Hervé MONIN

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  • Hervé MONIN
    Participant

    J’ai également vu ce documentaire hier et il m’a laissé une impression double.
    D’un côté le caractère selon moi irréfragable de l’inanité de cette accumulation de bouteilles.De l’autre, qqchose de touchant. L’histoire de la mémé propriétaire de Feytit-Clinet ne peut pas s’inventer. Son relevé d’allocation chez les viticulteurs les plus prestigieux de Bourgogne ressemble à un matin de Noël où un gamin récupère ses cadeaux (au passage, je me rends compte qu’il retire moins de bouteilles que moi chez Coche…).
    La fin du reportage où il s’exhibe en empereur, se coiffant lui-même d’une couronne relève selon moi du pied de nez aux gens qui, selon lui, ne font que le jalouser. Plutôt drôle.
    Ce qui l’est moins, ce sont les interventions extérieures justifiant cette « collection ». Notamment une dame (avec un dessus vert il me semble) arguant du fait que certaines bouteilles ne sont pas faites pour être bues. Une bouteille de vin de 1810 toujours intacte permettrait à Napoléon de toujours être vivant. Ridicule.
    Et on en revient toujours à la même chose. Hormis les quelques bouteilles exposées, ce caveau n’est jamais qu’une accumulation de caisses, pourquoi pas peut-être vides après tout.
    Je préfère de loin ma cave où trônent de magnifiques souvenirs en forme de bouteilles vides…

    Cordialement,

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    CR: Domaine Hugel – Riesling Grossi Laue 2014 

    Robe or étincelant.
    Nez expressif, entre citron très mûr, lard fumé, de légères notes pétrolées.
    Bouche volumineuse, massive, longue sur une trame au départ donnant une impression de demi-sec (5.8 G / L de SR).
    A l’aération, le vin gagne en équilibre sec.
    Vraiment très beau et encore à l’aube de sa vie.

    Cordialement,

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    CR: Domaine Goisot – Chablis Faucertaine 2017 

    Robe or soutenu.
    Nez exubérant et évolué de miel, de mousseron, de baba au rhum, de fruits jaunes très murs. Fougère.
    Bouche suave, d’un toucher élégant et d’une belle longueur.
    On est tout de même très surpris par l’aspect particulièrement évolué du vin à seulement 7 ans.
    Très bon mais très largement à boire, sans trop attendre.

    Cordialement,

    Hervé 

    Hervé MONIN
    Participant

    Michel, j’avais le  choix entre la Réunion et le calendrier Pirelli 1983… 

    S’agissant de la couleur, la photo est assez fidèle à la réalité. La table IKEA n’y est pour rien. Un bel or soutenu, juste brillant (pas terne comme semble l’indiquer la photo.. Peut-être la table IKEA…).

    Cordialement,

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    C’est vrai que j’aurais pu prendre la photo une fois le vin versé… voici une photo d’un verre.

    Cordialement,

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

     Cela étant dit, si j’en avais, je pense que je n’aurais jamais pensé ouvrir un Montrachet si jeune: tant mieux si ça a marché !

    Je t’avoue m’être posé la question (ainsi qu’au domaine par la suite). Mais ce qui m’a également incité à l’ouverture (en plus d’une envie presque irrépressible), c’est le niveau moyen des bouteilles de cette cuvée au fil des ans. Chaque fois que j’en vois sur internet (IDW notamment), je constate toujours un niveau particulièrement bas par rapport au millésime (et aux autres cuvées rouges du domaine du même millésime). Alors, j’ai peut-être rêvé..  et si je n’ai pas rêvé, peut-être que cela n’influerait tout de même en rien sur la qualité du breuvage. Me suis-je auto-persuadé ??

    Cordialement,

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    CR: Domaine de la Romanée Conti – Montrachet 2018

     

    Il est des circonstances de la vie qui font que l’on ouvre (presque) sur un coup de tête telle ou telle bouteille que l’on couvait amoureusement. C’est clairement le cas ici.
    Au préalable, j’ai quand même pris le temps de contacter le domaine pour lui demander conseil quant au service. Réponse dans la foulée de la secrétaire du domaine  :  » Monsieur de Villaine vient de me dire que pour déguster le Montrachet 2018, il fallait l’ouvrir une demi-heure avant et le servir à 12 degrés, 13 maximum ». Comme quoi l’ancien co-gérant n’est jamais vraiment très loin. On suit donc les conseils donnés. Yapuka déguster. 

    Robe or soutenu, brillant.
    Premier nez envoutant et explosif de miel, d’anis, de fougère puis d’abricot et de pêche jaune. Pâte à gâteau, baba au rhum. Fine note de grillé.
    Bouche majuscule, d’une intensité vibrante. Très dense sans être glycérinée, d’un volume et d’une longueur impressionnants.
    Légère note grillée de réduction qui survole le vin, comme en apesanteur, qui complexifie le nez sans masquer les autres flaveurs. L’anis s’impose temporairement avant de laisser place au miel et à l’abricot. Notes d’ananas.
    Notes qui dénotent la richesse de ce vin qui se goûte cependant totalement sec, sans une once de SR détectée.
    Fugaces notes de réglisse, de bonbon anglais.
    A l’aération, les notes en rétro olfaction se font plus intenses. Fin de bouche qui s’étire sur des beaux amers. Touche légèrement épicée en fin de bouche sur la menthe poivrée. 
    Au final, et malgré l’attente quant à ce vin, on n’est absolument pas déçus, bien au contraire. Equilibre, richesse, complexité, le tout habillé d’un élevage discret font de ce vin un grand vin. 
    On peut évidemment discuter à l’envi quant à la valeur d’une telle bouteille (7443 € sur IDW) mais le fait est là : Putain qu’est-ce que c’est bon !!!

    Cordialement,

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    Sociando représente pour moi l’archétype même de certains (nombreux ??) Bordeaux : très bien fait, à attendre un bon moment… et assez fortement limité émotionnellement. Mes derniers achetés sont les 2005. Chaque fois que je cherche un Bordeaux à boire, je lis ce nom sur ma liste et je me dis : Bof, non, pas aujourd’hui… 

    Cordialement,

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    Dommage que vous n’ayez pas opté pour le Pinot Noir Hintenburg de chez Bernhard plutôt que son rosé.
    Dégusté au domaine en décembre, nous l’avions trouvé digne d’intérêt. Vin sur les fruits rouges avec des notes poivrées. et 16 €. Pas déconnant !!

    Cordialement,

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    [quote= »oliv post=1244795 userid=988″]Bordeaux
    Les vins de Bordeaux victimes et non responsables du bashing ?

    https://www.vitisphere.com/actualite-103554-les-vins-de-bordeaux-victimes-et-non-responsables-du-bashing-.html
     [/quote]
    Un peu fort tout ça tout de même. Il y a plus de 20 ans, la RVF titrait déjà « la grande misère des petits Bordeaux »… Que s’est-il passé depuis ?

    Cordialement,

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    [quote= »enzo daviolo post=1244628 userid=2677″]un effet millésime en plus, 13 c’est vraiment pas bandant en bojo, j’ai tout bu de ce millésime.
     [/quote]
    Un anti Viagra en gros !!!

    Je signe pô

    Hervé MONIN
    Participant

    Les deux caves coopératives qui, en terme de qualité, trouvent grâce à mes yeux (mais je n’ai pas la prétention d’avoir une connaissance exhaustive du secteur) sont la cave de Ribeauvillé et la Chablisienne.
    Mais, depuis bien longtemps, ces structures se sont éloignées du modèle classique des caves coopératives (on fait du volume, on vend en vrac à la pompe ou au négoce, en s’assurant de prix bas). Ces deux structures font de la qualité une obligation et ne donnent pas leur vin. Les Riesling GC de la cave de Ribeauvillé sont vendus autour de 20 €. Ils ont trouvé leur clientèle et en vivent bien, voire très bien.
    Elles ont cependant la chance de surfer sur deux atouts majeurs : s’appuyer sur des AOC reconnues et vendre principalement (voire exclusivement) du vin blanc. 
    Je ne vois pas personnellement comment les vignerons exploitant des milliers d’hectares de vignes de rouge en zone non AOC sur la base du diptyque gros rendements / prix bas pourraient arriver à s’en sortir.
    Manifestement, ces vins ne se vendent pas car ils ne sont tout simplement plus consommés. 

    Cordialement, 

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    Ce qu’il y a de cocasse (ou d’affligeant, c’est selon), c’est qu’au milieu de ce papier est placé un renvoi vers un autre document du Figaro qui explique clairement les différents types de porto, et notamment la différence entre Ruby et Tawny…

    Cordialement,

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    CR: Domaine Ernest Burn – Riesling Clos St Imer GC Goldert 2016 

    Robe or clair étincelante.
    Nez expressif de fruits jaunes, de miel de pâte à gâteau.
    Bouche grasse, longue, tapissante, mais soutenue par une trame acide qui garde le vin frais et le tend.
    Très clairement un équilibre de demi-sec.
    A boire ou à garder.
    Très bien 

    Cordialement, 

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    CR: Domaine Ramonet – Chassagne-Montrachet rouge 1er Cru Clos St Jean 2010 

    Robe rubis brun translucide très clair.
    Nez élégant et frais de sous-bois, de mure, de violette, de fraise. Chocolat au lait, légères flagrances d’agrume.
    Bouche fraîche, infusée, d’une belle longueur, à parfaite maturité.
    Magnifique pour les amateurs de Ramonet mais j’entends déjà mon Yves se demander ce que l’on peut trouver à cette lavasse… 

    Cordialement, 

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    2012 n’est pas le plus historique des millésimes. On devrait peut-être voir Las Cases s’ouvrir avant 2050…

    Cordialement,

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    CR: Domaine Rossignol-Trapet – Gevrey-Chambertin 1er Cru « Petite Chapelle » 2005 

    Robe rubis translucide tirant sur le brun. Très étonné de cette translucidité affirmée.
    Nez marqué de sous-bois, de violette, d’herbe fraîche, de rose.
    Bouche au premier contact épicée puis joliment florale en rétro olfaction. Belle longueur sur une matière plutôt diffuse, rappelant la robe.
    C’est fin, élégant, pas maigre du tout, mais loin de l’idée que l’on pourrait se faire d’un Gevrey.
    Notes de pruneau à l’aération, pas très heureuses, qui semblent indiquer que le vin est sur sa pente descendante.
    Au final, un beau, voire très beau vin, bu sans doute un peu trop tard. Heureusement, c’était ma dernière. 

    Cordialement, 

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    CR: Brane-Cantenac 2005 

    Robe rubis translucide très dense, presque opaque.
    Nez serré, dense, intense et profond de cassis, de graphite. Tabac. Légère note de pruneau sur la fin de la dégustation.
    Bouche en accord, d’une harmonie parfaite. Suave, d’une élégance folle, longue, très longue.
    Ce qui emporte définitivement, c’est le velouté magique et l’élégance magistrale de ce vin. Une pure merveille. Le grand Margaux tel qu’on le rêve. 

    Cordialement, 

    Hervé

    Hervé MONIN
    Participant

    CR: Domaine Droin – Chablis 1er Cru Mont de Milieu 2019 

    Robe or étincelant, plus foncée que le Clos 2012 bu la veille..
    Nez profond de coquille d’huître, de lard fumé, légère note de guimauve.
    Bouche fraîche et élancée, grasse juste ce qu’il faut et longue, tapissante.
    A l’aération note de pâte à gâteau. Abricot e rétro olfaction. Menthe poivrée, flaveurs d’anis.
    Magnifique et à point !! 

    Cordialement 

    Hervé 

    Hervé MONIN
    Participant

    CR: Domaine Droin – Chablis grand Cru « Les Clos » 2012 

    Robe or clair.
    Nez évident et magnifique d’embruns, de coquille d’huître, d’anis, de fougère, de tilleul. guimauve.
    Bouche grasse et longue, d’une magnifique fraîcheur. très belle densité.
    Lard fumé et notes de réglisse à l’aération.
    Vin d’une profonde harmonie. Pas un monstre mais d’un équilibre supérieur et souverain.
    Complexe, grand, et d’une incroyable jeunesse (quelle robe claire pour un vin blanc de cet âge !!). Une bouteille somptueuse !! 

    Cordialement, 

    Hervé

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