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- 24 octobre 2012 à 12h53
- in reply to: le marketing dans le monde du vin : plaie ou bénédiction pour l’acheteur ?
Le marketing, ce n’est pas du mensonge. On pourrait dire que le marketing est une interprétation de la réalité que le futur acheteur souhaite entendre.
D’autre part, il ne faut pas confondre MARKETING et COMMUNICATION. Le MARKETING consiste – en gros – à appréhender un marché, alors que la communication est le moyen que l’on va utiliser pour s’exprimer sur ce marché.
Quant au coût du marketing, il n’est point nécessaire d’avoir des moyens importants pour faire du bon marketing. Un peu de bon sens, de cohérence entre ce que l’on veut et la stratégie qu’il faut utiliser et surtout une bonne connaissance de ce que l’on est et du marché sur lequel on veut se positionner.
Par contre, effectivement, la communication nécessite des moyens financiers plus importants. Mais, ne pas communiquer, ce n’est pas ne pas faire de marketing.
De toute façon, la logique et les contraintes d’un grand cru et d’un producteur en aoc comme blaye par exemple, ne sont pas les mêmes, aussi bien en terme financier qu’en terme d’objectif.
Un grand cru doit répondre à un besoin de COMMUNICATION, car sa commercialisation est prise en charge par le négoce, alors qu’un producteur non grand cru, ne travaillant que peu avec le négoce aura un besoin de COMMERCIALISATION donc de marketing. Le soucis étant que beaucoup de non grand cru, notamment à Bordeaux, devant l’exemple de la « réussite » des grands crus, souhaitent utiliser la même stratégie alors qu’ils ont, comme je viens de le dire, des contraintes et des impératifs différents.
Savoir ce que je suis et non pas croire que ce que je voudrais être est la réalité.
En gros, ne pas prendre ses « rêves » pour la réalité et ne pas vouloir dégazer plus haut que l’embouchure (désolé pour la formule … )- 24 octobre 2012 à 12h53
- in reply to: le marketing dans le monde du vin : plaie ou bénédiction pour l’acheteur ?
Le marketing, ce n’est pas du mensonge. On pourrait dire que le marketing est une interprétation de la réalité que le futur acheteur souhaite entendre.
D’autre part, il ne faut pas confondre MARKETING et COMMUNICATION. Le MARKETING consiste – en gros – à appréhender un marché, alors que la communication est le moyen que l’on va utiliser pour s’exprimer sur ce marché.
Quant au coût du marketing, il n’est point nécessaire d’avoir des moyens importants pour faire du bon marketing. Un peu de bon sens, de cohérence entre ce que l’on veut et la stratégie qu’il faut utiliser et surtout une bonne connaissance de ce que l’on est et du marché sur lequel on veut se positionner.
Par contre, effectivement, la communication nécessite des moyens financiers plus importants. Mais, ne pas communiquer, ce n’est pas ne pas faire de marketing.
De toute façon, la logique et les contraintes d’un grand cru et d’un producteur en aoc comme blaye par exemple, ne sont pas les mêmes, aussi bien en terme financier qu’en terme d’objectif.
Un grand cru doit répondre à un besoin de COMMUNICATION, car sa commercialisation est prise en charge par le négoce, alors qu’un producteur non grand cru, ne travaillant que peu avec le négoce aura un besoin de COMMERCIALISATION donc de marketing. Le soucis étant que beaucoup de non grand cru, notamment à Bordeaux, devant l’exemple de la « réussite » des grands crus, souhaitent utiliser la même stratégie alors qu’ils ont, comme je viens de le dire, des contraintes et des impératifs différents.
Savoir ce que je suis et non pas croire que ce que je voudrais être est la réalité.
En gros, ne pas prendre ses « rêves » pour la réalité et ne pas vouloir dégazer plus haut que l’embouchure (désolé pour la formule … )- 22 octobre 2012 à 23h47
- in reply to: le marketing dans le monde du vin : plaie ou bénédiction pour l’acheteur ?
Comme quoi, dés que l’on associe les mots vin et marketing ça fini mal, c’est dommage car c’est, je le crois, une piste à explorer pour un grand nombre de viticulteurs … Faire du marketing n’est pas nécessairement vendre en masse des mauvais produits aux moutons que nous sommes (même si nous croyons le contraire).
- 22 octobre 2012 à 23h47
- in reply to: le marketing dans le monde du vin : plaie ou bénédiction pour l’acheteur ?
Comme quoi, dés que l’on associe les mots vin et marketing ça fini mal, c’est dommage car c’est, je le crois, une piste à explorer pour un grand nombre de viticulteurs … Faire du marketing n’est pas nécessairement vendre en masse des mauvais produits aux moutons que nous sommes (même si nous croyons le contraire).
- 10 octobre 2012 à 19h21
- in reply to: Prix à la propriété vs caviste
Vous parlez de versatilité du particulier et je suis d’accord avec vous.
Que pourrait faire un vigneron pour éviter cela, en d’autre terme, quels sont les moyens dont il dispose pour accroitre la fidélité de ses clients ?
Plusieurs réponses :
Etablir un contact régulier avec lui en le tenant informé de ce qui se passe à la propriété
Mettre en place une programme de fidélisation ( mon dieu encore du marketing )
Savoir l’écouter et ainsi lui proposer des services, des offres, en adéquation avec ses attentes
Et tout simplement le considérer, c’est à dire le reconnaitre, le remercier, le valoriserTout ça c’est du boulot … mais je crois qu’aujourd’hui, devant l’offre grandissante de vins sur le marché, le lien que l’on peut établir avec un client est primordial.
- 10 octobre 2012 à 19h21
- in reply to: Prix à la propriété vs caviste
Vous parlez de versatilité du particulier et je suis d’accord avec vous.
Que pourrait faire un vigneron pour éviter cela, en d’autre terme, quels sont les moyens dont il dispose pour accroitre la fidélité de ses clients ?
Plusieurs réponses :
Etablir un contact régulier avec lui en le tenant informé de ce qui se passe à la propriété
Mettre en place une programme de fidélisation ( mon dieu encore du marketing )
Savoir l’écouter et ainsi lui proposer des services, des offres, en adéquation avec ses attentes
Et tout simplement le considérer, c’est à dire le reconnaitre, le remercier, le valoriserTout ça c’est du boulot … mais je crois qu’aujourd’hui, devant l’offre grandissante de vins sur le marché, le lien que l’on peut établir avec un client est primordial.
- 10 octobre 2012 à 2h02
- in reply to: Prix à la propriété vs caviste
Pour revenir à la politique commerciale d’une propriété viticole il faut d’abord se poser la question de savoir ce qu’elle veut : produire + vendre aux pros ou produire + vendre aux pros + vendre aux particuliers ou produire + vendre aux particuliers.
Vendre aux particuliers prend du temps et demande des efforts mais cela présente un avantage important : celui de dégager une marge plus importante que lors d’une vente aux pros. Certes lorsqu’un particulier vient à la propriété pour acheter, il est nécessaire de passer du temps avec lui, mais ce temps c’est de l’investissement commercial car le lien ainsi créér avec son client sera consolidé et permettra ainsi de réaliser des ventes futurs par le biais d’internet ou d’un mailing courrier ou d’un e-mail. C’est une organisation, une stratégie et aussi une volonté. Je peux comprendre que cela soit moins aisé pour un viticulteur mais économiquement il en va peut-être de la survie de son exploitation à long terme. Cela permet également d’être beaucoup moins dépendant de trois ou quatre gros clients, trés gourmand en remise, qui, lorsqu’ils vous lâchent, provoquent de gros soucis de trésorerie et vous entraîne dans une obligation de vendre, vite, et donc de sacrifier encore plus de marge.
Pour une propriété, je crois que l’idéal serait que les pros assurent la trésorerie et les particuliers le bénéfice …- 10 octobre 2012 à 2h02
- in reply to: Prix à la propriété vs caviste
Pour revenir à la politique commerciale d’une propriété viticole il faut d’abord se poser la question de savoir ce qu’elle veut : produire + vendre aux pros ou produire + vendre aux pros + vendre aux particuliers ou produire + vendre aux particuliers.
Vendre aux particuliers prend du temps et demande des efforts mais cela présente un avantage important : celui de dégager une marge plus importante que lors d’une vente aux pros. Certes lorsqu’un particulier vient à la propriété pour acheter, il est nécessaire de passer du temps avec lui, mais ce temps c’est de l’investissement commercial car le lien ainsi créér avec son client sera consolidé et permettra ainsi de réaliser des ventes futurs par le biais d’internet ou d’un mailing courrier ou d’un e-mail. C’est une organisation, une stratégie et aussi une volonté. Je peux comprendre que cela soit moins aisé pour un viticulteur mais économiquement il en va peut-être de la survie de son exploitation à long terme. Cela permet également d’être beaucoup moins dépendant de trois ou quatre gros clients, trés gourmand en remise, qui, lorsqu’ils vous lâchent, provoquent de gros soucis de trésorerie et vous entraîne dans une obligation de vendre, vite, et donc de sacrifier encore plus de marge.
Pour une propriété, je crois que l’idéal serait que les pros assurent la trésorerie et les particuliers le bénéfice …- 21 septembre 2012 à 13h09
- in reply to: poser une question quand sa boîte aux lettres est pleine
Donc, si j’ai bien compris : Pour bien communiquer sur LPV il faut vider sa boîte et des bouteilles.
- 21 septembre 2012 à 13h09
- in reply to: poser une question quand sa boîte aux lettres est pleine
Donc, si j’ai bien compris : Pour bien communiquer sur LPV il faut vider sa boîte et des bouteilles.
- 18 septembre 2012 à 18h45
- in reply to: La guerre des vins
Le monde du vin, du moins dans ses discours et dans ses représentations et bien loin de la réalité…
- 18 septembre 2012 à 18h45
- in reply to: La guerre des vins
Le monde du vin, du moins dans ses discours et dans ses représentations et bien loin de la réalité…
- 16 septembre 2012 à 19h37
- in reply to: La guerre des vins
Je crois tout simplement, et de façon peut-être un peu optimiste, qu’il y a de la place pour tout les styles de vins. L’essentiel étant pour eux de bien choisir leur positionnement.
Quant au fait de remettre en cause le système de vente du secteur, ce n’est pas parceque le système est bénéficiaire que tout le monde s’en sort. Je crois que là aussi il faut savoir ce que l’on veut et ce que l’on peut. Vendre en direct ou commercialiser au travers du négoce et ou de la grande distribution n’apporte pas les mêmes résultat et les mêmes conséquences économiques mais aussi n’implique pas les mêmes contraintes de production. Le danger est que tout se mélange et que les contraintes s’additionnent au profit des plus puissants. Les gros metteurs en marché voulant une production de pointe mais à un tarif le plus bas possible, ne prenant pas en compte les efforts que cela suppose. En gros je crois que l’on demande à beaucoup de producteurs Français de faire de mieux en mieux et de vendre de moins en moins cher. Il me semble qu’il est vital pour ces producteurs d’arriver à s’affranchir de cela. Pour se faire, devenir économiquement indépendant est nécessaire mais difficile. Il est également nécessaire que le marché, c’est à dire nous – les consommateurs – soyons conscient que l’on ne peut pas avoir un vin d’artisan au prix d’un vin d’industriel, mais malheureusement devant la difficulté à identifier tel ou tel vin, il est bien évidemment tentant pour le faiseur et le distributeur de vin de masse, de se proclamer vin d’artisan et de se vendre à plus ou moins prix bas, entrainant de ce fait une confusion entre le discours : vin d’artisan et le prix : vin de masse.- 16 septembre 2012 à 19h37
- in reply to: La guerre des vins
Je crois tout simplement, et de façon peut-être un peu optimiste, qu’il y a de la place pour tout les styles de vins. L’essentiel étant pour eux de bien choisir leur positionnement.
Quant au fait de remettre en cause le système de vente du secteur, ce n’est pas parceque le système est bénéficiaire que tout le monde s’en sort. Je crois que là aussi il faut savoir ce que l’on veut et ce que l’on peut. Vendre en direct ou commercialiser au travers du négoce et ou de la grande distribution n’apporte pas les mêmes résultat et les mêmes conséquences économiques mais aussi n’implique pas les mêmes contraintes de production. Le danger est que tout se mélange et que les contraintes s’additionnent au profit des plus puissants. Les gros metteurs en marché voulant une production de pointe mais à un tarif le plus bas possible, ne prenant pas en compte les efforts que cela suppose. En gros je crois que l’on demande à beaucoup de producteurs Français de faire de mieux en mieux et de vendre de moins en moins cher. Il me semble qu’il est vital pour ces producteurs d’arriver à s’affranchir de cela. Pour se faire, devenir économiquement indépendant est nécessaire mais difficile. Il est également nécessaire que le marché, c’est à dire nous – les consommateurs – soyons conscient que l’on ne peut pas avoir un vin d’artisan au prix d’un vin d’industriel, mais malheureusement devant la difficulté à identifier tel ou tel vin, il est bien évidemment tentant pour le faiseur et le distributeur de vin de masse, de se proclamer vin d’artisan et de se vendre à plus ou moins prix bas, entrainant de ce fait une confusion entre le discours : vin d’artisan et le prix : vin de masse.- 16 septembre 2012 à 16h45
- in reply to: La guerre des vins
La France est trés douée pour faire de bons vins, mais peu douée pour les vendre tout en assurant une rentabilité nécessaire avant tout aux « petits » vignerons.
Un autre aspect qui m’a toujours étonné est cette volonté à vouloir acheter et consommer des vins dits de terroir alors que 99% des consommateurs sont – tout comme moi – incapables de les identifier – les terroirs. Ce qui veut dire que l’on peut vendre n’importe quoi à n’importe qui à condition de lui dire : « vin issu des meilleurs terroirs de l’appelation »… Le monde du vin et son commerce est avant tout – pour moi – un monde de discours où celui qui est le plus convaincant à forcément raison aux yeux du plus grand nombre.
- 16 septembre 2012 à 16h45
- in reply to: La guerre des vins
La France est trés douée pour faire de bons vins, mais peu douée pour les vendre tout en assurant une rentabilité nécessaire avant tout aux « petits » vignerons.
Un autre aspect qui m’a toujours étonné est cette volonté à vouloir acheter et consommer des vins dits de terroir alors que 99% des consommateurs sont – tout comme moi – incapables de les identifier – les terroirs. Ce qui veut dire que l’on peut vendre n’importe quoi à n’importe qui à condition de lui dire : « vin issu des meilleurs terroirs de l’appelation »… Le monde du vin et son commerce est avant tout – pour moi – un monde de discours où celui qui est le plus convaincant à forcément raison aux yeux du plus grand nombre.
- 20 juillet 2012 à 2h09
- in reply to: Ça crise à Bordeaux !
Je viens de lire l’article paru dans « la vigne » annonçant la sortie de crise … mais également le renforcement des liens avec la grande distribution et je m’interroge sur le rôle de la GD dans la crise de la viticulture. On va pas refaire le débat maintes fois, mais la GD à mon avis c’est pas l’amie des viticulteurs, mais plutôt du négoce … renforcer les liens, surtout ceux qui enchainent les viticulteurs.
- 20 juillet 2012 à 2h09
- in reply to: Ça crise à Bordeaux !
Je viens de lire l’article paru dans « la vigne » annonçant la sortie de crise … mais également le renforcement des liens avec la grande distribution et je m’interroge sur le rôle de la GD dans la crise de la viticulture. On va pas refaire le débat maintes fois, mais la GD à mon avis c’est pas l’amie des viticulteurs, mais plutôt du négoce … renforcer les liens, surtout ceux qui enchainent les viticulteurs.
- 13 juin 2012 à 19h35
- in reply to: Une pub chinoise intéressante
Je ne savais pas que le monde était de qualité.
- 13 juin 2012 à 19h32
- in reply to: Des drames humains dans le vignoble
De toute façon nous le savons tous : Nous ne sommes responsables de rien, mais les autres de tout ! Surtout quand il y a des problèmes !