Jean-Louis COSTE-CLEMENT

Nous avons 1 invités et 0 utilisateurs enregistrés en ligne.

Forum Replies Created

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 1,461)
  • Replies
  • Oui Eric, je suis d’accord et en plus il a l’humour un peu limite non ?

    Vin doux ou liquoreux (Pour le dessert et la touche finale)
     

    Bonjour,

    Je confirme, ça fait un moment que l’ami Didier avait préparé l’affaire et devant son insistance j’avais fini par accepter. Lorsqu’il me dit que mon destin serait lié à celui d’Eric B , nous nous organisons pour arriver ensemble à Villepreux et faire plus connaissance dans le train. On échappe à l’écueil « anciens combattants » mais on confronte nos points de vue sur l’évolution du monde du vin, et globalement nous sommes d’accord : ce n’est plus vraiment ce que c’était ! Et ça fait presque 20 ans plus que 15 Eric…

    Marylise nous attend à la gare pour nous ramener chez elle, où on salue Pascal son mari que je connaissais aussi de l’an dernier. On installe nos affaires et on part tranquillement à pied rejoindre le lieu de la dégustation. Et ce n’est pas comme dans un petit village gaulois, on commence par un buffet en mode banquet et au secours il y en a beaucoup trop ! Mais au moins on commencera rassasiés… et désaltérés !

    Bonjour à quelques uns que je connais déjà mais aussi à d’autres inconnus, y a pas de raison, et on commence. Et là pendant un instant je me demande ce que je fais là, dégustation de Comté et de Châteauneuf du Pape quelle drôle d’idée mais bon, j’y suis j’y reste. Et la présentation des AOP Comté et CDP m’intéresse, je découvre plein de choses sur ce fromage militant, en circuit coopératif court. Et si on fait de grands vins avec de bons raisins, pas de raison que cela soit différent pour le fromage pour lequel il faut du lait de qualité.On trouverait beaucoup de points de comparaison entre Comté et CDP et c’est normal, la définition de l’AOP c’est toujours une zone géographique et des conditions de production. Dans les deux cas il y a une fermentation, un élevage et un agrément : OK, au boulot maintenant.

    Et justement une assiette arrive avec 5 Comtés différents, produits à des périodes différentes. On regarde, on sent juste après avoir cassé la languette de Comté sous le nez, puis finalement on goûte. Et c’est comme le vin, 3 Comtés avec des laits de novembre 2023 ont 3 goûts différents, 3 textures différentes. C’est un produit vivant : on n’a jamais goûté de vins de producteurs différents et ayant le même goût, c’est donc normal. Simplement je ne saurais pas où trouver 3 Comtés ayant le même âge pour reproduire l’expérience, pour les vins j’ai moins de problème !…

    On commence par les Chateauneuf du Pape blanc et en dégustation pure c’est le Clos du Mont-Olivet qui me plait le plus. Une richesse maîtrisée, de beaux parfums et une pointe de vivacité mais l’accord avec le Comté ne fonctionne pas. Le CDP blanc d’Elodie Jaume a besoin d’un peu de temps puis est aérien, discret et fluide et il va se laisser porter par le Comté. Le 3ème blanc ne m’a pas convaincu.

    Alors en rouge c’est l’aventure, une série de 3 et une série de 2. Je crains le pire mais non, malgré leurs tanins tous ces CDP rouges vont composer avec le Comté et arriver à survivre. Les accords ne sont pas exceptionnels mais pourquoi pas, même si je ne change pas d’avis : si par hasard Comté et CDP rouge s’unissent c’est un mariage de circonstance mais point d’amour !

    Je découvre Gabriel Lépousez et l’assemblée boit ses paroles, il est jeune mais nous parle pourtant d’ « Umami » et il faudra que j’essaie de faire bouillir une carcasse de poulet pendant 6 heures pour approcher cette cinquième saveur. Eric n’en parle pas mais pourtant les poissons ne volaient pas à l’évocation de ce mystère ! Merci pour l’invitation et longue vie à la PCVT. La recette du succès est simple, des intervenants et des produits de qualité, une ambiance amicale et chaleureuse et j’ai vécu une expérience à part… Seul regret, je tousse et me mouche encore abondamment presque une semaine après !

    Bonjour Quentin,

    Je ne suis pas surpris par ces commentaires sur ce millésime « too much », sans la fraicheur veloutée et l’équilibre de 2020. Je n’ai jamais compris cet engouement pour le millésime 2019 en rhône nord, marqué par de grosses canicules qui commencèrent tôt (fin juin de mémoire). Avec souvent de la dureté tannique, des arômes un peu cuits, les vins n’étaient pas très aimables en jeunesse et si les tanins sèchent ça va être désagréable. Un millésime bizarrement plus équilibré dans le sud, avec un peu de vivacité.
    Confinement et couvre-feu ont-ils faussé le jugement à l’époque de la sortie de ces 2019 ?

    Sujet intéressant et récurrent, certains dégustateurs ayant tendance à trouver très facilement un goût de bouchon voire « une pointe liégeuse », « une déviation liégeuse » et autres degrés dans la perception.

    Me concernant j’ai la chance d’avoir un seuil de perception très haut, et régulièrement je finis les bouteilles dont certains ne veulent pas. Ceci dit je conçois qu’un tel goût ne soit pas agréable et son origine a t-elle une importance ? Que cela soit du TCA ou un défaut du vin ne change pas grand chose, et effectivement certains vins semblent plus facilement marqués par ce goût qu’on ne recherche pas. La variation d’une bouteille à l’autre incriminerait le bouchon, la constance une question de vinification mais aucun vigneron ne va chercher cette typicité particulière. Faut-il faire une analyse et une recherche de TCA pour identifier le coupable ?

    Par contre il arrive qu’on ne discute pas beaucoup, et qu’une belle bouteille des années 90 soit totalement trahie par son liège…

    David je n’en sais rien : j’ai acheté mes premiers Bonneau sur le millésime 1998.

    Gilles oui et non, tout dépend du point de départ. Je parle d’un amateur qui avait acheté quelques cartons de Célestins 1990 à 200 F la bouteille, ce qui était une somme pour l’époque… mais rien aujourd’hui où on cherche les rhône nord à moins que ça ! Mais si mon point de départ est 1998 alors la hausse pour Célestins est entre 30 et 50% en 20 ans : raisonnable non ?

    Par contre la « côte » de Célestins 1998 qui oscillait entre 250 et 300€ jusqu’en 2016 grimpe ensuite à 600€, elle double suite au décès d’Henri Bonneau. C’est le marché secondaire ou spéculatif qui a changé…

    David, c’était une autre époque ! Mais récupérer des Célestins 1992 en 1995 me surprend un peu, ça fait un peu court comme élevage . Il fallait arriver au bon moment et j’avais rencontré un amateur qui avait récupéré quelques cartons de Célestins 1990, simplement parce qu’il était passé quand il fallait…

    Depuis la disparition d’Henri Bonneau en 2016 rien n’a changé : le même chef de culture, le même chef de cave, le même distributeur exclusif qui n’est plus caviste depuis des années. Et en goûtant les 2018 l’automne dernier j’ai bien retrouvé l’écart existant entre le Châteauneuf, Marie Beurrier et Réserve des Célestins. Pour moi pas de changement !

    La cave d’élevage, labyrinthe troglodytique sous la maison, est un élément essentiel et je n’ai jamais marché sur un sol qui colle comme ça. Déplacer les vieux fûts dans une atmosphère plus classique ne donnerait pas la même patine car le dernier millésime est très comparable avec celui d’autres domaines. Mais regardez l’humidité sur le mur à gauche ou sur le sol !

    Et à la sortie de la cave, il fallait traverser le hall de la maison, et Henri Bonneau avait un grand sourire et nous les yeux qui brillaient. Merci pour ces grands moments !

     

    Bonjour Olivier,

    Accessoirement ça ferait une étape au retour de Tahiti !…
    Je pense qu’Hillebrand doit avoir la réponse, et s’ils ne travaillent pas pour des particuliers ils connaissent certainement les opérateurs existant ?
    Bonne journée

    Je cherche un moment un accompagnement qui réponde à une belle fondue bourguignonne, mayonnaise à l’ail. J’aime avoir le temps de savourer… Et pourquoi pas cet Hermitage ?

    CR: Domaine du Colombier, Hermitage rouge 2016
    A l’ouverture je suis bluffé, la première gorgée est d’une texture veloutée et soyeuse, ni trop ni trop peu : quel équilibre. La bouche est suave, sur de beaux fruits rouges avec une pointe d’épices, et un élevage bien intégré. L’accord est superbe avec le bœuf, mais la dernière gorgée est moins plaisante même si le vin reste excellent. Alors dans ces conditions à quoi bon attendre ? Même si le bouchon était parfait je ne vois pas ce qu’il gagnerait, plus de finesse et moins de corps mais à quoi bon ? Mes convives se sont régalés et c’est l’important, il faudra que j’ouvre un 2015 pour comparer…

    Des moments qui font envie, merci Eric.
    Et pour cacher élégamment le numéro de série de l’Hermitage, la bonne grosse dose de moisissure sur l’étiquette est une méthode originale mais efficace : va t-elle se diffuser chez les spéculateurs ?

    Là je crois qu’on va enfin pouvoir carafer nos DRC dans de bonnes conditions, avec une carafe à la hauteur de l’évènement.
    La meilleure je ne sais pas, la plus chère c’est possible par contre mais à 640€ au lieu de 890€ c’est une affaire :

    [url=https://lacaraf.com/preventes/]
    Lacaraf[/url]

    Le nom est très bien trouvé ! J’ai hésité avec la rubrique « Gogos, gadgets et vins »…

    J’avoue avoir été impressionné par le thème : « les vins devenus spéculatifs qui coûtent désormais une fortune ». Mais en final le prix est-il justifié ? Visiblement c’est assez variable !

    J’étais content du commentaire sur le Rhône : « La vallée du Rhône avec un représentant du sud et un du nord m’a le plus impressionée. Par contre, quels représentants ! ». Bon Rayas c’est Rayas et sous les projecteurs depuis longtemps. Chez Gonon c’est plus récent, Vieilles vignes provient d’un fût sélectionné à partir des parcelles reprises à Raymond Trollat sur Saint Jean de Muzols, lorsque cela semble intéressant à Pierre et Jean. Il y a eu 2006 et 2007, avec plus de volume et de tanins que le Saint Joseph classique. Un VV 2010 ouvert à l’automne 2020 était un peu dur et fermé, il va falloir patienter, et je n’ai pas encore gouté 2009. Le prochain millésime en bouteilles c’est 2015, mais sera t-il vendu ? Le meilleur moyen de casser la spéculation c’est de faire comme pour Cathelin, qui depuis 2010 est un vin réservé aux dégustations au domaine…

    Ah le beau sujet ! Adieu Passion et du coup que reste t-il ? LV, Le Vin, qui ne disparaitra jamais.

    Même si Loup est ressorti du bois, LPV a changé et cela fait bien longtemps. Comment ça, en 4 jours un tel sujet n’a eu que 4362 vues et 36 réponses alors qu’il y a 1794 invités et 61 inscrits ? Cherchez l’erreur. C’est la paupérisation absolue, mais il y a aussi la paupérisation relative avec moins de CR sur le Côte rôtie et plus sur le Côtes du rhône.

    C’est normal Karl, c’est plus cher ! Mais qui peut décemment boire des bouteilles à 3, 4 voire 5 chiffres ? Personne, du moins dans les amateurs passionnés, il ne reste que les milliardaires et les fonds d’investissement. Même avec une décôte significative une bouteille à l’étiquette abîmée ne se vend pas, c’est donc parce qu’on ne les boit plus mais elles sont empilées pour être revendues un jour. La plus belle vente récemment c’est une cave « familiale » de 30.000 bouteilles pour 7 millions d’€, presque une bouteille par jour pendant un siècle… C’était peut-être une passion pour qui l’a constituée, aujourd’hui cette cave a un prix pour qui l’a vendue. J’espère juste qu’il n’avait pas que 12 Rayas 1978 et qu’il en avait bu quelques cartons…

    On a tous eu notre parcours, et je ne suis pas tombé dedans quand j’étais petit. Mais je dois à mon beau-père des repas le dimanche avec 4 bouteilles d’Hermitage de Jean-Louis Chave, 2 rouges et 2 blancs, alors qu’on était 8 à table. C’était dans les années 80, qui peut refaire ça aujourd’hui ? Et je lui dois mon premier choc de dégustation, un Fonsalette syrah au Gourmandin, rue Paul Bert à Lyon en 1987. Simplement le sommelier avait bien fait son métier, mais aujourd’hui qui peut ?

    Alors se lamenter sur Le Prix du Vin ne changera rien, j’essaie de continuer à partager et principalement avec des copains ou des amis, souvent connus par LPV il y a longtemps. Mais si on partage de bons moments et de bonnes bouteilles, cela reste entre nous et visiblement nous ne sommes pas les seuls. Ainsi va la vie !

    Monard, il y avait Gallety et Fonsalette pour représenter l’hémisphère sud du rhône ! Mais en final c’était un match Hermitage – Côte rôtie, et aucun d’entre nous n’avait de véritable challenger hors Rhône…
    Patrice on avait espéré ta présence jusqu’au test Covid et on te fera une session de rattrapage

    Oliv, j’avais pourtant fait une recherche sans rien trouver ! J’ai pas compris le concept, mais quelques années après c’est copié.

    Pour les savons, Mathilde Gangloff avait lancé ça, et après son décès j’avais vu des savons chez François Villard. Comme on est à Lyon est-ce la suite ? C’était sympa mais sans qu’on retrouve le cépage quand même…

    Personne bien sûr, mais tout le monde était d’accord pour mettre Côte Brune 1998 et Turque 1990 sur le podium.
    Landonne 1998 Guigal et Chave 1995 suivent !

    Copié – collé d’un mail dont le titre est « producteur légal de préservatif au vin », j’avoue ne pas tout comprendre et je vais continuer à vivre sans :

    Monsieur/Madame,

    G.DAY !!!

    Tout d’abord; permettez-moi de me présenter – je suis Jane-directrice générale de CHINA TIANJIN RECARE CO.LTD. situé en Chine.

    Nous avons produit des préservatifs plus de 25 ans. En tant qu’expert de l’industrie des produits en latex, nous avons développé un nouveau produit – un préservatif premium pour le vin. Il évite les éclaboussures, retarde l’oxydation et est facile à transporter. Nous choisissons le latex de la plus haute qualité au monde pour produire Wine Condom est produit à une température élevée de 150 degrés.
    Notre Wine Condom a un certificat de brevet. En Chine, seul nous est producteur légal.

    [color=black] 

    Nous étudions également la production de Cup Condom. Que vous soyez dans un club, dans un bar, sur la plage ou lors d’une fête à la maison, le Cup Condom vous protégera, vous et votre boisson, des pilules indésirables, des poudres sans saveur, des insectes embêtants et des déversements ivres.[/color]

    [color=black]

    Nous acceptons la commande OEM. nous sommes en mesure d’offrir à nos clients des produits de qualité supérieure à des prix compétitifs.

    Pour toute demande, n’hésitez pas à nous contacter. Nous attendons votre réponse.

    Merci pour ce message Patrice, qui nous rappelle un bon moment !

    Pour le Saint Pourçain « pomme cidre » et « marqué par son caractère nature » ne tarde pas trop s’il t’en reste mais c’était plutôt bon. J’ai bien apprécié Argos également, et de manière générale pour moi les blancs s’en sortent mieux que les rouges, même si l’Hermitage blanc 2003 a déjà été bien meilleur. On se fait souvent plus facilement plaisir avec les blancs, et on avait quelques belles pointures.

    Concernant l’objet principal c’est à dire BAMA, mon aversion pour le poivron est confirmée. Et en fait soit j’avais une belle structure, fine et souple mais avec poivron, soit le vin était plus mûr donc sans poivron mais aussi sans cette trame particulière. Je n’ai donc pas trouvé BATA à mon pied, euh non BAMA à mon palais !

    Merci David, et au sud du nord c’est un peu pareil. C’est bien plus vert que ce que je craignais, même si certains secteurs ont jauni et notamment dans la plaine de Crozes, et pourtant personne ne s’excite pour vendanger. J’ai coupé de beaux raisins rouges en Saint Joseph chez un ami fin août, et samedi dernier de superbes viogniers à Saint Pierre de Bœuf.  Mais globalement dans les deux cas il y a peu : peu de grappes, peu de grains et de peutite taille ! Mais la qualité devrait être au rendez-vous…

    « Liberty est un vin d’auteurs, fruit du cheminement mature de deux vignerons amis qui ont osé retourner à l’essentiel : s’émanciper dans le vignoble, explorer un terroir d’exception hors des sentiers battus et métamorphoser leurs émotions en une expérience unique. »

    Il m’a fallu faire une petite recherche pour vérifier, ce n’est pas un Chateauneuf du Pape mais un Vin de France. Même la contre étiquette n’est pas très parlante, mais vu le projet on est difficilement dans la tradition castelpapale non ?

     

    Michel beaucoup de Châteauneuf évoluent comme tu le signales, ça peut prendre du temps et quand tu vises 15 ans je ne commencerais pas avec 2007 !… N’est-ce pas Oliv ?

    Mais ce n’est pas tout à fait ce qui était dit : « on se retrouve à décrire ce vin en termes contradictoires: c’est fin mais puissant, c’est élégant mais opulent, c’est du grenache mais ça pinote…« . En général le temps va gommer la puissance et laisser place à la finesse, l’opulence disparait et l’élégance s’installe, on perd le grenache pour avoir l’impression de trouver du pinot noir. Mais même si c’est vraiment contradictoire a priori, dans le verre c’est ainsi avec la Réserve des Célestins, du moins dans ma modeste expérience de cette cuvée.

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 1,461)