Forum Replies Created
- Replies
-
- 4 février 2023 à 15h04
- in reply to: LPV Vaucluse se balade à Bandol et à Cassis
Merci David pour ton CR.
A mon tour de m’y coller.Les blancs :
Nez mentholé, iodé. Bouche précise, épicée (curcuma, safran), ronde mais gardant de la fraîcheur.
Château la Rouvière 2021- BandolDiscret en nez, bouche aromatiquement pas très causante, s’exprime plus sur le gustatif, avec une belle tension.
Domaine du Bagnol 2021 – CassisNez épicé-vanillé-miélé. Idem en bouche, presque sirupeuse, riche, profil sudiste.
Château Barbanau, cuvée Kalahari 2020 – CassisAprès deux premiers vins assez proches des profils attendus sur ces deux appellations, le Barbanau, excellent au demeurant, est assez déroutant, et s’éloigne à mon sens de ce que l’on attend d’un AOC Cassis.
Les Bandol rouges :
Nez viandé, cassis en bouche, légère astringence en finale, qui coupe toute autre sensation, dommage.
Domaine Tempier 2014Nez liqueur de cassis, bouche plus fine et vive que le précédent vin, mais assez courte, de groseilles. Un « fond de verre » sur la fraise confiturée. Très intéressant.
Mas Redonne 2005Nez proche du premier, cassis, chocolat aussi, une pointe alcooleuse. En bouche c’est puissant (trop pour moi), une légère sucrosité, herbes de Provence, encore un poil d’astringence en finale. Difficile en dégustation pure, bien mieux sur le civet de sanglier.
Château de Pibarnon 2003Nez tertiaire, cendré, truffé, attaque légèrement dissociée mais superbe finale, avec un retour fruité sans astringence. Coup de coeur
Château Pradeaux 1979Joli nez de myrtilles, bouche tannique, grosse texture, on sent le gros potentiel mais pas encore prêt (ou pas assez d’aération, vin ouvert pendant la dégustation et carafé)
Château Pradeaux 1995Bilan sur les Bandol rouges : c’est bon après 40 ans de garde !
Aaahhh ce mourvèdre..- 4 décembre 2022 à 16h30
- in reply to: LPV Vaucluse profite du retour de Stéphane pour remonter le temps
Merci David pour ce compte rendu toujours aussi précis.
Je n’ai pas eu forcément les mêmes ressentis que toi sur les vins dégustés, avec des coups de coeur en décalage avec certaines de tes remarques, donc voici mes propres impressions.
Les Blancs :
Un Chevalier Montrachet 1988 du Domaine Henri Clerc sur la pierre à fusil, lardé fumé, truffé même, dans un registre tertiaire donc (tiens donc !) mais qui a su garder un peu de fraîcheur. C’est très bon.
Mon coup de coeur de la soirée va sur le Meursault 1er cru Genevrières 1996 du Domaine Chanson : ananas sec, épices, légèrement beurré en rétro, aromatiquement très expressif, mais tout en délicatesse. Un vin qui aiguise sa curiosité tant son profil est séducteur et déroutant.
Un Hermitage blanc 1986 de Jean-Louis Chave au nez expressif étonnamment botrytisé. En bouche, on retrouve un profil plutôt linéaire, sans évolution ou relief (ça manque de peps). Clairement un vin qui a sa place à table mais pas en dégustation pure.
Un Criots Bâtard-Montrachet 1989 de Charles Bonnefoy sur la pierre à fusil, une pointe d’acidité, des agrumes , légèrement beurré. C’est bon, on sent que c’est un vin sur un beau climat, mais peut-être pas au niveau de son appellation.
Un petit tour dans le Jura avec un Château Chalon 1998 qui a fait le taff sur le comté 24 mois, mais surtout sur le Beaufort. Pour ceux qui n’aiment pas les « non ouillés », un conseil : faut en goûter des bons ! M
Les rouges :
Un Châteauneuf du Pape 1998 du Clos du Mont-Olivet, sur le café, les épices douces, une pointe réglissée. Il a toujours du fruit (noir), et surtout un très joli grain. C’est puissant mais ça reste aérien. Vraiment un beau vin prêt à boire. Son profil aromatique « Rhône Nord » m’a séduit, à croire que sur ce millésime, la Syrah a été au cœur de l’assemblage de cette cuvée.
On reste chez nous avec l’Oumage 1999 du Sang des Cailloux (Vacqueyras). Plutôt discret au nez, les fruits noirs magnifiés par des tanins soyeux le rendent plus séduisant en bouche. Les herbes aromatiques amènent un peu de complexité et une touche de « fraîcheur ». Les arômes tertiaires pointent à peine. C’est très bon, même si j’ai préféré le 98 bu il y a quelques mois.
Superbe nez pour cette Côte-Rôtie les jumelles 1985 de Jaboulet, humus, sous-bois, petite pointe balsamique et végétale. La bouche est certes en demi-corps, mais perso j’aime bien, ça rend le vin plus aérien. Belle longueur (sur la fraîcheur plutôt que sur l’aromatique). J’ai beaucoup aimé. La Syrah et moi, c’est une histoire d’amour qui dure.
Un Amarone Reccioto Della Valpolicella 1961 de Bertani, malheureusement oxydé, rancio, profil de vin de noix. Pas désagréable avec ses tanins d’une grande finesse, mais on ne retrouve pas les principaux marqueurs des vieux Amarone.
Notre premier Bourgogne (rouge) avec un Volnay 1er cru les Caillerets 1976 de Bernard Vaudoisey – Mutin, robe claire légèrement tuilée, nez camphré, en bouche c’est fin, juteux et frais (certains ont même dit « fluet », mais faut juste replacer ce PN après les 4 premiers rouges). Du bouchon, légèrement en rétro, mais rien de rédhibitoire pour moi.
Un premier Bordeaux, sur Pauillac, avec un Clerc Milon 1989 au joli nez tertiaire de cuir et de tabac. La bouche astringente, avec un rétro sur le poivron, est moins séduisante. Il a été très apprécié par la majorité des conjoints, je suis perso passé un peu à côté…
Un second Bordeaux (il faut le croire sur parole vu l’état de l’étiquette !), là on part à St Estephe avec Calon Ségur 1986. Robe et nez peu évolués, de la matière et du fruit en bouche. Ce caractère « juvénile » qu’il a su garder m’a vraiment plu, surtout pendant le repas.
Et pour finir, ma bouteille « joker » sortie « au débotté », un Chianti classico riserva 1994 Tenute Marchese d’Antinori, une robe sombre, superbe au repas après 1h00 d’aération, fruits rouges, du cassis aussi, très équilibré, des tanins bien intégrés, étonnamment peu de repères tertiaires en aromatique. Belle surprise qui montre qu’Antinori maîtrise son sujet.
Je n’oublie pas le vin d’apéro, certes « hors sujet », mais ce Tavel la Combe des Rieu 2020 de Gaël Petit nous a apporté la fraîcheur qu’on attendait pour préparer nos papilles à la dégustation : du fruit, des épices, des amers en fin de bouche, un léger perlant, un rosé » de gastronomie » d’une belle richesse gustative et aromatique.
En fin de repas, deux petits plaisirs :
Un Beaumes-de-Venise 1988 des Bernardins d’une belle complexité aromatique (gelée de coing, fleurs séchées, pain d’épices) avec pour moi plutôt un profil jurassien de vin de paille que celui d’un mistelle, bref c’est super bon (peut-être un peu moins équilibré que le 91 bu il y a quelques temps).
On a terminé la soirée avec un vieux rhum agricole martiniquais, la Flibuste 1992 de la Favorite, une splendeur de gourmandise, et quelle longueur !!
- 17 juillet 2022 à 21h53
- in reply to: LPV Vaucluse fait escale en Méditerranée
Bon, tout s’annonçait bien pour cette soirée, des bons copains, une dégustation (au chai) au top des 2021 de Nicolas Renaud (coup de coeur sur son futur Tavel en amphore), puis un thème pour la soirée très enthousiasmant : » vins des îles méditerranéennes ».
Mais voilà, c’est parti en cacahouète, certains n’ayant percuté que sur « îles », et d’autres sur « méditerranéennes ».Bon, c’est pas grave, on va quand même tout boire !
Les blancs :
1 – Citron, menthe, légèrement grillé, trame droite et nette. Une finale Iodé, le vin me fait penser à un AOC Cassis (mais bon, c’est pas une île…).
Musita Organicus Catarratto Bio 2020 – Sicile (Italie).2- Ce second blanc est plus rond, plus gras, à l’opposé du précédent, pointe d’élevage parfaite en support du vin, et jolie patine. Je ne vois absolument pas ce style de vin en Méditerranée… Peut être un Vaccelli… Perdu !
Etna Bianco ‘Santo Spirito’ Tenuta delle Terre Nere 2018 – Sicile (Italie).On attaque les vins rouges :
3- Coquille d’huitre au nez, un peu « goudronneux » (cuit) en fin de bouche, mais ça reste frais et fruité en attaque, vraiment bizarre de retrouver ces deux sensations opposées… Les copains sont perdus (moi, je sais, c’est mon premier apport), et pour cause.
Sababay, black Velvet, Bali (Indonésie).
Ben Bali, c’est bien une île, non ?4- Discret en nez, bouche un peu simple, pointe d’amertume en fin de bouche, tanins un poil secs. Ça reste bien fait mais sans grande émotion.
CheO 2016 – IGP de la Ligurie orientale (Italie).
Cinque Terre sera peut être une île un jour…5- fruits noirs, cassis, c’est bien fait, un léger manque de maturité en aromatique si on veut chipoter.
Domaine Fiumicicoli 2019 – Sarterne – Corse (France).6- Plus complexe que les précédents, fruits présents, thym, garrigue, tanins fondus, belle concentration.
Morta Maio 2014, Antoine Arena, Patrimonio – Corse (France).7- Très particulier, nez sur les herbes aromatiques, le romarin. Bouche sur la framboise, entêtante à en être presque dérangeante.
Vento Di Mare – Nero d’avola 2018 – Sicile (Italie).8- Un peu de réduction au nez, bouche juteuse, fraîche, juste une aromatique pas nette, animal, dommage.
Domaine Victoria E. Torres Pecis, Las Rosas listan negro – Îles Canaries (Espagne).
Ahhh la tectonique des plaques qui nous a mis les Canaries en Méditerranée.9- Cacao, chocolat amer, liqueur de cassis, grosse concentration, du fond mais encore trop marqué par l’élevage.
Cantina Argiolas – Korem (Bovale) 2018 – Isola dei Nuraghi – Sardaigne (Italie).
Mon deuxième apport, ouverte beaucoup trop tôt.Le susucre :
10 – Romarin, orange confite (finale de Cointreau), abricot « en veux-tu en voilà », assez puissant en bouche, un poil déséquilibré pour moi car très sucré. Plus sympa en aromatique qu’en gustatif.
Donnafugata Ben Rye 2017 – Passito di Pantalaria – Sicile (Italie).
Grosse quille qui a enchanté les copains. Pour moi, c’est trop sirupeux.
- 15 mars 2022 à 0h19
- in reply to: LPV Louboutin – Soirée Grosses quilles des 10 ans
Désolé, mais je ne vois pas où et comment. Je n’ai pas de message privé…
On peut passer en mp pour ne pas amboliser ce post ?- 14 mars 2022 à 23h53
- in reply to: LPV Louboutin – Soirée Grosses quilles des 10 ans
Hello, qui peut me communiquer le mail de Clément par mp ? Mon séjour à Cayenne se précise…
Merci !- 26 février 2022 à 19h27
- in reply to: LPV Vaucluse arpente Gigondas et le Languedoc
Première soirée 2022 avec les copains, sur les thèmes « Languedoc blanc » et « Gigondas rouge ».
Voici dans un premier temps les retours sur la bulle (hors thème) de l’apéro et sur les blancs languedociens.
Champagne Joseph Perrier cuvée royale brut vintage 2012.
Très joli nez floral et légèrement mielé, plutôt ample en bouche. Faiblement dosé (3gr), 46 % PN et 54 % chardo, une bulle comme je les aime. Réconciliant.Mas Cal Demoura, L’étincelle 2020, Saint-Guilhem-le-Désert.
Jasmin, grillé, floral. Bouche grâce, sudiste, belle armertume qui accompagne le vin. Chenin en dominante.
Intéressant.Château Beaubois, Élégance 2019,
Costières de Nîmes (légèrement « hors sujet »).
Dominante sur les agrumes, belle fraîcheur, aromatique délicate supportée par une belle acidité, c’est sapide. Quel fut notre surprise de constater que ce vin est un assemblage de viognier et de roussanne !
Étonnant.Clos Marie (Pic St Loup), cuvée Manon 2009 (AOP Languedoc).
Miel, légère pointe oxydative, ça me fait penser à un vouvray sec. Belle évolution sur du tertiaire, mais le jus garde de la fraîcheur. Un vin taillé pour la garde, avec un élevage bien intégré.
Superbe !Les trois vins ont « matché » avec les verrines saumon fumé avocat et ricotta aneth.
Les rouges de la soirée, avec 1 vin d’apéro (hors thème), les 5 Gigondas et un vin de dessert.
Tavel de Romain le Bars 2021.
Hyper léger, jus de framboise, petite amertume en fin de bouche, c’est juteux, léger perlant. 100% Cinsault.
On est bien dans le style l’Anglore ou Clos des Grillons.
Addictif !Les Pallières, cuvée Racines 2012.
Domaine des frères Brunel (vieux télégraphe).
Souple, épicé, un peu serré, on perd le fruit en bouche. Un vin « entre deux étapes » qui a du mal à se révéler. A attendre ?
Frustrant.Moulin de la Gardette, 2013.
Grosse dominante poivrée, autant au nez qu’en bouche. Épicé, bois de santal, tanins séduisants.
Entêtant (trop ?)Domaine la Bouïssiere, 2007.
Nez puissant, bouche réglissée, une puissance alcooleuse qui pour moi bloque une aromatique pourtant séduisante.
Dommage.Domaine la Soumade 1998
Le vin est mort.
Passé.A ce stade de la dégustation, nous nous posons la question : entre une Pallières 2012 qui semblent ne pas être prête et une Soumade 1998 qui a rendu l’âme, quel est le réel potentiel de garde des Gigondas ? Nous allons avoir une réponse avec le vin suivant.
Domaine Santa-Duc 1998.
Nez et bouche sanguine, c’est soyeux, juteux, verticale, très grosse buvabilité.
Coup de coeur ! ❤️C’est d’ailleurs celui qui a le mieux matché selon moi sur le cassoulet « maison », avec le Bouïssiere qui était plus aimable à table qu’en dégustation.
Enfin, pour accompagner un vacherin a la framboise :
Domaine Courbet, Macvin, folie douce, liqueur (moût de raisin et eau de vie de vin).
Un vrai jus de fruits, grenade et fraise. L’alcool reste discret mais permet tout de même de nous transporter avec subtilité vers l’univers des Mistelles.
GourmandEncore une belle soirée en toute amitié. On remet ça en mars ?
- 17 janvier 2022 à 23h47
- in reply to: LPV Louboutin – Soirée Grosses quilles des 10 ans
Belle dégustation !
Je me rend en Guyane, sur Cayenne plus précisément, fin mars.
Si jamais je peux mettre dans ma valise une ou deux belles quilles pour une petite dégustation « rencontre LPV Louboutin -Lpv Vaucluse » si ce fou furieux de Clément est dispo !- 12 novembre 2021 à 22h13
- in reply to: LPV Vaucluse s’arrête sur la rive gauche du Bordelais
Afin de mettre à l’épreuve son « Bordeaux Bashing », le « gang of Syrah/grenache » se retrouve hier soir pour une soirée gérontophile pour des quilles de la rive gauche de la Garonne âgées de 10 ans… Et beaucoup plus.
4 blancs, 6 rouges et 2 liquoreux. Dégustés étiquettes masquées.
Les blancs :
Aromatique de liquoreux, miellée, cire d’abeille, rôtie. Bouche équilibrée, grasse et tendue, citron, gentiane. Bref, superbe nez, et en bouche une aromatique persistance mais un gustatif en léger retrait.
Château Carbonnieux 2005, Pessac Léognan.
J’aime beaucoup sa fraîcheur.Nez assez proche du précédent mais moins expressif. Bouche sur les amers. C’est plus cuivré, on sent plus l’élevage mais il reste bien intégré. Plus persistant, plus riche, plus ample que le précèdent.
Château Carbonnieux 1998, Pessac Léognan.
Un vin qui m’interpelle, certainement plus abouti que le précédent mais avec moins de fraîcheur. Préférence pour le 2005.Une jolie synthèse des deux. La densité du 98 avec l’aromatique et la fraîcheur du 05. Plus de finesse et d’harmonie.
Château Carbonnieux 2004, Pessac Léognan.
Le Carbonnieux qui, de plus, s’accordera le mieux avec le cabillaud aux agrumes lit de poireaux et fenouil en papillote.La surprise des dégustations à l’aveugle, on s’est retrouvé avec 3 Carbonnieux, pour une mini « verticale » au final très intéressante.
Beaucoup de fruits au nez, poire, du tertiaire aussi, champignons. Bouche en place, complexité, épices, safran, clou de girofles.
Château Rahoul 1990, Graves.
Gravement délicieux.Les rouges :
Étonnant nez de Rhône Nord, violette, cassis, épices, fruits légèrement confiturés. De la mâche en bouche, mais qui reste un peu courte. Ça manque clairement de complexité mais c’est un vin cohérent dans son ensemble.
Château Batailley 2009, Paulliac
Surprenant.Nez puissant, et là on est bien dans le Bordelais, tabac, grillé, toasté. Bouche encore un peu serré.
Château Ormes de Pez 2006, St Estephe.
A attendre encore cependant.Joli nez évolué, boîte à cigare. Bouche terreuse, végétale (à l’aveugle total, je partais sur un Cabernet franc de Loire), tannins fondus.
Château Dauzac 1990, Margaux.
Top, grand millésime à maturité, ça aide.Nez peu engageant. Bouche faible aromatiquement. On l’oublie pendant la dégustation, en espérant son réveil pendant le repas. Ce fut le cas, l’aération lui ayant fait du bien, surtout d’un point de vue olfactif. Mais ça reste moyen en l’état.
Château Maucaillou 1995, Moulis.
Et dire que j’avais adoré de 1982 bu il y a quelques mois…Vin très complexe. Fumé, tabac, cuir, sanguin. Bouche étonnamment fraîche (certains ont été gênés par cette acidité). Ça manque un poil d’amplitude gustativement si on cherche la petite bête.
Château Giscours 1966, Margaux.
Sous le charme de sa fraîcheur et de sa complexité.Là, on est un peu plus sur les arômes empyreumatiques, café, caramel. Moins séduisant que le précèdent à mon sens, du fait d’un « nez » légèrement déviant.
Château Brane-Cantenac 1962, Margaux.
Oui… 1962…Les liquoreux :
Curry, safran, caramel maison, bouche nette, c’est en place, fraîcheur, sucre discret.
Château Lafaurie Peraguey 1985.
Une merveille !!Robe étonnante, très foncée, à l’image d’un PX. Bouche de vin muté, entre un Porto et un Rivesaltes… On a la noix, le café, le pain d’épices…
Pas possible, on n’est pas sur du botrytisé là !!! Pirate !!!!
Château Hauts-Thibeauts 1971.
En fait un « semi-pirate », on est bien sûr du botrytis. On est surl’culEn conclusion, une belle dégustation nous ayant permis de sortir nos « vieilleries » qui, dans l’ensemble, s’en sont bien sorti. On va continuer à boire et aimer les Bordeaux à maturité.
- 8 septembre 2021 à 20h45
- in reply to: LPV Vaucluse vagabonde en Savoie, Jura et en Suisse
Merci David pour avoir (comme d’habitude !) ouvert le bal de nos remarques dégustatives (ça doit pas se dire, mais bon, je le tente quand même).
Voici ma contribution, sans prise de notes.Belle surprise que ce Chignin-Bergeron de Gilles Berlioz, un des maîtres de l’appellation, sur sa cuvée « les filles » 2016, un vin très aromatique (fruits exotiques) avec du gras, même si on peut regretter un manque de tension.
Il y avait aussi quelques rouges, notamment une « petite » Mondeuse de JF Quenard, Terres rouges 2019, qui pète le fruit, le cassis, c’est poivré aussi, en aveugle total je serai allé sur un Crozes-Hermitage, bref un bon vin de copains certes peu complexe mais qui régale par sa belle sapidité.
Puis il y a eu les Suisses « en force » :
– deux pinots noirs, un Chardonne grand cru AOC Lavaux 2019 de grande classe, beaucoup de finesse et de complexité, et un élevage discret, et un vin d’une vigneronne plus connue du Valais, Marie-Thérèse Chapaz, avec ce grain nature Champ Dury 2016, très différent du précédent, peut être moins complexe mais plus de fraîcheur, un petit côté acidulé (groseilles) très sympa.
Puis j’ai pris une petite claque sur… Un merlot ! Avec ce Merlot de coinsin la côte 2019, Domaine des papillons, qui, par rapport aux 2 pinot, proposait plus de structure, de tanins, tout en gardant un fruit éclatant.
Enfin, on a tapé « du vieux », mais malheureusement « trop vieux », avec ce Cornalin de Sierre 1998 de Maurice Zufferey, sans véritable défaut mais qui avait amorcé depuis quelques années sa pente descendante, le Cornalin n’étant pas un cépage de grande garde. Les arômes empyreumatiques étaient intéressants (lard grillé), mais l’absence de fruits et le profil monolithique l’ont beaucoup desservi. Étonnamment bien mieux le lendemain.Puis il y a eu les « oxys ». Je vais être moins précis n’ayant pas l’habitude de boire ces vins, mais j’ai été agréablement surpris par leur accessibilité :
– un chardonnay suisse élevé sous voile de Duprat (non millésimé), pas de « noix » (plutôt noisettes) mais des agrumes, beaucoup de fraîcheur.
– l’Arbois 1997 de Bethany tout aussi facile d’accès, et toujours pas de « noix » (pour moi), mais le côté oxydatif est un peu plus marqué que le premier. Selon Hubert, peu représentatif de l’appellation, les Arbois en général ne faisant pas « dans la dentelle ».
– un vrai coup de coeur sur le Château d’Arlay 1998, vin jaune Côte du Jura, toujours pas de noix et d’une grande fraîcheur, citronné, très étonnant.
– enfin le plus « classique » je dirais, avec ce vin jaune 1991 du Domaine Ligier, là la noix est présente, mais pas entêtante non plus.
Bref j’ai été surpris par la tension, la sapidité de ces oxys, avec les agrumes, loin des « stéréotypes » de ces vins non ouillés. Selon Hubert, c’est ce qui distingue les bons oxys des mauvais, c’est bien cette fraîcheur qui canalise les arômes de fruits à coque.On a fini avec un Ovni de Mr Bornard à Pupillin, un mistelle, vin de liqueur, sur la gentiane et le thé.
Merci à l’ensemble des copains présents pour avoir contribué à la réussite de cette soirée.
- 26 juillet 2021 à 22h02
- in reply to: Comme un air de Provence chez Alain pour LPV Vaucluse
Jeannie aurait apprécié la boutade !

- 26 juillet 2021 à 21h22
- in reply to: Comme un air de Provence chez Alain pour LPV Vaucluse
Merci David pour ce CR. Voici ma contribution, assez proche de tes commentaires.
Belle entrée en matière avec ce « pirate » (bu étiquette découverte, juste pour se rafraichir la bouche), le poiré « Granit »2019 d’Eric Bordelet. J’adore ses cidres, et son poiré est dans la même veine, on sent le travail d’assemblage avec des poires très aromatiques et d’autres, plus sauvages, apportant de l’acidité et de la rusticité.
Les blancs (majoritaires ce soir) :
– On commence avec un ovni, un IGP Coteau du Verdon, le lointain de Myrko Tepus 2018, assemblage d’Ugni blanc et de chardonnay. On est surtout sur l’amande amère. J’aime bien, même si l’aromatique reste discrète. Ça me fait penser à une Marsanne, un St Peray par exemple.
– On poursuit avec mon vin, nous restons dans le même département (Var) avec la cuvée spéciale 2010 du Domaine de l’Olivette, Bandol (Clairette, Rolle et Ugni blanc). La robe saumonée est superbe, le nez est magnifique, miel d’acacia, infusion (tilleul). La bouche par contre est décevante. L’aromatique reste intéressante, proche du nez, mais le vin manque de relief, c’est plat… Il aurait sûrement été parfait il y a 4/5 ans.
– 3eme vin, on passe dans les Bouches-du-Rhône (Alpilles) avec ce Grand blanc d’Henri Milan 2015 (Grenache Blanc, Rolle, Roussanne, Chardonnay, Muscat). C’est anisé, badiane, fenouil, et minéral. Pas l’idéal en dégustation seule, mais très beau vin en biodynamie pouvant parfaitement se marier avec les produits de la mer.
– On reste dans les Bouches-du-Rhône avec l’avant dernier blanc, mais plus proche d’Aix-en-Pce. Petit coup de coeur avec ce Minna Vineyard 2008 (Marsanne, roussanne, Rolle) ! Notes safranées, de curry, qui ne masquent pas le fruit qui subsiste malgré ses 13 années. Contrairement au Bandol, là le vin est encore vif, avec une belle fraîcheur (groseilles à maquereaux). Très beau nectar !
– Le dernier vin nous emmène enfin dans les Alpes-Maritimes, sur l’AOC Bellet. David a l’habitude de nous sortir des « vieilles » Simone (Palette), mais cette fois, il la joue « original » avec ce Château de Bellet 2012 (Rolle, chardonnay). Ce vin a tout pour lui, un vrai vin de gastronomie, sauf qu’il passe après le Minna… Difficile de ne pas pouvoir comparer, le vin est superbement équilibré, mais on a encore les épices du Minna en bouche. On aurait du le servir avant…
Je ferai plus vite sur les rouges, avec un Domaine de Belleviste 2016 (voisin de Trevallon) flingué (punaise écrasée = évier), un Bandol la Bastide blanche 2011, cuvée Fontanéou encore austère (finale asséchante), et (heureusement !) un magnifique Domaine des Hautes collines cuvée longo maï 2013, autant séduit par la finesse de son nez que par l’aromatique d’orange sanguine, sur des tanins fondus (Mourvèdre, Merlot, Cabernet Sauvignon, Syrah, Grenache et Braquet). Sans le vouloir, on a toutefois eu un rouge de chacun des 3 départements. Trop forts !
- 11 juillet 2021 à 21h06
- in reply to: LPV Vaucluse fête la fin du couvre-feu chez Patrick
En effet, belle soirée de retrouvailles avec les copains, au pied du Ventoux.
Entre découvertes et classissisme .Concernant les belles découvertes, je note plus particulièrement :
– la sapidité du blanc sec 2018 de Giuseppe Quintarelli ; le Boss de l’Amarone nous propose là un blanc vif, sur les agrumes, dans le style d’un Soave.
– le Rancio sec « mémoire d’automnes » de la Tour vieille, Collioure, que j’ai proposé pour l’accord avec les anchois, un vin élevé en milieu oxydatif aux faux airs de whisky tourbé.
– le Pistus 2017 d’I Custodi, un Etna Rosso d’une belle fraîcheur, du fruit, un côté floral aussi, une bouteille qui se vide « en 2-2 » si tu ne surveilles pas ton levée de coude.
– le nectar de Kefraya, Liban, un Mistelle d’une gourmandise extrême, un véritable bonbon !Parmi les « classiques », je garde surtout en mémoire :
– un Puligny-Montrachet 1er cru les Champs-gain 2013, François carillon proposant là un vin avec une attaque franche, un milieu de bouche grasse et ample, et une finale tendu et persistante.
– un Sancerre 2007 d’Alfonse Mellot, Génération XIX, d’une belle complexité, aromatiquement très étonnant, on aurait dit un « vieux Chenin de Loire », champignon, légère oxydation… Il est où le Sauvignon là ?
– une émouvante Grange des Pères 2009 (rouge), à la robe charmeuse et la bouche cacaotée, des tanins soyeux, étonnamment évoluée pour son âge.
– un enoooooorme coup de coeur pour le Corse de la soirée, Monte Bianco 2017 d’Abbatucci, un nez envoûtant très floral et fraises compotées, une bouche d’une complexité dingue, le maquis est bien là, myrte, arbouse, c’est fluide sans être dénué de matière. Grand vin ! Avec une pensée pour le Domaine qui a récemment perdu son Chai
– un Rayne Vignaud 1991, un Sauternes safrané et prêt à boire.Merci Patrick pour ton accueil, une belle réussite cette soirée de retrouvailles.
Une reprise très réussie, vivement la prochaine !
- 16 février 2021 à 13h58
- in reply to: LPV Vaucluse se déconfine pour fêter le retour de Stéphane
Tests Covid négatifs en poche, nous voilà enfin en mode dégustation avec les copains de LPV Vaucluse !
Pas de thèmes, si ce n’est mélanger des vins « découvertes » avec des « valeurs sûres ».
– Champagne cuvée T de Thierry Préaut : pas trop fan des 100% pinot noir à la base, et voilà que je trouve ça plutôt sympa, avec sa petite note oxydative, grillée, et sa groseille à maquereaux. La bulle est légèrement trop présente à mon goût, et un poil vert en fin de bouche.
– Condrieu cuvée Vernon 2016 de Chambeyron : pas fan de Viognier « à la base » (il aime quoi ce gars, en fait ?), là, on a une aromatique maitrisée de pêche, en bouche, c’est gras, de beaux amères.
– Château Simone 2007 : nez roti, botitrysé, belle maturité du fruit, un vin complexe, épicé, du thym aussi, bouche huileuse, vin tapissant, juste un petit manque de fraicheur pour soutenir tout ça.
– Clo du Gravillas (Minervois), cuvée l’inattendu 2011 : bouchonné.
– Chablis 1er cru « la Forest » 2009 de Dauvissat : nez discret, un peu chaleureux à l’ouverture, c’est plutôt droit, traçant par la suite, l’acidité prenant le dessus. Très loin des « standards » Chablisiens.
– La ferme st Martin « l’Austral » 2017, un Côtes du Rhône de macération. nez exhubérant de cidre, de thé poivré, en bouche, c’est dans le même esprit (mais plus canalisé). Je lui trouve des notes de Whisky aussi.
– Clos des Grillons (Nicolas Renaud) , toute nouvelle cuvée 2020 Soleil 28, un assemblage de Viognier et de Picardan en macération grappes entières : aromatique identique au précédent de cidre (fruits exotiques aussi), mais un peu moins abouti pour moi. .
Allez, maintenant on attaque les rouges :
– Domaine de l’ile Porquerolles, Côte de Provence 2016 : nez tertiaire, fumé, viandé, trame tannique, un poil chaleureux, . tapenade en bouche. Joli découverte.
– Gut Auggau, Atanasius (Rot) 2017, Autriche : nez déviant peu engageant, mais une bouche fluide, un vin « glouglou » qui manque certes de matière. Moi, j’aime bien finalement.
– Château Jean-Pierre Gaussens, Bandol 2010 : très jolie nez terreux, truffé, jus de viande. Bouche moins flatteuse, beaucoup d’extraction, tannins trop présents à mon goût. Pas prêt ?
– Ad Fines, cuvée Gracchus 2009, Luberon. Un vin « de garage » 90% syrah-Serine et 10% Cabernet-Sauvignon : à l’ouverture, astringeant, pas d’aromatique.
Après quelques heures, tout aussi puissant mais beaucoup plus aimable, fruits noirs, olive noire, tanins bien intégrés. Peu encore attendre 4-5 ans à mon avis.– Coup de coeur de ma dégustation : nez fin, tabac, complexité en bouche, orange sanguine. Elégance, tanins fins. Il s’agit du Cornas vieilles vignes 1999 de Voge.
À l’aveugle, je l’avais mis en Côte-Rôtie ! Qu’a cela tienne, on décide d’ouvrir « Au débotté » :– Côte-Rôtie 1999 de Bonnefond des notes de whisky, nez et bouche. Ca reste fruité, enrobé, donc digeste. Plus dense et pour moi moins en dentelles que le Cornas de Voge.
Et pour finir un Oxydatif Montillado, Xeres, et un étonnant Moelleux alsacien de Sylvaner (oui oui) 2009 de Pierre Frick, mais là, désolé les copains, mais j’étais plus en état de prendre des notes.
Et deux sublimes sakés présentés par Damien.
- 15 octobre 2020 à 22h28
- in reply to: LPV Vaucluse teste les meilleurs accords sur la Bouillabaisse
Merci David pour ton CR, mais surtout pour ta fabuleuse bouillabaisse !!
Voilà un thème que, paradoxalement, nous n’avions pas encore fait avec mes collègues sudistes de dégustation, l’accord vin sur une bouillabaisse !
Celle-ci a été réalisée dans les règles de l’Art par David. Petits poissons de roche (dont rougets barbets et vives) pour la soupe, Chapon, St Pierre, Lotte et Congre pour les poissons « nobles », et rouille maison.
Je vous livre ici, mon classement propre concernant les accords proposés. Pour moi, seuls 6 vins sur 9 ont proposé un accord intéressant.1- Château Simone 2011 (blanc): un accord sans trop de risque mais, il faut le dire, qui « match ». Sur un millésime « middle age » qui permet de proposer à la fois une certaine fraicheur et des notes d’évolution légèrement fumées s’accordant bien avec les poissons nobles.
2- Martin Codax, Lias 2016, Rias Baixas (Espagne). Ce vin de Galice est un monocépage, l’Albarino, reconnu pour son caractère iodé et tendu. Ce fut de tous les vins proposés celui qui avait le plus de peps, très appréciable car son côté sapide venait calmer les ardeurs de la rouille. De plus, son élevage sur Lies lui apporte un peu de rondeur. Avec un peu plus de volume et de complexité (ça reste « simple »), je le plaçais devant.
3- Château de Coulaine Sinople 2018, Chinon blanc : alors là, je ne serais pas aller sur un Chenin ! Plutôt un profil sudiste, de Vermentino Corse… Très aromatique, peu minéral et peu tendu, mais ses arômes et sa rondeur ont était à la hauteur de l’accord.
4- Château Simone 2015 (blanc) : des similitudes bien sûr avec le 2011, mais pas totalement prêt. Le manque d’évolution lui coûte le podium, mais j’ai adoré son second nez, très floral et addictif ! Ce sera dans quelques années un grand vin !
5- Antoine Arena, Bianco Gentile, 2016 : un cépage « oublié » pour ce vin de France de ce grand vigneron à Patrimonio. C’est très bon, mais il avait un caractère « lacté » qui l’a desservi pour l’accord. J’aurais préféré un Vermentino du Domaine.
6- Heger Merdinger Bühl 2014 Spatburgunder, un Pinot noir allemand excellentissime, robe très clair, peu de tanins, petits fruits rouges, que j’ose classer dans mes top accords avec la bouillabaisse. S’il fallait un rouge, sûr, c’était celui-là !
3 autres vins ont été proposés qui n’ont pas « matché » avec la bouillabaisse, mais bravo à la prise de risque des copains ! Et tous étaient bons, vois TREEEES bons pour certains ! Dans l’ordre de dégustation :
– Un rosé, Domaine Thierry Renard, le Renard des Côtes, 2018, vin de France d’un Domaine près de Clermont Ferrand, une superbe découverte ! Ce vin Nature à base de Gamay aurait pu le faire sans sa (forte !) reprise de fermentation. Une vraie bulle fraiche qui du coup m’a fait pensé à un cidre ou éventuellement à un Cerdon !
– T. Albala « Electrico », DO Montilla-Moriles (non millésimé car c’est un Fino). Ce Fino Del Lagar (cépage Pédro-Ximenez) était très intéressant. L’idée était de s’appuyer sur les notes iodées que l’on peut trouver sur ces Fino, mais le caractère « oxydatif » du vin (élevage en solera je crois) a fait qu’on la finalement gardé pour les fromages.
– Chevalier-Montrachet 1988 d’Henri Clerc : la claque ! Un vin « lardé » d’une complexité folle, et d’une fraicheur étonnante, aucune trace d’oxydation. Grand vin très surprenant, c’est la première fois que j’avais cette aromatique sur un vieux Bourgogne blanc.
Sinon, en apéro, on a bu un champagne, Laurenti, grande cuvée, un « Brut » plutôt sucré au style Prosceco (!), peu complexe mais plaisant à l’apéro.
En « trou Japonais », on a dégusté un Saké chaud en accord avec un parmesan (si si !), mais je laisse là Damien vous expliquer cela, ainsi qu’apporter des précisions concernant son vin, le Fino.
Enfin, sur une superbe tarte tatin, on a fait péter un OVNI, une Carthagène du Gard, l’Ecole Buissonnière 2015, une mistelle de vieux grenache surprenant aux arômes de caramel.
- 7 septembre 2020 à 23h20
- in reply to: LPV Vaucluse se réunit chez Arnaud autour de Chablis et de Bourgogne rouges
Je vois que les copains se sont bien lâchés sur les commentaires, bravo à eux !
Je vais donc juste parler de mes émotions, les aspects plus « techniques » ayant été déjà largement décrits et commentés, avec justesse.En Chablis, j’ai vraiment apprécié la MT de Droin, très « Chablis ». Déçu par Grenouilles, mon apport, pas prêt me semble-t-il. De Moor était surprenant, pas typé Chablis, avec à mon sens une reprise de fermentation qui ne l’a pas servi. Et un Dauvissat très bien fait mais difficile en dégustation pure, et qui n’a pas trouvé un top accord lors du repas.
En rouge, J’ai personnellement adoré le Clos de Bèze, dans mon top 5 de l’année, magnifique autant sur l’arômatique (complexe) sur le gustatif. J’ai bien aimé le Pommard, d’une grande buvabilité, beaucoup de fruits, mais que perso, j’aurais mis en Rhône Nord en aveugle totale.
- 30 juillet 2020 à 15h52
- in reply to: CR: LPV Vaucluse déguste quelques rosés au chant des grillons
Comme si la dégustation au Clos des Grillons ne suffisait pas, on s’est effectivement fait un petit « match » de rosés 2016 (en semi-aveugle), dans le style qu’on apprécie. Voici le classement à quasi unanimité (6 sur 8 dégustateurs).
N°4 : Parisy. Style Reynaud, mais un peu « too much », manque d’équilibre, un peu chaud. Mieux au repas.
N°3 : Tavel classique. Un l’Anglore dans sa belle veine, un jus précis, floral, fruits rouges, bonbon. Oui, bon ! Bon !
N°2 : Tavel Vintage. Le même que le précédent, mais avec une légère pointe oxydative qui le rend plus complexe.
N°1 : Simone. Il a tout ce que propose les autres aromatiquement, fleur, petits fruits rouge, mais avec plus de fraîcheur et de sapidité, acidulé. Top !
Il y avait vraiment match avec le Vintage de l’Anglore, qui je pense était plus complexe, mais manquait en cette belle journée d’été d’un poil de tension face au Simone.- 20 juillet 2020 à 15h39
- in reply to: Clos des Grillons
Je confirme, très belle dégustation chez et avec un vigneron talentueux qui a su aussi gardé son esprit de passionné et qui semble comprendre les amateurs que nous sommes !
Pour ma part, j’ai toujours ma petite touche d’émotion avec Calcaires, que je trouve d’une complexité séduisante, (certes pas facile d’approche), 1901 de 2016, dont « le coup de silex » et la salinité du Bourboule ont fait encore une fois mouche chez moi, et Esprit libre 2015, le 100% cinsault qui a été mon premier coup de coeur au Domaine l’année de sa mise en bouteille, quel plaisir de le goûter à nouveau !
Sinon, je me suis reconcilié avec Oeillets rouges que j’avais mal goûté l’année dernière, et j’ai découvert « une île », un vin déroutant mais aux caractéristiques addictives ! J’adore !- 28 juin 2020 à 18h51
- in reply to: LPV Vaucluse renoue avec la dolce vita chez Mathieu
Merci David pour ton retour sur cette « Dolce vita ».
Quelques coups de coeur me concernant :
– en blanc le Soave de Venetie Pieropan 2016 au style chablisien,
– en rouges, dans des styles très différents, le fabuleux Frappato 2013 sicilien d’Arianna Occhipinti d’un équilibre remarquable, le « Si » du Val d’Aoste, un 100% « petit rouge » indécent de fruits et le San Leonardo 2008 du Trentin au style classique bordelais au nez envoûtant (pas totalement en place il est vrai en dégustation),
– et en orange, ce Vino del Poggio d’Emilie-Romagne, mon premier vin de macération. Étonnant, du pur jus de bonheur !- 11 avril 2020 à 19h17
- in reply to: Domaine Yves et Mathilde Gangloff
J’ai vu sur un CR d’un St Jo blanc 2018 que Gangloff utilisait les bouchons DIAM.
Savez-vous depuis quel millésime, et notamment sur les St Jo blancs du Domaine ?
Avec David84, on a eu un problème de bouchon sur une 2016, d’où mon intérogation (je n’ai plus le souvenir du type de bouchon).- 4 mars 2020 à 18h19
- in reply to: LPV Vaucluse revisite les Châteauneuf-du-Pape rouges 1998 et 2000
« À 20 ans, la beauté est une évidence » écrivait à juste titre Bruckner.
Cette soirée Châteauneuf du Pape rouge 2000 et 1998 illustre bien cette citation, où tout (ou presque) s’est bien gouté.
3 coups de coeur, 3 très beaux vins, 1 confirmation et 1 déception.
Les 3 quilles qui m’ont procuré le plus d’émotions sont le Font de Michelle 98 cuvée Etienne Gonnet (hé non, David, tu n’as pas été le seul à apprécier ce vin) avec son fruit encore présent et ses épices lui donnant une certaine personnalité ; Rayas 2000 (à la base, je ne suis pas très fan) avec son aromatique habituel de rose séchée et un inhabituel fumé qui a dérangé nos amis fans de ce vin mais qui perso m’a bien plu ; mais surtout, et cette fois-ci à l’umanité des 9 dégustateurs, le Marcoux 2000 d’une précision redoutable, tout en finesse (du velours, poudreux comme certaines belles Côte-rôties).
Le classissisme de la cuvée de mon aïeul 98 d’Usseglio, la gourmandise (et surtout son bel accord avec l’agneau de 7h) de Gaston Philippe 2000 de la Gardine et la subtilité de Marie Beurrié 2000 d’Henri Bonneau ont « fait mouche ».
Une confirmation que je n’aime pas le style de la Mordorée, avec pour moi une Reine des bois 98 qui manque d’élégance.
Et une grosse déception, ma cuvée favorite que j’ai classé dernière (vins dégustés à l’aveugle), une Chaupin 98 de la Janasse clairement en phase descendante, très rancio.Concernant les blancs de notre soirée « Châteauneuf du Pape »(moins nombreuses et plus jeunes que les rouges), à la base, j’ai une petite préférence pour les 100% roussanne (celui de Sixtine par exemple), mais j’ai toutefois bien aimé les 4 vins proposés, avec par ordre (du moins bien au mieux noté) :
Un Boisrenard 2013 de Beaurenard avec un gras séduisant (beurré), mais trop jeune pour moi (pointe alcooleuse et forte amertume en fin de bouche). Correct +
Un Clos du Mont-Olivet 2012 au nez herbacé et floral, estragon, dont la sapidité et l’arômatique était assez plaisante. Bon.
Une Janasse 2008 sur les arômes tertiaires de champignons et une pointe oxydative pas déplaisante. Très bon.
Et un superbe Vieux Télégraphe 2005 d’une grande complexité, fruit, épices, miel (cire), thé… Une vraie claque ! Excellent.Globalement je suis entonné par le classement final du Vieux télégraphe blanc 2005 et du Font de Michelle 98, qui a mon sens méritaient mieux.
Au moment du repas, j’ai beaucoup apprécié la Gardine 2000 sur j’ai trouvé majestueux sur l’agneau.
Encore merci à David pour cette belle soirée !