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- Ce sujet contient 39 réponses, 23 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
davidfrt, le il y a 14 années et 7 mois.
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- 2 décembre 2011 à 0h23
« J’veux rien dire, mais les terroirs sont beaucoup plus variés dans le Bordelais : rien que sur une appellation sur Saint-Emilion, tu as des plateaux calcaires, des marno et argilo- calcaires, des graves, des sables, du sablo-graveleux, etc… »
tu parles de sols, pas de terroirs.;)
- 2 décembre 2011 à 1h38
Merci, Luc.
Tu m’attribues une importance que je n’ai pas, mais tu résumes bien l’évolution de mes goûts.
Ce soir, j’ai eu beaucoup de plaisir, chez Daniel, en buvant un Ostréa Trapet 2009.
J’allais chercher mes Latricières-Chambertin et quelques autres flacons.
Cet Ostréa, à l’aveugle, pouvait planter n’importe qui, selon l’avis de Daniel et le mien.
La finale sur les notes de noyau de cerise et de réglisse faisait évoquer un Châteauneuf…Pas Merci, Gilgas ( ;);):) )
Je n’ai jamais rien trafiqué.
Bonne soirée,
Thierry- 2 décembre 2011 à 2h18
Bonsoir Thierry,
Encore un petit effort et tu vas t’apercevoir qu’on peut boire du Beaujolais avec plaisir:)- 2 décembre 2011 à 2h27
Raymond,
Daniel a commencé, ce soir, par me faire goûter un Clos Rougeard les Poyeux 2007…
Et j’ai trouvé cela bon.
Tout espoir n’est donc pas perdu.Amicalement,
Thierry- 2 décembre 2011 à 2h49
« »Daniel a commencé, ce soir, par me faire goûter un Clos Rougeard les Poyeux 2007. » »
Thierry , Daniel doit certainement avoir un petit Clos Rougeard 96 en cave …..je te le conseille !! :P…. sinon , le 2002 doit certainement arriver à point .
Et pour se faire plaisir avec les enfants , un petit verre de Coteaux du Layon du domaine des Sablonnettes …Les Erables 2009 par exemple , et un millésime 2010 qui s’annonce grandiose .
- 2 décembre 2011 à 3h23
‘L’amateur de vins mûr finit-il toujours par devenir amateur de Bourgogne après avoir rempli sa cave de Bordeaux ?’
Une chose me paraît certaine, un amateur avec le temps est de plus en plus attiré par les blancs secs et la Bourgogne, c’est une mine ( Alsace et Loire aussi ).
Sur les Bordeaux, personnellement, je n’ai jamais abandonné les achats : beaucoup de 2005 et en ce moment, je pars à la recherche de 2009 autour de 20 euros. Il ne faut pas oublier que l’équilibre bordelais reste une référence absolu et visible dans les vins jeunes comme vieux. Si on sait les garder, s’ajoute la compléxité et ‘l’ennui’ des vins jeunes disparait. Mais il faut les garder au moins 15 ou 20 ans. Peut-être finalement que l’amateur mûr commence à être âgé et sa capacité à se projeter dans un futur de 20 ans s’amenuise ( simple hypothèse qu’il ne faut pas généraliser ).
Personnellement, je pense que le prix mais aussi le faste, l’attitide marketing de quelques GCC, consciemment ou inconsciemment et dans la période que l’on vit, agace, lasse et joue le rôle de repoussoir. Surtout quand on goûte jeune et que l’on se dit : tout ça pour ça ! En temps de crise, on revient à des valeurs plus terriennes et l’image de la Bourgogne est, encore, plus terrienne, plus authentique que celle du bordelais.
Comme Jérôme, je bois moins de Languedoc, j’ai découvert et finit par aimer d’autres équilibres, d’autres styles mais je ne les ai pas abandonné, ils ne font que se noyer dans une diversité de style qui ne cesse de croitre.
Jmm
- 2 décembre 2011 à 4h44
Mon parcours est inverse de la plupart parce la passion du vin dans ma région , et à mon époque , passait obligatoirement par Beaujolais et Bourgogne ( les grands jours ! ) .
Ma curiosité naturelle me poussait vers les découvertes. Je n’ai pas peur de dire que j’étais presque un original dans ma région en buvant des Madiran , des Fitou , des Cahors ou des Bourgueil et même des Côtés Rôties complètement bradées au tout début de leur gloire !Mais c’est l’arrivée du battage mediatique dans le monde du vin et la première « année du siècle » , 1970 , qui m’a incontestablement influencé et poussé vers les Bordeaux.
J’en ai bu beaucoup dans la décennie suivante puis , trop souvent decu j’ai progressivement abandonné au profit de tous les autres vins et surtout les vins étrangers , italiens en tete . Puis dans les années 90 je suis revenu à ma vraie préférence : la Bourgogne .Mais je commettais la même erreur que celle que je constatais à mes débuts sur LPV : je buvais les Bordeaux trop jeunes .
Ce sont les bouteilles échappées à l’infanticide et celles de mes amis qui m’ont fait reprendre goût aux Bordeaux . Aux vrais Bordeaux qui sont égaux des plus grands vins à cette seule condition .- 2 décembre 2011 à 11h46
Ce qui compte à mes yeux, c’est que les vins soient associés à un terroir. Est-ce que tu trouves une typicité aux St-Emilion selon le type de sols que tu cites ?
Bien sûr qu’il y a une typicité malgré l’élevage : tu prends Figeac pour les dominantes graves, Pavie-Macquin pour les « Marno-Calcaire », Canon pour le plateau Calcaire, Larcis-Ducasse pour le vignoble de côte. Tu as des profils de vins très différents.
tu parles de sols, pas de terroirs.
Tu peux y rajouter le relief qui n’a pas grand chose à envier à la région de Beaune, avec environ 100 m de dénivelé, des expositions et des pentes très variées, du calcaire plus ou moins affleurant, des zones méditerranéennes avec des chênes verts, etc… et même le travail des hommes pour ceux qui l’incluent dans le terroir 😉
- 2 décembre 2011 à 12h11
De mon côté je ne me suis que rarement focalisé sur une région. Sauf lorsque je résidais encore en France et que ma passion commençait à prendre une plus grande importance dans ma vie.
Raison géographique oblige, je me suis tout d’abord intéressé aux vins du Sud Ouest et du Languedoc. Au fur et à mesure que je me découvrais j’ai acheté à égale quantité des vins de Bourgogne (rouge principalement), Bordeaux (rouge) et Rhône Nord (rouge).Mon déménagement en Norvège a été un déclic et je me suis retrouvé avec un choix de vin du monde entier dont je n’avais pas la moindre idée lorsque j’étais en France. Soudain est apparue une diversité sans fin dont je souhaitais en explorer le maximum.
Je me suis pris d’intérêt pour les vins de Vénétie, Piémont, Toscane mais en même temps je tombais amoureux des rieslings allemands, des Grüner autrichiens. La France n’était pas en reste mais surtout pour ses régions phares. J’ai toujours regretté l’absence de vins du Sud Ouest, Alsace, Loire en Norvège. En même temps je prenais du plaisir sur des vins du Nouveau Monde, Portugal et Espagne, mais mes recherches restaient à un degré moindre par rapport aux autres régions.Aujourd’hui, j’essaie de rester dans l’éclectisme. Je n’ai jamais eu une préférence pour une région même si je préfère maintenant les vins plutôt sur des équilibres privilégiant la fraîcheur. Je n’arriverai jamais à devenir obsédé par un district viticole, même si je concoit très bien que l’on puisse le devenir.
Mon évolution est plus une évolution de mon état d’esprit face au vin. Assez fermée au début, j’avoue sans honte avoir été un mouton. Maintenant, ouverte et curieuse en essayant d’être humble.
Ce qui m’horripile le plus sont les gens imbus de leur savoir, pleins de préjugés et/ou avec des avis tranchés.
Le monde de la bière est pour cela beaucoup plus détendu et ouvert.- 2 décembre 2011 à 13h40
Au delà du goût, je suis persuadé qu’il y a deux autres éléments qui éloignent le passionné de Bordeaux et le rapproche de la Bourgogne:
– la vente par la place de Bordeaux créer un intermédiaire supplémentaire alors que le passionné à soif d’apprendre et échanger avec ceux qui font le vin. Ils sont ainsi en grande partie écartés de ce qui fait l’intérêt de la chose,
– la Bourgogne et son relief sont une invitation à se balader alors que St Emilion est souvent impraticable tellement il y a de monde et le Médoc est d’une tranquillité proche de l’ennui.Arnaud
- 2 décembre 2011 à 16h02
Bonjour Thierry,
>Cet Ostréa, à l’aveugle, pouvait planter n’importe qui, selon l’avis de Daniel et le mien.
Il y a un buzz sur Trapet en ce moment assez justifié sur les forums de vins et LPV.
Je suis le premier à trouver de gros progrès depuis 5-6ans sur le domaine TrapetMais le buzz entraîne le buzz et je trouve qu’on se rapproche du superlatif puis l’excès…
Le vin qu’un amateur doit avoir en cave
Un peu comme une sorte de mystification (comme à Yquem ou Pontet-Canet) ou un effet pipa middleton
une nana mignonne qui devient à force de buzz et de buzz sur le buzz un concours à celui qui sortira le plus gros superlatifOstréa ou chambertin 2009. Je les ai trouvé très bon et très réussi.
Maintenant 20/20 ou plante n’importe. Et bien je peux te trouver des 21, 22, 23 ou des 24/20 qui te planteront les deux.NB: Ce n’est absolument pas une critique envers toi ou Daniel. Vous avez une plus grande expérience que moi.
Mais ostrea 09 Est-ce vraiment le meilleur vin de ta vie ?- 2 décembre 2011 à 16h57
francois999 écrivait:
——————————————————-
> Bonjour Thierry,
>
> >Cet Ostréa, à l’aveugle, pouvait planter
> n’importe qui, selon l’avis de Daniel et le mien.
> (…)
>> NB: Ce n’est absolument pas une critique envers
> toi ou Daniel. Vous avez une plus grande
> expérience que moi.
> Mais ostrea 09 Est-ce vraiment le meilleur vin de
> ta vie ?bonjour François,
Thierry te répondra mais je comprends sa phrase comme « pourrait planter n’importe qui »… quant à son origine ( chateauneuf évoqué) et non comme un vin exceptionnel.
ceci dit, je pense passer chez Daniel cet après-midi : j’espère qu’ils en ont laissé ! :)o
françois
- 2 décembre 2011 à 17h47
Effectivement, c’est également comme ça que j’avais compris le message de Thierry, planter n’importe qui ne revenant pas au même que planter n’importe quel vin…
Luc
- 3 décembre 2011 à 1h26
Entièrement d’accord avec Martinez sur la recherche en de blancs secs bien vifs, en tout cas, je le vis de cette façon là, à tel point que je bois trois fois plus de blancs que de rouges, au bas mot.
Les rouges m’ennuient le plus souvent et il faut vraiment que la qualité soit très élevée pour attirer mon attention : mais j’avoue avoir repris du plaisir avec quelques grands noms depuis quelques temps mais aussi avec des vins du Sud ouest que je redécouvre d’une certain façon. Après avoir pester contre ceux qui clamaient le déséquilibre de certains vins sudistes, je me retrouve dans le mêle schéma d’appréciation aujourd’hui. La chaleur me fait fuir tout comme l’excès de tout et je rêve à ds vins tendus et profonds.C’est vrai aussi que les derniers mois ont été riches de révélations : des vins d’ailleurs pétris de classe, d’élégance et de fraîcheur. Je suis encore sous le charme des vins italiens dont je ne me lasse pas.
Je me souviens d’une dégustation de Bordeaux des années 70 : il n’y avait que des grands noms, très grands, même. Le style était totalement déstabilisant et j’étais bien infoutu de mettre un nom sur ces appellations (dégustation à l’aveugle). Je me rappelle de Haut Brion 79 (de mémoire sans être certain du millésime exact). Si je n’avais pas vu la forme des bouteille j’aurais pu dire « bourgogne » sans doute. Je ne sais pas comment deviendront les Bordeaux d’aujourd’hui dans 20 ans. Déjà ceux des années 90 n’étaient pas tout à fait comme ceux des années 70 et bien différents de ceux produits aujourd’hui. Je ne pense pas que ces différences perçues soient uniquement liées au vieillissement. Je crois que je préférais ceux d’autrefois, finalement aujourd’hui. Je me dis aussi qu’entre le style Angelus et le style Duffau, il y a des différences : personnellement je choisis assez vite.
C’est assez intéressant d’avoir cette réflexion sur l’évolution : je vois bien que de plus en plus d’amateurs évoluent et se tournent vers les vignobles de l’est. Je continue de penser d’ailleurs qu’en matière de culture vin, les méridiens ont plus d’importance que les parallèles. L’attrait des forums Rhône et Bourgogne en atteste. On peut changer de région favorite aussi parce que la grande Bourgogne n’est finalement pas plus inaccessible que le grand Bordeaux. Mais on peut aussi avoir ses goûts qui changent ou qui s’affinent. Mais les vins changent eux aussi : les styles évoluent, c’est une certitude.
- 3 décembre 2011 à 2h56
Merci, François et Luc.
Vous avez parfaitement expliqué ce que je voulais dire:
Daniel et moi avons été surpris par le côté « atypique » de ce vin.
Nous sommes persuadés que, s’il nous avait été servi à l’aveugle, nous n’aurions jamais pensé à un Gevrey.
Nous serions partis sur un Rhône, et moi certainement, avec les notes de noyau de cerise, de réglisse et de délicate amertume en finale, sur un Châteauneuf: c’est avec ces éléments dans la finale que je les identifie à l’aveugle.
Nous nous serions certainement « plantés » = trompés 😉Toutes mes excuses à François999 suite à mon message peu compréhensible…
Amitiés,
Thierry- 3 décembre 2011 à 3h03
Si ce sont les claques qui font bouger nos goûts, nos attirances vers un style que l’on se met à rechercher. J’en ai plus en blanc qu’en rouge depuis 2 ou 3 ans et le Grivault les Perrières 2007 a chamboulé pas mal de chose dans ma tête depuis que je l’ai bu ( sec, vif comme le dit Jérôme et aussi bien tendu et pur ). Sur les rouges, 2 ou 3 vins de Mugnier ont aussi pas mal bougé de lignes. Tiens des Bourgognes :).
Jmm
- 3 décembre 2011 à 3h21
Pas la peine de t escuser Thierry
Mauvaise compréhension de ma part aussibeaucoup de Bourgogne de 2003 sont aussi très trompeur ou atypique a l aveugle
- 3 décembre 2011 à 15h36
c’est encore cette histoire de méridien et de parallèle !
- 3 décembre 2011 à 18h46
je me retrouve également dans ce qui est dit ici, à savoir que je suis beaucoup plus porté vers les vins très vifs et donc plus particulièrement les blancs et champagnes depuis environ 2 ans,
cependant, je continue également à goûter et apprécier certains vins du sud mais les équilibres que je recherche sont très différents de ceux qui me convenaient il y a 3,4 ans,
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