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- 15 octobre 2007 à 15h01
- in reply to: Domaine Puech Lazert
Puech Lazert 2003
Autant vous dire que ce fût un weekend end très frustrant pour moi car aucun des vins que j’ai ouvert ne m’a convaincu (santenay 1er cru clos des mouches de chez Muzard, givry 1er cru servoisinne du domaine de la ferté…).
J’ai essayé de me rattraper avec un de mes chouchous et ça n’a pas marché non plus.
Le vin se présente sous une robe noire extrêmement prononcée. Le style est annoncé : sans concession.
Le nez ressemble plus à un vintage de maury qu’à un vin sec. On retrouve le pruneau et le chocolat de façon insistante. C’est un poil lourd.
Le vin est ultra puissant. Grosse matière portée par de jolis tanins. On sent un poil de sucrosité. La finale est portée par l’alcool et laisse un sentiment écœurant.
Millésime mal négocié à mon sens, car le vin est lourd. Dommage ! A revoir dans quelques temps, j’aurai peut être du essayer un carafage long.
Vivement le weekend prochain!!!!
- 14 octobre 2007 à 22h03
- in reply to: le vin au fil de l’eau
Oui le bateau était une location
voici l’adresse
https://www.alpha-croisiere.com/fr/accueil.aspLoïck
- 12 octobre 2007 à 16h01
- in reply to: le vin au fil de l’eau
voila pour les photos!
- 12 octobre 2007 à 3h24
- in reply to: le vin au fil de l’eau
Yves,
Je trouve ton méssage pleins de bon souvenirs! Retournes y c’est splendide.
Babsi, éffectivement il n’y a pas la peur du gendarme. A 6 km on est pas trés dangereux!
Loïck
- 11 octobre 2007 à 20h34
- in reply to: le vin au fil de l’eau
« Bourgogne côtes du Cochois cuvée les Rompeys 2005 : de chez qui ? »
Domaine du champs de l’abbayeLoïck
- 1 octobre 2007 à 14h36
- in reply to: Clos Marie, Pic Saint-Loup
A ce vieux Simon, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vu. Toujours autant contant de le revoir en tout cas !!
Il n’a pas pris une ride. Robe pourpre sans trace d’évolution. Belle concentration.
CR: SIMON 2002
A la première inspiration tout cela me semble bien en place.
Notes balsamiques, chocolat au premier abord. A l’aération on perçoit une trame intense faite de fruits noirs et de notes de garrigue.
Le nez sans être extravagant est fin et de belle classe. Les aromes sont nobles. Il est droit comme un I ce Simon.
Attaque droite, étirée. D’entrée on distingue la grande finesse de ce vin. Les tannins sont serrés sans être trop présents. Ils permettent au vin d’avoir ce coté sérieux et austère qui lui va si bien. La bouche est tendue, structuré. La fin de bouche est délicate, une finale balsamique et une pointe d’acidité qui rehausse le tout.
J’adore ce vin car c’est le type de vin qui, une fois la bouteille terminée, à un goût de revenez-y synonyme de grande buvabilité.
C’est un vin strict (ne voyez pas là une critique, au contraire !) et sérieux de style septentrional, de grande classe.
Patron, une autre !!
A bientôt Simon, j’espère…
- 17 septembre 2007 à 15h50
- in reply to: Domaine Olivier Pithon
CR: Domaine Olivier Pithon, Laïs, 2004
J’ai découvert ce vin il y a environ 12 mois avec le vigneron aux crus du Soleil.
Bien que je n’ai pas pu échanger très longtemps avec le vigneron il m’a semblé accessible et sympathique et surtout un grand passionné.
A l’époque ce vin m’a paru droit et minéral avec une trame très précise.La robe est or soutenue, un poil ambrée. Peut être a-t-il déjà évolué.
Le nez est bien ouvert mais ne possède pas de vivacité. On retrouve des arômes de poire confite, de mirabelle, de pâte feuilleté et de genêts. En remuant le verre la minéralité s’exprime et se fait de plus en plus présente. La complexité du nez laisse présager un vin épanoui en bouche.
Attaque fine, joli gras. Puis, le vin s’étire et laisse place à une grande droiture. La finale s’exprime de façon généreuse avec une grande minéralité qui reste bien en bouche.
Un vin au style très « septentrionale » épuré en bouche et sans concession. Il a magnifiquement accompagné un poulet au citron confit ! Bravo Mr Pithon !- 6 septembre 2007 à 2h57
- in reply to: Le guide Dussert-Gerber 2004
(:P) ah lala, quelle rigolade ce site!
- 3 septembre 2007 à 18h18
- in reply to: l’Oustal Blanc
Minervois – 2002
Le domaine de l’Oustal blanc fait beaucoup parler de lui, en bien naturellement. Récemment créé il est géré par le tandem Cambie / Fonquerle. Il est aujourd’hui représentatif du renouveau et du travail de qualité opéré dans le Languedoc, on peut parler de viticulture d’art « cousu main ». Tout cela pour résumé la minutie et la recherche de qualité.
Premier millésime du domaine, la robe dense laisse présager du style.
Le nez capiteux est marqué tout d’abord par les fruits à l’alcool et les herbes aromatiques. Il évolue sur des accents de pruneaux et de fruits noirs.
L’attaque est douce, veloutée. Le vin enrobe le palais dans un élan racé. Les tanins sont gras et bien patiné La bouche se termine sur une pointe d’alcool qui se fond bien dans une très belle finale.
En conclusion un très joli vin. Il combine race et finesse sans oublier une belle puissance. Je suis curieux de découvrir les autres millésimes.
- 26 août 2007 à 21h37
- in reply to: Domaine Alain Chabanon / Font Caude
Deuxiéme visite de notre séjour à Montpeyroux : Le domaine Alain Chabanon.
Bien que je sois passionné de vins du Languedoc je n’avais jamais encore goûté les vins de ce domaine de référence.
Le domaine ne se trouve pas à Montpeyroux mias à quelques kilométres, à Lagamas.
Alain Chabanon ne reçoit que deux demi journées par semaine : le mercredi et le samedi matin.Sous un soleil souverain (et oui ça arrive, c’est qu’on la pas beaucoup vu
celui-là), nous nous rendons à Lagamas aux alentours de 10h30.Alain Chabanon en personne nous accueil dans son caveau de dégustation. Nous parlons de choses diverses (son pays natal la lozére, le vin, son bras déficient…), la consversation est engagée.
Curieux, il nous demande tout d’abord comment nous avons connu le domaine. Moi, fort simplement je lui signale que son domaine est aujourd’hui une référence dans le monde du vin.Avant que la dégustation commence il nous présente, de façon succincte, son parcours, son domaine.
Enfant de l’Aubrac sont franc parlé est rafraîchissant. Deux expériences ont marqués son passé de vigneron : une chez Alain Brumont (qui peut expliquer la profondeur de ses vins et les longs élevages pratiqués), une autre en corse ou il découvre le vermentino (qu’il plante ensuite sur on propre domaine).
Le domaine est en bio depuis 2002. Les plus jeunes vignes ont 7 ans et les plus anciennes 31 ans, cela laisse presager du potentiel qu’il a sa disposition. Il a à ce jour 18 hectares, dont 15 vinfiés.
Il a aujorud’hui 6 cuvées et en fera bientôt 7 (en plus du merle aux alouettes, il va vinifier le petit merle aux alouettes).Fort naturellement nous commençons par les vis blancs :
Vin de table – DOMAINE ALAIN CHABANON – Le villard (assemblage 2001/2003) :
100% chenin, 120 grammes de sucre résiduel. Elevage long, 48 mois dont 30 en barriques.
La robe est ambrée.
Le nez révèle de légère notes d’oxydation : noix, café. Il se fait de plus en plus enivrant à l’aération.
LA bouche est voluptueuse et fort liquoreuse. Elle s’impose sur un sucre équilibré par la forte acidité naturelle du chenin.
La finale, très longue sur la noix, nous laisse rêveur d’un dessert au café !
Ce vin est une véritable prouesse d’équilibre. A conserver….longtemps !
25€ les 50clVin de pays d’oc – DOMAINE ALAIN CHABANON – Trélans 2004 :
Environ 50/50 Chenin et Vermentino.
Robe claire et brillante.
Le nez révèle des aromes floraux, fruités et minéraux. Encore un poil fermé, du à une mise en bouteille récente.
La bouche est droite comme un I, l’acidité digne d’un blizzard russe des plus dévastateurs et tranchante comme un sabre. La matière n’est pas en reste avec une droiture hors norme et une puissance maitrisée (sans maitrise la puissance n’est rien…). Cela forme un ensemble rigoureux et sans équivoque.
Vin de garde sans hésiter. Grand vin.
23€ la bouteilleCoteaux du languedoc – DOMAINE ALAIN CHABANON – Rosé Trémier 2006 :
Ce rosé de saigné, élevé en barrique, est composé de 55% de mourvédre et de 45% de carignan
La couleur de la robe, magnifique d’intensité, annonce un style puissant et chaleureux.
Le nez est atypique pour un rosé, car on perçoit au 1er abord de notes animal. Viennent ensuite des notes de fruits rouges frais et de fruits rouges confis. Le nez est très intéressant et gourmand.
L’attaque est très fraîche et possède beaucoup de finesse. L’ensemble de la bouche est structuré est puissant. La bouche dégage des aromes de cerise griotte.
L’ensemble est très homogène et mêle de façon remarquable la puissance et la finesse. Ce rosé est un rosé de gastronomie et mérite des mets plutôt relevés.
8.5€ la bouteille.Coteaux du languedoc – DOMAINE ALAIN CHABANON – Campredon 2006 :
Un p’tit jeune pour commencer la dégustation des rouges. Assemblage de 50% de syrah , 31% de mourvédre, 14% de grenache, 5% de carignan.
Robe opaque et noire.
Nez fermé. Une senteur d’olive noire ressort de l’ensemble.
La bouche est dure et très tannique. Aie, mes gencives ! Vin trop jeune. Je note le sérieux de l’ensemble. A revoir dans 12 mois.
10€ la bouteille.Coteaux du languedoc – DOMAINE ALAIN CHABANON – Les boissiéres 2001 :
90% de grenache et 10% de syrah. 30 mois d’élevage.
Robe typique du grenache : peu coloré et très jeune.
Le nez évoque la cerise confite, les épices.
Attention, là c’est très sérieux : la bouche est droite, élégante, profonde et racée ! What else ?
Superbe grenache, d’une race magnifique.
24€ la bouteille.Vin de pays d’oc – DOMAINE ALAIN CHABANON – Le petit merle aux alouettes 2003² :
75% de merlot, 15% de mourvédre, 10% de carignan.
Robe très sombre, impénétrable.
Le nez se partage entre les nuances fumées et les notes de cassis. Un Pue monolithique à ce stade.
La bouche là aussi est dure et tannique.
Le vin est très austére.
23€ la bouteille.Coteaux du languedoc – DOMAINE ALAIN CHABANON – L’esprit de font caude 2002 :
50% syrah, 35% mourvédre, 10% carignan, 5% grenache. 36 mois d’élevage, dont 24 mois en barrique. Le prochain assemblage se fera sur la base de la syrah et du mourvédre à 50/50.
La robe est encore fois fort prononcée.
Le nez nous offre des parfums d’olive noire et de réglisse, accompagné de fruits noirs.
Bouche est tendue et précise. Les tannins sont sérés, la matière profonde et soyeuse.
Même si cette cuvée est encore jeune on sent le potentiel et le caractère affirmé.
Futur grand vin.Durant la dégustation Alain Chabanon nous a affirmé vinifier ses grandes cuvées pour qu’elles soient optimales dans 10 ans. Cela se ressent sur ses vins. Les vins du domaine sont profonds, racés et droits. Sans aucun doute, ils font aujourd’hui parti de l’élite de la région.
Je salue grandement Alain Chabanon, personnage sympathique et entier qui nous régale de vins hors norme.- 21 août 2007 à 17h59
- in reply to: CR: Montpeyroux !
tiens en parlant des vins de l’horloge:
Le vendredi 4 août au soir nous avons réservé une table au bar à vin la terrasse du Mimosa à Montpeyroux (ex vin de l’horloge). Le concept est novateur; bar à vins, caviste, restaurant, le rêve!
Nous commençons à l’apéritif par :
Vin de pays du mont Baudile – MAS DU POUNTIL – Blanc 2006 :
Assemblage de clairette et de roussanne.
Robe jaune clair à reflets verts.
Le nez, très développé, offre un festival de senteurs allant des fruits jaunes à l’anis en passant par des nuances herbacées.
Gras et enjôleur il offre un très bel équilibre. La finale estivale nous offre un fruit intacte et frais.
Joli vin d’apéritif peut aussi être servi sur des poissons. 8€Puis nous continuons avec :
Vin de pays de l’hérault – MAS CARANOVE – Blanc 2006 :
100% grenache blanc
Nez de poire confite et de cire.
Gras, puissant rond et facile. Peu d’acidité, mais très digeste. 4.5€Sur le plat :
Coteaux du languedoc – DOMAINE DE LA JASSE CASTEL – La jasse 2004 :
Robe pourpre très prononcée.
Nez capiteux de baie sauvage, de poivre, et de fruits noirs.
Attaque charnue. Vin velouté et aux tannins élégants, il bénéficie d’une colonne vertébrale directrice lui permettant de garder de la droiture. La finale possède une puissance aromatique très agréable et vraiment distinguée (baies sauvages).
A découvrir sur un pavé de rumsteack au poivre.
Super resto alliant convivialité, bon rapport qualité/prix, qualité des mets et des vins (la sélection des vins des Montpeyroux et est unique) ! Allez y nombreux!
- 20 août 2007 à 13h54
- in reply to: Domaine La Terrasse d’Elise
Bjr,
L’ai rencontré il y a 2 ans je confirme la gentillesse et la passion du personnage (que j’ai croisé au bar à vins la terrasse du mimosa à montpeyroux).
voici mon compte rendu:
https://vinsdulanguedoc.over-blog.com/article-6254502.html
T’a t’il fait gouter son terret bourret?
Loïck
- 26 juillet 2007 à 18h04
- in reply to: Corbières, Castelmaure
ok
Loïck
- 26 juillet 2007 à 14h00
- in reply to: Corbières, Castelmaure
oui mais dégusté non carafé, ceci explique cela
Loïck
- 26 juillet 2007 à 0h33
- in reply to: Corbières, Castelmaure
Cave d’Embres et Castelmaure – Grande cuvée 2005
Robe sombre, violine.
Nez ouvert, dévoilant deux facettes : les fruits et les épices.
On perçoit tout d’abord un coté confit traduit par le pruneau. Puis viennent les fruits rouges frais qui apportent de l’élégance. Dans un deuxième les épices apparaissent et sont principalement marqués par les notes de garrigue (thym, cade…). Je pense que le nez va encore gagner en complexité à l’aération.
On devine aussi une pointe de café (élevage).En bouche le fruit est omniprésent (très belle rétro olfaction qui dévoile les aromes de cade) et est accompagné d’une structure tannique bien présente. Le vin se termine sur une finale tannique (qui assèche) et épicée.
Un vin sérieux, et accessible à aérer pour assouplir les tannins.
- 24 juillet 2007 à 13h54
- in reply to: La Vigne Perdue
A mon sens il est de garde. Cela ne fait aucun doute étant donné qu’il est issu d’une vinification oxydative. Sa structure va lui permettre d’évoluer positivement plusieurs années.
Loïck
- 23 juillet 2007 à 18h49
- in reply to: Domaine Pouderoux, Maury
Robe limpide, légèrement dorée et relativement claire.
On distingue quelques reflets verts. Le nez est très fruité et laisse apparaitre des notes de fruits de la passion confits. On peut aussi distinguer des arômes herbacés et minéraux.
L’entrée en bouche est grasse. Le vin est élancé avec un corps svelte. Il se termine sur une belle trame acide qui apporte une grande fraicheur au vin. Le vin joue sur le registre minéral en bouche, ce qui lui confère une grande élégance.
- 17 juillet 2007 à 17h14
- in reply to: La Vigne Perdue
Sans nul doute un vin unique : 0,6 hectare de gewurztraminer, élevage sous voile, le tout dans l’Aude, 553 cols, un millésime unique (2000). La vigne fut arracher après ce seul millésime car déclarer illicite (bêtise quand tu nous tiens).
Et oui cette « vigne perdue » est une rareté. Le vigneron Jeff Carrel signe un vin extra-ordinaire est unique.
La robe est dorée magnifique et bien prononcée.
Le nez est déroutant (surtout pour quelqu’un comme mois qui n’a pas l’habitude des vins oxydés). On perçoit tout d’abord, un aspect fruité/floral typique du cépage : le célèbre duo rose/litchi. Ces arômes sont loin d’être entêtant mais au contraire tout en élégance.
Puis viennent des arômes plus puissants, ou l’on distingue à la fois la minéralité et le caractère oxydé du vin (noix, noisettes torréfiées).
Le tout se combine magnifiquement bien.L’attaque en bouche est voluptueuse. Elle tapit le palais pour s’installer en milieu de bouche sur une fine amertume. Cette amertume se prolonge en finale bien aidée par une acidité tranchante. Et là le vin se prolonge, se prolonge, se prolonge. C’est superbe. Du grand bonheur. Magnifique sur une assiette de jambon pata negra!
C’est pour moi un coup de cœur car ce vin m’a presque ému par sa singularité et son caractère. Je lève mon verre à Jeff Carrel !

- 26 juin 2007 à 21h12
- in reply to: Domaine du Clos Roca
Bonjour à tous,
Une nouvelle tragique à lire sur le site d’un caviste.
https://www.vpoint.fr/FR/actu.php?PHPSESSID=92e174967c3732c7f9964ab011cb07a7
Le vigneron est décédé le 9 juin.
Tous mes vœux de condoléance à la famille.
Je l’avais rencontré, il est était vraiment attachant et sympathique.
Tout cela est bien triste.Loïck
- 16 mai 2007 à 13h14
- in reply to: Domaine Peyre Rose
Caveau grains nobles. Nous avons assisté à une dégustation de haut vol en compagnie de Marlène Soria propriétaire et créatrice du domaine il y a une vingtaine d’années.
Tout est partie de rien comme par miracle…à St Pargoire dans l’Hérault.
Marlène qui travaille dans l’immobilier, en bord de mer, achète une demeure dans un milieu plus rurale, (comme elle aime le dire) pour venir y séjourner pendant ces congés.
L’immobilier s’essouffle et Marlène est condamné au chômage technique. Elle décide donc de défricher la garrigue pour y planter de la vigne. L’idée première est de faire un petit vin pour s’amuser.
Les vignes sont plantées entre 1984 et 1987. Majoritairement syrah complété de grenache et de mourvèdre pour les rouges. Pour le blanc roussanne, rolle, ugni blanc et terret. 17 hectares sont plantés en 3 ans.
Dés le début les vignes sont cultivé selon les principes biologiques et les sols sont vierges de toute molécule de synthèse.
La première vinification a eu lieur en 88 et la première mise en bouteille en 90. Sans matériel suffisant Marlène Soria décide de se rapprocher de la cave coopérative. La coopérative lui demande alors un engagement de 25 ans. Elle refuse. Elle doit donc écouler un stock d’un vin méconnu du Languedoc. Autant dire que c’est perdu d’avance. Que cela ne tienne le bouche à oreille fonctionne et ses vins arrivent jusqu’à Robert Parker, sans retenu devant la qualité de ces crus. La légende Peyre-rose est née.Aujourd’hui le domaine possède 23 hectares en rouge et 2,5 hectares en blanc.
Deux cuvées sont faites en rouge avec des élevages en cuve (30% des 2002 ont été passé en foudre) très longs (jusqu’à 4 ans) :
– Le Clos des Cistes – 15 % grenache, 85% syrah – Entre 18 et 20 hectos/hectare. Le plus accessible dans sa jeunesse et le plus fougueux et sauvage après 10 ans de garde. Il possède plus d’acidité et de tannins que Syrah Léone. Il a plus de fruit que Syrah Léone et se traduit par une trame aromatique très large : garrigue (thym, laurier…) , ronce, mûre, animale, sous-bois…..Potentiel de garde énorme.
– Syrah Léone – 15% mourvèdre, 85% syrah – Entre 18 et 20 hectos/hectare. Plus fermé dans sa jeunesse que le clos des cistes, il semble le plus en place des deux après 10/12 ans de garde et moins fougueux. Il possède plus de rondeur et d’onctuosité que le Clos des Cistes. La trame aromatique et là aussi très impressionnante : épices, garrigue, grillé, café, torréfié, chocolat…sous bois et animal au vieillissement. Lui aussi possède un potentiel de garde impressionnant.
– Une troisième cuvée verra le jour d’ici 3 ans sur des vignes plus jeunes (30% grenache, le reste en syrah)En blanc une seule cuvée est produite. ORO à aussi un élevage qui lui confère une onctuosité et une puissance folle. La trame aromatique est invraisemblable : fruits jaunes et blancs très mures, miel, cire, noix, noisette…
Voici le détail de la dégustation :
CR: Clos des cistes 1993 :
Robe encore jeune légèrement dégradé sur le bord.
Nez minérale, fruits rouges très murs, thym (magnifique), rose fanée…puissant et complexe.
La bouche est puissante, fluide avec une belle acidité. La finale est dure et tannique, limité agressive.
Vin sauvage de demi-corps. Il ne semble pas être en place car fait preuve d’agressivité en bouche. Le nez lui est magnifique.CR: Syrah Léone 1994 :
La robe est plus évoluée que les cistes 1993. Un vrai dégradé orangé sur les bords qui montre l’évolution du vin.
Le nez est puissant. Sous-bois, champignon, pain grillé, café.
Le vin en bouche est harmonieux. Plus abouti et beaucoup mieux en place que son prédécesseur. Le vin est droit et s’étire délicatement.
Vin harmonieux, à son apogée. Il garde une fraicheur intacte.CR: Clos des cistes 1995 :
Robe rubis quasi intacte.
Fruits rouges très murs, confiture de myrtille, animale. Le nez fait place à une complexité remarquable.
Suave, gourmand. Toujours un surplus tannique imposant en finale accompagné d’acidité rafraichissante.
Lui aussi très sauvage, semble moins en place et du coup moins à son avantage que Syrah Léone 1995.CR: Syrah Léone 1995 :
Robe évolué, légèrement orangé.
On retrouve la même puissance au nez : Fruits cuits, très marqué champignon, cuir.
Bouche tendu avec des arômes de cuir très présents qui allongent la finale. La construction de la bouche est splendide.
Vin très abouti, fin. Tout semble en place. Quel vin !CR: Clos des cistes 1996 :
Robe un poil évoluée.
Le nez s’affirme puissamment sur des notes de fruits frais et de garrigue. Semble en phase de transition car moins complexe et moins évolué que les millésimes précédents.
La bouche est sanguine avec une attaque imposante qui laisse présager un corps splendide. En effet, le vin est élégamment structuré autour de tannins bien marqués. Splendide ! Quelle fraicheur ! Il gagne en finesse et en précision par rapport aux autres millésimes. C’est grand.CR: Syrah Léone 1996 :
La robe commence à évoluer.
Le nez est boisé (du au terroir selon Marlène Soria), fruits noirs, chocolat et animal.
L’attaque est puissante et compacte. Le vin est opulent en bouche et impose sa matière.
Tout comme cistes 96 le vin est plus précis et plus nette. Très belle construction de bouche.CR: Clos des cistes 1998 :
Robe jeune non marquée.
Le nez est épicé (cannelle) accompagné de fruits noirs. Le nez est fermé.
La bouche est pleine concentrée avec des notes de cerise burlat. Finale sauvage.
Le vin est massif et structuré avec un surplus tannique bien marqué. Promis à une très longue garde.CR: Clos Syrah Léone 1998 :
Robe jeune mais beaucoup plus translucide que cistes.
On retrouve comme sur cistes 98 un nez épicé sur la cannelle, plus ce côté boisé.
Moins sauvage que cistes en bouche plus rond mais lui aussi armé de tannins solides.
La garde, la garde, la garde… les 98 sont d’une jeunesse hallucinante.CR: Clos des cistes 2002 (30% de foudre):
Robe beaucoup translucide que les millésimes précédent….étrange.
Le nez embaume la confiture de mûre et de cerise noire, léger boisé et notes de chocolat.
La bouche est fraiche la trame aromatique est bien présente en bouche et le vin fait preuve de puissance, la bouche est bien structurée. J’aime beaucoup.
De millésime en millésime les vins s’affirment de façon plus précise et plus fine.CR: Syrah Léone 2002 (30% de foudre):
Robe beaucoup plus profonde que Cistes.
Le nez fermé, on perçoit quelques notes de grillé / boisé.
La aussi la bouche est plus précise. Le milieu de bouche possède un joli moelleux. Bouche étendu et opulente qui finit sur des tanins bien assis.
Il est aussi à garder avec une construction plus solide que Cistes.CR: ORO 1995 :
Robe dorée très colorée.
Nez ultra puissant : banane, poire très mure, ananas grillé, amande, noisette.
Bouche solide très grasse bâtie sur la matière. Le vin développe des arômes de noix et s’écoule lentement vers une finale XXL.
Ce vin est déroutant : la matière est énorme mais il n’est pas dénué de finesse.CR: ORO 1996 :
Robe plus foncé, cuivré.
Le nez est plus évolué que 95 : miel, cire, noix, pain d’épices ?
Beaucoup plus frais et fin que 95. Il possède un supplément de finesse indéniable. La finale elle aussi est marquée par la noix.
Ce vin et plus aérien que le 1995 mais plus évoluéQue dire ? Splendide. Mais analysons.
Il y a un vrai style Peyre-Rose : des robes très jeunes, des nez envoutants de complexité et de puissance, des vins sauvages en bouche.
Personnellement je préfère Cistes à Syrah Léone (moins fermé, moins compact) lorsqu’il est jeune et Syrah Léone (mieux en place) à Cistes lorsqu’il est plus vieux.
Autre constat : au fur et à mesure des millésimes les vins gagnent en finesse et en précisions, ainsi qu’en pureté. Ce qui est sur c’est qu’il ne faut pas les boire avant 10-12 ans, car c’est à ce moment qu’ils vont acquérir toute leur complexité aromatique si extraordinaire.
Quand à Marlène Soria moi je l’ai trouvée attachante, simple et passionné. Un vrai moment de plaisir avec une femme qui à la passion et le sens du vin et qui sait transmettre des émotions simples.PS : pas de millésime 99, 00 et 01 car du à des problèmes de revêtement dans les cuves Marlène à du jeter l’intégralité de ces trois récoltes. Elle a résisté financièrement mais cela n’a pas était facile.