Mitsos

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  • Mitsos
    Participant

    Honte à moi, j’ai oublié de parlé du « vin » de dessert! Il s’agit d’une Liqueur d’abricot de Jean-Marc Roulot. Nez sur l’abricot (enfin, ça on le dit une fois qu’on a découvert l’étiquette!). La bouche est un peu « alcooleuse », les arômes d’abricot sont très nets, mais je ne suis pas très emballé… J’avais goûté cette liqueur à la Table du 20… Après une Chartreuse! Ce qui fait que je n’avais pas été dérangé par l’alcool. C’est très intéressant de pouvoir découvrir (ou redécouvrir) ce genre de breuvage, merci Mathieu!

    Mitsos
    Participant

    Soirée Bourgogne
    02/03/2022

    Le repas
    Repas à la Table de Gordes.
    Entrée : pomme, mousse céleri et un 3e ingrédient.
    Poisson : saumon sans oseille et tagliatelles de légumes.
    Viande : joue de bœuf cuite 24h dans un bouillon, jus ultra réduit et j’ai oublié l’accompagnement.
    Dessert : tarte chocolat-café et glace à la madeleine

    Les vins
     

    1. Saint-Bris « La Ronce » 2017, Goisot               Blanc
    1er nez de fleurs, de citron, de beurre et un peu de brioche. A l’aération, le zeste de citron s’impose. Certains notent également de la pomme et du citron vert. En bouche c’est frais et un peu gras. Le vin évoluera ensuite de manière peu plaisante, avec un nez de caramel qui va s’intensifiant.A l’aveugle, j’étais parti sur un aligoté. Quand Jer a ouvert la porte au Saint-Bris, tout le monde a dit : « ah non, ça ne sent pas le sauvignon » !Sympa mais l’évolution dans le verre ne l’a pas servi.

    2. Bouzeron 2014, A. et P. De Vilaine                  Blanc
    Nez plus intense sur le citron, avec des notes fumées, sans doute apportées par l’élevage. On perçoit quelques arômes de pomme, et également du caillou (réduction ?).La bouche est large mais tendue, sur le citron, avec un petit creux en milieu de bouche selon Vince.Les convives tentent leur chance et certains font le combo ! Je m’attendais à un millésime plus chaud, vu la très belle maturité des arômes.Très bon vin, parfait pour lancer la suite !

    3. Chablis Grand Cru « Grenouille » 2013, Droin                           Blanc
    Nez magnifique, très comlexe, sur la poire, le caillou, avec beaucoup de finesse. Très belle tension en bouche, avec un équilibre génial. C’est salin et enveloppant, sans jamais être rondouillard.Consensus sur le Chablis, c’est un des vins de la soirée par son côté gourmand. Un vin encore en devenir.

    4. Chablis 2012, Dauvissat                       Blanc
    Le nez est fermé, avec des arômes de prouts selon certains ! Pardon pour le mot, mais il me semble que ce CR doit aussi refléter la bonne ambiance et l’absence de prise de tête qui règne lors de ces soirées !! En le remuant un peu, le nez évolue vers des notes brulées, fumée, mais c’est clairement fermé.La bouche est très droite, avec une longueur citronnée supérieur au précédent. Néanmoins, on sent que la matière est moins riche, et malgré cette très belle longueur sur le Dauvissat, je préfère le Grenouille !

    5. Meursault « Tessons » 2009, Buisson-Charles                          Blanc
    Jaune assez foncé, témoin d’une évolution.Le nez est éthéré, avec des notes d’encaustique et du miel. Acidité moyenne. Le vin est sympa, évolué, pas très long, avec une sensation « huileuse » en bouche. On a l’impression que le vin a évolué un peu vite, avec un peu d’oxydation. Jean-Gilles parle très clairement d’un défaut de bouteille.

    6. Chassagne-Montrachet « La Romanée » 2008, Morey-Coffinet                        Blanc
    Nez de citron et de pomme. En bouche, la pomme est bien là, avec un peu de beurre. On sent également du pétard mouillé, avec du grillé. La finale est sur le gras. J’avoue n’avoir pas noté d’appréciation subjective sur ce vin…

    7. Meursault 1er Cru « Goutte d’or » 2009, Buisson-Charles                     Blanc
    Nez magnifique, fumé, tourbé pour certains, pâtissier. La bouche est splendide, fine, saline, avec un très bel équilibre. Beaucoup de corps, de richesse, avec un côté enveloppant. L’élevage se fond avec le fruit, délicieux. La 2e bouteille de la soirée !

    8. Santenay 2012 « Gravité » 2012, Jean-Marc Vincent               Rouge
    Rouge foncé. Le nez est animal, végétal, céréalier, avec un peu de griotte. La bouche est ronde et fraîche, très « pinot ». On perçoit des petits tannins et des épices. Certains y voient un côté résineux, avec même du menthol.Très joli pinot noir, typique, dans un registre secondaire.

    9. Nuits Saint-Georges 1er Cru « Les Perrières » 2009, Forey                                 Rouge
    Rouge assez foncé. Cerise kirchée au nez ! La bouche est fraîche et croquante. Petite maigreur en milieu de bouche.

    10. Nuits Saint-Georges 1er Cru « Les Procès » 2009, Duband                 Rouge
    Rouge assez foncé, reflets violets. Le nez est magnifique sur le fruit, cerise, framboise et jus de viande ! La bouche est ronde, fruitée assez puissante, un peu croquante. La finale est tannique.Joli vin.

    Les vins que j’ai préféré
    Les vins que j’ai préférés :
    [list]
    [*]Grenouilles, ouvert, raffiné, gourmand ;
    [*]Goutte d’Or, le vin le plus abouti de la soirée, complexe, riche, équilibré, délicieux !
    [/list]
    Merci à tous pour la soirée!

    Mitsos
    Participant

    Bon… J’ai un peu traîné… Et vu la qualité des commentaires de Marc et Vince, je n’ai pas grand chose à ajouter.
    Peut-être juste une remarque sur la Coume Gineste 2003, Domaine Gauby: j’en avais gardé un fond de verre sur la fin, et le côté pétard mouillé, pierre brûlée, qui lui conférait cette classe incroyable, avait disparu, au profit d’un gras un peu moins exaltant. Un vin à ne pas trop ouvrir à l’avance.
    Merci encore une fois à Marc pour cette soirée, pour l’esprit qui se perpétue année après année, et à tous les convives, maintenant devenus compères, avec qui j’ai toujours autant de partager ces moments!!

    Mitsos
    Participant

    Yo!

    Merci Marc pour ce moment de partage, de bonne humeur, de bons vins, de bon cerf, de découverte… Bon j’arrête là, mais je pourrai encore continuer pendant quelques lignes!!!

    Les vins:

    R M Leblanc (Cugnette et Viognier), les RutissonsBlanc
    Jaune clair. Au nez, fruits à noyaux, abricot en particulier, ainsi que des fleurs. Assez rond en bouche, il manque un peu de fraîcheur à mon goût.
    Une découverte très sympa, et un vrai piège à l’aveugle, qui nous a bien fait gamberger!!

    Champagne « Cuvée 1522 » 2004, PhiliponnatBlanc à bulle
    Jaune assez clair. Le nez est agréable, sur les fruits et la minéralité. On retrouve l’aromatique en bouche, avec de la rondeur et de la fraîcheur. Le dosage est un poil prononcé à mon goût.

    Corton-Charlemagne 2001, Bonneau du MartrayBlanc
    Jaune très clair. Le nez est grillé, floral, fumé, d’une grande netteté et d’une grande complexité. Pas forcément très puissant, mais très élégant. L’attaque en bouche est fraîche et le vin se développe en largeur, avec un gras lacté, mais sans lourdeur. L’équilibre est somptueux, le vin est à la fois fin et complexe. Un vrai régal!

    Meursault 2002, J.-F. Coche-DuryRouge
    Rouge assez sombre. Un nez enchanteur sur le fruit, les épices et les pâtisseries orientales. La bouche apparaît plus « légère » que le nez ne laissait penser, mai la structure est là, le vin est ample, d’un équilibre royal. Décidément, Coche-Dury en rouge, c’est grandiose!!

    Côtes du Rhône 2000, FonsaletteRouge
    Rouge assez foncé. Nez animal, avec des notes de fruit compoté. La bouche est fraîche, puissante, carrée, et se termine avec de beaux amers. C’est un beau vin, mais j’ai l’impression d’être passé un peu à côté, soit que ce ne soit pas mon style de vin préféré, soit que la séquence, avec les deux Bourgogne avant lui, lui ait été défavorable.

    Chateauneuf du Pape 1998, BeaucastelRouge
    Rouge sombre. Sur le pruneau au nez, le vin semble légèrement madérisé. La bouche donne la même impression. Sans être désagréable, avec ces arômes qui lui donne un côté un peu décadent, le vin semble avoir évolué un peu vite.

    Côte Rôtie « Le galet blanc » 2009, VillardRouge
    Rouge sombre. Nez de fruits rouges et d’épices, mais peu expressif, un peu fermé. La bouche est fraîche, concentrée, dense. C’est très bon, avec un gros potentiel.

    Chateau-Chalon 2007, MacleBlanc
    Jaune légèrement orangé. Nez sur la noix (très marqué) et les épices, d’une belle intensité. La bouche est fraîche, droite, très marquée par l’oxydation. L’accord est superbe sur le fromage, mais le vin est dans sa jeunesse, et je pense qu’on le retrouvera avec une expression infiniment plus complexe dans quelques années.

    Le repas était délicieux, le gibier à son top. J’avais dit que cette année je serai raisonnable, au final, j’en ai repris 5 fois!!!
    Merci à tous pour ce chouette moment!

    Dimitri

    Mitsos
    Participant

    Un peu à la bourre, et vu la précision des CR, je ne rajouterai pas grand chose…
    Et décidément, il y a une sorte de convergence entre le ciné et le vin dans notre groupe!!!
    GDP 2003 était pour moi le sommet de cette magnifique soirée: un nez enchanteur, sur les épices, les patrisseries orientale, un fruit confit, style figue, et une bouche fraiche, avec un très bel équilibre. Un vrai régal.
    Les autres rouges très bons: Haut-Bailly 1998, fin avec des jolis tannins, et un 3e nez sur le tabac et les épices, et Vieux Télégraphe 1998, qui présente une très belle bouche, mais un nez plus simple.
    Petite déception sur le Chateau Coutet 1997: je l’avais apporté car un Lafaurie-Peyraguey 1997 bu il y a quelques années m’avait laissé un superbe souvenir. Le nez est sympa, mais la bouche est trop marquée par le botrytis, au détriment de la complexité, et présente une certaine lourdeur.
    Les blancs: bons, sans atteindre le niveau des rouges, et le Billecart-Salmon 2006 arrivait à point nommé pour redonner un peu de peps!
    Merci Marc pour le repas, c’était très bon.
    Merci à tous pour cette chouette soirée!!

    Dimitri

    Mitsos
    Participant

    Top 3.. Top 3… Toujours difficile dans pareille soirée…
    Pour moi, ce serait:
    Ruchottes
    Chave
    Rayas

    J’avoue une préférence pour le Bourgogne, mais le Chave suis de très très très près. Et le Rayas, c’est peut-être juste son âge (jeune en devenir) qui me le fait placer en troisième.

    Si je prenais une image, je dirais que c’est comme si on me demande mon moment préféré dans la 4e Symphonie de Brahms. Oui, je préfère le 4e mouvement, en particulier la fin, mais c’est bien l’ensemble de la pièce que j’adore!!!

    Mitsos
    Participant

    Top 3.. Top 3… Toujours difficile dans pareille soirée…
    Pour moi, ce serait:
    Ruchottes
    Chave
    Rayas

    J’avoue une préférence pour le Bourgogne, mais le Chave suis de très très très près. Et le Rayas, c’est peut-être juste son âge (jeune en devenir) qui me le fait placer en troisième.

    Si je prenais une image, je dirais que c’est comme si on me demande mon moment préféré dans la 4e Symphonie de Brahms. Oui, je préfère le 4e mouvement, en particulier la fin, mais c’est bien l’ensemble de la pièce que j’adore!!!

    Mitsos
    Participant

    Top 3.. Top 3… Toujours difficile dans pareille soirée…
    Pour moi, ce serait:
    Ruchottes
    Chave
    Rayas

    J’avoue une préférence pour le Bourgogne, mais le Chave suis de très très très près. Et le Rayas, c’est peut-être juste son âge (jeune en devenir) qui me le fait placer en troisième.

    Si je prenais une image, je dirais que c’est comme si on me demande mon moment préféré dans la 4e Symphonie de Brahms. Oui, je préfère le 4e mouvement, en particulier la fin, mais c’est bien l’ensemble de la pièce que j’adore!!!

    Mitsos
    Participant

    Non, Cédric, le titre n’est pas trop pompeux ! J’approuve complètement ! Quelle soirée !!! Un moment génial de A à Z, depuis l’apéro, en passant par le plat, les vins, les copains, bref, une soirée fabuleuse. Ça m’a fait très plaisir de revoir Laurent et Cédric, c’est un peu une sorte de rituel, comme la soirée gibier, un moment de partage, de bonne humeur, et je devrais dire : d’extase. Car les vins étaient au somment. On n’a jamais atteint une telle homogénéité dans l’excellence. Et surtout le plaisir qui va avec, la magie et la profondeur qui se dégage de chaque bouteille.

    Bon, trève de bavasseries, passons aux vins !

    Vin n°1: Blanc
    Schozhoferberg Kabinett 2011, Egon Muller
    Robe jaune très clair. Le nez est très minéral, crayeux, ça commence plutôt bien ! La bouche est fraîche, avec un peu de sucre. Des notes d’agrumes pointent le bout de leur nez. L’équilibre est top, l’acidité et le sucre se répondent, le tout sur les notes d’agrumes, c’est un vin idéal en apéritif !

    Vin n°2: Blanc
    Meursault « Les Rougeots » 2010, Coche-Dury
    Robe jaune clair. Le nez est fermé, et des notes beurrées apparaissent à l’ouverture. La bouche est dense, avec un bel équilibre entre le gras et la fraîcheur. C’est très joli, mais clairement sur la réserve. A l’aveugle, j’ai mis ça à Chablis, mais la largeur me faisait tout de même douter.

    Vin n°3: Blanc
    Meursault « Les Rougeots » 2002, Coche-Dury
    Robe jaune clair. Nez grillé, fin, sur la cacahuète, enchanteur. En bouche, c’est frais et citronné, et les notes grillées se confirment avec une pointe de caramel, que j’attribue à l’élevage.

    Bu en parallèle avec le précédent, le 2002 présente une finesse supérieure, qui se prononce encore avec l’aération. Les deux sont délicieux, mais le 2010 est un vin en devenir, alors que le 2002 est ouvert et s’exprime pleinement. Deux très belles bouteilles. J’avoue une préférence pour le style du 2002. L’accord des deux vins avec le plat, noix de Saint-Jacques snackées sur une crème de choux fleur et oignons, fonctionne très bien. Et le plat est très bon !

    Vin n°4: Rouge
    Ruchottes Chambertin « Clos des Ruchottes » 2007, Armand Rousseau
    Robe rouge clair. Le nez est d’un très grand raffinement, avec des notes de myrtille, de groseille. La bouche est fraiche, ronde d’une très grande profondeur. C’est puissant et raffiné. A l’aveugle, j’y retrouve les marqueurs d’un très grand pinot noir, je me hasarde à un Clos des Lambrays, mais c’est plus au nord ! C’est magnifique !

    Vin n°5: Rouge
    Granges des Pères 2004
    Robe rouge assez sombre. Nez sur le cassis, la pâtisserie et l’olive. Bon, l’olive, j’ai mis du temps à la sentir ! La bouche est ronde, dense, chaleureuse. Tout ça me fait enser à Rayas, mais on ne retrouve pas les mêmes amers en finale. Ma première Grange des Pères !

    Vin n°6: Rouge
    Saint-Emilion Grand Cru Château Figeac 1988
    Les notes commencent à se faire moins précises ! J’avoue que ce vin m’a laissé un peu perplexe. Le nez est dense, sur des notes végétales. La bouche est riche, mais les notes végétale sont très présentes, avec un côté terreux. Je ne saurais dire si c’est la bouteille ou si c’est ce que l’on doit attendre d’un vieux Figeac, mais ça manque de gourmandise pour que le plaisir soit vraiment là.

    Vin n°7: Rouge
    Hermitage 1997, J .-L. Chave
    Le nez est animal, et après avoir pensé à un vin Italien, je reviens vers la vallée du Rhône Nord, et plus précisément à la Côte-Rôtie 1998 de Jamet, que j’ai gouté il y a peu. On y retrouve la même précision, la même intensité. La bouche est magnifique : une trame serrée, de la finesse, malgré l’aromatique sauvage. C’est magnifique (je crois que j’ai déjà écrit ça un peu plus haut…) !

    Vin n°8: Rouge
    Château Rayas 2005
    Robe rouge assez sombre. Le nez est somptueux, le nez de la soirée pour moi. Du fruit, des pâtisseries orientale, de la rose… une richesse infinie. Et la bouche est fine, concentrée. Les amers en finale, qui apporte une petite dureté viennent tempérer ces éloges, mais ils sont liés à l’âge du vin. Je suis curieux de voir comment tout cela évoluera… Mais j’ai peu de doute !

    Vin n°9: Blanc
    Chablis Grand Cru « Les Clos » 2002, Dauvissat
    Le nez est sur des notes de cire d’abeille, de minéralité. J’associe ces notes à un Chablis Grand cru un peu évolué. En bouche, c’est très joli, avec une certaine largeur, mais une fraîcheur qui assure un bel équilibre. La finale est sur le caillou.

    Vin n°10: Blanc
    Schozhoferberg Spätlese 2005, Egon Muller
    La boucle est bouclée ! On retrouve le même nez typique du Riesling, mais avec une minéralité plus fine. La magie de ces vins repose dans l’équilibre suprême de la bouche, qui leur assure une grande buvabilité. C’est vraiment délicieux, et idéal pour achever un pareil repas.

    Merci Sylvain pour ta générosité, pour nous avoir réunis autour de ces merveilleuses bouteilles. Merci à tous pour votre bonne humeur, et votre simplicité : on aime tous le vin, et on aime en parler. Mais avant tout, on aime partager ça ensembles.

    A bientôt Cédric et Laurent, c’était super sympa de vous revoir !
    A bientôt les Grenoblois !

    Dimitri

    Mitsos
    Participant

    Non, Cédric, le titre n’est pas trop pompeux ! J’approuve complètement ! Quelle soirée !!! Un moment génial de A à Z, depuis l’apéro, en passant par le plat, les vins, les copains, bref, une soirée fabuleuse. Ça m’a fait très plaisir de revoir Laurent et Cédric, c’est un peu une sorte de rituel, comme la soirée gibier, un moment de partage, de bonne humeur, et je devrais dire : d’extase. Car les vins étaient au somment. On n’a jamais atteint une telle homogénéité dans l’excellence. Et surtout le plaisir qui va avec, la magie et la profondeur qui se dégage de chaque bouteille.

    Bon, trève de bavasseries, passons aux vins !

    Vin n°1: Blanc
    Schozhoferberg Kabinett 2011, Egon Muller
    Robe jaune très clair. Le nez est très minéral, crayeux, ça commence plutôt bien ! La bouche est fraîche, avec un peu de sucre. Des notes d’agrumes pointent le bout de leur nez. L’équilibre est top, l’acidité et le sucre se répondent, le tout sur les notes d’agrumes, c’est un vin idéal en apéritif !

    Vin n°2: Blanc
    Meursault « Les Rougeots » 2010, Coche-Dury
    Robe jaune clair. Le nez est fermé, et des notes beurrées apparaissent à l’ouverture. La bouche est dense, avec un bel équilibre entre le gras et la fraîcheur. C’est très joli, mais clairement sur la réserve. A l’aveugle, j’ai mis ça à Chablis, mais la largeur me faisait tout de même douter.

    Vin n°3: Blanc
    Meursault « Les Rougeots » 2002, Coche-Dury
    Robe jaune clair. Nez grillé, fin, sur la cacahuète, enchanteur. En bouche, c’est frais et citronné, et les notes grillées se confirment avec une pointe de caramel, que j’attribue à l’élevage.

    Bu en parallèle avec le précédent, le 2002 présente une finesse supérieure, qui se prononce encore avec l’aération. Les deux sont délicieux, mais le 2010 est un vin en devenir, alors que le 2002 est ouvert et s’exprime pleinement. Deux très belles bouteilles. J’avoue une préférence pour le style du 2002. L’accord des deux vins avec le plat, noix de Saint-Jacques snackées sur une crème de choux fleur et oignons, fonctionne très bien. Et le plat est très bon !

    Vin n°4: Rouge
    Ruchottes Chambertin « Clos des Ruchottes » 2007, Armand Rousseau
    Robe rouge clair. Le nez est d’un très grand raffinement, avec des notes de myrtille, de groseille. La bouche est fraiche, ronde d’une très grande profondeur. C’est puissant et raffiné. A l’aveugle, j’y retrouve les marqueurs d’un très grand pinot noir, je me hasarde à un Clos des Lambrays, mais c’est plus au nord ! C’est magnifique !

    Vin n°5: Rouge
    Granges des Pères 2004
    Robe rouge assez sombre. Nez sur le cassis, la pâtisserie et l’olive. Bon, l’olive, j’ai mis du temps à la sentir ! La bouche est ronde, dense, chaleureuse. Tout ça me fait enser à Rayas, mais on ne retrouve pas les mêmes amers en finale. Ma première Grange des Pères !

    Vin n°6: Rouge
    Saint-Emilion Grand Cru Château Figeac 1988
    Les notes commencent à se faire moins précises ! J’avoue que ce vin m’a laissé un peu perplexe. Le nez est dense, sur des notes végétales. La bouche est riche, mais les notes végétale sont très présentes, avec un côté terreux. Je ne saurais dire si c’est la bouteille ou si c’est ce que l’on doit attendre d’un vieux Figeac, mais ça manque de gourmandise pour que le plaisir soit vraiment là.

    Vin n°7: Rouge
    Hermitage 1997, J .-L. Chave
    Le nez est animal, et après avoir pensé à un vin Italien, je reviens vers la vallée du Rhône Nord, et plus précisément à la Côte-Rôtie 1998 de Jamet, que j’ai gouté il y a peu. On y retrouve la même précision, la même intensité. La bouche est magnifique : une trame serrée, de la finesse, malgré l’aromatique sauvage. C’est magnifique (je crois que j’ai déjà écrit ça un peu plus haut…) !

    Vin n°8: Rouge
    Château Rayas 2005
    Robe rouge assez sombre. Le nez est somptueux, le nez de la soirée pour moi. Du fruit, des pâtisseries orientale, de la rose… une richesse infinie. Et la bouche est fine, concentrée. Les amers en finale, qui apporte une petite dureté viennent tempérer ces éloges, mais ils sont liés à l’âge du vin. Je suis curieux de voir comment tout cela évoluera… Mais j’ai peu de doute !

    Vin n°9: Blanc
    Chablis Grand Cru « Les Clos » 2002, Dauvissat
    Le nez est sur des notes de cire d’abeille, de minéralité. J’associe ces notes à un Chablis Grand cru un peu évolué. En bouche, c’est très joli, avec une certaine largeur, mais une fraîcheur qui assure un bel équilibre. La finale est sur le caillou.

    Vin n°10: Blanc
    Schozhoferberg Spätlese 2005, Egon Muller
    La boucle est bouclée ! On retrouve le même nez typique du Riesling, mais avec une minéralité plus fine. La magie de ces vins repose dans l’équilibre suprême de la bouche, qui leur assure une grande buvabilité. C’est vraiment délicieux, et idéal pour achever un pareil repas.

    Merci Sylvain pour ta générosité, pour nous avoir réunis autour de ces merveilleuses bouteilles. Merci à tous pour votre bonne humeur, et votre simplicité : on aime tous le vin, et on aime en parler. Mais avant tout, on aime partager ça ensembles.

    A bientôt Cédric et Laurent, c’était super sympa de vous revoir !
    A bientôt les Grenoblois !

    Dimitri

    Mitsos
    Participant

    Non, Cédric, le titre n’est pas trop pompeux ! J’approuve complètement ! Quelle soirée !!! Un moment génial de A à Z, depuis l’apéro, en passant par le plat, les vins, les copains, bref, une soirée fabuleuse. Ça m’a fait très plaisir de revoir Laurent et Cédric, c’est un peu une sorte de rituel, comme la soirée gibier, un moment de partage, de bonne humeur, et je devrais dire : d’extase. Car les vins étaient au somment. On n’a jamais atteint une telle homogénéité dans l’excellence. Et surtout le plaisir qui va avec, la magie et la profondeur qui se dégage de chaque bouteille.

    Bon, trève de bavasseries, passons aux vins !

    Vin n°1: Blanc
    Schozhoferberg Kabinett 2011, Egon Muller
    Robe jaune très clair. Le nez est très minéral, crayeux, ça commence plutôt bien ! La bouche est fraîche, avec un peu de sucre. Des notes d’agrumes pointent le bout de leur nez. L’équilibre est top, l’acidité et le sucre se répondent, le tout sur les notes d’agrumes, c’est un vin idéal en apéritif !

    Vin n°2: Blanc
    Meursault « Les Rougeots » 2010, Coche-Dury
    Robe jaune clair. Le nez est fermé, et des notes beurrées apparaissent à l’ouverture. La bouche est dense, avec un bel équilibre entre le gras et la fraîcheur. C’est très joli, mais clairement sur la réserve. A l’aveugle, j’ai mis ça à Chablis, mais la largeur me faisait tout de même douter.

    Vin n°3: Blanc
    Meursault « Les Rougeots » 2002, Coche-Dury
    Robe jaune clair. Nez grillé, fin, sur la cacahuète, enchanteur. En bouche, c’est frais et citronné, et les notes grillées se confirment avec une pointe de caramel, que j’attribue à l’élevage.

    Bu en parallèle avec le précédent, le 2002 présente une finesse supérieure, qui se prononce encore avec l’aération. Les deux sont délicieux, mais le 2010 est un vin en devenir, alors que le 2002 est ouvert et s’exprime pleinement. Deux très belles bouteilles. J’avoue une préférence pour le style du 2002. L’accord des deux vins avec le plat, noix de Saint-Jacques snackées sur une crème de choux fleur et oignons, fonctionne très bien. Et le plat est très bon !

    Vin n°4: Rouge
    Ruchottes Chambertin « Clos des Ruchottes » 2007, Armand Rousseau
    Robe rouge clair. Le nez est d’un très grand raffinement, avec des notes de myrtille, de groseille. La bouche est fraiche, ronde d’une très grande profondeur. C’est puissant et raffiné. A l’aveugle, j’y retrouve les marqueurs d’un très grand pinot noir, je me hasarde à un Clos des Lambrays, mais c’est plus au nord ! C’est magnifique !

    Vin n°5: Rouge
    Granges des Pères 2004
    Robe rouge assez sombre. Nez sur le cassis, la pâtisserie et l’olive. Bon, l’olive, j’ai mis du temps à la sentir ! La bouche est ronde, dense, chaleureuse. Tout ça me fait enser à Rayas, mais on ne retrouve pas les mêmes amers en finale. Ma première Grange des Pères !

    Vin n°6: Rouge
    Saint-Emilion Grand Cru Château Figeac 1988
    Les notes commencent à se faire moins précises ! J’avoue que ce vin m’a laissé un peu perplexe. Le nez est dense, sur des notes végétales. La bouche est riche, mais les notes végétale sont très présentes, avec un côté terreux. Je ne saurais dire si c’est la bouteille ou si c’est ce que l’on doit attendre d’un vieux Figeac, mais ça manque de gourmandise pour que le plaisir soit vraiment là.

    Vin n°7: Rouge
    Hermitage 1997, J .-L. Chave
    Le nez est animal, et après avoir pensé à un vin Italien, je reviens vers la vallée du Rhône Nord, et plus précisément à la Côte-Rôtie 1998 de Jamet, que j’ai gouté il y a peu. On y retrouve la même précision, la même intensité. La bouche est magnifique : une trame serrée, de la finesse, malgré l’aromatique sauvage. C’est magnifique (je crois que j’ai déjà écrit ça un peu plus haut…) !

    Vin n°8: Rouge
    Château Rayas 2005
    Robe rouge assez sombre. Le nez est somptueux, le nez de la soirée pour moi. Du fruit, des pâtisseries orientale, de la rose… une richesse infinie. Et la bouche est fine, concentrée. Les amers en finale, qui apporte une petite dureté viennent tempérer ces éloges, mais ils sont liés à l’âge du vin. Je suis curieux de voir comment tout cela évoluera… Mais j’ai peu de doute !

    Vin n°9: Blanc
    Chablis Grand Cru « Les Clos » 2002, Dauvissat
    Le nez est sur des notes de cire d’abeille, de minéralité. J’associe ces notes à un Chablis Grand cru un peu évolué. En bouche, c’est très joli, avec une certaine largeur, mais une fraîcheur qui assure un bel équilibre. La finale est sur le caillou.

    Vin n°10: Blanc
    Schozhoferberg Spätlese 2005, Egon Muller
    La boucle est bouclée ! On retrouve le même nez typique du Riesling, mais avec une minéralité plus fine. La magie de ces vins repose dans l’équilibre suprême de la bouche, qui leur assure une grande buvabilité. C’est vraiment délicieux, et idéal pour achever un pareil repas.

    Merci Sylvain pour ta générosité, pour nous avoir réunis autour de ces merveilleuses bouteilles. Merci à tous pour votre bonne humeur, et votre simplicité : on aime tous le vin, et on aime en parler. Mais avant tout, on aime partager ça ensembles.

    A bientôt Cédric et Laurent, c’était super sympa de vous revoir !
    A bientôt les Grenoblois !

    Dimitri

    Mitsos
    Participant

    Encore une bien belle soirée… Qui est passée bien vite…
    Bon, trève de mélancolie, place au CR!!!

    Crozes-Hermitage 2014, domaine CombierBlanc
    Nez très agréable sur les fruits à noyaux, la fleur d’amandier. La bouche est fraîche, avec du gras, et une petite amertume en finale. Le vin est très sympa, mais perso, je me lasse un peu de la finale qui reste sur le gras et manque un peu de fraîcheur.

    Hermitage Chevalier de Sterimberg 2004, Paul Jaboulet AînéBlanc
    Belle robe jaune or. Le nez s’exprime sur les fruits confits, la noix fraîche. En bouche, le vin est rond et assez puissant, avec une petite amertume en finale. A l’aveugle, je lui avait également donné 10 ans de plus. Bu avec une quiche aux champignons, l’accord est superbe, il révèle les arômes de champignons, et le plat tempère la largeur du vin.

    Clos Rougeard 2005Rouge
    Le nez est animal, terreux, avec peu de fruit. En bouche, la structure paraît légèrement maigre, on retrouve l’aromatique, mais on se demande s’il ne manque pas quelque chose. J’y trouve un certain plaisir tout de même (bon, d’accord, c’est moi qui l’ai apporté), mais j’en attendais tellement plus… Regoûté le lendemain (donc avec une grosse aération!!), il n’a pas bougé. Peut-être un défaut de bouteille?

    Hermitage La Chapelle 1999, Paul Jaboulet AînéRouge
    Le nez est animal, intense, avec également des épices et une pointe de truffe. Très bel équilibre en bouche, c’est vraiment très bon. C’est la deuxième fois que je le goûte, et il apparaît moins Bourguignon cette fois-ci!

    Pomerol Vieux Chateau Certan 2004Rouge
    Nez discret, sur les aromates. La bouche est royale: un équilibre somptueux, pas démonstratif. L’aromatique ressort de manière légère. Un vrai régal!

    Rayas 1999Rouge
    Le nez exalte un fruité incroyable, sur les raisins secs, le pruneaux confituré, la figue. Somptueux! Et la bouche! Une gourmandise, avec un arôme de rose, qui fait penser à des loukoums. Un très beau vin. Je rejoins les avis précédents: ce n’est pas le plus grand millésime goûté, mais j’ai un petit faible pour Rayas.

    Chaume 2006, Chateau SoucherieBlanc
    Jolie couleur jaune intense. Le nez est plutôt simple, sur le coing. La bouche est très bien équilibrée, avec du sucre très bien maîtrisé par l’acidité. Et l’accord avec le roquefort, bien que canonique, n’en demeure pas moins un moment de pur régal pour moi!

    Et en guise d’épilogue, le Roro, qui garde toujours un atout dans sa manche, nous propose un petit supplément

    Domaine Prieuré Saint Christophe, Mondeuse Prestige 2003Rouge
    Bon, j’avoue, j’ai pas pris beaucoup de notes sur celui-là… Le vin apparaît comme le plus tannique de la soirée, mais c’est le passage après les sucres qui donne cette impression. Le nez est épicé, très concentré. La matière en bouche est très belle, l’équilibre très bon.

    Merci à tous pour cette très belle soirée.

    Mitsos
    Participant

    Encore une bien belle soirée… Qui est passée bien vite…
    Bon, trève de mélancolie, place au CR!!!

    Crozes-Hermitage 2014, domaine CombierBlanc
    Nez très agréable sur les fruits à noyaux, la fleur d’amandier. La bouche est fraîche, avec du gras, et une petite amertume en finale. Le vin est très sympa, mais perso, je me lasse un peu de la finale qui reste sur le gras et manque un peu de fraîcheur.

    Hermitage Chevalier de Sterimberg 2004, Paul Jaboulet AînéBlanc
    Belle robe jaune or. Le nez s’exprime sur les fruits confits, la noix fraîche. En bouche, le vin est rond et assez puissant, avec une petite amertume en finale. A l’aveugle, je lui avait également donné 10 ans de plus. Bu avec une quiche aux champignons, l’accord est superbe, il révèle les arômes de champignons, et le plat tempère la largeur du vin.

    Clos Rougeard 2005Rouge
    Le nez est animal, terreux, avec peu de fruit. En bouche, la structure paraît légèrement maigre, on retrouve l’aromatique, mais on se demande s’il ne manque pas quelque chose. J’y trouve un certain plaisir tout de même (bon, d’accord, c’est moi qui l’ai apporté), mais j’en attendais tellement plus… Regoûté le lendemain (donc avec une grosse aération!!), il n’a pas bougé. Peut-être un défaut de bouteille?

    Hermitage La Chapelle 1999, Paul Jaboulet AînéRouge
    Le nez est animal, intense, avec également des épices et une pointe de truffe. Très bel équilibre en bouche, c’est vraiment très bon. C’est la deuxième fois que je le goûte, et il apparaît moins Bourguignon cette fois-ci!

    Pomerol Vieux Chateau Certan 2004Rouge
    Nez discret, sur les aromates. La bouche est royale: un équilibre somptueux, pas démonstratif. L’aromatique ressort de manière légère. Un vrai régal!

    Rayas 1999Rouge
    Le nez exalte un fruité incroyable, sur les raisins secs, le pruneaux confituré, la figue. Somptueux! Et la bouche! Une gourmandise, avec un arôme de rose, qui fait penser à des loukoums. Un très beau vin. Je rejoins les avis précédents: ce n’est pas le plus grand millésime goûté, mais j’ai un petit faible pour Rayas.

    Chaume 2006, Chateau SoucherieBlanc
    Jolie couleur jaune intense. Le nez est plutôt simple, sur le coing. La bouche est très bien équilibrée, avec du sucre très bien maîtrisé par l’acidité. Et l’accord avec le roquefort, bien que canonique, n’en demeure pas moins un moment de pur régal pour moi!

    Et en guise d’épilogue, le Roro, qui garde toujours un atout dans sa manche, nous propose un petit supplément

    Domaine Prieuré Saint Christophe, Mondeuse Prestige 2003Rouge
    Bon, j’avoue, j’ai pas pris beaucoup de notes sur celui-là… Le vin apparaît comme le plus tannique de la soirée, mais c’est le passage après les sucres qui donne cette impression. Le nez est épicé, très concentré. La matière en bouche est très belle, l’équilibre très bon.

    Merci à tous pour cette très belle soirée.

    Mitsos
    Participant

    Encore une bien belle soirée… Qui est passée bien vite…
    Bon, trève de mélancolie, place au CR!!!

    Crozes-Hermitage 2014, domaine CombierBlanc
    Nez très agréable sur les fruits à noyaux, la fleur d’amandier. La bouche est fraîche, avec du gras, et une petite amertume en finale. Le vin est très sympa, mais perso, je me lasse un peu de la finale qui reste sur le gras et manque un peu de fraîcheur.

    Hermitage Chevalier de Sterimberg 2004, Paul Jaboulet AînéBlanc
    Belle robe jaune or. Le nez s’exprime sur les fruits confits, la noix fraîche. En bouche, le vin est rond et assez puissant, avec une petite amertume en finale. A l’aveugle, je lui avait également donné 10 ans de plus. Bu avec une quiche aux champignons, l’accord est superbe, il révèle les arômes de champignons, et le plat tempère la largeur du vin.

    Clos Rougeard 2005Rouge
    Le nez est animal, terreux, avec peu de fruit. En bouche, la structure paraît légèrement maigre, on retrouve l’aromatique, mais on se demande s’il ne manque pas quelque chose. J’y trouve un certain plaisir tout de même (bon, d’accord, c’est moi qui l’ai apporté), mais j’en attendais tellement plus… Regoûté le lendemain (donc avec une grosse aération!!), il n’a pas bougé. Peut-être un défaut de bouteille?

    Hermitage La Chapelle 1999, Paul Jaboulet AînéRouge
    Le nez est animal, intense, avec également des épices et une pointe de truffe. Très bel équilibre en bouche, c’est vraiment très bon. C’est la deuxième fois que je le goûte, et il apparaît moins Bourguignon cette fois-ci!

    Pomerol Vieux Chateau Certan 2004Rouge
    Nez discret, sur les aromates. La bouche est royale: un équilibre somptueux, pas démonstratif. L’aromatique ressort de manière légère. Un vrai régal!

    Rayas 1999Rouge
    Le nez exalte un fruité incroyable, sur les raisins secs, le pruneaux confituré, la figue. Somptueux! Et la bouche! Une gourmandise, avec un arôme de rose, qui fait penser à des loukoums. Un très beau vin. Je rejoins les avis précédents: ce n’est pas le plus grand millésime goûté, mais j’ai un petit faible pour Rayas.

    Chaume 2006, Chateau SoucherieBlanc
    Jolie couleur jaune intense. Le nez est plutôt simple, sur le coing. La bouche est très bien équilibrée, avec du sucre très bien maîtrisé par l’acidité. Et l’accord avec le roquefort, bien que canonique, n’en demeure pas moins un moment de pur régal pour moi!

    Et en guise d’épilogue, le Roro, qui garde toujours un atout dans sa manche, nous propose un petit supplément

    Domaine Prieuré Saint Christophe, Mondeuse Prestige 2003Rouge
    Bon, j’avoue, j’ai pas pris beaucoup de notes sur celui-là… Le vin apparaît comme le plus tannique de la soirée, mais c’est le passage après les sucres qui donne cette impression. Le nez est épicé, très concentré. La matière en bouche est très belle, l’équilibre très bon.

    Merci à tous pour cette très belle soirée.

    Mitsos
    Participant

    Petite soirée fort sympathique chez Marc, pour baptiser son nouvel appart’… Mais bon, ça c’est le prétexte, hein ? Ce qu’on voulait, c’était boire des canons ensembles !!! Et quels canons !!

    CR:

    Schiste 2012, Domaine des Ardoisières
    Robe: Jaune clair
    Nez: Notes beurrées au nez, j’ai même qualifié le nez de “gras”. Le fruit peine à percer…
    Bouche: De la fraîcheur, on sent le fruit plus nettement et on retrouve le côté beurré, gras.
    Synthèse: J’ai pensé à un Savoie, mais je suis passé à côté de la dominante Jacquère, qui amène cette fraîcheur. Un vin très agréable, encore jeune.

    Chablis Grand Cru « Valmur » 2005, Domaine Raveneau
    Robe: Jaune assez clair
    Nez: Beucoup de fraîcheur, qui me fait pensé au menthol et à l’anis. J’y ai trouvé un grille très discret et des notes florales. C’est comlexe, avec également des notes de cires d’abeilles.
    Bouche: La bouche est somptueuse! L’équilibre est magistral, le vin a une belle ampleur et la finale est longue et fraîche
    Synthèse: Mon heure de gloire de la soirée car j’étais très proche à l’aveugle! Le vin est encore jeune mais il se goûte très bien. C’est le style que j’adore, avec une belle expression au nez et une tenue en bouche remarquable. Un très grand vin!

    Mondeuse Tradition 2010, Domaine Prieuré Saint-Christophe
    Robe: Rouge assez clair
    Nez: Fruits rouges et épices, avec des notes de café au lait, qui trahissent un élevage assez important. On sent également de la violette
    Bouche: La bouche est puissante et bien équilibré, assez marquee par l’élevage
    Synthèse: Complètement à côté de la plaque à l’aveugle! J’étais parti sur un Domaine des Tours, sans doute égaré par la puissance et la couleur relativement claire. C’est un bon vin, mais il me semble qu’il sera bien meilleur quand il aura “mangé” son bois!

    Chianti Classico « Le Masse di San Leolino » 1983, Norman Bain
    Robe: Rouge foncé, un peu trouble
    Nez: Le premier nez est très terreux, limite bouchon à mon gout. Mais l’aération fait totalement disparaître ces notes réduites pour laisser place à un fruit compoté.
    Bouche: La bouche est fraîche, très agréable, avec du volume, des tannins fins.
    Synthèse: Grande fraîcheur pour son âge! Ce vin est délicieux et donne vraiment envie de goûter des vins vieux!

    Burlenberg 2006, Domaine Deiss
    Robe: Rouge foncé.
    Nez: Nez fume et fruité. On sent déjà une grosse matière
    Bouche: Grosse concentration et belle fraîcheur. Une belle puissance, l’équilibre est très bon.
    Synthèse: C’est moi qui l’ai amené alors pas de crash en flamme à l’aveugle! Ceci dit, même après l’avoir goûté, on ne retrouve pas ce qu’on attend d’un pinot noir. Le vin est cependant remarquable, on ne sent pas que le raisin a eu trop chaud. Une belle bouteille!

    La soirée avançant, mes notes se font moins précises, je quitterai donc le CR analytique!

    Côtes du Roussillon Villages « Vieilles vignes » 2011, Clos des Fées
    Beaucoup de fraîcheur, un côté très abordable. Le vin est jeune et se boit très bien. Je ne sais pas ce que ça peu donner au vieillissement… Une chouette découverte car je ne connaissais que la cuvée “Les Sorcières” bue il y a maintenant plusieurs années.

    Porto Vintage 1987, Fereira
    Mon premier Vintage! Eh bien c’est à la hauteur de ce que j’en attendais: fruits secs et confits, grande rondeur, et une sucrosité légère. Un vrai regal.

    Merci pour cette chouette crémaillère, Marc! Au plaisir de regoûter des bonnes choses avec vous tous!!

    Mitsos
    Participant

    @totolouga: je ne sais pas trop quels cépages amèneraient ces notes. Le Tradition Brut Tradition Grand Cru est constitué aux trois quarts de pinot noir. Les notes exotiques étaient là, mais sans éxubérence.

    @Enzo: je partage l’impression de Romain sur le Papet. J’avais noté un petit creux en milieu de bouche, sur des notes un peu boisées, et une densité moindre par rapport au Clos des Papes. Et surtout cette impression que le vin n’avais plus grand chose à développer. Du coup, je serai vraiment curieux de le regoûter dans quelques années!

    Merci à Romain et Marc pour leurs commentaires et cette superbe soirée. Et comme l’a dit Enzo: « vive le bon pinard »!!!

    • in reply to: CR:6 sur 7
    Mitsos
    Participant

    Bon, bon, bon… Alors, alors… Une soirée chez Sylvain…
    Comment résumer ce moment incroyable… Bah c’était géniaaaal!!!
    Le repas d’abord: petits toasts de foie gras et figues façon hamburger, verrine de saumon fumé et légumes, salade aux magrets de canard séchés, Epaule d’agneau de 8h et gratin de pommes de terres aux trompette de la mort, plateau de fromage, charlotte aux poire et chocolat et un autre gâteau amené par Enzo, qu’à mon grand regret je n’ai pu goûter faute de place libre dans mon estomac! Vraiment délicieux.

    Les vins ensuite. Bon, on ne va pas y aller par quatre chemins, c’était encore une fois un feu d’artifice, style celui de la Tour Eiffel! Les bouteilles se sont enchaînées, des étiquettes certes, mais surtout des vins incroyables.

    Puligny-Montrachet « Les enseignères » 2006, J.-F. Coche-Dury
    Jaune assez clair. Un nez sur l’acacia avec des notes miellées. Après aération, on sent également une pointe de grillé. En bouche, c’est frais, rond, avec une belle ampleur, et surtout une finale très longue sur l’acacia. Un vin de grande classe.

    Beaune 1er Cru « Vignes de l’Enfant Jésus » 2002, Maison Bouchard
    Rouge, rubis, assez clair. Nez fruité sur la cerise, typique pinot noir. La bouche est fraîche, avec unes jolie matière sur le fruit, des tanins fins. C’est très bon, c’est fin, le vin est en place mais d’une grande jeunesse.

    Auxey-Duresses 2002, J.-F. Coche-Dury
    Rouge clair, aux reflets grenat. Le nez est très complexe, avec du fruit rouge type pinot noir, mais également une note qui pourrait faire penser à de la rose. En bouche, c’est d’une finesse et d’une longueur incroyable. Du pur plaisir! A ce stade, c’est le vin de la soirée.

    Château Rayas 2002
    Rouge grenat. Nez sur les épices, certains évoquent des pâtisseries orientales, loukoums pour moi! La bouche est très puissante, fraîche, mais l’équilibre est un peu chaud à mon goût. Des salves d’amers étirent la finale et donnent encore de l’ampleur. Impressionnant, mais mon goût penche clairement pour des vins moins chauds.

    Côte-Rôtie « La Sereine » 2001, Gangloff
    Rouge très foncé. Nez incroyable, fumé, sur les agrumes, des fruits rouges. En bouche c’est très frais, d’une grande finesse, avec des tannins fins. L’équilibre tranche complètement avec Rayas, car c’est l’acidité qui domine ici, mais le vin reste équilibré et du coup plus facile à boire selon moi. Très très belle bouteille.

    Chateau Haut-Brion 1986
    Rouge très sombre. Nez animal, goudronné; on y trouve aussi des notes torréfiées, du poivron (mais moi ça ne me dérange pas ;)!), bref c’est d’une complexité incroyable. En bouche, on retrouve les notes de poivron, la bouche est d’une grande densité, d’un équilibre royal, les tanins sont nombreux mais fins. Le vin paraît jeune, et pourtant… Un vin de méditation, délicieux. L’autre bouteille de la soirée!

    Thanisch Riesling Auslese 2007, Berncasteler Doctor
    Jaune clair. Nez qui pétrole avec également du citron vert. En bouche c’est frais, sucré, mais l’équilibre est fantastique. Ce vin est vraiment très digeste. Un régal.

    Bon, j’ai dû manquer un peu d’imagination par moments, j’ai dû répéter « génial », « incroyable » plusieurs fois! Je crois que pour conclure, je dirais que c’était une soirée de ouf!!!!

    Merci Sylvain, merci à ton épouse, qui cuisine trop bien!!
    Cédric et Enzo: je suis très content de vous avoir rencontrés, au plaisir de vous revoir pour partager un moment comme celui-là.

    Je terminerai par une petite note mélancolique: en rentrant j’essayais de m’accrocher aux arômes des vins, en me disant que la soirée était passée tellement vite…
    Merci à tout le monde pour ce moment génial, c’est des soirées comme je les adore!!

    Mitsos
    Participant

    Et c’est parti pour mon 3e CR sur LPV (au bout de 50, j’arrêterai de compter!!)

    Saint Veran 2013, Cave des grands crus
    Blanc
    Robe jaune clair. Nez floral sympa. C’est frais et fruité en bouche, avec un milieu de bouche moyennement corsé et une finale moyenne. Peu complexe, c’est un vin d’apéro très sympa, parfait pour une mise en bouche. Bon à l’aveugle, on était à côté de la plaque! On a même entendu un retentissant « ça, c’est pas du chardonnay » 😉

    Ermitage de l’Orée 1993, Domaine Chapoutier
    Blanc
    Robe jaune assez foncé. Notes mielleuses et caramel au nez. L’attaque en bouche est fraîche et citronnée, puissante mais l’intensité diminue avec comme un creux en milieu de bouche et en finale. Pourtant, la persistance aromatique demeure, fine. L’accord sur le foie gras est top. Et le vin s’est amélioré au fil de la soirée. Une très belle bouteille.

    Savennières Roche aux Moines 2011 Clos de la Bergerie, Nicolas Joly
    Blanc
    Robe jaune clair/foncé. Arôme très fort au nez, que je n’ai pu identifié. Certains parlent de pomme, de cidre, et je me range à cet avis. La bouche est très vive, perlante. Je pense immédiatement à un défaut, mais le vin se tient. Un seul commentaire: c’est chelou!

    Nuits Saint-Georges 1er Cru Le Clos de la Maréchale 2010, Domaine Jacques-Frédéric Mugnier
    Rouge
    Rouge assez foncé. Le 1er né est sur les fruits rouges, puis se développent des notes fumées. En bouche, c’est frais, moyennement corsé. La structure est jolie, on sent le sous-bois, et le vin témoigne d’une certaine puissance. C’est très bon, la trame est serrée, dense, un vrai régal!

    Cornas 2000, Domaine Auguste Clape
    Rouge
    Rouge très foncé. Fruits rouges et poivre au nez. De la puissance, de la fraîcheur en bouche. C’est très bon, le vin ne fait absolument pas son âge, il en a encore sous la pédale.

    Mas Julien 2002
    Rouge
    Rouge vraiment très foncé. Nez sur les fruits noirs, les épices et le chocolat. En bouche c’est dense et puissant, les tannins sont là. C’est un très bon vin, sur la réserve, mais qui déploie déjà une belle complexité. Comme le précédent, il ne fait pas son âge. Il aurait mérité un carafage.

    Chateauneuf du Pape 2012, Domaine des Trois Plantiers
    Rouge
    Pas pris de note sur celui-là… Donc de mémoire: c’était chaud, très chaud en bouche, après la triplette, c’était un peu difficile…

    Chateau-Chalon 2006, Domaine Courbet
    Blanc
    Pas pris de note non plus… Alors de mémoire encore: jaune intense. Nez sur les fruits secs, avec de la noix bien sûr. En bouche, c’est frais et concentré, et l’accord avec la vieille mimolette est juste incroyable. Un vin à part dans cette soirée. J’adore le vin Jaune!!!

    Voilà pour le pinard!
    Sinon, côté cuisine, le Chamois était une merveille, le foie gras très bon, les frometons aussi, et les quantités impeccables. Et l’ambiance était bien sympa.
    Merci Marc pour l’accueil et merci à tous pour tout. C’était un excellente soirée!

    Mitsos

    Mitsos
    Participant

    Au cours de mes vacances en Ligurie (région côtière autour de Gênes en Italie), sur la partie ouest, j’ai pris le temps de me rendre au domaine Bruna, à Ranzo. Accueil charmant, en anglais. La dégustation a eu lieu en face de l’adresse du domaine, dans l’arrière boutique de l’épicerie.
    Je n’ai pas gouté les deux vins rouges issus d’assemblages à majorité de grenache (70%). Ce sont les cépages typiquement Liguriens, le Pigato en blanc et le Rossese en rouge, qui m’intéressaient principalement. J’ai ainsi pu gouter les blancs, sauf le « u Baccan », car disponible en trop petite quantité (j’en ai tout de même pris 3 bouteilles, je le goûterai donc prochainement !) et le rouge à base de Rossese.

    [b]Majé Pigato
    Riviera Ligura di Ponente 2013[/b]
    100% pigato. Sol argilo-calcaire. Age des vignes : jusqu’à 25 ans. Elevage en cuve Inox (100%). 15000 bouteilles par an.
    Jaune clair. Le nez n’est pas très expressif, la minéralité ressort tout de même de façon précise. En bouche, c’est frais, presque perlant, et très sec. La finale est courte. C’est un vin très sympa, simple et bien fait.

    [b]Le Russeghine Pigato
    Riviera Ligura di Ponente 2013[/b]
    100% pigato. Sol argileux avec des minéraux ferreux. Age des vignes : 25/45 ans. Elevage en cuve Inox (80%) et Fût de chêne français, peu grillé (un vin, les vins de 2012 ont vu les fûts neufs). 6000 bouteilles par an.
    Jaune clair. Le nez s’exprime sur les fruits à noyau, la sauge et le thym. La bouche est fraiche avec le même côté sec que le Majé. La finale moyenne en fait un vin plus riche, mais il nécessite quelques mois avant d’arriver à sa pleine expression, qui devrait faire ressortir la minéralité.

    [b]Rossese
    Riviera Ligura di Ponente 2013[/b]
    100% rossese.
    Rubi clair. Fruits rouge à pleins nez, avec un côté un peu réduit. La bouche est fraîche et fruitée, un peu courte. C’est simple et agréable, un vin d’été !

    Les deux vins blancs sont clairement des vins à associer à table. Ils raviront les sommeliers en quête de vins précis et secs, permettant des accords très intéressants…
    J’attends avec impatience de goûter le « u Baccan » !

    Mitsos

    Mitsos
    Participant

    Bonjour tout le monde,

    Ceci est mon premier post sur le forum. J’aurai mis le temps, mais je ne pouvais rester muet après cette soirée.
    Je ne détaillerai pas autant que mes autres compagnons, car tout a été dit à mon sens sur les vins bus jeudi soir.

    Comment décrire cette soirée? Qu’est-ce qu’elle avait par rapport à d’autres soirées dégustation/repas entre amateurs? Je me risquerais à un petit parallèle: c’est un peu comme un feu d’artifice. J’ai un souvenir génial du feu d’artifice dans ma petite ville de banlieue, j’ai assisté depuis à d’autres feux d’artifices dans différentes villes, plus ou moins grosses. Quand le bouquet final arrive, on est enchanté, on dit whaaaaaaaa!! La soirée chez Sylvain, c’était le feu d’artifice de la Tour Eiffel: à chaque salve, on croit que c’est le bouquet final, mais ça continue, toujours plus éblouissant! Alors un immense merci pour cette soirée, pour l’ambiance super sympa, et pour ces découvertes, car je n’ai jamais bu autant de bouteilles exceptionnelles, et certains vins figurent parmi les plus grands que j’ai jamais bus… Tout court!

    Bon, après ça, je vais tout de même essayer de commenter les 3 vins les plus marquant pour moi.

    Meursault 2005, domaine Coche-Dury
    Un nez grillé, presque brûlé, avec un grande profondeur. C’est élégant, raffiné. En bouche, c’est frais, avec du gras, le fruit revient en finale. Le vin s’accorde à merveille aux fromages à pâte cuite (tête de moine, comté). Pas démonstratif, c’est juste un modèle d’élégance et de distinction.

    Riesling Clos de Saint Hune 2005, domaine Trimbach
    Nez plutôt simple, qui me fait penser au départ à la cire, très agréable, qui se développe en puissance sur des notes d’essences d’agrume. La bouche est monstrueuse de concentration et de richesse. C’est phénoménal d’arriver à une telle matière, un tel équilibre sans que l’acidité ne prenne le pas sur le reste. La finale s’étire sur les agrumes. Impressionnant!

    Chateuneuf-du-Pape 2001, Château Rayas
    De couleur rouge, légèrement trouble, le nez est incroyable, iodé! Les mots me manquent car c’est d’une richesse exceptionnelle mais je n’arrive pas à mettre de mot dessus. La bouche est d’une rondeur extraordinaire, avec un côté salin d’une noblesse exquise. Et c’est long, long, long… Mais pas comme un navet interminable qui nous donne envie de quitter le cinéma en regrettant le prix de la place! Comme un coucher de soleil, qui brille de mille couleurs sur les nuages: on sait qu’il n’est pas éternel mais cet instant semble se figer! En un mot: Whaaaaaaaaaaaaaaaa!!!

    Bon, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé les autres, hein, attention, ce n’est pas ce que j’ai dit, loin de là!! Mais comme c’est mon premier post, j’ai voulu me borner à ceux qui entrent dans mon top 5!!

    Merci Sylvain, merci à ton épouse pour sa prévenance, merci à tous pour ce moment de partage, de convivialité et de vins d’exception.

    Dimitri

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