Forum Replies Created
- Replies
-
- 4 décembre 2008 à 20h22
- in reply to: Domaine Léon Barral, Faugères
marc de wolf écrivait:
——————————————————-
> Bonsoir,
>
> Propably the most exiting bottle I’m tasting this
> year. Out of space. Volatile, acidité, prodonfeur,
> plaisir, originale, unique. Dommage que je n’ai
> plus eu ce sentiment dans les millèsimes récents.Oui ça c’est considérablement assagi, beaucoup moins d »explosivité!
Loïck
- 24 novembre 2008 à 17h19
- in reply to: Domaine Léon Barral, Faugères
Trés serré mais bourré de fraicheur. les vignerons ont adorés (jp padié, helen durand, pascal lambert…)!
les photos: http://www.vinsdulanguedoc.net
- 7 novembre 2008 à 18h43
- in reply to: Domaine Peyre Rose
- 6 novembre 2008 à 17h21
- in reply to: Domaine Peyre Rose
- 5 novembre 2008 à 17h42
- in reply to: Domaine Peyre Rose
Enzo,
pour toi (dans le contexte du millésime, de la région) quel serait le prix normal pour cette cuvée?
PS: Peyre rose pas à la fête en ce moment…
Loïck
- 29 octobre 2008 à 21h33
- in reply to: Domaine Peyre Rose
Gilles T écrivait:
——————————————————-
> > et pourtant que c’est bon!!!
>
>
> Heureusement qu’il n’y a pas qu’une seule vérité,
> qu’il s’agisse de vin ou d’autres choses
> d’ailleurs. 🙁
> Bonne journée,
> GillesOui heureusement.
Au final, Je pense que les 98 sont bcp trop jeunes…millésime chaud est puissant. Il faut encore attendre 2-3 ans avant de les ouvrir. Les 2002 sont plus accessibles et peuvent être bus.
Loïck, le blog
- 29 octobre 2008 à 18h17
- in reply to: Domaine Peyre Rose
- 28 octobre 2008 à 19h45
- in reply to: Bar à Champagne … un vrai !
Bonjour Gweno,
Peut on avoir une idée des tarifs stp?
En tout cas très belle découverte, merci!!
Loïck
- 22 octobre 2008 à 17h50
- in reply to: Alphonse Mellot, Domaine La Moussière
Florian,
Le rouge n’était peut être pas dans sa meilleur forme. Récemment j’ai fait une dégust’ avec LPV Normandie et Picardie et plusieurs vins se goutaient pas très bien…alors que le thème était « coup de cœur »….transport, fatigue du palais…
Loïck
- 22 octobre 2008 à 17h21
- in reply to: Alphonse Mellot, Domaine La Moussière
Nous sommes reçus par Mme Mellot, au bureau, sur la place principale de Sancerre. Le ciel est couvert, le temps à l’orage. Nous rentrons dans la fraicheur des caves pour une belle dégustation d’un des plus réputé domaine de Sancerre.
DOMAINE ALPHONSE MELLOT – Sancerre – La Moussière blanc 2007 :
Nez vif sur les agrumes. Quelques notes d’herbes fraiches et de fruits blancs.
Belle bouche tonique et fraiche.
Belle entrée de gamme déjà de haut niveau. 14€.DOMAINE ALPHONSE MELLOT – Sancerre – Edmond blanc 2007 :
12 mois de barrique, dont 25% neuves. FML en barrique.
Nez riche, ample. On sent l’influence du bois à ce stade. Cela n’enlève en rien à la complexité du vin. Les fruits et la noisette complètent la palette aromatique au nez.
La bouche possède de l’ampleur et des épaules. Elle reste longiligne et portée par une magnifique fraicheur.
Un Sancerre sérieux et de garde, au plaisir immédiat.DOMAINE ALPHONSE MELLOT – VDP des Côteaux Charitois – Les Pénitents blanc 2007 :
100% chardonnay. Le nez est fortement fruité et révèle les marques de la jeunesse.
Frais, simple et agréable.DOMAINE ALPHONSE MELLOT – Sancerre – Génération XIX blanc 2007 :
Le nez balance entre le charme et l’originalité. Le miel et le pain d’épices s’imposent, sans oublier des notes plus classiques d’agrumes. Les aromes sont enivrants et sont annonciateurs d’une belle bouche aromatique.
La bouche est ample, à l’acidité présente mais enrobée dans la matière. Les notes de miel apportent au vin une trame aromatique splendide. Pointe d’acidité en finale.
Superbe Sancerre racé.DOMAINE ALPHONSE MELLOT – Sancerre – Edmond blanc 2005 :
Le nez embaume la mirabelle gorgée de soleil.
La bouche et mur et persistante. Finale puissante avec un poil de sucre qui enlève du charme au vin.
C’est bien je préfère les profils avec un petit peu plus de vivacité.DOMAINE ALPHONSE MELLOT – Sancerre – La Moussière rouge 2007 :
On ne peut pas se tromper, c’est du pinot : cerise noir, épices et minéralité.
La bouche est assise sur des tanins présents et astringents. La matière est fine et fraiche.
C’est strict pour le moment mais c’est aussi très jeune. 14€.DOMAINE ALPHONSE MELLOT – Sancerre – La Demoiselle rouge 2007 :
12 mois de barrique. Vignes sur sol silex.
Le nez est d’une sensualité irrésistible. Les fleurs se mêlent aux fruits rouges pour donner un ensemble de grande classe.
Le pinot caresse le palais. Le fruit est mur, fin, accompagné par des tanins de qualités.
Un vin demi corps plein de charme.DOMAINE ALPHONSE MELLOT – Sancerre – En Grands Champs rouge 2007 :
Le nez possède un supplément de complexité comparé au précédent.
Les épices se mêlent aux fruits et la minéralité. L’ensemble est profond.
Belle matière dense. Maturité du fruit impeccable, alliant fraicheur et tanins enrobés.
Superbe pinot mur et complexe.DOMAINE ALPHONSE MELLOT – Sancerre – Génération XIX rouge 2007 :
Vignes sur calcaire de Busanceys.
Le nez est dominé par la framboise. Cet arôme particulièrement distingué est concurrencé par une très belle minéralité. C’est très expressif.
La bouche allie à merveille une matière mûre et dense à des tanins puissants et aussi bien mûrs.
L’équilibre et (presque) parfait. Malgré la grande maturité la fraicheur est toujours présente et nous fait penser que ce vin n’aura pas peur du temps.
On tutoie l’excellence. Un grand vin.Je tiens tout d’abord à remercier Madame Mellot, d’une part pour nous avoir accordé du temps et d’autre part pour sa gentillesse (elle nous a offert une bouteille d’Edmond 2005, sans faire aucun achat). Ce mélange de disponibilité et d’humilité nous à beaucoup plu.
Les vins tutoient les sommets, notamment en rouge ou les différentes cuvées m’ont impressionné par leur volume et la qualité de l’équilibre.
Les blancs sont aussi de grande qualité. La fraicheur est omniprésente ainsi que le gras et la matière sur les grandes cuvées.
A noter aussi des entrées de gamme de très belle facture.Moi qui suis toujours réticent à aller visiter les grandes maisons, je suis conquis par celle-ci.
Loïck, le blog
- 19 octobre 2008 à 15h55
- in reply to: Domaine La Terrasse d’Elise
Trois ans après notre première visite chez ce talentueux vigneron de St Jean de Fos, les stocks étant quasiment vide et afin de prendre des nouvelles du domaine, nous prenons rendez-vous avec Xavier Braujou pour 14h00.
CR: Domaine Terrasse d’Elise
Sous un soleil de plomb nous rejoignons le domaine. Après une franche poignée de mains, nous allons directement à la cave pour une longue dégustation.Il me semble avoir quitté cet endroit la veille, rien n’a changé ni le vigneron, ni la sympathique ambiance.
Xavier nous explique que grâce au bon fonctionnement du domaine il a réussi à arrêter le bois de chauffage pour gagner sa vie. Il peut maintenant se consacrer non plus à 100% mais à 200% à la Terrasse d’Elise. Il a toujours autant d’énergie et de conviction pour son vin. Il a évolué, s’est ouvert au monde du vin : visite chez les plus grands (Montcalmes, Grange des Pères, Peyre-Rose…), a décidé de répondre aux sollicitations de la presse (visite récente de la RVF qui est restée 3h00 et devrait sortir un papier sur lui à l’automne)…la Terrasse d’Elise n’a pas changée, elle a évoluée dans le bon sens.
Passons à la dégustation.
Chardonnay 2007 :
Robe prononcée.
Nez très ouvert, porté sur la pêche et les fruits jaunes en général. Elevage présent au nez.
En bouche c’est puissant, gras mais pas dénué de fraicheur. Légère amertume en finale.
XB 2006 :
Robe violine.
Nez expressif. Fruits noirs, cerise à l’eau de vie.
La bouche est florale, fraiche et gouleyante.
Un vin facile, c’est ce qui est recherché ![b]
Cinsault 2007 :[/b]Nez ressemblant à une syrah : c’est fumé et floral.
La bouche est très aromatique. Le vin est juteux, caressant le palais.
C’est craquant de fruits et craquant tout court !
[b]
Pradel 2004 :[/b]Nez moins expressif que le précédent. Ca pinote et c’est floral.
La bouche est caressante. Les tannins sont arrondis, et très agréables.Ils confèrent à la bouche une belle structure et donne de la profondeur à l’ensemble.
Une facilité et un plaisir indéniable.
Carignan 2007 :
Réduit au nez. Puis des notes animales et poivrées apparaissent.
Le vin est tannique, un peu brut à ce stade.
Pigeonnier 2004 :
Nez sur les fruits noirs et lui aussi très animal.
Le vin est puissant, réglissé et possède beaucoup de fraicheur.
A attendre pour assouplir l’ensemble.
Mourvèdre 2007 :
Le nez est floral et poivré.
La matière est très fine, les tanins puissants et gras.
C’est très, très beau avec une finesse incroyable.
[b]
Mourvèdre 2006 :[/b]Des fruits rouges frais au nez. A l’aération ils s’accompagnent de fruits noirs.
De la finesse, encore de la finesse avec bien sur une structure sérieuse pour ficeler le tout.
Syrah 2007 :
De la syrah à plein nez : violette, lard fumé, fruit noirs et poivre. C’est complexe et évocateur d’un vin très aromatique.
Le vin est juteux, sanguin. La trame tannique est imposante et impose quelques années avant de le déguster.
[b]
Elise 2003 :[/b]Le nez est très réduit et ne laisse pas percevoir grand-chose.
Le vin velouté, la bouche puissante et les tannins très présents.
La trame est serrée, dense et les tanins en finale agresse la bouche.
A attendre impérativement pour enlever toute la fougue et la sauvagerie actuelle.
Une bien belle dégustation à nouveau !
Une cuvée Elise de garde, un puech (le blanc) très sérieux, un pigeonnier puissant et affirmé, un pradel au sommet de la gourmandise et du plaisir qui étonne par sa trame.
Comme dit récemment la gamme est remarquable et offre un panel de vins sérieux mais différents dans leurs profils.
Il me tarde de regouter Elise 2003 après quelques années de garde et un bon carafage. Même si on retrouve un surplus de tannins par rapport aux autres millésimes ce vin n’est pas tombé dans le « panneau 2003 ».
Xavier à de beaux jours devant lui et continu à mener à bien le travail qualitatif instauré au domaine : culture raisonnée, petits rendements, élevages longs (24 mois pour Elise, 12 mois pour le reste, tout en barrique sauf XB).
Bravo, encore une fois bravo.
Loïck, le blog
- 13 octobre 2008 à 18h40
- in reply to: Petite dégustation entre amis
oui 2002 pour les rachais.
Loïck
- 25 septembre 2008 à 14h46
- in reply to: Quand les cercles picard et haut-normand fusionnent, les Crs.
- 25 septembre 2008 à 3h31
- in reply to: Château de Cazeneuve, Pic Saint Loup
Bonjour Laurent,
Si je peux t’aider…n’hésites pas.
Loïck
- 24 septembre 2008 à 15h47
- in reply to: Château de Cazeneuve, Pic Saint Loup

Avant notre départ tant redouté de l’Auberge du Cèdre, nous décidons d’aller rendre visite au voisin d’en face, le Domaine de Cazeneuve.
Sans prendre rendez-vous, nous nous présentons au caveau de dégustation ou nous sommes reçus par le maitre des lieux, André Leenhaardt.
Première question : « vous connaissez mes vins ? ». Bien sur nous connaissons, mais pas tout !
André Leenhaardt a racheté le domaine en 1998, à l’époque majoritairement planté en raisins de table. Il arrache et replante principalement syrah, grenache, mourvèdre (le cépage fétiche d’André Leenhaardt).
Le premier millésime est vinifié en 1992 avec une cuvée principalement issue de Syrah. Par la suite les cuvées vont s’équilibrer et donner trois cuvées (principalement sur des terroirs d’argile rouge, dixit le patron) : les Calcaires (syrah, grenache, mourvèdre, cinsault, élevé en cuve et en barrique pendant 12 mois), le Roc des Mates (75% Syrah, 15% Grenache, 10% mourvédre, 12 mois de barrique dont 15% de neuves) qui est un massif dans le Pic St Loup, et le Sang du Calvaire (100% mourvédre, 24 mois de barriques en grand partie neuves) qui est une parcelle spécifique de mourvèdre.
Le premier blanc est vinifié en 1997 (50% de roussanne, du grenache, du viognier, du rolle et du muscat). Les parcelles sont sur des terroirs d’argile blanche dont certains sont en altitude (entre 300 et 400 mètres).
Un rosé est vinifié en fut et est un 100% mourvèdre.
La discussion s’installe peu à peu. André Leenhaardt est un personnage extrêmement sympathique et très simple à aborder. Il nous raconte sur un ton amusé la première visite de l’INAO en Pic St Loup : les autochtones ont servis à ces messieurs leurs meilleurs crus dans des bouteilles en plastique. C’est vrai, ça surprend et, aujourd’hui, ça nous fait bien rire !
Nous commençons par le blanc 2005 (AOC Coteaux du Languedoc, Pic St Loup). Le nez est puissant, anisé, herbacé et porté par les fruits blancs.
L’attaque est iodée. La bouche est ample, sudiste et de belle fraicheur. C’est bien fait et il nous fait forte impression.Le 2006 à un profil plus basé sur la vivacité mais possède les mêmes caractéristiques aromatique et les mêmes atouts.
Nous enchainons sur un magnifique rosé de saignée de mourvèdre, puissant, corsé et atypique. La bouche possède quelques tannins et fait preuve d’une personnalité bien marquée. C’est vineux et vraiment beau. Attention, à mettre à table !
Les Calcaires, entrée de gamme en rouge, a un nez marqué par les fruits rouges. La bouche est sans aspérité et dotée d’une belle gourmandise.
Nous attaquons les rouges de garde et de demi garde.
Le Roc des Mates 2004 est marqué par un nez fumé, sur les fruits noirs et la garrigue.
La bouche est fine avec des tannins bien présents qui doivent s’affiner avec le temps. C’est un rouge sérieux et un très beau Pic St Loup.Le Roc des Mates 2005 est plus profond, le nez possède lui aussi des notes fumées très marquées. Elles sont accompagnées de notes puissantes de fruits noirs. Le nez est un peu marqué par l’élevage mais cela devrait s’estomper avec le vieillissement.
La bouche est « musclée », les tannins marqués et sauvages en font un vin qui doit attendre. Joli potentiel.Puis pour nous montrer le potentiel d’évolution de ses vins le vigneron débouche une bouteille de Roc des Mates 1999 (millésime comparable au millésime 2004) au nez animal, à la bouche toute en finesse et à la belle finale aromatique. Un très beau qui va m’inciter à garder mes 2005.
Nous enchainons sur un vin de table 2006, 100% carignan. Un carignan à dompter, très puissant, marqué par des tannins qui monopolisent la bouche. C’est mur, c’est du tout bon. A carafer ou à attendre.
Nous terminons avec le GRAND vin cher à son créateur, le Sang du Calvaire 2005. La robe est dense, noire. Le nez est dans une phase de fermeture mais laisse échapper des nuances animales et de fruits mur.
La bouche possède une matière dense. La trame tannique et de grande qualité. Le vin est serré. C’est un très beau mourvèdre, bien maîtrisé, qui promet un vin sublime dans quelques années.André Leenhaardt est un vigneron dont la sympathie n’a d’égal que la qualité de ses vins. La gamme est exemplaire. Les rouges sont sérieux et à attendre pour extirper tout le potentiel. Le blanc est un des plus beaux du Pic St loup et mérite des mets de qualité. Le rosé atypique et de grande classe.
Sans aucun doute un domaine INCONTOURNABLE, tout en haut du Pic !
Loïck, le blog
- 23 septembre 2008 à 17h54
- in reply to: Quand les cercles picard et haut-normand fusionnent, les Crs.
- 19 septembre 2008 à 19h06
- in reply to: IL VINO D’ ENRICO BERNARDO
Le concept est particulier et ne peut qu’attirer une population d’amateurs. La déco est sobre, peut paraitre froide à certains.
En rentrant dans ce restaurant très « bon chic bon genre » d’aspect, on se demande si la cuisine est à hauteur des prix annoncés et surtout si le vin est vraiment roi.
L’accueil est cordial, soigné, bien.
Belle vaisselle, des verres très élégants, des nappes blanches immaculées et une carte qui se résume en 2 pages… Plutôt surprenant pour un restaurant possédant de nombreuses références de vins.
Reparlons du concept. Pour le déjeuner 4 menus : express à 50€ (entrée, plat, dessert un verre de vin accompagne chaque plat), à l’aveugle à 75€ (entrée, plat, fromage et dessert, 4 verres de vin), menu cèpes à 190€ (entrée, 2 plats, fromage, dessert 5 verres de vins connus à l’avance), menu premières truffes blanche 390€.
Il y a aussi la possibilité de prendre un plat. Il sera choisi par le chef en fonction du verre de vin que vous prenez. Les combinaisons vont de 25€ à 70€.
Dernière possibilité : descendre à la cave, choisir une bouteille, le chef vous concocte un menu en fonction de votre choix.
Le moins que l’on puisse dire c’est que tout est complètement centré autour du vin, c’est une première confirmation.
Nous optons pour la formule à l’aveugle. Nous ne savons ni ce que nous allons manger ni ce que nous allons boire.
A l’apéritif nous choisissons un pinot gris Italien. Simple léger et floral.
L’entrée est une porchetta de lapin froide servie avec un jus de veau. La porchetta est confectionné comme une terrine : le centre est garni de légumes frais, de pancetta et d’un œuf de caille dur ; le tout entouré de chair de lapin. C’est frais et extrêmement fin.
Le premier vin possède une robe claire aux reflets verts. Le nez est minéral, végétal et floral. La bouche possède un bel élan, porté par l’acidité. La fin de bouche est « grassouillette ». Par élimination je vais vers la Savoie. Mais bien sur….C’est un sancerre 2006 de chez Vacheron.Le plat est un filet mignon de veau servi rosé, accompagné d’un jus aux truffes et de cèpes confits. Ce plat est une merveille ! Le veau et les cèpes (fondant, au cœur moelleux ; un délice) bénéficient d’une cuisson parfaite.
Le vin est bien évolué. Un nez sur la truffe, le café et le pruneau. Une bouche dense, puissante, aux tanins raffinés et à la finale « thé noir ». Ce vin est racé et nous épate. C’est un Hermitage La chapelle 1995, servi en magnum. Accord grandiose !Le Fromage est un comté millésimé 2003. Une pure merveille entre la puissance aromatique et la finesse de texture. Il est accompagné de son plus fidèle compagnon, un vin jaune du jura de Jacques Puffeney.
En dessert, nous avons droit à un tiramisu crémeux et fondant à souhait. La texture est aérienne, ça fond, c’est bon, je fonds. Il est accompagné d’un vin servi dans un verre noir. Au nez je pars tout de suite sur un muscat (nez d’abricot). La bouche est effervescente et là bingo, c’est un moscato d’asti. Tout faux, c’est un birbet. Vin rouge Italien pétillant. C’est gourmand, facile à boire (4%), et l’accord avec le tiramisu fonctionne très bien.
Pour terminer, nous dégustons la cuvée 7 de chez Kracher, servie en double magnum. Nez imposant, liqueur énorme, balancée par une magnifique acidité. Un vin hors norme, qui régale !
Superbe repas. La cuisine est raffinée, les accords réussis et le service impeccable (mêlant simplicité et sérieux). Le vin est roi, il est l’élément central autour duquel tout gravite. Le rapport qualité prix me semble correct puisque pour deux nous payons 162€.
A recommander à tous les hédonistes curieux.
Loïck, le blog
- 10 septembre 2008 à 15h45
- in reply to: Auberge du cédre – Lauret
Philippe,
Je me retrouve complétement dans ton descriptif!
Loïck
- 9 septembre 2008 à 19h42
- in reply to: Auberge du cédre – Lauret
— moved topic —
- 23 juillet 2008 à 16h01
- in reply to: Domaine Henri Bonneau, Châteauneuf-du-Pape
CHATEAUNEUF DU PAPE – Henri Bonneau – Marie Beurrier 1997 :
La robe commence à évoluer, ce n’est pas flagrant.
Le nez est immanquablement sudiste. Garrigue, tapenade et surtout des notes de cacao. A l’aération des notes animales de cuir envahissent le verre. C’est complexe et très fin.
L’attaque est incroyablement fraiche. Le vin est dense, toute en finesse guidé par une trame tannique de grande qualité. Le vin est toute en longueur. La trame aromatique est splendide et prolonge le vin sur une finale très cuire.
Autant je suis le premier à dire quand un rapport qualité/prix n’est pas bon, autant pour ce vin je ne regrette pas les 100€ investis ! Bonneau est un mythe mais sur cette bouteille il le mérite.
Loïck, le blog