thocha

Nous avons 1 invités et 0 utilisateurs enregistrés en ligne.

Forum Replies Created

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 34)
  • Replies
  • thocha
    Participant

    CR: Clos Ornasca – Ajaccio blanc 2015

    100%vermentino

    Robe joliment blanche/jaune très pâle, avec un bel éclat et un peu de gras.

    Nez très joli, enchanteur, expressif, exhalant de arômes de pêche blanche et de pamplemousse ugli.

    En bouche, le fruité se combine à une fine tension saline qui confère de la distinction, de la fraicheur, de la précision à l’ensemble.
    Le jus est gourmand et subtil à la fois, donnant l’impression d’un produit sain et sincère.

    Bien +

    thomas

    thocha
    Participant

    Bonjour

    Clos Cibonne – Côtes de Provence cru classé – rosé cuvée Caroline 2014

    Achat dans une cave à Perthuis lors d’une virée en Provence de ce vin à l’étiquette très classique (un peu comme Simone ou Pibarnon).
    Servi sur un repas pré-estival au soleil, ce vin à la robe presque aussi claire qu’un vin blanc, a quasiment le caractère épicé et la présence vineuse d’un rouge.
    Nez superbe de fruits très murs (pêche de vigne, melon) et belle structure épicée en bouche, marqué par le poivre, la muscade, les baies de geneviève.
    90% tibouren + 10 % grenache
    Est-ce l’effet d’un charme touristique, en tout cas l’un des vins qui m’aura le plus enchanté cette année ?
    Contrairement aux commentaires précédents mitigés, il m’a paru doté d’une belle sincérité et d’une noblesse de style.

    Thomas

    thocha
    Participant

    Quarts de Chaume, Francis POIREL, Château de Suronde, 2001, 50cl

    Bu le week-end dernier un magnifique et émouvant Quart de Chaume 2001 de Francis Poirel.
    Vin avec une jolie couleur commençant tout juste à brunir, un nez merveilleux de pâte coing intense et de fruits frais, une présence majestueuse en bouche et une très jolie salinité (qui m’a rappelé le petit Coin de Paradis de Claude Courtois il y a une dizaine d’années) qui équilibre et dynamise le côté liquoreux. Et pas de notes oxydatives.

    Goûté tour à tour sur des crevettes curry et une simple tarte aux pommes avec une pâte brisée craquante et bien beurrée, ce vin est un merveilleux compagnon.
    Je m’en veux presque de ne pas l’avoir attendu un peu plus longtemps, et de ne pas avoir davantage profité du déstockage chez Ex Julien Cave rue de Charlot à Paris au moment du rachat de cet établissement par Nysa (bradé entre 15 euros de mémoire) il y a 4 ou 5 ans.

    thomas

    thocha
    Participant

    Quarts de Chaume, Francis POIREL, Château de Suronde, 2001, 50cl

    Bu le week-end dernier un magnifique et émouvant Quart de Chaume 2001 de Francis Poirel.
    Vin avec une jolie couleur commençant tout juste à brunir, un nez merveilleux de pâte coing intense et de fruits frais, une présence majestueuse en bouche et une très jolie salinité (qui m’a rappelé le petit Coin de Paradis de Claude Courtois il y a une dizaine d’années) qui équilibre et dynamise le côté liquoreux. Et pas de notes oxydatives.

    Goûté tour à tour sur des crevettes curry et une simple tarte aux pommes avec une pâte brisée craquante et bien beurrée, ce vin est un merveilleux compagnon.
    Je m’en veux presque de ne pas l’avoir attendu un peu plus longtemps, et de ne pas avoir davantage profité du déstockage chez Ex Julien Cave rue de Charlot à Paris au moment du rachat de cet établissement par Nysa (bradé entre 15 euros de mémoire) il y a 4 ou 5 ans.

    thomas

    thocha
    Participant

    Quarts de Chaume, Francis POIREL, Château de Suronde, 2001, 50cl

    Bu le week-end dernier un magnifique et émouvant Quart de Chaume 2001 de Francis Poirel.
    Vin avec une jolie couleur commençant tout juste à brunir, un nez merveilleux de pâte coing intense et de fruits frais, une présence majestueuse en bouche et une très jolie salinité (qui m’a rappelé le petit Coin de Paradis de Claude Courtois il y a une dizaine d’années) qui équilibre et dynamise le côté liquoreux. Et pas de notes oxydatives.

    Goûté tour à tour sur des crevettes curry et une simple tarte aux pommes avec une pâte brisée craquante et bien beurrée, ce vin est un merveilleux compagnon.
    Je m’en veux presque de ne pas l’avoir attendu un peu plus longtemps, et de ne pas avoir davantage profité du déstockage chez Ex Julien Cave rue de Charlot à Paris au moment du rachat de cet établissement par Nysa (bradé entre 15 euros de mémoire) il y a 4 ou 5 ans.

    thomas

    thocha
    Participant

    j’ai passé une merveilleuse before de la saint-sylvestre à la CAVE DES VOYAGEURS à Lyon (face à la gare Saint Paul dans le vieux Lyon) où la sélection des vins conseillés au verre fut une farandole de cadeaux de Noel :
    -le cote du rhone blanc (grenache) du château des Tours,
    -le saumur rouge « eolithe » du château de Fosse-Sèche,
    – l’incroyable « ciste » blanc du domaine Laguerre en Roussillon
    – ou encore le Bugey Montagnieu pétillant de Yves Duport

    des canons inattendus et appréciés d’autant plus alors que nous avons découvert le lieu un peu par hasard de passage à Lyon. Merci beaucoup pour la chaleur de l’accueil et la précision du service y compris quelques minutes avant de fermer pour la soirée du 31 décembre. bref, une très belle adresse !

    Sinon, dans la rue en face, la boutique CHATEAUNEUF DU PEUPLE, clairement orientée Vins naturels, avec notamment le très gourmand aligoté primeur en vin orange de Dominique Derain « Allez Goutons » 2015 qui se boit à la régalade comme une citronnade parfumée.

    thocha
    Participant

    j’ai passé une merveilleuse before de la saint-sylvestre à la CAVE DES VOYAGEURS à Lyon (face à la gare Saint Paul dans le vieux Lyon) où la sélection des vins conseillés au verre fut une farandole de cadeaux de Noel :
    -le cote du rhone blanc (grenache) du château des Tours,
    -le saumur rouge « eolithe » du château de Fosse-Sèche,
    – l’incroyable « ciste » blanc du domaine Laguerre en Roussillon
    – ou encore le Bugey Montagnieu pétillant de Yves Duport

    des canons inattendus et appréciés d’autant plus alors que nous avons découvert le lieu un peu par hasard de passage à Lyon. Merci beaucoup pour la chaleur de l’accueil et la précision du service y compris quelques minutes avant de fermer pour la soirée du 31 décembre. bref, une très belle adresse !

    Sinon, dans la rue en face, la boutique CHATEAUNEUF DU PEUPLE, clairement orientée Vins naturels, avec notamment le très gourmand aligoté primeur en vin orange de Dominique Derain « Allez Goutons » 2015 qui se boit à la régalade comme une citronnade parfumée.

    thocha
    Participant

    j’ai passé une merveilleuse before de la saint-sylvestre à la CAVE DES VOYAGEURS à Lyon (face à la gare Saint Paul dans le vieux Lyon) où la sélection des vins conseillés au verre fut une farandole de cadeaux de Noel :
    -le cote du rhone blanc (grenache) du château des Tours,
    -le saumur rouge « eolithe » du château de Fosse-Sèche,
    – l’incroyable « ciste » blanc du domaine Laguerre en Roussillon
    – ou encore le Bugey Montagnieu pétillant de Yves Duport

    des canons inattendus et appréciés d’autant plus alors que nous avons découvert le lieu un peu par hasard de passage à Lyon. Merci beaucoup pour la chaleur de l’accueil et la précision du service y compris quelques minutes avant de fermer pour la soirée du 31 décembre. bref, une très belle adresse !

    Sinon, dans la rue en face, la boutique CHATEAUNEUF DU PEUPLE, clairement orientée Vins naturels, avec notamment le très gourmand aligoté primeur en vin orange de Dominique Derain « Allez Goutons » 2015 qui se boit à la régalade comme une citronnade parfumée.

    • in reply to: FAV 2015
    thocha
    Participant

    Bonjour,

    Les Super U de l’Ouest de la France ont su user de ma mélancolie des domaines révolus : le catalogue annonce un Savennières CHATEAU DE CHAMBOUREAU 2013 à 8,70 euros et un Anjou DOMAINE JO PITHON « les bonnes blanches » 2011 à 5,40 euros. Pour rappel, Chamboureau, de l’illustre Pierre Soulez, a été vendu à Philip Fournier en 2006 ou 2007, maison qui a également racheté le domaine Jo Pithon « historique » un peu près à la même époque. La production issue de ces vignobles est désormais venue sous le nom de DOMAINE FL.

    Ces millésimes récents suspects m’amènent à penser que le domaine FL écoulerait ainsi en grande surface une partie de sa production avec les vieilles étiquettes (Chamboureau et Jo Pithon) pour ne pas concurrencer les étiquettes FL vendus chez des cavistes. Contacté par mail, Jo PITHON himself me confirme la grossière mascarade et la manoeuvre déloyale : je viens d’acheter des Anjou signés « domaine Jo Pithon » dans lesquels il n’y a pas la main de Jo Pithon, FL réutilisant les étiquettes d’avant le rachat.

    Me voila bien récompensé d’avoir cru qu’une réclame commerciale pouvait ressusciter de vieux souvenirs : pour boire du Jo Pithon, il n’y a désormais que le domaine Pithon-Paillé qui compte. Quant à Chamboureau, il faut que je me fasse une raison, les bien-nommées « Cuvée d’Avant » appartiennent à une époque révolue.

    Thomas


    • in reply to: FAV 2015
    thocha
    Participant

    Bonjour,

    Les Super U de l’Ouest de la France ont su user de ma mélancolie des domaines révolus : le catalogue annonce un Savennières CHATEAU DE CHAMBOUREAU 2013 à 8,70 euros et un Anjou DOMAINE JO PITHON « les bonnes blanches » 2011 à 5,40 euros. Pour rappel, Chamboureau, de l’illustre Pierre Soulez, a été vendu à Philip Fournier en 2006 ou 2007, maison qui a également racheté le domaine Jo Pithon « historique » un peu près à la même époque. La production issue de ces vignobles est désormais venue sous le nom de DOMAINE FL.

    Ces millésimes récents suspects m’amènent à penser que le domaine FL écoulerait ainsi en grande surface une partie de sa production avec les vieilles étiquettes (Chamboureau et Jo Pithon) pour ne pas concurrencer les étiquettes FL vendus chez des cavistes. Contacté par mail, Jo PITHON himself me confirme la grossière mascarade et la manoeuvre déloyale : je viens d’acheter des Anjou signés « domaine Jo Pithon » dans lesquels il n’y a pas la main de Jo Pithon, FL réutilisant les étiquettes d’avant le rachat.

    Me voila bien récompensé d’avoir cru qu’une réclame commerciale pouvait ressusciter de vieux souvenirs : pour boire du Jo Pithon, il n’y a désormais que le domaine Pithon-Paillé qui compte. Quant à Chamboureau, il faut que je me fasse une raison, les bien-nommées « Cuvée d’Avant » appartiennent à une époque révolue.

    Thomas


    • in reply to: FAV 2015
    thocha
    Participant

    Bonjour,

    Les Super U de l’Ouest de la France ont su user de ma mélancolie des domaines révolus : le catalogue annonce un Savennières CHATEAU DE CHAMBOUREAU 2013 à 8,70 euros et un Anjou DOMAINE JO PITHON « les bonnes blanches » 2011 à 5,40 euros. Pour rappel, Chamboureau, de l’illustre Pierre Soulez, a été vendu à Philip Fournier en 2006 ou 2007, maison qui a également racheté le domaine Jo Pithon « historique » un peu près à la même époque. La production issue de ces vignobles est désormais venue sous le nom de DOMAINE FL.

    Ces millésimes récents suspects m’amènent à penser que le domaine FL écoulerait ainsi en grande surface une partie de sa production avec les vieilles étiquettes (Chamboureau et Jo Pithon) pour ne pas concurrencer les étiquettes FL vendus chez des cavistes. Contacté par mail, Jo PITHON himself me confirme la grossière mascarade et la manoeuvre déloyale : je viens d’acheter des Anjou signés « domaine Jo Pithon » dans lesquels il n’y a pas la main de Jo Pithon, FL réutilisant les étiquettes d’avant le rachat.

    Me voila bien récompensé d’avoir cru qu’une réclame commerciale pouvait ressusciter de vieux souvenirs : pour boire du Jo Pithon, il n’y a désormais que le domaine Pithon-Paillé qui compte. Quant à Chamboureau, il faut que je me fasse une raison, les bien-nommées « Cuvée d’Avant » appartiennent à une époque révolue.

    Thomas


    thocha
    Participant

    CR: Jimenez-Landi, cuvée « Bajondillo », 2013
    75% grenache, 25% syrah

    une cuvée simple, de début de gamme 6-7 euros, très agréable, avec un nez très parfumé (figue, rose, humus) et un poil animal à l’ouverture, avec un jus avenant, frais et bien mûr à la fois, équilivré, sans impression d’excès alcoolique ou aromatique. Une sorte de Beaujolais sudiste, il m’évoque des souvenirs de glou-glou de primeurs de 2003.

    thomas

    thocha
    Participant

    Bonjour,

    La boutique « Chapitre 20 » (rue Saint-Paul / IVeme) propose quelques très belles bouteilles en blanc :
    – les Rioja à élevage long de LOPEZ DE HEREDIA « Vina Tondonia » ;
    – les classiques de Galice de PALACIOS DE FEFINANES, PAZO DE SENORANS et de RAFAEL PALACIOS
    – les vins de Catalogne de CAN RAFOLS DELS CAUS
    – et surtout les merveilleux muscats doux non fortifiés de Malaga de TELMO RODRIGUEZ (notamment la seconde cuvée ‘MR’)

    thomas

    thocha
    Participant

    CR: Domaine de la Bongran, Jean Thévenet, Mâcon-Clessé, rouge, 1991

    Étonnante trouvaille que ce rouge de 23 ans, sans mention de domaine autre que le nom du vigneron mythique, canonisé pour ses blancs grandioses.
    Cette cuvée oubliée (?) semble avoir été écoulée dans de rares adresses parisiennes fin 2013.

    Le vin a une belle couleur rouge grenat, assez soutenue et profonde.
    Le nez exhale un fruit tout en finesse, une sorte de fraise des bois qui évolue vers la cerise et la mure, avec une intensité certaine.
    La bouche est fraiche, équilibrée, sage et bien élevée, avec une trame un peu terreuse qui cède soudainement sous un fruité presque trop sucrée, qui montre que le vin, certes encore très élégant, est sans doute a deux doigts de basculer.
    Une bouteille qui me rend peut-être un peu trop clément pour des raisons non objectives (l aura du vigneron, la rareté du millésime dans mes consommations quotidiennes), mais dans laquelle je trouve une profondeur qui me rappelle l austérité quasi méditative de vins du saumurois Matthieu Bouchet bus il y a une dizaine d années.

    Thomas

    thocha
    Participant

    CR: Domaine de la Bongran, Jean Thévenet, Mâcon-Clessé, rouge, 1991

    Étonnante trouvaille que ce rouge de 23 ans, sans mention de domaine autre que le nom du vigneron mythique, canonisé pour ses blancs grandioses.
    Cette cuvée oubliée (?) semble avoir été écoulée dans de rares adresses parisiennes fin 2013.

    Le vin a une belle couleur rouge grenat, assez soutenue et profonde.
    Le nez exhale un fruit tout en finesse, une sorte de fraise des bois qui évolue vers la cerise et la mure, avec une intensité certaine.
    La bouche est fraiche, équilibrée, sage et bien élevée, avec une trame un peu terreuse qui cède soudainement sous un fruité presque trop sucrée, qui montre que le vin, certes encore très élégant, est sans doute a deux doigts de basculer.
    Une bouteille qui me rend peut-être un peu trop clément pour des raisons non objectives (l aura du vigneron, la rareté du millésime dans mes consommations quotidiennes), mais dans laquelle je trouve une profondeur qui me rappelle l austérité quasi méditative de vins du saumurois Matthieu Bouchet bus il y a une dizaine d années.

    Thomas

    thocha
    Participant

    CR: Jo Pithon, Anjou blanc sec, « Les »Pépinières », 1994

    Bouteille achetée récemment chez un caviste qui distribue pour une quinzaine d euros (!) quelques vieilles bouteilles du domaine jo pithon.
    J avais bu des 2002, 2003 de la meme cuvée à l’époque, qui m avaient toujours paru très séveux, murs mais aussi marqués par l élevage bois. Ce 94 me révèle une bien bonne surprise.

    Au débouchage, je découvre un vin jaune dore patiné, au nez explosif, qui fait craindre l oxydation et un léger délitement du vin. La bouche, marquée par l amertume d une orange cuite, a pourtant une bonne tenue, servie par une longueur amère et une étonnante fraicheur pour un vin que je n avais pas réfrigéré.

    A j+1, la robe a foncé vers un or soutenu, ou plutôt un laiton qui tire vers l orange. Le nez a gagne en complexité : le nez agrume se précise et me rappelle des bonbons a la clémentine, avec des pointes d abricot sec voire de pruneau, mais aussi de caramel michoko qui s extraient d une trame alcooleuse telle une fine à l eau. En bouche, le vin a le charme, la tension et la matière d un vieux liquoreux, avec des saveurs de tarte tarin au beurre salé, une jolie longueur, des amers séduisants qui soutiennent le vin, et toujours cette fraicheur qui apporte une grande buvabilité.

    En le sirotant, je me rappelle les cuvées super concentrées et super inabordables goutées au domaine il y a plus de dix ans. Le voyant rechercher a tout prix une quintessence du liquoreux (micro cuvées avec des concentrations de sucre phénoménales), Jo me rappelait quand je servais des vins outrageusement moelleux pour tenter de séduire des demoiselles quand j étais étudiant. Pour l amour de sa dame, il semblait pousser très loin le concept de vins a filles (d ailleurs, le layon était riche de love bottles tel « effusion » de Baudouin). Des vins au final hors de prix et presque inservables de par leur excès de sucres. Avec ce vieux  » pépinières », je retrouve le charme de cette quête du Chenin de Jo dans un vin Semble t il sec, dont l âge a sublimé la beauté du fruit et du caillou.

    Thomas

    thocha
    Participant

    CR: Jo Pithon, Anjou blanc sec, « Les »Pépinières », 1994

    Bouteille achetée récemment chez un caviste qui distribue pour une quinzaine d euros (!) quelques vieilles bouteilles du domaine jo pithon.
    J avais bu des 2002, 2003 de la meme cuvée à l’époque, qui m avaient toujours paru très séveux, murs mais aussi marqués par l élevage bois. Ce 94 me révèle une bien bonne surprise.

    Au débouchage, je découvre un vin jaune dore patiné, au nez explosif, qui fait craindre l oxydation et un léger délitement du vin. La bouche, marquée par l amertume d une orange cuite, a pourtant une bonne tenue, servie par une longueur amère et une étonnante fraicheur pour un vin que je n avais pas réfrigéré.

    A j+1, la robe a foncé vers un or soutenu, ou plutôt un laiton qui tire vers l orange. Le nez a gagne en complexité : le nez agrume se précise et me rappelle des bonbons a la clémentine, avec des pointes d abricot sec voire de pruneau, mais aussi de caramel michoko qui s extraient d une trame alcooleuse telle une fine à l eau. En bouche, le vin a le charme, la tension et la matière d un vieux liquoreux, avec des saveurs de tarte tarin au beurre salé, une jolie longueur, des amers séduisants qui soutiennent le vin, et toujours cette fraicheur qui apporte une grande buvabilité.

    En le sirotant, je me rappelle les cuvées super concentrées et super inabordables goutées au domaine il y a plus de dix ans. Le voyant rechercher a tout prix une quintessence du liquoreux (micro cuvées avec des concentrations de sucre phénoménales), Jo me rappelait quand je servais des vins outrageusement moelleux pour tenter de séduire des demoiselles quand j étais étudiant. Pour l amour de sa dame, il semblait pousser très loin le concept de vins a filles (d ailleurs, le layon était riche de love bottles tel « effusion » de Baudouin). Des vins au final hors de prix et presque inservables de par leur excès de sucres. Avec ce vieux  » pépinières », je retrouve le charme de cette quête du Chenin de Jo dans un vin Semble t il sec, dont l âge a sublimé la beauté du fruit et du caillou.

    Thomas

    • in reply to: Casè
    thocha
    Participant

    Casè di Alberto Anguissola (Emilie-Romagne), Casèbianco, 2013

    Vin blanc de macération de la région de Plaisance (Piacenza).
    comme Radikon dans le Frioul, Alberto Anguissola revendique un retour à un usage local ancien de la macération (8 à 10 jours) pour la production de vins blancs.
    Cuvee issue d un assemblage de deux cépages typiques de la région (malvasia di candia aromatisa, ortrugo) avec également du muscat et de la roussane blanche.

    Nez explosif et impressionnant : rose, fleurs blanches, un peu d agrumes également (pomelos)
    Bouche savoureuse, tout aussi parfumée, avec un texture tannique et une amertume qui s expriment en finale.
    Un vin « orange » sec qui offre une bonne tenue a table, avec un nez enchanteur, ainsi qu’une fraicheur et une vivacité qui équilibrent sa structure tannique.
    Bien ++

    Thomas

    • in reply to: Casè
    thocha
    Participant

    Casè di Alberto Anguissola (Emilie-Romagne), Casèbianco, 2013

    Vin blanc de macération de la région de Plaisance (Piacenza).
    comme Radikon dans le Frioul, Alberto Anguissola revendique un retour à un usage local ancien de la macération (8 à 10 jours) pour la production de vins blancs.
    Cuvee issue d un assemblage de deux cépages typiques de la région (malvasia di candia aromatisa, ortrugo) avec également du muscat et de la roussane blanche.

    Nez explosif et impressionnant : rose, fleurs blanches, un peu d agrumes également (pomelos)
    Bouche savoureuse, tout aussi parfumée, avec un texture tannique et une amertume qui s expriment en finale.
    Un vin « orange » sec qui offre une bonne tenue a table, avec un nez enchanteur, ainsi qu’une fraicheur et une vivacité qui équilibrent sa structure tannique.
    Bien ++

    Thomas

    thocha
    Participant

    CR: Clisson, Bruno Cormerais, 2010

    Très joli nez, avenant et subtil, une légère touche d hydrocarbure comme un riesling, un soupçon de bergamote , une impression de fruit très mur.
    bouche ample, qui s exprime doucement et longuement en bouche, avec des notes de citron très mur et d amande fraiche, un équilibre presque autrichien entre acidité et douceur, une fraicheur typique et une finale effectivement salivante comme le note le précédent commentaire, très longue, avec une minéralite intense en fin de course.
    Très bien ! et accompagnant aussi bien ce soir un guacamole très pimenté puis du tendron de veau aux carottes.

    J avais aime le gros plant et la cuvee vieilles vignes du domaine, cette grande cuvee me confirme l’art maitrisé de Bruno de cornerais.

    Thomas

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 34)