Crémant

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    [i]Didier, merci pour ces chiffres!

    Ils me gonflent moi les vignerons qui m’expliquent sans cesse qu’avec le prix de l’étiquette c’est trop dur pour eux… Je saurai maintenant quoi leur répondre

    Pour moi lorsqu’une bouteille est à plus de 5 euros, ceux qui font le choix de mettre de la mauvaise qualité en bouchon en étiquette, en bouteille ou quelque autre économie de bout de chandelle sont juste des vignerons sans scrupule.

    Ensuite qu’ils fassent payer leur travail, même cher -lorsqu’il est honnête et soigné-, c’est autre chose que j’accepte totalement[/i]

    ….

    Personnellement pour moi l’étiquette est à 0.15 (contre étiquette et or à chaud)…Les choses varient d’un viticulteur à l’autre en fonction du nombre d’étiquettes imprimées dans l’année et du choix de papier et couleurs.

    Une bouteille champenoise coute plutot 0.31, à cela il faut rajouter capsule/bidule, muselet…coiffe au tarif syndical : plutot 0.111…

    Et puis n’oublions pas qu’il faut rajouter à cela le prix du carton ou du sac, des cotisations syndicales, de l’agrément, des cotisations interprofessionnelles, des droits de circulation, des couts commerciaux (eh oui, faire un salon, tenir un caveau, ouvrir des bouteilles, éditer des tarifs, des plaquettes…tout cela coute)

    D’une région à l’autre c’est donc très variable.

    Attention s’il vous plait à ne pas tout mélanger.

    Et puis dans les structure nécessitant du personnel cela entraine à la bouteille un cout nettement non négligeable.

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    Je reprends un post que j’ai déjà mi ailleurs concernant l’effet millésime (je radote, ca y est)

    « je ne ferai que citer Hugh Johnson :

    Dans l’introduction de son guide annuel « Pocket Wine Book », qu’il utilise toujours pour exprimer ses points de vue du moment sur le monde du vin, il affirme que les vignerons ont développé tellement de techniques pour lutter contre les effets néfastes de la météorologie ou des maladies, que chaque millésime, ou presque, convient parfaitement aux consommateurs. Pour l’écrivain anglais, seul le snobisme entraîne une majoration du prix de certains millésimes par rapport à d’autres. « La vérité, c’est que le millésime est beaucoup moins important qu’auparavant… lorsque nous achetons une bouteille de vin, il est rare que nous ayons à nous interroger sur l’année… Les millésimes moins prestigieux n’ont jamais été aussi bons ; au moment même où ils n’ont jamais importé aussi peu, ils ont acquis une importance majeure en termes de valeur commerciale. C’est de la folie ». Et Hugh Johnson d’enchérir : « si vous deviez commercialiser un vin de Bordeaux non millésimé à l’heure actuelle, personne ne l’achèterait. Il serait aussi bon que les autres, mais il lui manquerait le côté romantique et n’intéresserait pas ». Dans un article du journal britannique « The Times » commentant les propos de Hugh Johnson, son compatriote John Radford affirme : « il s’est produit tellement de choses merveilleuses dans le domaine de la recherche et nous disposons de connaissances tellement vastes que nous ne verrons plus jamais des millésimes d’une qualité aussi désastreuse qu’en 1965 ou 1968, voire en 1977 ».

    Autre avis d’expert cette fois : Monsieur Jacques Puisais quant à lui estime que 2007 est très arômatique, un vrai millésime ligérien mais qu’il ne pense pas que cela sera un millésime de grande garde…..affaire à suivre donc.

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    Toujours sur le sujet bouchage, voici un lien vers le compte rendu de l’académie AMORIM qui me semble particulièrememt interessant (voir page 6 en particulier) car orchestré par des « pointures » en terme de vinif : Dubourdiue, Puisais, Chatonnet….

    https://www.greenwich.eu/telechargement/132_verbatims_28_06.pdf

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    Je ne me suis pas sentie visée personnellement mais c’est un peu lourd d’entendre toujours le même reproche vis à vis des petites caves non ouvertes le week end.
    Tout le monde n’est pas structuré pour ouvrir le week end : c’est plus facile quand la maison est adossée au chais, on peut vaquer à ses occupations et ne venir que quand un visiteur arrive.(revers de la médaille on ne ferme jamais réellement) Mais quand la cave se situe à quelques km ou même centaine de metres c’est une toute autre histoire d’être présent de 9h à 19h (voire plus) pour l’unique client de la journée qui va visiter, déguster toute la gamme et vous prendre 3 de vos bouteilles les moins chères. Ca fait pas cher payé de l’heure de présence non?
    Donc je voulais juste dire que même si je ne suis pas forcement d’accord je comprend que tout le monde n’ai pas envie d’ouvrir sa cave le week end.

    Je comprends aussi le promeneur qui se réjoui de découvrir une région viticole et trouve porte close : c’est bien pour ça que je suis là le week end !
    Et c’est vrai que c’est super de pouvoir faire découvrir son métier, sa façon de faire, voir le visage des gens qui déguste vos vins, vos bébés…. et c’est vrai qu’une personne qui a visité et vous a rencontré est votre meilleur pub mais honnêtement…..parfois c’est bien ingrat aussi.

    Par exemple quand on vous demande l’appellation en vogue (qui se situe à 2h30 en voiture) (vous prenant justement pour un revendeur….) et qu’on jette un regard dédaigneux sur vos « pôvres » flacons sans même vouloir les déguster parce qu’ils n’ont pas la bonne étiquette….GRRRRRR!

    Mais là je m’égare je crois, non?

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    Je réagis au prix à l’hl!!!! Je suis sidérée!!!! Comment peut on vivre?
    A titre de comparaison le prix (source viniflhor, ex onivins) du litre de moût VDP du Jardin de la France se situe entre 56 et 75 € de l’hl.

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    >
    > Le WE dernier j’étais dans les Corbières, au
    > milieu d’hectares et d’hectares de vignes. Eh bien
    > mission quasi impossible pour trouver un caveau
    > ouvert le samedi pour une dégustation.
    >
    > Renseignements pris à la coopérative de Camplong
    > (cave qui elle fait l’effort d’ouvrir le samedi):
    > « la quasi totalité des caveaux sont fermés le WE,
    > même à l’approche des fêtes ou en periode haute /
    > tourisme ».
    >

    Je suis vigneron en cave particulière…et perso je suis présente TOUS les samedi ET dimanche de l’année (hormis le 25 déc.) pendant que mon mari va de salon en salon tout l’automne… Et nous ne sommes pas les seuls….
    Alors s’il vous plait : pas de généralités, pas de débat sur les cave coop font ci et les « petits » viti font ça….

    Ca demande pas mal d’abnégation et de sacrifice pour chacun et tout le monde ne peut pas le faire c’est tout : la vie de famille en prend forcement un coup. Etre vigneron en coop ou seul c’est force^ment faire beaucoup d’heures : vigne, cave, vente, administratif (sic!) et des fois les journées de 18h ça fatigue alors je crois qu’on peut respecter ceux qui on envie de souffler un peu en fin de semaine…vous ne croyez pas?

    Crémant
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    ChristopheD écrivait:
    ——————————————————-
    > Si le marketing aliène, que doit faire le bon
    > vigneron inconnu ?
    >
    > Cordialement
    >
    > Christophe

    Bonne question…Parce qu’attendre la reconnaissance pendant 10 ou 20 ans ça ne permet pas forcément à un jeune domaine de continuer à vivre et à s’exprimmer….

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    Mince repérée…lol

    En tout cas par expérience….je vinifie aussi bien en levure naturelle qu’exogène, ça va dépendre du millésime, de ce que je veux obtenir….Dans ma cave les cuves en levures indigènes cotoient les cuves en levures exogènes t tout se passe bien…Perso ca ne me pose pas de problème.

    Concernant la bio citoyenneté, je suis d’accord chacun s’attache à être plus respectueux..pour plein de (bonnes) raison. Mais honnêtement, moi je vis au milieu des vignes, je ne revendique pas le label bio mais plutôt le droit à la raison. Alors, j’avoue, ça m’agace un peu tout ce battage autours du bio, parce que plein de gens comme moi ne se font pas labellisés et donc sont forcément du côté des pôllueurs.

    Pour en revenir aux levures, une année comme 2007 en Val de loire il y a eu beaucoup de cuivre pulvérisé sur les vignes….bio inclus. Je peux vous assurer que les fin de FA en levures exogènes ne sont pas simples…..

    • in reply to: millésime
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    je ne ferai que citer Hugh Johnson :

    Dans l’introduction de son guide annuel « Pocket Wine Book », qu’il utilise toujours pour exprimer ses points de vue du moment sur le monde du vin, il affirme que les vignerons ont développé tellement de techniques pour lutter contre les effets néfastes de la météorologie ou des maladies, que chaque millésime, ou presque, convient parfaitement aux consommateurs. Pour l’écrivain anglais, seul le snobisme entraîne une majoration du prix de certains millésimes par rapport à d’autres. « La vérité, c’est que le millésime est beaucoup moins important qu’auparavant… lorsque nous achetons une bouteille de vin, il est rare que nous ayons à nous interroger sur l’année… Les millésimes moins prestigieux n’ont jamais été aussi bons ; au moment même où ils n’ont jamais importé aussi peu, ils ont acquis une importance majeure en termes de valeur commerciale. C’est de la folie ». Et Hugh Johnson d’enchérir : « si vous deviez commercialiser un vin de Bordeaux non millésimé à l’heure actuelle, personne ne l’achèterait. Il serait aussi bon que les autres, mais il lui manquerait le côté romantique et n’intéresserait pas ». Dans un article du journal britannique « The Times » commentant les propos de Hugh Johnson, son compatriote John Radford affirme : « il s’est produit tellement de choses merveilleuses dans le domaine de la recherche et nous disposons de connaissances tellement vastes que nous ne verrons plus jamais des millésimes d’une qualité aussi désastreuse qu’en 1965 ou 1968, voire en 1977 ».

    Cela dit ça n’engage que lui!!!

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    Eh bien je dirai que c’est une bonne leçon de vie et d’humilité….Doivent pas savoir ce que c’est que les 35h :,) ou alors effectuées en 2 jours! lol

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    Tout d’abord pour répondre à CHinbourg: non je ne pense pas que 2007 soit un millésime machine, bien au contraire (en revanche 2006 l’était).

    Olivier,
    bien entendu il ne faut pas faire de généralités…bien entendu il y a des gens qui vendangent à la machine et vendent leurs bouteilles beaucoup plus cher.

    Mais honnêtement je ne sais pas comment il fait pour rentrer dans ses couts de production en vendant à ce prix là, chapeau.

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    Pour rebondir sur le sujet :

    personnellement je pense (mais ça n’engage que moi) que le bio correspond plus à une éthique, une philosophie personnelle qu’à un gage de qualité.

    J’admire les personnes s’étant engagées dans cette démarche par conviction personnelle. Malheureusement ça n’est pas le cas de tous.

    Par ailleurs doit-on jeter l’opprobre sur ceux qui ont préféré rester dans un schéma traditionnel?

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    Effectivement il est de plus en plus difficile de touver de vendangeurs et surtout des vendangeurs qui tiennent la distance!!!!
    Que veux dire « on n’attire pas les mouches avec du vinaigre »? Les vendangeurs touchent un salaire mini obligatoire et meme chez les vignerons sympas qui offrent le casse croute ce n’est pas forcement evident d’attirer les gens…
    Bien entendu tout le monde préfère faire des vendanges manuelles mais :

    – tous les vins ne se vendent pas au même prix : si une vendange manuelle est peu impactante sur le prix d’une bouteille à 15€ ou +, il n’en est pas de même pour une bouteille à 5€…et je pense que tout le monde ne boit pas tout le temps des bouteilles chères et que le plupart d’entre nous (dont je fais partie) aime aussi consommer des vins plus simples.

    -certaines années la machine permet de rentrer plus rapidement la vendange ce qui est plutôt interesant les années pluvieuses où la pourriture grise se met très rapidement sur les raisins.

    – je connais des vignerons chez qui les vendanges manuelles mal menées sont bien moins qualitatives qu’avec une machine bien conduite

    Je ne désire pas faire l’apologie de la machine, loin de là mais je respecte les choix, et surout les problématiques économiques des vignerons.

    Crémant
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    Un autre dicton de vigneron : « c’est septembre qui fait le vin » et en Val de Loire septembre a su fort bien faire oublier un été plus qu’en demi-teinte.

    Les vignerons le disent eux-même : c’est un millésime de vignerons, ce qui veut dire que celui qui a suivi de près ses vignes, su faire le bon choix de date de récolte et bien suivi ses vinifs derrière proposera un très joli millésime 2007 : fruité, aromatique, frais…Peut être pas forcement de garde quoique…..il me semble bien que 1947 fût un millésime exceptionnel dont on consomme encore avec émotion des expressions de chenin magnifique.

    Crémant
    Participant

    >
    > Le levurage exogène est aussi un révélateur de
    > mauvaise conduite… A vérifier systèmatiquement
    > par une question directe…

    Bonjour,

    Nouvelle sur le site, je m’interroge sur cette réflexoin citée plus haut.
    Peut on m’expliquer en quoi le levurage est révélateur de mauvaise conduite?
    Merci

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