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François Audouze, le il y a 16 années et 11 mois.
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Petit effort pour les personnes que ça amuse
J’ai un repas à faire et j’aimerai avoir vos avis sur les vins.
Pré-Entrée : Gnocchis de pomme de terre au parmesan – Sauce poivron/ tomate et huile de basilic
Entrée : Lait fermenté sur un mélange de jeune légumes et jeunes pousse, pralin de cacahuétes épicées ( recette type Lait kéfir – Sa.qua.na )
Plat : Petite tarte comme une pastilla (avec sucre glace et cannelle ) pigeon/pintade
Fromage : Pouligny, camenbert, Langres
Dessert : Poire au vin épicé au cassis, minestrone de fruit ( pomme, poire, peche, fruit de la passion )
Il y aura du monde et je peux sortir autant de bouteille que je veux mais disons que je souhaite rester sur 7-8 bouteilles différentes ou pas.
Allez top départ j’attend vos suggestions !!!!
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- 30 juillet 2009 à 20h06
Merci Matthieu pour tes précisions sur les plats…
Avec les précisions que tu as donné sur le dessert, il est évident qu’il faut + se focaliser sur la poire au vin épicé et cassis que sur la « minestrone ».
Il est vrai qu’un forum de discussion n’est pas aussi interactif qu’un échange verbale, donc cela amène parfois à des critiques, mais dans le cas de ce topic, il n’y avait rien de méchant ou blessant.
- 30 juillet 2009 à 20h09
Non, faut pas s’inquiéter mais ça m’amuse aussi d’un coté de chercher l’information.
Effectivement sur le dessert l’accord se fera plus sur la poire au cassis avec les épices que sur le minestrone qui agira plus comme « condiment ».
- 30 juillet 2009 à 23h47
Je pense que tu as pleins de bonnes pistes .je pense que changer les entrées s’impose pour l’enchainement des vins .
une petite variante pour moi un tarriquet premieres grives sur le lait fermenté 😎- 31 juillet 2009 à 0h30
Sur le lait fermenté, le « kéfir », et les cacahuètes épicées j’éviterais de brûler une super cartouche. L’acidité du lait, le lait lui-même et les épices utilisées (lesquelles au fait?) ont de bonnes chances de flinguer le super flacon qu’on aurait sorti du fond de sa cave. Face à un plat à priori compliqué en terme d’accord, je resterais simple. Donc sur ce plat, j’irais vers un blanc bien sûr car le rouge ne supporte pas bien les ferments lactiques et je rechercherais de la douceur dans ce blanc, de la rondeur, pour apaiser l’acidité du lait et d’éventuelles épices au goût puissant même si elles ne sont pas piquantes. A partir de là ce peut être la Loire, l’Alsace (Riesling plutôt que Gewurtz, avec option VT mais il faut bien connaître le vin qu’on va alors sortir), Jurançon, etc.
Patrick
- 31 juillet 2009 à 14h30
Pour l’entrée gnocchis si je pars sur un blanc puissant ( type grand blanc Milan ) et que je force un peu sur le basilic et moins sur le parmesan ?
Pour le Lait j’ai pensé à un foreau en demi-sec ou en sec assez jeune???
Pour la pastilla j’ai un Barral Valinière 2000 qui me tente pas mal ou un sauternes un peu agé?
Dessert un maury ou un recioto della valpolicella Allegrini 1998, mais je change le minestrone par une crême au chocolat amer. Ou alors un Lustau East India en gardant le minestrone ?
Qu’est ce que vous en pensez ?
- 31 juillet 2009 à 15h06
Je pense que l’avis que tu devrais le plus suivre, Mathieu, est la suggestion du changement d’ordre des deux premiers plats : commencer par le lait fermenté puis suivre avec les gnocchis.
Pour les gnocchis, allège surtout la sauce poivron/tomate ! Gnocchi, basilic, parmesan et huile d’olive fonctionneront bien avec un blanc italien que j’aurai plus imaginé sur la fraîcheur que sur la puissance, laquelle peut vite devenir de la lourdeur, alors que les gnocchis sont déjà consistants.
Pastilla et Valinière devrait bien fonctionner, en restant léger sur la cannelle.
Poire, cassis, épices, chocolat… Je pense que tu as oublié le coulis ou la glace au caramel ! 😉
L’idée du Lustau me plaît beaucoup par contre !Jean-Philippe Durand
- 31 juillet 2009 à 15h20
Qu’est ce que vous en pensez ?
Que du bien ! 🙂
Milan + Foreau demi-sec + Valinière + Maury me paraît pas mal.
Recioto della valpolicella Allegrini 1998 et Lustau East India, jamais goûté donc pas d’avis.
Je ne sais pas si ta soirée est prévue pour cela mais tu peux aussi mettre 2 vins différents sur chaque plat afin de pouvoir comparer les différents accords possibles, ceux qui fonctionnent et les autres. 😀 Parmi toutes les suggestions que tu as reçues j’ai trouvé des associations que je tenterais volontiers et j’en profiterais pour les tester. D’où l’idée du duo sur chaque plat. C’est quelque chose que je fais souvent, même à deux, de façon informelle. C’est toujours intéressant parce qu’à partir d’une idée d’accord qui semble parfaite sur le papier, parfois le résultat à table ne correspond pas à ce qu’on attendait et réciproquement bien sûr. Il faut même ne pas hésiter à aller vers un accord qui semble improbable au départ. De là peut naître un belle surprise. En cela je pense au Champagne sur le lait fermenté. J’y mettrais pas un kopek mais je le tenterais quand même.
Patrick
- 31 juillet 2009 à 15h32
Je pense au Champagne sur le lait fermenté. J’y mettrais pas un kopek mais je le tenterais quand même.
J’imagine très bien un Larmandier-Bernier Terre de Vertus sur ce plat.
Jean-Philippe Durand
- 31 juillet 2009 à 15h48
Patrick je crois qu’on as la même sensibilité de ce genre d’accords.
J’ai effectivement donné des vins qui allait être probablement bu en même temps à table ( Nous serons 12 et y aura des soifards ). J’aime bien l’idée d’être surpris par un accord alors que je pensai que le premier choix était meilleur. Je suis pas encore totalement sûr des vins mais j’ai eu de belle pistes. Ca m’a donné d’autres idée pour le coup. J’y réfléchi et je vous donne les autres idées.
- 1 août 2009 à 2h43
Bonsoir,
Je prend la discussion en cours et, pour mon premier post, je permets d’avancer quelques idées.
Il me semblerait plus judicieux en effet de placer le fait fermenté en premier et d’y associer un champagne complexe né d’un élevage en barriques ( pour rester simple Fallet-Prévostat ou reflets d’antan de Bérèche).
Puis, sur les gnocchis poivron-tomate-basilic-parmesan, j’opterai pour un très beau rosé. Si on veut de l’aromatique, du style Triennes et si, au contraire, on souhaite du corpulent, lorgner vers Bandol (Pibarnon, Bunan ou autres).
Sur la pastilla, tout dépend si tu veux privilégier l’accord sucré-salé. Dans ce cas, le sauternes me paraît trop lourd mais en revanche la cuvée Ineptie (VT de roussanne, viognier, muscat petit grain) du domaine des Belles Pierres me semble particulièrement adaptée. Dans un cadre plus conventionnel, l’idée, en blanc, de l’Hermitage est excellente. En rouge, je miserai sur un languedoc ou un baux de provence soyeux. Dans ce sens, je te rejoins sur Barral mais on peut ajouter montcalmès, domaine de lauzières etc.
Sur le fromage, pour la découverte et également remettre un peu d’ordre au palais, le cidre d’Eric Bordelet cuvée argelette (excellente impression lors d’une dégustation il y a trois semaines) est à conseiller.
Enfin, sur les poires au vin épicé au cassis, la cuvée Maydie (vin de liqueur issu de Tannat) – très typée cassis – du domaine d’Aydie m’apparaît comme une évidence d’autant plus que si tu y ajoutes du chocolat. Et le flacon sera apprécié sur table.Voilà, en espérant t’avoir aiguillé correctement.
Cordialement
Nicolas.
- 1 août 2009 à 2h56
J’adore la cuvée Ineptie dont j’ai régulièrement vanté la qualité, mais je ne la vois pas trop sur la Pastilla. Par contre, sur des ris de veau, c’est à mourir.
L’idée de Maydie est excellente.
Pour le reste, on est plus ou moins d’accord 😉
- 1 août 2009 à 3h17
Eric,
J’ai effectivement essayé sur des ris de veau mais avec une sauce foie gras et c’était excellent. Sur des ris simplement poêlés ou grillés, je ne ferai pas ce choix.
Par ailleurs, pour avoir souvent mangé des pastilla au Maroc, je pense réellement que si le sucré-salé est marqué, l’accord avec Ineptie – à la place d’un liquoreux – me semble adapté. A essayer !Cordialement
Nicolas
- 1 août 2009 à 3h29
Que de science !
On ne peut qu’être impressionné par la somme des compétences des intervenants.
Chapeau, car ce n’est pas facile.
Comme je raisonne toujours sur l’inverse : vin d’abord, plat ensuite, je me sens bien incompétent pour apporter une idée neuve sur une somme d’idées très impressionnante.
Bravo, il y a des trésors de compétence sur ce forum.- 1 août 2009 à 15h22
Tout comme François, je me délecte à la lecture de ce post de haut niveau !
Merci à tous pour ces avis remarquablement argumentés !Oliv
- 1 août 2009 à 16h35
J Ph Durand écrivait:
——————————————————-
> Je pense au Champagne sur le lait fermenté. J’y
> mettrais pas un kopek mais je le tenterais quand
> même.
>
> J’imagine très bien un Larmandier-Bernier Terre de
> Vertus sur ce plat.Tiens, moi c’est sur le fromage que j’aurais bien vu ce Terre de Vertus 😀
Un joli blanc de blancs à la bulle fine et à la bouche crémeuse devrait bien combiner avec le Langres (fromage des hautes plaines champenoises) et le Camembert (accord avec le Champagne souvent réussi). D’ailleurs, de manière assez traditionnelle, on peut verser du Champagne dans la cuvette du Langres et attendre un peu avant de déguster. On peut aussi y verser du Marc de Champagne mais bon, on va arrêter de tout compliquer. 🙂 Quant au Pouligny, je l’éliminerais 😀 ou je l’essaierais quand même avec le Champagne, pour voir. Après tout le chardonnay, même à bulles, et le chèvre peuvent s’entendre fort bien.
Patrick
- 1 août 2009 à 17h02
Totalement de ton avis sur l’accord Langres – Champagne. Avec le champagne, fonctionnent bien également : maroilles, vacherin.
Le cidre d’Eric Bordelet avec le camembert serait assurément un magnifique accord.
Jean-Philippe Durand
- 1 août 2009 à 17h15
Totalement de ton avis sur l’accord Langres – Champagne. Avec le champagne, fonctionnent bien également : maroilles, vacherin.
Et Chaource (pas plâtreux, évidemment) !
- 3 août 2009 à 16h06
Petit CR final du repas :
Pré- entrée : Finalement le temps et l’envie m’ont poussé à changer mes plans. Je suis parti sur un gaspacho assez classique mais pas trop vinaigré. J’ai bu avec un Brut réserve de Foreau qui avait l’avantange d’être assez vineux sur une fraicheur bienvenue. L’accord avec le gaspacho était pas mal du tout sans être parfait. En tout cas ce brut est très apéritif.
Entrée : Le lait fermenté ( plutôt bien réussi ) s’est trouvé avoir 2 caractéristiques dans l’accord d’abord une acidité du lait mais aussi du citron confit qui apportait un bon contre-point au plat. Et ensuite les épices du pralin qui était présente pour relever l’équilibre. 2 vins ont été bu. 1 Gewuztraminer les pucelles de Meyer ( 2007 ) le vin s’en est pas mal tiré surtout en rapport aux épices mais il manquait de l’acidité pour combattre le plat. Un riesling aurait à mon avis pu tiré son épingle avec ses saveurs citronées. En même temps il y avait une bouteille sur un registre différent 1 Foreau demi-sec 2003. Ici le vin est porté par sa minéralité crayeuse et ses saveurs citronée assez franche. Inversement le vin s’accordait au lait mais ne réagissait pas aux épices le sucre n’était pas gênant mais l’équilibre du plat n’était malgré le pralin pas vraiment sucré salé.
Plat : La pastilla ( trés trés bonne idée qui à enchanté les participants ). Là j’ai eu plutôt le choix il y avait 4 vins. 1 Valinières 2000 de Barral qui embaumait la volatile mais qui n’avait plus de trace en bouche. Le vin est très bon en ce moment les tannins sont doux et l’équilibre d’un mourvèdre à maturité commence à poindre. Le vin est beaucoup plus fin que ce à quoi je m’attendais et les épices voulue ne sont pas apparues être celle recherchée ( plutôt sur le poivre, ..). le vin était très bon mais l’accord pas parfait encore.
Ensuite avec un équilibre très différent 1 cuvée levrouté 1994 domaine de la Bongran. Un vin qui reste très jeune malgré son age et qui à mon avis peu encore bien vieillir. Le sucre est malgré tout très léger et le vin reste un tout petit peu marqué par l’élevage ( une note vanillée ) qui à offert un bon retour sur la cannelle et le pigeon. Mais la bouche était trop séche pour le plat au final. Sympathique mais pas parfait
Ensuite je pensai monté en puissance avec un Cairanne Gourt de Mautens 2001 mais en fait le vin s’est beaucoup fondu et à perdu beaucoup de sa fougue initiale ( ce qui est une bonne surprise tant le vin était puissant au départ ) mais en fait la puissance était la clef de cet accord et le vin était vraiment sur des arômes de syrah assez floraux. L’accord ne se fait pas mais le vin est bon.
Et enfin un Sauternes Cru Barréjats 1998. Superbe vin un sauterne tout en élégance avec de belles saveurs d’abricots frais, de miel d’acacia,.. un équilibre imparable d’une légéreté confondante pour un vrai vin de repas. Le vin a 11 ans mais est d’une jeunesse surprenante. L’accord avec la pastilla se faisait sur le gras mais pas sur les arômes. Rien de choquant mais pas de cannelle en bouche et finalement le vin s’en sort avec une fin de bouche puissante qui scotche les saveurs du plat. Vraiment une grande bouteille pour ceux qui en ont encore A GARDER.Fromage : Finalement plus de Langres et plus de Pouligny chez mon fromager. Donc Camenbert, Appenzeller, Pont l’éveque, Tomme de Savoie.
J’avais prévu du plus puissant et je m’étais dirigé vers un vin de chez claude Courtois cuvée évidence. Apparement un menu pineau sur l’oxydatif. Un vin aux arômes de fruit blanc peu sucré avec une bouche possédant un gros retour oxydatif ( type fino ). La bouche est assez dissociée malgré un retour évident de minéralité crayeuse-saline mais dans l’ensemble BOF. Avec un peu moins d’oxydation on était sur un très bon vin la c’est « too much ». Finalement aucun fromage n’avait la carrure pour se frotter au vin et l’accord n’a rien donné.Dessert : Poire aux vin ( Raté 🙁 ) Le plat était pas mauvais mais j’ai fait l’erreur de mettre un peu de gingembre dans le vin et la poire n’était pas assez sucrée pour la supporter. La boule de glace vanille avait commencé a corriger tout ça mais il n’y en avait pas assez dans l’assiette. Au final un dessert mangé mais pas inoubliable. Pour l’accompagner j’ai suivi les conseils de l’eau de vie. J’avais quasiment toute la gamme Cazottes à disposition ( Poire, prune, folle noire, sureau, coings et prunelle ). Vraiment le top des eaux de vie et c’est bien de finir sur des alcools au dessert le vin aurait été un peu effacé par la fatigue.
Au final et comme souvent par d’accord parfait 🙁 mais des vins qui dans l’ensemble ont tous été apprécié.
En tout cas belle soirée.Merci à tout ce qui m’ont donné leurs idées.
- 3 août 2009 à 17h45
Mathieu,
le Brut réserve de Foreau, c’était un 2002…
Belle soirée que tu as du passer.- 3 août 2009 à 19h33
Merci pour ce compte-rendu d’une belle soirée de partage ! Là reste l’essentiel.
Au final et comme souvent par d’accord parfait
Mathieu, je reste sans voix et sans mots devant ce commentaire… Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été alerté par plusieurs intervenants de ce site ! Quelques ajustements de vos recettes, quelques simplifications ou modifications pour que le plat aille dans le même sens que le vin auraient permis, si ce n’est l’accord parfait, du moins de vrais et beaux accords.
Quand je lis que l’accord de la pastilla avec le Sauternes ne se faisait pas sur les arômes, je ne suis vraiment pas surpris…
JPh
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