Olif

Nous avons 1 invités et 0 utilisateurs enregistrés en ligne.

Forum Replies Created

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 2,739)
  • Replies
  • Olif
    Participant

    enzo d’aviolo écrivait:
    ——————————————————-
    > est-ce qu’un spécialiste du domaine peut me
    > préciser s’il existe 2 cuvées de « grandes teppes »
    > (normal et VV) ou une seule aujourd’hui, la VV?

    Je ne sais pas si je peux être considéré comme un spécialiste du domaine, mais quelques éléments de réponse se trouvent ici: https://www.leblogdolif.com/archive/2008/08/31/le-sud-revermont-cote-terroirs-2.html

    A ma connaissance, il n’y a qu’en 2000 qu’une cuvée Grands Teppes sans la mention Vieilles Vignes a existé (peut-être 99 également?). Le terroir côté 1919 est un peu plus hétérogène et un peu moins qualitatif que du côté 1920. Les meilleurs raisins de 1919 rentrent généralement dans la cuvée VV, les autres servent à faire du Crémant.

    Pour Tophe, l’habillage des cuvées du domaine (étiquettes et bouteilles) a changé en 2000, avec une exception en 2001, me semble-t-il, et retour temporaire à la bouteille traditionnelle Jura.

    Olif

    Olif
    Participant

    Désolé d’avoir incité Jérôme à commander un vin qu’il n’a pas aimé,
    Désolé d’avoir indirectement mêlé Alban à tout ça,
    Désolé ne n’avoir pas les mêmes valeurs viniques que Jmm (faut dire que les siennes, ça en jette !),
    Désolé d’avoir contraint Enzo à forcer sur sa dose de champignons,
    Désolé de m’être mal expliqué sur la perception de la présence de volatile dans un vin (seul ÉricB. a apparemment compris ce que je voulais dire),
    Désolé ne pas être à Gland le 11 novembre pour initier Jean-Luc au bonheur de se rouler dans un poulailler (mais je suis excusé, je serai à Rotalier),
    Désolé d’avoir dérangé, mais on est venu me chercher.
    Je m’en retourne sur mon blog, paisible et solitaire.

    Bonne passion et bon vin à tous.

    Olif

    Olif
    Participant

    Jérôme Pérez écrivait:
    ——————————————————-

    >Tu vois, c’est la phrase qui fait mal.

    Et la supposée collusion commerciale là où il n’y a que copinage, ça ne fait pas mal, tu penses?

    Je ne vois pas pourquoi ma petite phrase à moi serait blessante, tu apportes toi-même les éléments de réponse dans ton message. On n’apprécie plus vraiment les mêmes vins, finalement. Pourtant, il n’y a pas forcément un très gros décalage, juste une question d’approche, de sensibilité, d’humilité parfois… là où tu ne vois qu’effet de mode, branchitude et bobo-itude.

    Dans un vin, tout est question d’équilibre, tu le sais pourtant bien. Les analyses, ça n’a aucun intérêt. S’il y a plus de volatile ou plus d’acidité dans un vin, tu vas moins y sentir de lourdeur, d’alcool, de sucrosité, ce qui ne veut pas dire que le vin n’est pas riche ni puissant ( souvent le cas des grenaches blancs ou gris, conviens-en). Désolé, mais moi, les blancs du Sud « traditionnels », lourds et plombants comme tu les défends parfois, je ne peux plus les boire et tout juste les déguster. Donc aucun paradoxe là-dedans, car lorsque tu ne sens ni la richesse, ni la volatile dans un vin alors qu’il y en a, cela signifie juste qu’il est équilibré. Pour l’oxydation, c’est pareil…!B)-

    > J’en ai assez de lire que les vins oenologiquement
    > sans défaut sont sans âme et stéréotypés, c’est
    > trop facile comme argument.

    C’est peut-être facile, mais ce n’est pas faux. Lorsque tu interagis avec le vin pour corriger une volatile trop élevée, une acidité trop basse ou trop haute, tu romps un équilibre pour en créer un autre, conforme aux paramètres du laboratoire, ce qui est communément admis à l’école d’œnologie. Ce vin-là, si je le trouve peu intéressant, parce que je le trouve souvent déséquilibré, je ne cherche pas à en dégoûter les autres pour autant. Tous les goûts sont dans la nature, et le mien de plus en plus dans le nature, c’est comme ça!

    @ Arnaud: merci pour ton message. À chacun de développer son propre goût et sa sensibilité en matière de vin…

    Olif

    Olif
    Participant

    300 bouteilles seulement et tu en as gâché une, Jérôme! Quelle pitié! Alban Michel ne cherche certainement pas le buzz médiatico-commercial autour de cette cuvée, ni même autour des autres, car il en a si peu à vendre…! Je ne conteste pas l’aspect particulier du vin, mais je l’aime et trouve néanmoins cela très bon et infiniment buvable. Malgré la volatile, en dessous de mon seuil de perception, probablement, et surtout qui augmente la buvabilité. Finalement, je m’en fous que tu ne l’aimes pas, au contraire, ça me rassure! Il y a longtemps que l’œnologiquement correct ne m’intéresse plus vraiment, il ne produit que des vins stéréotypés et sans âme, que je n’ai pas envie de boire. Et le lien commercial, ce n’est qu’un clin d’œil amical à Eric, chez qui je m’approvisionne régulièrement en payant les vins de ma propre poche, et à Desproges, dont je m’inspire volontiers, parce que le vin est une chose trop importante pour être confiée à des gens sérieux qui se la pètent.

    Grosses bises et bien affectueusement aussi.

    Olif

    https://www.leblogdolif.com/archive/2010/10/17/le-vin-le-plus-long.html#c6316128

    Olif
    Participant

    Luc Javaux écrivait:
    ——————————————————-
    > D’accord avec Laurent, un très bon article de
    > Michel Bettane, que j’aurais presque pu écrire
    > moi-même si j’avais son talent.
    > Je ne vois pas bien ce qu’on peut y trouver de
    > pathétique…
    >
    > Luc

    Ah! Luc! Si Bettane n’existait pas, tu pourrais presque le remplacer, maintenant! 😎

    La seule différence, c’est qu’avec toi, on rigole bien quand même!

    Olif

    Olif
    Participant

    Marc-ol écrivait:
    ——————————————————-
    > Ce domaine n’a peut-être pas participé au
    > financement du site web et n’y est donc pas
    > recensé 😉
    > D’autre part le titre de la page web en question
    > est  » Les membres du syndicat des producteurs de
    > l’AOC hâteau-Chalon « .
    > Il y a bien Stéphane Tissot qui ne produit pas de
    > CC.

    A ma connaissance, La Pinte, qui ne fait peut-être pas partie du syndicat, ne produit pas encore de Château Chalon https://www.lapinte.fr/site/index.php?page=catalogue&choix=3 , mais ça ne devrait plus tarder. Tout comme Stéphane Tissot, qui a vendangé sa première récolte à Château l’année dernière, si je ne m’abuse. Il faudra attendre 2015 pour en acheter une bouteille!

    Et très bonne analyse de Zapata, qui est devenu un excellent spécialiste de l’appellation!

    Olif

    Olif
    Participant

    Petite précision: la dernière actualisation en date de ce « classement » figure ici https://www.leblogdolif.com/archive/2005/11/11/le-jura-comme-si-vous-aviez-envie-d-y-aller.html et remonte à 2008. Je vais tenter, sans m’engager plus que cela, de proposer une nouvelle mouture d’ici la fin de l’année avec essentiellement l’ajout de quelques nouveaux domaines découverts depuis. En faisant l’impasse sur les olives.

    Concernant les coopératives, ou fruitières, je pense effectivement qu’elles proposent des vins souvent corrects (mais basiques) à des tarifs compétitifs. Que ce soit celle de Voiteur (dont les vieux millésimes de Jaune se trouvent aisément aux enchères), d’Arbois (qui cartonne toujours localement grâce à la célèbre Béthanie), de Pupillin (qui relève gentiment la tête) ou du Vernois (le caveau des Byards). Néanmoins, ayant accès personnellement à toute la production jurassienne, cela ne correspond pas vraiment au type de vins que j’ai envie de mettre en cave, malgré le prix souvent attractif.

    Et enfin, non, je n’ai pas goûté récemment les vins de François Mossu.

    Olif

    Olif
    Participant

    bonaye écrivait:
    ——————————————————-
    > Salut aux fous du jaune !
    > Nouveau sur le forum, j’ai pris connaissance du
    > classement Olif des meilleurs vins ( plutôt
    > meilleurs producteurs, d’ailleurs…) du Jura.
    > Comme son auteur indiquait qu’il s’agissait d’un
    > classement bissextile, où peut-on consulter le
    > classement actualisé ?

    Ben oui, c’est vrai! De qui se moque-t-il, cet Olif? 😎

    Disons que ce « Classement », pas forcément bien perçu à sa sortie, ne se voulait qu’un prolongement de celui publié par B&D, où le Jura était un des parents pauvres. Une poignée de domaines, les plus connus, et même pas forcément les meilleurs.
    Il faudrait que je m’y colle à nouveau, sous une forme probablement un peu différente, dans le but de mentionner tous les producteurs dignes d’intérêt et les petits jeunes qui montent. Ceci dit, il sera forcément incomplet, peut-être injuste, car je n’ai aucune prétention à l’exhaustivité et ne goûte pas chaque année les vins de chaque producteur, hormis quelques-uns, hyper-sélectionnés parce que je connais particulièrement bien les vignerons (Ganevat, Macle, Stéph Tissot, Michel Gahier, L’Octavin,…).

    Merci en tout cas de ton intérêt pour ce très vieux post, Bonaye!

    Olif

    Olif
    Participant

    Raymond,

    Le domaine Voorhuis ne produit plus rien depuis 2005, puisque les vignes ont été vendues et que Jean Voorhuis est parti s’installer dans le Médoc pour redresser une propriété plus ou moins à l’abandon, le Château Andron, à Saint-Seurin de Cadourne.

    Olif

    Olif
    Participant

    Raymond,

    Le domaine Voorhuis ne produit plus rien depuis 2005, puisque les vignes ont été vendues et que Jean Voorhuis est parti s’installer dans le Médoc pour redresser une propriété plus ou moins à l’abandon, le Château Andron, à Saint-Seurin de Cadourne.

    Olif

    Olif
    Participant

    Bonjour à tous,

    Si je peux me permettre d’émettre un avis et regonfler un brin l’enthousiaste de Tôma, je n’ai absolument rien conclu de tout cela à l’issue de cette dégustation. Je n’ai même rien conclu du tout, à vrai dire, si ce n’est que j’adore les 2007 du domaine Chantal Lescure, Côte de Beaune ou Côte de Nuits, qui possèdent une qualité rare à ce stade: leur buvabilité et leur fruité immédiat, qui n’exclut ni la densité, ni la profondeur. Une gamme que j’ai eu l’occasion de déguster à deux reprises, en janvier 2008 et en mai 2009.

    Pour ceux que ça pourrait intéresser, s’ils ne l’ont pas déjà lu: https://www.leblogdolif.com/archive/2009/05/28/re-ve-vin-2009-chantal-lescure.html

    Olif

    Olif
    Participant

    Zéphou écrivait:
    ——————————————————-
    > Sans doute!
    >
    > D’autant qu’il n’y avait pas de sélection
    > parcellaire alors…
    > Ce qui nous laisse imaginer bien des plaisirs pour
    > les différentes cuvées de Stéphane dans le futur
    > 🙂

    Une bien belle dégustation, effectivement. Merci de l’avoir mise en lien ici, Oliv!

    Pas de parcellaire en 1964, certes, mais il s’agit néanmoins d’une assemblage de Bruyères et de Graviers, les terroirs « historiques » du domaine André et Mireille. Et puis 1964 est un immense millésime en Jura!

    Tandis que la Cuvée classique actuelle se veut le vin d’entrée de gamme du domaine. Stéphane y apporte beaucoup de soin, parce que c’est elle qui est censée amener la clientèle vers les cuvées les plus ambitieuses, mais elle n’est plus issue d’un parcellaire spécifique.

    Olif

    Olif
    Participant

    Luc Javaux écrivait:
    ——————————————————-
    > C’est de l’oxydation, et pour moi il n’y a pas de
    > raison qu’un vin de paille soit oxydé.
    >
    >
    > Luc

    Sacré Luc, toujours le mot pour rire quand il s’agit d’oxydation! Tiens, j’avais écrit ça, il y a bien longtemps de cela maintenant. Je n’ai pas réussi à retrouver mes sources, mais je suppose que ce n’est pas complètement faux!

    [i]Re: Vin de Paille
    Envoyé par: olif (Adresse IP journalisée)
    Date: lundi 7 octobre 2002 12:22:49

    A l’attention d’Averroes, mais des autres aussi bien sûr, quelques notions sur les vins de paille qui, initialement, n’étaient pas cantonnés au quasi-seul Jura; ils étaient élaborés dans le monde entier et permettaient de pouvoir faire un vin doux de garde au cours d’années sans botrytis. La tradition persiste en France dans le Jura surtout mais aussi dans le Rhône où elle est beaucoup plus confidentielle mais bien présente pour qui a déjà goûté notamment la cuvée Les Coufis de Chapoutier, un véritable concentré d’arômes.

    Les vins de paille du Jura sont issus de chardonnay et savagnin en assemblage variable, auxquels on peut ajouter des raisins de poulsard, ce qui aura pour effet de faire varier la robe suivant la quantité de ce cépage rouge utilisé. Les raisins sont cueillis en premier, juste avant le ban des vendanges, on ne sélectionne évidemment que les plus belles grappes que l’on dépose délicatement dans de petits paniers en osiers.

    Puis on met ces raisins à sécher, non plus sur de la paille à cause du risque de développement de pourriture, mais sur des claies en bois ou sur des grillages en fil de fer. Lorsque les raisins ont perdu une grande partie de leur eau par évaporation, en général en 3 mois, ils sont pressurés en vue d’une lente fermentation. Avec 100kg de raisins, on obtient 15 à 20l de vin.

    Il se produit une réaction d’oxydation des raisins au cours de la dessication, ce qui donne aux vins une robe dorée, voire ambrée et qui explique aussi, je suppose, les notes oxydatives que l’on peut retrouver à la dégustation.

    [/i]

    On pourrait ajouter à cela que l’élevage du vin de paille pendant plusieurs années en fût se fait généralement sans ouillage, le vin étant naturellement protégé par son taux de sucre et sa teneur en alcool. Le séchage sur de la paille véritable est de nouveau pratiqué chez certains vignerons, notamment Stéphane Tissot, pour une recherche de qualité et d’authenticité… même si Spirale n’a pas droit à l’appellation!

    Alors, oui, je pense que les notes de fruits secs que l’on peut retrouver dans les vins de paille tiennent d’une oxydation lente et ménagée, du fait du mode de production de ce vin. De là à y retrouver de la noix, en principe liée à un taux d’éthanal élevé…

    Continuez à boire bon et jurassien, même si c’est oxydé. Toi aussi, Luc!;)

    Olif

    Olif
    Participant

    Coucou les LPViens,

    ça fait un bail!

    Juste une petite incursion pour apporter quelques précisions au sujet du vin belge qui m’a été offert par un éminent membre de ce forum dont je n’ai jamais douté qu’il fut bien intentionné à l’époque où il m’en a fait cadeau.

    Pas de notes de navet ou de chou-fleur, en ce qui me concerne, mais plutôt un nez agréable de chardonnay vieillissant, avec son côté beurré flatteur, un peu miel et encaustique, sans oxydation véritable néanmoins. Un vieux Chardonnay, quoi! En bouche, ça se gâte franchement, par contre. Acide, court, décharné, pas très bon, à vrai dire, et un peu trop vieux, à mon avis.

    Voilà! Je ne voudrais pas que l’on puisse croire que j’ai apporté cette bouteille dans une dégustation de vins du monde dans le seul but de la ridiculiser. Une dégustation globalement très décevante, aucun vin, même les Valaisans, issus de bons producteurs, n’ayant été à la hauteur.

    A la revoyure,

    Olif

    Olif
    Participant

    milleret a écrit:
    ——————————————————-
    j’attends
    > les commentaires et les photos de nos deux
    > compères …

    En attendant, voilà toujours une photo, prise chez Dupasquier ce midi, à l’abri de la pluie! Si notre ami Jean-Luc n’a pas mangé, il a au moins bu un petit coup!

    Olif

    Olif
    Participant

    Eric B a écrit:
    ——————————————————-

    >
    > Je serais simplement curieux de savoir combien
    > Olif et son groupe d’amis achètent annuellement à
    > Haut-Marbuzet pour avoir eu un accueil si
    > somptueux
    >

    La curiosité est un vilain défaut, Eric! 😀 Mais puisqu’il faut jouer la transparence…

    A titre personnel, je dois avoir acheté 6 bouteilles de HM 99 et j’en ai commandé 6 en primeur en 2005. Pour mes amis, la plupart en a vraisemblablement un peu dans sa cave, mais pas tous, et les autres, certainement dans des proportions identiques aux miennes!

    Concernant l’accueil de notre groupe au château, les contacts avaient été pris l’année dernière à Vinexpo. Nous étions accompagnés d’un ami caviste et de son principal courtier bordelais, avec qui il a noué des liens amicaux (et commerciaux) très solides. C’est lui qui s’occupe de notre planning de visites, choisissant des propriétés dans lesquelles il a de bons contacts. Sans le nommer explicitement, je peux dire qu’il est intimement lié au Château Léoville Barton, d’où le poids de notre « wild card ».

    D’après Henri Duboscq, Haut-Marbuzet a pour habitude de soigner l’accueil à la propriété, ce qui est logique puis qu’elle pratique la vente directe. C’est même à priori son credo! Ceci dit, il peut très certainement y avoir des jours sans et des visiteurs avec qui ça ne passe pas!

    Concernant Latour, j’ai eu des échos d’une visite faite par dessus la jambe par une hôtesse ayant pris les visiteurs de haut et visiblement pressée d’en finir. Comme quoi…

    Olif

    Olif
    Participant

    Une dégustation qui me tentait tellement que je n’ai pas hésité à faire 700 km pour y participer! ça méritait bien un petit compte-rendu!

    Avec la mise en bouche, un blanc rhodanien, à l’aveugle, possédant du gras, de l’alcool, un beau creux en milieu de bouche et des notes légèrement oxydées en finale. Pas vraiment convaincant, ce Saint-Joseph les Granits 1996 de Chapoutier !

    Et c’est parti pour la grande verticale avec une première série de 5 Côtes du Rhône ! L’assemblage de touts ces cuvées est à peu près similaire, à dominante grenache, complété par un chouïa de carignan et le reste en Syrah.

    Côtes du Rhône 2004 Domaine Charvin****
    Le nez est un peu fermé, mais la bouche possède une belle structure et un équilibre plutôt longiligne, avec beaucoup de fraîcheur, sur des notes de fruits frais écrasés. Le style Charvin s’affirme dans la recherche de la finesse et de la fraîcheur, malgré la sécheresse de l’année, heureusement exempte de canicule.

    Côtes du Rhône 2003 Domaine Charvin***
    Complexe et expressif, un peu animal noble (fourrure, cuir), épicé, légèrement cacaoté, très mûr, il s’épanouit dans une finale un poil chaleureuse liée au millésime.

    Côtes du Rhône 2002 Domaine Charvin**
    Millésime inondé, mais tri drastique ne conservant que 40% de la récolte. De jolies notes de fraise surnagent, et si la matière paraît un peu fluide et diluée, c’est plus par comparaison avec le vin suivant servi en parallèle.

    Côtes du Rhône 2000 Domaine Charvin***
    Aromatique typée grenache, sur le cacao, les fruits cuits, très concentré, rond, fruité, charmeur mais non dénué de complexité.

    Côtes du Rhône 2001 Domaine Charvin****
    Un millésime riche, et un vin puissant, concentré, animal, fruité (bigarreau), possédant une belle longueur. Le petit frère du Châteauneuf !

    Une série apéritive de Côtes du Rhône qui a bien tenu son rôle, à savoir aiguiser l’appétit avant d’attaquer les Chateauneuf-du-Pape !

    Châteauneuf-du-Pape 2002 Domaine Charvin***
    Presque 100% grenache dans ce millésime, c’est un vin de fruit, souple, simple, un peu végétal, fait pour être bu dans cette phase séductrice, un miraculé dans ce millésime noyé sous les eaux du ciel en Rhône Sud !

    Châteauneuf-du-Pape 1996 Domaine Charvin**
    80% grenache, 10% syrah, 5% mourvèdre, 5% vaccarèse. Un vin à l’évolution marquée (le millésime 96 est loin d’être exceptionnel dans le Rhône !), distillant des notes tertiaires champignonneuses entêtantes. La bouche, un peu dure, se perd dans une sensation alcooleuse avec finale fuyante et asséchante

    Châteauneuf-du-Pape 1994 Domaine Charvin*****
    Pas de syrah dans l’assemblage pour ce millésime qui a plutôt réussi à Laurent Charvin. A cette époque, la mise était encore partielle, une grosse partie de la récolte étant vendue au négoce.
    Le nez est élégant et racé, cacaoté, empyreumatique, sans évolution vers un registre tertiaire décadent comme le 1996, évoquant la truffe et le moka. Très fin, harmonieux, long et agréable, il s’agit là d’une très belle bouteille dans sa phase de maturité.

    Châteauneuf-du-Pape 1997 Domaine Charvin****
    Là encore, pas un très grand millésime climatique, gel, grêle et temps froid ! Et pourtant, ce vin à la matière élancée est bien fondu, harmonisé par une petite note végétale apportant une pointe de fraîcheur à une finale à peine chaleureuse. Un ensemble très agréable, fin, prêt à boire.

    Châteauneuf-du-Pape 2003 Domaine Charvin****
    Pour inaugurer la deuxième série, celle des grands millésimes, on attaque plutôt fort ! Si le nez très fruité est un peu compoté, signant 2003, la bouche reste d’une élégante fraîcheur, avec une rondeur épicée et des tanins gras et enrobés, avec tout au plus un petit excédent d’alcool dans la finale.

    Châteauneuf-du-Pape 2000 Domaine Charvin*****
    Plus précis dans sa définition, ce 2000 est d’une élégance distinguée, dont la richesse n’a d’égale que la race. On y retrouve tout ce qui fait le charme des vins de cette appellation, des arômes animaux nobles (cuir, fourrure) sur des notes chocolatées, la finesse en plus !

    Châteauneuf-du-Pape 2001 Domaine Charvin****(*)
    Le voilà, ce désormais fameux vin encensé par tous ! Un côté syrah exacerbé malgré un assemblage identique, grenache largement dominant. Epicé et floral, puissant et large d’épaules, c’est un colosse qui ne demande qu’à se laisser amadouer. Pour moi, c’est encore un peu trop tôt, mais je suis disposé à l’attendre longtemps !

    Châteauneuf-du-Pape 1999 Domaine Charvin****
    Voilà un vin épanoui, à maturité, alliant fraîcheur, finesse et complexité. Toujours un petit côté syrah, mais le grenache s’affirme par ses notes chocolatées.

    Châteauneuf-du-Pape 1998 Domaine Charvin*****
    Dans un style superposable à celui du 1999, voilà certainement le vin le plus accompli des deux séries : élégant, aérien, fondu, tout simplement magnifique ! A boire tant qu’il y en aura en cave !

    En marge de la dégustation, puisque bu le lendemain, à l’aveugle de surcroît, sa place est néanmoins ici, pour frôler l’exhaustivité !

    Châteauneuf-du-Pape 2004 Domaine Charvin*****
    Tellement de fruits au nez, que je le trouve un peu boisé, l’imbécile que je suis ! Je pense qu’il s’agissait là de son côté « brut de cuve », ce qui m’a égaré ! L’attaque est piquante sur la pointe de la langue, liée à la présence de gaz carbonique (le vin est brut de cuve, volontairement non dégazé pour l’instant). La structure possède une grande fraîcheur, et surtout un soyeux incomparable, un véritable satin pour le palais. Le travail de Laurent sur la fraîcheur et la finesse est ici particulièrement abouti, faisant de ce vin un futur très grand !

    Deux très belles séries d’un haut niveau qualitatif, et si l’on excepte 96, au bout du rouleau, et 2002, un peu léger mais néanmoins parfait à boire, à replacer dans son contexte de millésime inondé, tous les vins se sont extrêmement bien comportés.

    Mon palmarès: 1998, 2000, 1994, 2001 (un peu hors normes pour moi actuellement), 1997, 1999 et 2003 dans un mouchoir. Et puis 2004, hors concours, mais qui risque bien de surpasser tout le monde dans quelque temps!

    Olif

    Olif
    Participant

    D’après https://www.vcommevin.com/un_portrait.php?id_portrait=6 , il s’agit de cuves béton. Rien à voir avec du ciment, donc, même si je ne suis pas spécialiste en maçonnerie! 😀

    Nous avons dégusté le lendemain soir, toujours en compagnie de Laurent, mais à Anvers cette fois, son 2004 « brut de cuve » selon son expression. A l’aveugle, au premier nez, j’ai cru y déceler quelques notes boisées! Sourire de Laurent! Pensant que nous avions dégusté toute sa production la veille, je n’ai pas flairé le piège! De fait, de bois, il n’y en avait effectivement pas, ni au nez, ni en bouche, et il n’y en a jamais eu, d’ailleurs, un véritable monument de fraîcheur et de finesse! Je pense que c’est ce côté « vin en cours d’élevage », associé à la présence de gaz (c’est du brut de cuve, volontairement non encore dégazé) qui m’a un peu égaré! J’ai encore du chemin à faire! 😉

    Olif

    Olif
    Participant

    Laurent, juste pour relativiser un peu tes impressions!

    https://lapassionduvin.kinsta.cloud/phorum/read.php?5,23273,23273#msg-23273

    J’avais trouvé à l’époque quelques renseignements sur ce minuscule domaine qui élabore un vin très nature, sans artifice ni concession, mais je n’arrive pas à remettre la main dessus. Personnellement, j’avais plutôt bien aimé ce vin, conseillé par l’un des sommeliers de Lavinia. Y a t’il eu dans ton cas un problème de bouteille et/ou de conservation?

    Olif

    Olif
    Participant

    Le 99 goûte également super bien en ce moment, à condition de le carafer ou de l’aérer longuement. Le premier nez d’autolyse disparaît alors (même s’il n’est pas foncièrement désagréable, il suffit d’être habitué!), et révèle un vin d’un fruité juvénile, à la texture soyeuse, satinée, superbe!

    Il en restait quelques flacons oubliés chez le Gitan JPH, maintenant, il n’y en a plus! 😀

    Olif

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 2,739)