Forum Replies Created
- Replies
-
- 21 août 2007 à 18h42
- in reply to: Orthographe
Tout comme FGsuperfred, je pense que la chasse aux fautes, petites comme grandes, est un jusqu’auboutisme mal placé, à la limite de la franchouillardise.
Si je me réfère à ma propre expérience, il est rare que sur ce forum, je peine à comprendre un propos à cause de fautes d’orthographe ou de grammaire.
Par contre, je rencontre toujours autant de difficultés à bien cerner le ton de certains intervenants. Et cela me parait plus important qu’un T ou un D mal placé ou manquant.- 13 août 2007 à 1h35
- in reply to: Maison Trimbach
Thierry, tu m’as donné envie d’en déboucher une ce soir. Malheureusement je n’ai plus de 97.
Le 99 que j’ai ouvert était un peu différent de celui décrit par Laurent. En plus des agrumes, le nez diffusait également des notes légères hydrocarbures. La finale était très précisément sur le pamplemousse.- 11 août 2007 à 21h16
- in reply to: The wild boys of club Batonnage
Batonnage 2003 (Cabernet Sauvignon, Merlot et Blaufränkisch)
Tellement profonde qu’elle en est opaque, la robe ne cherche pas à cacher la matière hyper-concentrée d’un breuvage à la limite de la nourriture solide. Le premier nez ne demande qu’a exploser sur les fruits noirs confits, l’agitation révèlant un boisé très puissant. L’attaque prend la forme d’un raz-de-marée que rien n’arrête, les papilles n’en peuvent plus, se noyant sous l’amplitude de la matière. La rétro-olfaction reste sur les fruits rouges et noirs et le boisé, tout en apportant des notes de chocolat, d’orange confite et un peu d’épices. Les tannins massifs finissent ce que l’attaque avait commencé. La finale toujours très boisée débouche sur une longueur qu’on croirait infinie.
- 11 août 2007 à 21h11
- in reply to: Des vins autrichiens
Heidi Schroeck – Lionne – die Löwin 2003 (Blaufränkisch, Zweigelt, et Cabernet Sauvignon)
La robe d’une belle profondeur en dit long sur la concentration. Le nez est immédiat et charmeur mais sans facilités : les fruits noirs (cerises et mûres), le pruneau et les épices (poivre noir et un soupçon de cannelle) se combinent avec précision. L’attaque est enjôleuse mais la bouche se révèle plutôt en demi-corps, évoluant sur des notes de tabac léger. La finale, aux tannins bien présents et encore un peu bruts, laisse le boisé noble s’exprimer tout en étant un peu asséchante. Longueur –malheureusement!- moyenne.
- 10 août 2007 à 19h16
- in reply to: Domaine Muré – Domaine du Clos Saint Landelin
J’éprouve également beaucoup de difficultés à réfréner mes envies d’achat chez Muré. L’excellent accueil et la générosité des dégustations n’aident pas.
Je trouve la cuvée 100% chardonnay excellente, parfaitement dans l’esprit Clos Saint Landelin (nez très exotique). Son prix, au vu de la qualité est plus que justifié. Au contraire du Zind, la teneur en sucre me parait également plus constante d’un millésime à l’autre.Arran – Trebbiano D’Abruzzo Cask Finish
Deuxième essai dans la série des affinages à base de vin. Le fut provient de ceux utilisés pour la cuvée « Marina Cvetic » du domaine Masciarelli, produisant également les Montepulciano Villa-Gemma… Utilisé à son tour par Arran.
Couleur or pâle, très fluide. Le nez, très généreux et aérien, est à la fois fruité (poire et pêche) et floral (chèvrefeuille et jasmin), avec une touche de miel, aucune trace de lourdeur. Magnifique. La bouche est souple mais sans mollesse, toujours sur les fruits évoluant sur une finale marquée par un boisé très fin. Belle longueur.
C’est à ce jour ma meilleure expérience avec Arran et certainement un des meilleurs affinages. Il est toutefois relativement éloigné des single malts traditionnels- 8 août 2007 à 12h43
- in reply to: Michel Couvreur
Je n’ai malheureusement aucune idée des leur valeur actuelle mais M. Couvreur ne semble pas faire l’objet de reventes fréquentes ou de spéculation. La présence de ses précieux flacons dans des enchères internet ou classiques est anecdotique.
- 5 août 2007 à 16h12
- in reply to: Domaine Muré – Domaine du Clos Saint Landelin
Très belle sélection Arrakis !
Peu de gens le savent, mais R. Muré produit également un « vin de table » 100% chardonnay. C’est une pure merveille. Etant donné la diffusion confidentielle, il est rarement mis en dégustation au domaine. La première fois, j’en ai acheté une bouteille sans le gouter et je ne le regrette pas. Depuis, j’en reprends presque chaque année.- 3 août 2007 à 15h09
- in reply to: Manifestations sur le whisky de malt
Il est tout doucement temps d’acheter son pass pour Whisky Live Paris…
A noter les intéressantes dégustations thématiques (https://www.whiskylive.fr/index.php?lang=&id=degustations) dont une sur l’affinage en dans des fûts ayant contenu du vin (https://www.whiskylive.fr/index.php?lang=&id=d_whiskywine).- 3 août 2007 à 14h59
- in reply to: Bruichladdich
A l’instar de Blacker Still, les sherry monsters sont rares chez Bruichladdich. J’étais impatient de gouter cette bouteille, achetée aux enchères récemment.
Bruichladdich 1986 (Single) Sherry Cask (Série spéciale 50 ans de LMDW)
La couleur est or étincelant, ça ne semble pas très sherry tout cela.
Au nez, c’est un pur plaisir avec une grande précision : du sherry certes mais avec des fruits noirs et de la torréfaction (on se croirait à la fin d’un repas, quand les desserts aux fruits et le café sont servis et que les arômes envahissent la table). En bouche, il est assez compacte, tout en révélant un peu de violette et de cuir neuf pour finir sur des arômes de boîte à cigares.
Il n’a pas la générosité qu’un Glenfarclas du même âge, mais il me semble plus fin et plus « sophistiqué »
Sympathique, l’étiquette montre le « maître » Jim McEwan au travail au spirit safe- 3 août 2007 à 14h07
- in reply to: Domaine Hugel & Fils
Les récents posts dans le forum Trimbach m’ont donné envie de re-gouter de plus anciennes SGN. Occulté par le 89, le gewurz SGN 88 de Hugel ne démérite pourtant pas. Même si on perçoit encore le sucre, l’acidité est telle que c’est un vin tout en équilibre qui se profile. On aime ou on déteste le fruité commençant à s’effacer pour faire place à une finale marquée par des notes truffées et terreuses. Personnellement, j’apprécie beaucoup.
Je lui ai opposé un Landmann SGN 88. Cette bouteille (un magnum) avait perdu tout son charme et le vin semblait fatigué. Il en ressort à peine quelques notes florales un peux fanées, le vin s’oxydant très rapidement. J’ose croire à une mauvaise bouteille…- 3 août 2007 à 12h59
- in reply to: Bruichladdich
Le 18ans est enfin annoncé à la vente. Et à environ 80€. Sans parler de pricing aggressif, il est tout de même plus accessible que ce à quoi je m’attendais.
https://www.laddieshop.com/acatalog/New_Releases_and_Gifts.htmlA noter, le Links 6 est désormais disponible également.
- 25 juillet 2007 à 14h00
- in reply to: Bruichladdich
On n’est jamais si bien servi que par soi-même;)
Links 7 « Carnoustie »
Le Links 7 arrive semble-t-il avant le 6 (K Club). Comme l’a indiqué Benoît, c’est un toujours un 14 ans (maturation bourbon). Cette fois, il est « ACEd » en fut du Château Haut-Brion, ce qui lui donne cette couleur si « vineuse ». Le nez tranche avec les précédents Links : cerises et pruneaux se mêlent à une très légère une note de cassis, agrémentée d’un peu de poivre. Le bouche est agréablement souple, l’alcool est faiblement perceptible, la finale reste sur les fruits, les épices et les herbes séchées. Tout comme Redder Still et très certainement Links 6 (finition syrah Guigal), ce Laddie va diviser les amateurs par son affinage.
Je « dédie » ce dram à T. Debaisieux : faute d’intervenir à temps dans les forums appropriés, je n’ai pas eu l’occasion de dire tous le bien que je pense de lui (bien que ne l’ayant jamais rencontré) , de sa contribution au monde du vin et à ce site en particulier. Comme certains d’entre vous (bien que n’étant pas un fervent amateur de Bordeaux), j’ai (re)découvert ces vins à travers ses CRs et je suis heureux d’en faire de même avec le Rhône. Mais ce qui me plait le plus dans les écrits de Thierry, c’est le ton et le style employés, d’une quasi-imperturbable justesse, post après post. Cette qualité est rare sur les forums Internet, ou les contributeurs pensent devoir exagérer leurs propos pour être certain de faire passer leur message, faisant taire d’autres, effrayés à l’idée que leurs propre contribution soit « jugée » par les premiers.
- 23 juillet 2007 à 19h01
- in reply to: Maison Trimbach
Je possède encore quelques demi bouteilles de FE SGN 83 ainsi qu’une ou deux d’autres millésimes (je n’ai plus en tête les années exactes)
Comme Daniel le signale, le sucre est parfois presque imperceptible, en particulier dans les bouteilles des années 70. Par contre j’ai d’excellents souvenirs de rieslings SGN Hugel des années 80 particulièrement confits (presque la même teneur de sucre que certains Kracher). Là ou des sommets sont atteints (AMHA), c’est avec les Zind-Humbrecht du début des années 90 (Rotenberg etc…) voire fin 90 (Jebsal, Rangen)- 18 juillet 2007 à 22h58
- in reply to: Des vins autrichiens
Cela me fait très plaisir de voir ce cr. Schwarz (alias The Butcher) est une figure inhabituelle du vignoble du Burgenland. Il produit également une cuvée rosé éponyme ainsi que des blancs sec et liquoreux
C’est une bonne idée d’aérer ce vin longuement, je suis heureux de constater que le boisée n’est pas trop massif.- 17 juillet 2007 à 21h28
- in reply to: Bruichladdich
Cela peut paraître étonnant mais je n’ai jamais posé le pied sur le sol écossais. J’ai, par contre, mainte fois usé de persuasion pour convaincre un amateur d’Ardbeg de se détourner de son chemin pour me ramener des Valinch.
Etant donné le prix des Twenties, on peut s’attendre à ce que le 18 frôle des 90€ si pas plus…
Quelqu’un parmi vous a-t-il eu l’occasion de goûter les deux derniers Links (KClub et Carnoustie) ?- 16 juillet 2007 à 18h29
- in reply to: Bruichladdich
Ledit vin de paille étant un Zweigelt TBA de Willi Opitz.
A quand un 20ans finition blaufrankisch de Kollwentz?- 16 juillet 2007 à 18h11
- in reply to: Bruichladdich
Valinch: Port Charlotte “First Cut”
On peut disserter des heures sur le prix (aux enchères surtout) des Valinch en générale et de ce PC en particulier, surtout au vu de la quantité et, parfois de la qualité. Comme j’ai la chance de n’avoir déboursé « que » 70€ pour 50cl, il n’y a plus qu’à parler de la qualité.
La couleur est un peu plus foncée que PC5 et le précieux liquide semble légèrement plus épais. Le nez, moins complexe mais tout aussi puissant, reste sur une palette largement dominée par le tourbé et la vanille
L’attaque est plus souple et enjôleuse que PC5, avec plus de notes de caramel à la limite du brulé et quelques soupçons fruités. La finale, moins légère, voire un peu pataude, ne renvoie pas aux embruns classiques typiquement Bruichladdich.
Bref, encore une fois une belle bouteille, si on a pu éviter de la payer 250€ !By the way, Bruichladdich semble préparer une rentrée en fanfare: Legacy 6, Redder Still… Et un nouveau 18 ans, vieilli en fût de bourbon et « ACEd » en fût ayant contenu du vin de paille (c’est là que ça se passe: https://www.realmalt.com/prod4web/newproducts07/18yo.pdf)
- 10 juillet 2007 à 1h41
- in reply to: SINGLE MALT TV
Là ou je vois un paradoxe, ce n’est pas dans le fait que l’eau soit un certainement une composante majeure. Par contre, les représentants des distilleries interviewés semble s’accorder sur le fait que 1) l’eau est important, c’est un patrimoine (même un terroir selon Mark Reynier ) 2)Ils investissent beaucoup dans le maintient de la qualité de leur eau respective (ce qui est louable) 2)… Mais aucun n’arrive à définir réellement l’apport exact de l’eau et son importance par rapport aux autres composantes.
Si on suit ton raisonnement sur l’utilisation de l’eau la plus pure possible, alors, autant la produire artificiellement plutôt que d’utiliser celle de son « terroir », qui est certainement typique, et donc non neutre.- 9 juillet 2007 à 0h13
- in reply to: Maison Trimbach
Je n’ai pas du tout le même souvenir de cette bouteille, bue plusieurs fois, dont la dernière il y a environ 6 mois. Sans être parfaitement sec, il était loin du moelleux, le fuité s’estompait assez rapidement pour faire place à plus de minéralité (sans toutefois tomber dans le style hydrocarbure du 83). Même si en bouche, la matière était présente et relativement généreuse, je ne qualifierais pas la bouche de grasse.
Etant donné le nez que tu décris, je penserais à une mauvaise bouteille.