5Pourçain

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  • 5Pourçain
    Participant

    Vous êtes bien aimable, François Audouze, mais vous rendez-vous coimpte que des 2 c’est vous qui êtes le plus persudé de détenir la vérité?

    – j’ai été amusé car ce qui semblait impossible il y a 20 ans le devienne désormais: où est le mal et où serait la suffisance?

    « Bêtement les acheteurs ont suivi  » oui, je lemaintiens, car acheter en primeur du 2000 d’Yquem bien plus cher que de plus grands millésimes, ça me semble un suivisme stupide:
    – fétichisme du chiffre rond?

    -surtout on montrait par là que le propriétaire pouvait tout se permettre.
    Il échappe à votre sagacité que c’est le mécanisme même du marché du luxe qui se mettait en place alors dans l’indifférence des clients: on vend une image avant de vendre une qualité.

    Enfin parler de cordialité alors que l’on se voulait seulement désagréable, merci.

    5Pourçain
    Participant

    La nouvelle m’a amusé.
    Il y a (20 ans?) j’avais écrit à PP de Margaux pour lui suggérer de ne vendre les vins qu’à maturité et sortir du système des primeurs dont les GCC n’ont plus besoin (trésorerie pléthorique depusi 30 ans!), et alors que le rôle des courtiers se limite à de la façade désormais dans leur cas (prélever une dîme?), tout en permettant de limiter la spéculation.
    Sa réponse: oui, dans l’idéal, mais nous ne ferons jamais rien contre la Place de Bordeaux.

    Je ne pense pas que la vente dans X années puisse se faire plein pot, le château peut absorber la PV faite par la cascade d’intermédiaires et de petits malins.

    Les acheteurs ne font pas attention au prix actualisé de leurs vins à la date de consommation, sinon ils abandonneraient les achats en primeurs pour aller aux ventes aux enchères (qui posent le problème de la conservation, il est vrai).

    Reste la question fiscale et celle des chais de conservation…qu’il faudra construire.

    Néanmoins le propriétaire n’est pas un philantrope: l’achat d’Yquem s’est traduit par une hausse énorme du 1° millésime, le 2000 (non supérieur aux précédents) vendu pour la 1° fois…en primeur.

    Bêtement les acheteurs ont suivi alors qu’ils pouvaient acheter des millésimes de légende moins cher!

    5Pourçain
    Participant

    Les critiques sont là avant tout pour entretenir l’enthousiasme autour du vin, en faire un (faux) art (à coupde phraséologie pseudo-poétique), et de fait, pousser à la hausse des prix.

    Alors quand l’un d’eux (que ce soit vrai ou faux sur ce coup) joue en sens contraire, il se fait huer.

    5Pourçain
    Participant

    Bonjour,

    Prieuré St Jean de Bébian 1998 acheté en primeur, 1ère bouteille ouverte le samedi 10/9, et pas touchée pour des raisons accidentelles.
    Goûtée le 11: infâme. Robe peu/pas évoluée.
    Vin sec, alcooleux, sans fruit, pas sphérique, gros rouge brûlant en bouche, etc.
    Je ne jette jamais à l’évier, sinon…Rage et désespoir: me suis dit « vin médiatique », du fait de son ex- journaliste de propriétaire, etc. On trouve mieux à 5 €.

    Et puis rebue les 15 et 16/9, et là tout a changé.
    Pas un vrai grand vin, certes, et assez surpayé (car surmédiatisé?) mais un très bon vin.

    Conclusion: à attendre encore.

    De façon générale je trouve que l’on a perdu, dans la culture du vin, le sens du vieillissement nécessaire. A commencer par un critique d’outre-atlantique qui donne toujours des prévisions stupéfiantes pour de grands Bordeaux à boire bien trop tôt.

    J’ai cherché sur le forum un vin proche de Bébian géographiquement, et qui à mon sens a un rapport Q-P très supérieur, Les Fiefs de Campredon 2006 et je lis ici:

    Sujet

    Les Fiefs de Campredon 2006
    60 % grenache, 20 % syrah, 20 % mourvèdre.
    Robe sombre, peu évoluée. Nez très intense, chocolat, épices mais dominé par les arômes tertiaires (sous-bois, animal).
    Bouche à l’avenant, avec du cacao amer et toujours de l’évolution, manque de matière.
    Aurait dû être bue plus tôt. 13,5 / 20.

    A mon sens, pour avoir suivi ce vin sur quelques années, il peut très largement attendre encore. Mais tout dépend évidemment de la qualité de la cave.

    5Pourçain
    Participant

    Article du Monde sur ce sujet, daté d’hier.

    5Pourçain
    Participant

    Notons qu’en ce moment ils multiplient les catalogues papier fort coûteux, avec moultes ventes privées (encore un reçu, avec certains vins disponibles pour 2400, voire 3600 b!), et un spécial primeurs 2006 et 2007 (pour comparer, sic).Schwannengesang?

    5Pourçain
    Participant

    Néanmoins, comme il ne parle pas de bouteilles, mais de pied mal conformé, la pollicitation est insuffisante en français pour être parfaite…8-)

    5Pourçain
    Participant

    Rapidement, 2 choses:

    1) la vraie rupture est sans doute liée à l’achat d’Yquem par certain industriel du luxe: le 2000 a été vendu pour la première fois en primeur, à un prix très supérieur aux millésimes disponibles, qui lui étaient en général très préférables.
    D’emblée il s’agissait de se positionner en termes de prix à un niveau extravagant.
    J’ai dit extravagant: oui, car les millésimes anciens n’ont pas suivi, signe que le marché n’encaisse pas cette situation, mais on fait comme si. Bdx, c’est une économie enchantée au niveau des grands!

    Et encore la comparaison avec les millésimes des années 80/90 a peu de sens: pour un tel cru, qu’il ne faudrait le plus souvent boire que des dizaines d’années après, amusez à vous à calculer la valeur d’actualisation à cette échéance, en partant des prix ‘offerts’ actuellement, et comparez avec le passé lointain en ventes publiques.

    2) Bdx pense que le marché est « sain », c’est la raison des prix démentiels des 2007.
    Comprendre: nous sommes assis sur un tel tas d’or qu’on s’en moque si ça ne se vend pas maintenant, ça se vendra bien un jour.

    Puis-je néanmoins rappeler ce qui s’est passé au début des années 70, avec les mêmes anticipations que de nos jours pour justifier la bulle?
    Je sais, j’oublie que maintenant (encore Bettane dans Le Monde2 du jour) il n’y a plus que de grands millésimes à Bdx, vive le changement climatique, brûlez du pétrole et vous aurez de grands vins ::o

    5Pourçain
    Participant

    Merci, arnaudm, de ces rappels chiffrés qui tuent à la fois le prescripteur (car c’est ça, un critique, quelqu’un qui du haut de son génie prescrit au vulgum) et la notion de notes– « mesures arithmétiques » pour gogos.

    Bettane écrit bien, il a été formé pour enseigner les lettres, c’est parfait.

    Est-ce que ça justifie de faire croire aux gogos que la qualité est quasi invariable sur 5 millésimes? Pourtant ne nous a-t-on pas chanté à chaque fois que ce millésime là était unique, incomparable etc?

    5Pourçain
    Participant

    Bordeaux court au krach après cette bulle et l’aura bien mérité.

    5Pourçain
    Participant

    Je pense que HS est comme 99,9% des gens, y compris ici, y compris pas mal de « critiques prescripteurs », pas tout à fait apte à juger des vins pas encore du tout prêts à être bus.

    Mais en dehors de ce qu’il dit de pertinent des châtelains bordelais, il a le mérite de souligner que le rapport qualité/prix des grands Bordeaux est devenu ridicule. Il faut que las cochons de payants le disent de temps à autre, ça arrivera peut-être jusqu’aux oreilles desdits châtelains.

    5Pourçain
    Participant

    Dire que d ‘un côté il se conçoit que les liquoreux veuille un rééquilibrage à l’égard des rouges, ils ont un prix de revient très supérieur à eux et se vendent bien moins cher au même niveau qualitatif?

    Mais que d’un autre tout ça sent l’approche d’un krach tant cette bulle bordelaise devient choquante?

    Le prix de sortie des CC nous dira vers quoi on va.

    5Pourçain
    Participant

    Bien, mais alors, les St Em déstockés, au nom de quoi le sont-ils, y compris ceux assez rares?

    j’y vois quand même le signe qu’on ne vend plus à n’importe quel prix à la clientèle française.

    5Pourçain
    Participant

    Ce cru est tout à fait remarquable au niveau du rapport qualité/prix,j’avais fait un stock du 98 sur la recommandation de M. Bettane – fiable en ce cas, puisque sans chiffre 🙂 – qui en faisait un coup de coeur de ce très grand millésime; il est encore à attendre pour moi.

    5Pourçain
    Participant

    Le texte de Bettane mérite analyse, mais je ne le vois pas du même oeil que le blog du GJE:

    Je reste toujours aussi amusé par le rapport religieux que beaucoup entretiennent avec une note, qui n’est qu’un chiffre!

    C’est là qu’on voit que cet ex-prof de lettres, qui a trouvé un métier plus agréable, ignore ce qu’est un chiffre et une mesure au sens mathématique. Qu’il se contente donc d’effets de plume, ce en quoi il a des aptitudes évidentes (j’ai souvent eu plus de plaisir à le lire en ses débuts qu’à boire les vins qu’il encensait, le commentaire étant plus réussi que le vin, il a progressé ensuite, mais il était déjà catégorique néanmoins).

    Pour nous dégustateurs elle n’est qu’un indice arithmétique de préférence et c’est en cela qu’elle est précisément utile au public!

    Autrement dit, « oyez bon peuple l’avis des mesureurs » ? Mais il ne comprend pas la notion d’indice, ce qui est grave pour un pro de la profession d’indicator maximo arithmetico auto-proclamé.

    J’aimerai qu’on m’explique en quoi classer les vins en classes de qualité assez floues, sans aucune prétention idiote à la mesure, aiderait moins le consommateur. Qui peut prétendre départager deux vins en primeur à 15,25 et à 14,75 sans forfanterie? En revanche un grand pro, qui peut cependant se tromper, peut dire « vin d’exception » « grand vin » bon vin » etc.

    Un 16/20 indique simplement qu’ à l’intérieur d’un même millésime et d’un groupe de vins comparables par leur origine ou leur valeur marchande un produit nous a plus plu que celui noté 15/20.

    Merci, ça je ne m’en serai jamais douté.
    Mais autant de dégustateurs, autant de classement, déjà.
    On sait aussi que si on présente dans un autre ordre les vins dégustés lors de séances différentes, le résultat sera différent. Qu’il le sera encore plus des années après. Où est alors la vertu de cet « indice arithmétique de préférence » ?
    Si j’achète un instrument de mesure fiable, par exemple un thermomètre, je n’ai pas un degré Bettane, un degré Parker, un degré Tanzer, Quarin etc. Idem avec un chronomètre.
    C’est nous abuser que prétendre faire des mesures, là où il n’y a que l’expression plus ( Bettane) ou moins (Parker) lyrique des son goût personnel à un instant T sur un échantillon X (loyal ?).

    La notation sur vingt, cent ou ce qu’on veut c’est en quelque sorte notre échelle de Richter du plaisir!

    La différence, non subalterne, mais qui n’en échappe pas moins à l’auteur, est que l’une concerne des mesures, l’autre des états individuels de papilles et autres .

    Et la partie la plus pédagogique et la plus noble de notre métier c’est d’indiquer au consommateur les vins réussis dans les millésimes difficiles, par une bonne note et un commentaire clair, à l’inverse des marchands qui les abrutissent dans l’idée qu’il y aurait des grands millésimes où l’on achète tout et des petits où l’on achète rien.

    Avez-vous déjà vu un château ou un négociant vous recommander de ne pas acheter les années dites « moyennes » ?
    Du reste elles le sont bien, moyennes, car tous les ‘notateurs-notatoires-notoires’ s’arrangent pour que la « mesure » qui serait un niveau moyen soit le fond de l’horreur. Avez-vous vu beaucoup de vins à moins de 50 chez Bob, à moins de 10 ailleurs ? C’est signe que l’on ne nous abrutit pas, sans doute ?

    Oui certains 2007 seront à Bordeaux des vins plus distingués que beaucoup de 2005, même si cela déstabilise l’univers petit bourgeois d’amateurs prisonniers de valeurs manichéennes.

    Je n’en doute pas, et j’échange un cubi de la Pompe 2005 contre une bouteille de 1° CCC 2007.

    Comme le critique ne doit pas être un boute-feu révolutionnaire, nous dirons qu’il est lui grand bourgeois ou même noble, du moins en esprit.
    Bon, il faut bien faire acheter les 2007, pas vrai ? Mais quel est le prix de cette distinction ? La question n’est pas petite-bourgeoise, pire, elle est carrément prolo !

    En matière d’art rien n’obéit à des lois mécaniques et la saveur d’un beau vin est une oeuvre d’art!

    L’art !! On sait que le terme est galvaudé, mais, désolé, un viticulteur compétent, un vinificateur de talent n’est pas un artiste, sinon par abus de langage. C’est un bon professionnel ou mieux encore, ça n’est ni Beethoven ni Balzac.Je m’étonne que quelqu’un qui a fait quelques études littéraires ose une telle affirmation.Je sais, Lang en a commis d’autres, étant ministre de la culture,mais ce n’est pas une raison.

    DIeu merci de nombreux amateurs comprennent le sens profond du métier de critique et nous font confiance. Notre bonheur est de savoir que bien plus de vins ont entretenu cette confiance qu’ils ne l’ont ruiné.

    Ortographe de Bettane ou texte mal recopié ?
    Bien beau tout ça, mais à quel critique faire confiance parmi cette foultitude ?
    Je propose donc que nous notions les critiques, ça nous occupera. Nous appellerons la chose indice arithmétique de préférence de confiance des prescripteurs en matière artistique.

    L’erreur est humaine, nous en commettons comme tous, mais la persévérance dans des idées simplistes est diabolique…..

    Quoi de plus simpliste qu’une note ? Et pourtant, que de persévérance ‘indexatoire’, au prix de quelques erreurs néanmoins.

    5Pourçain
    Participant

    [quote=jphi]Attention, il ne faut pas prêter à Parker pas des intentions qu’il n’a pas (les premiers crus ne seraient pas à la hauteur du millésime, les prix des premiers sont trop élevés alors je sanctionne etc…).[/quote]
    Non, ce ne peut être en cause : en encensant un millésime il sait parfaitement ce qui en résulte sur les prix. Je n’ai pas dit qu’il était payé pour ça…

    [/quote]Il faut aussi au delà des notes lire surtout ses commentaires du WA 176 (le dernier donc) sur le millésime 2005 disant que certains vins pourraient être renotés à la hausse dans le futur car leur lisibilité n’est pas évidente pour le moment pour les raisons que l’on connait.[/quote]

    Ce qui est argument capital pour démolir la notation, que ce soit en primeur (encore pire) ou peu après la mise.
    Un Bordeaux se juge, même pour un pro, et de façon qualitative et non chiffrée, quand il est prêt à être bu.

    [quote=arnaudm]Pour dire plus directement ce que CharlesV a voulu dire avec sa retenue habituelle , les 1er (y compris Cheval , Ausone , Pétrus etc….) sont encore à mon sens (très)largement au dessus des autres en 05 à un point que bien peu peuvent imaginer mais comme d’habitude se ne sont pas ceux qui les boivent qui vous nous en parler[/quote]

    C’est fort possible, l’argument classique dans le passé à Bdx (acheter les grands les petites années, les petits les grandes années) est une absurdité assez intéressée. Dans les grandes années il y a toujours une masse de petits loupés, et 2005 n’y échappera pas. Et dans les petites, les grands restent désormais inabordables !

    5Pourçain
    Participant

    Cela tombe bien de déterrer ce sujet au vu de cette actualité, qui en dit long sur l’info que nous recevons de journalistes acceptant bien des compromissions:

    https://www.bakchich.info/article3221.html

    Des avantages du journalisme de cave
    Mélange des genres / jeudi 10 avril par Angèle Houlacuisse

    Quand on produit une vinasse moyenne, rien ne vaut un beau cadeau pour se mettre les journalistes spécialisés dans la poche. C’était le cas le 26 mars dernier au restaurant du Plaza, avec Bernard Magrez et Gérard Depardieu…

    De mon point de vue, un journaliste qui fait de la critique de cinéma devrait payer sa place, faire la queue sous la pluie, subir les assauts de toute la pub, des trucs qui, avant même que le film ne commence, vous donne envie de rentrer chez vous. Ça devrait être la même chose pour ceux, appelons-les journalistes, qui publient des « critiques » gastronomiques. C’est-à-dire vous expédient manger chez leurs potes où tout est forcément sublime.

    Vous avez dit critiques ? Les chroniqueurs de bouffe ont une excuse, celle du journaliste sportif. Si un spécialiste de foot écrit que Landreau, le goal du PSG, devrait changer de lunettes, il est foutu. Plus d’accès au Camp des Loges où l’équipe s’entraîne, plus d’accès aux coulisses du club, toutes les portes et téléphones portables (chaque joueur de foot en a une moyenne de quatre) lui sont fermés. Donc plus de boulot.

    Dans les casseroles c’est un peu pareil. Tu assistes à la soirée de Truc, où tout ce qui compte est invité, ça veut dire que tu es dans le train. La cuisine est ce qu’elle est, mais elle est gratuite. D’une soupe populaire à l’autre, vogue ainsi notre chroniqueur et membre du gastro-circus.
    Le petit « bakchich » des journalistes

    Parfois, pour convaincre que le produit est merveilleux, il faut mettre un peu plus de poids dans les mots, adjoindre le petit cadeau qui entretient l’amitié. C’est ce que viennent de faire à Paris, au restaurant de l’hôtel Plaza le 26 mars, Bernard Magrez et son copain Gérard Depardieu. À une quarantaine de « journalistes » spécialisés dans le vin, peloton sélectionné par une agence de communication anglaise, ce bon Magrez a offert une Tank Must de chez Cartier, une tocante qui va permettre aux chroniqueurs de plus voir midi à leur porte mais à celle de Magrez. D’une valeur de 1610 euros le bijou était accompagné, on est jamais assez prudent, d’un certificat d’authenticité signé d’un horloger bordelais (on ignore si la pile de rechange fait partie du kit ?).

    Avant l’heure de la montre, nos « confrères », cornaqués par Depardieu, ont consommé une cuisine signée Ducasse qui, pour l’instant, occupe la seconde place d’une compétition qui s’intitule « La Pôle aux Étoiles », le dernier jeu médiatique inventé par un guide Michelin qui, n’étant plus ce qu’il était, roule souvent avec sa roue de secours.

    Le problème avec Depardieu, c’est que c’est le début de sa carrière de maître de chai : dans un pays où on trouve des vins formidables, l’Anjou et ses Savenières, Layon, Bonnezeau, il a réussi à produire un truc rouge qui fait rigoler les vignerons du coin. Moralité : si vous lisez un texte ne disant pas tout le bien que méritent les 35 vignobles du couple Magrez-Depardieu dans le monde, c’est que l’auteur est un amateur de courses contre la montre. Pour lui, pas de Cartier.

    5Pourçain
    Participant

    Ce jugement d’un vendeur anglais:

    The Antique Wine Company will only promote en primeur sales when it makes sense to purchase en primeur. This means we will offer wines which; we think are of sufficient quality; will be likely to increase in value between the en primeur offering and when the wine is physically available; need to be purchased en primeur to be sure of securing them.

    Correct pricing is therefore important in this equation and we will not be accepting allocations where the Chateaux release price is too high relative to the quality of the wine. For the reds, we expect prices to be 10-20% lower than in 2006. The whites, both sweet and dry wines, which are a big success in this vintage, should hold the same prices as 2006.

    The 2007 Reds are certainly not going to be the classics of the future. However, several of the best Châteaux, having sufficient resource at the vineyard to adapt a ruthless selection process, have produced a delicate, fruity and charming wine perfect for early drinking. Every vintage can appeal to different markets. These wines, which are likely to be mature before throwing heavy sediment deposits, will be ideal for clients who want to enjoy First Growths on their yacht, plane, or over a picnic. They are also likely to be available in fine restaurants and hotels at modest prices as they will not require long term investment prior to becoming drinkable.

    The Sauternes are clearly of excellent quality and all sweet wine aficonados should be eager to acquire them.

    10 à 20 % de moins que les 2006, en rouge, ça ne fait pas la baisse qu’il faudrait de toute façon, si tant est que ce soit vérifié!

    Et là, humour anglais ou condamnation sans appel du millésime aussi bien que des nouveaux riches?

    will be ideal for clients who want to enjoy First Growths on their yacht, plane, or over a picnic

    5Pourçain
    Participant

    Je n’ai aucun avis personnel sur le G 2005, en revanche B & D, dans Le Monde 2, l’indiquent comme l’achat à faire en 2005 pour avoir la qualité à prix acceptable.
    « Si on préfère boire ele vin que le thésauriser, on pourra sans mal s’attacher à qq splendides 2005 moins onéreux, comme ce brillant G, coureur de fond ultradoué parti pour vivre les 3 prochaines décennies avec éclat, distinction et profondeur. »

    A chacun ensuite de décrypter selon son propre filtre…Mais selon cette note, il est évident que le boire actuellement est absurde,sauf si on est un pro capable de prédire assez exactement le devenir d’un vin.

    5Pourçain
    Participant

    Enfonçons un peu plus le sillon de la notation, en relation avec les notes ‘définitives’ de Parker /2005 qui sont évoquées ailleurs.

    1) il est clair que le remue-ménage médiatique emporte tout sur son passage.
    Comparez dans l’excellente rubrique TOP de Winemga le TOP Régions 1998 et le TOP Régions 2000, qui dans les 2 cas nous donnent la perception du millésime au moment des primeurs.

    https://www.winemega.com/fr/1998_top_regions_bordeaux.htm

    https://www.winemega.com/fr/2000_top_regions_bordeaux.htm

    Vous allez être surpris: le 98 était bien mieux noté que le 2000, or duquel a-t-on le plus parlé, et lequel a vu la spéculation la plus démentiel se faire sur lui?

    Il y a toutefois une justice immanente: cherchez les meilleurs 98, vous aurez plus de mal à les trouver que pour les 2000!

    Vers 1995, j’avais reçu une offre de la Maison Duclot pour réservez les « grands », Petrus inclus, en 2000, disant que ce chiffre serait magique.Le prix était très attractif.
    Insensible à la poésie (?) des chiffres, je me suis abstenu (bêtement? j’ai loupé l’affaire du siècle 8-)). Réserver ainsi des années à l’avance des vins dont la qualité m’était inconnue, et puis quoi encore…?

    2) les notes de Parker sur les 2005 sont assez surprenantes et ne reflètent plus l’apothéose décrite. Ou alors aveu que des millésimes précédents ont été si surnotés que faute de passer le mur du cent il ne pouvait ‘mieux’ noter?? Ou bien les notes record perdent-elles leur utilité une fois les prix établis?

    3) le TOP Régions montre l’absurdité de ecs notations: voyez la contradiction, finalement, entre la note de la région et celle des meilleurs vins…notamment en 2005.

    4) Eglise-Clinet est très bien noté en primeur dans le consensus de Winemega, certes, mais n’est pas au top. Or le coup de projecteur de Parker sera bien sûr efficace sur sa cotation désormais…

    On finit par plus parler du vin que le boire, bientôt on parlera plus des notes que du vin?

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