VincentB

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  • VincentB
    Participant

    Sur ce goût international, standardisé, j’aimerais revenir : n’est-il pas finalement la simple application des principes bordelais qui a fait école partout dans le monde ?

    Le gout dit international c’est quoi en fait ? Les vins du nouveau monde ? Pourquoi des vins sont relativement semblables:

    Cépages importés de France, choix limité (une dizaine comparé a des centaines en France)
    Culture de la vigne dans des zones « faciles a cultiver » (peu ou pas de vignobles de coteaux)
    Débouchés a l’export vers des pays non producteurs (consommateurs néophytes, d’ou l’appréciation de vins moins tanniques, moins acides et plus sucres).

    N’est-il pas curieux de brandir l’épouvantail de la mondialisation quand on est justement à l’origine de ce modèle ?

    La je doute un peu, je pense que les pays anglo-saxons en sont bien plus responsables (Ils se vendent ou les vins Australien / Chilien / argentins ?)

    D’ailleurs les chinois ne s’y sont pas trompés, ils n’ont pas demandé de sparing partners bourguignons ou rhodaniens …

    Pour la bonne et simple raison que sorti de bordeaux on ne trouve pas grand chose en Chine, et que pour 99,9% des Chinois les meilleurs vins viennent de Bordeaux car ce sont les plus cher, d’ailleurs la Romanee Conti viens d’arriver dans la tete des milliardaires chinois et les Bourgognes commencent a faire parler d’eux.

    Qui plus est en Chine on ne trouve quasiment que des cépages bordelais, il était donc logique de comparer ce qui est comparable.

    L’argument mis en avant pour bien montrer la grandeur de la France est souvent celui-ci, la diversité : mais que je sache, ce sont toujours les mêmes vins qui sont mis en avant : on ne reconnaît guère de grandeur ailleurs qu’à Bordeaux, Bourgogne et Rhône.. Quelle diversité en effet, …. vraiment bien plus étendue qu’en Italie ou en Espagne ?

    Le problème est plutôt une question d’offre. Surtout a l’export ! Les bordelais sont les seuls en France a savoir faire beaucoup et bon (300 000 bouteilles de Lafite / an), je vois pas beaucoup d’autre régions ayant cette force de frappe (ou alors pas au même prix…)

    Et de nombreux LPViens reconnaissent de la grandeur a bien d’autres régions (Alsace, Champagne, Languedoc, Loire, etc)

    Quel est le modèle copié à l’étranger ?

    Aucun en particulier, Bordelais pour ceux qui ont du Cabernet Sauvignon, Rhodanien pour le Grenache et la syrah, Bourguignon pour le pinot noir, voire aucun pour beaucoup !

    Pour en revenir au noeud du problème, il y a en effet une grande diversité dans les vins Français ce qui est bien, mais cela ne dois pas non plus servir d’excuse pour produire une grande quantité de vins médiocres qui ne trouvent pas leur public (Et je ne suis donc pas surpris que des vins de négoce bordelais se fassent doubler par des vins chinois, mais croyez moi les mêmes vins ce seraient fait ATOMISER par leur équivalents chiliens…).

    Le soucis c’est qu’en France on se drape souvent dans notre arrogance, en oubliant parfois que le vin c’est d’abord un commerce et que snober ses consommateurs en leur expliquant qu’ils ont mauvais gout est une erreur.

    La diversité est notre force j’en suis sur, mais croire que nous savons FORCEMENT faire du bon vin est une aberration

    VincentB
    Participant

    Pour ajouter ma pierre au debat, le terroir c’est la derniere roue du carosse, et pourtant c’est celle qui fait la difference.

    Je m’explique, sur des terroirs identiques, des vignerons peuvent faire des vins très différents (je pense par exemple a Mr Barral a Faugeres) et de qualite diverse. Ce qui voudrait dire que même sur un « bon » terroir on peut faire des vins « mediocres ».

    Donc Le talent du vigneron, le bon choix du cepage, voire le millesime (meme chez les GCC un mauvais millesime donne souvent un vin certe bon, mais pas franchement innoubliable) sont plus important que le terroir.

    Ce qui vas faire la différence entre un bon vin et un vin exceptionnel, c’est ce petit plus, ce fameux « terroir ».

    Donc plutot que se targuer d’avoir un « grand » terroir, il vaut mieux se poser les bonne questions et bosser dur.

    Enfin c’est mon avis hein !

    VincentB
    Participant

    Comme on me l’a expliquer a l’époque, seul les meilleurs des BTS avaient une chance d’obtenir le sesame pour le DNO.

    En fait c’est un problème de logique et de finance. Un élève en BTS / IUT coûte cher a l’État, beaucoup plus que la fac, mais au moins on obtiens un technicien très compétents. Donc si ces derniers continuent leur études, cela représente de l’argent dépensé inutilement et un manque éventuel de techniciens a long terme.

    Donc les BTS ne sont pas encourages a poursuivre leur études en DNO.

    Et qu’on le veuille ou non, BTS ou pas ce n’est pas le diplôme qui vas faire de vous un bon oenologue.

    D’ailleurs c’est quoi un oenologue ? Un winemaker ? un commercial ? Un responsable de cave ? Un chef de Labo ? un chercheur ?

    C’est en fait une formation qui mène a de nombreux boulots tous très différents. Une grande partie des oenologues ne touchent pas a une pompe ou a un raisin.

    VincentB
    Participant

    Attention il faut remettre un peu les choses dans leur contexte.

    1_On met en face de vins haut de gammes Chinois des vins moyen – bas de gamme de Bordeaux

    2_Les vins chinois dont on parle sont L’ELITE de ce qui se fait en Chine (avec 1 winemaker australien et des propriétaires Hong-kongais pour Grace Vineyard et un vin de garage, 2 hectares, vinifie par une jeune femme qui a obtenu son DNO a Bordeaux: Emma Gao).

    3_Pourquoi cela n’est pas arrive plus tôt ?

    4_Le rapport qualité/prix de ces vins reste mauvais

    Par contre il est évident qu’il y a d’excellent terroirs en Chine. Il y a évidemment la possibilité de faire des vins fabuleux. Alors pourquoi sont ils rares ?

    Un indice, les fameux vins chinois dont on parle ne doivent leur survie / existence que grâce au réseau de distribution de vins importes de Torres. Le seul distributeur possible pour ces vins la.

    En fait le soucis c’est que les circuits de distributions en Chine sont verrouille par les gros vins chinois (Great Wall, Changyu) qui laissent le marche Luxe / haut de gamme aux vins importes, or les riches chinois ont du mal a faire confiance a des vins locaux.

    Wa

    VincentB
    Participant

    Mise au point très diplomatique, ils ne font au final que dire qu’ils continuent a promouvoir les vins de Bordeaux en général, et DES GCC en particulier (surtout ceux dont ils ne peuvent se passer) mais qu’ils veulent des prix stables (« collaboration a long terme » en langage diplomatique)

    Ils veulent calmer le jeux, mais je pense qu’il n’y avais aucun malentendu, ils ont fait passer le message et nous verrons si on les as entendu.

    VincentB
    Participant

    Je connais assez bien le problème (je travaille pour un importateur/distributeur chinois) et je me permet donc de rebondir sur ce sujet.

    Les chinois connaissent très mal les Grand Cru Classe contrairement a ce que les Bordelais pensent.

    Parfois du a des traductions différentes d’une région a l’autre, voire d’un distributeur a un autre (parfois volontaires pour brouiller les pistes concernant le prix « honnête » de ce vin), et plus souvent par manque réel d’intérêt pour le vin

    L’achat d’une bouteille de GCC est souvent dans le but de faire un cadeau ou de sceller un contrat.
    On montre ainsi sa « sincérité » ou « sa solvabilité » en posant sur la table un bouteille très chère.
    Et bien sur il faut que ce soit un vin connu de tous, un vin dont votre interlocuteur connait la valeur…

    Donc les seuls vins dont ne peuvent se passer les marchands de vins Chinois se résument a quelques crus dont la réputation est devenu incontournable (les 1er crus, avec en tête Château Lafite, plus quelques autres comme château Beychevelle).

    Par exemple chez mon employeur nos achats se résument a Lafite + 1er crus + 2/3 GCC connus + 10 autres GCC le moins cher possible

    Bien entendu ne peut nier qu’il y a de vrais amateurs de vin en Chine, et ce de plus en plus, mais comme aborde plus haut, ils ne tiennent pas a payer le prix forts pour des vins qui n’ont d’autre finalité que d’être bus pour leur gout.

    VincentB
    Participant

    Bonjour,

    1/ Dans ta region le mieux c’est d’allez voir du cotes du beaujolais ils recrutent beaucoup pour les vendanges.

    2/ Le diplôme de sommelier est juste d’un niveau CAP et peut s’obtenir en environ 6 mois (formation + stage). A ne pas confondre avec un BTS Viticulture/Oenologie.

    3/ Oui tu rêve un peu beaucoup, s’il était facile de faire des vins de ce calibre tout le monde en ferait. Et pour info il n’y a pas de
    Cabernet Sauvignon chez Château Cheval Blanc (Cabernet Franc/Merlot). Tu peux commencer par bouquiner un peu et lire attentivement le forum, tu y trouvera beaucoup de réponses a tes questions.

    4/ ce n’est pas un mauvais investissement mais cela ne vaut pas la dégustation. Essaye dans un premier temps de développer ton nez en mémorisant les odeurs familières (légumes, fruits, etc). Les yeux ferme ce n’est pas aussi évident que ce que l’on peut croire (on utilise nos yeux plus que notre nez pour identifier les choses).

    Bonne chance

    Vincent

    VincentB
    Participant

    Disons aussi que l’avantage de la réduction (ou plutôt devrait on dire des arômes découlant de) c’est que le plus souvent c’est réversible (une bonne aération et tout rentre dans l’ordre) au contraire de l’oxydation (définitive).

    Donc un élevage du vin en phase réductrice (si effectivement pas trop prononce) protège aussi le vin d’une oxydation prématurée qui pourrait être nuisible a sa qualité (même si un élevage oxydatif peut aussi apporter des arômes intéressants, question de gout…)

    VincentB
    Participant

    DamienH écrivait:
    ——————————————————-

    > Après, pour le Ph sur les bouteilles, c’est comme
    > le CO2 pour les voitures : ça ne correspond à
    > rien, mais ça donne une vague illusion de
    > sincérité et de précision au consommateur. Ca le
    > rassure… bref, ça en fait un meilleur
    > consommateur, mais certainement pas un meilleur
    > dégustateur…

    Disons que comme beaucoup de mention « informatives » on s’aperçoit qu’en dehors des inities (que cela intéresse mais qui n’en n’on pas vraiment besoin) cela peut être interprété a tord et a travers, et que c’est donc plus dangereux qu’autre chose… (un bon vin se doit t’il d’avoir un pH haut ou bas ? et d’ailleurs c’est quoi le plus acide 3 ou 4 ? demandez autours de vous pour voir….)

    VincentB
    Participant

    Merci de l’info je m’en vais suivre cela avec grande attention!

    VincentB
    Participant

    Sur leur site web ils le vendent 45$ canadien, soit environ 32 euros.

    Voila de quoi te fixer.

    VincentB
    Participant

    Exact,

    vivant sur place et travaillant pour un distributeur, je confirme.

    Concernant les châteaux dans le sillage de Lafite, n’oubliez pas Duhart, qui profite de la filiation évidente.

    Beychevelle, c’est surtout un nom facile a retenir en Chinois, ainsi qu’un étiquette! Beychevelle est devenu en Chinois « Bateau Dragon » du fait de la ressemblance de la proue avec les bateaux dragons chinois (sortes de pirogues qui s’affrontent dans des compétitions qui ressemblent a de l’aviron).

    Concernant Lafite, oui un nom facile a retenir mais aussi une bouteille très souvent présente dans des films Hong Kongais (surtout depuis les années 90), ce qui fait qu’énormément de Chinois connaissent Lafite, sans même réellement savoir de quoi il s’agit (d’ou le grand nombre de faux grossier, ou plus simplement d’imitation).

    En fait il faut comprendre que les Chinois se moquent complètement du gout de ce vin. C’est un cadeaux, ou une bouteille que l’on met sur la table pour fêter un « deal ». C’est plus symbolique (voire une preuve du sérieux et de la richesse de votre interlocuteur) que l’effet d’un gout particulier des chinois pour Lafite. Donc plus c’est cher mieux c’est!

    A ce propos Mr Bizeul avait ecris une note tres interessante sur son Blog :Ici

    Par contre ne prenez pas les chinois au pied de la lettre, si tous ceux qui m’on raconte le nombre de bouteilles de lafite qu’ils ont bu me donnaient un Yuan, j’aurais de quoi m’en payer (comme celui qui sachant que j’étais Français et oenologue m’a raconte avoir eu la chance de voyager en France en 1983 et d’y avoir bu ce fameux Lafite 82…….)

    En revanche les vrai amateurs de vin en Chine préfèrent de plus en plus se tourner vers les autres 1er Cru, et gardent les bouteilles de Lafite pour faire des « cadeaux ».

    Par contre j’ai de gros doutes sur Angelus, peut être dans certaines villes, mais dans le sud c’est réputation proche de 0 (en 5 ans je n’ai jamais vu un chinois acheter une bouteille d’Angelus).

    Le soucis de mouton est son etiquette changeante qui le rend moins évident a identifier. Mais BPDR fait du bon boulot, et Mouton progresse pas si mal. Par contre je suis sur que quasi aucun chinois ne sait que mouton n’a accédé au statut de 1er cru en 1973.

    Vincent

    VincentB
    Participant

    Pour avoir teste aussi, en retirant tout l’alcool d’un vin (par un procédé de filtration ou d’évaporation sous vide), c’est tout l’équilibre du vin qui s’écroule.Le vin perd du gras, n’a plus de « colonne vertébrale ».

    Ce n’est pas forcement mauvais (j’ai souvenir d’un vin blanc sans alcool a base de muscat plutôt acceptable) mais sans grand intérêt non plus.
    Effectivement on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre….

    En revanche cela peut avoir un certain intérêt pour « ré-équilibré » des vins a degré élevé mais pauvres en structure (manque de tannins / gras, etc) en éliminant une partie de l’alcool. Technique assez répandue en Australie (moins 1 a 2 degrés d’alcool en général)

    En France certains producteurs s’intéressent a cette option, notamment dans le Languedoc, devenue légale en 2009..

    Ici plus de détails sur les differentes techniques

    VincentB
    Participant

    agitateur écrivait:

    > Mais le fait que le rapport tanins / anthocyane laisse sur le bord de la route pas mal de composés
    > phénoliques « non protégés » ( et donc sensible à un passage à l’orange ) n’est pas forcément synonyme
    > d’oxydation..

    Pouvez vous alors préciser quel phénomène chimique intervient dans cette coloration orange ?

    Je parlais d’oxydation au sens strict du terme, je sais que ce mot est souvent mal utilise (comme certains parlant d’arômes oxydes partant a l’aération….de la réduction donc….) et qu’oxydation ne signifie pas la mort d’un vin (du moins jusqu’à un certain point).

    Bon si on revenait au sujet, rien a rajouter concernant la micro-oxygenation ?

    VincentB
    Participant

    Petit déterrage de topic,

    Pour avoir goûté moi aussi la gamme (Vinexpo Hong Kong) , j’aurais tendance a dire qu’en fait le « coup marketing » ne se situe pas tout a fait ou vous pensez. Il se situe plutôt du cotes de Whispering Angel la cuvée « d’entre de gamme » aux alentours de 15 euros si je me souviens bien.

    Pourquoi par exemple ce vin n’est pas contrairement aux autres le nom dune cuvée du château ? Pour pouvoir faire un vin de marque, avec donc la possibilité d’acheter du raisin (ou du vin) ailleurs.

    Et la dégustation de ce dernier ne m’a pas laisser de souvenir impérissable, guère mieux q’un rose de Provence a 5 euros

    En fait l’idée (très bonne) est de faire un rose de grande classe a un prix certes très élevé, mais qui a mon avis peut se justifier (c’est effectivement le meilleur rose que j’ai jamais bu) et de profiter de sa notoriété pour vendre un vin plutôt bas gamme a un prix très élevé.

    En fait il tente de refaire le coup du Mouton Cadet….

    Comme dis un peu plus plus ce n’est pas avec quelques milliers de bouteilles a 70 euros qu’il va gagner beaucoup d’argent (toute proportion gardée hein 😀 )

    VincentB
    Participant

    « Le grenache étant sensible à l’oxydation, les vinifications sont faites dans des cuves en béton fermées »

    M. Chapoutier

    « Une acidité faible à très faible, une sensibilité notable à l’oxydation favorisant une tendance au vieillissement prématuré »

    Institut Rhodanien (rubrique « un cepage bon a marie » )

    « Le mot pour un grand grenache : équilibre (achieving balance). Serait sensible à l’oxydation (pas chez nous en tout cas…) »

    Herve Bizeul CR du Grenache Symposium

    Ce n’est pas parce que l’on ne remarque rien que cela n’existe pas.

    J’ai parle d’une « tendance », un Grenache a petit rendement sur un bon terroir est forcement beaucoup moins concerne par le problème. Mais des rose de grenache qui tournent vite a l’orange brique, et certains CDR aux arômes de vieux pruneau on en trouve aussi. Mais il s’agit souvent de vin « bas de gamme ».

    Et le cotes oxydatif n’est pas forcement un défaut, c’est aussi une question de goûts.

    C’est peut être une idée reçût effectivement, peut être que c’est très exagéré, mais je crois que c’est plutôt a vous de prouvez que vous avez raisons. (peut être un nouveau topic a créer: « Grenache et oxydation », puis « Syrah et réduction »

    • in reply to: Opus One
    VincentB
    Participant

    j’ai goute un CR: Opus One 2001 l’année dernière, je suis reste sur ma faim.

    Voila effectivement un très bon vin, bien fait, bien équilibré. Mais qui au final n’a rien de très spécial.

    Pas d’arômes très particulier (le cotes graphite des Pauillac par exemple), pas de grande évolution dans le verre (souvenir d’un Barolo dont les arômes se modifiaient en permanence).

    On peu certainement trouver des vins du même niveau a beaucoup moins cher.

    Attention, je pense aussi que beaucoup de GCC sont trop cher et je n’ai rien contre les vins du nouveau monde.
    D’ailleurs penchez vous du cotes D’Almaviva, voila un vin qui a « quelque chose de spécial ».

    VincentB
    Participant

    Mode mauvaise foi On

    Oui, tout a fait B)
    Surtout du cotes du Roussillon, pour preuve ils délocalisent en Chine 😀

    Mode mauvaise foi Off

    VincentB
    Participant

    Et donc pour répondre a Loporto

    « Quels sont les facteurs qui font qu’un vin va avoir une grande capacité de garde ou pas ?
    Est-ce le terroir, la méthode de vinification, la maturation du vin, le temps passé en fûts, etc… ?  »

    tout cela en fait

    Terroir => capacité a donner des raisins de qualité avec suffisamment d’acidité et de tannins
    Méthode de vinification => extraction plus ou moins grande des tannins, préservation de l’acidité
    Elevage => Elevage plus ou moins oxydatif, apport des tannins du bois.

    Apres le soucis est aussi de savoir quel style de vin on aime, un vin de garde n’est pas forcement meilleur qu’un vin de « courte » garde a son apogée.
    Qui plus est les vins vieux développent un style particulier que l’on est pas force d’aime. Et de nos jours qui va attendre une bouteille 20 a 30 ans avant de la boire (et risquer d’être déçut) ?

    VincentB
    Participant

    disons que l’oxydation n’est pas un interrupteur On/Off.

    Un début d’oxydation ne va pas mettre le vin par terre, mais peu par contre lui faire perdre certain arômes (les arômes fruités par exemple), et dans certain cas en faire apparaître de nouveau (pruneau par exemple).

    Cela peu être négligeable ou très problématique en fonction du type de vin recherche.

    Par exemple j’ai suivi un essai de micro-oxygénation sur des Beaujolais, essai afin de savoir s’il était possible de fixer la couleur (gros soucis des vins de beaujolais) sans dégrader les arômes très fruité de ce dernier.
    Conclusion: on est sur la corde raide, certaine cuve témoin on bien supporte, d’autre moins…

    A L’oppose certain cépages comme le grenache ont une tendance naturelle vers l’oxydation (et les arômes d’oxydation) sans que grand monde s’en plaigne.

    Donc si le vin est trop micro-oxygéné on peu effectivement dégrader son potentiel, sans pour autant en faire quelque chose d’imbuvable.

    Mais de toute façon en vinification il existe plein d’étapes, ou de décisions, qui peuvent affecter la qualité d’un vin.
    Il est de plus en plus courant de dire qu’un bon vin se fait a la vigne, mais il peu aussi se faire massacrer (ou sublime) a la cave…

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