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- 17 août 2012 à 21h14
- in reply to: Le vin et la littérature
Un gros clin d’oeil à tous les amateurs qui se reconnaitront dans ce texte extrait des Mémoires d’un parisien, tome 2 de Jean Galtier Boissière, extraordinaire plume du crapouillot dans l’entre deux guerres. Le passage doit se situer aux alentours de 1932-33…
» Le plus extraordinaire gueuleton nous fut servi chez le docteur Paul Ramain, à Douvaine, dans le Chablais,près du lac de Genève. Ramain me paraissait supérieur à notre cher Curnonsky/ Cur ne fut qu’un grand amateur de bonnes choses, tandis que le docteur premier goûteur de vins en France, -les yeux bandés, il dira non seulement le cru exact, mais le millésime- est aussi un cuisinier de premier ordre qui a inventé et exécuté plusieurs centaines de recettes – trois cents rien que pour accompagner les champignons de sa contrée!
Voici le menu sensationnel que nous avons dégusté avec Charlotte et Jean Dumaine, qui nous avaient amenés en voiture de Talloires à Douvaine:
Le melon froid au picardan
La crème bisque d’écrevisses de Savoie
Les truites du Léman épiscopales à la gelée de fleurie
Les culs d’artichauts frais Docteur
Les canetons aux bolets frais de Douvaine et aux olives noires
Les fromages de nos montagnes
La bombe Crapouillot
Les fruits de saison.Curieux menu sans aucune viande, mais d’un extrême raffinement et dont l’accompagnement liquide était: avec le melon, un Crépy, vin blanc du pays dont la fraîche saveur rappelle un peu certains crus suisses de l’autre rive du lac; avec la bisque , un vin jaune de château-chalon 1906, cuvée de la Baronne de Martias; avec les truites cardinales, un montrachet 1929, au goût de noisette, cuvée du général-marquis de La Guiche; avec le caneton, un puissant hautbrion 1923; avec les fromages, un richebourg « vieux cépage » du domaine de La Romanée et, pour le bouquet, avec les desserts, un vin de paille jurassien, presque caramélisé, d’une extrême vieillesse puisque datant de 1836!
Après dégustations d’alcools divers, entre autres une eau-de-vie de Dantzig où flottaient des paillettes d’or, nous repartîmes en voiture à travers la montagne, à deux heures du matin, très frais tous les trois. »Ne se croirait on pas quelque part dans une réunion festive comme seuls désormais les LPViens savent maintenir la tradition? Je précise , pour les puristes , que j’ai repris scrupuleusement l’orthographe des vins et domaines utilisée par Galtier Boissière. Pour les éventuels amateurs, les Mémoires d’un parisien ont été publiées à La Table Ronde.
Bon appétit et santé bonheur à tous.
Jean-Christophe
- 12 avril 2012 à 19h18
- in reply to: Château Gilette
Bonjour à tous
CR: Gilette crème de tête 1955
couleur ambre doré, le bouchon est totalement mort sauf 2mm en haut… très difficile de l’enlever
mais à force de patience… cela vient en pièces détachées façon puzzle
le nez est dominé par des parfums légèrement torréfiés, plutôt sur le praliné, ce que confirme une bouche suave et longue, où apparaît fugitivement le café et plus longuement l’orange confite et un soupçon de réglisse
un bonheur tout en veloursJean-Christophe
- 6 avril 2012 à 19h37
- in reply to: Boerl & Kroff
Bonjour,
il semblerait que cette marque très discrète travaille avec Drappier pour élaborer sa seule cuvée….
Qui en sait plus ?
Jean-Christophe
- 6 avril 2012 à 13h41
- in reply to: Champagne Laherte Frères
Oui mais j’en ai encore quelques unes….
- 6 avril 2012 à 1h06
- in reply to: Champagne Laherte Frères
Je confirme et on peut même tenter un repas qui commence par la Pierre de Justice, se poursuit par les vignes d’Autrefois avant de passer aux Beaudiers…
- 6 avril 2012 à 0h54
- in reply to: Champagne Laherte Frères
Bonsoir?
Pour Tarkan, je garde toujours quelques Beaudiers au moins 3 ans en cave pour les boire. Je leur trouve alors un peu plus de suavité et ils accompagnent alors à merveille un repas en lui donnat beaucoup de tonus grâce à leurs bulles très fines et plus « crémeuses » après 3 ans au moins de veillissement tranquille en cave. Je précise aussi que je n’ouvre jamais une bouteille de champagne ( de Laherte ou de tout autre bon vigneron champenois) avant 6 mois de repos dans ma cave. Je confirme l’avis de Tarkan: c’est torchable comme pas possible ce rosé de saignée…
Jean-Christophe
- 23 mars 2012 à 21h38
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
Bonjour,
je plussoie sur la démonstration de Jean-aubert.
Mais cela ne m’interdit pas de continuer à me poser beaucoup de questions car à l’aveugle, je ne suis pas personnellement capable de faire des différences flagrantes selon le mode de culture de la vigne. Il y a probablement plus de différences sensibles au palais de tout un chacun lors de la mise en bouteilles, avec le sulfitage ou son absence ( ou quasi absence), ce qui n’a pas de rapport direct avec le mode de culture. J’ai toujours été interloqué par l’affirmation un peu péremptoire que le bio ( et pas la biodyn) était meilleur pour tout. Sauf erreur à l’insu de mes sens désabusés, le fait que le bio autorise toutes les molécules naturelles dans les traitements phyto, permet d’user à volonté ( et j’espère avec discernement ) du disulfate de cuivre, mieux connu sous son sobriquet de bouillie bordelaise, produit dont on ne peut pas dire qu’il soit d’une parfaite inocuité pour les organismes vivants de tout acabit. Quelle différence y a t’il alors avec l’agriculture raisonnée, qui si elle autorise les molécules de synthès, essaye d’en limiter au maximum les quantités? J’avoue être à ce stade parfaitement incompétent pour trancher. La biodyn, sur ce terrain, me semble moins utilisatrice de tous ces produits de traitement phyto avec des molécules dites naturelles, donc potentiellement moins nocive. Mais là je suis totalement arrivé dans mon principe de Peter archidépassé et je déclare forfait…Et malgré tout, je ne m’interdirai jamais de continuer à découvrir et déguster de nouveaux vins…
Jean-Christophe
- 15 mars 2012 à 13h16
- in reply to: Domaine Brégeon, Muscadet
Gorges 2004 d’AM Brégeon;;; Déception cruelle , essence de bouchon indestructible à l’aération, au remuement, au secouage et tant pis… cela sera pour une autre fois… Heureusement l’évier n’était pas bouché…
Jean-Christophe
- 13 mars 2012 à 22h38
- in reply to: Salon des Vignerons Indépendants – Paris – 23 au 26 Mars 2012
Alexandre, ne rate surtout pas la Janasse à Chateauneuf du Pape
Jean-Christophe
- 13 mars 2012 à 22h34
- in reply to: Le prix du vin au restaurant
Je penche volontiers pour l’article de Challenges, qui n’est pas forcément totalement antinomique avec celui sur Louis Privat. En effet, celui-ci déclare qu’il propose son vin au prix du caveau. Mais est ce le prix payé au caveau par le consommateur comme vous et moi et la quais totalité des LPViens, ou celui payé au caveau par le professionnel? Dans l’article on comprend intuitivement que c’est celui payé par le consommateur privé, ce qui permet à Louis Privat de ne pas revendre à perte, ce qui est formellement interdit, et d’espérer garder une petite marge, en augmentant sensiblement ses volumes vendus. J’ai fait cet hiver une expérience très intéressante pour dépanner un ami restaurateur, qui était totalement débordé par les finitions des travaux de son restaurant à 2 jours de son ouverture… Je suis allé chez certains de ses fournisseurs de vin ( en Savoie pour les curieux où je réside à mi-temps) pour compléter la carte du restaurant. J’ai pu constater que tous les producteurs pratiquaient un tarif plus favorable pour les professionnels ( ce qui à mes yeux est parfaitement normal dans la mesure où cela permet de faire connaître leurs produits), mais qu’il y avait une grande dispersion dans les tarifs pratiqués, avec des remises comprises entre 20 et 40% sur le prix public…., augmentées en cas de paiement comptant dans certains cas…. Voilà pourquoi Louis Privat est un entrepreneur avisé et pourquoi je préfère boire de très bons vins au restaurant quand je vais… en Italie où les coefficients pratiqués sont souvent dérisoires par rapport au prix public.
Merci à Oliv d’avoir relancé ce topic fort intéressant…
Jean-Christophe
- 6 mars 2012 à 17h36
- in reply to: le sujet le plus lu
Bonjour,
en furetant dans toutes les rubriques produits de LPV, je me suis rendu compte qu’il y avait deux sortes de topics: pourprendre une image cinématographique les block-busters et les « art et essai », pour être shématique , eux visionnés plus de 100000 fois et ceux visionnés de 10 à 20000 fois. En reprenant l’intéressante analyse de Jean-Paul B.( nombre de fois où chaque message a été vu et lu), cela conduit à quelques surprises…
Parmi les blok-busters, ce n’est pas un domaine qui a été le plus fréquenté à chaque message, mais Le riesling 2007 initié(fort à propos semble t’il par Patrick Bottcher), avec 2520 vues par message ( si le décompte indiqué est exact 189036 avant hier). derrière arrivent 22 domaines dont chaque message a été lu plus de 500 fois, dont 4 plus de 1000 fois ( Tempier, Anne Gros, Ramonet,domaine du Vissoux), la Taille aux loups suivant de près avec 995 vues par message… On trouve ensuite Chantal Lescure, Bart, Goisot, Auguste Clape, Joblot, Dugat-Py, Baudry, Jadot, Raveneau, Dominique Laurent, Roumier, Pibarnon, Pierre Gonon, Thierry Germain, Les comtes Lafon, Bruno Clair et Jacqueson à Rully. Amusant de noter que les 2 premiers qui ratent le cut ( abusif ) sont Fanfan Ganevat et Tissot ( avec 495 et 494). La Bourgogne gagne par KO, n’était la présence du roi Riesling ( merci Patrick B.)
Dans les succès d’estime, avant les art et essai, entre 40000 et 100000 vues il n’ y a que 2 domaines ou maisons : Chanson et Marc Colin( et ils sont fiers et ils sont fiers les bourguignons….)
Viennent ensuite les vraies petites pépites de LPV, les topics où les interventions sont peu nombreuse mais où la féquentation est énorme. Et là on trouve vraiment de tout, ce qui montre que le LPVien est un être curieux et parfois surprenant. J’en ai recensées douze où chaque message a été vu plus de 500 fois. Le transport du champagne l’emporte avec 1455 visionnage par message…, devant le domaine Aloha en Vendée ( 1446), puis le Champagne Charles Martel brut ( 1029). Viennent ensuite le klevener de Heiligenstein, les vins belges ( vite une Brabançonne…), les meilleurs malts du monde, le riesling 2006 ( merci patrick), combien de cépages autorisés en Champagne ( ah le petit meslier qu’on boit sous les tonnelles) les Ardoisières à Cevins ( vive Michel G.), le domaine Balthazar à Cornas, le whisky Michel Couvreur et enfin les Ollieux Romanis. Cette échantillonage très large traduit bien mieux que les block-busters la curiosité et la soif d’apprendre ( et de boire aussi bien entendu) du LPVien, et montre à quel point le site remplit son rôle de partage des connaissance…Qu’en pensez vous?
Jean-Christophe
- 3 mars 2012 à 1h39
- in reply to: le sujet le plus lu
Bonsoir,
juste pour mettre un peu d’animation dans cette discussion , je ne pense pas que le classement indiqué soit strictement exact car il ne tient pas compte( sauf erreur à l’insu de mon plein gré) du fait que certains domaines ou certaines maisons apparaissent sous plusieurs intitulés… ainsi Chapoutier a au moins 15 rubriques qui lui sont consacrées, dont outre l’éponyme, Chante Alouette, Deschants,, la Mordorée, les Granits, le Pavillon, l’Ermite, Barberac et Croix de Bois, la Bernardine, les Varonniers, etc…, portant ainsi son total à plus de 345000, le plaçant en 2e position ( avant correction de tous les autres). De même Guigal, avec au moins 13 rubriques spécifiques apparaît avec plus de 288000, ce qui le met en 6eme position après reclassement de Chapoutier… il doit en être de même pour de nombreux autres domaines et maisons. Je ne sais pas si cela a une signification quelconque mais tant qu’à avoir une discussion sur les sujets les plus lus, autant avoir une méthodologie un peu plus homogène…. pour comparer ce qui de toute façon n’est pas comparable…
Bonne soirée à tous…
Jean-Christophe- 3 mars 2012 à 0h32
- in reply to: Ravioles aux morilles
Je plussoie sur le chardonnay du Jura, Ganevat, Tissot ou Julien Labet … Que du bonheur… Mais pourquoi pas la cuvée Autrement de Jacques Maillet en Chautagne, une altesse vinifiée légèrement oxydative qui après 3 ou 4 ans de bouteille est une petite bombe aromatique ou encore, en plus doux et très élégant le chignin bergeron de Gilles Berlioz, surtout si un 2007 pointe le bout de son goulot à l’horizon… Mais il y a encore trop de neige en Savoie pour que les morilles poussent… encore 2 semaines et j’en salive d’avance…
JC M
- 10 février 2012 à 14h41
- in reply to: Accord mignons de veau aux morilles
Sans hésiter un chardonnay ouillé de Fanfan Ganevat ou de Julien Labet…
Vive le Jura et les morilles!!!Bon appétit,
Jean-Christophe
- 8 février 2012 à 15h35
- in reply to: filet de biche
Michel,
pour reprendre tes 3 possibiltés, la Turque, bien qu’un peu jeune, s’impose, devant La Conseillante et oublie le Corton…
Bon appétit,
Jean-Christophe
- 8 février 2012 à 15h33
- in reply to: filet de biche
Bonjour Michel,
si ton filet de biche provient d’un animal fraîchement tué, ne te précipite pas. Laisse le s’attendrir au moins une semaine au frigo à 3-4° avant de t’attaquer à sa préparation. Hormis la cuisson à basse température qui t’& déjà été décrite ( et qui lui convient à merveille), peut être peux tu essayer de le faire en pavés de 3 à 4 cms d’épaisseur, que tu auras fait mariner 1 ou 2 heures dans du vin blanc avec un peu d’huile d’olive et de poivre, avant de les poêler à cru dans une poêle la plus chaude possible et le plus rapidement possible, du genre 2 allers-retours de 10à 12 secondes , avant de réitérer l’opération en déglaçant ta poêle avec du vieux balsamique… Le résultat est bluffant, alléchant et goûteux à souhait. Tu peux passer un ou deux tours de moulin à poivre en servant. La légère réduction de balsamique qui a imprégné les pavés amène à les servir avec des vins puissants et légèrement réglissés. Tu peux aller sur Chateauneuf du Pape ( Janasse, Chantal Ferrando, Giraud, Barroche, etc…), des Cotes Roties un peu évoluées de préférence en Côte Brune, des Cornas évolués ou des Languedocs vers le Pic Saint-Loup, ou Faugères. j’ai la chance , en tant que chasseur , d’en faire régulièrement, et c’est vraiment une pure merveille… Si tu peux accompagne ton filet avec une purée à base de cerfeuil tubéreux, de panais et de céleri rave, montée au beurre… Un délice…
Amitiés,
Jean-Christophe
- 25 janvier 2012 à 23h04
- in reply to: Quel vin blanc pour votre cuisine du quotidien?
Bonjour,
quand je peux , je mets dans mes sauces un vin de pays d’Allobrogie, domaine Salomon aux Mollettes, soit une jacquère, soit un pinot gris, soit une roussanne ( un bergeron comme on dit dans la Combe de Savoie) en fonction du plat. Par exemple sur un risotto aux fruits de mer, cela sera plutôt la jacquère pour sa vivacité mais sur un risotto aux champignons, je vais volontiers vers le pinot gris. Le prix de ces bouteilles est compris entre un peu moins de 3 euros (jacquère) et à peine plus ( les 2 autres). ce qui ne gâte rien , c’est qu’il s’agit d’excellents vins tout simples d’une grande buvabilité , qui sont de parfaits compagnons d’apéritif. Et voilou..;
JC M
- 4 janvier 2012 à 20h09
- in reply to: Composition de votre cave
Exercice difficile, car il y a toujours quelques flacons en transit ici ou là… Pour commencer la composition est , aux virgules près, la suivante:
Vallée du Rhône 33%
Bourgogne 20%
Bordeaux 20%
Alsace 6%
Savoie 8%
Champagne 5%
Vallée de la Loire 5%
Languedoc Roussillon 1%
Jura 1%
Etranger ( Suisse, Italie, Allemagne) 1%.Mais cela n’a pas grand chose à voir avec la consommation….
Savoie 22% Bourgogne 20% Vallée du Rhône 17% Champagne 12% Alsace 12% Bordeaux 11% Vallée de la Loire 2% Etranger 2%
Jura 1% Languedoc Roussillon 1%Cordialement,
JC M
- 4 janvier 2012 à 18h30
- in reply to: Domaine des Baumard
En réponse à Didierv, je vais essayer de faire le tri ( plusieurs tries plutôt) entre les appellations qu’il mentionne.
Donc au début il y a les Coteaux du Layon qui doivent avoir une richesse minimale en sucre de 204 grammes par litre, avoir un titre alcoométrique volumique acquis après fermentation d’au moins 11° et au moins 17 grammes de sucres résiduels. Le rendement est limité à 35 hl/ha. Je passe sur les façons culturales ( la taille notamment et la densité de plantation d’au moins 4000 pieds/ha). Ensuite il y a les 6 communes ( Rochefort sur Loire, St Aubin de Luigné, St Rambert du Lattay, Beaulieu sur Layon, Rablay sur Layon et Faye d’Anjou, et le lieu dit Chaume pour lesquels les valeurs ci-dessus passent respectivement à 221 grammes, 12° et 34 grammes. Les 6 communes ont un rendement autorisé de 30hl/ha et le lieu dit de 25 hl/ha. Enfin les 2 crus, Bonnezeaux et Quarts de Chaume sont aussi à 221 grammes, 12° et 34 grammes, avec un rendement de 25hl/ha. Enfin, depuis 2002, les 6 villages ont droit à la mention Sélections de grains nobles lorsque la richesse minimale atteint et dépasse 234 grammes par litre. Dans ce cas , la commercialisation ne peut intervenir dans les 18 mois qui suivent la récolte.
Je ne sais pas si cela est tout à fait à jour, car cela à tendance à évoluer sans cesse, mais c’est fou ce que l’INAO aime compliquer les choses… quand on pense que certaine appellations sont délimitées au sein du parcellaire cadastral d’une commune…Bonne année vineuse à tous et pardon pour le pavé un peu indigeste…
JC M
- 3 janvier 2012 à 15h40
- in reply to: Flacon du réveillon
Bonne année bacchique à toutes et à tous.
Le réveillon fut arrosé comme il se doit, avec juste ce qu’il faut de mesure et de démesure mélangées pour ne pas finir tristement et commencer sans maux de tête…Avec la mise en bouche, oeuf coque au caviar et à l’infusion d’herbes ( je n’ai pas pu savoir lesquelles), Champagne Brut réserve Guy Charlemagne , un pur Mesnil très élégant et bon compagnon du caviar d’Aquitaine.
Avec l’entrée qui était une déclinaison autour du homard ( un chaud froid, la pince tiède en sauce légèrement crémée et une partie du corps en aiguillettes aux épices douces), Chignin Bergeron 2005 de Gilles Berlioz, très raffiné, en train de se dépouiller pour devenir extrêmement élégant ( certains convives se sont égarés du côté de Puligny….) .
Avec le plat ( filet de boeuf aux 3 poivres et boeuf confit, servis avec des « frites » de navet boule d’or, carotte jaune obtuse du Doubs, panais et persil tubéreux), le monument de la soirée La Mouline 1985 de Marcel Guigal, immense et plein, pour ceux qui sont des fans des arômes empyreumatiques et de la puissance lissée par plus de 20 ans de bouteilles… Il suffisait de voir les nez plongés dans les verres très très longuement pour se convaincre que le parfum n’était pas charmeur mais envoutant…
Avec le dessert ( chocolat avec une génoise aux framboises), un vieux Rivesaltes de chez Cazes ( désolé je n’ai pas noté le millésime il était déjà très tard le dimanche matin…), a joué très honorablement sa partition malgré l’acidité des framboises.JC M