Jean-Louis COSTE-CLEMENT

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  • Merci pour ce CR et ces commentaires, me concernant j’aurais été inquiet compte-tenu des températures actuelles ! Et quel est ce modèle de verre ?

    C’est surtout un long élevage dans des fûts totalement colmatés par le temps qui explique la particularité de la Réserve des Célestins, qui est une sélection de fûts d’une parcelle sur La Crau. Ce 2011 a été embouteillé et commercialisé à l’automne 2017, en jeunesse les vins n’ont pas la même typicité et c’est le long élevage qui fait la différence. Par contre avec l’œil brillant et un sourire malicieux, Henri Bonneau disait qu’ « avec le temps le pinot grenache » et pas l’inverse

    Merci, côté tarifs c’est clair mais à quoi l’* peut bien renvoyer ? Après cave long terme et expédition de vos vins.
    Aucune description des lieux et du système de stockage ?

    Si c’est vraiment moins d’1€ par an et par bouteille bravo, et dans quelques années toutes les caves seront chez eux !

    Aucune polémique de ma part, on peut se faire plaisir avec des vins sur la « jeunesse » et c’est le but.

    Mais il y a quelques années, une mini verticale d’Hermitage rouge du domaine m’avait convaincu qu’il faut attendre 15 ans pour qu’ils commencent à gagner en complexité : 2006 avait un beau fruit mais 2001 commençait juste à se dévoiler, 1999 était superbe. Et la plus belle bouteille était aussi la plus ancienne, un 1981 que j’avais amené sans conviction et qui était totalement épanoui ! Ou pour certains apogée dépassée

    CR: E. Guigal Turque 2000

    Sans aucune coordination, cette Turque 2000 venait de la cave du beauf et en parallèle avec la Côte Brune 2009 de Julien Barge.
    L’âge se voit directement, la robe est grenat avec des notes d’évolution mais la couleur est toujours bien présente. Une bouche ronde et veloutée, des tanins totalement assouplis mais une petite amertume en finale me dérange. Ce reste de bois va s’atténuer au fil du temps mais restera présent et me gêne, je me suis toujours questionné sur ces longs élevages en fûts neufs qui sont une marque de fabrique. Une belle bouteille mais grande non, et avantage à Julien. Dans 10 ans je ne sais pas…

    CR: Domaine Barge Côte-Rôtie Côte Brune 2009

     

    Pas plus tard qu’hier soir, pour profiter d’un rafraichissement relatif après une première pluie ! Et surtout pour accompagner une superbe côte de bœuf au barbecue et des frites maison chez mon beau-frère.
    Juste sortie de la cave, une relative fraicheur lui convient et lui donne de la finesse. A l’ouverture le nez ne parle pas beaucoup mais la bouche est fine et nette, précise et avec une pointe de vivacité. C’est étonnant compte-tenu du millésime, aucune marque d’élevage et uniquement la pureté des fruits rouges, avec de beaux tanins qui glissent tout seuls. Superbe exemple de ce que la Côte rôtie peut donner. Je nettoie mes lunettes et je ne me suis pas trompé, c’est bien 2009 et on ne sent pas du tout la chaleur du millésime.
    Encore une bouteille qui a bien évolué et qui me semble à point !
     

    • in reply to: Inflation

    Merci Oliv, voici enfin une vérité qu’il faut répandre ! Mais en fait le vin n’est pas un placement et c’est aussi simple que ça !…
    Les coûts et les risques du transport et du stockage, l’évolution du change, les contrefaçons : autant de freins pour bien pressurer sa bouteille. Et ça évolue parfois : « en 2010, les Bordeaux représentaient 96 % des vins vendus sur la bourse spécialisée « London International Vintners Exchange » (Liv-ex), contre 1 % pour les Bourgogne. Une décennie plus tard, la part de marché des vins bordelais est tombée à 42 %, contre 18 % pour les Bourgogne. » Forcément ça ne fait pas baisser les prix en Bourgogne !
    Et attention : « en France, l’Autorité des marchés financiers (AMF) met aussi fréquemment les investisseurs en garde contre le risque de malversations. Entre janvier et fin juin 2022, le régulateur a ajouté 8 nouveaux sites internet, dont 7 concernant l’investissement dans le vin, qui agissaient sans disposer des autorisations nécessaires. »

    Sympathique discussion, qui en d’autres temps aurait déchainé le village gaulois !

    J’adhère totalement : le vin est fait pour être bu lors d’un repas et c’est vraiment sa raison d’être. Et lorsque l’accord fonctionne le vin ne s’additionne pas au plat, il le multiplie d’un facteur exponentiel. Et quand ça ne fonctionne pas tant pis. Mais cela ne m’empêche pas de servir la plupart de mes bouteilles à l’aveugle, juste pour qu’un premier avis soit donné sans l’influence de l’étiquette. Et je pratique toutes les dégustations citées sauf les symposiums luxueux, je ne vois pas ce que c’est ! Et une dégustation amicale c’est forcément avec un thème, même s’il peut être large.

    L’effet de séquence est un phénomène amusant, qui fait qu’on juge un vin en fonction du précédent. Alors de plus en plus souvent, en dégustation dans un domaine, je demande si je peux faire le chemin à l’envers et les regoûter en sens inverse. Je trouve ça instructif, surtout quand la cuvée d’entrée de gamme résiste à l’exercice voire s’est bonifiée !

    Façon Astérix en Corse : « Comment ça elle te plait ma sœur ? » Suite à des déconvenues pénibles, j’ai arrêté d’ouvrir la sœur jumelle surtout quand la première est excellente. La seconde peut facilement être banale même si elle sort du même carton mais ça c’est la magie du vin.

    Ouvrir 20 bouteilles pour 12 participants c’était effectivement « raisonnable » !

    Merci pour ce retour Patrice, mais était-ce bien une initiation ? Car je doute qu’on puisse faire beaucoup mieux en Australie ?…
    Belle sélection, beaux vins qui vont crescendo et j’ai été surpris par l’absence de terroir dans une approche type INAO. Le cépage qu’on veut, où on veut et c’est parti ! L’âge des vignes est parfois impressionnant, la quantité produite aussi et presque comme en Bourgogne.
    Le même vin dans trois fûts à des phases lunaires différentes donnait trois perceptions différentes, mais est-ce bien le seul paramètre ? Les variations d’une bouteille à l’autre sont parfois importantes.
    Bon, on avait quand même la crème et je suis content de l’avoir fait !

    Ce n’est pas du négoce au sens classique du terme ! Dans les deux cas c’est vinifié par les domaines qui mettent en bouteilles.
    Pour Equis c’est de l’achat de raisins, toujours de la même parcelle, ce qui permet de la surveiller et de guider celui qui travaille ses vignes.
    Pour Gaillard ils récupèrent aussi des raisins mais je me demande si la parcelle n’est pas à eux ?

     

    Merci pour ce compte-rendu effectivement divers et varié, mais j’ai bloqué devant l’Hermitage Marquis de la Tourette 2019 que je ne connais pas. Ou alors Delas a repris d’anciennes étiquettes ?
    Pourtant c’est domaine des Tourettes maintenant, d’où sort cette bouteille ?…
    Je n’ai jamais compris pourquoi on avait certaines appellations uniquement dans une couleur et d’autres dans deux ! Il doit y avoir une raison ?

    Merci Patrice, et superbe souvenir. J’avais commencé en faisant quelques photos, puis ensuite entre le dressage, le service et le simple plaisir d’être là, j’ai un peu zappé. Mais ça donne quand même une idée, et il n’y avait « que » 4 plats !

     

      

    Même si Vieilles Fontaines 1990 était bouchonné, les vins se goûtaient très bien. Le Chablis ne faisait pas son âge, ma dernière Château Grillet 1993 était la meilleure, l’Hermitage blanc 1986 était une confirmation et 2004 se met en place mais rien ne presse. Roussanne VV 2007 truffait à l’ouverture puis ça lui a passé, mais aucune note oxydative et difficile à situer !
    En rouge le magnum de Côte rôtie VV 1999 de Tardieu-Laurent m’évoquait un La la la, la grande classe sur un boisé bien intégré. Clape 1990 était excellent même si déclinant, et après un Beaucastel 2001 quelconque, Hommage 2001 étonnant de fruit et de pureté.
    Superbe soirée et merci les amis !

    « une Syrah pleine de personnalité égalant sans sourciller de nombreux St Jo » et c’est normal !
    Bien que classé en IGP Ardèche, cette cuvée est composée de parcelles de Saint Joseph pas suffisamment qualitatives pour mériter de terminer dans l’unique vin du domaine. Et du coup, pour bien marquer la différence, ce n’est même pas revendiqué en Saint Joseph…

    J’arrive peut-être un peu tard, mais en tous cas le lieu est magique et dans le domaine du Tunnel, sur les hauteurs de Saint Péray :

    https://www.lesbarrask.fr/

    Et c’est pas une cave c’est une cathédrale…
    Bon week end et sinon d’autres en profiteront certainement !

    • in reply to: Idealwine

    Mise à prix : 255€ | Estimation : 400€(hors commission)

    Pour 2 magnums donc estimation = 200€

    Le prix de départ puis le prix de vente c’est autre chose, je ne parlais bien que d’estimation (visible en haut à droite de chaque fiche)

    C’est l’ancien patron de Carafes en folie, restaurant sur les quais à Tournon qui a été vendu il y a quelques années. Très sympathique, belle carte des vins très souvent à prix domaine avec un droit de bouchon réduit. Il n’avait pas que des vins natures mais aussi de très belles références !
    Amusant, 212 bouteilles ça ne fait même pas un fût ou alors il en a gardé 88 pour lui ? Il aurait pourtant 4 hectares de vignes et un autre Saint Joseph

    • in reply to: Idealwine

    Tout s’éclaire quand on regarde et qu’on voit que :
    [list]
    [*]Le premier lot est un magnum IGP Alpilles Trévallon (Domaine de) Eloi Dürrbach 2018 à 200€.
    [*]Le troisième lot est le même en format bouteilles estimation 80€, c’est peut-être plus cohérent entre bouteilles et magnum même si 2 x bouteille + 40€ c’est un peu beaucoup.
    [*]Le second lot n’est tout simplement pas le même vin car il s’agit de Coteaux d’Aix-en-Provence Trévallon (Domaine de) Eloi Dürrbach 2018 estimation 110€. Un Côteaux d’Aix est donc plus cher qu’un IGP Alpilles, le seul souci c’est qu’un vin qui n’existe pas ne devrait pas avoir de côte !
    [/list]
    Alors pourquoi 80€ et 110€ en format bouteilles ? Certainement parce que du coup les références de transactions ne sont pas les mêmes dans les 2 cas, et je ne pense pas qu’Idealwine ait une côte construite à partir de la totalité des ventes !

    • in reply to: Idealwine

    Bonjour,

    On est forcément un certain nombre à avoir reçu ce mail, où Idealwine parle de ses 20 ans alors bon anniversaire à Ideal ou I deal ! J’ai toujours trouvé ce nom extraordinaire avec ce double sens.
    J’avais souvenir de les avoir connus en 2002, et la première enchère pour mon compte était dans la vente du 28/04/2002 : ils avaient donc 3 mois d’existence. Le projet était génial en nous permettant de participer aux ventes aux enchères de vin partout et sans nous déplacer. A l’époque j’ai fait quelques belles affaires, même si mon compte garde la trace de lots que je n’ai pas achetés mais c’est sans importance. J’ai aussi souvenir d’un des créateurs que je retrouvais au péage pour lui remettre et/ou récupérer quelques bouteilles.
    Ah nostalgie, quand tu nous tiens ! Qui était inscrit chez eux avant ? Le démarrage de ce fil est quelques années plus tard…
    Bon dimanche
     

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