Barcelone

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forums Bonnes adresses Barcelone

  • Ce sujet contient 66 réponses, 42 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par oliv, le il y a 2 années.
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    Bonjour,

    Pourriez vous me donner des endroits sympas sur Barcelone (bars a vin, cavistes) et domaine incontournable en Penedes?

    Merci

    PY

Affichage de 20 réponses de 41 à 60 (sur un total de 66)
  • Replies
    milleret jean luc
    Participant

    Et surtout un sommelier …passionné ( Argentin …) on trouve même du vin de Savoie au bar du restaurant ( Gilles Berlioz ) .
    Bernardo va se faire tirer les oreilles par les vignerons Bourguignons …c’est leur QG quand ils descendent dans la région .
    Je peux dire adieu à mes Clos 05 de Dauvissat :D….pour la table , des produits de la mer d’une grande fraicheur …et l’été prendre l’apéro sur la terrasse avant les heures de service …c’est le bonheur . En général ..Clos 05 Dauvissat et on prolonge avec un petit Ramonet pour finir sur un clos de la Roche ( Lignier ) …mais encore quelques petites pépites qui ne sont plus à la carte ::o…mais j’aimerais les retrouver pour mes prochaines virées golfiques . ..vous comprendrez pourquoi je ne fréquente plus le sud de la France ..des golfs superbes ( El Prat près de Barcelone mais surtout le PGA Catalunya à Girona , parcours considéré comme le deuxième d’Espagne, le troisième d’Europe, et récemment classé numéro 88 au palmarès mondial, est aussi extraordinaire que le paysage naturel à l’incomparable beauté dont sont issus ses deux parcours.
    De très belles tables , des vins accessibles pour nous autres petits joueurs ..l’Espagne , c’est magique .

    aquablue
    Participant

    Et bien moi je remercie Bernard, qui partage ses bonnes adresses dans l’esprit du forum, comme beaucoup le font quand ils trouvent une table remarquable.. Jean Luc, tes coins aux champignons, tu peux évidemment les garder (je ne crois pas d’ailleurs avoir lu un Cr partage de ta part sur LPVdepuis des siècles ) cela ne nous changera donc pas trop 😉

    Arnaud

    o_g
    Participant

    Arnaud, comment dit-on déjà, +1 ?

    Olivier

    milleret jean luc
    Participant

    En fait , en postant mon dernier message …je pensais tout particulièrement à vous deux …Arnaud et Olivier !! >:D< En donneur de leçons ..vous êtes vraiment trop forts et j'étais persuadé que vous alliez réagir à ma petite provocation ... Il me semble que j'ai un peu trop donné mes bons plans pour les achats ..comme ce caviste Belge qui proposait le Musigny de Mugnier ...je n'ai plus obtenu la moindre bouteille . Je ne vais donc pas vous donner les références de ce sympathique caviste qui a eu l'extrême gentillesse de me fournir une belle attribution de Barolos 2010 à un prix vraiment sympathique ...je ne vais pas le faire à la FO , je vais vous épargner la liste de ces achats ..une petite information quand même : G Mascarello ( dont trois Monprivato :P- G Rinaldi - B Mascarello - Burlotto ....je ne dois pas être le seul à faire de la sorte , je le constate en messagerie privée ...on me demande de " chuuuuuutttt "" ..et je ne parle pas de mes amis qui ont déserté LPV ...qui me reprochaient de dévoiler nos sources . C'est également via cette messagerie que j'ai reçu le message d'un petit jeune de LPV pour m'avertir de la disponibilité de ces vins de Barolo ...il tenait à me remercier personnellement pour mes conseils d'achats ...il a ainsi eu la possibilté de se rendre chez D Livera , JC Bachelet suite à mes messages ...on ne va me reprocher de ne pas parler des grands de demain ...pour J Cbachelet , de nombreux *** ont fait rentrer les vins à la carte ...et pour D Livera ...bon courage , si vous voulez un peu de vin . Je me permets de vous faire parvenir son message privé ...P Y Cainjo a bien de la chance ....ils sont voisins ....et je compte bien me rendre dans la région pour les rencontrer "" Cher Jean-Luc Milleret, Alors que nous n'avons jamais eu l'occasion de nous adresser la moindre parole, mon geste va peut-être vous paraître surprenant.. Je me décide enfin à vous envoyer ce message pour vous remercier sincèrement des hommes et des vins d'une profonde humanité que, grâce à vous, nous avons eu l'honneur, mon amie et moi-même, de rencontrer cette dernière année lors de nos premiers pas encore bien maladroits en Bourgogne. Je parle la de Damien Livera et de Jean-Claude Bachelet. Deux domaines que vous aviez conseillez sur ce forum à de nombreuses occasions, et auxquels j'ai osé appeler malgré ma maladroite timidité.. L'inconscience du béotien.. Il est toujours difficile de se lancer la première fois, quand on ne possède pas les "codes" d'une profession, d'un domaine de compétence, même si l'envie d'apprendre, de découvrir, est forte.. : et leur accueil empreint de gentillesse, leur générosité, a su nous rassurer. Et quelle profonde humilité.. Les premières fois sont souvent les plus preignantes : et nous nous sentons des plus heureux et chanceux que notre première empreinte sensitive, celle qui conditionnera nos goûts futurs, fut forgée par les vins de Damien Livera, JC Bachelet et Cyprien Arlaud aussi d'ailleurs : un monde nouveau s'est ouvert à nous. Et curieusement, alors que nous ne nous connaissons pas, ces premières fois n'auraient pu avoir lieu sans vous. Je ne veux vous embêter plus, mais je tenais vraiment à vous adresser une nouvelle fois un remerciement sincère pour vos quelques mots déposés sur le forum, qui ont su bouleverser nos sens. Bien cordialement, Arn..... Ce qui prouve ...que chaque participant de LPV peut apporter un plus au site . Ne comptez pas sur moi pour vous laisser un commentaire standard " nez -robe...et le reste , ce n'est pas ma tasse de thé ....et c'est la même chose dans mon exercice professionnel ...LPV est souvent évoqué ...boire bon et manger correctement . Malheureusement , je n'ai plus guère de temps libre pour visiter les domaines ....et je ne parle pas de la Savoie ...je n'ai pas visité le moindre domaine en 2014 ..Trosset - G Berlioz - N Dupasquier m'attendent depuis plus d'un an ....heureusement J L Guerin est présent :)-D. J'espère que J L Trosset sera présent à notre prochaine soirée NSG ...pour faire plaisir à Arnaud et Olivier , je vais essayer de venir parler de cette soirée ..tous les vins sortiront de ma cave ...et même un 1 er cru 99 du grand domaine Gouges . Pour revenir sur Villa Mas , il me semble que je l'ai signalé à plusieurs reprises ...en évoquant par exemple Clos 05 Dauvissat à 50 e et Clos de la Roche H Lignier 01 à 120 e ...et encore plus de ce sommelier Argentin . Une petite pensée toute particulière à Bernado ...en souvenir d'une belle journée en Bourgogne .....lui aussi bien trop discret sur LPV .Je tiens à le remercier chaleureusement .

    aquablue
    Participant

    Jean Luc, tu confirmes mes propos.. Par contre pour expliquer que tu connais parfaitement le lieu, après que bernard ait donné l’adresse, là tu es très fort.. On ne se connait pas, et on me dit que tu es adorable dans la vie; mais je ne comprends pas ta façon de fonctionner sur LPV: je me fous de tes amitiés vigneronnes, que tu connaisses pierre paul jacques, que tu échanges des confitures, de tes private joke avec X ou Y… Alors quand tu viens nous expliquer « qu’il vaut mieux ne pas donner d’adresses car tu comprends, d’autres vont en profiter et j’en aurais plus », je me permets effectivement de te dire que je ne considère pas LPV de la même façon que toi..

    Comme d’hab, chacun fait comme il veut, mais ne me demandes pas de ne pas réagir dut tout à tes listes d’achats et à tes messages régulièrement incompréhensibles.

    Arnaud.

    o_g
    Participant

    En fait , en postant mon dernier message …je pensais tout particulièrement à vous deux …Arnaud et Olivier !! the finger smiley En donneur de leçons ..vous êtes vraiment trop forts et j’étais persuadé que vous alliez réagir à ma petite provocation …

    C’est clair, si tu viens sur le forum pour faire de la provocation on ne va pas beaucoup avancer … Quant aux messages privés, je pensais qu’ils avaient vocation à le rester.

    Cela dit à moi aussi on m’a dit que tu es une personne sympathique dans la vraie vie. Dommage que le courant ne passe pas plus que ça par forum interposé. Tu me trouves donneur de leçons, et pour être tout à fait franc je trouve tes messages souvent cryptiques et destinés à être compris par quelques amis plutôt que par tous. « Alors voilà, je voudrais dire à Zézette qu’elle aille directement chez René parce que comme j’ai paumé les clés du camion, on va être emmerdés pour lui livrer l’armoire. » Dommage mais c’est ainsi.

    O.

    Matthieu Guinard
    Participant

    J’y vais la semaine prochaine pour deux jours. Des conceils caviste/bar à vin/restaurant ?

    Matthieu Guinard
    Participant

    Alors quelques retours… un jour, c’est court 🙂

    le caviste : Vila Viniteca
    Quand même une grosse boîte, qui colonise une bonne partie de la rue 😉
    La sélection est impressionnante, très complète. Le conseil est excellent. Les prix sont… variables. Vous avez intérêt à bien connaître les tarifs pour ne pas vous faire avoir. Certains vins sont bien pricé (comme le Clos des Fées à 52€), d’autres sont nettement plus délirants comme Villa Tondonia 2002 de Lopez de Heredia à 29€ (on le trouve facilement à 20€). Ca reste un must compte tenu de la sélection hallucinante.

    J’ai pu goûter un vin hier que j’ai trouvé chez eux : Naiades 2011 (Rueda). Très belle quille !

    le restaurant : Monvinic
    Soyons clairs, vous allez là-bas pour les vins (8000 références). Il y a tout. TOUT. A un prix raisonnable sans être l’affaire du siècle. Exemple : Dauvissat les Clos 2005 160€, Forrest 2006 86€ et Sechets 2009 75€ (je donne des vins français pour que ça vous parle). Belle sélection de vin au verre. Le service est excellent au placement mais un peu flottant après. La cuisine est fine et excellente mais quand même assez chère dans le contexte espagnol. Les tapas étaient bien assaisonnés mais les joues de porc pas du tout… dessert simple mais très bien exécuté. Par contre, le service dans des petits plats individuels posés sur la table… euh… comment dire… WTF? Au lieu de poser ça directement dans l’assiette, on doit tout transférer soi-même. Je comprends le concept mais je trouve que ça relève de la complication inutile, genre masturbation de chef de salle… Au final, donc, une très bonne adresse où le vin l’emporte quand même nettement sur la cuisine. Le petit truc en plus : la liste des vins dégusté est donné sur une fiche à part avec l’addition (avec toutes les infos qui vont bien), une excellente initiative.

    HadrienD
    Participant

    Bonjour à tous,

    Je rêve de déguster un Vega Sicilia et me demande s’il y a de bons cavistes ou bars à bon qui en proposent au verre, à Barcelone.

    Merci par avance pour vos lumières!

    christian troy
    Participant

    Testé en début de semaine sur 2repas…
    Station balnéaire très agréable, restaurant quasi les pieds dans l’eau.
    Mérite t’il 1 étoile ,je ne sais pas mais on y mange vraiment très bien et le menu de midi , cette saison à 16€, entrée, plat , dessert est d’un incroyable rapport qualité/prix.
    Les tripes au chorizo et la plume ibérique sont 2 très beaux plats.
    La carte des vins est également incroyable: tout a été décrit plus haut mais on se gratte la tête devant tant de choix, à de tels prix, dans ce lieu presque banal.
    La sélection de Bourgogne est immense, idem pour le Rhône avec rayas et chave….j’ai même vu la cuvée cathelin
    A titre d’idée, nous avons bu:
    Meursault coche dury 2012. 80€
    Blanchot 2009 raveneau. 82€
    Clos rougeard les poyeux 2004: 75€
    Ruchottes chambertin , clos des ruchottes d’Armand Rousseau. 2004. 200€
    Pibarnon 1990. 110€
    On a bu également de très bons vins de dessert au verre.

    Incontournable effectivement si on est dans le coin

    cedric84
    Participant

    Bonjour à tous,

    bientôt de passage à Barcelone en août, j’avais l’intention de manger chez Monvinic, malheureusement fermé jusqu’au 6 septembre pour travaux…:(

    Est-ce que des Lpviens y ont séjourné récemment et ont des adresses sympas à partager ? (dans Barcelone), priorité aux vins bien entendus…

    Cédric

    Nemo73
    Participant

    CR:Déjeuner à la Villa Mas (Sant Feliu de Guixols – Catalogne)

    Ma vadrouille cet été en Catalogne avait prévu une pause gastronomique assez déraisonnable vers Sant Feliu de Guixols.

    [center]
    La carte des vins de la Villa Mas que beaucoup connaissent m’a attiré comme une mouche ! Débarquant en sac à dos de la gare routière en provenance de Palafrugell, mes pas m’ont mené jusqu’à la plage de Sant Pol, sur laquelle donne le restaurant. Les écrevisses enduites d’huile solaire y sont réunies en grande concentration.

    [center]
    Le soleil était radieux, ardent avec juste ce qu’il fallait de brise pour se sentir bien. Après m’être débarrassé de mon chargement, je passe réserver une table tranquille pour le déjeuner et consulte la liste des vins à l’ombre. Le choix des bourgognes en cave est évidemment très large et les étiquettes choisies sont du tonnerre. Malheureusement les grands domaines spéculatifs que l’on trouve (Rousseau, Coche-Dury, Raveneau, Ramonet…) ne sont proposés que sur des millésimes très récents. J’ai donc renoncé à la tentation d’accéder à ces grands noms malgré des tarifs imbattables (surtout sur Rousseau) et sans commune mesure avec ce qui est proposé sur les sites d’enchères. Au diable le fétichisme ! J’ai préféré me concentrer sur le plaisir qu’allait m’offrir un très bon vin quitte à payer le prix normal. Adios le Chambertin, le Norav ou le Chéco ! Et puis de toute façon, la température environnante et les produits de la mer incoutournables du menu n’étaient pas propices au rouge.

    La sommelière a été formidable, très à l’écoute. Je lui ai demandé un grand blanc tendu (je vous vois sourire !). Elle m’a aiguillé sur un Perrières de Lafon. Le choix du millésime fût plus longuement discuté. Il y avait du 06, du 07 et du 08 ! J’ai d’abord tiqué sur le 2008 mais à son opinion, le 07 lui semblait plus effilé que son ainé. Le 2006 aurait pu convenir mais elle ne l’avait pas gouté et ne pouvait m’en parler que de manière théorique. Le choix fût donc fait. La bouteille arriva, elle s’en servi un fond et l’huma en bonne professionnelle. Et puis ce fût mon tour, nous goutâmes le vin simultanément et des éclairs de complicité nous réunirent. Quelques impressions fûrent échangés et elle se retira en me souhaitant d’en jouir…

    L’entrée à base de poulpe mariné (zestes, oignon rouge, coriandre…) n’arrivant pas tout de suite, j’eu le temps le palais vierge, de dévoiler la splendeur de ce vin ! La cour du restaurant est ombragée, les tables bien espacées, la fréquentation n’est pas plus huppée que ça (ni trop agée, ni très jeune non plus -les prix et le type de restauration faisant – plutôt équilibrée), un certain calme est préservé malgré l’occupation au comble ce jour, la température divine de l’été au bord de la mer me berce et personne à ma table pour m’emmerder…LE PIED INTEGRAL !

    Le nez du vin est vraiment magnifique sur le tilleul, la brioche mêlée de crème patissière. Assez [s]salin[/s] calcaire malgré tout. Les fruits jaunes sont d’une précision diaboliques avec des acidulés qui étire l’inspiration vers le lointain.

    [center]
    Le poulpe est un pur délice, parfaitement assaisonné. Je le picore à vitesse de tortue et profite du breuvage qui ne cesse de s’ouvrir et de m’étonner. Le temps est suspendu, aucune contingence et l’horizon réjouissant d’une bouteille divine à peine entamée, qui semble à ce stade inépuisable !

    [center]
    Vient ensuite un filet de bar cuit à la plancha je crois, assaisonné d’épices, de piment et de poivron. Tout se passe bien. Je m’éternise, je prolonge, je dilate…

    [center]
    La bouche du meursault est à…tomber par terre ! La sommelière m’avait dit effilée, c’est le cas. La matière est néanmoins d’une onctuosité sublime sans rondeur excessive. La ligne du vin est droite, le tranchant est d’un salivant exquis. La longueur n’en finirait pas si l’on s’appliquait à grumer sans trop avaler. La persistance est au moins aussi longue sur des amers superbement dosés et d’une très grande qualité. Le vin est sec sans sucrosité avec juste ce qui me convient en terme de maturité gourmande. Le trajet est de bout en bout habité par l’aromatique décrite au nez, se déclinant successivement au gré de l’acidité qui suit des méandres. Finale archi fraiche, salivante, sur un tilleul vineux.

    La bouteille aura malgré tout rejoint les profondeurs…

    [center]
    Puisque j’étais au paradis, un peu embué à ce stade, il fallait bien un dessert pour me glorifier encore davantage !

    Une petite assiette de fraise des bois, « custard » et glace à la vanille viendra donc couronner mon trône, bientôt savonneux ! Fallait bien une p’tite lichette de sucre pour agrémenter la douceur ! Retour de la somm-elière (hips !) pour s’entendre sur la touche finale. Y’avait bien un ‘ti Disznóko de derrière les fagots mais j’ai laissé carte blanche à la dame. Elle me servit une vendange tardive de la Navarre, issu du cépage Moscatel de grano menudo (Chivite Coleccion 125 Vendimia Tardia 2010).

    [center]
    Les fraises étaient divinement parfumées, la crème anglaise pouvait mieux faire (même ne pas être là d’ailleurs !) la glace était bien agréable pour finir. Ce moëlleux léger (13,5°) n’a malheureusement pas suivi la courbe ascendante du repas. J’en dirais quelques mots pour le souvenir. Nez pas très expressif, un peu crème brulée, crème pâtissière (naturellement pas la même que sur le Perrières !). Pas vraiment de fruit discernable. Bonne acidité sans splendeur (très loin de ce que je connais du tokaji). Sans chaleur particulière, joli gras. Peu de sucre. Assez court. Agréable, sans plus. J’aurais pu m’en passer pour finir avec panache. On oublie donc !

    [center]
    [center]

    Dans un état de béatitude total, je n’avais plus qu’à descendre du nuage pour rejoindre les flots ! J’embarquais le lendemain vers Grenade par l’autocar pour d’autres paradis plus mauresque…

    [center]

    Nemo73
    Participant

    CR:Déjeuner à la Villa Mas (Sant Feliu de Guixols – Catalogne)

    Ma vadrouille cet été en Catalogne avait prévu une pause gastronomique assez déraisonnable vers Sant Feliu de Guixols.

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    La carte des vins de la Villa Mas que beaucoup connaissent m’a attiré comme une mouche ! Débarquant en sac à dos de la gare routière en provenance de Palafrugell, mes pas m’ont mené jusqu’à la plage de Sant Pol, sur laquelle donne le restaurant. Les écrevisses enduites d’huile solaire y sont réunies en grande concentration.

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    Le soleil était radieux, ardent avec juste ce qu’il fallait de brise pour se sentir bien. Après m’être débarrassé de mon chargement, je passe réserver une table tranquille pour le déjeuner et consulte la liste des vins à l’ombre. Le choix des bourgognes en cave est évidemment très large et les étiquettes choisies sont du tonnerre. Malheureusement les grands domaines spéculatifs que l’on trouve (Rousseau, Coche-Dury, Raveneau, Ramonet…) ne sont proposés que sur des millésimes très récents. J’ai donc renoncé à la tentation d’accéder à ces grands noms malgré des tarifs imbattables (surtout sur Rousseau) et sans commune mesure avec ce qui est proposé sur les sites d’enchères. Au diable le fétichisme ! J’ai préféré me concentrer sur le plaisir qu’allait m’offrir un très bon vin quitte à payer le prix normal. Adios le Chambertin, le Norav ou le Chéco ! Et puis de toute façon, la température environnante et les produits de la mer incoutournables du menu n’étaient pas propices au rouge.

    La sommelière a été formidable, très à l’écoute. Je lui ai demandé un grand blanc tendu (je vous vois sourire !). Elle m’a aiguillé sur un Perrières de Lafon. Le choix du millésime fût plus longuement discuté. Il y avait du 06, du 07 et du 08 ! J’ai d’abord tiqué sur le 2008 mais à son opinion, le 07 lui semblait plus effilé que son ainé. Le 2006 aurait pu convenir mais elle ne l’avait pas gouté et ne pouvait m’en parler que de manière théorique. Le choix fût donc fait. La bouteille arriva, elle s’en servi un fond et l’huma en bonne professionnelle. Et puis ce fût mon tour, nous goutâmes le vin simultanément et des éclairs de complicité nous réunirent. Quelques impressions fûrent échangés et elle se retira en me souhaitant d’en jouir…

    L’entrée à base de poulpe mariné (zestes, oignon rouge, coriandre…) n’arrivant pas tout de suite, j’eu le temps le palais vierge, de dévoiler la splendeur de ce vin ! La cour du restaurant est ombragée, les tables bien espacées, la fréquentation n’est pas plus huppée que ça (ni trop agée, ni très jeune non plus -les prix et le type de restauration faisant – plutôt équilibrée), un certain calme est préservé malgré l’occupation au comble ce jour, la température divine de l’été au bord de la mer me berce et personne à ma table pour m’emmerder…LE PIED INTEGRAL !

    Le nez du vin est vraiment magnifique sur le tilleul, la brioche mêlée de crème patissière. Assez [s]salin[/s] calcaire malgré tout. Les fruits jaunes sont d’une précision diaboliques avec des acidulés qui étire l’inspiration vers le lointain.

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    Le poulpe est un pur délice, parfaitement assaisonné. Je le picore à vitesse de tortue et profite du breuvage qui ne cesse de s’ouvrir et de m’étonner. Le temps est suspendu, aucune contingence et l’horizon réjouissant d’une bouteille divine à peine entamée, qui semble à ce stade inépuisable !

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    Vient ensuite un filet de bar cuit à la plancha je crois, assaisonné d’épices, de piment et de poivron. Tout se passe bien. Je m’éternise, je prolonge, je dilate…

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    La bouche du meursault est à…tomber par terre ! La sommelière m’avait dit effilée, c’est le cas. La matière est néanmoins d’une onctuosité sublime sans rondeur excessive. La ligne du vin est droite, le tranchant est d’un salivant exquis. La longueur n’en finirait pas si l’on s’appliquait à grumer sans trop avaler. La persistance est au moins aussi longue sur des amers superbement dosés et d’une très grande qualité. Le vin est sec sans sucrosité avec juste ce qui me convient en terme de maturité gourmande. Le trajet est de bout en bout habité par l’aromatique décrite au nez, se déclinant successivement au gré de l’acidité qui suit des méandres. Finale archi fraiche, salivante, sur un tilleul vineux.

    La bouteille aura malgré tout rejoint les profondeurs…

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    Puisque j’étais au paradis, un peu embué à ce stade, il fallait bien un dessert pour me glorifier encore davantage !

    Une petite assiette de fraise des bois, « custard » et glace à la vanille viendra donc couronner mon trône, bientôt savonneux ! Fallait bien une p’tite lichette de sucre pour agrémenter la douceur ! Retour de la somm-elière (hips !) pour s’entendre sur la touche finale. Y’avait bien un ‘ti Disznóko de derrière les fagots mais j’ai laissé carte blanche à la dame. Elle me servit une vendange tardive de la Navarre, issu du cépage Moscatel de grano menudo (Chivite Coleccion 125 Vendimia Tardia 2010).

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    Les fraises étaient divinement parfumées, la crème anglaise pouvait mieux faire (même ne pas être là d’ailleurs !) la glace était bien agréable pour finir. Ce moëlleux léger (13,5°) n’a malheureusement pas suivi la courbe ascendante du repas. J’en dirais quelques mots pour le souvenir. Nez pas très expressif, un peu crème brulée, crème pâtissière (naturellement pas la même que sur le Perrières !). Pas vraiment de fruit discernable. Bonne acidité sans splendeur (très loin de ce que je connais du tokaji). Sans chaleur particulière, joli gras. Peu de sucre. Assez court. Agréable, sans plus. J’aurais pu m’en passer pour finir avec panache. On oublie donc !

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    Dans un état de béatitude total, je n’avais plus qu’à descendre du nuage pour rejoindre les flots ! J’embarquais le lendemain vers Grenade par l’autocar pour d’autres paradis plus mauresque…

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    Nemo73
    Participant

    CR:Déjeuner à la Villa Mas (Sant Feliu de Guixols – Catalogne)

    Ma vadrouille cet été en Catalogne avait prévu une pause gastronomique assez déraisonnable vers Sant Feliu de Guixols.

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    La carte des vins de la Villa Mas que beaucoup connaissent m’a attiré comme une mouche ! Débarquant en sac à dos de la gare routière en provenance de Palafrugell, mes pas m’ont mené jusqu’à la plage de Sant Pol, sur laquelle donne le restaurant. Les écrevisses enduites d’huile solaire y sont réunies en grande concentration.

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    Le soleil était radieux, ardent avec juste ce qu’il fallait de brise pour se sentir bien. Après m’être débarrassé de mon chargement, je passe réserver une table tranquille pour le déjeuner et consulte la liste des vins à l’ombre. Le choix des bourgognes en cave est évidemment très large et les étiquettes choisies sont du tonnerre. Malheureusement les grands domaines spéculatifs que l’on trouve (Rousseau, Coche-Dury, Raveneau, Ramonet…) ne sont proposés que sur des millésimes très récents. J’ai donc renoncé à la tentation d’accéder à ces grands noms malgré des tarifs imbattables (surtout sur Rousseau) et sans commune mesure avec ce qui est proposé sur les sites d’enchères. Au diable le fétichisme ! J’ai préféré me concentrer sur le plaisir qu’allait m’offrir un très bon vin quitte à payer le prix normal. Adios le Chambertin, le Norav ou le Chéco ! Et puis de toute façon, la température environnante et les produits de la mer incoutournables du menu n’étaient pas propices au rouge.

    La sommelière a été formidable, très à l’écoute. Je lui ai demandé un grand blanc tendu (je vous vois sourire !). Elle m’a aiguillé sur un Perrières de Lafon. Le choix du millésime fût plus longuement discuté. Il y avait du 06, du 07 et du 08 ! J’ai d’abord tiqué sur le 2008 mais à son opinion, le 07 lui semblait plus effilé que son ainé. Le 2006 aurait pu convenir mais elle ne l’avait pas gouté et ne pouvait m’en parler que de manière théorique. Le choix fût donc fait. La bouteille arriva, elle s’en servi un fond et l’huma en bonne professionnelle. Et puis ce fût mon tour, nous goutâmes le vin simultanément et des éclairs de complicité nous réunirent. Quelques impressions fûrent échangés et elle se retira en me souhaitant d’en jouir…

    L’entrée à base de poulpe mariné (zestes, oignon rouge, coriandre…) n’arrivant pas tout de suite, j’eu le temps le palais vierge, de dévoiler la splendeur de ce vin ! La cour du restaurant est ombragée, les tables bien espacées, la fréquentation n’est pas plus huppée que ça (ni trop agée, ni très jeune non plus -les prix et le type de restauration faisant – plutôt équilibrée), un certain calme est préservé malgré l’occupation au comble ce jour, la température divine de l’été au bord de la mer me berce et personne à ma table pour m’emmerder…LE PIED INTEGRAL !

    Le nez du vin est vraiment magnifique sur le tilleul, la brioche mêlée de crème patissière. Assez [s]salin[/s] calcaire malgré tout. Les fruits jaunes sont d’une précision diaboliques avec des acidulés qui étire l’inspiration vers le lointain.

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    Le poulpe est un pur délice, parfaitement assaisonné. Je le picore à vitesse de tortue et profite du breuvage qui ne cesse de s’ouvrir et de m’étonner. Le temps est suspendu, aucune contingence et l’horizon réjouissant d’une bouteille divine à peine entamée, qui semble à ce stade inépuisable !

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    Vient ensuite un filet de bar cuit à la plancha je crois, assaisonné d’épices, de piment et de poivron. Tout se passe bien. Je m’éternise, je prolonge, je dilate…

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    La bouche du meursault est à…tomber par terre ! La sommelière m’avait dit effilée, c’est le cas. La matière est néanmoins d’une onctuosité sublime sans rondeur excessive. La ligne du vin est droite, le tranchant est d’un salivant exquis. La longueur n’en finirait pas si l’on s’appliquait à grumer sans trop avaler. La persistance est au moins aussi longue sur des amers superbement dosés et d’une très grande qualité. Le vin est sec sans sucrosité avec juste ce qui me convient en terme de maturité gourmande. Le trajet est de bout en bout habité par l’aromatique décrite au nez, se déclinant successivement au gré de l’acidité qui suit des méandres. Finale archi fraiche, salivante, sur un tilleul vineux.

    La bouteille aura malgré tout rejoint les profondeurs…

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    Puisque j’étais au paradis, un peu embué à ce stade, il fallait bien un dessert pour me glorifier encore davantage !

    Une petite assiette de fraise des bois, « custard » et glace à la vanille viendra donc couronner mon trône, bientôt savonneux ! Fallait bien une p’tite lichette de sucre pour agrémenter la douceur ! Retour de la somm-elière (hips !) pour s’entendre sur la touche finale. Y’avait bien un ‘ti Disznóko de derrière les fagots mais j’ai laissé carte blanche à la dame. Elle me servit une vendange tardive de la Navarre, issu du cépage Moscatel de grano menudo (Chivite Coleccion 125 Vendimia Tardia 2010).

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    Les fraises étaient divinement parfumées, la crème anglaise pouvait mieux faire (même ne pas être là d’ailleurs !) la glace était bien agréable pour finir. Ce moëlleux léger (13,5°) n’a malheureusement pas suivi la courbe ascendante du repas. J’en dirais quelques mots pour le souvenir. Nez pas très expressif, un peu crème brulée, crème pâtissière (naturellement pas la même que sur le Perrières !). Pas vraiment de fruit discernable. Bonne acidité sans splendeur (très loin de ce que je connais du tokaji). Sans chaleur particulière, joli gras. Peu de sucre. Assez court. Agréable, sans plus. J’aurais pu m’en passer pour finir avec panache. On oublie donc !

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    Dans un état de béatitude total, je n’avais plus qu’à descendre du nuage pour rejoindre les flots ! J’embarquais le lendemain vers Grenade par l’autocar pour d’autres paradis plus mauresque…

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    oliv
    Maître des clés

    Espagne
    Balade gastronomique à Barcelone.

    https://www.winespectator.com/blogs/show/id/52459

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    oliv
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    kalmah
    Participant

    Bonsoir les LPViens.

    Je vais pour le boulot une semaine à Barcelone… (Y a pire comme endroit :)). Je pensais ramener un peu de vin qui sort des sentiers battus genre Marques de Riscal, Faustino,….
    Avez-vous des bons caviste ou endroit ou acheter du vin (si possible bio) avec de bon conseil ?

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