de craire (faites le c’est super-instructif)
à acheter pour douzaines, et à boire en grandes lampées, car en plus c’est torchable de manière incroyable !
excellent ! mais chut….[url=https://p4.storage.canalblog.com/40/05/403069/132216370_o.jpg]

- 26 novembre 2022 à 2h08
- in reply to: Château Coutet, Saint-Émilion Grand Cru
CR: château Coutet 2017 saint-émilion grand cru
j’ai pu visiter ce domaine lors de ma première pérégrination bordelaise en 2000… première claque vinique et humaine, depuis j’ai malheureusement du me disperser (c’est la vie) un petit peu partout…
il y a quelques années j’ai vu un reportage sur you tube parlant de ce domaine et d’une bouteille datant de 1700… et des brouettes, alors des souvenirs sont ressurgis et un site étonnant m’a ensuite permis de racheter leur vin pour re-gouter, la dernière fois c’était le millésime 98 lol…
nez très juvénile et frais à la fois sur les fruits rouges macérés dans le bon sens du terme, et les fruits noirs, poivre, pivoine viennent compléter ce nez qui donne envie
la bouche est à l’avenant, avec une attaque nette sur un jus magnifique, empli d’amers très bien dosé et polis, d’une jolie et très qualitative acidité sous-jascente, le côté juteux est alors synonyme de « savoureux »
le milieu de bouche est fort avenant et « gouleyant » à la fois, la sensation crayeuse est nette, donnant l’impression de tanins pas polis.
le vin prend du volume et jute littéralement, pour mon plus grand plaisir
ne cherchez pas la sur-maturité, les fruits compotés, et l’alcool, n’en a pas ici !
très belle longueur juteuse, j’adore !
belle (re) découverte
très bien+ pour le moment…[url=https://p0.storage.canalblog.com/02/94/403069/132216363_o.jpg]
