laurent katz

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  • laurent katz
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    [quote= »leguitou post=1245898 userid=12195″]Quand on dépasse le rendement autorisé, il faut passer la production en « vin de France », comme Prieuré Roch avec leur Ladoix Le Cloud rouge sur 2022. Les appellations ne soucient plus grand monde depuis que Didier Dagueneau a montré la voie de la sortie (et bien d’autres depuis).[/quote]
    Votre raisonnement est assez faux (surtout pour une région structurée comme la Bourgogne) et ne concerne qu’une poignée de domaines et une poignée d’amateurs de vin. L’appellation en Cote de Nuits reste un must, même pour les grands domaines… et une obligation pour les petits. je ne vois pas un domaine inconnu au bataillon qui, en tant normal arrive à vendre 30 euros son Gevrey  village, tenter de le sortir en VDF au même prix.

    laurent katz
    Participant

    [quote= »starbuck post=1245854 userid=16787″]
    [quote= »oliv post=1245848 userid=988″]2023
    Un point sur le millésime par village.

    https://worldoffinewine.com/news-features/2023-burgundy-guide-villages-vineyards%5B/quote%5D
    Je crois que c’est cette analyse qui est la plus proche de mon ressenti avec cette phrase qui résume probablement le mieux la situation:
    « Parfois, il n’y a tout simplement pas assez de quoi que ce soit »

     [/quote]

    Personnellement, ce que j’ai goûté sur 2023 n’était pas dilué. On retrouve un équilibre acidité/ tanins/maturité/alcool plus classique que sur les millésimes 18 à 22 (hors 21). Par contre, méfiez-vous de ce genre d’article. Quand je lis que la journaliste annonce des 80 hectos sur Gevrey… c’est dingue. Le cahier des charges limite à 58 hectos max le rendement butoir (c’est à dire qu’au delà, il faut envoyer à la distillation (des dérogations sont possibles, mais techniques et sous l’égide de l’INAO, donc même pas déclasser en régional).

    laurent katz
    Participant

    Et un bon tire-bouchon, cela coûte 20 à 30 euros max. Ceux beaucoup plus cher, n’apportent rien de plus, si ce n’est le plaisir de posséder un bel objet.

    laurent katz
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    Vous pouvez retrouver mes notes sur les 2021 de Bordeaux ici: dégustation Bordeaux 2021 . 

    À la base, un millésime peu adapté à la longue garde, avec souvent un manque de matière par rapport aux tanins. Les blancs présentent un profil qui rappelle davantage les vins ligériens et seront intéressants à suivre. Pour les vins de longue garde, certaines appellations du Médoc m’ont laissé une impression plus marquante.

    laurent katz
    Participant

    En tout cas pour moi, ce serait du plaisir et de l’amusement, ce que celà a été d’ailleurs. Alors la pression, salle ou estrade sont des mauvaises réponses, elles reste au vestiaire. 

    C’est faire fi des biais psychologiques de base. La première fois qu’une équipe accède à « l’estrade », tu peux me croire, elle n’a pas l’assurance et la gouaille que plusieurs du public possèdent. Ce qui va rester au vestiaire, c’est bien souvent l’égo et l’esprit « je suis juste la pour m’amuser ».  Il faut l’avoir vécu une fois pour bien le comprendre.

    Pour le choix des vins. Difficile d’attirer des amateurs de vin avec de la production insipide à moins de 5 euros, même si elle représente (pour le moment) 80% du volume produit. De plus, ces vins souvent techniques, bourrés d’améliorants et sans âme sont difficiles à situer… presque plus qu’un vin nature d’un parigo bob exilé dans le Languedoc et qui s’imagine mieux maîtriser les vinifs et les terroirs que les vignerons et vigneronnes installés dans le coin depuis des décennies.

    laurent katz
    Participant

    [quote= »winaddict33 post=1238589 userid=1024″]Faudrait plutôt parler de championnat du monde de reconnaissance de vins à l’aveugle !

    J’ai eu l’opportunité d’assister à quelques séances d’entrainement des équipes girondines et le coté « plaisir » de la dégustation est tout à fait accessoire par rapport à l’analyse des échantillons proposés.[/quote]
    S’il est vrai que cela reste un exercice intellectuel demandant un minimum de concentration, je trouve bien malheureux que certains s’y adonnent sans y prendre de plaisir. 
    De même, partir d’une expérience unique pour généraliser à l’ensemble des personnes qui s’adonnent à ces concours, c’est dommage. Je sais qu’il y a des clubs en France qui s’entraînent dans une grande rigueur, mais la plupart des gens le font pour le plaisir, pour la découverte et pour les voyages dans les régions viticoles que permettent ces concours.
    Pour ma part, nous nous entraînons peu, mais nous dégustons régulièrement des vins à l’aveugle tout au long de l’année. Hier encore, lors d’un concours en Belgique, avec mon équipier, nous avons non seulement analysé les vins, mais nous avons aussi échangé longuement sur le plaisir que tel ou tel vin nous a procuré.

    laurent katz
    Participant

    La sélection France et le champion France, c’est de la sélection sur vin FR. Ca ne fait pas nécessairement un « champion » sur les vins du monde, puisque le cadre sélectif est différent. Au moins là dessus on se rejoindra, j’espère.

    Depuis  deux ans maintenant l’organisation a introduit 2 à 3 vins étrangers dans la finale du championnat de France pour justement amener les dégustateurs français à travailler les vins hors France. Après, arriver à une finale où les vins français ne représentent que le 1/4 de la sélection, ce n’est pas gagné.

    En concours RVF ( ce qui n’est pas nécessairement une critique négative, mais une remarque ), tu ne tombera pas sur un vin de GMS à 5 euros, ni sur un Echezeaux de la DRC.
    Si le deuxième vin passait en série de concours, certains dégustateurs pourraient reconnaitre le domaine voir le mill, avant en fait de reconnaitre l’AOC ou la sous région. 
    Le concours représente une certaine idée des vins existants, mais c’est une fourchette, ce n’est pas le monde des vins en général. 
    Sauf erreur de ma part ( je regarde parfois les listing ) il n’y aura pas de nature complètement barré ( il est vrai que la reco serait totalement hasardeuse ). Quand bien même la ligne éditoriale n’y est pas insensible. 

    Alors, la fourchette de vins est assez vaste. Dans un même concours, on peut avoir un vin à moins de 7/8 euros, (5, c’est déjà bien plus rare) jusqu’à des vins dépassant les 3 chiffres. En terme de fourchette, une bonne partie des vins sont entre 12 et 40 euros. Clairement, il est plus souvent question de vins milieu de gamme (si l’on prend l’ensemble du marché du vin en considération). Il y a aussi bien de petits producteurs que de grosses structures comme des coopératives ou de gros négociants. 
    En ce qui concerne les vins natures, ils doivent représenter de l’ordre de 1 à 2% des vins servis sur une année.

    Enfin. Bien sûr il y a des jours avec et des jours sans. Tu fais le concours 3 fois au niveau monde, tu aura 3 classements forts différents. Avec 1 ou 2 coups de génie, tu grimpe, et sans tu plonge. Il y a un côté aléatoire. 

    Bien entendu l’aléatoire joue. La forme du jour, si la sélection se rapproche de ce que les membres de l’équipe maîtrisent comme styles de vins (comme tu l’évoques aussi), etc. Néanmoins, on peut identifier les meilleures équipes à la régularité de leurs prestations. Certaines équipes seront systématiquement dans le top 20 ou 15, alors que d’autres feront le yo-yo entre le haut et le bas du classement.

    Je peux illustrer le coté « aléatoire » par un exemple. J’avais participé en régional la première fois il y a hum….un moment, c’était les débuts du truc, j’étais étudiant. Matinée, on se fait sortir. 
    3 tables ou 4 ( je sais plus ) refont un tour l’aprés midi sur l’estrade. Le public des éliminés goute la même chose dans la salle. Mais chacun peut compter ses points, en fait, même si ça compte plus. De manière tout à fait virtuelle, on explosé la meilleure équipe officielle d l’aprés midi, ils sont allé au « France », et nous on est rentré à la maison. Par ce que grosso modo, l’aprés midi il y avait des vins qu’on connaissait bien, ou a minima un seul membre qui était sur de lui. L’inverse du matin, donc.

     Pour moi cet exemple n’est pas idéal. j’ai déjà été plus d’une fois dans la même situation. Un élément important oublié ici, c’est que dans le public, tu n’as plus aucune pression, alors que les concurrents sur l’estrade sont toujours en compétition. C’est une différence fondamentale.

    laurent katz
    Participant

    Je ne puis qu’appuyer les dires d’Hervé. Agitateur parle sur un sujet dont il n’a pas la maîtrise.

    Dans les concours français de la RVF, la part de vins qui sont présents dans le guide vert ou dans la revue ne sont pas si nombreux que cela. La reconnaissance ne se limite pas non plus aux AOP. les IGP et vins de France sont aussi présents dans les concours. 

    Connaissant un peu les dégustateurs de l’équipe de France de cette année, je pense sincèrement qu’il s’agit d’un jour sans. Ce qui arrive dans les concours de dégustation à l’aveugle. Si nous prenons les vainqueurs italiens, cette même équipe a connu de très mauvaise années au championnat du monde. Mais samedi, ils étaient dans un « état de grâce » prenant des points sur des vins moins évidents pour la plupart des autres pays.

    Par contre, beaucoup de dégustateurs français qui font les concours ne connaissent pas assez bien les vins non français. D’ailleurs, beaucoup de pays font un concours de qualification spécifique pour l’accès au championnat du monde avec un nombre de vins non français bien plus élevés que pour la finale du championnat de France RVF. C’est à ce niveau là que la France doit peut être revoir sa copie dans le futur.

    laurent katz
    Participant

    Ce qui est génial avec Pierre, c’est son éclectisme et sa culture des vins « autours des alpes ». C’est toujours un immense plaisir à lire des CR pareils ! 

    laurent katz
    Participant

    J’ai le tarif des 2021 du domaine. Il n’y a pas eu d’assemblage des différents parcellaires dans une cuvée unique. D’ailleurs, cette cuvée (ou absence de nom de cuvée) n’est pas reprise au tarif. Une mise spécifique pour un caviste ou une enseigne, je suppose.

    laurent katz
    Participant

    CR: Domaine Les Hautes Terres – Limoux – Céleste – 2018

    Bouteille non dégustée à l’aveugle.

    Ce vin arbore une robe jaune aux reflets verts. Le nez, d’une grande élégance, dévoile des arômes de champignons, une touche de croûte de fromage, le tout accompagnés de notes de fruits jaunes.  En lisant la description du millésime 2016 par Jean-Loup, qui évoquait une parenté avec un Chablis, je comprends parfaitement cette analogie.
    En bouche, le vin se montre fin et élancé, tout en restant gourmand. La finale, vive et dynamique, s’intègre harmonieusement dans la structure globale du vin. L’équilibre est remarquable, et ce vin se trouve déjà sur un superbe plateau de maturité. 

    Première sur ce domaine. A classer dans le top de son appellation. 

    laurent katz
    Participant

    Sans oublier qu’une partie de ces défauts proviennent de soucis d’hygiène dans les chais et de méconnaissance technique des process. Un mec qui fait du « nature » (sans intrants) en connaissant bien ses terroirs, ses vignes et ayant une très bonne maîtrise en vinif et élevage.. ben, il n’aura pas ces goûts déviants.

    laurent katz
    Participant

    Sans oublier qu’une sangria au Petrus (jamais goûté) ça risque d’être aussi mauvais qu’un whisky coca avec un whisky  tourbé haut de gamme (déjà subi).

    laurent katz
    Participant

    CR: Domaine Philippe Bouzereau, Meursault rouge 2021

    Bouteille achetée au domaine. Dégustation non à l’aveugle.

    Robe légère, couleur rubis tirant sur la cerise.

    Nez élégant et friand sur les petits fruits rouges acidulés: framboise, léger cassis, note de cerise. Fond plus sous-bois, léger torréfié.

    La bouche se démarque par une texture ronde et soyeuse en demi-corps. L’influence du millésime est discrète sur ce vin, où l’acidité, bien présente, s’intègre harmonieusement, offrant un vin plaisant et non dénué de complexité. Bien qu’il ne possède pas la profondeur des grands terroirs de Bourgogne, il se déguste avec une telle aisance qu’on ne voit pas la bouteille se vider. Bref: c’est très bon !

    A noter que le domaine propose un bar à vin juste au sommet des vignes du clos qu’il possède au coeur du village. Les planches sont sympas et il y a toujours moyen de déguster 1 à 2 vins sur des millésimes plus anciens.

    PS: si un admin passe par ici, il faudrait retirer la référence au château de Citeaux. Le domaine en est clairement séparé.

    laurent katz
    Participant

    CR: Clos martinet,D.O.C. Priorat, 2010

    dégusté ici

    Assemblage de 55% Cabernet Sauvignon, 25% Syrah, 17% grenache noir, 2% Merlot, 1% Carignan

    Un domaine et un vin que j’apprécie toujours.
    D’une robe assez sombre, le vin déploie au nez des notes élégantes et expressives de fruits noirs et rouges, ainsi qu’une note de fusain. Une touche saline (anchois) vient compléter le tableau.

    La bouche se déploie à la fois en puissance et en élégance. L’un et l’autre se respectent dans une jolie danse endiablée. Le vin déploie en plus des arômes du nez, une touche giboyeuse qui apporte de la profondeur à ce vin déjà bien en place. La finale, marquée par des touches de fusain et de minéralité, prolonge la dégustation avec une belle longueur.
    C’est toujours un plaisir de déguster un vin de ce domaine. 

    laurent katz
    Participant

    CR: Ferrer Bobet Selecció Especial, D.O.C. Priorat, 2010 

    dégusté ici

    100% Carignan

    La grande cuvée de ce domaine connu fut pour moi une énigme.

    La robe, pétante de jeunesse se montre encore très violacée, masquant totalement l’âge du vin.
    Le nez développe des notes assez élégantes de fruits rouges, cassis, fusain et fleurs fanées.
    Cela se gâte en bouche. Le vin se montre d’une rectitude à vous déchausser les dents. Plus austère qu’un janséniste, il doit encore patienter de nombreuses années pour se mettre en place. En effet, en arrière boutique, finesse et élégance pointe doucement leur nez

    laurent katz
    Participant

    CR: Família Nin-Ortiz, Planetes de Nin, Porrerra, Vino de Mesa (DOC Priorat non revendiquée sur le millésime), 2014

    dégusté ici

    Assemblage de 60% Carignan 40% grenache noir.

    Robe sombre.
    Nez d’abord sur un côté fusain, tourbé. Ensuite viendront des notes de fruits rouges et noirs comme un panier de fruits. L’aération lui fera du bien.
    En bouche, ce vin se révèle élégant, rond, à la fois complexe et juteux. Il présente une certaine profondeur, avec une finale qui se resserre légèrement, mais qui pourra s’adoucir en accompagnement d’une viande. L’ensemble offre une belle longueur en bouche.
    Déjà agréable, il gagnera encore en finesse avec quelques années de vieillissement supplémentaires

    laurent katz
    Participant

    [b]CR: Arriba – Notaria, D.O. Montsant, 2016

    dégusté ici[/b]

    100% grenache noir

    Robe sombre. Un peu trouble.
    Nez élégant sur des notes de fraise et cerise, pointe de rose fanée. A l’aération, il se complexifiera avec des notes giboyeuses et de sous-bois.

    La bouche confirme les impressions du nez. Le vin se distingue par son élégance, privilégiant la finesse plutôt que la puissance, avec une texture soyeuse et une finale marquée par des tanins fins mais encore présents. L’ensemble offre une belle longueur.

    Un vin séduisant provenant d’un domaine prometteur.

    laurent katz
    Participant

    CR: ENRIC SOLER NUN VINYA DELS TAUS, D.O. Penedès, 2015

    dégusté ici

    100% Xarel·lo

    Robe intense, sur le jaune or.
    Nez élégant et précis sur des arômes de fruits jaunes, d’épices douces, un côté allumette et quelques touches herbacées.
    La bouche est un véritable modèle du genre, alliant puissance, amplitude et tension dans un équilibre parfait, tout en affichant un caractère affirmé.
    C’est un vin remarquable et un domaine à surveiller de près. Un produit de grande qualité.

    laurent katz
    Participant

    CR: Mas d’en Gil, Coma Blanca, D.O.C. Priorat, 2017

    dégusté ici

    Assemblage de 50% Grenache Blanc, 50% Macabeu

    La robe se pare d’un jaune intense, presque fluo. Le nez, riche et puissant délivre des notes empyreumatiques, de poire à l’alcool, note fumée et un côté vieux cuir (ce que personnellement j’appelle vieux livre).
    La bouche confirme les impressions du nez, offrant une expérience intense. Elle est ample, puissante et gourmande, évoquant l’image de croquer dans une poire à l’alcool. Le dégustateur pourrait presque percevoir une sensation sucrée, mais de fines notes amères apportent une belle longueur au vin et une finale longue et bien sèche. On note également une légère pointe oxydative qui s’intègre harmonieusement à l’ensemble.
    Un vin plus clivant, qui aura plu aux amateurs de blancs sudistes. Pour les autres, son côté trop démonstratif et puissant les aura lassés.
    Personnellement, j’ai bien aimé son style, mais après un verre, l’envie de se resservir n’y est pas franchement. Le palais sature.

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