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- 21 décembre 2009 à 17h36
- in reply to: Domaine Vouette et Sorbée – Bertrand Gautherot
CR: Domaine Vouette et Sorbée – Blanc d’Argile
Dégorgé le 20 janvier 2009, ouvert et bu le 20 décembre, pour partie à l’apéritif, terminé après le repas. Température de service 12°. Pas de carafage.J’ai été complètement abasourdi devant un tel vin : un nez au départ un peu fermé (j’aurais dû carafer avec précaution…), mais quelle œuvre d’art ! quelles bulles ! Une expression de Chardonnay comme je les aime, avec de la vivacité, un peu de grillé, et une magnifique minéralité. Plus tard, les arômes de noisette et une très légère oxydation sont venus nous faire redécouvrir ce vin, dont le créateur mérite à tous les égards notre admiration et notre respect.
Je goûterai Fidèle un peu plus tard… et je comparerai avec quelques acquisitions récentes dont on me dit le plus grand bien : La Closerie (les Béguines), Ulysse Collin (Blanc de Noirs)
- 21 décembre 2009 à 17h24
- in reply to: Domaine François Villard
Aïe aïe aïe… je sens que je vais m’attirer quelques foudres (pas de vin…) de la part des partisans de ce vin !
J’ai bu avant hier soir un CR: Gallet Blanc 2002, et je dois reconnaître que c’est bien fait. Fait au sens de fabriqué, car j’ai retrouvé dans ce flacon toutes les qualités prétendues qui sont pour moi autant de défauts : bien sûr, le nez est fin, la robe brillante et limpide, mais c’est en bouche que ça se corse, avec une sucrosité qui ne me plait vraiment pas. Le vin n’a pas de caractère propre, même si je sais à quel point ce millésime a été difficile
En hommage à mon ami Angel, qui se reconnaîtra, je dirai que nous avons là à faire avec un de ces vins « putassiers » qui bien sûr charment tous les palais, mais donnent de ce terroir magnifique et de ce cépage grandiose une photographie qui ira bien dans les magazines de mode, tant le vin semble coller à l’humeur du temps.
Le hasard a voulu qu’hier soir, j’ouvre un Côte Rôtie « Brune et Blonde » de Guigal. Millésime 1980, pas vraiment un modèle d’année exceptionnelle non plus. Le temps aurait pu (dû ?) le tuer. Pourtant, le vin est resté magnifique : couleur, longueur, moins soyeux sans doute, mais lui au moins nous raconte l’histoire de sa terre.
- 27 novembre 2009 à 22h27
- in reply to: Domaine Gramenon
Tout à Gramenon appelle la prudence : on n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise, mais elles sont souvent réparables : le seul cas de millésime irrécupérable pour moi fut le 1997 : cassé en bouteilles, quelles que soient les cuvées. Par contre, pour les autres années, oui, souvent un excès de gaz, mais une carafe en vient à bout sans problème. Anecdote : j’ai le souvenir d’un passage dans le Jura chez Fanfan Ganevat, qui nous avait fait si gentiment terminer une dégustation sur une cuvée de Chardonnay vendangée très tardivement : il avait carafé la bouteille et avait passé dix minutes a faire tournoyer sa carafe devant nous (tout en nous ouvrant d’autres cuvées…) A la sortie : une pure merveille. J’imagine qu’à la sortie de la bouteille ce ne devait pas être fameux…
Je reste un fan absolu des vins de Gramenon, et on oublie un critère essentiel lorsqu’on en parle, le politiquement correct faisant des ravages : même en grandes quantités, s’il saoule, il ne donne jamais mal à la tête. Si une soirée entre des Ganevat, Lapierre et autres fait rêver, les lendemains ne font pas grimacer.
En parlant de lendemains, j’y serai demain samedi, je vais récupérer la deuxième partie de ma commande, le temps est idéal pour le transport…
- 28 octobre 2009 à 19h57
- in reply to: Domaine Gramenon
carpe diem écrivait:
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> sur l’etiquette des bouteilles que j’ai acheté il
> est mentionné : contient des sulfites
> je réitère ma question : j’ai acheté pour la 1ere
> fois « poignée de raisin » c’est du 2008 , a partir
> de quand et jusqu’a quand peut-on le boire ?Tout vin contient des sulfites, même sans adjonction de soufre : c’est une réaction chimique générale et normale. L’avertissement est obligatoire comme le « contient des traces d’arachide » sur tout paquet de biscuits.
J’ai récemment bu une Sierra du Sud (2007 je crois), bourrée de gaz à l’ouverture, mais après carafage et aération, ce fut une merveille absolue, tout en explosivité et en fruit. Je languis d’aller chercher les 24 bouteilles de diverses cuvées mises de côté et si gentiment conservées pour moi. Dès que le Vinsobres est mis en bouteilles (Mi novembre), je fonce…
La Poignée 2008 est déjà très agréable, et ne gardera pas trop longtemps sa plénitude. C’est une cuvée qui pour moi s’apprécie sur ses premières années. Les yeux fermés jusqu’à fin 2010. Mais sois prudent sur les conditions de conservation.
- 28 octobre 2009 à 19h49
- in reply to: Domaine Viret
Passage ce matin à Saint Maurice, 11h00, beau soleil, accueil impeccable. Cave impressionnante (sauf les tableaux que je n’aurais pas voulu peindre…)
Les vins dégustés sont en général très droits, bien équilibrés, solides (charpentés, bodybuildés), mais fruités.
Le paternel nous précise que les vins ne reçoivent aucune adjonction de soufre et tolèrent une semaine d’ouverture sans problème, ajoutant qu’aucun ne présente de défaut style volatile même pour un 1999. Ce qui n’est pas confirmé à la dégustation.
Je reste circonspect : comment peut on y arriver ? L’absence de soufre est elle compensée ?
Merci de m’aider à comprendre. Gramenon a beaucoup plus de mal à se stabiliser, mais reste une référence absolue.
- 12 août 2009 à 14h18
- in reply to: Château Belair-Monange, Saint-Emilion
Gerard
Belair est pour moi un cas d’école : il me semble que nous avons avec ce vin un exemple de ce que le Bordelais montre de meilleur et de pire. Je m’explique : acheteur de Bordeaux depuis la fin des années 70, parfois coupable d’achats coup de cœur / curiosité sur de très vieux millésimes, j’ai depuis pas mal de temps rompu les relations diplomatiques avec ce terroir qui, s’il permet à notre commerce extérieur d’ajouter une (rare) ligne à la colonne recettes, est à mes yeux devenu tellement prévisible et surévalué que je préfère acheter ailleurs (Languedoc, Rhône…).
C’est clair, le terroir est merveilleux. C’est également clair, les financiers ont mis la main sur les châteaux, et les indivisions font que quelques héritiers demandent à chaque année plus de profit sans rien faire au frère, oncle ou neveu qui a pris la production en mains. C’est encore plus clair : sur ce terroir et avec les techniques modernes et le génie phytosanitaire, on peut quasiment à tous les coups faire une vin très bon. Le seul problème (et il est de taille), c’est qu’on a tellement standardisé qu’on a aujourd’hui l’impression de boire des clones. Une récente dégustation de Montrose 1920 face à Cos 1982 fut à ce sujet éloquente : l’élégance, la race, le fruit et le terroir avaient 89 ans. La puissance, le muscle et la concentration 27 ans. Cela dit, Cos 82 n’était pas, loin s’en faut, mauvais. Mais je ne pense pas que, présenté autour de grands Médoc de la même année, il aurait fait valoir une quelconque particularité.
Venons en à Belair : la démarche est là-bas iconoclaste, et on cherche (du moins jusqu’à il y a deux ou trois ans, je n’ai pas goûté plus récent) à faire ressortir le terroir plutôt qu’à appliquer une recette destinée à coller à un standard. Le résultat est parfois mitigé, mais il laisse la part belle aux spécificités de chaque millésime et à ce titre me semble plus coller aux réalités de la terre et du ciel. Il faut savoir s’accommoder des années sans : caveur de truffes amateur, je me suis régalé d’une année 2008/2009 qui a vu Toscane (et oui, le pseudo vient de là) et Umbrie nous rapporter des quantités et une qualité de truffes exceptionnelles, mais je me contenterai sans doute d’une prochaine saison maussade (9 mm de pluie en juillet, 22 à ce jour en août autour de Montélimar). Néanmoins, je ferai avec, en attendant mieux…
Bordeaux me saoule… avec ses effets d’annonce sur les millésimes, ses dégustations de primeurs où les lots présentés ne correspondant pas à ce qui va être mis en bouteille et ses surprises qui sentent le marketing plus que le raisin : 2008 était un petit millésime, les chateaux ont sorti des primeurs à -40°% par rapport à un tarif d’usurier calqué sur le 2007, on a créé un buzz sur quelques prétendues réussites et on repart comme avant. Un 2ème GCC à 50 Euros HT, ça me semble ridicule face à un Clos de Cystes 1998 de Marlène Soria ou un Mas Jullien de 2006, qui coûtent entre 30 et 50 Euros, même si c’est un Pontet Canet.
Ah ,oui, j’oubliais : il faut savoir acheter les 1ers Grands Crûs sur les petits millésimes. J’ai terminé le Latour 1992 ouvert il y a deux mois parce que j’avais l’impression de commettre un crime en le jetant. Le crime avait pourtant été perpétré dans les chais 17 ans avant !
Voilà beaucoup de fiel, se diront sans doute les aficionados de la région, mais un coup de gueule vaut bien quelques exagérations ; je les concède volontiers.
- 3 août 2009 à 13h20
- in reply to: Château Belair-Monange, Saint-Emilion
fx écrivait:
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> Je voudrais ouvrir une discussion sur ce qui
> m’apparait comme une des plus grosses « arnaques »
> de bordeaux : Chateau Belair 1ier grand cru classé
> « B » de St Emilion.
>
> Dégusté en septembre 1998, le 1993 ne m’avait
> guère impressionné : densité de bouche moyenne
> longueur…inexistante, bref un vin pas très digne
> de son classement. Etait-ce du à l’effet
> millésime?? Le Ducru de la même année et ouverte
> le même soir m’avait beaucoup plus régalé mais
> passons
>
> Sort alors le numéro de septembre 1998 de la RVF
> consacré aux Bordeaux 95 et 96. Grande surprise :
> Belair 1995 est élu vin le plus complexe (4
> étoiles et demi), il s’agissait d’un des 8 coup de
> coeur du comité de dégustation (lesquels
> constituaient « le meilleur du cahier de
> septembre »). J’hésite : j’achète ou pas?? Allez je
> me lance et j’achète en prévision d’une apogée à
> partir de 2006…
>
> Début de l’année passée, commentaire de la RVF
> dans le numéro de mars en prévison du futur
> classement et là miracle : le vin n’obtient plus
> que 2 etoiles et demi pour un vin fluide et sans
> grande longueur… Je remonte illico de ma cave
> une bouteille et je la déguste : le jugement est
> sans appel et confirme l’expertise de la RVF, bref
> un vin presque bon à jeter à l’évier mais bon…
> il parait qu’il s’agit du style classique de St
> Emilion… et que les vins de Mr Delbeck sont
> souvent incompris (ben oui c’est le consommateur
> qui n’y connait rien, tout le monde sait ça
> voyons!!). Ce que moi j’ai surtout compris, c’est
> que je me suis bien fait avoir par un type qui
> produit des vins dilués en profitant de sont titre
> de 1ier et en se foutant royalement du client
> lambda.. (la preuve ils sont reconduits dans le
> classement, à mon avis ils n’ont pas besoin de la
> qualité de leur vin pour maintenir leur
> classement… magouilles magouilles…)
>
> Je n’en suis pas resté là, j’ai écrit un petit
> mail à la RVF pour leur rappeler leur commentaire
> de 98 et à ma grande surprise mon courrier a été
> publié et la RVF a reconnu avoir surestimé le 95
> (c’est rare qu’elle admettre s’etre trompée…)
>
> Deux dernières petites remarques :
> 1) le chateau n’a pas daigné me répondre quand je
> leur ai fait part de mes commentaires sur le 95
> (et oui je ne suis ni américain ni japonais)
> 2) en primeur 2005, le vin est parait-il fabuleux,
> et devrait faire taire tous les sceptiques
> …toujours selon la RVF 🙂 !!! He bien moi désolé
> je ne me tais pas et deux expériences avec Belair
> m’ont suffit, qu’ils refourgent leur daube à
> d’autres pigeons…
>
> vinicalement votre
> FxJ’aime bien ce genre de commentaire, il démontre que les ayatollahs ne sont pas tous au Moyen Orient !!!
J’aime bien aussi que des gens rejettent un vin parce qu’ils sont incapables de le juger si ce n’est pas un de ces « Merloc » cher à Parker.
J’aime beaucoup le silence de Mr Delbeck qui traite avec mépris les goujats, lesquels préfèrent qu’on traite la vigne avec le même mépris pour en cacher le fruit derrière moult artifices.
Je lis avec grand plaisir que ceux qui attendent de lire les notes de la RVF pour commander leurs vins se font avoir.
Pour ma part, je n’achète JAMAIS en primeur, j’attends les sorties, et je bénéficie de l’immense avantage de pouvoir me procurer des vins qui ne sont pas les échantillons bidonnés qu’on donne à déguster lors des campagnes de primeurs.
Jusqu’à présent, j’y gagnais parce que ma démarche m’évitait d’avoir payé moins cher huit caisses pour en éliminer 5 pour lesquelles les commentaires dithyrambiques de dégustateurs zélés avaient fourvoyé le lecteur.
Aujourd’hui, j’y gagne doublement car je suis certain que les vins sortiront au même prix en 2011… peut-être même moins cher. On n’ira pas jusqu’à souhaiter une belle crise au vignoble bordelais, mais on ne sortira certainement pas les mouchoirs lorsqu’elle débarquera…
En conclusion : s’il vous plait, ignorez Belair, laissez nous le… les « pigeons » se contenteront volontiers de la « daube »… et laisseront les chasseurs se tirer les balles dans le pied.
- 2 août 2009 à 17h12
- in reply to: Une dégustation extraordinaire
enzo d’aviolo écrivait:
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> jolie dégust!
> peux-tu préciser le terroir du Dr Thanisch et quel
> domaine (Erben ou l’autre?) Auslese?
> sinon je trouve étonnant d’aimer un vin à
> l’aveugle et de le dézinguer une fois l’étiquette
> découverte! surtout pour un vin qui visiblement
> fait encore très jeune à 27 ans d’âge!?Enzo je te dois des précisions sur notre (relative) déception et mon commentaire sévère : lorsque tu dégustes à l’aveugle, ta réaction n’est dictée que par tes sens. Et le manque de perspective pose problème si comme ce jour là les vins sont d’origine diverses. En dévoilant le millésime, tu ouvres la voie à la comparaison. On nous a tant rebattu les oreilles sur 1982 que le retour de bâton s’exprime par une exigence quasi absolue. Tu sais le prix qui serait demandé pour ce vin sous prétexte qu’il s’agit d’un 1982 ! Certains ont fait des exploits cette année là. Forts de Latour 1982 est incomparable par exemple
J’avais déja bu Cos 1982 après un Ducru Beaucaillou 1986 insignifiant (au point que le château, contacté par mail, m’a immédiatement repris, transporteur envoyé par leurs soins, les 9 bouteilles restantes et les a remplacées par une caisse de 1996), et la table entière l’avait couvert d’éloges. Il avait ce jour là supplanté un Las Cases 1983… A chaque jour son triomphe. Il me reste 9 bouteilles de Cos 1982 et j’aurai peut-être l’occasion de venir m’extasier à l’issue d’une prochaine dégustation.
En tout cas merci pour ta réaction, elle enrichit le débat et évite de s’enfermer dans des certitudes.
Sur le Montrose 1920, je ne retire rien. J’ai encore une autre bouteille, 1924 cette fois. On verra ce que ça donne… Acheté il y a quelques années, du temps où les établissements Duclot nous offraient un magnifique catalogue de vieux millésimes à chaque fin d’année
- 26 avril 2009 à 15h47
- in reply to: Primeurs 2008 : la suite !!!
FGsuperfred écrivait:
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> toscane, il est quand même à parier, j’en
> parierais même ma chemise que je n’ai pas, que
> 2008 sera supérieur à 92 qui était superbement…
> dilué en son heure (un peu comme le 9-3 :D)
> mais faut se décoincer, t’es pas le seul à penser
> contre vents et marées que belair est un superbe
> vin, ces grincheux n’ont juste pas la patience
> d’attendre qu’il arrive à maturité !
> bien sûr qu’un vin simplement bien fait ne vaut
> pas 30 euros, mais faut pas mettre tout le monde
> dans le même panier, tu trouveras ici des tas de
> gars qui savent de quoi ils parlent, j’étais dans
> le medoc en 2007 et en 2008 avec l’avis de pros
> impartials, plus ce que j’ai vu de mes yeux et pas
> par le biais d’autres…
> en même temps personne ici n’a gouté qu’un seul
> vin dans un seul millésime (put… quel ennui
> quand on y pense !) et n’importe quel vin mal fait
> ne vaut rien, même si des couillons l’achètent
> encore et toujours sur ebay et consorts !
> mais ça commence à dater ton truc, y’a eu de l’eau
> de passée sous les ponts, margaux 76, y’a
> longtemps que son âme a été vendue au diable comme
> beaucoup de ce millésime 😉On saura, je le sais, faire la part des choses entre provocation et coup de gueule. Mais il reste que j’ai eu la chance sur les derniers mois de boire quelques Premiers (Haut Brion 2002, Lafite 2002), et de ne pas y trouver ce rêve que j’attendais (peut-être trop…).
J’ai bien conscience de ce qu’il faut d’efforts et d’abnégation pour faire du vin, mais je ne peux décidément pas m’empêcher de penser que, parce que le microcosme idolâtre les Grands et leur pardonne toute faiblesse, et parce que leurs propriétaires confondent souvent notes de dégustation et bilan comptable, on se laisse parfois aller à donner aux jus quelques coups de main… pas très judicieux.
FGSuperfred, tu as raison sur Belair. et c’est précisément là que le bât blesse : la question qui pourrait ouvrir un débat est simple : pourquoi la critique, dans sa grande majorité, l’éreinte t elle quasi systématiquement ? Et qu’est ce qui justifie la mansuétude dont font l’objet quelques autres (Margaux 2008, ça va donner quoi ?) Lisez bien la description qu’en fait chateauonline , elle est irrésistible, puisque… on n’y parle absolument pas du vin, si ce n’est, en en-tête, pour en donner le prix !
[i]Description
Château Margaux 2008
Avec son péristyle ionique, son escalier monumental, sa façade classique, le Château Margaux s’harmonise avec le cru illustre dont il porte le nom.
Cette noblesse d’équilibre et de mesure, cette somptuosité, définissent aussi bien ce bijou architectural, que le vin produit par les vignes qui l’entourent.Au XIIème siècle, connu sous le nom de la Mothe, il appartenait à la puissante famille d’Albret. Plus tard, il passa aux Montferrand, puis aux seigneurs de Durfort, et enfin à la famille de Lestonnac, à la fin du XVIe siècle, qui paracheva la constitution du domaine tel que nous le connaissons aujourd’hui. Au milieu du XVIIIe siècle, le Château Margaux était devenu la propriété de M. de Fumel, commandant militaire de Bordeaux, qui contribua grandement à perpétuer la célébrité de ce magnifique domaine. En 1802, le marquis de la Colonilla s’en rendit acquéreur, rasa le vieux manoir gothique et fit construire à la place, par l’architecte Louis Combes, élève de Victor Louis, le château que l’on admire depuis. En 1879, le comte Pillet-Will améliora encore la réputation de ce vignoble. Actuellement, le Château et les 262 hectares – dont 82 hectares de vignes qui l’entourent sont la propriété de Corinne Mentzelopoulos, qui depuis le décès de son père, André Mentzelopoulos, veille désormais aux destinées de ce grand cru.
Bien qu’il soit considérable, ce vignoble est cultivé avec une application minutieuse et un pieux respect de la qualité. Seuls sont admis à l’honneur de porter l’étiquette Château Margaux, les vins ayant subi les épreuves d’une sévère sélection.
Cette dernière, extrêmement rigoureuse, conduit à un deuxième vin, de même race mais à boire plus jeune, proposé sous l’étiquette Pavillon Rouge du Château Margaux.
Une parcelle en gravier très fin d’environ 12 hectares est consacrée depuis plus d’un siècle au cépage Sauvignon blanc, qui produit, en quantité limitée, un vin blanc sec, original et subtil, le Pavillon Blanc du Château Margaux.[/i]- 26 avril 2009 à 3h48
- in reply to: Primeurs 2008 : la suite !!!
Étayer, être moins vindicatif, je veux bien. Faire plus de CR de dégustation aussi… même quitte à être iconoclaste : la meilleure bouteille du bordelais que j’aie bue depuis pas mal de temps est un Belair 1986, pourtant pas un flacon de légende, mais au moins un vin de raisin. Et ce n’est pas le Latour 92 ouvert ce soir qui me fera changer d’avis : beau, bien, correct, équilibré… pas mal si je l’avais payé 30 Euros.
J’avais dans les années 80 un oncle qui avait acheté une Seat Ibiza. Pour lui, c’était la meilleure voiture au monde… parce qu’il en avait une.
A méditer
C’est sans doute une affaire de goût personnel, mais vraiment, je n’ai pas la mémoire courte. Je me souviens de mon premier achat de Médoc en 1979 : un Château Margaux 1976 qui était une pure merveille, juré craché sur le cadastre : on ne peut pas faire de mauvais vin sur cette terre. La suite vous la connaissez tous : ce crû dans ce millésime était une horrible piquette.
Aujourd’hui, il est se vend encore à 200 Euros ; il ne vaut même pas l’Euro symbolique ! On est en train de rééditer la fable avec les 2008.
- 25 avril 2009 à 21h38
- in reply to: Primeurs 2008 : la suite !!!
metallica47 écrivait:
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> tu aime ca la chimie toscane ? parce que ca fait
> plusieurs post ou tu y fait mention !!Je suis un peu circonspect à l’idée que les propriétaires médocains, emprisonnés dans une spirale mercantile et spéculative, soient littéralement prêts à tout pour sortir une barrique de plus, quel que soit le temps… Les premiers crûs sont devenus des terres mortes, bouffées sur 80 cm par les engrais et les pesticides. Les années pluvieuses (2007) il suffisait de se balader dans les vignes pour constater les dégats : on en était à passer la charrue entre les rangs pour que le touriste ne soit pas choqué par un sol bleu vert du meilleur effet.
A la sortie, selon les spécialistes marchands, le vin est absolument parfait sur certains châteaux, mais comment y parvient-on ???
Une bonne crise, c’est ce que le « milieu » médocain mérite. On en est proches, il ne manque qu’un petit effort… par exemple en laissant les 2008 là où ils devraient rester : chez les négociants.
- 25 avril 2009 à 16h46
- in reply to: Domaine M. Lapierre, Morgon
Shakespeare (les anglais, ces c… ! rajouterait Frédéric dard) a la réponse : « that is the question »
L’autre question portera sur le réel potentiel de garde de tels vins sur ce millésime…
Et pour terminer, on se posera aussi la question sur l’influence d’un éventuel carafage
- 24 avril 2009 à 23h23
- in reply to: Primeurs 2008 : la suite !!!
En tout cas, tu pourras les garder longtemps, truffés comme ils le sont par les ingénieurs chimistes…
- 24 avril 2009 à 23h20
- in reply to: Certains considèrent 2008 comme excellent
Arrêtez le cinéma !!! Les 2008 sont encensés par les commerçants, et les hommes d’affaire qui ne veulent pas que le marché s’effondre. S’ils étaient si bons, on n’aurait pas vu les prix descendre en flèche. Les bordelais ne sont pas philanthropes…
Alors, soyons un peu cyniques, laissons le marché se casser la figure, les prix redeviendront peut-être raisonnables. Et le génie chimique prendra peut-être un peu de recul dans cette région où il y a quelques années on faisait du vin.
- 23 avril 2009 à 16h35
- in reply to: Domaine M. Lapierre, Morgon
Goûtés samedi 18 avril au caveau : Morgon 2007 non soufré puis légèrement soufré puis cuvée des gaules, puis la cuvée vieilles vignes.
C’était un choix délibéré : fâché à mort avec le Beaujolais, « grenouille qui veut se faire plus grosse que Duboeuf« , j’ai cherché sur ce forum quelques indices avant de fixer mon choix sur Monsieur LAPIERRE (il faut dire qu’Yvon METRAS n’avait plus rien à vendre…).
Accueil très aimable, et rapidement on en arrive au débouchage. Premier vin, le Morgon non soufré : explosion de fruit rouge, cerise à l’eau de vie, fraise, une couleur rubis clair magnifique, et une bouche toujours fruitée, mais où on devine le bois, avec une touche très discrète, mais qui rééquilibre bien le vin. Trop jeune sans doute, mais un très beau travail.
La cuvée « légèrement soufrée »… souffre de la comparaison : exit une partie des arômes fruités, le nez est fermé, il faudra passer par le carafage. Mais le vin voyagera, supportera les variations de température…
Le « petit » vin de soif (cuvée des gaules) est un pur jus de raisin. Vin de pétanque, il m’a conduit directement chez le charcutier pour le soir, sans regret, sans modération !
Et les vieilles vignes ? Sans doute une très beau potentiel, de la puissance, du corps, une robe plus foncée, un nez un peu plus animal. La garde s’impose.
Dernier point : les prix. Presque 15 euros pour un Morgon, 27 euros pour les vieilles vignes. c’est indéniablement cher, mais il faut retrancher les deux boîtes de Doliprane dont on fait l’économie après chaque verre. Du coup, ça s’équilibre !!!
- 30 mars 2009 à 15h36
- in reply to: Domaine Coche-Dury, Meursault
On va donc aller sur les 2004… et essayer de convaincre le restaurateur de nous vendre un 2005 à emporter.
Merci pour vos conseils, Charlesv et Davidr
- 29 mars 2009 à 22h07
- in reply to: Domaine Coche-Dury, Meursault
Une question pour m’aider dans mon choix : nous devons manger avec quelques amis chez un restaurateur qui aura la charge d’allier les mets et les vins, sur un repas autour des blancs de JFCD.
Le choix : apéro avec un Meursault Villages 2002, entrée sur un Rougeots, suite sur un Perrières. Pour ces deux derniers, nous avons l’embarras du choix sur 3 millésimes. 2004, 2005, 2006. J’attends les conseils avisés pour définir le millésime à privilégier!
Merci d’avance
- 26 décembre 2008 à 16h29
- in reply to: Champagne Jacquesson
Trouvé chez un caviste / internet de Perpignan, un jéroboam de Avize Grand Cru 1996. Il fera l’apéro du réveillon pour le nouvel an, mais ne vous inquiétez pas, nous serons nombreux…
- 26 décembre 2008 à 16h25
- in reply to: Domaine Gramenon
Une nouveauté ? Offert par mon beau père, la cuvée « l’Elémentaire », un pur grenache à la robe profonde. Carafé et servi un peu frais, un véritable régal de fruit, parfaitement vinifié. Quelqu’un en a t il déjà goûté ?
- 26 décembre 2008 à 16h17
- in reply to: Domaine Ganevat, Rotalier
En préparation pour cette semaine, une dégustation d’un magnum de Cuvée Marguerite (un Chardonnay sur un rendement de 7h/ha). le compte-rendu suivra…