yannper

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  • yannper
    Participant

    Tiré de Planète vin « Mais le Fino vieillit mal en bouteille et commence à décliner après 8 à 10 mois. En outre, il est sensible à l’oxydation, et une bouteille débouchée ne se conserve pas longtemps. »
    Je bois toujours mes finos assez jeunes et n’ai jamais tenté l’expérience de les laisser vieillir. Ma question était de savoir si c’était possible et pourquoi à priori non.

    Yann

    yannper
    Participant

    Merci pour l’explication Eric.
    Pourquoi pas , mais celle-ci ne me convainc pas, en effet les vins mutés à l’alcool type muscat prennent un demi-siècle sans problème, leur taux d’alcool est certes un peu plus élevé 16 voire 15,5. J’ai toujours pensé que l’ajout d’alcool modérait l’activité des bactéries et donc accroissait la longévité. En tout cas c’est ce que faisaient les anglais en important des xérès, portos et autres madères afin d’obtenir des vins buvables.

    Yann

    yannper
    Participant

    Bonjour,

    Petite question technique sur le Xérès. Comment se fait-il que le Fino doit être bu assez rapidement et le vin jaune est réputé immortel?
    Leur méthode de vinification me semble pourtant assez proche, mis à part le système de la solera.

    Merci pour vos lumières

    yannper
    Participant

    Chez Auchan je viens de voir un Macallan que je ne connaissais pas « the macallan amber ».

    L’un d’entre vous aurait-il goûté cette merveille?

    Yann

    yannper
    Participant

    Pour ce qui est du rapport qualité/prix 60 millions va plutôt dans ce sens puisqu’aucun BSA ne dépasse 35 Euros (pas de Krug ou autres BSA haut de gamme). L’objectif semble donc comme le dit le magazine « se faire plaisir à un prix raisonnable », ce qui en soit n’a rien de choquant. Ce qui me dépasse, c’est le mélange des genres avec Veuve Emille (marque d’Auchan) et De Castellane qui sont opposés à Duval Leroy et Moët et Chandon, c’est à dire deux produits pour lesquels le prix est presque le seul argument opposés à deux maisons champenoises reconnues pour leur sérieux et justement leur équilibre prix/qualité.

    Les trois champagnes en tête avec 13/20 sont: Lanson, Pommery et Ruinart.

    Amicalement

    Yann

    yannper
    Participant

    CR: Domaine Cazes – Castell d’agly 2011 – Maury sec

    Je n’avais jamais goûté cette appellation, normal elle vient de voir le jour. On connaissait bien le Maury tel que celui produit par Mas Amiel, mais le Maury sec c’est tout autre chose, quoique…
    Castell d’agly est produit par la maison Cazes avec le Mas de Lavail. L’appelation demande au maximum 80 % de grenache noir, c’est ce qu’a fait Cazes en ajoutant 20 % de carignan, age des vignes 80 ans, rendements 80 hl/ha.
    Sur le papier tout cela a l’air prometteur, mais que dit la bouteille? Et bien c’est encore mieux quel je ne le croyais: une couleur d’encre, un nez de griottes compotées, une bouche pas si épaisse que cela, des tanins pas trop brutaux, une minéralité raffraichissante et une longueur charmante. Ce vin est tellement plaisant que je me demande si c’est nécessaire de l’attendre mais il doit pouvoir sans problème supporter une petite garde.
    Bien sûr une daube provençale devrait lui convenir ou même du taureau, mais je trouve beaucoup plus interressant de le proposer avec du chocolat, je sais c’est l’alliance classique du Maury muté mais je trouve que cela fait trop sucre sur sucre, du coup le sec devient une alternative originale.
    On peut trouver cette bouteille à un prix plus que raisonnable dans la grande distribution.

    A bientôt pour d’autres aventures.

    Yann

    yannper
    Participant

    CR: Domaine Cazes – Castell d’agly 2011 – Maury sec

    Je n’avais jamais goûté cette appellation, normal elle vient de voir le jour. On connaissait bien le Maury tel que celui produit par Mas Amiel, mais le Maury sec c’est tout autre chose, quoique…
    Castell d’agly est produit par la maison Cazes avec le Mas de Lavail. L’appelation demande au maximum 80 % de grenache noir, c’est ce qu’a fait Cazes en ajoutant 20 % de carignan, age des vignes 80 ans, rendements 80 hl/ha.
    Sur le papier tout cela a l’air prometteur, mais que dit la bouteille? Et bien c’est encore mieux quel je ne le croyais: une couleur d’encre, un nez de griottes compotées, une bouche pas si épaisse que cela, des tanins pas trop brutaux, une minéralité raffraichissante et une longueur charmante. Ce vin est tellement plaisant que je me demande si c’est nécessaire de l’attendre mais il doit pouvoir sans problème supporter une petite garde.
    Bien sûr une daube provençale devrait lui convenir ou même du taureau, mais je trouve beaucoup plus interressant de le proposer avec du chocolat, je sais c’est l’alliance classique du Maury muté mais je trouve que cela fait trop sucre sur sucre, du coup le sec devient une alternative originale.
    On peut trouver cette bouteille à un prix plus que raisonnable dans la grande distribution.

    A bientôt pour d’autres aventures.

    Yann

    yannper
    Participant

    Merci beaucoup Julien.
    Il est clair que pour un non initié comme moi on s’y perd un peu dans cette forêt de grandes maisons avec des noms plus ou moins ronflants, sans savoir, sauf à y mettre des prix indécents, vers quoi se tourner. J’avais gouté un Charles Heidsieck il y a quelques années, et l’avais trouvé bien agréable, devant un Heidsieck & Co Monopole à un prix très raisonnable ma tentation était légitime, mais vu tes conseils, j’en resterais là.
    Je ne suis pas un grand amateur de champagne et il est difficile de trouver un bon rapport qualité/prix dans la grande distribution, surtout chez les grandes marques. Bien sûr certains connaissent le petit producteur pas cher, mais deux jour avant le nouvel an c’est mission impossible.

    Encore merci

    Yann

    • in reply to: FAV 2011
    yannper
    Participant

    Vu hors catalogue à Carrefour Markett:

    Vosne Romanée Anne Gros 2007 à 44 e
    Corton Louis Latour 2002 à 40 e
    Meursault Grand élevage Verget 22 e

    Je connais ces domaines de réputation mais n’ai jamais gouté ces vins, quelqu’un à-t-il des infos?

    Merci

    Yann

    • in reply to: FAV 2011
    yannper
    Participant

    Dauvergne Ranvier commercialise (monop) un Collioure 2009 avec semble-t-il la famille Parcé. Alliance intelligente ou fumisterie…

    Quelqu’un a-t-il des infos sur ce vin?

    Merci

    Yann

    yannper
    Participant

    Merci pour vos conseils.

    J’ai finalement testé la recette avec un blanc et deux rouges. Tout d’abord le blanc un Savennières Roche aux Moines Château de Chamboureau cuvée d’Antant 2000 qui s’est ma foi fort bien comporté, l’age du vin apportant une rondeur et un gras très en phase avec la crème de coco, le curry ne le dérangeant pas le moins du monde. Puis un Toro Campo Alegre 2007 dont la vivacité à bien fonctionné mais le côté un peu lourd, un peu « porto » du vin m’a semblé fatiguant. Enfin un Barolo Mauro Molino Gallinotto 2004 qui là m’a franchement déçu, robe déjà très orangée, un peu piquant, très court en bouche, la bouteille a peut-être eu un souci, à revoir.
    Les convives n’ont finalement pas détesté l’accord avec le blanc, comme quoi tout s’apprend, pour moi c’était de loin le meilleur.

    Yann

    yannper
    Participant

    Si je comprends bien il faudrait exclure tout un tas d’excellents flacons et n’en choisir que trois? En voilà une idée.
    Pour moi chaque nouvelle rencontre agréable avec un whisky, c’est comme me faire un nouvel ami. Pourquoi ce dernier devrait-il tuer les anciens?
    Moi je n’aime pas trois whisky mais quinze ou vingt, et je ne désespère pas d’en rencontrer de nouveaux….

    Yann

    yannper
    Participant

    Merci pour ces conseils mais quels champagnes me conseillez-vous?

    Cordialement

    Yann

    yannper
    Participant

    Assez facile à trouver (supermarché) tu as aussi les vins du Rhone de Dauvergne-Ranvier: Luberon, CDR et un peu plus cher CDRV, CDP etc…

    Yann

    yannper
    Participant

    Luc

    « Il faut cependant partir du principe que les alcools de départs sont d’une qualité identique et que les méthodes d’élevage sont les mêmes, ce qui ne me semble pas évident de prime abord. » Est-ce que ce n’est pas cela précisément le goût du temps? Je m’explique: le temps pour nous autres humains n’est pas vécu de manière linéaire, les heures n’ont pas toutes le même goût, certaines sont interminables, d’autres passent rapidement; elles n’ont donc pas la même densité ni la même saveur. Est-il interdit de penser que les alcools comme nous captent ce qui les entourent…

    Un peu cérébral comme réflexion mais bon, à méditer.

    Yann

    yannper
    Participant

    Le goût d’un Whisky du 19ème doit être une expérience saisissante. S’agissait-il d’une distillerie connue? Aviez-vous déjà goûté ce Whisky plus jeune? Quelle différence faites-vous?
    Je me suis laissé dire que les alcools de plus de 50 ans n’évoluent plus, en Armagnac on les passe du fût à une bobonne en verre afin de limiter l’évaporation. Confirmez-vous ce fait par vos dégustations, vous qui êtes un amateur d’antiques merveilles?

    Cordialement

    Yann

    yannper
    Participant

    Vous avez tous deux raison, désolé…

    A bientôt de vous lire.

    Yann

    yannper
    Participant

    Désolé de ne pas vous avoir consulté, moi pauvre ignare, vous si plein de savoir. Mais comment voulez-vous que j’apprennes si je ne me plante pas de temps à autre. Avez-vous toujours réussi vos accords?
    Je suis ravi de pouvoir échanger avec des amateurs éclairés, mais rien ne vaut la pratique… qu’il est donc long le chemin de la connaissance.

    Yann

    yannper
    Participant

    Voici le rapport de cette soirée bien agréable.

    Les vins choisis ont été les suivants:

    – Chateauneuf du Pape Blanc – La Gardine Cuvée des Générations Marie-Léoncie 2002
    – Côte du Roussillon Village – Domaine de la Serre Cuvée Pierres Levées 2003
    – Bonnezeaux – Chateau de Fesles 2001

    Les flacons étaient ouverts dans l’après-midi pour le soir sans carafage.
    J’ai préféré les goûter d’abord afin de ne interférer mon jugement par la suite et de voir se révéler leur valeur brute.

    Le CDP est somptueux, d’une couleur vieil or, j’ai l’impression de goûter du miel sans le sucre. Très ample avec beaucoup de gras, des notes de poires très mûres.
    Mon idée est qu’il va sans doute enrober le plat sans le dénaturer, en le mettant en valeur.

    Le Roussillon est encore un peu fermé, très droit et très minéral, l’alcool assez évident, mais tout de même une note de mûre, à suivre…
    Mon idée c’est que les Roussillon ont souvent une note d’amertume en finale que je verrais bien accompagner celle des oranges.

    Le Bonnezeaux dévoile un nez très prononcé de cire, en bouche c’est tout miel, avec le sucre cette fois mais sans être envahissant, ce que je n’explique pas c’est le côté métallique de la finale.
    On est cette fois-ci dans un accord plus classique mais ma crainte je le répète est de sur-sucrer le plat, de lui enlever son élégance…

    Le moment de vérité arrive. Les vins sont servis dans l’ordre précité.

    Le CDP, le premier fait instantanément l’unanimité, il a une grâce et un fond que tout le monde apprécie. Personnellement je suis un peu déçu, le plat et le vin sont très agréables mais c’est comme s’ils ne se parlaient pas, s’ignoraient chacun dans son coin, l’acidité et l’amertume de l’orange n’effraient pas le vin mais lui enlèverait peut-être son fruité. Donc pas désagréable mais pas bouleversant.

    Le Roussillon au début fait l’effet d’une bombe, l’élevage long, l’alcool, le soleil, bref la bête s’est réveillée. Mais le plat ne se laisse pas impressionner, au contraire le miel tournoie autour d’une bouche de cerise confite qu’on croirait sucrée ; l’orange, son acidité et son amertume semblent faites pour le carignan et son côté rustique, la syrah se laisse charmer par la pintade. La finale est géante sur le soleil et le cacao. Super

    Le Bonnezeaux est difficile à faire passer après cela mais le côté sucré s’accorde bien avec l’orange, l’effet ciré n’est pas gênant. L’accord, je le comprend maintenant est parfaitement logique. Je ne voulais pas utiliser de sauternes pour ne pas alourdir le plat mais le vin de Loire dont j’aime la légèreté. Elle est ici mal mise en valeur. L’accord est tout de même très agréable.

    Conclusion unanime : le Roussillon a nettement dominé, il est clair que peu de vins rouges auraient tenu le coup mais l’essai était réussit.
    Merci encore pour vos conseils.

    Yann

    yannper
    Participant

    Merci pour tous ces conseils.
    J’avoue que le sauternes me fait un peu peur sur ce plat de même que le blanc sec.
    L’idée du Languedoc rouge me plaît bien ou bien un Rhône très fruité comme le suggère François.
    Bon et si j’essayais tout cela en même temps, y compris les blancs?
    Mes convives jugeront et je vous ferais un rapport circonstancié.

    Encore merci

    Yann

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