Frédéric M

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  • Replies
    • in reply to: Inflation
    Frédéric M
    Participant

    [quote= »Apache post=1247514 userid=23363″]

     

    Bonsoir,
    Je me permets une petite parenthèse: Brane Cantenac 2022 à environ 120 euros… Pour les amateurs de Bordeaux qui doutent encore de l’intérêt des primeurs, ce cru classé était proposé en sortie primeur à 84 euros TTC chez Bourdin par exemple, soit 30% moins cher.
    Amicalement
    Frédéric

    Salut Frédéric, tu le trouveras ici à 84 euros. ( avec une réduc de 13% mais bon …)  .
    Cela m’a pris 2 secondes et encore moins de temps pour avoir un doute sur l’intérêt des primeurs … …

    https://www.wineandco.com/chateau-brane-cantenac-2022-51766-fr-eur-fr.html?utm_source=google&utm_medium=cpc&utm_campaign=pmax_top_ventes&gad_source=1&gclid=CjwKCAiAzvC9BhADEiwAEhtlNx8Q_N5DIpcYPgkdIBSYlNJUtsOugPN6wRSrrbBi7jFq4hy2DFE2cxoCd0EQAvD_BwE

    M’en fiche j’ai payé 40 et des brouettes le 2019.

     [/quote]
    Bien Apache, futé…!
    Mais j’avoue qu’on tourne en rond…  ça reste toujours la même histoire… Sur une référence particulière, tu trouveras à chaque fois un site qui fait le prix primeur… Mais, quand tu achètes en primeur, c’est au moins 24 bt de plusieurs références pour que cela ait du sens.
    Quand il y avait des débats il y a q années sur la pertinence de ce genre d’achat, je me souviens avoir fait un comparatif entre les prix primeur et les prix au jour J. J’ai toujours payé ma commande globale au moins 20% moins cher. Souvent 30% moins cher. parfois c’était blanc bonnet, c’est vrai, mais c’est très très rare. Et c’est sans compter que les frais de port étaient gratuits et que tu n’as qu’une seule réception de vins à organiser. Et que les vins sont bien conservés.
    Bref, si tu achètes plus de 24bt et que tu connais tes gouts en Bdx, je n’hésiterai pas une seconde… Ote-toi de ce doute….!  Mais chacun fait ce qui lui plaît, bien sûr…
    Bonne journée
    F

    • in reply to: Inflation
    Frédéric M
    Participant

    [quote= »Gastronomix post=1247469 userid=2506″]

    Au-delà des prix célestes, qui va accepter de payer un 2021 8% plus cher qu’un 2022 et 15% plus cher qu’un 2019 actuellement disponibles à la vente? Et on en arrive à une absurdité que j’ai déjà évoquée et qui constitue selon moi un point de non-retour, à savoir que certains millésimes récents sont plus chers que des millésimes plus âgés et de meilleure qualité a priori (sans changement radical à la propriété qui l’expliquerait).

    Sans compter le fait que les domaines qui pratiquent ce genre de tarifs font reposer sur les cavistes qui vendent ce genre de joujoux un gros risque sur leurs épaules. Certes personne ne leur force la main, mais dans un contexte économique très difficile (Brexit, loi anti-corruption chinoise, crise économique européenne et probables taxes Trump) ils doivent se sentir entre le marteau et l’enclume. La crainte de perdre leurs allocations pourrait leur avoir fait réaliser des achats pour lesquels ils ne trouveront pas d’acheteur. Ils seraient alors les dindons d’une farce à laquelle on pourrait trouver des similitudes avec une pyramide de Ponzi. Plus que jamais leur but professionnel devra d’être liquide.

    Pour ceux qui en douteraient, il suffit de regarder le nombre de grands crus de 2022 encore disponibles à la vente (alors que ça fait quasi un an qu’ils sont sur le marché et que ce millésime est considéré comme grand). Et encore, je n’ai pas évoqué jusqu’ici les prix hors Bourgogne. Un Brane-Cantenac 2022 (vraiment très réussi pour l’avoir goûté) est commercialisé en moyenne autour de 120€. C’est 35% plus cher que les cotes IDW des meilleurs millésimes de ce château. Comme dirait l’autre, ça va faire réfléchir (avant achat)….-

     [/quote]
    Bonsoir,
    Je me permets une petite parenthèse: Brane Cantenac 2022 à environ 120 euros… Pour les amateurs de Bordeaux qui doutent encore de l’intérêt des primeurs, ce cru classé était proposé en sortie primeur à 84 euros TTC chez Bourdin par exemple, soit 30% moins cher.
    Amicalement
    Frédéric

    Frédéric M
    Participant

    Et voilà la couverture du Le Rouge et le Blanc n° 155

    Frédéric M
    Participant

    C’est le moment de découvrir le nouveau numéro du Rouge & le Blanc qui vient de sortir.

    https://www.lerougeetleblanc.com/fr/boutique/
     

    Frédéric M
    Participant

    CR: Domaine de l’A, Côtes de Castillon, 2004
    C’est gratifiant d’ouvrir une telle bouteille, qu’on a soigneusement laissé vieillir 20 ans. Alors que 2004 est un « petit » millésime en rive droite, je suis stupéfait par l’équilibre de ce vin, dans cette bouteille. Waow.
    Nez très « rive droite », cèdre, tabac blond, fruits noirs, frais, puis petits fruits rouges. En bouche, c’est très sapide. Hyper équilibré car c’est à la fois mûr et tendu.
    Les tannins sont patinés, la texture est doucement veloutée.
    Le vin s’étire de manière longiligne sur les lauriers, la framboise et une touche mentholée en finale.
    C’est franchement du beau travail.
    Je me demande quel vin de 2004, à ce prix, tutoie un tel niveau.
    Je suis assez bluffé, d’autant plus que j’ouvre en ce moment mes 2004, et que ce n’est pas la première qui me fait cet effet.
    Cordialement
    Frédéric
     

    Frédéric M
    Participant

    [quote= »MOFA34 post=1233518 userid=23043″]Quasiment terminé.
    Reste le gravier au sol et les bouteilles dans les casiers ?  
     [/quote]
    Bonsoir,
    petite question: quel est le modéle de ces casiers ? Tu les à trouvé où ? Quelle fourchette de prix ?
    Merci d’avance
    Cordialement
    Frédéric

    Frédéric M
    Participant

    Le nouveau numéro de LE ROUGE & LE BLANC est sorti….!

    « L’AOP Bugey boit rouge »AOP Cour-Cheverny, la rédemption du romorantin
    L’AOP Bugey boit rouge
    Côtes de Meuse et Côtes de Toul : En repassant par la Lorraine
    À la rencontre d’Alain Moueix
    Journal des vignes : une question de taille
    Dossier : Le retour de la polyculture 
    Coups de pouce 
    [list]
    [*]Château Terre Fauve (Fronton)
    [*]La Vinoterie (Anjou)
    [*]Domaine Combrillac (Bergerac)
    [/list]

    Frédéric M
    Participant

    CR: Château Barde-Haut 2019
    Le dernier CR sur ce château remonte à 5 ans…
    L’archétype du beau Saint-Emilion.
    Nez très expressif, fruits noirs, cigare, notes goudronnées.
    En bouche, c’est très juteux, avec un beau fruit qui déboule, parmi lesquels fraises des bois, grenadine, cerises noires, prune, pointe d’orange sanguine. Touche mentholée en finale, épices douces,  orange sanguine. Notes aussi de cèdre et de café.
    C’est un vin très bien élevé, corsé, mais pas trop; structuré, mais sapide. Les tannins sont très fins, bien enrobés. La texture est très douce, veloutée, limite crémeuse.
    Très bonne longueur. Ça dure très longtemps en bouche, avec une jolie dynamique.
    Un style néo-classique…! Pour ceux qui aiment les rive droite hédoniste….
    Bref, un vin très prometteur, dont le prix est  très accessible.
    Cordialement
    Frédéric

    Frédéric M
    Participant

    CR: Domaine Jamet – Côte-Rotie – Fructus voluptas 2018
    Nez de violette, lardé, petits fruits noirs et poivre blanc.
    La bouche a une belle tonicité, c’est très équilibré. D’un équilibre très classique avec une touche baroque: débordement du fruits (dont la fraise des bois), du floral, de la pivoine, arômes de myrtilles et de mûres, pointe mentholée en finale. Un léger fumé qui envoûte. Une touche sanguine.
    C’est très très bon…
    Et ce qui finit de séduire, c’est la finesse des tannins ainsi que le velouté de la trame. De la dentelle. En finale, des petits fruits rouges qui vibrent. Et une petit ligne d’acidité qui tend ce vin… J’aime beaucoup…..
    Cordialement
    Frédéric

    Frédéric M
    Participant

    CR: Domaine Perrot-Minot, Bourgogne Vieilles Vignes 2014
    Un vrai régal… Cette bouteille est arrivée à maturité, quel plaisir. Nez floral et de fruits rouges, léger cuir. En bouche, c’est sapide, hyper-équilibré, tout en délicatesse. Croquant, dansant, avec un beau toucher de bouche. Le travail du vigneron est assez bluffant, pour un simple bourgogne. C’est très précis, une trame soyeuse, presque veloutée. Des notes de fruits des bois en bouche, de tabac blond, de violette. De la dentelle quoi. Et une jolie finale, enlevée.
    Dans mes souvenirs, un vin qui était alors encore accessible (moins de 20 euros, cela fait rêver aujourd’hui).
    Bref, enthousiasmant.
    Cordialement
    Frédéric

    Frédéric M
    Participant

    [quote= »mgtusi post=1232266 userid=2205″]Luc se prend pour Martin Luther King 🙂

     [/quote]
    Ou Jean-Michel Apathie, étonnant, non ?

    Frédéric M
    Participant

    Malescot c’est un très bon choix! Très beau Margaux. 
    En St E, je jetterai mon dévolu sur Phelan. Ou Dame de Montrose. 
    bon WE! 

    Frédéric M
    Participant

    Durfort Vivens, c’est très bon. Même proprio que Ferrière si je ne m’abuse. Bio. Marquis de Terme, très bien aussi.
    En Pauillac, je trouve qu’il y a des choses franchement intéressantes dans cette gamme de prix: outre Pedesclaux, Batailley est très réussi depuis quelques années. Haut Bages Libéral aussi. Et Lynch Moussas vaut le détour.
    En St Estèphe, à un prix plus doux, Capbern est très bien fait (équipe de Calon Ségur), ainsi que Lilian Ladouys. J’ai toujours été très charmé par Clauzet aussi à moins de 20 euros.
    Certains citent La Lagune: carrément ! Un vin qui vieillit admirablement. En bio désormais.
    [quote= »Kanon post=1231584 userid=20662″]et Durfort Vivens, c’est un bon vin ? 

     [/quote]

    Frédéric M
    Participant

    [quote= »satristim post=1231495 userid=1204″]

    nemo62fr post=1231485 userid=14850Bonsoir,

    Je reviens sur le débat seconds vins contre premiers vins à prix équivalents et j’aimerai avoir vos avis sur ces différents choix :
    – Saint-Estèphe : (Phélan-Ségur / Haut-Marbuzet) VS (Pagode de Cos / Dame de Montrose) ?
    – Pauillac : (Pichon Comtesse) VS (Petit Mouton) ?
    – Pauillac : (Haut-Bages Libéral / Pédesclaux / Lynch Moussas) VS (Echo de Lynch-Bages / Pichon Comtesse Réserve) ?
    – Saint-Emilion : (Beau-Séjour Bécot / La Gaffelière) VS (Petit Figeac) ?
    – Saint Emilien : (Grand Corbin Despagne / Fombrauge) VS (Le Dragon de Quintus / Clos La Gaffelière) ?

    Je prends habituellement des premiers vins en primeur, mais je me pose à chaque fois la question de la qualité d’un second VS un premier à prix équivalent. 

    Merci pour vos retours.
     

    [/quote]
    Pauillac 1: Pichon Contesse
    Pauillac 2: Pedesclaux, très intéressant sur les derniers millésimes; HB Libéral très bien aussi. Lynch Moussas à tester.
    St Emilion 1: Clairement La Gaffelière et BS Bécot
    St Emilion 2: Grand Corbin Despagne (bio en plus), je ferais l’impasse sur Fombrauge, et je partirai sur Laroque ou Mangot dans cette gamme de prix
    St Estèphe: je préfère les seconds vins de Montrose et Estournel à Phelan Ségur qui est chouchouté par bcp mais les dernières fois que je l’ai rencontré, je n’ai pas été enthousiasmé. Haut Marbuzet est surévalué à mon goût.

    Dans ces prix, on peut mentionner….
    Malartic rouge en Pessac
    Ferrière en Margaux
    Soutard en St Emilion (très très intéressant)
    Batailley en Pauillac
    Un brin plus cher: Pavie Macquin et Pontet Canet
    Franchement plus abordable: La Maurianne, de Fonbel et Clos Manou

    Liste non exhaustive, bien sûr….

    Cordialement
    Frédéric

     

    Frédéric M
    Participant

    nemo62fr post=1231485 userid=14850Bonsoir,

    Je reviens sur le débat seconds vins contre premiers vins à prix équivalents et j’aimerai avoir vos avis sur ces différents choix :
    – Saint-Estèphe : (Phélan-Ségur / Haut-Marbuzet) VS (Pagode de Cos / Dame de Montrose) ?
    – Pauillac : (Pichon Comtesse) VS (Petit Mouton) ?
    – Pauillac : (Haut-Bages Libéral / Pédesclaux / Lynch Moussas) VS (Echo de Lynch-Bages / Pichon Comtesse Réserve) ?
    – Saint-Emilion : (Beau-Séjour Bécot / La Gaffelière) VS (Petit Figeac) ?
    – Saint Emilien : (Grand Corbin Despagne / Fombrauge) VS (Le Dragon de Quintus / Clos La Gaffelière) ?

    Je prends habituellement des premiers vins en primeur, mais je me pose à chaque fois la question de la qualité d’un second VS un premier à prix équivalent. 

    Merci pour vos retours.
     

    Pauillac 1: Pichon Contesse
    Pauillac 2: Pedesclaux, très intéressant sur les derniers millésimes; HB Libéral très bien aussi. Lynch Moussas à tester.
    St Emilion 1: Clairement La Gaffelière et BS Bécot
    St Emilion 2: Grand Corbin Despagne (bio en plus), je ferais l’impasse sur Fombrauge, et je partirai sur Laroque ou Mangot dans cette gamme de prix
    St Estèphe: je préfère les seconds vins de Montrose et Estournel à Phelan Ségur qui est chouchouté par bcp mais les dernières fois que je l’ai rencontré, je n’ai pas été enthousiasmé. Haut Marbuzet est surévalué à mon goût.

    Dans ces prix 8moins de 45 euros TTC), on peut mentionner….
    Malartic rouge en Pessac
    Ferrière en Margaux, se laisser tenter par Dauzac
    Soutard en St Emilion (très très intéressant)
    Batailley en Pauillac
    Un brin plus cher: Pavie Macquin et Pontet Canet
    Franchement plus abordable (moins de 20 euros): La Maurianne, de Fonbel et Clos Manou

    Liste non exhaustive, bien sûr….

    Cordialement
    Frédéric
     

    Frédéric M
    Participant

    Je viens de recevoir mes primeurs 2021 et ne résiste pas à la tentation d’ouvrir CR: La Gaffelière 2021.
    Net discret sur les fruits noirs, pointe sanguine, cèdre
    Belle attaque, franche et veloutée, sur la framboise et les mûres, texture soyeuse, tannins bien enrobés, un toucher en bouche légèrement lacté et sensuel. Un trait délicatement acide tend ce vin qui s’achève sur des notes d’orange et de menthol.
    Ce qui frappe, c’est la finesse de la texture et le très bel équilibre. Le vin est très très long en bouche. Il vibre.
    La Gaffelière 2021 fait la part bel au cabernet franc (environ 45%).
    C’est un grand vin, hâte de le retrouver dans 8-10 ans.
    Dans cette gamme de prix, difficile de trouver mieux.
    Amitiés
    Frédéric

     

    Frédéric M
    Participant

    Bonjour Sylvain, 

    c’est pour ça que ma réflexion porte sur les consommateurs qui mettent plus de 20 euros dans une bouteille de vin (je parlais de la tranche 18-50 euros). Et c’est vrai que très peu de gens sont prêts à mettre une telle somme dans un flacon. Mais je pense sincèrement que la plupart des consommateurs prêts à mettre au moins ces 20 balles dans une quille se pose parfois la question du bio/conventionnel, a testé du vin nature, se demande s’il veut des vins sans soufre ou peu soufré. Cette tranche de consommateur a sans doute un pouvoir d’achat qui le permet. Je ne sais pas s’il s’agit uniquement d’une population urbaine.

    D’ailleurs, si le seul critère était le rapport q/p, les gens continueraient d’acheter du Bordeaux. Car parmi les bordeaux accessibles entre 10 et 20 euros, nombreux sont ceux qui peuvent se boire jeunes. Hier, j’ai fait un sort à La Maurianne 2019, acheté en primeur dans les 15-18 euros TTC, difficile de trouver un meilleur rapport q/p. Encore plus sapide et complexe le lendemain. En blanc, j’ai bu récemment Chateau Ferran 2020 (Pessac), moins de 13 euros, c’est pas mal du tout, dans le genre.

    Nombreux sont donc les paramètres qui expliqueraient cette réticence à boire du Bdx aujourd’hui.

    Cordialement
    Frédéric

    Frédéric M
    Participant

    En effet Agitateur, les 20 vins qui sont entrés dans le domaine du luxe, c’est un autre débat. Je pense notamment aux 1GCC et assimilés. Et je ne suis pas sûr que leur stratégie, aujourd’hui, soit si payante.

    Mais pour tous les châteaux intermédiaires, cela va des Seconds GCC (hors « super seconds ») aux Crus bourgeois exceptionnels, auxquels je fais allusion, il y a un vrai mouvement de désamour qui s’est opéré en 25 ans comme relevé dans le fil. Cela se traduit par une disponibilité forte de ces vins en ce moment. Et si je tiens compte de ce que je peux entendre des vignerons ou propriétaires « sur le terrain », ils souffrent clairement, en termes de vente, de ce désamour des amateurs français (et étrangers aussi bien sûr) et de la restauration.

    Et le mouvement vers le luxe du top 20 ne suffit pas à expliquer cette tendance. C’est un des symptômes, mais pas l’unique. Il y a bien d’autres paramètres, comme ceux évoqués par les différents contributeurs.

    Et ces paramètres ne sont pas uniquement le fait du consommateur français. Le trend vers des vins bios, vers des cépages retrouvés ou qui deviennent à la mode, vers des appellations à explorer, le trend vers une sensibilité plus forte aux questions écologiques et environnementales,  il est partagé par de nombreuses personnes, ici ou ailleurs.

    A Copenhague, Madrid, Rome, New York  ou ailleurs, les gens veulent aujourd’hui boire des vins qu’ils pensent être différents en rupture avec l’ancien paradigme . J’imagine donc que ces paramètres peuvent être extrapolés, même si c’est pas mutatis mutandi, à de nombreuses contrées amatrices de vin.

    Cordialement
    Frédéric
     

    Frédéric M
    Participant

    Merci agitateur, mais je n’ai presque rien compris à ton analyse, ni à ses tenants et aboutissants. On frôle la pensée associative ou l’écriture automatique…

    Alors je me suis aussi demandé ce qui pourrait expliquer cette tendance à la « mévente ». Je suis loin d’être un spécialiste, mon sentiment est à prendre avec des pincettes.
    Mais ce désamour me semble aussi avoir des racines qui s’entremêlent. Quand j’ai vraiment commencé à m’intéresser au vin, au début des années 2000, je prenais ce virage comme de nombreux trentenaires. La plupart des amateurs, à cette période, avaient des caves qui regorgeaient de Bordeaux (souvent au moins 40% des bouteilles, puis 20% Bourgogne, 20% Rhône et 20% pour le reste). C’est à la louche bien sûr, la réalité est plus complexe. Mais je me souviens des fameuses FAV où les gens se bousculaient. La rubrique Bordeaux dominait le forum, vers 2000-2002. La rubrique des Primeurs 20XY était très alimentée. Il y avait un vrai intérêt, des batailles d’Hernani, etc.

    Le film MONDOVINO a sans doute annoncé un changement de goût et de paradigme. Cela a été de concert avec la prise de conscience  des questions écologiques qui affleuraient, et la critique de la mondialisation (et celle du goût aussi). Parker cristallisait un certain goût pour un type de vin dont on voulait se défier, sucrailleux, puissant, bodybuildé, finalement stéréotypé. C’est devenu peu à peu bien plus « trendy » de revendiquer son amour pour les vins de Bourgogne, puis des autres appellations. Côté cépage, Le Chenin et le Riesling ont progressivement cristallisé un intérêt très fort, comme les AOC d’Alsace et de la Loire.

    En parallèle, il y a la montée en puissance des vins en bio et en bio-d, et il faut reconnaître que le Bordelais a été (est toujours) très en retard sur ces questions et pratiques. Mais cela s’explique aussi par une climatologie océanique complexe à gérer. Cela a créé une raison de plus de moins boire de Bordeaux, car il était considéré comme trop « technique », tant du point de vue cultural que du point de vue des vins en bouteille. Le vin de bordeaux incarne alors un vin « prévisible », formaté parfois, tout sauf « vivant ».

    Et c’est vrai que durant cette période, les appellations historiquement moins réputées ont commencé de tirer leur épingle du jeu, en proposant des vins issus d’une manière de voir le vin et la culture de la vigne davantage moderne, soucieuse de l’environnement, du paysage. Plus proche d’un lien direct, immédiat et instinctif à la « nature ».. Les artisans-vignerons ou les paysans-vignerons symbolisaient soudain un nouvel « ethos ». La manière d’acheter et de boire des consommateurs changeaient sensiblement. La dégustation géo-sensorielle devenait une alternative à la dégustation analytique. Cette tendance a trouvé un relais dans la restauration. La plupart des sommeliers, même auprès des grandes tables étoilées, se détournent de Bordeaux. C’est aussi un signe donné à l’amateur.

    Et puis il y a aussi eu le délire des prix, avec des sorties qui, année après année faisait le yo-yo. Quand on trouvait la plupart des GCC à moins de 50 euros jusqu’en 2008, dès 2009, les prix de certains crus de référence devenaient stratosphériques. Cela vaccine. Et aujourd’hui, l’amateur se rend bien compte que pour le même prix, voire moins cher, il trouve des vins du même domaine à maturité, i.e. à 20 ans d’âge.

    Et en parallèle de ça, le goût pour les vins nature s’est peu à peu renforcé également, créant aussi un nouveau modèle de production et de manière de boire le vin. Le langage de la dégustation change aussi peu à peu. Et les « natures » radicaux se détournent même des vins de l’artisan.  On entre dans une nouvelle dimension. Plus spontanée je dirai. Plus viscérale.

    Ainsi, aujourd’hui, la situation des vins de Bordeaux est assez paradoxale. C’est un vin qui est associé à une manière plutôt bourgeoise de voir (et de boire) le vin, à un produit qui peut relever du luxe, mais qui a un petit côté désuet. Et dans le même temps, je pense qu’on trouve désormais à Bordeaux parmi les meilleurs rapport qualité pour les vins entre 18 et 35 euros. Pour autant qu’on goûte bien ce type de vin, structuré, d’assemblage, tannique. Et ce dans toutes les appellations, en rouge, en blanc, en liquoreux (sauf peut-être Saint Julien qui reste vraiment dans l’ensemble très cher). Pour ma part, j’ai hâte de goûter à Bougival, dans cet ordre de prix, Malartic rouge, Carbonnieux rouge, Pedesclaux, Grand Puy D, Battailley, Grand Corbin Despagne, Mangot, de Fonbel, Laroque, Siran, Ferrière, Dauzac, Meyney, Ormes de Pez,  Clos Puy Arnaud, La Maurianne, Clos Manou, Grand Village, Cantemerle, La Lagune, etc. La liste peut être longue.

    Amitiés
    Frédéric

    Frédéric M
    Participant

    [quote= »Jean-Loup Guerrin post=1228324 userid=7117″]Frédéric, je ne connais pas les prix domaine, mais c’est un domaine réputé pour être cher et produire des vins bien au-dessus de leur niveau d’appellation.
    J’avais acheté cette bouteille 99 € à l’époque chez un caviste internet.
    A ce prix-là on ne s’y retrouve pas avec ce qui est dans la bouteille …

    Jean-Loup
     [/quote]
    Merci pour ces précisions Jean-Loup.  C’est en effet un vin de « niche » qui surfe sur l’engouement pour les Côtes de Nuit:  je viens de voir que sur Idealwine, les enchères de cette cuvée débutent à 140 euros aujourd’hui pour le 2019 et 120 euros pour le 2018. Cela dit, sans enchères pour l’instant …  On oscille entre 150 et 160 euros pour un village si on compte la commission… Difficile en effet de s’y retrouver…

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