Belgik

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  • Belgik
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    Allez donc faire un petit tour Pinot Noir à Saint-Hippolyte et à Rodern. Ne vous attendez donc pas à des Bourgognes, mais de délicieux vins, de préférence assez fruités et, somme tout, légers. Je cuisine Thaï et le mariage est libre!

    Belgik
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    J’ai visité il y quelques semaines, j’ai logé quelques jours dans le village. Une grande cooperative produisant environ 1 million de bouteilles, essentiellement du Montsant. De toutes sortes! Grenaches blancs, en rouges une demi douzaine de cuvées, dont les meilleures combinent cépages Carignan avec, soit Grenache (Les Sorts Velles Vignes, environ €12), soit la Syrah (Les Sorts SyCar, moins de €10). Le village, MasRoig, est localement réputé pour ses vieux pieds de Carignan.
    Je ne m’aventure pas dans les descriptions des vins: ils sont dans ma cave, attendent quelques années.
    Intéressant, fin d’après midi, d’observer nonchalammant les tracteurs faire la file pour décharger leurs remorques toutes remplies de belles grappes 2015. Prise de 5 échantillons par remorque de jus, suivi de la mesure électronique du sucre (j’ai épié un chiffre « 244 »), puis bascule, brut et tare. En vrac.
    Et oui, la « Mistela » aurait grande réputation (mais je suis diabétique…), tout comme le Rancio, et le Vermouth.
    Je n’ai pas mentionné l’huile d’olive, excellente dans la région, qui est d’ailleurs très belle…

    Belgik
    Participant

    J’ai visité il y quelques semaines, j’ai logé quelques jours dans le village. Une grande cooperative produisant environ 1 million de bouteilles, essentiellement du Montsant. De toutes sortes! Grenaches blancs, en rouges une demi douzaine de cuvées, dont les meilleures combinent cépages Carignan avec, soit Grenache (Les Sorts Velles Vignes, environ €12), soit la Syrah (Les Sorts SyCar, moins de €10). Le village, MasRoig, est localement réputé pour ses vieux pieds de Carignan.
    Je ne m’aventure pas dans les descriptions des vins: ils sont dans ma cave, attendent quelques années.
    Intéressant, fin d’après midi, d’observer nonchalammant les tracteurs faire la file pour décharger leurs remorques toutes remplies de belles grappes 2015. Prise de 5 échantillons par remorque de jus, suivi de la mesure électronique du sucre (j’ai épié un chiffre « 244 »), puis bascule, brut et tare. En vrac.
    Et oui, la « Mistela » aurait grande réputation (mais je suis diabétique…), tout comme le Rancio, et le Vermouth.
    Je n’ai pas mentionné l’huile d’olive, excellente dans la région, qui est d’ailleurs très belle…

    Belgik
    Participant

    J’ai visité il y quelques semaines, j’ai logé quelques jours dans le village. Une grande cooperative produisant environ 1 million de bouteilles, essentiellement du Montsant. De toutes sortes! Grenaches blancs, en rouges une demi douzaine de cuvées, dont les meilleures combinent cépages Carignan avec, soit Grenache (Les Sorts Velles Vignes, environ €12), soit la Syrah (Les Sorts SyCar, moins de €10). Le village, MasRoig, est localement réputé pour ses vieux pieds de Carignan.
    Je ne m’aventure pas dans les descriptions des vins: ils sont dans ma cave, attendent quelques années.
    Intéressant, fin d’après midi, d’observer nonchalammant les tracteurs faire la file pour décharger leurs remorques toutes remplies de belles grappes 2015. Prise de 5 échantillons par remorque de jus, suivi de la mesure électronique du sucre (j’ai épié un chiffre « 244 »), puis bascule, brut et tare. En vrac.
    Et oui, la « Mistela » aurait grande réputation (mais je suis diabétique…), tout comme le Rancio, et le Vermouth.
    Je n’ai pas mentionné l’huile d’olive, excellente dans la région, qui est d’ailleurs très belle…

    Belgik
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    Un vin produit par Raymond Julien,
    CR: Ch. Mirausse, l’azerolle 2010 vieilles vignes Badens, AOC Minervois, 14,5% Alc.
    Je n’en sais pas beaucoup plus.
    Couleur: très dense, d’aspect très jeune, une couleur encre Porto. Tenant le (petit, c’est tout que j’ai ici) verre de cristal devant une intense lampe LED, le vin est parfaitement limpide. De grasses larmes.
    Nez: (je sors sur la terrasse) herbes, garrigue, fruits mûrs, pas très complexe, jeune
    Bouche: direct, puissant, assez concentré, prunes, tannins, bel arôme de bouche sans grande finesse mais porté par le fruit initial et des tannins pas trop astringants. Manque d’acidité pour le futur?
    l’Ensemble me plaît car, soyons clairs, sans être un « grand vin », ça a du caractère. Pour le moment et, sans doute, 1-3 années (je ne suis pas expert).
    Il paraîtrait que ce vin serait fait de Carignan, j’ai lu que c’est un vin de macération carbonique. Je n’ai pas perçu de « crianza », pas de bois…

    Souvent, buvant des vins du Minervois (Roussillon, Rhône…) je tombe sous leur charme: des vins francs, sans complexe, chaleureux, sans être trop « simples », sans être dominés par des planches… Dans les années 70-début 80, les crus classés de Bordeaux étaient tout, (et ma cave de Bourgogne…desespérement -c’est ou qu’on met les accents, et lesquels?- vide), et les temps (et les goûts!) ont changés!

    Belgik
    Participant

    J’ai longtemps été client « annuel » de la maison Alice Hartmann et je peux confirmer la grande qualité de leurs Riesling (secs). Ce sont des vins de grande classe, qui s’élaborent en diverses cuvées. J’aime également leur Pinot Noir (donc rouge, en non-mousseux, entendons-nous). On parle ici de vins à partir de 11 Euros allant plûtot vers les 14-17 pour les meilleures cuvées. J’allais oublier leurs Riesling type « beerenauslese » et autres « vin de glace »: franchement chers (puis, comme diabetique, c’est pas mon truc) mais de toute grande qualité, oui.

    Belgik
    Participant

    Bon, mon commentaire vaudra ce qu’il vaut, mais si je suis ici c’est parce que j’ai beaucoup aimé
    CH. LA VOULTE-GASPARETS, Cuvée Réservée 2010
    Il y a une semaine, donc je n’ai en référence que les notes de l’étiquette sur la bouteille vide…et mon esprit! 🙂
    Belle couleur sombre et intense. Sans directement évoquer du « vieux », le pourpre est absent, ce sont des tons rouges-bruns qui dominent.
    Nez de fruits en compote, légèrement évocatif de garrigue.
    En bouche, ampleur, largeur, rond, beaucoup de corps, amples tanins doux (suaves, en Espagnol)..
    Très plaisant, un vin assez « old fashioned » me semble-t-il, mais … comme le Carignan peut être bon, généreux!
    Il me reste une seule bouteille.
    Ayant lu les pages 13-14 sur ce sujêt, j’ai un peu peur d’en acheter sans goûter, surtout le 2011 sur le marché (en France, aux Pays-Bas..), mais si j’en vois une bouteille d’ouverte, quelque part, c’est certain que je tendrai mon verre pour revoir ça.
    Merci,
    Paul

    Belgik
    Participant

    CR: Domaine Hautes Terres de Comberousse, Sauvagine, 2010

    Je viens de goûter ce vin, acheté chez un caviste « bio » à Breda (NL).
    En lisant le commentaire, ci-haut, de Marc, je me rends compte comme tout est question de référence. N’étant pas très familier avec les vins (blancs) de cette région, mon appréciation dévie quelque peu.
    A l’oeuil: pas championne en limpidité, maints voltigeurs, reste une belle couleur jaune, une mesure de gras.
    Au nez: alors là, moi j’ai recèlé des fruits blancs mûrs: pêche, abricot, sur fond d’une pointe d’herbacité. Quand-même les arômes « riches » qui l’emportent sur « la garrigue », et plutôt « naturel oxydatif » que (pas du tout!) « aromatique inox fermentation à température basse ».
    En bouche: équilibré, sec, avec une certaine maturité, fraicheur enveloppé dans un volume, légère amertume à la fin.
    Agréable, ne pas le boire trop froid, c’est sans aucun doute un vin d’accompagnement de mets tels le poisson grillé, plats de la méditerranée, du maroc: lentilles, aubergines, poix chiches, amendes, mechoui…j’en passe (ouf!).
    Ce vin n’est pas un spectacle ni feu d’artifice, mais il reste long en bouche, son arôme « colle » au palais, il enveloppe…
    Je parie qu’il vieillit bien.
    Ce soir je gouterai la seconde moitié de la bouteille…
    Paul

    Belgik
    Participant

    Ah…! Ou est passé le temps que les Paternina étaient comme ça! J’ai, vers 1976, vidé maintes bouteilles de Viña Vial (bande rouge) de 1970-1971 et je ne retrouve pas du tout ces saveurs dans les bouteilles récentes, qu’elles soient Paternina ou autres… Dans le cas spécifique de la Rioja, je pense que les vins ne se sont, généralement, pas -du tout- améliorés par rapport à il y a 40+ ans. En ces temps, même les « petits » étaient fort agréables. Ai-je tort? Est-ce la mémoire grandie par un manque de palais façon 2012?

    Belgik
    Participant

    Et bien, Sébastien, pour les faits on est d’accord, tandis que l’évaluation de ces faits, on peut différer. C’est beau, la diversité!

    Belgik
    Participant

    ¡Hola! Hier, j’ai ouvert ma dernière bouteille de Nobilis 2000, un peu en dilettante, puisque l’avant-dernière bouteille de ce vin m’avait parû quelque peu passé, …
    Mais celle-ci était bien en forme!
    D’un rouge très profond, rubis au ménisque (le bord, je veux dire …), limpide, brillant, assez jeune tout compte fait (mais absolument sans aucun violet, soyons clair); beaucoup de larmes bien grasses.
    Nez « propre », pas fermé, agréable, moyennement intense, de fruits mûrs, quelque compote de fruits, prûnes. Rien en trop: équilibré et, somme tout, pas trop exubérant. Pas tres herbacé, ni garrigues et tout ça, non.
    Plénitude, rondeur, intensément savoureux, fruits mûrs, prunes, confit, avec une très belle et totalement salvatrice touche d’acidité fine en parfait équilibre avec des tannins parfaitement intégrés et laissant déviner le chêne de bonne qualité. Clairement, il va de soi, un vin de Méditerranée, d’une bonne intensité et, grâce à sa très bonne et fine acidité, parfaitement buvable, et, grâce à son intensité, d’une dimension « bien plus » que simplement « agréable » car simplet.
    Il a quand-même fallu dix ans pour en venir là, et cette bouteille çi était bien au rendez-vous, car parfaitement prête à plaire.
    J’ai aimé, tout come ces « Barons » que j’adore…

    Belgik
    Participant

    Dominio de Tares…mmmm…Petalos…mmmmm….lors de mon « chemin » à pied de Salamanca à Santiago en Galice (quand-même 500 km avec 10 kilos sur le dos), je n’ai bu pratiquement que de la Mencía. Voeu d’une certaine (relative) pauvreté (si pas de chasteté) des bouteilles de soi-disant « supermercado » (terme … risible!) de quelques euros (du Bierzo), puis surtout des Mencía galiciens: de la « Ribeira Sacra », vallée de la rivière Sil, ou les Romains (encore eux) faisaient du vin et ou, depuis environ 8 ans, on refait du vin sur des côtes extrèmement escarpées style Moselle (pas les vins, mais les pentes, avec mûrets en pierre…oui…oui, vins rouges, -encore- généralement sans fût) frais, racés, élégants. Sans chêne signifie…sans trace de lourdeur (prétendue), sans le (supposé) « goût español ». Vin de pays pluvieux, pas exactement la Bretagne, mais…pas la Castille! Pour en revenir à la Mencía, n’oubliez pas ce nom de cépage! Ah, le pinard, c’est la culture (et dire que mes compagnons -de fortune- insistaient sur des Rio-ha bas de gamme!) >:D<

    Belgik
    Participant

    Bonjour (tardif…)
    Moi aussi cela fait plaisir de constater que, piano, piano, ce domaine fait son petit chemin dans le ..grand.. monde du vin. Je suis client chez Bernard et Cécile depuis que nous avons passé des vacances à Fages, hameau « haut perché » dans les causses au dessus de cette belle rivière, le Lot. En faisant du vélo « par là », ma femme et moi avons été très bien recompensé pour avoir arrêté « pour déguster ». Nous avons gouté (dans chacun des cas cela signifie x 12 bouteilles) le 1995, 1997, 2000, 2001, 2001, 2003, 2004, 2005…eh oui, en diverses cuvées, toutes signées CAHORS AOC. Je ne prétends aucunement être LE grand expert en vins, mais des pinards, j’en ai dégusté, gouté et bu plusieurs centaines (de sortes, de toutes origines du monde), allant du Petrus aux plus infâmes soft-drinks imaginables. Of course qu’on est parfois complaisant; on se laisse influencer, mais depuis les 25 ans il s’établit certaines grandes lignes, des courants, favorisant l’un ou l’autre appelation ou cépage. Le Malbec de chez les Croisille n’est pas du genre massue, bloc monolithique. Au contraire: il s’agît toujours d’un vin présentant une belle souplesse, du genre athlétique, terme n’excluant aucunement la fermeté, le charactère ni la concentration. Il va de soi que ces qualifications sont d’application surtout aux vins ayant séjourné dans le chêne (« Noble Cuvée » et « Divin »), mais même leur vin à moins de 5 euros fournit la preuve que la France démeure un redoutable concurrent au niveau des vins de qualité, de charactère, à prix abordable (pour autant qu’on vit dans la zone Euro – on ne peut reprocher aux seuls vignerons l’évolution financière mondovision).
    Goûtez-le donc et faites savoir ce que vous en pensez!
    Paul

    Belgik
    Participant

    G.Vives, je ne viens que très sporadiquement (c’est du français, ça?) sur le site. Ayant vu ta question, je te réponds sur le Beryna: non, tu ne le trouveras sans-doute pas en France. Il est, que je sache, vendu seulement en Espagne, aux Etats-Unis et à Bruxelles.
    Entre-temps, le 2004 est tout vendu, et le 2005 est en magazin: plus tannique que d’habitude.
    Pour moi, le Beryna reste un très bon vin de qualité irréprochable, ample, tout en rondeur, des masses de fruit, « gouleyant », très facile à boire, fort alcoolisé avec ses 14.5° etc. etc. mais entre cela et le véritable « grand » vin, « de terroir », il y a …un océan de rêves. L’essentiel, c’est qu’en Espagne, le prix reste très, très interessant.

    Belgik
    Participant

    BenoitBB écrivait:
    ——————————————————-
    > Bue un très bon Chambert 98 hier.
    > Très typé cahors, il a été descendu très
    > rapidement.
    > Remarque, vu la tension devant le match, on n’a
    > pas trop fait attention à ce qu’on buvait…(:P)
    > Benoit

    J’ai regardé le même match, ici en Flandre belge 😀 , buvant …un autre vin de Cahors. Bon match, bon pinard, excellent résultat X(

    Belgik
    Participant

    L’Agathois écrivait:
    ——————————————————-
    > Ce que j’ai appris? Il y a une assez grande
    > différence entre les livres et les conditions de
    > travail réels.
    >
    >
    > c’est a dire tu t attendais a quoi??

    Bonjour L’Agathois, permets moi de te répondre, pas sans un grain d’exaggération mais, dans l’ensemble, dans le respect de ma personalité…

    Je suis du Nord, Germanique (et né sous l’astre Virgo). Moi je m’imagine des vendanges organisées comme une opération militaire à discipline de fer (bon, disons « bien planifié »).

    Ici, dans le vignoble, j’ai retrouvé une famille qui, dans la bonne humeur, est passé -avec étonnante rapidité- à travers une surface relativement restrainte pour y cueillir quelques 4 tonnes en 210 minutes, soupe et chabrot comprises.

    Je me rappelle avoir lu, dans ma jeunesse, la propagande californienne du producteur « Mirassou » (je pense…) se vantant de faire les vendanges (machinales) avec la vendangeuse dans une rangée de vignes, et le récipient (tracteur) citerne inox en parallèle dans la rangée adjacante, recevant « en direct » la ceuillette: un grand souci d’éviter toute forme d’oxydation.

    Or, voila, à Luzech la ceuillete est receuillie en bac ouvert, après avoir été égrappée par la force de deux paires de main (les raisins passent par un genre de bac troué), puis on interrompt tout pour la « soupe » (pain trampé dans un genre de bouillon avec, me semble, un peu d’oeuf: dé-li-cieux, puis le chabrot), enfin, on se la coule douce, puis on continue 2 heures et puis le bac, tracté tracteur, s’en va ..euh.. 4 kilomètres jusqu’au chai. Vous pensez que la première chose qu’on ferait est transférer la ceuillette vers la cuve inox. Bein non. On à d’abord pris l’apéro, puis on est passé à table. Sans trop exagérer, allez, quatre heures.

    Et c’est seulement alors que la vendange à été encuvée, une opération d’une heure environ.

    Bon, le vigneron nous à assuré que, ceuillette sous bâche, il n’y avait aucun risque d’oxydation.

    Je laisse à vos soins d’interprêter si mes préconceptions « das Sollen » et la réalité vécue « das Sein » soient « raisonnables » ou, par contre, le résultat d’un esprit quelque peu engoissé. Je sais une chose: ce vigneron fait de l’excellent vin, et les gens du village disent tous la même chose « ah, il travaille bien »! Il m’a pourtant semblé que nous, « les Belges » (de surcroit, on est Flamands!), on faisait plus attention à une précise sélection des raisins sains, jetant tout ce qui nous paraissait mauvais, que certains jeunes qui eux, me semble avoir aperçu, étaient bien plus cool. Je sais que ce vigneron est très attentif. Mais ce n’est pas un commandant qui donne des ordres « à la troupe ». Disons que le parfait est l’ennemi du bien…

    J’ai appris, qu’en matière de vendange, ils est illusoire de penser qu’on aurait le « contrôle de tout ». Ce n’est pas vrai. On ne contrôle pas les gens, ni la méteo, ni les degrés sucre/acidité/ph, ni ceci, ni cela. On ..gère.. une matière vivante, avec de êtres humains, avec les moyens du bord (j’imagine qu’au Ch. Pétrus, c’est quelque peu différent).

    Tous mes respects au viticulteur, à l’entreprise familiale (et au quinze de France)!
    Paul

    Belgik
    Participant

    Tiens tiens. Connais pas. Lisez donc ma revue du « Moraitis Sillogi ». Etrange similarité…
    Paul

    Belgik
    Participant

    Je reviens d’avoir fait avec une équipe de vendengeurs la vendange manuelle de 4 tonnes de Malbec dans la région de Cahors, dans une des terrasses secondaires dans la vallée du Lot, à Luzech.
    Je n’ai pas lu les autres commentaires sur ce sujet, par souci d’objectivité ou, du moins, pour essayer de l’être (ce qui n’est pas évident, comme vous savez).

    Mes observations de parfait néophyte en matière de vendange (mais connaissant bien, je pense, « le vin »)

    1. Qualité inégale. Sur un vignoble de moins d’une hectare, il est parfaitement possible d’avoir quelques plants de belles grappes de raisins à 99% sains, et à moins de 10 mêtres de là, des plants pratiquement dénudés de raisins! Parait que les sangliers y sont -parfois- pour quelque chose, il semblerait que les sangliers, c’est un vrai problème par là!

    2. Le Malbec que j’ai vu, bein, ce n’est pas un cépage de grosses baies et de grosses grappes. Cela devrait être une des caractéristiques du Malbec…

    3. La quantité est faible, cette année. C’est ce que j’ai vu, et c’est que les vignerons locaux m’ont dit.

    4. Le jus des raison que nous avonc receuillis titrait 13.5% potentiel; sans doute que cela ferait un vin de maximum 13% d’alcool (?)

    5. Nous avons observés beaucoup de raisins flêtris, et puis beaucoup de très petits raisins.
    Lors de la ceuillette, il y à de belles très petites grappes de raisins du coté supérieur du plant: ils sont acides au gout. On les ceuillit pas.
    Puis il y a les beaux raisins pendant du coté inférieur du plant: ils sont (très) sucrés, avec une peau qu’on crache, tannique.
    Les raisins flêtris, ç.a.d. dont la peau est ridée, contrairement à ce que je pensais, ces raisins sont acides. On (devrait) les jeter. Mais il reste toujours à décider ou trancher…

    6. Nous avons vus fort peu de raisins pourris. Il s’âgissait dans la grande majorité des cas, d’un seul ou quelques raisins au maximum par grappe. Il est important, lors de la ceuillette, de les ejecter.

    Important: voila LE grand avantage de la ceuillette manuelle. Il est impératif de faire la sélection avant même de l’égrappage qui, ici, se faisait à la main (dans un bac en bois -aves des trous carrés-, à travers duquel deux hommes « brassaient » les raisins ceuillis, pour en séparer les tiges.

    La vendange machinale enlève tous les raisins, sans discrimination. Ces vins seront, en 2007, moins agréables, moi je pense: acidité.

    Nous avons également vu les vignes de Triguedina: très soignées, beaucoup de belles grappes, mais en moindre degré, les mêmes phénomènes que ceux décrits ci-haut (surtout concernent ces raisins en quelque mesure flêtries…

    Ce que j’en pense, moi, comme néophyte, dans le Cadurcien?
    —Année difficile, inégale—

    Ce que j’ai appris? Il y a une assez grande différence entre les livres et les conditions de travail réels.

    Belgik
    Participant

    Je n’ai plus été, depuis longtemps, sur le site…
    Je reviens d’avoir fait quelques vendanges manuelles (« trois heures et demie de vendange, suivies de cinq heures de bouffe ») à Luzech, dans un des divers vignobles de Cécile et Bernard Croisille du « château » au même nom.

    Les Cahors, ce n’est pas un amour du premier abord. Ce ne sont pas, ces Malbecs (ou Auxerrois, ou Cot) des vins immédiatement spectaculaires, hollywoodiens, de « marketing ». Ce sont des vins de TABLE, excellents accompagnateurs de mets qui font la réputations de « la France profonde », francs, honnêtes, de couleur intense, au nez souvent très fin -un des points forts du Malbec-, à la bouche bien serrée (et parfois trop – les vignobles du Lot ne sont, somme tout, pas si loin de Madiran!) Mais je ne dois pas, ici, faire une description détaillée des vins de Cahors…

    Pour m’approcher d’une réponse à votre question, vous avez déjà pu lire quelques éléments, quelques noms de « marques » faisant la réputation du vin de Cahors. Le Chateau du Cêdre, sans doute le plus connu. Triguedina, autre nom connu. Coutale. Pour moi, un des très bons, c’est le Ch. les Rigalets, un rien plus sophistiqué que les vins d’allure souvent fort « rustiques » de cette magnifique région à la cuisine archi-traditionelle. Je dois admettre que je n’ai jamain gouté (sauf les top Cêdre) ces quelques vins très chers (et il y en a!) de la région, donc je ne les connais pas, mais ceux là ne sont, de toute façon, pas destinés à ma cave).

    Pour ma part, je suis très heureux avec les « Noble Cuvée » de Croisille (le 2004 est super en ce moment). Le « Divin » de Ch. des Croisille (je pense quelque €23 (?), mais qui se vend +en primeur+ pour €13,00 la bouteille, une très, très bonne affaire dont je profite depuis 2002), est un vin que a été approuvé par le comité de la « Charte de Cahors » sans exception dans chaque année de sa production, ce qui n’est pas le cas pour tous les candidats à cette distinction « charte ». C’est un très bon vin, d’ailleurs très accessible, par cela je veux dire d’ample souplesse, belles qualités aromatiques, mâche suffisante et, en général, un excellent équilibre gustatif. Le 2002 se déguste particulièrement bien en ce moment, donc pas besoin d’attendre dix ans, ce qui est une characteristique des vins des Croisille. D’ailleurs, en ce qui concerne ce fameux vieillissement réputé absolument nécessaire pour les vins de Cahors, j’aimerais quand-même dire que, si +idéalement+, le Cahors développe un splendide arôme de bouche, celui-ci est, trop souvent, accompagné d’un taux d’acidité disons fort prépondérant, ou, dans beaucoup de cas, le vieux vin me semble simplement « évaporé », comme dans un Clos de Gamot 1998 très récemment bu dans un resto à Castelfranc, à 2-3 km du domaine…

    Je vous prie donce de bien vouloir m’excuser pour un certain degré de « plugging » en faveur des vins des Croisille, mais ce n’est pas grave: sans aucun doute il y en aura des autres, amateurs, qui défendront avec ..amour.. le vin de leur coeur! 😉

    Belgik
    Participant

    Oui, oui, encore oui, les Dingac et Postup (cépage Plavac Mali) que j’ai bu début années ’90 étaient des vins intéressants, mais l’importateur -un monsieur Croate- s’est évaporé, comme beaucoup des siens (et ses voisins).

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