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- 18 mars 2010 à 13h51
- in reply to: Naissance en 2007!
Bonjour,
confronté au même problème, j’ai choisi:
[list]
[*] Doisy Daëne à Bordeaux
[*] Juffer Sonnehur Riesling Auslese Goldkapsel de chez Fritz Haag
[*] Divers Meursault de chez Buisson Charles
[*] Des secs de chez Huet
[*] Mas Jullien B + R
[/list]
Et il me reste à choisir:[list]
[*] Un Rhône, probablement à Cornas
[*] Un Bandol, où le millésime s’annonce superbe (longue garde de Gaussen ?)
[/list]Olivier
- 2 mars 2010 à 17h40
- in reply to: Millésime 1971
Bonjour,
concernant 1971, il me semble me souvenir qu’il s’agit d’un très beau millésime outre-Rhin, sachant que certains domaines de Mosel vendent de vieux millésimes, cela doit être trouvable.
Pour 1972, j’ai dégusté il y a 6 mois un Louvière rouge qui était superbe.Olivier
- 17 février 2010 à 20h25
- in reply to: Dom. Guillaume Gilles à Cornas: comm.groupée sur RP
Bonjour,
Quelques précisions plus avant:
La seule référence disponible à ce jour au domaine est le Cornas 2007 (issu du climat « Chaillot »).
Les frais de port reviendront à 1€/btl si la commande dépasse les 24 unités et peuvent baisser jusqu’à 0,6€. Ils sont bien sûr bien plus élevés pour une commande inférieure.
Olivier
- 23 novembre 2006 à 16h00
- in reply to: 1855 envisage de s’introduire en Bourse
Youpi, après eBay qui permet de spéculer sur le vin, grâce à 1855, on va pouvoir spéculer sur les vendeurs de vin…(td)
Et la passion dans tout ça ? Vous me direz, on s’en fout, ça rapporte pas.8-)
Olivier- 25 octobre 2006 à 17h37
- in reply to: j’ai besoin d’un coup de main pour faire une estimation par bouteil
Salu
Cé kwa ton pseudeau sur ibaie ?
- 23 octobre 2006 à 17h18
- in reply to: Michel et Pompilia Guiraud Saint-Chinian
Et de plus l’accueil au domaine est très convivial.
Michel et Pompilia organisent des « journées vignerones » avec visite du domaine le matin et déjeuner-dégustation le midi…
En ce qui concerne « La suite dans les idées », je lui ai trouvé en plus des arômes d’olives, et c’est vraiment un vin très digeste. Malheureusement, il est victime de son succès et il ne m’en reste qu’une.Olivier
- 25 septembre 2006 à 15h01
- in reply to: Comment vendre un millésime de m…. (2006)
Bonjour,
perso, je parierais sur:
1945 + 61 = 2006 ou l’arithmétique au secours de la vitisphère 😉Olivier
- 21 septembre 2006 à 16h25
- in reply to: Finalement qu’avez-vous acheté en FAV?
Bonjour,
en région parisienne, on trouve le Minervois du Domaine le Cazal, cuvée ‘Le pas de Zarat’ en 2002 pour 7,5 euros, j’ai fait le plein ! (3 étoiles + coup de coeur du guide Hachette 2005 si ca vous parle).
J’ai aussi bien aimé le Costière de Nîmes du Chateau de Nages 2002 et 2003, comme il y a la cuvée ‘Le vieux pin’ du même domaine en 2004 pour 3,95 euros, je vais me laisser tenter.Olivier
- 18 septembre 2006 à 17h10
- in reply to: en ce moment même chat avec J. Nossiter
Pour ceux qui veulent relire cette intervention (merci télérama / le monde):
« Le vin est humain, ce n’est pas un produit »
Le réalisateur Jonathan Nossiter était notre invité lors d’un tchat le 14 septembre. Voici la retranscription de sa discussion avec les internautes.
polo la science : Les réactions du milieu du vin ont parfois été violentes après la sortie de votre docu. Vous aviez mis en exergue le clientélisme du milieu : notation des vins, oenologue conseil, investisseurs et grands domaines buvant dans le même verre. Un peu comme dans le secteur médical avec le trio médecin/ laboratoire/ pharmacien qui se sucre sur le dos du consommateur. Est-ce que cela a remué le monde du vin dans le bon sens ? A moins que Michel Rolland et les grands domaines aient simplement affiné leur stratégie de communication, en évitant l’autocaricature ?Jonathan_Nossiter : Votre question est beaucoup plus intelligente que n’importe quelle réponse possible ! La seule chose que je peux dire, c’est que dans un magazine chilien que j’ai vu il y a deux semaines, Michel Rolland, après deux ans à me dénoncer de par le monde, a changé de stratégie et a déclaré que Mondovino est la chose qui l’a le plus aidé à élargir sa liste de clients… C’est à vous de juger.
Dam : Comment expliquez-vous le succès de votre documentaire ? N’avez-vous pas réuni deux des ressorts qui sont susceptibles de plaire au plus grand nombre, à savoir d’une part l’intérêt pour le vin, une passion très bourgeoise qui distingue des autres, et d’autre part le côté un peu subversif et altermondialiste qui dévoile les secrets peu glorieux d’une industrie mondiale ?
Jonathan_Nossiter : Vous avez tout compris. Le film a été conçu par une équipe de marketing à Los Angeles ! D’ailleurs, c’est celle qui travaille avec Spielberg. Tourné en 35 mm, avec des grues, et en fait le budget du film était à 100 millions de dollars. On a fait du faux-vrai, du faux cru. Et évidemment Jonathan Nossiter est un pseudonyme pour le fils de James Cameron, car on sait très bien qu’aucun Américain ne va défendre les terroirs français.
Ben111 : Après le film Mondovino, quels sont les thèmes que vous avez décidé d’aborder au travers de ces dix documentaires ?
Jonathan_Nossiter : C’est deux objets complètement différents. On peut même imaginer qu’il y avait deux cinéastes différents qui sortiraient du même matériel deux films différents (on m’a déjà traité de schizophrène, et après vingt ans de travail, j’ai réussi à le vivre en vrai). J’ai commencé à monter les deux ensemble, un long métrage un peu classique de cinéma, et un autre genre de cinéma assez fou, avec une tout autre conception de relation avec le spectateur. Je cherchais avec le coffret de dix films à engager le spectateur comme un romancier du XIXe siècle qui voulait entraîner le lecteur dans une aventure de lecture personnelle à travers un temps ouvert et délimité seulement par les souhaits du lecteur. Donc ces dix films sont conçus pour être regardés dans un temps personnel, mais font, j’espère, un ensemble, un seul récit, à mon avis beaucoup plus riche et complexe que le long métrage.
Panoramix : Dans votre film version DVD, vous décrivez un village du Languedoc comme celui d’Asterix résistant à l’invasion des vins au goût mondialisé. Pensez-vous vraiment que la France résiste et préserve ses traditions en matière de vins ? Notre attitude n’est-elle pas plutôt conservatrice ?
Jonathan_Nossiter : Bonne question paradoxale ! N’est-il pas possible d’être résistant et conservateur ? D’ailleurs, si vous voyez pendant la deuxième guerre, parmi les 2 % de Français qui ont résisté aux nazis, c’est un fait historique qu’il y avait des communistes, des paysans, des petits-bourgeois de petites villes, des grands-bourgeois de grandes villes, des aristos, des monarchistes, des enfants, des hommes, des femmes, sûrement des transsexuels ! Donc la résistance, à toute époque, est un acte éthique et non pas idéologique. En ce qui concerne le vin aujourd’hui, et l’attitude des Français, je pense qu’on voit de tout, y compris des choses extrêmement déprimantes. Mais en même temps, il faut dire que malgré les problèmes qui persistent et le goût des Français de penser du mal d’eux-mêmes, il y a probablement plus de désir de mettre en valeur les différences culturelles des vins que nulle part ailleurs. Cela ne vient pas forcément de sentiments nobles, mais à l’arrivée, on s’en fout, ce qui est important, à mon avis, c’est de ne pas se laisser standardiser.
Aymeric Fournier : Dans votre film, rien sur les lieux de vente, notamment les supermarchés et leur politique de prix. Pourquoi un tel oubli ? Y a-t-il quelque chose là-dessus dans la série ?
Jonathan_Nossiter : Parce que le film est une comédie humaine, pas un bilan sur le monde du vin. C’est un film, sur des êtres humains, sur une culture. Je ne prétendais aucunement porter un jugement global, faire un reportage. Peut-être que le film est mauvais, mais il n’y a aucune prétention ou d’objectivité ou d’exhaustivité. Mais surtout, ce sont des films sur des gens que j’ai trouvés plus extraordinaires et plus charismatiques que la plupart des comédiens d’Hollywood. Cela étant, je suis en train d’écrire un livre qui s’appelle Le pouvoir du goût, qui sortira chez Grasset au mois d’avril, où justement j’essaie de parler du vin, car je constate que le film ne parle pas du vin, mais se situe dans le milieu du vin. Donc pour le livre, j’ai passé une après-midi très romantique à l’Auchan de Bagnolet… Maintenant, je me rends compte que vous avez raison, j’aurais dû filmer cette après-midi à Auchan car j’avais l’impression de voir le choc entre l’ensemble des Français dans leurs différences et la réalité de la machine banalisante. Mais n’ayez pas peur, il n’y aura pas de Mondovino 3 !
Gérard : Je vous ai entendu aujourd’hui à la radio dénoncer les bénéfices faits sur les prix des bouteilles de vin, qui ont pris jusqu’à « 800 % », disiez-vous. Est-ce que les producteurs sont les complices de ce système ou seulement les revendeurs négociants ? Jusqu’à quelle somme peut-on aller, selon vous, pour une bouteille ?
Jonathan_Nossiter : Parfois, mais pas souvent, les producteurs sont complices avec des marges que je trouve scandaleuses. Mais souvent, ce sont des intermédiaires qui profitent de la bonne foi des vignerons pour afficher des prix faramineux, surtout dans la restauration. La plupart des cavistes, et sûrement les cavistes indépendants, pratiquent des marges très petites et ont du mal à survivre aujourd’hui. C’est malheureusement beaucoup de restaurants cyniques, du petit bistro du coin jusqu’au restaurant trois étoiles, qui affichent ces marges monstrueuses. Mais ce qui est aussi vrai, c’est qu’il y a, au moins à Paris, depuis quelques années, beaucoup de bistros et restaurants qui font une politique de prix éthiques, pour justement ramener des gens à la culture du vin comme plaisir alimentaire. C’est sûrement le cas dans d’autres villes. Il suffit simplement de faire l’effort en tant qu’amateur de vin, de comparer un peu, et de réfléchir pour savoir où vous allez manger. L’Atelier de Robuchon était un des lieux qui m’ont le plus choqué pour le prix du vin. Je voyais des prix de vins au verre qui dépassaient le prix de la bouteille au prix d’achat. C’est d’ailleurs à mon avis l’expression d’une certaine hypocrisie dans le marketing de cette tendance de la gastronomie des trois étoiles « démocratique ». La vraie démocratie, c’est qu’il n’y a pas de limite dans un sens ou dans l’autre pour le prix. J’ai goûté des vins sublimes à 1,50 euro, j’en ai aussi goûté à 150 euros (heureusement qu’ils m’ont été offerts !) également excellents et éthiques. Mais en général, il n’y a pas forcément de lien entre le prix et la qualité. Souvent, ce sont des inventions.
jojo : N’êtes-vous pas coupable d’avoir « peopoliser » le vin? C’est-à-dire d’avoir fait passer les gens avant le vin qu’ils produisent ? Un vigneron peut-être absolument antipathique, mais faire un vin merveilleux et un bon vivant truculent faire une piquette terrible. Ce qui compte, c’est le produit, pas les gens, non ?
Jonathan_Nossiter : Je suis entièrement pas d’accord ! On vit dans une société qui transforme tout acte humain et culturel en produit, en marque. C’est une époque qui est à mon avis entièrement déshumanisante. Depuis une vingtaine d’années, on est assommé par des « experts en vins » avec leurs cotations, notations et conneries verbales qui ont justement enlevé tout le côté humain qui est ce qui fait du vin un acte de civilisation. Pour moi personnellement, s’il y a un plaisir dans le vin, évidemment, c’est le plaisir du goût, mais j’aime bien aussi les pommes de terre ! Ce qui distingue le vin d’une pomme de terre, c’est l’expression infinie de ses saveurs, de ses origines, et surtout de la culture qui existe derrière. Et cette complexité de goûts est une expression de la complexité de l’être humain. Le long métrage de Mondovino et la série de dix films que j’ai faite sont un très modeste effort justement pour mettre en valeur l’être humain qui peine pour que nous ayons ce plaisir. Le vin est humain. Ce n’est pour moi pas un produit.
pomerol : La question qu’on se pose tous : Est-ce que vous aimez le Sauternes avec le Roquefort ?
Jonathan_Nossiter : Vous n’avez rien à faire pour poser une pareille question ?! Oui, j’aime beaucoup, le salé avec le sucré me fait vibrer.
anabase : Que répondez-vous à ceux qui vous accusent de manichéisme, considérant que : 1) les vins « parkerisés » sont en général beaucoup plus accessibles (en terme de prix et en termes de goûts) que bon nombre de vins du terroir assez « austères » et 2) certains producteurs « traditionnels » apparaissant dans Mondovino sont en réalité eux-mêmes des hommes d’affaires défendant leur « bout de gras » (Aimé Guibert, par exemple, dont, soit dit en passant, les vins ont augmenté chez certains revendeurs après la sortie de Mondovino…!).
Jonathan_Nossiter : 1) Le fim n’est aucunement manichéen. Je suis le bon, et vous êtes le méchant ! Je plaisante !
2) Pour répondre sérieusement, je pense que c’est « prouvable » que les vins cotés par Parker représentent toute la gamme de prix du Pingus à 950 euros la bouteille prix de sortie que Parker lui-même revendique comme un vin qu’il a « inventé » jusqu’au dernier vin argentin supervisé par son ami Monsieur Rolland, qui est disponible au moins au Brésil à 10 euros la bouteille. Même chose pour les vins dits de terroir. Donc évacuons cet argument tout de suite.
Quant au manichéisme possible du film, la seule chose que je peux dire, c’est que j’ai constaté, à travers les quarante pays où le film est sorti, que c’était souvent un miroir assez impitoyable du spectateur aussi bien que de celui qui passait devant l’objectif. Il y avait ceux qui voyaient une complexité presque infinie, il y avait ceux qui voyaient l’expression « cow boy » des bons et des méchants. Pour ceux qui ont assisté avec un peu d’attention à l’apparition d’Aimé Guibert, comment louper toutes ses tergiversations par rapport à Mondavi, multinationale américaine, et ensuite, Magrez, multinationale française ?eeaiou : Vous tournez caméra au poing, je veux bien. Mais pourquoi désactivez-vous le stabilisateur d’image ? PS : Voir votre film sur écran télé passe. Sur grand écran, non.
Jonathan_Nossiter : Désolé !
Martin : Quel matériel de prise de vue et de son avez-vous utilisé pour réaliser Mondovino ? Avez-vous été amené à interroger des protagonistes et à tourner des séquences tout seul ?
Jonathan_Nossiter : J’ai tourné avec un PD 150 et on était parfois trois, plus souvent deux, et peut-être 20 % du temps je tournais seul, avec un micro sur la caméra. Et on fait pas mal de films de fiction en 35 et d’autres supports aussi. J’ai pris un plaisir fou à cet échange vital que j’ai pu avoir en travaillant avec cette intimité. Je pense que dans la série de dix films, j’ai pu trouver dans le montage un rythme, une forme de récit qui est plus juste par rapport aux années de tournage.
LASNIBAT : Pourquoi avez-vous évité de parler du Chili dans Mondovino alors que c’est un pays avec une énorme tradition vignoble qui a beaucoup souffert de l’intervention du capitalisme américain depuis plusieurs décennies ?
Jonathan_Nossiter : Vous êtes tous assez durs ! Je suis étonné par votre pugnacité collective ! Mais ce serait hypocrite de ma part de ne pas avouer que puisque je milite pour ça, je ne peux que vous féliciter (stratégie pour vous adoucir ?). Quant au Chili, moi j’habite actuellement au Brésil (j’ai un monsieur qui vient du Chili derrière moi en ce moment, donc censure psychologique en cours… En plus, il a l’air sympa, donc…). Au Brésil, on est inondé par les vins chiliens et les vins argentins. Malgré l’existence de beaux terroirs, surtout en Argentine, l’imposition du goût international par des multinationales européennes et américaines, aussi bien que l’investissement par des gens comme vous et moi, mais étrangers, surtout au Chili, et l’absence d’une tradition de consommation de vin répandu, a laissé la place à la construction d’une industrie de vin « frankensteinien ». Je n’ai pas évité de parler du Chili, j’étais en train de tourner en Argentine en attendant de passer la semaine d’après au Chili, quand j’ai dû arrêter le tournage définitivement car j’ai appris que ma mère était morte.
Arnaud : Si un nombre croissant de vins se ressemblent à travers le monde du fait de l’utilisation des mêmes cépages et des mêmes pratiques de vinification et d’élevage, ne peut-on découvrir à l’inverse une diversité croissante de vins provenant de terroirs et de climats très variés, élaborés à partir d’une multitude de cépages ? Bref, allons-nous vers un goût unique ou une diversité plus grande ?
Jonathan_Nossiter : Les deux. L’autre soir, un collègue américain m’a rappelé un dicton qui va me guider pour le reste de ma vie, sorti des lèvres d’un grand joueur de base-ball, Yogi Berra. Il a dit ce qui suit : quand vous arrivez à un croisement sur votre chemin, prenez-le !
Eagle972 : Je suis étudiant en cinéma. Quel sens donnez-vous à ce procédé qui n’est certainement pas que formel, qui consiste à afficher vos différents personnages avec leurs chiens ?
Jonathan_Nossiter : Je dirais plutôt que ce sont les chiens qui m’ont amené vers les gens. Avec la petite caméra, on commence en bas et on va vers le haut. Attendez pour la série, il y a au moins vingt chiens nouveaux.
Philippe : L’Asie s’ouvre au plaisir du vin, les Chinois font des cocktails dans les shakers en mélangeant du Petus et de la limonade et il y a en plus un engouement au Japon pour les vins bio. Quelle est votre sentiment là-dessus ? Comment faire face à ces nouveaux consommateurs ?
Jonathan_Nossiter : Je suis allé au Japon l’année dernière pour la sortie de Mondovino là-bas. J’ai été absolument ébloui par la finesse et la justesse des Japonais dans leur amour pour les vins de terroir. Malgré ce que certains disent, je n’ai rencontré aucun « buveur d’étiquettes ». Au contraire, j’ai rencontré beaucoup de gens très différents qui semblaient être sensibles à l’importance du détail comme acte de civilisation.
lag : Que pensez-vous du fait que l’on a tous les cinq ans « le cru du siècle » ? Pensez-vous que les marketeurs des châteaux nous prennent pour des gogos sans mémoire ?
Jonathan_Nossiter : Oui !
REUILLY : Pensez-vous que les femmes ont un rôle spécifique à jouer pour préserver la qualité et les conditions de production du vin ? On dit qu’elles ont à leur manière fait évoluer le goût. Pensez-vous que cela soit vrai?
Jonathan_Nossiter : Je pense que chaque individu a un rôle spécifique à jouer pour préserver la diversité. C’est la définition même de l’individu.
Carla : A quand votre retour à la fiction ? Avec quelle actrice auriez-vous envie de tourner aujourd’hui ? Ou quel acteur ?
Jonathan_Nossiter : Je suis en train de préparer ma prochaine fiction, que je vais tourner là où j’habite, à Rio. Je travaille en amont avec des amis comédiens, dont Irène Jacob, Charlotte Rampling, Matt Dillon, et Jean-Marc Roulot.
Modérateur : Un dernier mot pour finir ?
Jonathan_Nossiter : Si vous allez harceler les journalistes de Télérama avec la même passion, il y a quand même un peu d’avenir pour les journalistes et leurs lecteurs ! Bravo !
Juste un dernier mot sur le coffret qui va sortir bientôt. Ce n’est pas un bonus, ce n’est pas une expression, un « director’s cut » de Mondovino le long métrage, c’est un film à part entière. Ce sont dix films à part entière. C’était avec le désir de trouver une tout autre expression de cinéma, mais à travers le format du DVD et à travers l’idée d’un film qui est un puzzle que j’ai construit cette série.A VOIR :
Mondovino, coffret de quatre DVD sortie le 21 septembreMondovino, film documentaire franco-américain de Jonathan Nossiter / 2004
Telerama.fr – 14 Septembre 2006- 18 septembre 2006 à 14h50
- in reply to: Grands crus de Bordeaux 2004
Bonjour,
Alex, comme toi, j’ai été ‘mandaté’ par un ami pour sélectionner un vin susceptible d’être gardé jusqu’à la majorité de sa fille née en 2004.
Eh bien j’ai mis de côté le bordelais pour sélectionner un Bandol, région qui aurait superbement réussi ce millésime (d’après les critiques, personnelement, je ne connais pas assez la région et ce millésime pour l’affirmer).
Donc 6 magnums de Chateau de Pibarnon 2004 à 45 euros TTC l’unité (soit 270 au total ce qui se rapproche de ton budget), et je pense avoir fait un bon choix.
Si tu dois rester sur Bordeaux, Saint-Pierre ou Smith Haut-Laffite me semblent de superbes rapport Q/P (21 et 26,5 euros respectivement, avec un beau potentiel de garde).
Bonne chance,Olivier
- 28 août 2006 à 17h21
- in reply to: « Le coin des voleurs » !
Champoer,
si je suis un lecteur assidu de ce forum, je ne m’exprime que très rarement, mon expérience de dégustateur étant récente et incomplète.
Par contre, mon expérience de ‘cambriolé’ est malheureusement plus étoffée… J’ai effectivement eu le malheur d’avoir été ‘visité’ 2 fois l’année passée (à 6 mois d’écart). J’attire ton attention sur le fait qu’il est assez commun qu’un second cambriolage ai lieu dans les 6 mois / 1 an après le premier (j’en ai eu confirmation par la police, mais après le second…), donc méfiance ! En ce qui me concerne, j’avais fait blinder ma porte de cave, qui est restée inviolée (au moins je peux boire pour oublier tout ce qui est parti).
Jette un oeil sur Ebay, où tes bouteilles sont susceptibles de réapparaitre sous forme d’affaires incroyables que l’on rencontre parfois sur ce site et dont la provenance peut sembler plus ou moins louche.
Voilà, je voulais t’apporter mon soutient à défaut d’informations plus pertinentes dans une épreuve que de plus en plus d’amoureux du vin traversent, mon père à vu disparaitre récemment ses Margaux 1990 et en pleure encore…Olivier
- 16 juin 2006 à 21h35
- in reply to: 50 euros la bouteille : qu’achetez-vous ?
Avec 50 euros…
Le Clos du Bourg 2003 en 1ère trie de chez Huet, 50 cl de pulpe de bonheur… rien que d’y penser, je l’ai encore en retro, malgré l’année qui s’est écoulé depuis ma dernière dégustation.
- 16 juin 2006 à 16h56
- in reply to: 5 euros la bouteille qu’achetez-vous ?
Bonjour à tous,
Ayant une très modeste expérience en termes de dégustation, je m’excuse par avance auprès de ceux qui seraient amenés à trouver ma sélection trop juste en terme de qualité pour leur palais exercés.
De plus, je dois préciser que je suis un adepte d’Ebay, et que par conséquent, certains prix peuvent être très différents de ceux proposés chez un caviste, dans une grande surface, voire même directement chez le producteurs.
Néanmoins, je considère qu’il est tout à fait possible de se faire plaisir dans un buget n’excédant pas 5 euros:* Chateau Rahoul 1992 (trouvé à 2,5 euro la btl sur Ebay, soit environ 3,5 euro/btl en comptant les frais de port, et ce pour l’achat de 60 btls). Rapport qualité prix incroyable pour un Grave blanc en pleine maturité (superbe expression du sémillon)
* Pinot noir de chez Louis de Jolimon 1999 (aussi acheté sur Ebay, environ 4,5 euros / btl). Belle expression de fruit, n’a rien a envier à certains Chorey ou Savigny les Beaunes
* Saint Pourçain cave Jallet 2004 cuvée tradition (- de 5 euros au domaine) pour un superbe Gamay prêt à boire dés aujourd’hui
* Chenin du domaine de Villemont (AVDQS Haut Poitou – 3,5 euros au domaine). Là encore, un superbe rapport qualité / prix pour un blanc qui supportera facilement 5 à 8 ans de garde (le 2002 commence à bien se boire aujourd’hui)
* Muscadet sur lie Cote de Grandlieu 2004 Domaine de la coche (3,5 /btl au domaine). Idéal avec des fruits de mer, mais leur Grolleau gris (même prix) avec ses arômes d’agrumes est très bien aussi
* VDP d’oc Domaine des Perrières de Marc Kreydenweiss 1999 (< 5 euros sur Ebay) Bonnes dégustations à tous.