Quentin Ducouret

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  • Quentin Ducouret
    Participant

    Hello à tous,
    Un grand merci Jean-Loup pour ce très beau CR qui résume bien la qualité de cette soirée !

    Mes notes ont été beaucoup plus succinctes mais je vous partage quelques ressentis complémentaires sur certains vins :

    Les Ursules (récolte 2017) de Roses de Jeanne était en effet un Champagne tout en finesse, difficile à placer en blanc de noirs. Bulle très fine. Sur le papier on aurait pu boire cette bouteille sur le plat mais le hasard l’a placée à l’apéro et je pense que c’était une bonne chose.

    Du côté des blancs secs, nouvelle rencontre avec le domaine Lajibe (que j’ai eu la chance de découvrir grâce à ce groupe) qui réalise décidément de très belles choses. Sur cette cuvée de négoce, c’est surtout la bouche qui m’a marqué : grosse fluidité, rien n’accroche, finale très pure. On en boirait des litres.

    Le trio de liquoreux était somptueux et a accompagné une tarte fine aux pommes du même niveau !
    Capcéu 2012 très séduisant avec sa robe cuivrée/orangée et ses arômes de fruits jaunes et de fruits exotiques bien mûrs. Très bel équilibre sucre/acidité en bouche. A maturité je pense, pour encore pas mal d’années.

    Marie Kattalin 2016 du domaine de Souch dans un style plus épuré et plus fin qui ne se livre à mon sens pas encore totalement. L’équilibre m’a semblé plus sec que celui du Capcéu.

    Coufit 2010 du domaine Guiradel est un peu plus « OVNI ». La robe est acajou, particulièrement sombre. Le nez part dans de multiples directions : épices, fruits secs, fruits confits, fruits exotiques. La bouche attaque très riche puis s’élance irrésistiblement pour finir sur une acidité qui porte l’ensemble et ne donne qu’une envie : se resservir. Pour moi c’est grand et un de mes liquoreux favoris.

    Vraiment intéressant de gouter ces trois vins de la région en parallèle. Quelle diversité !

    Il est déjà l’heure de rentrer (nous ne sommes que lundi soir ?), encore un grand merci à tous et vivement la prochaine !

    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Un ver ça va, trois, bonjour les dégâts !

    Quentin Ducouret
    Participant

    Je reviens un peu en retard sur cette excellente soirée…Encore de très belles découvertes pour moi sur cette session et beaucoup de plaisir sur certaines bouteilles  

    Première triplette

    Danjou Banessy, Coste 2018
    Nez frais, sur le citron mur, une touche d’iode avec un léger boisé qui enrobe l’ensemble.
    La bouche est vive et se tend au fil de son déroulé.
    J’ai beaucoup apprécié ce vin au début de la dégustation et après quelques minutes dans le verre j’ai eu le sentiment que l’acidité était un peu trop en avant. 

    Benoît Arletaz, Ressaca 2018
    Nez typé « nature » (levure, grillé), agrumes frais.
    La bouche est puissante et impactante, sur les mêmes arômes que ceux perçus au nez. Belle sensation mais difficile à situer à l’aveugle. A noter : un léger perlant au début mais qui a très rapidement disparu.  

    Olivier Pithon, D18, 2019
    Nez sur le pralin et les fruits blancs.
    Bouche construite un peu comme le Danjou Banessy mais avec plus de tout (puissance, matière).
    Mon vin préféré de la série de blancs  

    Deuxième triplette

    Roc des anges Imalaya 2016
    Robe dorée.
    Nez sur la pomme cuite, un rôti exotique (mangue très mure), coco
    En bouche c’est un peu frustrant car on sent que quelque chose ne va pas mais l’encéphalogramme n’est pas complètement plat…il y a notamment une belle fraicheur.
    ED (?) 

    Roc des Anges, Iglesia Vella 2014
    Le nez pétrole et présente également des notes de fruits blancs et jaunes.
    La bouche est bien construite autour d’une acidité bien intégrée et des arômes de fruits et d’épices.
    rien à voir avec le précédant, ce qui tend à confirmer le ED…

    Le Soula 2010
    Nez marqué par le miel et les fruits jaunes.
    Bouche très dense, riche mais équilibrée. Finale longue portée sur des amers agréables.
    Je reconnais que c’est très bien fait et assez démonstratif mais moins mon style que le Pithon (et le Danjou dans une moindre mesure) qui est moins puissant mais un peu plus frais et ciselé.

    et enfin, avant les rouges :

    Domaine de l’horizon, rosé 2019
    Robe très légèrement rosée, pâle.
    Nez discret (température de service fraiche?) mais très belle bouche, en dentelle. Bel exercice de style et belle découverte.

    Merci à nouveau pour ce bon moment et vivement la prochaine ! 

    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Merci Oliv pour le recueil des CR, super instructif de comparer les impressions sur cette même bouteille.
    Bonne journée & à+
    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Merci Benjamin et Vivien pour vos CR et à tout LPV78 pour cette session riche en (belles) découvertes pour moi !

    Pour s’échauffer – Vin n°0 :

    Robe jaune pailleNez de cidre (très fermier) : pomme, herbes sèches…La bulle est fine et agréable mais la bouche reste stricte, sur un équilibre sec et assez austère.
    Vivien nous assure que nous sommes dans le thème ! 
    Une découverte intéressante, à regoûter sur du fromage par exemple.

    Il s’agit de : Domaine Bordatto – Vin de pomme – Txalaparta 2017
     

    Triplette n°1 

    Vin °1 :
    nez très exotique : mangue
    La première partie de bouche est au départ un peu floue (cette caractéristique disparaitra au fil de la dégustation) mais l’acidité débarque ensuite et porte la finale sur de jolies notes acidulée (agrumes, zeste de citron). 

    Vin n°2 :
    premier nez de coco torréfié, puis de fruits exotiques, un côté mentholé qui apporte de la fraicheur.La bouche est construite autour d’une acidité assez explosive qui semble vouloir pousser les 4 coins de la bouche. La finale est citronnée.
    En buvant une vraie gorgée au moment de finir mon verre l’acidité me semble prendre le dessus et j’esquisse une grimace !
    Un vin que j’ai bien apprécié sur le plan aromatique et qui dégage une réelle complexité, mais dont la construction de bouche me semble un peu trop « hardcore » en l’état et dans le cadre d’une dégustation pure.C’est très jeune, il a sans doute besoin de temps pour s’apaiser un peu.

    Vin n°3 :
    La robe est plus claire que celle des deux vins précédents. Le nez et la bouche me semblent assez fermés et donnent le sentiment d’être face à un vin avec un beau potentiel mais un peu comprimé,
    Pas complètement prêt à mon sens, à regoûter dans quelques années. 

    Il s’agit de :
    Domaine de Souch – Jurançon sec 2017
    Clos Larrouyat – Jurançon sec – Météore 2020
    Domaine Espila – Irouléguy – Espilako Xuria 2019 

    Trois vins jeunes et construits autour d’une acidité « vivifiante » mais ma préférence se porte sur le vin du domaine de Souch que j’ai trouvé plus délié et confortable que les deux autres.   

    Triplette n°2 : 

    Vin n°4 :
    Nez très ouvert, exotique (ananas).Il me semble qu’on a franchi un cap en termes de matière : l’acidité est franche mais mieux intégrée que dans les vins précédents. 

    Vin n°5 :
    Nez agréable et expressif, sur des notes de mangue. La bouche est tendue mais sans excès.
    Joli vin. 

    Vin n°6 :
    Nez complexe, truffe blanche, vernis (qui s’atténue à l’aération), exotique, miel.
    Bouche sphérique, fraiche et qui s’appuie sur une matière dense.
    Très bon vin à mon goût.

    Il s’agit de :
    Domaine Xubialdea – Irouléguy – Ardan Harri 2019
    Domaine Bordaxuria – Irouléguy – Errotik 2015
    Domaine Lajibe – Jurançon sec – Carmeret 2019 

    Très belle série, coup de cœur de mon côté pour le Lajibe qui m’a semblé plus complet. 

    Mes notes sont vraiment trop succinctes sur les paires suivantes, même si j’avais particulièrement apprécié la cuvée Schistes du domaine Arretxea…Je reprends le crayon pour les deux derniers susucres 

    Vin n°13 :
    Belle couleur or profond, presque cuivré.Superbe nez, fruits exotiques bien murs, miel, épices.
    La bouche propose l’équilibre qui fait le charme des bons liquoreux de cette région : des sucres importants mais contrebalancés par une acidité vive qui rend les vins aériens et digestes.
    Belle longueur, tout en finesse sur les agrumes et fruits exotiques. 

    Vin n°14 :
    couleur légèrement moins orangée. Le nez est superbe également, peut être un peu plus retenu. J’adore vraiment ces notes exotiques bien mures.
    La bouche est une merveille, la matière se déroule de l’attaque à la finale sans aucune accroche, avec un équilibre, une harmonie et un naturel qui, pour moi, signent les grands vins. 

    Nous découvrons les étiquettes :
    Domaine Camin Larredya – Jurançon – Au Capcéu 2012
    Domaine de Souch – Jurançon – Cuvée de Marie Kattalin 2010 

    Deux très beaux vins mais à mon sens la comparaison nuit au Camin Larredya, pourtant excellent, mais qui doit s’incliner devant les qualités de bouche hors normes du Souch. Le retour sur le Camin est difficile, notamment en bouche où le vin semble un peu « cassant » et moins harmonieux, ce que je n’avais pas perçu en première approche.  

    En conclusion j’ai pu découvrir des vins avec des personnalités fortes, que j’aimerais recroiser à l’avenir (notamment le domaine Lajibe que je ne connaissais pas et le domaine de Souch). 
    Des vins pas ou peu marqués par le bois, beaucoup de fruit et une fraicheur très sympathique (lorsqu’elle est bien intégrée, ce qui était le cas globalement sur les cuvées goutées ce soir-là). 

    Merci à tous pour cette bonne ambiance et en particulier à Vivien pour le retour, et le plaisir de pouvoir poursuivre la discussion sur le trajet ! 

    A la prochaine 

    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Pour moi ce sera plutôt autour du 21 si j’ai bien compris ! 
    Bon après-midi,
    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Wahou, quel CR Jean-Loup ! 
    Merci à tous les participants, j’étais également ravi de rejoindre le groupe pour cette dégustation fort sympathique et qui m’a permis de mieux connaitre les vins de ces appellations.
    Très belle organisation de François qui a imaginé des confrontations très intéressantes avec ce côté « challenger vs tenor » qui m’a bien plu. 

    Allez on attaque ! Tous les vins sont bus à l’aveugle pour moi (sauf le Boudignon, en semi-aveugle).

    Benoît Courault – Vin de France – Le petit chemin – 2020

    Joli vin, bien ouvert, avec de belles notes de fruits jaunes. Légère amertume en finale et un petit côté « nature ».
    j’ai bien aimé.

    Vient ensuite une très belle triplette

    Domaine Bertin-Delatte – Vin de France – Vingt Neuf – 2018

    La robe est un peu trouble. Léger élevage perceptible au nez, et beaucoup de fruit en bouche. Très bel équilibre sans aucune lourdeur. Finale très fraiche qui donne envie de se resservir !Belle découverte me concernant. 

    Domaine aux Moines – Savennières Roche aux moines – 2018

    Rob doréeNez d’emblée très expressif, beaucoup de fruits jaunes. Je perçois aussi un côté un peu lactique. Tout cela est très engageant.La bouche ne déçoit pas, avec beaucoup de chair et un équilibre sans faille qui déroule sur une finale puissante. J’ai beaucoup aimé, Superbe bouteille ! 

    Thibaud Boudignon – Anjou blanc – À François(e) … – 2018

    Robe très claire, quasiment cristalline.Le nez est très discret.
    La bouche est plus expressive, et assène rapidement un uppercut au glandes salivaires ! Beaucoup de tension dès l’attaque, avec un côté citronné très marqué qui se prolonge comme un laser en finale. 

    Je suis pourtant plutôt amateur d’équilibres « frais » et j’apprécie généralement les vins de ce producteur mais j’ai l’impression que ce vin (cette bouteille ?) est « borderline », et probablement du mauvais côté. En tout cas, en dégustation pure je n’ai pas pris de plaisir. Lecture un peu différente de celle de Jean-Loup, donc. 
    Vin un peu mystérieux pour moi : la garde va-t-elle permettre à cette acidité de se fondre ? J’ai du mal à me projeter…A noter que j’avais goûté il y a quelques semaines la grande sœur (millésime 2017, pas particulièrement connu pour être solaire…) dont l’équilibre m’avait pourtant semblé bien plus confortable et réussi.  

    En résumé : très belle triplette qui met en lumière les différences de styles et de terroirs. Préférence pour moi pour le Savennières que j’ai trouvé très complet et convaincant.

    Nous passons ensuite sur deux nouveaux vins

    Domaine Les Grandes Vignes – Anjou – La Varenne de Combre – 2017
    La robe est dorée, un peu trouble.J’ai beaucoup aimé ce vin qui m’a donné une impression de pureté et de complexité. 

    Domaine Stéphane Bernaudeau – Vin de France – Les Nourrissons – 2017
    Robe également dorée, un peu plus marquée que le précédent.Nez immédiatement ouvert : fruit jaunes et fruits exotiques, pain d’épices, avec un côté réglisse/eucalyptus qui apporte de la complexité.Un peu d’élevage perceptible.
    La bouche est très impressionnante, pleine, puissante et parfaitement équilibrée.ça envoie ! Grand vin.

    Deux très beaux vins, avec une préférence me concernant pour le Bernaudeau. Super d’avoir pu confronter ces deux bouteilles à l’aveugle.  

    Nous terminons la série de blanc avec un dernier blanc servi en solo

    Domaine du Collier – Saumur blanc – La Charpentrie – 2012

    Robe clairement évoluée : or avec des reflets cuivrés.Le nez est complexe et légèrement oxydatif (notes de café, fruits secs). La bouche est très belle, charnue, puissante, sur des aromes de fruits murs (jaunes, coing etc.). Dans l’absolu ce vin est excellent mais très difficile à placer à l’aveugle, et il a suscité pas mal de débats autour de la table. A mon sens la qualité de bouche n’était pas du tout altérée et il ne s’agit donc pas d’un vin oxydé ou en cours d’oxydation comme on peut en croiser en Bourgogne par exemple. Peut-être une évolution un peu rapide sur cette bouteille ? Ceux qui ont bu ce vin récemment devraient pouvoir répondre. 

    Après cette superbe série de blancs, nous passons aux rouges. 
    Malgré l’utilisation du crachoir, les notes deviennent plus succinctes…

     
    Domaine des Sables Verts – Saumur Champigny – Les Poyeux – 2019

    Robe très sombre, quasiment noire.Au nez comme en bouche les fruits noirs sont à la fête (mure et cassis notamment)Beaucoup de tannins, qui m’ont semblé un peu durs à ce stade. Mais c’est très jeune, donc à regoûter dans quelques années. 

    Première paire

    Domaine des Roches Neuves – Saumur Champigny – Les Mémoires – 2016

    Le nez est plus fin, sur les fruits noirs et un côté « pot pourri ».La bouche est très classe.  

    Domaine Dominique Joseph – Saumur Champigny – Les Poyeux – 2016

    Le nez m’a semblé assez proche du précédent, mais j’ai noté une qualité de tannins un peu inférieure, un peu plus « cassants ».  

    Deuxième paire sur un millésime chaud

    Antoine Sanzay – Saumur Champigny – Les Poyeux – 2015

    On monte d’une division me semble-t-il.
    Plus de puissance aromatique et une qualité de tannins supérieure (qui m’a fait penser au nebbiolo pour le côté « poudré »).
    J’ai bien aimé. 

    Château du Hureau – Saumur Chamigny – Lisaghate – 2015

    On redescend d’une division cette fois . Equilibre peu trop « frais » à mon goût, et une finale stricte.

    Troisième et dernière paire :

    Clau de Nell – Anjou – Cabernet Franc – 2012

    Nez un peu réduit et beaucoup de vivacité en bouche. 

    Domaine Pierre-Adrien Vadé – Saumur Champigny – Les Châtaigners –  2014

    Bouche fluide aux tannins parfaitement fondus. Equilibre très frais.
    Dans un verre noir j’aurais pu imaginer un vin blanc. 

    Un liquoreux pour bien terminer la dégustation

    Pierre Ménard – Coteaux du Layon – Cosmos – 2017

    Robe dorée.Un côté perlant en bouche qui va disparaitre assez rapidement à l’aération.Ce vin m’a donné le sentiment d’un joli liquoreux, bien construit et concentré.
    Un peu plus d’acidité aurait sans doute permis de le rendre plus aérien.    

    En conclusion : 
    Beaucoup de découvertes car je n’avais déjà gouté que 5 des 15 vins bus ce soir-là. 
    Le Savennières 2018 et Les Nourrissons 2017 m’ont fait très forte impression,  
    Plus difficile pour moi de prendre du plaisir sur les rouges mais Les Mémoires et le Poyeux 2015 de Sanzay ont retenu mon attention. 

    Bref un super moment, merci à tous les participants et j’espère pouvoir vous retrouver lors d’une prochaine ! 

    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Aha merci Benji pour tes notes et la bonne ambiance !

    La journée s’annonçait arrosée et elle le fut…

    @Marc
    C , fais-nous signe pour qu’on organise les « presque 10 ans après » ! 

    Allez on passe à la dégust’ !
    Vins pas servis à l’aveugle me concernant. 

    Champagne François Billion, Grand Cru Millésime 2013 (brut, BDB)
    débouché 30 minutes avant dégustation

    Producteur découvert en début d’année grâce à un autre voisin (de cave, cette fois). Si tu me lis : merci Jean-Pierre !C’est le genre de cuvée que j’aime : les bulles sont fines et la bouche bien équilibrée entre fraicheur et confort. 4e bouteille bue en quelques mois et qui confirme que j’apprécie beaucoup ce vin à l’apéritif. 
     

    JP & B Droin, Chablis Les Clos 2014
    Carafé environ 4h avant dégustation

    Aromatique encore un peu en-dedans. Une matière assez étirée qui finit sur une belle longueur citronnée. A la vue de l’étiquette on se dit que le vin est bon mais ne donne pas encore tout ce qu’il a.A noter que Madame a beaucoup apprécié et me disait en finissant la bouteille 24h plus tard : « on sent que c’est vraiment un Grand Cru »…à attendre sereinement ou à carafer encore plus longuement, donc. 

    JC Bachelet, Chassagne-Montrachet Blanchots Dessus, 2014
    Carafé environ 4h avant dégustation

    Je rejoins Benjamin : très grosse bouteille ! équilibre superbe, le vin glisse en bouche sans accroc, et ça termine sur une grande longueur bien fraiche qui invite à se resservir.Se boit très bien aujourd’hui mais quelques années de garde ne lui feront évidemment pas peur. 

    Deux belles « étiquettes » dans le même millésime et une nette préférence pour le Chassagne à ce stade, qu’on sent plus épanoui et qui donne plus de plaisir en l’état. Connaissant le goût de nos amis de l’Ouest pour les choses de l’Est, nous gouterons les rouges sur un « tigre qui pleure » : de l’onglet mariné accompagné d’une sauce très aromatique (nuoc mam, tamarin, coriandre, échalotte, piment, jus de citron vert, riz gluant torréfié,…). Pas idéal sur le papier pour l’accord mets-vins mais ce qui compte c’est de se faire plaisir avec les plats qu’on aime, non ? 

    François Gay & fils, Corton Renardes, 2012
    débouché 4 h avant dégustation

    Je trouve pour ma part que le nez pinote agréablement (en sachant ce que c’est, c’est toujours plus simple !), avec en plus quelques fruits noirs et un peu de cuir qui vient complexifier l’ensemble.La bouche est veloutée, des tannins viennent encore légèrement marquer la finale.
    A mon goût c’est bon et à maturité. 

    Charvin, Châteauneuf du Pape 2012
    Carafé environ 4h avant dégustation

    Le vin est là où on l’attend et sa provenance a d’ailleurs été très rapidement identifiée. Le milieu de bouche est large mais une acidité bienvenue apporte ce qu’il faut pour équilibrer l’ensemble. Quelques années de garde lui feront le plus grand bien. 

    Sur les fromages de compétition (et le beurre Bordier assorti) nous regouttons les blancs et ajoutons : 

    Macle, Château Chalon 2008
    débouché 5h avant

    Très belle bouteille, dans un style oxydatif plutôt fin. Fin de bouche très longue, sur les agrumes et qui « claque ».
    Le gouda se trouve un super copain de jeu ! 

    Dessert : tarte aux figues et noisette du Piémont 

    Dönnhof, Niederhäuser Hermannshöhle, Riesling Auslese 2016
    ouvert sans préparation

    La robe très claire et le nez assez ouvert, sur des notes de fruits exotiques (ananas, mangue, etc.). La bouche me semble très légèrement perlante mais cette sensation disparaitra vite à la dégustation. L’attaque est bien moelleuse avec une vraie sensation de SR, mais très vite l’acidité vient enrober tout ça et propulser l’ensemble jusqu’à la finale, traçante, qui finit quasiment sèche.Joli vin mais un peu jeune et le format demi-bouteille n’a pas permis de se faire une idée de l’évolution sur plusieurs jours…

    L’accord avec le dessert n’est pas extra, le vin aurait mieux fonctionné sur des fruits jaunes ou exotiques.

     
    A très vite pour de nouvelles aventures !

    Quentin

     

     

    Quentin Ducouret
    Participant

    Bonjou,

    Pour préciser, le Bourgogne Blanc « normal » (i.e. non parcellaire) est à 23€ sur le dernier millésime…les nouvelles cuvées parcellaires sont effectivement bien plus chères…
    L’avenir dira si 1- les cuvées parcellaires méritent qu’on les paie 50% plus cher que le Bourgogne blanc de base…mais pour les avoir goûtées je les ai trouvées d’un très haut niveau… et 2- la cuvée de base ne souffre pas trop d’un potentiel appauvrissement de l’assemblage…

    A voir dans la durée…

    A+

    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Oui effectivement ce climat est une bizarrerie :dash: :dash: mais je crois me souvenir que la parcelle de Bruno Clavelier est en premier cru.

    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Merci Olivier pour le CR. De mémoire c’est un premier cru, non ?

    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    [quote= »Benji » post=1124725]Merci mille fois Quentin pour ces mots sympa et ces notes qui vont compléter ma mémoire.
    Je ne relèverai pas le presque dans ton titre ne voyant pas à quoi il peut bien se rapporter.
    Quelques précisions cependant :
    L’ordre de dégustation des Boxler était alphabétique. Je crois que tout le monde avait une légère préférence pour le E. Après 72h le D tirait bien son épingle du jeu.
    Le Baudana était un Ceretta. (1 ou 2 r? Difficile à dire vu l’étiquette!). Il y avait 2 cuvées à l’époque.
    Enfin le Brand VT de Josmeyer s’est bien révélé après 48h, net et sur de jolis épices, tenu sans problème en vidange et malgré le bouchon tombé dans la bouteille !

    A bientôt pour la prochaine !![/quote]

    Hello Benjamin, merci pour les précisions, je viens de mettre à jour mon CR (tu)
    A très vite,
    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Moi je partirais bien vers un blanc de chez Hauvette. Pourquoi pas aussi un Chateau Simone blanc…?
    A+
    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Bravo Vincent, un texte exceptionnel ! Quel talent !
    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Ahaha trop sympa Olivier oo, ::fz::
    Pas d’A8 mais des vendanges à Meursault…sous le soleil pour l’instant :)! 😮
    À très bientôt j’espère,
    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Et en rouge, le domaine des Garances à Suzette mérite de s’y arrêter. Une gamme complète de bonne qualité, une très belle vue et un accueil charmant.

    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Pour le muscat, je conseille également le domaine de Durban, le cadre est magnifique et le vin également, dans un style différent de celui des Bernardins.

    Les gorges du Toulourenc c’est somptueux mais il faut impérativement demarrer avant 9h le matin.

    Bon séjour !

    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Merci beaucoup Benjamin d’avoir fait le déplacement et lancé les hostilités pour le CR ! Tous les vins ont été dégustés étiquette découverte pour moi (sauf le Jura)…

    CR:

    André Robert, Champagne les jardins du Mesnil
    Plusieurs bouteilles de ce producteur bues ces derniers mois, et celle-ci est conforme aux précédentes. Le nez est bien ouvert, avec des arômes de noisettes, de citron. La bouche présente beaucoup de qualités : bulles fines au service d’un beau volume, et longueur qui donne envie de se resservir.

    Emmanuel Houillon, Arbois-Pupillin Chardonnay 2011
    J’ai adoré ce vin. J’ai rarement eu cette sensation en dégustation, mais l’alcool s’efface complètement au profit du fruit. Beaucoup de complexité aromatique (fleurs blanches, pain d’épices, noisette, pomme, citron) et en même temps de simplicité et de « naturel » dans le déroulé en bouche. Tout parait simple et en même temps complexe, jusqu’à la finale pleine d’équilibre et d’énergie. C’est peut-être ça un grand vin ?
    A l’aveugle complet (ce pervers de Benjamin ayant en plus transvasé le vin dans une bouteille bordelaise ! :dash: ), nous avons beaucoup voyagé !
    Super découverte, merci Benjamin.

    Domaine Raveneau, Chablis 1C Chapelot 2008
    ouvert et carafé 2h avant dégustation.
    Un peu en dedans à l’ouverture, le vin a continué à s’ouvrir en carafe et dans le verre. Nez typique de son appellation (craie, citron mûr, miel). La bouche est assez ample à l’attaque puis se resserre jusqu’à une belle finale fraîche avec du miel et de agrumes.
    Très bon en l’état mais quelques années de garde ne lui feront pas de mal.

    Markus Molitor, Brauneberger Klostergarten 2012
    L’ensemble de la tablée part immédiatement sur un pinot noir, puis s’orient vers la Côte de Nuits. Il est vrai que ça « pinote » en diable, avec un petit trait de vert pas désagréable selon moi (il contribue à la complexité et à la fraîcheur). La bouche est ronde et souple mais l’équilibre m’a semblé un peu limite (acidité). Sur le plat cela ne m’a pas gêné mais en dégustation pure c’est plus compliqué.
    Je l’ai visiblement un peu mieux goûté que Benjamin. Quand tu veux pour le 2010 ! zX 😉

    Sottimano, Barbaresco 2010, Curra
    Carafé 2h avant le service
    Le nez est sur des arômes balsamiques, des fruits noirs et un peu de poivre. En bouche les marqueurs du cépage sont bien identifiables (surtout étiquette découverte !!) : matière dense, tanins « poudrés » et acidité haute. Je lui reprocherais un côté encore un peu serré (vu l’appellation et le millésime, c’est vrai que ce vin est très jeune), 5 à 10 années de garde permettront à tout cela de se délier complètement. Je suis confiant pour les bouteilles qui me restent.

    Je voulais servir les deux rouges sur le plat et avec le recul je pense que nous sommes passés un peu trop rapidement sur ces deux bouteilles.

    Julien Thurel, Cidre Solstice extra-brut 2017
    Pour accompagner les fromages et se refaire la bouche, ce cidre a très bien fait son office. Une bulle fine, des arômes francs, et pas/peu de sucre ressenti.

    JM Deiss Altenberg de Bergheim 2010
    Non carafé, juste ouvert 5 minutes avant le service.
    Le nez est expressif, exotique (ananas, mangue, agrumes) et épicé. La bouche est très droite, avec un équilibre d’école, l’acidité haute et parfaitement enveloppée contrebalance des sucres bien présents. Typiquement le genre de vin qui pourrait aussi accompagner un plat sucré/salé.
    Très bon, on peut le boire aujourd’hui avec beaucoup de plaisir sur des arômes primaires, ou bien attendre une vision plus évoluée et secondaire.

    Un copain à table nous parle ensuite du Réserve 2009 qui selon Philippe Foreau est dans une bonne phase. Coup de chance j’en ai une à portée de main !

    Vouvray Moelleux Réserve 2009, Domaine du Clos Naudin
    Robe d’un or profond qui tranche avec celle du Deiss, très claire. Immédiatement ouvert et démonstratif, il montre ses muscles et sa puissance (maitrisée) là où le Deiss était plus en finesse. Très beau vin, qui s’exprime parfaitement aujourd’hui, dans un registre plus sucré/liquoreux que l’Alsace précédent. Nous donnons donc raison à son géniteur !

    Un peu de vieux rhum de Martinique pour finir le voyage ::fz:: et chacun peut rentrer chez soi après cette belle soirée ! A refaire !(tu)

    Quentin Ducouret
    Participant

    CR: Domaine Bénédicte et Stéphane Tissot, Arbois, Côtes du Jura Sursis Chardonnay 2017

    Bouteille ouverte à l’occasion d’un très sympatique « apéro visio », en bonne compagnie.

    Cela fait maintenant de nombreuses années que cette vigne est « en sursis », cette cuvée du millésime 2017 est toujours composée exclusivement de Chardonnay.

    Dégusté sans préparation spécifique, et dans des verres qui pourraient me valoir le bûcher.:cheer: :O! 😀
    Le nez est légèrement grillé, puis les fruits jaunes et blancs apparaissent. La trame acide est marquée et bien intégrée. Des notes légèrement anisées viennent complexifier et prolonger la sensation en bouche.

    Un vin que j’ai beaucoup apprécié et dont l’équilibre nous a fait passer un très bon moment. Je pense qu’il ne faut pas le boire trop frais pour qu’il s’exprime à son meilleur.

    A+

    Quentin

    Quentin Ducouret
    Participant

    Merci pour le CR et bon anniversaire à la patronne !! ::fz::

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