Nul…!…

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forums A propos … Nul…!…

  • Poste
  • Debaisieux
    Offline

    En cette période de cadeau,
    j’ouvre ce soir un:

    Chantet Blanet Buzet 2001.

    Voici mon avis d’amateur:

    – robe: rubis, peu dense: à travers un verre INAO à moitié plein, on voit le pied de celui-ci…
    – nez: discret, sur le cassis et la mûre, avec quelques touches boisées et épicées.
    – bouche: impression d’alcool à l’attaque, d’acidité qui s’impose en son milieu et de chaleur dans la finale… Et la matière? Je sens une impression un peu astringente et de peau de raisin en fin de bouche et en finale…

    Je découvre au dos de cette cuvée élevée et mise en bouteille à la propriété,
    le commentaire d’un Meilleur Sommelier de France
    que je me permets de recopier pour vous donner une idée exacte de ce vin que je n’ai pas compris:

    « Une valeur sûre!
    Une cuvée superbe s’imposant par la forte intensité de sa robe pourpre, le caractère flatteur de son bouquet de fruits noirs ( baies de cassis, mûres sauvages ) évoluant sur une patine finement boisée, et par l’amplitude de sa structure généreuse, richement constituée, s’épanouissant sur une assise tannique de bonne qualité ».

    Il est certain que le professionnel, Mr. Lyonel Leconte, a raison, puisque Meilleur Sommelier de France 1993 – 1994…
    Mais puisqu’un bon vin c’est ça, je découvre après presque 30 ans de dégustations inutiles, que j’aime mieux l’eau que le vin.

    cordialement
    Thierry

Affichage de 20 réponses de 21 à 40 (sur un total de 44)
  • Replies
    Philippe Loiseau
    Participant

    c’est Lamé, Delisle et Boucard du domaine des CHESNAIE
    philippe loiseau

    François Blairon
    Participant

    Philippe,

    J’ai remarqué que le vin n’avait pas bougé depuis l’an dernier. Les arômes sont sur le cuir plus que sur l’humus. La robe est moins sombre que celle du 61 mais son acidité (le vin peut se boire sans manger…) est perceptible. Je lui donne donc encore pas mal d’années (au moins une dizaine et si je m’en réfère à la belle fille, ce vin est à ce stade depuis quelques années déjà, sans accuser les années donc 20 ans sont possibles).

    Ce qui m’a marqué en revanche, c’est la différence des arômes provenant de l’environnement des bouteilles. Le 61, stocké dans une niche avec des champignons à proximité (et sur la bouteille avant nettoyage…) a intégré cette odeur et les odeurs style cuir sont presque absentes. Le vin est plus doux (acidité moins présente mais sa couleur ne tirait pas autant sur l’orange que le 76).

    François.

    Bertrand Le Guern
    Participant

    Le 61 a aussi 15 ans de plus que le 76 … ça peut induire quelques différences!

    François Blairon
    Participant

    Et oui et c’est ce qui m’a surpris. Après dégustation, je me dis que les deux ont évolué vers des styles différents mais tout aussi appréciables.

    Le millésime n’était pas le même, le lieu de stockage non plus (en restant exceptionnel puisque les bouteilles n’avaient pas changé de place depuis des décennies).

    François

    Thierry Debaisieux
    Participant

    Je réponds à JMG:

    Il m’est arrivé la même mésaventure au restaurant cette année:
    je demande un Poujeaux 1999, vin dont j’avais déjà dégusté 5 ou 6 bouteilles ailleurs. Le propriétaire-sommelier me sert un vin à l’horrible goût de bouchon.
    N’osant pas habituellement réclamer, je fais goûter à ma femme qui confirme et à l’Homme de l’Art qui, au contraire, affirme que nous n’y connaissons rien et que ce que nous prenons pour un goût de bouchon est en fait l’odeur typique du terroir de Moulis…
    J’ai dû me mettre vraiment en colère et exiger une seconde bouteille en indiquant que je payais les deux s’il osait m’affirmer qu’il ne voyait pas de différence entre une bouteille normale et le premier flacon…
    J’ai eu de la chance, la deuxième était sans défaut et le sommelier n’a pas osé nier une différence manifeste à la comparaison…

    A l’opposé, il y a l’attitude de Madame Vételé à Anne de Bretagne à la Plaine sur Mer: je commande une bouteille de Clos Saint Urbain Rangen de Thann de Zind-Humbrecht, elle le goûte , me tend un verre et ne me laisse pas le temps de parler: elle déclare « nez pas net » et va chercher une autre bouteille. Il y avait une différence mais infime et je n’aurais rien vu.

    Merci à ces Grands de la profession qui ont la passion du vin plutôt que celle du bénéfice.

    Cordialement,
    Thierry

    milleret
    Participant

    Thierry Debaisieux a écrit:
    ——————————————————-
    > Daniel,
    >
    > Celui qui a lancé la mode des commentaires
    > certifiés « Pro », c’est, je pense, Jean-Luc
    > Pouteau.
    > Premier Meilleur Sommelier du Monde, il est
    > intervenu partout, je ne dis pas qu’il a vendu son
    > image.
    >
    Super dégustateur qui reconnaisait Yquem à l’aveugle ..c’est à dire le 100 % FUTAILLE NEUVE …..

    milleret
    Participant

    Bertrand Le Guern a écrit:
    > Il y a … bien longtemps, j’ai participé à une
    > horizontale de 76, avec quelques-uns des plus
    > « grands » vins de France. Résultat (je ne me
    > souviens que des deux premiers): largement en
    > tête La Mouline,

    Et certainement une des plus grandes Mouline , sinon la plus grande .( pour le petit amateur que je suis , c’est mon plus grand vin dégusté à ce jour .

    Bertrand Le Guern
    Participant

    Pour moi elle est restée la plus grande. Au début des années 80, on la goûtait systématiquement lors d’une visite chez Guigal!

    milleret
    Participant

    Bertrand Le Guern a écrit:
    ——————————————————-
    > Pour moi elle est restée la plus grande. Au début
    > des années 80, on la goûtait systématiquement lors
    > d’une visite chez Guigal!

    Nostalgie du bon temps passé à la cave avec le grand père Etienne ..

    Anonyme
    Invité

    Veinards..!
    La seule fois que j’ai été chez Guigal, c’était en 1986. Pas de Mouline mais les Côtes Brunes&Blondes coulaient à flot – je crois me souvenir qu’on en avait goûté 3 millésimes dont je crois le 78 (ou 79?)!

    Alain

    Philippe Loiseau
    Participant

    François
    sur l’échantilon que j’ai goûté, l’acidité en finale ressortait effectivement très bien, sans pour autant constituer un inconvévient; il m’en reste 4 bouteilles : j’en ouvrirai une pendant les fêtes de fin d’année

    philippe

    Didier
    Participant

    Bonjour,

    Je viens de prendre connaissance à l’instant de vos commentaires « nuls » de dégustateurs « nuls ».
    En fait merci à tous car je m’aperçois que dans le cercle très vaste des consommateurs « nuls » je me situe en bonne place et que, finalement, vous venez de me réconforter car très souvent je me suis dit que « vraiment je n’y comprends rien et que je devrais boire autre chose que le jus fermenté du raisin ».

    Très, très chaleureusement 😀

    Didier

    PS: Au fait dimanche dégustation pas nulle mais décevante et qui a tourné court d’un COS LABORY 1990 qui malheureusement était bouchonné 🙁

    François Blairon
    Participant

    Philippe,

    Je pense que tu peux en garder pour en profiter dans quelques années. Pour la victime, la fin d’année est un bon moment pour lui faire sa fête !

    François

    chinbourg
    Participant

    François ou philippe

    Après m’avoir explique un bourgueil « L D B »
    par Lamé, Delisle et Boucard du domaine des CHESNAIE, OK

    Etes vous de la région ou est ce une dégustation faites par un professionnel?

    Merci

    Cortdialement

    Philippe Loiseau
    Participant

    chinbourg,

    je ne suis pas de la région. Par contre, je m’y rends très souvent et y fais des achats et des dégustations de manière très réguliere.
    La dégustation du LDB 1976 faite ce WE était organisée par l’un de mes cavistes qui se situe à Tours, il y avait 70 vins à déguster, dont force vins ligériens.
    nb : j’ai fait une faute d’orthographe, qui va encore m’être reprochée. Il s’agit du domaine des CHESNAIES.

    François Blairon
    Participant

    Je ne suis pas de la région non plus. Mais j’assistais à une série de dégustations organisée par mon caviste parisien en compagnie du vigneron.

    Ce dernier avait accepté de céder quelques dizaines de bouteilles de vieux millésimes pour l’occasion (une majorité de 89…). 5 étaient en dégustation.

    François

    chinbourg
    Participant

    François et philippe

    Merci pour vos réponses.

    Philippe, ta dégustation ne s’est elle pas faites aux « Belles Caves »

    Cortdialement

    Laurent

    Philippe Loiseau
    Participant

    Laurent,

    oui

    chinbourg
    Participant

    Philippe

    Il est vrai qu’ils ont une belle représentation de ce domaine.

    Qu’avez vous dégusté d’autres qui vaut le détour.

    Cordialement

    Philippe Loiseau
    Participant

    Laurent,
    J’ai dégusté :
    – le muscadet/lie, cuvée prestige 2004 du Domaine de la Bretonnière : très beau vin, avec un bel équilibre. On sent tout juste l’acidité en finale.
    – le touraine meslant 2004 du Clos de la Briderie. Je n’ai pas aimé. Très court en bouche. Il donne l’impression de manquer de tout
    – le reuilly les pierres plates 2004 du Domaine Jamain. je n’ai pas apprécié non plus : nez inexistant, et bouche sans matière.
    – le sancerre blanc 2004 cuvée flores du Domaine vincent Pinard. Je n’ai rien trouvé de caractéristique d’un sancerre. Vin fermé ?
    – saumur blanc 2003 du château du hureau. Magnifique nez, belle bouche, bien équilibré malgré le millésime.
    – le vouvray clos de la Bretonnière 2004 du Domaine de la Taille aux loups. Fermé actuellement, dégustation difficile. Une belle matière semble-t-il.
    – le montlouis rémus 2004 du Domaine de la Taille aux loups. Finesse et élégance; lui par contre, il est ouvert et se déguste » déjà très bien. L’acidité est bien présente mais ne domine pas.
    ======> 3 belles bouteilles : le muscadet, le saumur blanc, le montlouis

    – le coteaux du languedoc blanc 2004 du château de Cazeneuve. belle longueur
    – le jurançon 2003 sève d’automne du Domaine Cauhapé. Magnifique nez, rond en bouche, belle couleur. Un vin pour la table
    – le condrieu 2004 les cassines de la maison paul Jaboulet. Je n’en garde aucun souvenir (prise de notes impossible vu la foule)
    – le riesling Kaefferkopf 1996 cuvée Béatrice du domaine Binner. Très grand nez; bouche très courte. Aurait dû être carafé
    =======> 1 très belle bouteille : le jurançon

    – le St nicolas de bourgueil 2004 la nine du Domaine yannick Amirault. Très peu de souvenir, si ce n’est qu’il était trop froid
    – les bourgueil le haut de la butte 2004 et la mi-pente 2003 du Domaine de la Butte. Bouche et nez déplaisants, voire désagréable. Une déception. Problême de bouteilles?
    – le saumur champigny 2003 les févettes du château du hureau. Très belle bouteille à boire de suite; une gourmandise.
    – le bourgueil cuvée prestige 1976 du domaine des Chesnaies. Belle bouteille qui peut être bue, mais tiendra encore. Température trop fraiche; à carafer quelques dizaines de minutes peut être !
    ========> 2 belles bouteilles : celle de 1976 et le saumur champigny

    – le pomerol 2002 du Château Petit village : beau nez, bouche courte marquée par l’alcool.
    – le St julien 2002 du Château Gruaud Larose. vin carafé (1 heure à peu près) mais trop froid. Belle trame, tannins fins, longueur moyenne. Une belle bouteille.
    ========> gruaud larose est une belle bouteille

    – les cotes du lubéron 2002 à contre courant du Domaine Gros : de mémoire, un joli vin à consommer

    – l’hermitage 2000 la Chapelle de p Jaboulet. Vin carafé, la couleur semble évoluée. Le vin est déjà accessible, longueur moyenne, des tannins très doux et fins.

    – le tokaji aszu eszencia 1988 du Domaine de Disznoko : nez moyen, bouche courte, voire très courte pour un tel vin. Une réelle déception.
    – l’arbois 2001 vin de paille du Domaine Rollet. Une longueur phénoménale, une bouche énorme.

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