REMONDIERE Patrick

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  • REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour heureux gastronomes.

    Lorsque vous écrivez:
    « à ce moment la personne qui nous reservait le vin à répartir pourl’ensemble des l convives est arrivée jusqu’à moi où la bouteille s’est avérée vide; qu’est-ce qu’on fait me dit-elle avec un air interrogateur; j’ai horreur de cette pratique et encore plus dans un 3* »

    Je comprends que vous éprouviez quelque déception.

    Ce n’est pas de moi, mais j’aurais tendance à prendre au pied de la lettre la suggestion suivante: « Je m’émerveille toujours des pouvoirs de la gifle et du coup de pied au cul. »

    Pardonnez-moi cet écart s’il vous plaît, ces quelques mots de bonne humeur.

    Bien à vous.

    loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour Chacune, Chacun.

    Il est certain que l’étiquette ne fait pas tout, loin s’en faut. J’ai tendance, comme RaymondM je crois, à me montrer plus sévère lorsque les vins dégustés le sont étiquette découverte, et à plus forte raison lorsqu’ils sont chers. Dans ces cas là, ma démarche consiste toujours à apprécier le vin pour lui-même (caractéristiques, terroir, histoire, …) et ensuite à déterminer s’il justifie sa réputation. Comme tous, je n’aime pas être déçu par un flacon de noble lignée, de niveau insuffisant. Et ça arrive même avec des très grands. Par contre j’ai grande satisfaction à promouvoir dans mon Panthéon, les belles surprises. J’essaie après avoir connu un raisonnement spontanément subjectif, de me montrer dans la foulée objectif, sans chercher à remettre en cause 1855 et autres.

    Il est certain que l’étiquette ne fait pas tout, loin s’en faut, mais qu’est-ce qu’elle flatte. Elle participe au plaisir de la dégustation, et j’ai la faiblesse de croire que mon plaisir sera plus grand encore en dégustant un grand cru de beau millésime. Je succombe a priori aux charmes de ceux là dont la liste se veut la plus large possible parce que comme dit la chanson je suis « heureux comme un italien quand il sait qu’il aura de l’amour et du vin ». J’anticipe donc sur la dégustation, et j’aime choisir le bon flacon, la belle étiquette qui flattera tout le monde. Le verdict de la dégustation appartient à chacun mais personnellement, j’ai fait un premier pas dans ma joie de déguster, et si une catastrophe arrive, je dispose de doublures en prévision qui elles aussi me font anticiper la joie de savourer. C’est peut-être primaire, mais c’est comme ça.

    S’agissant de trouver des circonstances atténuantes à des crus dont l’origine est connue, je suis plutôt réservé. Quand un cru me déçoit, il n’est guère de prétextes recevables. Un vin d’amateur quel qu’il soit se doit être dans son créneau qualitatif ou mieux encore, évidemment. Sinon je garde un souvenir bien net des scories, et aurais tendance à jeter l’opprobre sur l’ensemble du domaine. Cependant magnanime,… j’accorde le sursis.

    Et puis s’il est des crus que l’on peut déguster étiquette découverte, il en est d’autres avec en plus…la contre étiquette détaillant leurs caractéristiques. N’est-ce pas encore plus simple ça…Mais là on s’éloigne du sujet sur le mérite comparé des dégustations à l’aveugle ou non.

    Bonne journée, et excellentes dégustations.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    oh !

    Nul doute que j’aurais apprécié la compagnie d’un gentleman.
    Nul doute que j’aurais apprécié l’intelligence d’un gentleman.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour Ganesh.

    N’ayant pas dégusté ce Taillepieds, je ne peux vous dire de quoi il retourne. Si j’ai l’occasion de plonger mon nez au dessus je vous dirai ce qu’il en est. Mais après ce vous avez écrit, je privilègierai une autre origire, ça ne fait pas de doute.

    Sauf si je suis invité…bien sûr.

    Dois-je vous remercier d’avance ?

    Bien à vous. Bonne journée.

    loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour Monsieur Audouze.

    Je vais tenter en m’expliquant ici de retomber sur mes pattes comme un chat agile.

    J’admets que certains dégustent à l’aveugle ou non pour moult raisons, parfaitement recevables. Il n’est qu’à lire les arguments des uns et des autres, tout à fait justifiés.

    Il est inévitable quelles que soient les conditions d’une dégustation, qu’un jugement, qu’une évaluation, aient lieu. Il n’est pas un amateur qui boive son vin pour étancher sa soif, et chacun ici se penche à juste titre sur ce qu’il déguste. Il n’existe pas dans ce cercle des « trous de sable », il y a donc au bas mot « estimation » au sens large, au sens noble du terme.

    C’est à cette notion d’estimation que vous apportez une distinction. Vous avez raison à mes yeux de distinguer les deux termes « juger » et « apprécier ». Mais chacun en la matière fait ce que bon lui semble sans perdre de vue l’objectif ineffable et suprême de tout amateur, de toucher au plaisir, au grand frisson. Cependant « juger » un vin n’interdit aucunement de « l’apprécier », même si ce jugement a lieu bien en amont de la dégustation finale. Si les gens trouvent de la satisfaction à juger un cru, si tel est leur désir d’approcher le monde du vin, il n’y a rien d’intolérable. Libre à eux d’agir à leur guise. Ils ne sont pas légion.
    L’appréciation d’un vin peut s’affranchir de cette étape, heureusement. Cette appréciation traite souvent de la comparaison avec des expériences passées, et d’autres fois ne vise que le seul plaisir procuré à un instant T.

    Dans le premier cas de figure chacun fait ce que bon lui semble encore, même s’il paraît puéril de toujours vouloir étalonner ses dégustations par rapport à d’autres. Dans le deuxième cas de figure, seul le plaisir, pour le vin lui-même, pour ce qu’il offre, compte. C’est recevable. Et pourtant, il n’est pas de doctrine en la matière.

    J’accorde personnellement beaucoup de crédit aux personnes qui privilégient avant tout leur hédonisme, faisant fi de l’approche et d’une évaluation techniques. Mais je crois que celles qui mettent en avant l’avantage d’avoir pré-évalué un cru sont dignes d’estime aussi. Je ne suis pas certain pour ces dernières, que la finalité de leurs dégustations vise à obérer leur plaisir. Au contraire rétorqueront-elles, je le parierais. Mais là encore, on n’en a pas fini avec les arguties que vous imaginez.

    Sur votre blog vous indiquez « Je rêverais de commentaires où celui qui a bu dit : « c’est bon » ». Vous adressant à un public d’amateurs, admettez que c’est un peu juste comme argumentaire. Des novices seraient plus dithyrambiques.
    Mais je comprends le dénuement d’une telle réponse et ce qu’elle suppose de sous-entendus. Comme lorsque j’étais gosse quand j’appuyais sur les antennes d’un escargot, vous avez promptement réagi. (l’expression n’est pas terrible, mais j’ai envie de la faire, pour sourire).
    Je sais que lorsque vous classez les crus lors de vos dîners, vous le faîtes par rapport au plaisir procuré ce jour là. Je ne suis pas à votre place, c’est la raison pour laquelle je peux seulement dire, qu’il me semble que vous adoptez une démarche cartésienne, même si vous vous en défendez puisque vous classez le plaisir du vin, et le vin lui-même. Comme beaucoup d’entre nous…avouez-le.

    Vous avez cent fois raison de vous élever par contre les juges du travail des autres, et des professionnels du milieu. Surtout ces jugements péremptoires. Mais vous le savez bien.

    Bien cordialement.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour Raymond.

    Si c’est à moi que vous vous adressez:
    Je ne dis pas ça. Je veux dire que connaître l’étiquette du cru permet déjà de le situer un peu, de rechercher si les sensations connues précédemment sont bien celles en cours. Moi ça m’aide, et ça m’évite d’être trop erratique, ce qui n’est pas grave quand même. Admettez que distinguer les caractéristiques d’un cru est un exercice particulièrement difficile, alors si on rajoute une couche de complications… Bien sûr on perd en objectivité, mais le but n’est-il pas de se régaler pour le vin tel qu’il se présente, avec son étiquette, ou en carafe?

    Mais connaître l’étiquette ne fait pas plus aimer le vin en question. Il n’y aucun doute.

    Bien à vous. A vous lire bientôt avec plaisir.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour.

    Pour m’inscrire en faux avec ce qu’écrit François Audouze de temps en temps, je voulais juste ici faire part de ma conviction s’agissant de la hiérarchisation des crus entre eux. Je n’écris pas préférence qui a pour moi un sens péremptoire comme si les choses étaient gravées dans le marbre.

    Ponctuellement un cru peut être préféré à un autre de plus noble origine. C’est indéniable puisque l’un est bâti pour durer alors que l’autre est constitué pour être apprécié plus rapidement. D’autres paramètres entrent en ligne de compte et l’équation de la préférence d’un cru vis-à-vis d’autres ne sera pas résolue aujourd’hui. Voilà qui pourra faire débat. Lors de dégustations il m’apparaît très difficile de tirer un bilan juste et immuable quels que soient les crus en présence. Mais bien que l’on s’en défende, oui, on classe, oui on préfère, oui on argumente, à l’aveugle ou non.

    Et François Audouze ne fait pas autre chose dans ses dîners, et il n’a pas tort forcément. Et il ne se contente pas de dire simplement qu’un vin est bon. Alors Monsieur Audouze ce mouvement d’humeur sur votre blog, toujours justifié ?

    Bien à vous, et excellentes dégustations

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour Ganesh.

    Merci pour ces commentaires.
    Souvent on fait des choix en tenant compte d’une réputation justifiée pour moult raisons.

    Se fier à l’étiquette présente quand même des risques, et je subodorre toujours de me tromper comme cela aurait été le cas ici. Lorsque je suis sûr de moi, j’y vais. D’autres fois, je délègue parce les hommes du vin savent de quoi ils parlent aussi. Là j’ai eu raison, grandement.

    Bien sûr, si les choses déléguées tournent en eau de boudin (affreux), je rappelle immédiatement le sommelier, c’est normal. ça ne m’est arrivé qu’une fois.

    Et puis parfois, partir à l’aventure c’est bien…

    A bientôt et bonnes dégustations.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour à nouveau.

    Chimbourg. Je m’attendais bien sûr à une réaction. Bertrand a eu la sagesse de ne pas donner suite à cette provocation somme toute légère, et c’est fort intelligent de sa part. Vous-même avez réagi, et vous avez bien fait. A vous deux comme à tous aussi, je vous prie d’accepter mes excuses.

    Je reconnais sans réserve les qualités de fin dégustateur de Bertrand et ce, depuis longtemps déjà, de ce temps où il excellait avec Jacques Luxey. Il participe sur LPV activement et défend ses avis avec argumentations. J’ai moins apprécié l’amalgame que vous savez, d’où ma pique de ce matin. L’affaire est close.

    Pour en revenir à l’impartialité, on a beau s’en réclamer, ce n’est pas toujours chose possible. La référence que vous citez est quand même hautement estimable, mais je ne crois pas marcher sur ses pas. Et d’ailleurs je vais rédiger bientôt 2-3 lignes pour m’inscrire en faux avec certains de ses propos. Ce qui ne m’empêchera pas de l’apprécier.

    Vous dites ne pas avoir besoin de lire une étiquette pour apprécier un vin. Ce n’est pas unique quand même, admettez-le. Je pense personnellement qu’en connaître permet de mieux situer le cru en question sur le plan gustatif et aide aussi à mieux cerner le contour des caractéristiques d’un terroir. Et j’ai besoin de toutes mes références pour éduquer verre en main mon apprentissage qui a débuté en 1980.

    J’imagine que vos dégustations visent à apprécier le vin pour lui-même et que vous allez au-delà de la seule ingestion. Vous arrive t-il de faire fi de l’étiquette et de ne pas vouloir savoir ce que vous avez bu ? J’aime bien savoir avant, mais je reconnais les vertus d’une dégustation à l’aveugle, pour jouer. Je prise moins celles qui consistent à partir à la découverte des potentialités de nombreux crus (>4) car je sature vite.

    Bien à vous et excellentes dégustations.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    A l’aveugle: Avec pour inconvénient peut-être d’avoir les papilles anesthésiées ???? Et le côté hédoniste, convivialité,etc…c’est de la littérature Bertrand?

    Etiquette découverte: Je préfère personnellement décrypter le vin indiqué par son étiquette. L’étiquette veut que les invités d’un hôte apprécient la même chose. Bien sûr on peut jouer de temps en temps.

    Et puis il y a les dégustations marathoniennes, mais c’est une autre approche.

    Bien à vous.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour Jérôme.

    Je laisse reposer les bouteilles quelques temps et vous en reparlerai. Je pense me régaler de celles-ci au vu des commentaires lus sur le forum. Faut-il que j’en prenne d’autres ( 2001 un peu plus cher 2002 2003 au même prix )?

    C’est en partie grâce à vous que je les ai acquises. LPV remplit bien sa fonction d’apporter la connaissance. A saluer comme de juste !

    Bien à vous.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour Vous.

    Quel que soit le sujet évoqué sur ce vivant forum, celui traitant des dégustations à l’aveugle ne fait pas exception à la règle qui veut que chaque propos soit nuancé et surtout toléré.
    Il n’est pas de diktat recevable en la matière et grand bien fasse aux gens de déguster comme bon leur semble, sur un plan technique, hédonique, par jeu, au petit déjeuner, en cachette tout seul, que sais-je encore…

    J’aime bien savoir ce que je déguste, en particulier si je sors des sentiers battus. Connaître l’origine offre quelques avantages non négligeables me semble t-il. Pour moi, déguster en toute connaissance autorise une meilleure appréciation des caractéristiques du terroir dont il est question, et me conforte en bien ou en mal, dans l’idée que je m’en fais. C’est un grand point. Cela permet également de mieux mémoriser celles-ci et de se constituer un référent plus fidèle de l’appellation, à mon sens. Le plaisir est là privilégié avant tout, et je ne souhaite pas que ces instants soient handicapés par quelques considérations ou incertitudes annexes, peu utiles.

    La dégustation à l’aveugle ne poursuit pas les mêmes objectifs. Tâter des vins comme Stakanov n’est pas mon truc et je suis heureux que d’autres pratiquent ces exercices et communiquent leurs avis. On à affaire là à des gens avisés qui acquièrent une expérience et un grand savoir. Leurs notes chiffrées et libellées sont fidèles, je crois et méritent grande considération. En comité restreint le jeu vaut d’être tenté, et reste ce qu’il est : une distraction. L’exercice ne doit pas être répété systématiquement pour cause de lassitude et de désintérêt. Of course.

    Dans un cas comme dans l’autre le Graal, c’est le plaisir immédiat ou prochain. Il me paraît plus aisé d’apprécier sur le moment plutôt que spéculer à terme. Si plusieurs vins sont dégustés à l’aveugle ou non, je reste par contre convaincu que les sensations procurées par chaque cru sont évaluées entre elles et même par rapport à certaines expériences passées. Il n’y a pas hiérarchisation mais la comparaison est très souvent inévitable, ou alors cet effort d’ignorer sa mémoire contribue à annihiler une partie du plaisir du moment.

    Mais je le répète, ces propos doivent être interprétés avec nuances.

    Bien à vous. Et bonnes dégustations.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour à vous.

    Les arguments de Frédéric et de Raymond sont bétons. D’un côté c’est vraiment dommage de constater les cœfficients appliqués aux crus proposés ici ou là alors que le plus gros de leur mérite en revient à l’exploitant. Imaginer par ailleurs une hausse du coût des repas n’est pas bien concevable.

    Je crois que les restaurateurs privilégient comme de juste leurs réalisations et qu’ils adoptent face au vin une attitude bien plus réservée. Pourquoi ? Parce que le vin entre en conflit sur le plan gustatif avec les créations culinaires. Le plus souvent le vin choisi l’est pour son rapport qualité/prix au sens le plus noble du terme. Rares à mon avis, sont les fois où la fusion est recherchée et trouvée entre solide et liquide et je pense que la plupart des gastronomes ne me démentiront pas. Ce n’est pas très grave car cela n’empêche nullement les heureuses harmonies. Le vin n’est pas l’ennemi des mets, il créée au contraire de belles alliances. Même si la troisième dimension n’est pas toujours au rendez-vous, n’est-ce pas là l’essentiel?

    On peut trouver sur les tables dignes de ce nom, on doit trouver surtout, des crus répondant au critère fondamental de plaisir, sans que les clients soient pour cela nécessairement rackettés. Il en existe plein, et le restaurateur offrant des vins de ce type n’en est que plus admirable. Bien sûr celui-ci connaît des contraintes qui échappent à nombre d’entre nous. Le client n’a toutefois pas à en pâtir, lui qui consent à payer un peu plus que de raison, qui apporte sa caution, il mérite le respect vrai.
    C’est heureusement le cas dans les établissements tel celui de Michel Bras. Il en existe d’autres. L’équilibre économique est bien trouvé ici, alors pourquoi ne serait-ce pas le cas ailleurs ? N’y aurait-il là chez les farfelus aux vins démentiels quelques velléités de profiter d’un libéralisme débridé. J’exagère ? Peut-être s’agit-il pour ces derniers de privilégier le plaisir de tous leurs clients potentiels avant tout. A voir.

    Bonne journée à tous.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Pour une formule bistrot:

    Le bistrot du sommelier dans le quartier Mériadeck, tenu par Hervé Valverde qu’accompagne une troupe compétente. Large choix de vins de Bordeaux et quelques trouvailles d’ailleurs. Cuisine moderne que j’apprécie de temps en temps.

    Loup.

    Le bistrot du sommelier
    163 r Georges Bonnac 33000 BORDEAUX
    05 56 96 71 78

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour 20Sang.

    Les sorties au restaurant posent le problème du poste vin en raison du choix permis et de l’acceptabilité des prix proposés. Dans le premier cas de figure la liste du livre de cave n’est pas toujours extatique et dans le deuxième, les crus offerts sont bien souvent à un coût exagéré. Il arrive aussi que ces deux paramètres soient concomitants, …un comble.

    Chacun imagine les arguments avancés par les restaurateurs et leurs justifications. (Les réalités économiques, les charges, le classique coefficient, le marché, la clientèle cible, les règles du libéralisme, …mais aussi plus rarement la générosité du tenancier, la satisfaction première du client, la sincérité de la démarche, les trouvailles du sommelier, …). En d’autres termes les raisonnements ne manquent pas, recevables ou non. Il est peu douteux que les responsables de ces établissements n’aient pas eu la présence d’esprit de réfléchir à ce problème. C’est donc en toute connaissance de cause qu’ils proposent de telles cartes de vins, bien ou mal constituées, aux prix délirants ou raisonnables, en se fichant de l’avis du client ou en souhaitant sa satisfaction., etc… Ce n’est pas grâce à cette tribune que les choses vont changer. A charge à l’amateur de naviguer ici au mieux de ses intérêts et moyens.

    En ce qui me concerne, je trouve encore raisonnable le coût des vins que j’avais initialement choisis. Je peux monter plus haut encore, mais là il me faut une justification supplémentaire. Je peux tripler sans doute aussi, mais cette fois-ci j’exigerai de toucher au sublime. Quant à dépasser cette borne, seules les pièces d’exception me feraient craquer, …exceptionnellement.
    Je comprends bien que tout le monde ne puisse adopter cette même démarche. C’est dommage, mais je crois possible de se régaler de belles choses sans bourse délier exagérément. Il faut ici chiner et faire fi des supposées grandes étiquettes et autres millésimes surcotés. Le challenge est même plus intéressant à relever. Et puis débusquer le bon cru au juste prix, c’est un satisfecit personnel non ?

    Chez Michel Bras, j’ai vu mon poste vin baisser de moitié en me régalant des trouvailles du sommelier. Pourtant un vin de table (Coucou d’E Da Ros), et un renoncement au bourgogne (Volnay de De Montille) avaient de quoi générer quelques doutes. Il n’en a rien été, et c’est en confiance que j’ai suivi des idées autres. Bien m’en a pris, et merci encore au(x) sommelier(s), qui ont fait montre d’impeccables qualités.
    Evidemment la carte pourrait comporter les références que vous indiquez, mais celle-ci peut-elle afficher tous les noms que chacun personnellement estime ? Ce n’est pas possible, le restaurateur doit élire les crus correspondants à des paramètres qui lui sont propres. C’est la loi.
    Je crois deviner certaines de vos limites budgétaires et je salue vos justifications quant au prix des vins proposés au restaurant et dans les autres circuits de distribution. Vous estimez les crus selon des critères bien à vous, sans vous laisser influencer par le prestige établi, et c’est tout à votre honneur. Vous jugez verre en main, c’est une attitude plus objective que celle qui consiste à se fier aux avis d’amateurs ou professionnels plus ou moins impartiaux.

    Reconnaissons à ces gens aussi leurs mérites. Entendons-les et faisons leur confiance de temps à autre.

    Bien à vous encore et bonnes dégustations. Craquez des fois pour un peu de folies..

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour Eric.

    Quelques heures impeccables qui sont trop vite passées. Splendide repas où tout est point d’orgue, notamment ce fameux gargouillou qui nous a scotchés. Chaque bouchée était différente comme c’est la règle pour ce plat. Trés surprenant et trés éducatif pour le goût. J’ai adoré tout le reste bien sûr, mais qu’est-ce que j’ai aimé aussi la crème glacée de truffe et à la fin ( au moment de la tisane – pour faire durer les instants ) le canard à l’eau de vie ( de prune je pense ) sans feu et de grande douceur. Quels beaux produits excellemment cuisinés évidemment.

    Nous nous sommes levés pour voir les hommes à l’oeuvre aux pianos au milieu du repas. Sérieux et forts sympas tous ces gens, trés appliqués. Il y a beaucoup à dire et tu emploies le mot juste en évoquant la philosophie maison. Pas de tape à l’oeil, mais une gentillesse réelle et extrème de tous et des réalisations culinaires à se pâmer.

    C’est le vrai bonheur. Quels gens !!!!!

    Retournes-y si tu as un peu de vague à l’âme et pour toutes les autres raisons aussi.

    Bien à toi Eric. Avant de consulter LPV à l’instant, je suis allé voir ton blog.
    Chapeau encore pour ces coups de maître. Je vais peut-être tenter le mille feuilles avac des framboises ce soir.

    Te raconterai.

    A bientôt. Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour Raymond.

    Je viens de corriger l’erreur. Merci pour ce conseil judicieux.

    Vous me rassurez en disant avoir beaucoup apprécié Mas Laval, et j’en regoûterai. Je retiens de cette expérience qu’il convient de temps à autre de faire confiance et de se laisser porter par des gens avisés.
    Je tâcherai de me montrer plus ouvert à l’avenir.

    Pour le Marcillac, je commence à fouiner dés aujourd’hui. Je fais confiance à votre sagesse et à votre expérience.

    Bien à vous et bonnes dégustations.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Eric.

    Je vous ai laissé un message ici, ma messagerie est en délicatesse avec moi !!!!

    Bonsoir.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Oups ! Autant pour moi. C’est dû à l’énervement causé par mon directeur.

    Eric, je ne vous oublie et vous raconterai mes dernières tentatives. Mais je suis au boulot et ne veux pas abuser. Extra votre financier… avec quelques libertés de ma part.

    Bien à vous.

    Loup.

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Bonjour Monsieur Audouze, bonjour 20Sang.

    Il n’y a pas d’ambiguïté, évidemment. Je viens de causer avec qui vous savez d’en haut ( trés haut), et après avoir bien rigolé suite à ces mêmes dégustations, il a été décidé de ne retenir aucune charge. Il vous est accordé le pardon puisque vous aimez aussi ces crus du centre du monde. Le casier reste immaculé.

    Je comprends bien que lorsque l’on s’engage, on se prête à la critique ou à la faute. Là, il n’y a rien de grave bien sûr, et je me doutais bien que vous n’aviez pas fait intentionnellement la relation négative que j’ai eu la susceptibilité de relever.
    J’avoue avoir un faible pour Tirecul, pour Yquem aussi, ça n’étonnera personne. Mais pour le Mombazillac, je suis comme Obélix, je suis tombé dedans tout petit. Et puis le Périgord, c’est toute ma jeunesse heureuse…

    Pour le Gew, quelle bêtise de ma part… Oh !
    Allez 20Sang poursuivez votre lutte contre les terroristes du gôut.

    Bonnes dégustations et excellent WE. Bien cordialement.

    Loup.

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