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- 31 mars 2013 à 23h26
- in reply to: muscat sec
Un autre muscat sec, celui du domaine les Yeuses (IGP Pays-d’Oc). Une chouette impression : le muscat sans le sucre.
Olivier Debré
- 20 novembre 2010 à 3h19
- in reply to: la gastronomie française au patrimoine mondial de l’humanité ? (+ news Michelin)
Ah bon ?
Son ton dans cet article n’a pas le dixième de la prétention et de l’arrogance chauvine que je ressentais il y a quelques mois à la radio, sur ce même sujet, ou sur celui des aspects santé de notre boisson favorite. Nuance et souplesse d’esprit ne sont pas les qualités principales qui me sont apparues dans les lectures ou écoutes que j’ai eues de Jean-Robert. J’ai peine à croire qu’il soit géographe. Mais ce n’est que mon ressenti, on apprécie bien qui l’on veut, lorsqu’il s’agit de personnes publiques, très médiatisées,…Olivier Debré
- 20 novembre 2010 à 3h07
- in reply to: Revue de Presse
Il est temps de renommer le forum Alsace en Alsace-Lorraine 🙂
Olivier Debré
- 5 octobre 2010 à 19h45
- in reply to: Clairette de Die
Bonjour.
Pour rebondir avec un clin d’œil sur la présence ou l’absence de telle ou telle appellation dans ce que le B&D considère comme les meilleurs vins de France, voici ce qu’André Jullien écrivait dans sa Topographie de tous les vignobles connus, édition de 1816 :
« Die […] a dans ses environs des vignobles dont on tire des vins blancs bien inférieurs aux précédens [Hermitage], mais qui ont de la vivacité, assez de spiritueux et un goût très agréable ; mis en bouteille à l’équinoxe du printemps qui suit la récolte, ils moussent comme le Champagne et conservent assez longtemps cette qualité ; on les désigne généralement sous le nom de Clarette-de-Die. »🙂
- 2 octobre 2010 à 19h21
- in reply to: Château de Vaux, Moselle
Bonjour.
Premier CR (de débutant) d’une dégustation d’un vin de mon département d’origine, pour un domaine que nous suivons depuis quelques années, donc non exempte d’un soupçon de chauvinisme régional 🙂
Déjà dégusté et apprécié en 09/2009 avec un pâtisson farci, nous l’avons cette fois escorté d’un gratin de choux-fleurs, saucisses de tofu fumées, sans carafage.
CR: Chateau de Vaux, Les Clos 2005
Le bouchon (50 mm) est à peine teinté.
rubis à grenat, très fluide, ménisque mince, intensité moyenne, limpide, peu brillant, pas de dépôt
nez sans défaut, moyen puis généreux à l’agitation, sur les fruits noirs et rouge (sureau, fraise ?), mon épouse lui trouve du bois ; bouche également sans défaut, équilibrée, tanins discrets, avec en rétro un côté mentholé ou réglissé s’ajoutant aux arômes précédents ; longueur en bouche moyenne, mettons 3-4 s. Nous n’avons pas trouvé le boisé trop marqué que certains reprochaient lors de certaines dégustations ici, en particulier pour les Hautes-Bassières.Le style est différent d’un Aloxe-corton 2007 bu samedi dernier, Les Clos étant à notre sens plus intense, avec un peu plus de rondeur/matière (toutes choses égales par ailleurs, je n’entends par là nulle comparaison à des fins de classement du Moselle à un excellent Bourgogne).
Données issues du producteur :
– sol = terrasses pierreuses, sols plus argileux sur le bas, mélange d’argiles et d’éboulis calcaires ; sols bruns, calciques, bien structurés et drainés ;
– viti./vini./élev. : raisins ramassés au maximum de leur maturité phénolique ; sélection des meilleurs fûts, issus de nos meilleurs terroirs ; rendements 30 hL/ha ; élevage 12 mois 100 % fûts neufs ; sans collage et sans filtrationLes Clos est à mon sens plus élégant, complexe et intense que les Hautes bassières, certes plus cher. Le blanc Les Gryphées
Olivier Debré
P.S. : Oserais-je suggérer de renommer le forum Alsace en Alsace/Lorraine, compte tenu de la différence marquée des vins (mais pas des cépages), et Metz (et Toul) étant de culture, architecture,… parfaitement lorraines, et en rien alsaciennes, région que j’aime parfaitement, pour ce qu’elle est, et qui la distingue de la Lorraine (les vosgiens ne seront pas forcément d’accord avec moi, pauvre mosellan 🙂 Au passage, notons que Moselle va passer incessamment AOC. Tant qu’on en est à ergoter des découpages régionaux, je prépare une question quant à la distinction Languedoc/Roussillon, mais la placerai au bon endroit.
- 18 septembre 2010 à 1h51
- in reply to: A bas le bouchon en liège
agitateur écrivait:
——————————————————-
> Yep,
>
> 1) Le vin est une solution hydroalcoolique, et pas de l’eau. Son comportement n’a donc pas rand chose à voir avec l’eau pure.J’en suis parfaitement conscient, mais n’ai pas trouvé (car pas passé plus de temps que jugé nécessaire) les coef de dilatation de ce type de mélange, leurs variations avec la température, usw… mais si on me les donne, je me ferai une joie de revoir mes calculs, surtout s’ils s’écartent significativement des environ 10-4 de l’eau pure, et montrent que le comportement « n’a donc pas rand chose à voir avec l’eau pure ». Quant à me replonger dans la thermodynamique phénoménologique de cette chère Mme Cohen-Addad, je reconnais avoir choisi la mort dans l’âme de laisser reposer cours et bouquins au sous-sol, justement pas bien loin de mes quilles.
> 2) Sur une bordeaux tradition 75 cl, le volume de 75 cl est obtenu à 20°C à 55mm (ou 63 mm, selon les bouteilles). Si la mise n’est pas faite à
> 20°C, le niveau doit être corrigé en fonction de la température ambiante.
> 3) En cave à 10°C, le niveau passe à 59mm, et inversement monte à 51mm à 30°C. (il y a des cas plus défavorable avec des bouteilles un peu plus
> légère que la tradition)
> 4) Un bouchon standard fait 44mm, parfois 49 (les longs)
> 5) une bague classique CETIE à diamètre de bouchage de 18.5 mm au rayon d’entrée, et de 20mm à 45mm de l’embouchure (pour donner une idée de la conicité de la chose)
>
> Question 1:calculez le volume du dégarni avec un bouchon de 44mm, à la température de 10°C, et à 25°C (et oui, c’est conique, c’est pas facile 😀
> )Sans les fameux coef. de dilatation de ce mélange qui n’ai rien à voir avec l’eau pure, ça va être difficile de faire le moindre calcul. Cela étant, le rapport des volumes liquide/gaz est plutôt élevé, donc je veux bien croire aux observations ci-dessus. Je veux même bien tout croire :-), ma vie et mon honneur n’en dépendent pas.
> 6) le pouvoir de compression / dilatation des gaz est bien entendu largement supérieur à celui des liquides.
Je ne vois pas le rapport, mais en effet.
> 7) De toute façon, il est illusoire de penser qu’un bouchon est imperméable aux échanges gazeux à plus ou moins moyen / long terme (on parle ici
> de bouchage de vin tranquille, dont la compression du bouchon n’a rien à voir avec celle d’un effervescent) . La question 1 est donc inutile 😀
> Il y a bien contraction dilatation de manière significative.Tout à fait, c’est précisément ce que j’ai écrit, quant à la perméabilité.
> 8) La dissolution d’oxygène dans le vin dépend de la température: de 8 mg/l maximum sur un vin très froid (quelques degrés) à 2 ou 3 mg/l maxi sur un
> vin à 25°C. Par contre, sa capacité de consommation de l’O2 dissout est hyper variable selon sa composition, en fonction des « anti
> oxydant » qui y sont, du type d’oxygénation (lente ou rapide, répétée ou pas, etc…) et de l’avidité plus ou moins forte de ces composés pour
> l’oxygène.Très juste ! J’avoue avoir négligé ce point. Et la suite montre que c’est précisément peut être celui qu’il ne fallait pas négliger :S
> 9) Le chien du maitre de chai s’appelle Médor
Je n’ai malheureusement pas l’honneur de le connaître. C’est bête, car sûrement lui connaissait l’explication.
> Question 2: La variation de température entraine t’elle une augmentation d’O2 dissout dans le vin, et donc par la suite sa consommation, par rapport
> à la même température moyenne mais en absence de variations ?
> Réponse: clairement OUI.Dans le cas de la baisse de température, oui. C’est l’inverse dans le cas de la montée. Tiens, voila peut-être notre pompe 🙂
> Les études mises en avant par les bouchonniers liège montrent une moindre porosité de ce matériau, alors que les études des bouchonniers
> synthétiques montrent la supériorité du synthétique……Chacun choisira son camp.
> Il semblerait que le capsulage à vis puisse mettre tout le monde d’accord, mais cette technique requiert un matériel, un savoir faire et des
> compétences de plus haut niveau qu’un bouchage élastique qui pardonne beaucoup plus les erreurs (erreurs de tous type, que ce soit la manipulation
> ou la qualité des consommables).
>
> Que virole bridée ne se prive pas de faire des calculs, on peut potentiellement en faire un paquet. :)-D Mais ça se corse une fois arrivé au
> niveau du vin, et de sa variabilité.Rassure-toi, des calculs, sur ce sujet et d’autres, je ne me suis pas privé d’en faire, un paquet justement.
P.S. : Sur le conseil de Go6S, je prendrai à l’avenir mille précautions sur la forme de mes interventions, car il est clair que je n’avais aucune prétention de froisser quiconque. Simplement, et c’est ce que j’ai constaté dans nombre d’échanges, toute affirmation débutant en lettres capitales et présentée comme une évidence se doit d’être facilement démontrable, et à tout le moins, discutable. :)-D et re:)-D En tout cas, on a avancé, ‘pas ?
- 17 septembre 2010 à 22h10
- in reply to: A bas le bouchon en liège
agitateur écrivait:
——————————————————-[…]
> FAUX. La moindre variation de température se traduit par un appel d’air / expulsion d’air (et donc d’oxygène). Même avec des variations infimes,
> sur quelques années la quantité au contact du vin n’a strictement plus rien à voir avec l’oxygène initial du dégarni.
[…]Intéressante affirmation, et je me suis creusé la cervelle pour l’évaluer.
Quelle « pompe » serait à l’origine de ces appels/expulsions, et avec quelle « amplitude » du phénomène ? Pour les faibles variations de températures que l’on évoque (à peu près 10 °, pour les caves comme la mienne, et celle de quelques uns dans le fil), les variations de volume du liquide sont infimes (le coef de dilatation de l’eau est de 207.10-06 à 20°, comme j’avais un fort doute, j’ai vérifié), et ne peuvent constituer ce « moteur ».Du coup, je pense que ce que tu évoques est, plutôt que les variations de températures, celles de la pression ambiante. On peut imaginer que ses variations (qui ne sont pas énormes) s’équilibrent avec le dégarni (au travers de la colonne liquide, puisque la bouteille est couchée, et tout en luttant contre la capillarité : bulles ?), compte tenu de la porosité du liège, même compressé. J’avais trouvé une fois des chiffres moyens de porosité d’icelui, mais je ne sais plus où. Un petit coup de Google…
De mon côté, j’ai du mal à trouver ça si évident, et je pense tout aussi envisageable que le bouchon, poreux ou non, et humide en partie, ne laisse pas passer grand chose, sauf à attendre pas mal de temps (il y a bien des baisses de niveau dans de très vieilles bouteilles).
Bref, buvons 🙂
- 17 septembre 2010 à 19h38
- in reply to: A bas le bouchon en liège
Les fermetures verre sur verre sont courantes en verrerie de chimie, les surfaces en contact étant 1° légèrement coniques, 2° rodées, c’est à dire finement polies. J’en ai récupéré quelques unes pour y mettre mes épices (surtout pour l’esthétique 🙂 et le souvenir du labo). L’étanchéité est excellente.
- 17 septembre 2010 à 1h36
- in reply to: Domaine Alain Voge, Cornas
Bonsoir.
Mes notes de dégustation du CR: Fleur de Crussol 2007.
Débutant, j’apprécierai vos commentaires, car j’hésite sur l’interprétation à donner à ce que j’ai ressenti. Je donne également les conditions, histoire de tendre le dos pour me faire battre 🙂Je n’avais pas lu les divers commentaires de ce forum avant. Dommage.
C’est ma première dégustation de ce producteur, la bouteille m’ayant été offerte par un ami.
Bu en deux fois, à deux jours d’écart, avec un peu d’empressement pour la première.
Dégustation 1 : pas d’aération, bouteille sortie de ma cave (20 °), passée une petite heure au congélateur (il fallait faire vite), puis frigo, pas de contrôle au thermomètre, mais la température de dégustation ressentie nous convenait ; nez assez intense, expressif, aromatique, avant même l’agitation, qui me rappelait un Riesling GC Kaefferkopf bu récemment, à savoir un côté pétrolé/hydrocarbure. Rien pour moi qui évoquait fruits ou fleurs. La bouche me semblait en harmonie avec le nez (sans doute dominée par la rétroolfaction), avec une amertume plutôt agréable, et un côté levuré. Une PAI qui me semblait >5s. Ma femme restait surtout sur une impression de boisé. Là encore, nous sommes débutants, et il n’est pas impossible que nous ressentions des impressions similaires, mais avec de la difficulté à les exprimer.
Dégustation 2 : le lendemain soir, bouteille conservée au frigo dans l’intervalle. Changement du tout au tout, disparition de l’aspect pétrolé, au profit d’un nez qui cette fois me rappelait ce qui m’avait frappé dans un Cheverny d’Hervé Villemade dégusté en cours : senteurs de levure/brioche/pâtisserie. À côté de ça, je trouvais une sensation de banane séchée, confite. L’intensité du nez avait diminué nettement, mais sans doute la température était elle plus basse. Rien de bien neuf côté bouche, l’hydrocarbure avait disparu, l’amertume toujours là par contre, ainsi que la longueur.
Au final, j’essaye de comprendre ce que j’ai ressenti, et de tirer des leçons, sans m’attarder sur les arômes identifiés, certainement mal. Je pense que la grosse différence entre les deux dégustations en nature et intensité des arômes montre que j’aurais dû carafer ce vin (et maîtriser sa température). La lecture de vos messages me suggère également que j’aurais peut-être dû attendre un an ou deux avant de le boire.
- 15 septembre 2010 à 18h27
- in reply to: Clairette de Die
Bonjour.
J’ai eu une réponse rapide de la rédaction du guide B&D quant à l’absence de la Clairette.
« En effet, nos dégustateurs n’ont pas retenu cette année de vins de l’appellation clairette de Die, mais si vous connaissez de bons producteurs qui souhaitent présenter leurs vins, nous sommes toujours contents de découvrir de bons produits. »J’avoue en être surpris, et les ai renvoyés vers la présent page du forum. Sur le site privatif, je note que ce n’est pas simplement cette année, mais toutes,
Pour ma part, je continuerai à me faire plaisir avec de la Jaillance et de la Vincent.
- 13 septembre 2010 à 17h29
- in reply to: Clairette de Die
Bonjour.
Nouvellement inscrit après vous avoir lu, c’est mon premier message, alors pour commencer : bonjour à tous, et bravo pour vos interventions fort intéressantes ! Les forums où la forme et le fond sont de cette qualité ne sont pas légions.
Sans trop m’attarder sur ma personne : je suis encore débutant dans le domaine qui nous lie, mais passionné et avide d’apprendre et goûter.
Bref, venons-en à la question qui m’amène à écrire. Venant d’acheter le guide Bettane et Desseauve pour voir (j’utilise habituellement le guide Hachette qui me convient bien), j’ai été surpris de n’y pas trouver l’AOC clairette-de Die. Je pensais, à tort apparemment, que toutes y seraient représentées. Je vais leur écrire pour connaître le fin mot, mais qu’en pensez-vous ?
Au passage, j’ai été surpris de n’y pas trouver un domaine (Alsace) qui me semblait plutôt bon et reconnu : Audrey et Christian Binner. Mais il est vrai que le vigneron accepte ou non d’envoyer ses bouteilles à telle ou telle appel à échantillons.