ClaudeP

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Affichage de 20 réponses de 21 à 40 (sur un total de 95)
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  • ClaudeP
    Participant

    J’achète assez rarement des seconds vins car, comme beaucoup d’entre vous, je trouve leur prix excessif par rapport à de bons crus classés ou bourgeois au patronyme moins prestigieux. Mais cela m’arrive tout de même…et je suis heureux de constater que Clos du Marquis 2001 et Pavillon Rouge 1990 vous ont plu, comme à moi !
    Cordialement,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    Merci, Claudius, je vais donc retenter bientôt Pichon Comtesse 94 et Gazin 94.
    Bien cordialement,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    Claudius, j’ai aussi du Pichon Lalande 94 en magnum. j’en avais ouvert deux il y a plus de 3 ans, qque j’avais trouvés un peu « verts » et austères, et qui m’avaient donc déçu. Ton expérience beaucoup plus récente m’intéresse donc, car il doit m’en rester 2 ou 3,
    Claude
    P.S. – J’ai aussi du Gazin 94, en bouteilles, qui ne m’avait pas enthousiasmé ( fermé) il y a aussi 2 ou 3 ans. Le connais-tu?

    ClaudeP
    Participant

    Merci, Camille, pour cette belle description de la dégustation de Cheval Blanc 90.
    J’en ai quelques bouteilles en cave, que j’avais achetées en primeur ( 1990 étant l’année de naissance de notre premier petit-fils) mais je n’en ai encore ouvert aucune, craignant qu’il soit encore fermé. Je vais donc bientôt en ouvrir une ou deux avec des amis et, bien sûr, notre petit-fils, rassuré et encouragé que je suis par cette description enthousiaste !
    Bien cordialement,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    Claudius,

    J’ai bu le Léoville Barton 99 nettement trop frais, car je l’avais sorti trop tard de ma cave, ce qui gênait pour bien le juger. Mais il m’a paru effectivement un peu en retrait, et je me suis promis de le goûter à nouveau prochainement dans de meilleures conditions de température,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    Servi Lynch Bages 99 en magnum à déjeuner le jour de Noël, lendemain de réveillon ( pour le réveillon, j’avais servi Gruaud Laroze 86 après Lafaury-Peyraguey 90 pour le foie gras, 2 « ancêtres » de l’ère Georges Pauli chez Cordier): un vin très agréable et adapté à un tel repas ( dans ces circonstances de lendemain de fête et de nuit trop courte, on apprécie que tant les mets que les vins soient relativement légers !), ouvert, long et bien construit, avec un fruit encore très présent. Donc très plaisant maintenant, mais sa structure devait lui permettre de tenir encore longtemps ( au détriment de l’agrément du fruit, peut-être?).
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    La suggestion de choisir 1999 rive gauche me parait judicieuse: ces vins ne sont pas de longue garde, ils ne seront pas fermés, j’en ai bu plusieurs dans les 2 dernières années avec plaisir: Pape Clément, Sociando, Léoville Barton, Les Carmes Haut-Brion, Haut-Marbuzet, Pontet-Canet…Beaucoup moins de risques de déception après une oxygénation plus ou moins judicieuse qu’avec des vins de plus longue garde ( j’ai eu récemment des déceptions avec des rives droite 1998, Pomerol et Saint-Emilion, presque tous très fermés).
    Cordialement,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    …parce que la filiale US de DIAGEO était, de loin, le plus gros importateur de vins de Bordeaux aux USA !
    Ce retrait, même s’il s’avérait seulement momentané, peut avoir un double effet négatif sur le marché mondial des Grands vins de Bordeaux:
    – un effet d’entrainement sur les autres importateurs aux USA, et aussi dans le reste du monde, en raison du leadership reconnu de DIAGEO sur le marché des vins et spiritueux,
    – un effet mécanique de déséquilibre sur un marché des grands bordeaux devenu très étroit et très spéculatif depuis quelques années, car ce « retrait » de DIAGEO s’accompagne d’un déstockage important de sa part.
    La vraie question est donc de savoir si les grands châteaux et les grands négociants de Bordeaux ont su profiter des années fastes pour se constituer des réserves financières suffisantes pour « éponger » ces surplus revenant de la zône dollar tout en s’abstenant de mettre sur le marché des quantités excessives de vins des dernires millésimes.
    Cordialement,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    J’avais acheté des Talbot en primeur dans les années 80, car j’aimais les vins faits par Georges Pauli. Le 88 m’a, comme vous tous, déçu ( moi aussi, j’ai nettement préjéré Meyney 88), ainsi que le 90,le 89 moins, mais j’aime beaucoup le 86, dont il me reste quelques bouteilles. J’en ai ouvert récemment, ainsi que du Gruaud-Laroze 86. Nous avons trouvé tous les 2 remarquables, le Talbot plus charmeur et brillant juste après ouverture, mais le G-L plus profond le lendemain…Les deux sont de toute façon superbes, pour qui apprécie les Bordeaux vinifiés traditionnellement arrivés enfin – à maturité ( le Gruaud-Laroze 86 avait failli me désespérer : tout au long des années 90, puis du début des années 2000, il était resté fermé à double tour – j’en avais 36 bouteilles, donc la possibilité d’en ouvrir une chaque 2 ou 3 ans! – alors que Talbot 86 a toujours été agréable, même jeune). Après, j »ai peu acheté de Talbot: seulement du 96 et du 2000, que je n’ai pas encore goûtés.Bonnes dégustations à vous tous,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    Le fameux classement des « 100 meilleurs vins du monde » par le Wine Spectator:

    – je pense qu’il serait excessif de tirer des conclusions profondes de la quasi-absence des Bordeaux cette année, en la reliant à la situation actuelle évoquée plus haut. Les caractéristiques surprenantes de ce classement ne sont – hélas – pas nouvelles, on pouvait les constater déjà il y a 6 ou 8 ans, si je me souviens bien ( quasi-absence des Bordeaux et des Bourgogne, beaucoup de vins italiens, quelques Chateauneuf du Pape, des vins exotiques de qualité très moyenne,etc.
    – vous pourrez voir dans la rubrique média des commentaires intéressants ausujet de ce classement.

    Le moins qu’on puisse dire, quand on connait ne serait-ce qu’une petite partie des vins cités…et de ceux qui ne le sont pas, c’est que ce « classement » ne correspond guère à l’échelle des valeurs oenologiques de la majorité des amateurs qui fréquentent LPV.
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    Nous voici à nouveau, grâce à une dépêche iconoclaste ( pour une fois!) de l’AFP, embarqués dans une discussion passionnée sur un sujet qui nous concerne à juste titre: le prix des grands vins du Bordelais, que nous avons de plus en plus de mal à acquérir!
    C’est un sujet complexe sur le plan de l’analyse micro-économique, car ce produit présente à la fois plusieurs typologies:
    – c’est un produit de consommation…du moins pour nous, qui l’achetons avec la ferme intention de le déguster à court, moyen ou long terme!
    – mais c’est aussi un actif (« asset ») stockable et négociable par beaucoup d’intermédiares professionnels et aussi, de plus en plus, par des spéculateurs individuels ou institutionnels,
    – ce peut être aussi, marginalement, surtout pour les vins les plus célèbres et dans les vieux millésimes, un objet de collection et de prestige, pour des restaurants ou des particuliers.

    Que peut-on prévoir sur l’évolution des prix des Bordaux « prestigieux », that is the question !
    Essentiellement, bien sûr, pour les 1er GCC et les « assimilables » ( Petrus, Yquem, Ausone, Cheval Blanc) et, aussi pour les excellents vins entraînés dans leurs sillage haussier des dernières années (LLC, Palmer, Cos, Montrose, Pavie, Climens, Pape Clément…voire des Pontet-Canet, Pavie Macquin, Conseillante, Mission H-B, Angélus, LB, Calon, GPL, etc).
    Incontestablement, les prix ont, durant les 15 dernières années et, plus particulièrement, les 7 ou 8 dernières, pris une allure de courbe exponentielle avec ses caractéristiques typiques:
    – détachement progressif et cumulatif du « trend » d’évolution globale des produits consommables,
    – dissociation complète entre prix de vente et prix de revient,
    – stocks de plus en plus importants et de plus en plus « spéculatifs » ( c-a-d sans liaison avec la consommation finale ou les nécessités logistiques) à tous les stades (production , négoce, CHR, particuliers).
    Certes, les grands Bordeaux sont un produit de luxe très attrayant pour une clientèle aisée, et il est probable que la tendance long terme de leurs prix se situera désormais nettement au-dessus de ce que l’on connaissait durant la plus grande partie du XXe sècle. Mais le « saut » très important et très rapide que nous venons de connaître
    dépasse nettement l’inflexion de tendance probable.
    Il y a donc bien eu création d’une « bulle », et il est inévitable que cette bulle éclatera un jour: en effet, l’exponentielle n’existe qu’en mathématiques : dans le monde réel, chaque fois qu’il y a une dérive longue et importante par rapport aux tendances de long terme, la probabilité d’une correction augmente.
    Mais cela ne nous dit pas si cet éclatement est pour demain ou pour dans 3, 5 ou 10 ans! Voyez la « bulle » sur l’immobilier et les actions: certains prédisaient son éclatement bien avant qu’il arrive effectivement, et, peut-être sa correction sera-t-elle modérée grâce aux mesures prises par les gouvernements et les autorités monétaires…quitte à ce qu’une autre bulle se reconstitue, et n’éclate, beaucoup plus violemment, dans 5 ou 10 ans ?
    Dans le cas qui nous concerne, certains éléments semblent réunis pour une correction à court terme sur les prix des grands Bordeaux:
    – l’importance de la hausse des prix des produits les plus spéculatifs sur les 8-10 dernières années, alors qu’ils sont abondants, renouvelables, et donc difficilement « cornérisables » de manière durable par les spéculateurs ( il n’y a pas que les micro-productions d’Yqem ou Pétrus !),
    – la coïncidence avec la « crise » sur les autres actifs spéculatifs, qui diminue les disponibilités financières des intermédiaires, des fonds spéculatifs et des clients finaux,
    – la pression croissante de la concurrence de produits de remplacement (vins haut de gamme d’autres vignobles mondiaux).
    Si cette correction se produit effectivement en 2010-2012, on peut penser qu’elle sera relativement modérée, mais tout de même avec un passage par une phase de prix inférieurs à la tendance de long terme, car il n’y a que de très rares exemples de correction « en douceur » après une phase d' »exubérance ».
    Il peut aussi arriver que les réserves financières accumulées par la propriété et le négoce leur permettent de résister à la tension actuelle en asséchant plus ou moins le marché : dans ce cas, on pourrair assister, après une période de relative stagnation, à une nouvelle flambée spéculative qui, elle, se terminerait alors par une correction violente et durable.
    Nous y verrons plus clair dans un an environ ! En attendant, buvons bien, et modérément,

    Claude

    ClaudeP
    Participant

    Il est intéressant de constater que la place éminente donnée aux jugements de Robert Parker, et tout particulièrement ceux sur les Bordeaux, est plus un phénomène français qu’américain: aux USA, le Wine Advocate a une diffusion assez restreinte et ses jugements ne guident qu’une minorité d’amateurs fortunés de la côte Est,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    il est vrai que poujeaux 97, qui était agéable il y a 3 ou 4 ans, s’est effondré ensuite,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    Effectivement, je n’attendrais pas 20 ans,mais je pense que tu ne prnedrais aucun risque en attendant 2 ou 3 ans. Cordialement,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    Même opinion que Matthieu: tu peux ouvrir ta bouteille de pontet Canet 94 maintenant, mais yu devrais pouvoir aussi attendre, car il ne donne pas de signe de fatigue. Cordialement,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    c’est vrai, Luc, tu fais bien de nous le rappeler: j’avais, moi aussi, acheté 24 bouteilles de Pontet-Canet 94 en primeur…Aujourd’hui, bien que mes revenus n’aient pas sensiblement décru, je ne pourrais pas envisager un tel achat d’un coeur léger. Heureusement que je peux vivre un bon moment sur mes stocks en cave, en attendant la chute inévitable des cours ( « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel! »). Mais je pense aux jeunes qui cherchent à se constituer une cave dans ce contexte difficile et j’espère, sans trop y croire, qu’ils sauront attendre les jours meilleurs sans se détourner définitivement de ce beau produit de civilisation qu’est le – bon – vin. Amicalement,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    J’avais acheté, un peu par hasard, 24 bouteilles de Carmes Haut-Brion 99. J’ai presque épuisé le stock de ce vin que j’ai trouvé très plaisant, fruité et chaleureux, depuis 3 ans que j’en consomme de temps en temps, bien supérieur à beaucoup de grands crus, alors même que 99 est considéré comme un millésime modeste. J’ai essayé d’en acheter dans de nouveaux millésimes durant les 2 dernières années mais, s’il est devenu, me semble-t-il, un peu moins rare, il est aussi désormais nettement plus cher…
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    JAD, je souhaite que tu aies raison: j’ai acquis comme toi Cos 2002, Calon 2003, Montrose 2004! Nous verrons dans quelques années si ta prédiction se confirme. Cordialement,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    jmg: déjà bon à boire, ou à attendre encore, à ton avis? merci,
    Claude

    ClaudeP
    Participant

    Le Sarcone de Monsieur Ferracci est effectivement un excellent vin, très bien fait,et ce année après année, avec une belle régularité, ce qui n’est pas le cas de tous les vins de Figari. Et, comme tu le remarques, avec un rapport Q/P tout à fait raisonnable,
    Claude

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